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Ecrit par le Cheikh Hamoud ben al-'Oqla Ash-Sho'aibi Rahimahullâh

 (qui etait le Cheikh de fawzan et de `outhaymin) le 14/05/1422.

 

 

 

 

 

Louange à Allah, Seigneur des Mondes. Que le Salut et la Paix soient sur le plus noble des Prophètes et des Messagers, notre Prophète Mohammad ainsi que sur sa famille et tous ses compagnons.

 

Ceci est donc un appel adressé aux chefs d'Etats et gouverneurs des arabes et des musulmans ; contenant un rappel des obligations qu'Allah leur a prescrites, à savoir le devoir de défendre Sa religion et Ses lois ainsi que défendre et protéger la terre des musulmans ainsi que leurs femmes afin que personne ne les agresse.

 

En effet, la plus importante des priorités pour le gouverneur musulman est d'appliquer les ordres d'Allah : préparer des armées, bien les entraîner et les armer de diverses sortes d'armes. Prendre la tête de ces armées et les diriger avec courage, force et fermeté si l'un des pays musulmans venait à être attaqué par des ennemis d'Allah et des ennemis de sa religion et de sa législation.

 

Plusieurs pays musulmans souffrent de la colonisation de leurs terres, de l'humiliation, de la destruction ainsi que de l'atteinte à tout ce qui est sacré chez eux.

 

Tel est le cas de la petite République Musulmane de Tchétchénie : cela fait des années qu'elle est sous le joug de la colonisation de la Russie, ce pays kafir qui a recruté des centaines de milliers d'officiers afin de faire la guerre à ce pays musulman, qui est faible aussi bien en quantité qu'en armement. Pourtant, malgré tout cela, les moudjahiddines tchétchènes ainsi que leurs partisans parmi les arabes luttent de toutes leurs forces contre cette armée injuste. Mais ces moudjahiddines ont quand même besoin d'être soutenus par le biais de l'envoi d'argent et d'hommes. Malheureusement, l'aide qui leur parvient reste très menue et insuffisante alors qu'en face ils ont la Russie qui étale ses grandes forces et qui en plus est soutenue par l'Amérique, l'Europe et Israël.

 

La même chose se passe en Palestine qui subit la colonisation sioniste depuis plus de 50 ans. Les palestiniens affrontent les colons à coups de pierres et l'ennemi tue, exile, déporte et détruit les maisons et les mosquées et ceux qui y sont. Et personne ne fait le moindre geste pour venger ces victimes ! Personne ne soutient ces combattants ni par les armes ni par l'argent, alors que les juifs eux, jouissent de toutes sortes de soutien et d'aide et ce de la part de tous les états kouffars : par l'envoi d'argent, d'armes et de soutien politique dans les cercles et les meetings internationaux.

 

Nous ne devons pas nous étonner d'une telle chose parce que le koufr en fait est une véritable nation, bien unie (pour défendre ses intérêts). Par contre ce qui doit nous étonner, c'est le désintérêt et l'indifférence des gouverneurs musulmans lorsqu'il s'agit de porter secours à leurs frères et les soutenir. En effet, depuis la Nakba (la colonisation de la Palestine par les juifs) et jusqu'à présent, tout ce que les populations musulmanes ont vu de leurs gouverneurs se limite aux réunions et aux grandes dépenses pour organiser des sommets qui n'aboutissent qu'à des blâmes et des condamnations verbales contre Israël ! Et pourtant les expériences nous ont bien prouvé que l'organisation de tels sommets, les condamnations orales, le recours à l'ONU (l'union des Etats kouffars) ainsi que l'assemblée de la peur ne valent rien quand il faut arrêter les agresseurs.

 

Le seul moyen c'est le djihad sous toutes ses formes. Ô vous les gouverneurs ! La coupe est pleine ! C'en est trop ! Et les juifs persistent dans leurs crimes contre les Palestiniens et contre les Lieux Saints des musulmans. Israël se moque du monde entier et ne craint pas de représailles contre les crimes qu'elle commet.

 

D'autre part les populations musulmanes sont lasses de ces moyens stériles utilisés pour la lutte contre le colonisation juive, la violation et la souillure des lieux sacrés : moyens qui se limitent à menacer, à s'indigner et à demander le secours des kouffars. Par contre, il est devenu clair et évident que le seul moyen efficace pour combattre les juifs et les chasser de la Palestine est le djihad armé, car ce qui a été pris par la force ne peut être repris que par la force.

 

Mais déclarer le djihad nécessite certaines choses dont l'union, l'entraide et l'abandon des divergences et des disputes qui déchirent la nation islamique et affaiblit ses forces. Allah nous a ordonné dans Son livre de nous unir et nous a prévenus contre la division et la divergence :

 

Et cramponnez-vous ensemble au câble de Dieu, et ne soyez pas divisés et rappelez-vous du bienfait de Dieu sur vous : lorsque vous étiez ennemis ; c'est Lui qui réconcilia vos cœurs, puis par Son bienfait, vous êtes devenus frères...

 

[Sourate 'Al-`Imrân 3:103].

 

Allah dit : Et ne soyez pas comme ceux qui se sont divisés et se sont mis à se disputer, après que les preuves leur furent venues

 

[Sourate 'Al-`Imrân 3:105].

 

Et Il (Subhanahu Wa Ta'aala) dit aussi :

 

Oui, ceux qui font schisme en leur religion et se forment en sectes, tu n'es en rien des leurs. Rien d'autre : leur affaire appartient à Allah

 

[Sourate Al-'An`âm 6:154].

 

Le Messager d'Allah ('Aleyhi salat wa salam) a incité sa nation à l'union et les a prévenus contre la désunion et la division. Donc si les musulmans s'unissent et forment une seule Oummah avec leur grand nombre : étant donné que les musulmans sont plus d'un milliard deux cent millions, que leurs ennemis sionistes ne dépassent pas les quelques millions, les juifs ne pourront pas résister à un nombre aussi grand de musulmans. Non seulement les arabes et les musulmans dépassent les juifs en quantité, mais ils les dépassent aussi en argent et d'autres biens ; car la plupart des pays arabes sont parmi les pays les plus riches du monde. Leurs coffres sont pleins : ils regorgent d'or, de pétrole, de revenus d'impôts douaniers et d'autres taxes et impôts. Si donc, en plus des facteurs humains et financiers, nous avons l'Union pour les décisions, la fermeté ainsi que l'abandon du luxe, du superflu et de la subordination aux autres, soyons assurés de la victoire, avec la permission d'Allah.

 

Et si la préparation des armées et leur entraînement demande un peu de temps, la moindre des choses à faire serait d'armer le peuple palestinien avec toutes sortes d'armes et le doter de tout ce qui est nécessaire à la bataille contre les juifs : l'argent, les hommes et les médias. D'autre part, il incombe aux pays arabes voisins de l'Etat sioniste d'ouvrir leurs frontières aux bénévoles parmi les jeunes assoiffés désirant participer aux côtés de leurs frères palestiniens à l'affrontement des sionistes criminels et à les remettre à leur place !

 

Parmi les sortes de Djihad à exécuter obligatoirement figure la reprise du boycott arabe, ce boycott qui privait l'état juif de 3 milliards par an. Il y a aussi une autre forme de djihad contre les juifs, c'est le boycott de l'état kafir qui met à leur service toutes sortes de soutien : l'Amérique. Il faut la boycotter économiquement, commercialement et culturellement. Il faut aussi attaquer ses intérêts dans les pays musulmans sachant qu'elle jouit de beaucoup d'avantages ainsi que de multiples concessions dans certains pays musulmans : comme la construction de bases militaires et les soldats juifs et chrétiens qu"elle ne cesse de rameuter afin de les y installer. Ces bases à partir desquelles ils n'arrêtent pas de lancer des attaques aériennes contre les populations musulmanes. Car ainsi, lorsque cet état kafir se rendra compte de ce qui menace ses intérêts, il va changer sa position envers l'Etat sioniste (et arrêter de prendre son parti à chaque fois). Car en fait ses intérêts sont plus importants pour lui que l'Etat juif.

 

Ô vous, Chefs d'Etats et Gouverneurs !

 

Nous avons en Palestine des soeurs musulmanes, veuves ou qui ont perdu leurs enfants, qui pleurent, qui appellent au secours et demandent qu'on mette fin à l'humiliation et l'indignation qui les touche. Y'a-t-il quelqu'un que cela pourrait mettre en colère comme c'était arrivé au Khalif Al Moâtassim ; quelqu'un qui agirait en conséquence afin de leur rendre leur dignité et effacer toute trace d'avilissement ?

 

En effet, quand le Khalif abbasside Al Moâtassim a appris qu'une musulmane a été humiliée par des chrétiens et qu'elle l'a appelé au secours en disant : ô Al Moâtassim ! Il a préparé une armée afin d'attaquer ces chiens. Il les a vaincus et a délivré la femme musulmane de leurs griffes. Il lui a ainsi rendu sa dignité et sa gloire et ce en dépit des défaitistes et autres astrologues qui tentaient de l'empêcher d'aller à la guerre sous prétexte que les étoiles prédisaient l'échec de cette bataille. Mais il a fait fi de toutes leurs sornettes et a accompli sa mission. L'Histoire lui a enregistré cet acte héroïque avec des lettres d'or ! Par contre ces positions de défaitistes et de vaincus seront enregistrées dans l'Histoire avec des lettres noires, si la situation actuelle perdure.

 

Ô vous les gouverneurs !

 

Les expériences et les analyses de l'Histoire ont prouvé que la Religion Islamique ne peut tenir droit que par l'instauration de la science du Djihad. C'est pour cela qu'Allah a insisté dans Son Livre Saint sur l'obligation du Djihad. Son Messager l'a confirmé.

 

Allah dit : ô vous qui croyez! Qu'avez-vous? Lorsque l'on vous a dit: ‹Elancez-vous dans le sentier d'Allah›; vous vous êtes appesantis sur la terre. La vie présente vous agrée-t-elle plus que l'au-delà? - Or, la jouissance de la vie présente ne sera que peu de chose, comparée à l'au-delà!

 

[Sourate At-Tawba 9:38]

 

Allah dit aussi : Si vous ne vous lancez pas au combat, Il vous châtiera d'un châtiment douloureux et vous remplacera par un autre peuple. Vous ne Lui nuirez en rien. Et Allah est Omnipotent.

 

[Sourate At-Tawba 9:39]

 

Il (Subhanahu Wa Ta'aala) dit encore : Et préparez [pour lutter] contre eux tout ce que vous pouvez comme force et comme cavalerie équipée, afin de terroriser l'ennemi d'Allah et le votre, et d'autres encore que vous ne connaissez pas en dehors de ceux-ci mais qu'Allah connaît. Et tout ce que vous dépensez dans le sentier d'Allah vous sera remboursé pleinement et vous ne serez point lésés.

 

[Sourate Al-'Anfâl 8:60]

 

Comme Allah a ordonné le djihad et y a incité, Il a aussi montré le mérite et la récompense des moudjahiddines dans plusieurs versets parmi lesquels le verset 111 de la sourate At Tawba où Allah dit :

 

Certes, Allah a acheté des croyants, leurs personnes et leurs biens en échange du Paradis. Ils combattent dans le sentier d'Allah: ils tuent, et ils se font tuer. C'est une promesse authentique qu'Il a prise sur Lui-même dans la Thora, l'Evangile et le Coran. Et qui est plus fidèle qu'Allah à son engagement? Réjouissez-vous donc de l'échange que vous avez fait: Et c'est là le très grand succès.

 

[Sourate At-Tawba 9:111]

 

et Il a dit : Ô vous qui avez cru! Vous indiquerai-je un commerce qui vous sauvera d'un châtiment douloureux? Vous croyez en Allah et en Son messager et vous combattez avec vos biens et vos personnes dans le chemin d'Allah, et cela vous est bien meilleur, si vous saviez! Il vous pardonnera vos péchés et vous fera entrer dans des Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, et dans des demeures agréables dans les jardins d'Eden? Voilà l'énorme succès et il vous accordera d'autres choses encore que vous aimez bien: un secours [venant] d'Allah et une victoire prochaine. Et annonce la bonne nouvelle aux croyants.

 

[Sourate As-Saff 61:10-13]

 

Le Prophète ('Aleyhi salat wa salam) a incité au Djihad et l'a beaucoup recommandé. Il a mis en garde contre l'abandon du Djihad. Il ('Aleyhi salat wa salam) a dit :

 

"Et si vous délaissez le Jihad alors Allah vous humiliera. L'humiliation ne vous sera ôtée que lorsque vous reviendrez à votre religion"

 

[Rapporté par Abou Daoud]

 

Ses derniers mots : "que lorsque vous reviendrez à votre religion" sous-entendent que délaisser le Djihad peut être du koufr (de la mécréance) ...

 

D'ailleurs le Messager d'Allah ('Aleyhi salat wa salam) a dit : "celui qui meurt alors qu'il n'a pas fait de razwa (Djihad) ni n'en avait l'intention, celui-là meurt sur une branche du nifaq (hypocrisie)".

 

[Rapporté par Mouslim]

 

D'autre part, le Djihad dans le sentier d'Allah revêt plusieurs formes : l'affrontement de l'ennemi par le biais des armes dans les champs de guerre ; par le moyen des dépenses financières ; par la langue (ordonner le bien et déconseiller le mal) et quelquefois cela peut être fait par écrit.

 

Mais le plus haut degré et le meilleur, c'est le Djihad par le corps : Tout simplement parce qu'il est le plus dur et demande le plus de sacrifices. Il peut conduire aussi à la Chahadah (le martyr) et l'on n'ignore pas le grand salaire ni l'illustre récompense qu'Allah a réservés aux martyrs. Cette sorte de Djihad est la pire pour l'ennemi en comparaison des autres parce que ces dernières viennent en complément.

 

Reste aussi qu'en premier lieu, c'est le Djihad par le corps qui terrorise l'ennemi et lui casse le moral. Et c'est par cela que se réalise la victoire en général, et que les musulmans ainsi que leurs Lieux Saints sont protégés.

 

Quand au Djihad par l'argent, il n'est pas moins important que le Djihad par le corps puisque sans lui les moudjahiddines ne peuvent pas avoir les armes dont ils ont besoin ni assurer les autres dépenses qu'exige la bataille, comme l'entretien des soldats, les frais des soins des blessés et bien d'autres besoins des moudjahiddines.

 

En ce qui concerne le Djihad dans le sentier d'Allah par langue et la plume (écrire), il s'agit du rôle des médias, des discours religieux, des poèmes, de la propagande de la bataille en question; des nouvelles de la victoire des moudjahiddines et de la défaite des ennemis. Les médias ont une grande influence sur le changement des résultats des batailles si les responsables sont au niveau de leurs responsabilités et si leur but est sincère. Par contre si ces derniers sont à mille lieux des problèmes des musulmans et de leurs souffrances, comme c'est l'état actuel des médias arabes et islamiques aujourd'hui. Non seulement ils ne représentent aucune aide pour les moudjahiddines mais pourraient leur être nuisible vu qu'ils se laissent influencés par les médias des kouffars et qu'ils imitent leurs contenus ainsi que leurs méthodes.

 

Après tous les malheurs qui se sont abattus sur nos frères en Palestine ; assassinats, exode, destruction des maisons et mosquées et autres horreurs commises par les frères des singes et des cochons, nous croyions que les médias arabo-islamiques allaient vraiment abandonner les méthodes viles et basses qu'ils avaient adoptées, mais voilà qu'ils ne se sont pas souciés le moins du monde de ces malheurs ! Bien au contraire, ils ont continué à s'intéresser à des futilités telles que les fêtes sportives, les fêtes de la chanson avec l'exposition de photos dévergondées et immorales ainsi que les programmes de débauche comme les feuilletons immoraux qui n'ont été faits que pour pervertir les croyances des musulmans et corrompre leurs mœurs.

 

Les médias se sont occupés de vanter les réalisations chimériques des gouverneurs et faire leur éloge sans aucune honte ! Lorsque l'on passe en revue les points faibles de la nation arabo-islamique, il est désolant de remarquer que l'un des facteurs les plus importants est la défaillance évidente dans la préparation militaire ainsi que la quantité des hommes à entraîner : il n'y a donc ni arme ni homme. Ce qui est vraiment déplorable et qui nous fait beaucoup souffrir, c'est qu'on entendait à travers les médias parler de contrats de vente d'armes sophistiquées et de toutes les sortes : des avions, des chars, etc... Des contrats qui ont coûté des milliards de dollars et qui n'ont été annoncés qu'à ce moment-là. Bien que ces sommes soient phénoménales et qu'elles aient grevé le budget des musulmans, beaucoup d'entre eux étaient optimistes quant à de tels contrats, pensant qu'ils seraient un renfort puissant et protecteur après Allah afin de repousser toute agression contre les musulmans et leurs Terres Saintes. Mais ce qui arriva fut tout à fait le contraire ! La preuve en est que lorsqu'un certain pays musulman a été attaqué par l'un de ses pays voisins, il n'a pu résister à ses attaques ! La cause résidait dans le manque de préparation militaire, car il s'est avéré que les dépôts ainsi que les organismes militaires étaient vides et que les armes, dans lesquelles les gens avaient placé leurs espoirs et pour lesquelles il y a eu tant de contrats, finalement n'existaient pas !

 

Il est vrai aussi qu'avoir peu d'armes ne permet pas d'avoir un nombre suffisant de gens compétents et bien entraînés.

Aussi et pour toutes ces raisons, ce pays n'a-t-il pas hésité à appeler à la rescousse un état mécréant pour le défendre, sans se soucier aucunement de la sentence islamique concernant le sujet.

 

N'est-ce pas une honte et une grande humiliation d'appeler à son secours les pays impies ? Nous leur permettons ainsi de s'installer sur nos terres, sachant que le Prophète a interdit leur installation sur nos terres et a ordonné de les en sortir ; nous incitant à le faire par nos propres moyens et repousser l'agression des transgresseurs.

 

 

Ô vous, chefs d'Etat et gouverneurs !

 

Les lâches et les défaitistes n'ont cesse de répéter : " l'Etat juif est invincible ". Ceux qui prennent cette vile et lâche expression comme prétexte, ceux-là essaient de trouver des excuses à leur défection et à l'abandon du Djihad contre l'état juif. S'ils regardaient de plus près l'Histoire du peuple juif, qu'elle soit ancienne ou récente, ils trouveraient que cette croyance (de défaitiste) est fausse et sans aucun fondement. Et je vais vous citer des exemples historiques qui démentent cette croyance.

 

1er exemple : Quiconque a un minimum de connaissance sur l'Histoire des musulmans, sait que les croisés ont envahi les pays des musulmans et qu'ils y sont restés plus de 90 ans, sévissant, ravageant et faisant goûter aux musulmans les pires sévices.

 

Mais aucun chef d'Etat ne les a affrontés prétextant que l'Europe, ainsi que ses rois et ses armées étaient des forces invincibles. Ils ont ainsi subi l'avilissement, la honte et la colonisation à cause de cette lâche croyance.

 

Mais lorsqu' Allah a voulu délivrer les musulmans de ces colons agresseurs, Il a envoyé à cette oumma un héros musulman : Salahouddine Al ayyoubi. Il a dès lors déclaré le Djihad avec sincérité, endurance et grand courage contre ces croisés. Ainsi ils les a terrassés, les a vaincus et a purifié les terres musulmanes de leur mal et de leur souillure. Il les a jetés dans la mer : ni leur grand nombre ni la quantité de leurs armes n'ont ébranlé sa volonté ou sa fermeté. La soi-disant invincibilité de l'Europe ne l'a pas empêché de lancer des attaques successives contre ces tyrans !

 

2ème exemple : Il y a quelques années l'URSS était un état très puissant, seul l'état américain pouvait l'égaler en armement et en préparation militaire. Lorsque l'URSS a attaqué l'Afghanistan et l'a envahi, les héros afghans l'ont bel et bien affronté. Et si on compare l'armement et l'entraînement militaire afghan à ceux de l'URSS, ils ne valent rien en face. Malgré cela, ils ont vaincu cette " super puissance " et l'ont chassée de leur pays, traînant derrière elle sa honte et son échec. Cela ne s'est pas arrêté là pour cet Etat tyran, bien au contraire : l'Etat a chuté et s'est désintégré à jamais inchaAllah.

 

3ème exemple : Le plus fort des pays arabes et le meilleur en préparation militaire et en quantité démographique avait lancé une offensive contre un pays arabe qui était considéré comme le plus faible des pays arabes du point de vue finance, armement et enseignement. Mais ce pays a affronté ces colons avec endurance et courage, il a brisé la force de l'Etat agresseur, l'a vaincu et l'a chassé hors de son pays, humilié et avili.

 

Celui qui médite bien les trois exemples que je viens de citer, comprendra que la vraie force qui n'est jamais vaincue, c'est la force d'al imane - la foi en Allah - celle de s'en remettre à lui, de supporter les difficultés et consentir les sacrifices qu'il faut.

 

Dans tous les cas, celui qui prend pour prétexte cette lâche croyance - que l'état juif est une force invincible - celui-là fait partie de l'un des deux cas suivants :

 

Ou il est ignorant de l'Histoire des peuples et surtout celle du peuple juif qui a une prédisposition à la lâcheté et à la servitude ; ou alors c'est un espion, un agent appartenant à ces groupes de bandits sionistes et ceux qui les soutiennent parmi les chrétiens d'Amérique et d'Europe afin de décourager les musulmans et de les effrayer par cette chimérique croyance.

 

D'ailleurs Allah nous a informé dans Son livre et à travers plusieurs sujets de la lâcheté des juifs et la psychose qu'ils ont de la guerre. Allah en nous rapportant ce que le prophète Moïse a dit à sa communauté : O mon peuple! Entrez dans la terre sainte qu'Allah vous prescrite. Et ne revenez point sur vos pas [en refusant de combattre] car vous retourneriez perdants. Ils dirent: ‹O Moïse, il y a là un peuple de géants. Jamais nous n'y entrerons jusqu'à ce qu'ils en sortent. S'ils en sortent, alors nous y entrerons›. Deux hommes d'entre ceux qui craignaient Allah et qui étaient comblés par Lui de bienfaits dirent: ‹Entrez chez eux par la porte; puis quand vous y serez entrés, vous serez sans doute les dominants. Et c'est en Allah qu'il faut avoir confiance, si vous êtes croyants›. Ils dirent: ‹Moïse! Nous n'y entrerons jamais, aussi longtemps qu'ils y seront. Va donc, toi et ton Seigneur, et combattez tous deux. Nous restons là où nous sommes›[Sourate Al-Mâ'ida 5:21-24]

 

Allah a dit : Où qu'ils se trouvent, ils sont frappés d'avilissement, à moins d'un secours providentiel d'Allah ou d'un pacte conclu avec les hommes

 

[Sourate 'Al-`Imrân 3:112]

 

Allah nous dit à leur sujet dans la sourate Al-Hachr : Tous ne vous combattront que retranchés dans des cités fortifiées ou de dernière des murailles. Leurs dissensions internes sont extrêmes. Tu les croirait unis, alors que leurs coeurs sont divisés. C'est qu'ils sont des gens qui ne raisonnent pas.

 

[Sourate Al-Hachr 59:14]

 

D'ailleurs il n'est pas connu dans l'Histoire que les juifs aient ouvertement déclaré une seule guerre : au contraire cela a toujours été par le biais des conspirations, de la supercherie et de la fourberie, en cachette. Je vais vous citer un exemple de la lâcheté des sionistes, de leur faiblesse et de leur incapacité à affronter un ennemi de face. Il y a des années de cela, la vaillante armée égyptienne a mené une campagne militaire, traversant ainsi les frontières maritimes, les digues de sable et même la ligne de Belief. L'état juif prétendait qu'aucune puissance au monde n'arriverait à franchir cette ligne. Pourtant la brave armée égyptienne l'a fait... en quelques minutes ! Et lorsque les officiers et les soldats juifs ont vu cette campagne audacieuse, ils se sont dépêchés de fuir comme des rats, laissant derrière eux leurs chars et leurs armes. Et s'il n'y avait pas eu la trahison des chefs politiques qui ont donné l'ordre à l'armée égyptienne de s'arrêter, elle serait rentrée dans l'état occupé par les sionistes et les auraient jetés dans la mer !

 

Allah dit : Ils ne vous combattront ensemble que dans des villes fortifiées ou derrière des murailles.

 

[Sourate Al-Hachr 59:14]

 

Nous demandons à Allah de ressusciter l'amour du Djihad en nous, de redresser sa bannière et qu'Il donne la victoire à l'Islam et aux musulmans.

 

Que le Salut d'Allah soit sur notre Prophète Mohammad ainsi que sur sa famille et tous ses compagnons.

 

Amine

 

 

Source : http://www.al-oglaa.com/?section=subject&SubjectID=132

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Published by Abou Malik - Les gouverneurs

C'est un devoir pour tout musulman d'éprouver de l'amour et de l'attachement pour l'ensemble des "Ahl oul Bayt" (littéralement, « Gens de la Maison » (du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam)). 


La question fondamentale qui se pose est de savoir quelles sont les personnes qui sont désignées par l'appellation de "Ahl oul Bayt". Cette question fait l'objet d'une profonde divergence entre les musulmans sounnites et les chiites imâmites. 



Pour les chiites duo-décimains (imâmites), l'expression "Ahl oul Bayt" désigne de façon exclusive un nombre limité de personnes apparentées au Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam)... Il s’agit de Ali (radhia Allâhou anhou) (cousin et gendre du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam)), Fâtimah (radhia Allâhou anha) (fille bien-aimée du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) et épouse de Ali (radhia Allâhou anhou)), deux de leurs enfants, Hassan (radhia Allâhou anhou) et Housseïn (radhia Allâhou anhou), ainsi que neuf de ses descendants mâles, à savoir :



1- Ali Zaïn oul Âbidîne, fils de Housseïn (radhia Allâhou anhou), connu sous le titre de « As Sadjâd ».

2- Mouhammad « Al Bâqir » r.a., fils de Ali r.a. (fils de Housseïn (radhia Allâhou anhou)).

3- Dja’far « As Sâdiq » r.a., fils de Mouhammad « Al Bâqir » r.a. 

4- Moussa « Al Kâdhim » r.a., fils de Dja’far « As Sâdiq » r.a.

5- Ali « Ar Ridhâ » r.a., fils de Moûssa « Al Kâdhim » r.a.

6- Mouhammad Al Djawâd r.a., fils de Ali « Ar Ridha » r.a. 

7- Ali « Al Hâdiy » r.a., fils de Mouhammad Al Djawâd r.a.

8- Hassan Al Askrariy r.a., fils de Ali “Al Hâdiy” r.a.

9- Mouhammad “Al Mahdiy”, fils hypothétique de Hassan Al Askaraiy r.a. (L’existence même de cet enfant n’est pas prouvée de façon indiscutable. En effet, il y a, dans certaines références chiites, des données contradictoires à son sujet : Alors que certains textes affirment que cet enfant a réellement existé, d’autres indiquent au contraire que Hassan Al Askariy r.a., lorsqu’il est décédé en l’an 260 de l’Hégire, n’a laissé derrière lui aucun enfant, ni personne parmi ses épouses ou esclaves enceinte…)

(Une petite remarque au passage: Je me demande bien selon quels critères les chiites ont établi cette liste des "Ahl oul Bayt"… et surtout, pourquoi y ont-ils exclus les autres filles du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) à part Fâtimah (radhia Allâhou anha), ainsi que leur époux… mais encore tous les autres enfants de Fâtimah (radhia Allâhou anha) et de Ali (radhia Allâhou anhou) à part Hassan (radhia Allâhou anhou) et Housseïn (radhia Allâhou anhou)… ???!) 



Pour les sounnites, les "Ahl oul Bayt" sont l’ensemble des membres de la famille du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam), ses enfants et descendants, bien entendu, mais aussi et surtout toutes ses épouses… (a noter que, selon ce qui ressort des propos de certains Compagnons (radhia Allâhou anhoum), même les proches du Prophète Mouhammad (sallâllâhou alayhi wa sallam) qui avaient accepté l'Islam et à qui il est interdit de donner la Zakâte entrent dans l'appellation de "Ahl oul Bayt")...

Dans les lignes suivantes, Incha Allah, on s’attachera à démontrer que l’approche sounnite à ce sujet est en pleine conformité avec le Qour'aane et la Sounnah, ainsi que la sémantique arabe. C’est d’ailleurs par ce dernier aspect que je vous propose de débuter :



D’un point de vue sémantique…

L’expression "Ahl oul Bayt" est composée de deux termes distincts: "Ahl" (littéralement : famille, gens) et"Bayt" (littéralement : maison). Concernant le mot "Ahl", les plus illustres lexicographes arabes s’accordent sur le fait que, lorsqu'il est employé pour un homme, il désigne les gens qui lui sont le plus proche, c’est à dire son épouse, mais également ses enfants… C’est ce que mentionne l’auteur du « Qâmoûs » (Volume 3 / Page 432), du « Tâdj oul ‘Ouroûs » et du « Lisân oul Arab » (Volume 11 / Page 28)…

D’ailleurs, cette racine ("Ahl") a donné en arabe des verbes dérivés, tels que "Ta ahhala", qui signifie"se marier", "prendre une épouse" (Voir la définition de ce terme dans les ouvrages de référence suivants: "As Sihâh" de Al Djawhari, "Asâsoul Balâghah" de Az Zamakhchari, "Maqâyyîs oul loughah" de Aboul Housseïn Ahmad Ibné Fâris. Voir également "Al Moufradât fî gharâibil Qour'aane" de l'Imâm Ar Râghib Al Isfihâni – Page 28). On comprend donc déjà qu’il ne peut être question, en arabe, quand on fait usage du terme "Ahl", d’exclure de cette appellation l’épouse. Celle-ci entre systématiquement dans l’acception de "Ahl". 

A partir de là, il est aisé de comprendre pourquoi, quand on revient à nouveau vers les plus grandes références lexicographiques arabes, on y lit que les "Ahl oul Bayt" (que l’on traduirait littéralement, dans son sens premier, par: "les proches qui sont réunis sous un même toit"… Bien entendu, l'expression a connu une évolution sémantique et sa portée s’est étendue par la suite bien au delà du simple espace confiné de la maison (« bayt »), pour toucher tous ceux qui sont unis par les liens de parenté) d’un Prophète se compose de ses épouses, et éventuellement, de ses enfants (s’il en a)… Ainsi, Az Zoubeïdi, dans son « Tâdj oul ‘Ouroûs » écrit en substance ceci (les passages entre parenthèses sont des ajouts personnels) :

"Et le "Ahl", pour un homme, c’est sa femme ; et ses enfants entrent également (dans le sens du mot). Et c’est de cette façon qu’a été commentée la Parole d’Allah (dans le Qour'aane au sujet de Moussa (alayhis salâm)) « Wa Sâra bi ahlihi » (Il est parti avec sa famille), c’est à dire son épouse (…)"

(Réf: "Tâdj oul 'Ouroûs", sous le terme "Ahl")

Il est à noter également que le fait que l’ensemble des épouses du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) comptent, entre autres, parmi ses "Ahl oul Bayt" est explicitement mentionné par Ibn oul Mandhoûr Al Afriqi r.a. dans son célèbre "Lisân oul 'Arab" (Réf: "Lisân oul 'Arab" – Volume 11 / Pages 28 à 30).



Après cette analyse lexicographique, venons-en à nos références premières et fondamentales que sont le Qour'aane et la Sounnah…



Quelles sont les personnes concernées par l'appellation de "Ahl oul Bayt" selon le Qour'aane…?

Quand on consulte le texte coranique, on trouve des éléments très explicites qui attestent que l'expression "Ahl oul Bayt" désigne nécessairement l'(es) épouse(s) d'un homme…

Ainsi, dans un passage de la Sourate "Hoûd", qui relate une rencontre entre Ibrâhim (alayhis salâm), son épouse (alayhas salâm) et des anges, voici ce que l'on peut lire:

وَلَقَدْ جَاءَتْ رُسُلُنَا إِبْرَاهِيمَ بِالْبُشْرَى قَالُوا سَلَامًا قَالَ سَلَامٌ فَمَا لَبِثَ أَنْ جَاءَ بِعِجْلٍ حَنِيذٍ (69) فَلَمَّا رَأَى أَيْدِيَهُمْ لَا تَصِلُ إِلَيْهِ نَكِرَهُمْ وَأَوْجَسَ مِنْهُمْ خِيفَةً قَالُوا لَا تَخَفْ إِنَّا أُرْسِلْنَا إِلَى قَوْمِ لُوطٍ (70) وَامْرَأَتُهُ قَائِمَةٌ فَضَحِكَتْ فَبَشَّرْنَاهَا بِإِسْحَاقَ وَمِنْ وَرَاءِ إِسْحَاقَ يَعْقُوبَ (71) قَالَتْ يَا وَيْلَتَا أَأَلِدُ وَأَنَا عَجُوزٌ وَهَذَا بَعْلِي شَيْخًا إِنَّ هَذَا لَشَيْءٌ عَجِيبٌ (72) قَالُوا أَتَعْجَبِينَ مِنْ أَمْرِ اللَّهِ رَحْمَةُ اللَّهِ وَبَرَكَاتُهُ عَلَيْكُمْ أَهْلَ الْبَيْتِ إِنَّهُ حَمِيدٌ مَجِيدٌ (73)

"Et Nos émissaires sont, certes, venus à Abraham avec la bonne nouvelle, en disant : "Salam!" Il dit : " Salam ! ", et il ne tarda pas à apporter un veau rôti.

Puis, lorsqu'il vit que leurs mains ne l'approchaient pas, il fut pris de suspicion à leur égard et ressentit de la peur vis-à-vis d'eux. Ils dirent : "N'aie pas peur, nous sommes envoyés au peuple de Lot".

Sa femme était debout, et elle rit alors; Nous lui annonçâmes donc (la naissance d') Isaac, et après Isaac, Jacob.

Elle dit : "Malheur à moi ! Vais-je enfanter alors que je suis veille et que mon mari, que voici, est un vieillard ? C'est là vraiment une chose étrange ! "

Ils dirent : "T'étonnes-tu de l'ordre d'Allah ? Que la miséricorde d'Allah et Ses bénédictions soient sur vous, gens de cette maison ("Ahl al Bayt") ! Ils est vraiment digne de louange et de glorification !"

(Sourate "Houd" – Versets 69 à 73)

On voit bien ici que les anges, en s'adressant à la femme de Ibrâhim (alayhis salâm), l'interpellent par l'expression "Ahl al Bayt"…

Par ailleurs, lorsque le Qour'aane relate le récit du départ de Moussa (alayhis salâm) de Madyan, voici les termes qui sont employés:

فَلَمَّا قَضَى مُوسَى الْأَجَلَ وَسَارَبِأَهْلِهِ آَنَسَ مِنْ جَانِبِ الطُّورِ نَارًا قَالَ لِأَهْلِهِ امْكُثُوا إِنِّي آَنَسْتُ نَارًا لَعَلِّي آَتِيكُمْ مِنْهَا بِخَبَرٍ أَوْ جَذْوَةٍ مِنَ النَّارِ لَعَلَّكُمْ تَصْطَلُونَ (29) 



"Puis, lorsque Moïse eut accompli la période convenue et qu'il se mit en route avec sa famille ("bi ahl ihi"), il vit un feu du côté du Mont. Il dit à sa famille : «Demeurez ici, J'ai vu du feu. Peut-être vous en apporterai-je une nouvelle ou un tison de feu afin que vous vous réchauffiez»."

(Sourate 28 / Verset 29))

"ahl" (traduit par "famille"), les exégètes sounnites (et chiites – Voir "Tafsîr Madjma'oul Bayân" – Volume 4 / Page 250, "Tafsîr Qoummi" – Volume 2 / Page 139, "Tafsîr Noûr ous Saqalayn" – Volume 4 / Page 126…) s'accordent pour considérer qu'il s'agit de l'épouse de Moussa (alayhis salâm).



A ces deux passages, s'ajoute bien entendu celui de la Sourate "Al Ahzâb" (les Coalisés) qui, lui, est encore plus explicite sur le fait que les épouses du Prophète Mouhammad (sallâllâhou alayhi wa sallam) font partie des "Ahl oul Bayt":

يَا نِسَاءَ النَّبِيِّ مَنْ يَأْتِ مِنْكُنَّ بِفَاحِشَةٍ مُبَيِّنَةٍ يُضَاعَفْ لَهَا الْعَذَابُ ضِعْفَيْنِ وَكَانَ ذَلِكَ عَلَى اللَّهِ يَسِيرًا (30) وَمَنْ يَقْنُتْ مِنْكُنَّ لِلَّهِ وَرَسُولِهِ وَتَعْمَلْ صَالِحًا نُؤْتِهَا أَجْرَهَا مَرَّتَيْنِ وَأَعْتَدْنَا لَهَا رِزْقًا كَرِيمًا (31) يَا نِسَاءَ النَّبِيِّ لَسْتُنَّ كَأَحَدٍ مِنَ النِّسَاءِ إِنِ اتَّقَيْتُنَّ فَلَا تَخْضَعْنَ بِالْقَوْلِ فَيَطْمَعَ الَّذِي فِي قَلْبِهِ مَرَضٌ وَقُلْنَ قَوْلًا مَعْرُوفًا (32) وَقَرْنَ فِي بُيُوتِكُنَّ وَلَا تَبَرَّجْنَ تَبَرُّجَ الْجَاهِلِيَّةِ الْأُولَى وَأَقِمْنَ الصَّلَاةَ وَآَتِينَ الزَّكَاةَ وَأَطِعْنَ اللَّهَ وَرَسُولَهُ إِنَّمَا يُرِيدُ اللَّهُ لِيُذْهِبَ عَنْكُمُ الرِّجْسَ أَهْلَ الْبَيْتِ وَيُطَهِّرَكُمْ تَطْهِيرًا (33) وَاذْكُرْنَ مَا يُتْلَى فِي بُيُوتِكُنَّ مِنْ آَيَاتِ اللَّهِ وَالْحِكْمَةِ إِنَّ اللَّهَ كَانَ لَطِيفًا خَبِيرًا (34)

"Ô femmes du Prophète ! Celle d'entre vous qui commettra une turpitude prouvée, le châtiment lui sera doublé par deux fois ! Et ceci est facile pour Allah..

Et celle d'entre vous qui est entièrement soumise à Allah et à Son messager et qui fait le bien, Nous lui accorderons deux fois sa récompense, et Nous avons préparé pour elle une généreuse attribution.

Ô femmes du Prophète ! Vous n'êtes comparables à aucune autre femme. Si vous êtes pieuses, ne soyez pas trop complaisantes dans votre langage, afin que celui dont le cœur est malade [l'hypocrite] ne vous convoite pas. Et tenez un langage décent.

Restez dans vos foyers; et ne vous exhibez pas à la manière des femmes avant l'Islam (Jahiliyah). Accomplissez le Salat, acquittez la Zakat et obéissez à Allah et à Son messager. Allah ne veut que vous débarrasser de toute souillure, ô gens de la maison [du prophète] ("Ahl al Bayt") , et vous purifier pleinement.

Et gardez dans vos mémoires ce qui, dans vos foyers, est récité des versets d'Allah et de la sagesse. Allah est Doux et Parfaitement Connaisseur."

(Sourate 33 / Versets 30 à 34)

"(Ces versets constituent) un texte clair et explicite démontrant que les épouses du Prophète Mouhammad (sallâllâhou alayhi wa sallam) font partie des "Ahl oul Bayt"..."

Il est à noter que nous tenons également un rapport de Ibné Abbas (radhia Allâhou anhou) et d'autres éminents savants parmi les Tâbéines r.a.(génération suivant celle des Compagnons (radhia Allâhou anhoum)) qui indique que, selon eux, dans le passage de la Sourate "Al Ahzâb" cité, l'expression "Ahl oul Bayt" désigne exclusivement les épouses du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam)… (Réf: "Fath oul Qadîr" de Ach Chawkâni r.a.- Volume 4 / Page 270). Et dans une autre narration (citée par Ibnou Abi Hâtim, Ibnou Asâkir et Ibnou Mardâwayh), Ibnou Abbâs (radhia Allâhou anhou) affirme que la révélation de ce verset est exclusivement liée aux épouses du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam). (Réf: "Dâïrat oul Ma'ârif Al Islâmiyah – Ourdou" - Volume 3 / Page 376) 



Les "Ahl oul Bayt" dans les Traditions Prophétiques…

L'expression "Ahl oul Bayt" est employé dans pas mal de Traditions authentiques… Et quand on passe en revue toutes ces Traditions, on constate là encore que cette appellation ne peut avoir le sens limité que les chiites affirment, à savoir qu'elle désigne exclusivement Ali (radhia Allâhou anhou), Fâtimah (radhia Allâhou anha), Hassan (radhia Allâhou anhou), Houssein (radhia Allâhou anhou) et quelques uns de ses descendants… 

Dans les lignes qui vont suivre, je vais citer partiellement trois Traditions qui comptent parmi les plus explicites sur le sujet: 

1er Hadith (à chaque fois, les commentaires entre parenthèses sont des ajouts personnels)

Anas (radhia Allâhou anhou) raconte: "J'étais présent lors du "Walîmah" (repas organisé après la célébration d'un mariage) de Zeïnab (radhia Allâhou anha) (il s'agit de Zeïnab Binté Djahash (radhia Allâhou anha), épouse du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) et mère des croyants). Les gens mangèrent à leur faim du pain et de la viande. Le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) m'avait envoyé pour inviter les gens. Lorsqu'il (c'est à dire le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam)) eut fini (le repas), il se leva et je le suivis. (Lorsque les gens virent le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) se lever, ils s'en allèrent… exception faite de) Deux hommes (qui) restèrent assis pour discuter et ne sortirent pas. Le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) alla rendre visite à ses différentes épouses et salua chacune d'entre elle en disant: "Que la paix soit sur vous Ô "Ahl oul Bayt" !" (…)" 

(Sahîh Mouslim – Hadith N° 2565 – Les arabophones peuvent consulter le Hadith dans son intégralitéici ).



2ème Hadith:

Dans un long Hadith, rapporté aussi bien par l'Imâm Boukhâri et l'Imâm Mouslim, Hadith qui relate l'histoire de l'accusation mensongère dont avait été victime notre mère Aïcha (radhia Allâhou anha) avant qu'elle ne soit complètement innocentée par des versets révélés par Allah, il y un passage qui évoque un sermon que le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) prononça à un moment donné, alors qu'il était profondément affecté par les rumeurs qui étaient répandues contre son épouse… Dans ce sermon, en s'adressant aux personnes présentes, voici notamment ce qu'il dit:

"Ô assemblée des musulmans ! Qui m'excusera (autre sens possible: "Qui me soutiendra") (si je punis) un homme dont le mal a atteint "Ahl Bayti") (…)";

(Rapporté parBoukhâri – Hadith N° 4381 /Mouslim – Hadith N° 4974 / Traduction intégrale du Hadithici )

Ici, le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) a clairement désigné notre mère Aïcha (radhia Allâhou anha) comme étant son "Ahl Bayt"…





Ibrâhim r.a. rapporte qu'il questionna 'Alqamah r.a. en ces termes: 

"As-tu questionné à Aïcha (radhia Allâhou anha)(au sujet des récipients) dans lesquels il est blâmable de préparer le "Nabîdh" (sorte de boisson élaborée par macération de dattes ou de raisin) ?" Il répondit: "Oui ! J'ai posé la question (suivante à Aïcha (radhia Allâhou anha) : Ô mère des croyants ! Quels sont (les récipients) que le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) empêchaient (qu'on utilise) pour préparer du "Nabîdh" ." Elle répondit: "Il nous avait empêché, nous, membres de sa famille (en arabe "Ahl al Bayt"), que nous préparions du "Nabîdh" dans le "Doubbâ" et le "Mouzaffat" (deux types de récipient que l'on utilisait exclusivement auparavant pour préparer les boissons fermentées ennivrantes) (…)"..

(Rapporté parBoukhâri – Hadith N° 5166 /Mouslim – Hadith N°3694 / Traduction du Hadith consultable en ligneici )





Les multiples références linguistiques cités plus haut, ainsi que les passages coraniques et les Hadiths évoqués attestent tous de la justesse de l'approche des sounnites concernant l'identité des gens comptant parmi les "Ahl oul Bayt" du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam): 

Cette expression désigne en premier lieu l'ensemble des épouses du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam), et, par extension, englobe également ses enfants, mais aussi ses oncles (qui se sont convertis à l'Islam - comme l'indique certaines références qui n'ont pas été mentionnées dans ce présent article...) ainsi que leurs enfants (tel que Ali (radhia Allâhou anhou) par exemple, cousin du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam)…

Wa Allâhou A'lam !

Et Dieu est Plus Savant !!

 

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Celui qui rompt volontairement et sans excuse son jeûne pendant le Ramadan



Celui qui rompt son jeûne pendant le Ramadan sans une excuse légale valable est certes tombé dans un péché immense, et dans un grand péché parmi les péchés majeurs, il mérite la menace sévère au jour de la résurrection. 

Comme dans le hadîth rapporté par Aboû Oumâma al-Bâhiliy رضي الله عنه qui a dit; “J'ai entendu le prophète صلى الله عليه وسلم dire: « Pendant que je dormais, deux hommes me sont venu et me prirent par le côté, m'amenant avec eux à une rude montagne. Ils me dirent donc: “Grimpe.” Je dis alors: « Je n'en ai pas la capacité. » Ils me dirent: “Nous allons te faciliter.” J'ai donc grimpé jusqu'à arriver au sommet de la montagne. Et voici des voix terribles [qui retentirent]. Je demanda: « Que sont ces voix? » Ils répondirent: “Ceci est le cri des gens du feu.” Puis ils s'en allèrent avec moi. Me voici alors avec des gens accrochés par leurs os dépouillés de leurs chairs, les coins de leurs bouches fendu faisant abondamment couler le sang. Je demanda: « Qui sont ces gens? » Ils répondirent: “Ceux qui rompaient leur jeûne avant sa fin!”

Je dis: Ceci concerne celui qui rompt son jeûne avant la fin de son temps. Que dire alors d'une personne qui rompt volontairement son jeûne en plein jour du Ramadan, ou qui ne jeûne pas du tout?!

 

Le sens du jeune




Après que nous ayons exposé le statut [juridique] du jeûne du mois de Ramadan, ainsi que son mérite et la sanction de celui qui y rompt volontairement son jeûne, nous allons entamer -par la permission et la grâce d'Allah-, l'exposé de certaines règles et questions détaillées qui sont en relation même avec le jeûne.

Je dis: 

Littéralement; le jeûne “As-Sawm” veut dire l'abstinence “Al-Imsâk”.

Juridiquement; c'est l'abstinence des choses qui rompent le jeûne, à partir de l'apparition de l'aube véridique, jusqu'au coucher du soleil, avec l'intention [de jeûner].

 

Les annulatifs du jeûne




1- Manger et boire volontairement; celui qui fait volontairement entrer une chose parmi les nourritures et boissons dans son estomac, il a certes rompu et annulé son jeûne. Et de la même manière, s'il reçoit une piqûre ou une perfusion alimentaire, son statut [juridique] est le même que de manger et de boire.

Quant à celui qui mange ou boit par oubli, il n'y a rien qui lui incombe et il doit continuer son jeûne, en raison de sa parole صلى الله عليه وسلم : « La culpabilité a été ôté à ma communauté en ce qui concerne l'erreur [involontaire], ainsi que l'oubli et ce à quoi ils ont été contraint. »

Et dans les deux recueils [de hadîth] authentique: « Celui qui mange ou boit par oubli, qu'il continu son jeûne, car en vérité c'est Allah qui l'a nourrit et abreuvé. »


2- Le rapport intime; celui qui a un rapport intime avec son épouse pendant la journée du Ramadan, son jeûne est annulé à l'unanimité “ Bi al-Ijmâ' ”. L'acte expiratoire de ce péché est l'affranchissement d'un esclave, s'il en a pas, il doit jeûner deux mois consécutifs, s'il en a pas la capacité, il doit nourrir soixante pauvres.

Comme c'est illustré dans le hadîth unanimement reconnu authentique, d'après Aboû Hourayra qui a dit; “Pendant que nous étions assis auprès du prophète صلى الله عليه وسلم un homme arriva et dit: “Ô messager d'Allah! J'ai péri!”

Il dit: « Que t'est-il arrivé? »

Il répondit: “J'ai eu un rapport intime avec ma femme alors que je jeûnais.”

Le prophète صلى الله عليه وسلم dit: « As-tu un esclave à affranchir? »

Il répondit: “Non.” 

Il dit: « Peux-tu jeûner deux mois consécutifs? »

Il répondit: “Non.”

Il dit: « As-tu de quoi nourrir soixante pauvres? »

Il répondit: “Non.”

Le prophète صلى الله عليه وسلم -dit le rapporteur du hadîth- observa une pause. Pendant ce temps, un panier de dattes fut offert au prophète صلى الله عليه وسلم . Il dit: « Où est le questionneur? »

Il répondit: “Me voici.”

Il dit: « Prends ceci, et donnes les en aumône. »

L'homme dit: “A une personne plus pauvre que moi, ô messager d'Allah?! Par Allah, il n'existe pas entre deux cartiers Est et Ouest “Lâbatayn” une famille plus pauvre que la mienne!”

Le prophète صلى الله عليه وسلم sourit au point de laisser apparaître ses molaires, puis il dit: « Nourris-en ta famille. » Et dans une version: « Jeûne un jour à sa place. »


3- Vomir volontairement; celui qui se fait volontairement vomir annule son jeûne et doit récuperer ce jour. Quant à celui qui est pris par le vomissement, il n'y a rien qui lui incombe, en raison de sa parole صلى الله عليه وسلم : « Celui qui est pris de vomissement n'est pas tenu de récupérer, en revanche, s'il se fait volontairement vomir, il doit récupérer. »


4- L'écoulement du sang des menstrues. De la même manière, si la femme qui jeûne s'aperçoit de l'écoulement du sang des menstrues pendant la journée du Ramadan, son jeûne est annulé et elle doit rompre son jeûne, et par conséquent, elle doit récupérer ce jour.

Comme dans le hadîth de 'Aïcha رضي الله عنها : “Ceci nous arrivait -c'est-à-dire le cycle menstruel-, et nous étions ordonné de récupérer le jeûne, et non la prière.”

 

L'obligation de renouveler son intention la veille




Pour le jeûne obligatoire du Ramadan, il est obligatoire de renouveler son intention la veille, à compter de la nuit, avant l'aube, en raison de sa parole 
صلى الله عليه وسلم : « Celui qui n'a pas renouveler l'intention de jeûner à compter de la nuit n'a pas de jeûne. » Et sa parole صلى الله عليه وسلم : « Celui qui ne renouvelle pas fermement son intention de jeûner avant l'aube n'a pas de jeûne. »

Et la prononciation de l'intention n'est pas conditionnée dans son renouvellement, mais il suffit seulement d'en avoir la ferme intention dans le coeur, contrairement au jeûne surérogatoire, il est autorisé d'y avoir l'intention [dans le coeur] de jeûner pendant la journée. Certes, le prophète 
صلى الله عليه وسلم rendait visite à sa famille alors qu'il n'avait rien mangé, il disait: « Avez-vous quelque chose à déjeuner? » Ils répondaient: “Non.” Il disait alors: « Je jeûne. »[A]

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[A] Note du Traducteur: Il y a un bel exemple de comportement ici, pour les frères qui s'énervent sur leurs femmes lorsqu'ils rentrent chez eux et qu'ils ne trouvent parfois rien à manger...

 

Le Souhoûr (repas d'avant l'aube) et son importance.




Le Souhoûr est une Sounna fortemment recommendée et souhaitable “Mouakkada wa Moustahabba”. Il a certes été authentiquement rapporté d'après le prophète صلى الله عليه وسلم qu'il a dit : « Venez au repas bénit! » Et il a voulu par là, le Souhoûr. Et il a dit صلى الله عليه وسلم : « Prenez le Souhoûr, car le Souhoûr est une bénédiction “Bâraka”. » Et il a dit صلى الله عليه وسلم : « Certes, Allah et Ses anges prient sur ceux qui prennent le Souhoûr. » Et il a dit صلى الله عليه وسلم : « Prenez le Souhoûr ne serais-ce qu'avec une gorgée d'eau. » Et il a dit صلى الله عليه وسلم : « Le Souhoûr est un repas bénit, ne l'abandonnez pas même si l'un d'entre vous ne le prend qu'avec une gorgée d'eau. »

De la même manière, le Souhoûr fait certes partie des choses qui différencient le jeûne des musulmans du jeûne des autres parmi les gens du Livre. Comme dans le hadîth, il a certes été authentiquement rapporté d'après le prophète صلى الله عليه وسلم qu'il a dit: « Ce qui sépare notre jeûne de celui des gens du Livre, c'est le repas du Souhoûr. »

Et cette différenciation -à titre de réalisation de la distinction-, doit être préservé par les musulmans.

 

Le moment du Souhoûr



Il est souhaitable de retarder le Souhoûr jusqu'à un peu avant l'apparition de l'aube véridique, en raison de Sa parole au Très-Haut:

« … mangez et buvez jusqu'à ce que se distingue, pour vous, le fil blanc de l'aube du fil noir de la nuit. »
[S2, V187]


D'après Zayd ibn Thâbit رضي الله عنه qui a dit: “Nous prime le repas du Souhoûr avec le prophèteصلى الله عليه وسلم , puis il se leva pour la prière.” Je dis: “Combien de temps y avait-il entre l'appel à la prière et le Souhoûr?” Il dit: “L'équivalent [de la lecture] de cinquante versets.”

Et saches, que l'aube est de deux sortes; un aube mensonger; dont la prière y est interdit, mais non d'y manger, et dont sa caractéristique se présente par une blancheur éclatante au ciel, mais qui par la suite diminue d'intensité.

Et un aube véridique; dont il y est autorisé de prier, mais non d'y manger et d'y avoir des rapports intimes. Sa caractéristique se présente par une rougeur dispersée et répandue, qui s'étend sur l'horizon, et qui se présente avant l'apparition du soleil, du côté de l'est (le levant).

Il a certes été authentiquement rapporté d'après le prophète صلى الله عليه وسلم qu'il a dit: « Mangez et buvez, et que la blancheur éclatante ne vous empresse pas -c'est-à-dire qu'il ne vous alarme pas, en vous empêchant ainsi [de manger et de boire]-, cependant mangez et buvez jusqu'à que la lueur rouge vous apparaisse. » 

Et il a dit صلى الله عليه وسلم : « Que l'appel à la prière de Bilâl ne vous trompe pas, et que ne vous trompe pas [non plus] cette blancheur de la lumière de l'aube jusqu'à qu'elle se disperse.»

Si tu es pris par le doute et que tu ne peux différencier entre l'aube véridique et mensonger; alors mange tant que tu doutes, jusqu'à que tu sois sûr que l'aube est bien l'aube véridique. Il a certes été authentiquement rapporté d'après Ibn 'Abbâs qu'il a dit: “Il t'es autorisé de manger et boire tant que tu doutes. »

De la même manière, si tu entend l'appel à la prière du matin, et que tu as un morceaux de nourriture à la bouche, ou bien un verre d'eau à boire dans la main, avale ton morceaux tranquillement, et fait ce dont tu a besoin du verre [d'eau], et non pas comme le disent certains Chouyoukhs ignorants et rigoureux, que lorsqu'une personne entend l'appel à la prière et qu'elle a dans sa bouche de la nourriture ou à boire, elle doit cracher et sortir ce qu'elle a dans la bouche!

Il a certes été authentiquement rapporté d'après le prophète صلى الله عليه وسلم qu'il a dit: « Lorsque l'un d'entre vous entend l'appel à la prière et qu'il a un verre à la main, qu'il ne le pose qu'après avoir accompli ce dont il avait besoin. »

Et d'après Aboû Oumâma رضي الله عنه qui a dit: “On appela à la prière alors que 'Oumar avait un verre dans la main, il dit: “Puis-je boire ô messager d'Allah?!” Il répondit: « Oui. » Puis il but.

De là, nous connaissons la caducité des horaires d'abstention “Al-Imsâk” par lesquels certains pays sont éprouvés, étant donné qu'ils incitent les gens à s'abstenir de manger et de boire avant le deuxième appel à la prière, de quinze minutes et peut-être même plus encore, en prétendant que c'est par précaution, sachant que ce temps est un temps propice au Souhoûr bénit, comme ceci a précédé.

Al-Boukhâriy a rapporté avec sa chaîne, d'après Ibn 'Oumar et al-Qâsim ibn Mouhammad, d'après 'Âïcha رضي الله عنها , que Bilâl appelait de nuit à la prière, le prophète صلى الله عليه وسلم dit: « Mangez et buvez jusqu'à qu'Ibn Oum Maktoûm fasse [à son tour] l'appel, certes, il ne fait pas l'appel jusqu'à que l'aube se lève. » Al-Qâsim dit: “Le temps qu'il y avait entre les deux appels, était le temps que l'un monte et que l'autre descende.”

Je dis: malgré cette séparation très légère entre l'appel à la prière de Bilâl et celui d'Ibn Oum Maktoûm qui ne dépasse le temps que l'un monte et que l'autre descende, malgré ceci, le prophète صلى الله عليه وسلم ordonnait aux musulmans de manger et de boire au moment de l'appel de Bilâl, et il préparait de nuit son appel!

De la même manière, nous tirons profit de ces textes, disant que les temps légaux confirmés pour l'abstention et l'appel à la prière de l'aube sont l'apparition de l'aube véridique, et non pas tout ces temps astronomiques, qui sont préparés -entre les mains de gens ignorants en matière de religion et de justice-, un an à l'avance de l'arrivée du mois du Ramadan, et qui incitent les gens à s'abstenir de manger et de boire, et qui incitent [également] à faire l'appel à la prière et l'Iqâma avant l'apparition de l'aube véridique de vingt minutes ou plus!

Au premier appel à la prière, ils empêchent les musulmans de manger et de boire pendant vingt minutes, en prétendant que c'est par abstention et précaution... Au deuxième appel à la prière, il font l'appel avant l'apparition de l'aube véridique et l'arrivée du temps l'égal de vingt minutes, ainsi, le temps total pendant lequel ils empêchent les musulmans de manger et de boire est à peu près de quarente minutes avant l'apparition de l'aube véridique... Médite donc!!

 

La préférence de se hâter pour rompre le jeûne




Parmi les choses faisant partie de la Sounna; le fait de se hâter pour rompre le jeûne, en raison de sa parole 
صلى الله عليه وسلم : « Ma communauté ne cessera d'aller bien tant qu'ils se hâteront pour rompre le jeûne. » 

Et en raison de sa parole 
صلى الله عليه وسلم : « Mes serviteurs qui me sont les plus aimables, sont ceux d'entre eux qui sont les plus hâtifs dans la rupture du jeûne. »

Et en raison de sa parole 
صلى الله عليه وسلم : « Trois chose font parties du comportement prophétique; se hâter pour rompre le jeûne, retarder le Souhoûr et poser la main droite sur la main gauche dans la prière. » [1] 

Et en raison de sa parole 
صلى الله عليه وسلم: « Ma communauté ne cessera d'être sur ma Sounna, tant qu'elle n'attendra pas [l'apparition] des étoiles pour rompre son jeûne. » Comme c'est le cas des chiites rafidites, ceux qui retardent la rupture de leur jeûne -imitant les juifs et les chrétiens, et contredisant les gens de la Sounna et du consensus- jusqu'à après le couché du soleil, jusqu'à que les étoiles se multiplient au milieu du ciel! 

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[1] Sahîh al-Jâmi': 3038

 

La préférence de rompre le jeûne avec une datte ou de l'eau



En raison de sa parole صلى الله عليه وسلم : « Celui qui trouve une datte qu'il rompt son jeûne avec, et celui qui n'en trouve pas qu'il rompt son jeûne avec de l'eau car c'est certes une purification. » 

Puis la personne se lèvera et fera sa prière à son heure... Et il disait صلى الله عليه وسلم [au moment de rompre le jeûne]:

ذَهَـبَ الظَّمَـأُ، وَابْتَلَّـتِ العُـروق، وَثَبَـتَ الأجْـرُ إِنْ شـاءَ الله

 

Dhahaba adh-Dhama wa ibtallat al-'ouroûq wa thabata al-ajrou inchâ Allah

«
 La soif est dissipée, les veines sont abreuvées et la récompense restera avec la volonté d’Allah. »

 

 

Des pratiques dont il n'y a pas de mal pour le jeûneur




Il y a des pratiques dont il n'y a pas de mal pour le jeûneur s'il venait à les faire.

Parmi elles; s'embrasser et avoir des attouchements [entre époux], sans amplification, par crainte de tomber dans l'interdit qui est le rapport intime. Il a certes été authentiquement rapporté dans le hadîth, que 'Âïcha رضي الله عنها a dit: “Le prophète صلى الله عليه وسلم embrassait et avait des attouchements [avec ses épouses] alors qu'il jeûnait, et il était le plus apte parmi vous a contrôler ses désirs.” C'est-à-dire; ses besoins.

Et d'après Hakîm ibn 'Iqâl qui a dit: “J'ai questionné 'Âïcha: “Qu'est-ce qui m'est interdit de ma femme pendant que je jeûne?” Elle répondit: “Sa partie intime.”

Et d'après 'Oumar ibn al-Khattâb 
رضي الله عنه qui dit: “Je me suis réjouit [à la vu de ma femme] puis je l'embrassa alors que je jeûnais. Je dis [par la suite]: “Ô envoyé d'Allah! J'ai fait une chose terrible aujourd'hui, j'ai embrassé ma femme alors que je jeûnais.” Il répondit: « Vois-tu si tu te rince la bouche avec de l'eau alors que tu jeûnes [y a t-il un mal]? » Je répondis: “Il n'y a pas de mal.” Il dit: « N'est-ce pas la même chose? » [A] 

Cependant, à titre d'obstacle à tout intermédiaire [menant au rapport intime], il est déconseillé aux jeûnes ainsi qu'aux nouveaux mariés de s'embrasser et d'avoir des attouchements, en raison du hadîth qu'a rapporté Aboû Hourayra; “qu'un homme questionna le prophète 
صلى الله عليه وسلم à propos de l'attouchement pour le jeûneur, il lui autorisa. Un autre homme lui vint et il lui interdit. Car celui a qui il donna l'autorisation était un homme âgé, et celui à qui il lui interdit était un jeûne.” [1]

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[1] Sahîh Sounan Abi Dâwoud: 2090

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[A] Note du traducteur: L'imam al-Khattâbiy -qu'Allah lui fasse miséricorde- a dit: “Il y dans ce hadîth la confirmation du raisonnement par analogie “Al-Qiyâs” et l'union entre deux choses dans une seule sentence [juridique], dû à leur union dans la similitude, et ceci car le rinçage de la bouche avec de l'eau “Al-Madmana” est un intermédiaire afin que l'eau descende à la gorge et qu'il arrive au ventre, il y aura alors dans cela ce qui annule le jeûne. De la même manière, le baisé est un intermédiaire qui mène au rapport intime qui annule le jeûne. Il dit [le prophète صلى الله عليه وسلم ] lorsqu'une des deux pratiques n'est pas un annulatif pour celui qui jeûne, l'autre est donc pareil.” Voir 'Awn al-Ma'boûd charh Sounan Abi Dâwoud t7/p11.

 

Parmi elles; utiliser le Siwâk, et de la même manière, la brosse à dent, sans amplification.

Al-Boukhariy rapporte dans son recueil [de hadîth] authentique, que le prophète 
صلى الله عليه وسلم utilisait le Siwâk. Ibn ‘Omar se frottait les dents en début et fin de journée et il n'avalait pas sa salive. 'Atâ a dit: “Si sa salive s'accumule [et qu'il l'avale], je ne dis pas qu'il a rompu son jeûne. Ibn Sîrîn a dit: “Il n'y a pas de mal à faire usage d'un Siwâk humide (frais). Il lui fut dit: “Mais il a un goût.” Il répondit: “L'eau aussi a un gout et [pourtant] tu te rince [bien] la bouche avec.”

 

Parmi elles; la Hijâma (saignée par ventouse) et faire sortir le mauvais sang, et ce qui ressemble à ceci; faire un don de sang, et de la même manière le lavage rénale pour celui qui en souffre.

Al-Boukhariy rapporte dans son recueil authentique, d'après Ibn 'Abbâs qui a dit: “Le prophète 
صلى الله عليه وسلم a fait la Hijâma alors qu'il jeûnait.” Et Ibn 'Abbâs et 'Ikrima ont dit: “Le jeûne [s'annule] par ce qui entre et non pas par ce qui sort.”

 

Parmi elles; aspirer l'eau par le nez “Al-Istinchâq” et se rincer la bouche “Al-Madmana” sans amplification. En raison de sa parole صلى الله عليه وسلم : « Forces lorsque tu aspire l'eau par le nez, sauf lorsque tu jeûnes. »

Ce qui est compris du hadîth, c'est qu'il est permis d'aspirer l'eau par le nez pour le jeûneur, mais sans amplification [sans aller trop loin, sans forcer...]

Al-Boukhariy a dit: “Al-Hassan [al-Basriy] a dit: “Il n'y a pas de mal pour le jeûneur de se rincer la bouche et de se rafraichir [avec de l'eau].”

 

Parmi elles; se laver la tête, prendre un bain et nager...

L'imam Al-Boukhariy rapporte dans son recueil [de hadîth] authentique, d'après 'Âïcha رضي الله عنها qui dit: “Le prophète صلى الله عليه وسلم arrivait à l'aube en état d'impureté majeur “Jounouban” pendant le Ramadan sans faire de rêve [sensuel], il faisait donc ses grandes ablutions et jeûnait.”

Et Ibn 'Oumar mouillait un vêtement en le jetant sur lui alors qu'il jeûnait.

Et Anas dit: “J'ai certes une baignoire dans laquelle j'entre alors que je jeûne.” -Fin de citation-. Et la baignoire “Al-Abzan” est une pierre creuse qui est comme une cuve (qui en à la forme).


S'il est dit: “Et si l'eau entre dans la gorge par erreur?”


Je dis: il n'y a pas de mal à cela, en raison de Sa parole au Très-Haut:

« Nul blâme sur vous pour ce que vous faites par erreur, mais (vous serez blâmés pour) ce que vos coeurs font délibérément. Allah, cependant, est Pardonneur et Miséricordieux. »
[S33, V5]


Et en raison de sa parole صلى الله عليه وسلم : « L'erreur a été ôté à ma communauté. »

L'imam Al-Boukhariy rapporte dans son recueil [de hadîth] authentique, d'après 'Atâ qui a dit: “S'il prend et rejette de l'eau par son nez “Yastanthirou (Al-Istinthâr)” et que l'eau entre dans sa gorge, il n'y a pas de mal s'il n'a pas la capacité. -Fin de citation-. C'est-à-dire; s'il n'a pas la capacité de rejeter l'eau.

 

Parmi elles; goûter de la nourriture sans l'avaler.

Al-Boukhariy rapporte dans son recueil [de hadîth] authentique, d'après Ibn 'Abbâs 
رضي الله عنه qui a dit: “Il n'y a pas de mal à goûter ce qui se trouve dans la marmite ou toute autre chose.” Et il a dit: “Il n'y a pas de mal à ce qu'une personne goûte le vinaigre ou toute autre chose, tant que cette dernière n'entre pas dans sa gorge.”

 

Parmi elles; se mettre du Kouhl (l'antimoine pour se noircir le contour des yeux), se parfumer et ce qui y ressemble comme le collyre pour les yeux.

Al-Boukhâriy a dit dans son recueil [de hadîth] authentique: “Anas, Al-Hassan et Ibrahim ne voyaient pas de mal pour le jeûneur de mettre du Kouhl.”

Ibn Hajar a dit dans Al-Fath t4/p183: “Les salafs aimaient pour le jeûneur le bien-être, le toilettage, l'arrangement des cheuveux “At-Tarajjal”, l'huile, le Kouhl et ce qui est semblable à ceci.” -
Fin de citation-.

Et “At-Tarajjal” et le “Tarjîl”, c'est le coiffage des cheveux, leurs propreté et leurs soins comme il est mentionné dans al-Lisân.

 

Parmi elles; faire une piqûre ou une perfusion autre qu'alimentaire, il n'y a pas de mal à tout ceci, tant qu'elles n'aboutissent pas à l'estomac et qu'elles ne contienent pas une valeur de substance alimentaire.

La base dans ce genre de questions nouvelles, c'est qu'elle ne tiennent ni de l'obligation, ni de l'interdiction “Al-Ibâha”, tant qu'un texte [légal] nous renvoi pas à son interdiction.

 

Traduit par le frère Abou Ibrahim al Kurdy.

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Published by Abou Malik - al Ibada (L'adoration)

Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux


La louange est à Allah Seigneur des mondes, la bonne fin est vouée aux pieux, et il n'y a d'inimité qu'envers les injustes, à l'instar des innovateurs et des idolâtres.

Et j'atteste que nul n'est en droit d'être adoré qu'Allah, sans aucun associé, et j'atteste que Mouhammad est Son serviteur et Son messager -prière et nombreuses bénédictions sur lui, ainsi que sur sa famille, ses compagnons et tout ceux qui les ont suivis dans le bien jusqu'au jour de la résurrection-.

Ô Seigneur! Maître de Jibrîl, Mîkâîl et Isrâfîl, Le créateur des cieux et de la terre, le Connaisseur du visible et de l'invisible, c'est toi qui juge entre tes serviteurs ce dans quoi ils divergent, guide nous vers la vérité par Ta permission dans ce qu'ils ont divergé, certes, Tu guides qui Tu veux vers le droit chemin.

Après le prélude nécessaire; ceci est inchâ Allah la traduction du livre:

Règles et questions relatives au Ramadan



De l'honorable Cheikh; 'Abd al-Moun'im Moustafâ Halîma « Aboû Basîr at-Tartoûsiy » -puisse Allah -élevé soit-Il- le préservé-, de la langue arabe à la langue française.

J'implore donc Allah -glorifié et exalter soit-Il- par Ses plus beaux noms et attributs, qu'Il fasse que ce modeste travail soit pour Son Noble Visage, qu'Il m'en fasse profiter dans ma vie et après ma mort, qu'Il en fasse profiter quiconque le lira, ou bien le publiera, ou en sera la cause dans sa publication, certes, Allah est capable de tout, et que les prières et bénédictions d'Allah soient sur notre messager Mouhammad, ainsi que sur ses compagnons, sa famille, et tout ceux qui les ont suivi dans le bien jusqu'au jour du jugement dernier.



Votre frère le traducteur, Abu Ibrahim al-Kurdy, le Lundi 7 de Joumâdâ al-Âkhir 1430 de l'hégire.



« Je ne veux que la réforme, autant que je le puis. Et ma réussite ne dépend que d'Allah. En Lui je place ma confiance, et c'est vers Lui que je reviens repentant. »

[S11, V88]

 

Règles et questions relatives au Ramadan

 

Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux


La louange est à Allah, nous Le louons, Lui implorons protection et pardon, et nous cherchons refuge auprès d'Allah contre notre propre mal et nos mauvais actions. Quiconque Allah guide, nul ne peut l'égarer, et quiconque Allah égare, nul ne peut le guider.

Et j'atteste que seul Allah mérite l'adoration, sans aucun associé, et j'atteste que Mouhammad est Son serviteur et messager -prières et bénédictions d'Allah sur lui, ainsi que sur sa famille et ses compagnons-.

Après le prélude nécessaire; étant donné l'expansion de l'innovation et des apparitions nouvelles dans le religion, nous allons évoquer avec un fondement parmi les fondements de l'adoration, ainsi qu'avec une condition parmi ses conditions, qu'il est obligatoire en matière d'adoration -l'adoration dans l'absolu-, de recourir à la voie et à la Sounna du messager صلى الله عليه وسلم   , et non pas aux passions, ni aux avis, ni aux différentes écoles, ainsi qu'à celles qui sont en contradiction avec la Sounna.

Il est donc [strictement] interdit d'innover en matière de religion, car toute innovation est égarement, et tout égarement mène au feu.

Allah -élevé soit-Il- dit en ce qui concerne la suivie et la prise en exemple [du prophète صلى الله عليه وسلم]:

« Que ceux, donc, qui s'opposent à son commandement prennent garde qu'une épreuve ne les atteigne, ou que ne les atteigne un châtiment douloureux. »
[S24, V63]


L'imam Ahmad a dit: « J'ai attentivement observé le Moushaf (Coran), j'y ai trouvé l'obéissance du prophète صلى الله عليه وسلم dans trente trois endroits. » Puis il commença a réciter; «Que ceux, donc, qui s'opposent à son commandement prennent garde qu'une épreuve ne les atteigne, ou que ne les atteigne un châtiment douloureux. » Puis il le répéta et il dit: « Qu'est-ce que l'épreuve? C'est l'association [dit-il]. Il se peut qu'en repoussant sa parole [au messager], il survienne dans son coeur une chose faisant parti de l'égarement, et que son coeur s'incline vers le doute et qu'il périsse.

Et on lui dit [à Ahmad], que des gens délaissaient le hadîth et optaient pour l'avis de Soufyân. Il dit: « Je m'étonne de ces gens qui entendent le hadîth, connaissant sa chaîne [de transmission] et son authenticité, le délaissant [en suite] et optant pour l'avis de Soufyân et d'autres!

Allah -élevé soit-Il- dit: « Que ceux, donc, qui s'opposent à son commandement prennent garde qu'une épreuve ne les atteigne. » Sais-tu ce qu'est l'épreuve? C'est la mécréance! Allah -élevé soit-Il- dit: « L'association est plus grave que le meurtre. » [S2, V217] Ils délaissent donc le hadîth du prophète صلى الله عليه وسلم , leurs passions leur prenant le dessus, les poussant vers un avis? -Fin de citation- [1]

Et Allah -élevé soit-Il- dit: 

« Dis: “Si vous aimez vraiment Allah, suivez-moi, Allah vous aimera alors et vous pardonnera vos péchés. Allah est Pardonneur et Miséricordieux”. »
[S3, V31]


Parmi les signes de l'amour véridique, il y a l'élaboration de la suivie. Et l'amour n'est que selon l'étendu de la suivie, et de même l'inverse.

Et dans le hadîth authentique, d'après le prophète صلى الله عليه وسلم [qui a dit]: « Prenez vos rites de moi. » Et il a dit صلى الله عليه وسلم : « Priez comme vous m'avez vu prier. » Et il a dit صلى الله عليه وسلم : « Sera rejetée toute innovation à nos enseignements. »

A cause de tout ceci donc, nous allons faire l'effort -par la permission d'Allah--, de réunir la Sounna dans tout ce que nous confirmons et approuvons comme questions et règles se rapportant au Ramadan ainsi que son jeûne, et l'aide vient d'Allah seul.


***


[1] : As-sârim al-masloûl 'alâ châtim ar-Rasoûl d'Ibn Taymiyya, p56.

Avant l'arrivé du Ramadan


Avant le mois de Ramadan, il y a le mois de Cha'bân, mois dans lequel les oeuvres des serviteurs sont élevés [vers Allah]. Il y est convoiter de faire beaucoup de jeûne, afin de préparer et d'exercer l'âme à l'accueil et au jeûne du Ramadan.

Comme dans le hadîth authentique, d'après le prophète صلى الله عليه وسلم qui a dit: « Cha'bân se trouve entre Rajab et Ramadan, un mois dont les hommes sont à l'indifférence, dans lequel les oeuvres des serviteurs sont élevées, et j'aime que mes oeuvres ne soient levées que lorsque je jeûne. » 

Et dans les deux recueils authentique (Al-Boukhariy et Mouslim), d'après 'Âïcha رضي الله عنها qui a dit: « Je n'ai pas vu le prophète صلى الله عليه وسلم jeûner un mois plus que le mois de Cha'bân. »

En revanche, il est interdit d'attacher [le jeûne de] Cha'bân à celui du Ramadan, en raison de sa parole صلى الله عليه وسلم : « Na faites pas précéder le Ramadan d'un ou deux jour de jeûne, exception faite à un homme qui a pour habitude de jeûner, alors qu'il jeûne. » [A] Ainsi que sa parole صلى الله عليه وسلم : « Quiconque jeûne le jour du doute aura certes désobéi à Aboû al-Qâsim. » 

Et le jour du doute est le jour qui précède le mois de Ramadan, dont il est incertain qu'il fasse parti du Ramadan.


[A] Note du traducteur : à l'image d'une personne qui a l'habitude de jeûner le Lundi et Jeudi et que ça coïncide avec.

Comment confirme-t-on le Ramadan?


Le Ramadan est confirmée par la vue de la nouvelle lune. Si sa vue est cachée au vingt neuvième jour de Cha'bân, le nombre de jour [du mois] de Cha'bân sera alors complété par trente, en raison de sa parole صلى الله عليه وسلم : « Commencez à jeûner à sa vue, et rompez [le jeûne] à sa vue. Si sa vue vous est cachée, complétez alors le nombre de Cha'bân par trente. » Ainsi que sa parole صلى الله عليه وسلم ; « Ne jeûnez pas jusqu'à voir la nouvelle lune, et ne rompez pas [le jeûne] jusqu'à la revoir. Si sa vue vous est cachée, alors estimez la. »

 

Qui est-ce qui confirme le mois de Ramadan?



Le mois de Ramadan est confirmé à la vue de la nouvelle lune de la part d'une seul personne musulmane loyale. Comme dans le hadîth; “Un bédouin vin du désert [où il vivait]. Il informa donc le prophète صلى الله عليه وسلم qu'il vi la nouvelle lune. Il ordonna alors صلى الله عليه وسلم Bilâl d'appeler au jeûne.”

Et d'après ibn 'Oumar رضي الله عنه qui a dit : “Les gens inspectèrent la nouvelle lune, j'informa donc le prophète صلى الله عليه وسلم que je l'ai vu, il jeûna donc et ordonna aux gens de jeûner.”

Et cette vue et ce témoignage de la part de ce musulman loyal, exige le jeûne de l'ensemble de ceux qui entendent ce témoignage, parmi les cas isolés ainsi que les groupes appartenant à cette communauté, malgré la différence de leur pays et de leurs états. Et cela -et la louange est à Allah- est facile à notre époque, grâce à l'abondance des moyens de communication, qui sont capable de transmettre l'information par des moyens déterminés. En conséquent, nul excuse pour les états actuels de jeûner et de rompre leur jeûne; chaque état [jeûnant] selon sa propre vue de la nouvelle lune, et ceci fait partie de la division dans la religion, et c'est contraire à la Sounna confirmée du prophète صلى الله عليه وسلم .

Pire encore, ce que l'on constate dans la plupart des cas, c'est la restriction de ces règles et temps légaux, malheureusement par soumission aux passions régnantes et aux tyrans “At-Tawâghîts” qui gouvernent sur les pays des musulmans, lorsque leur divergences politiques qui leur sont propores les amènent à diverger sur la détermination du moment de l'entrée du mois de Ramadan, ainsi que sur sa fin et l'entrée de la fête de l'Aïd, afin que cela se répercute sur leurs peuples par la division, l'inimité et la haine...

Et ceux-là, aucune obéissance à leur égard, tout comme il n'est pas autorisé aux peuples musulmans de les suivre dans la contradiction de la Sounna ainsi que dans la contradiction la voie légale authentique, par laquelle le mois de Ramadan est confirmé, étant donné qu'il n'y a pas d'obéissance à une créature dans la désobéissance du créateur.

Puis, voyez-vous ô homme! Si les tawaghîts qui gouvernent dan vos pays, vous disaient que la prière d'après-midi "Al-'Asr" sera prié après le coucher du soleil... Les obéiriez-vous dans cela? Si vous dites non, et la réponse doit être non... Je dis alors; comment est-ce que vous leur obéissez dans le fait d'avancer [le temps] du jeûne du mois de Ramadan, ou dans son retardement, après que vous ayez su qu'il a été confirmé conformément à la voie l'égale établie du prophète صلى الله عليه وسلم ?!

Et s'il est dit qu'il est avéré que Mou'âwiya jeûna le Vendredi du mois de Ramadan alors qu'il était au Châm, pendant que Ibn 'Abbâs et ceux qui étaient avec lui à Médine jeûnèrent le Samedie, il y eu donc pour chacun d'entre eux, une vision [de la nouvelle lune] qui lui était propre?

Je dis; ceci arrive dans un cas où les informations ne peuvent parvenir, à cause de l'étendue des régions et des pays. Par conséquent, lorsque les habitants du Châm ont vu la nouvelle lune le Vendredi, il ne pouvaient pas informer les habitants de Médine d'avoir vu la nouvelle lune, à cause de la grande distance qu'il y avait entre eux, ainsi que le genre de moyen de transmission et de communication qu'il y avait à ce moment.

Quant à notre époque, nous n'avons plus à faire à ce genre de problèmes qui existaient, en raison de la facilité qui se trouve dans la transmission des informations et du témoignage de celui qui confirme la vue de la nouvelle lune, par de nombreux moyens de communication à travers des méthodes déterminés.

En conséquent, il n'est pas autorisé de faire la comparaison par analogie, ni d'argumenter avec le récit qui nous parvint d'après Ibn 'Abbâs et Mou'âwiya, sauf dans le cas où les informations ainsi que la transmission du témoignage de celui qui confirme [la nouvelle lune] ne peut parvenir le jour même où il se réalise.

Et Allah demeure le plus Savant.

 

Lorsque l'entrée du Ramadan est confirmée, son jeûne est alors obligatoire



En raison de la parole du Très-Haut : 

« (Ces jours sont) le mois de Ramadan au cours duquel le Coran a été descendu comme guide pour les gens, et preuves claires de la bonne direction et du discernement. Donc quiconque d'entre vous est présent en ce mois, qu'il jeûne! »
[S2, V185]


Et le Très-Haut a dit :

« Ô les croyants! On vous a prescrit le jeûne comme on l'a prescrit à ceux d'avant vous, ainsi atteindrez-vous la piété. »
[S2, V183]


Et c'est un pilier parmi les cinq piliers de l'Islam. Comme dans le hadîth unanimement reconnu authentique, il a dit صلى الله عليه وسلم : « L'Islam a été bâti sur cinq fondements: L'attestation que nul n'est en droit d'être adoré qu'Allah et que Mouhammad est l'envoyé d'Allah; l'accomplissement de la prière; le versement de l'impôt obligatoire « Az-Zakât »; le pèlerinage à la Maison Sacrée et le jeûne du Ramadan. »

 

Sur qui le jeûne est obligatoire?



Le jeûne est obligatoire sur le musulman, doté de sa raison, pubère et capable [de jeûner].

- Il est obligatoire sur le musulman, car aucune oeuvre n'est accepté de la part du mécréant, en raison de la Parole du Très-Haut:

« Mais s'ils avaient donné à Allah des associés, alors, tout ce qu'ils auraient fait eût certainement été vain. »
[S6, V88]


Et en raison de Sa Parole:

« En effet, il t'a été révélé, ainsi qu'à ceux qui t'ont précédé: « Si tu donnes des associés à Allah, ton oeuvre sera certes vaine; et tu seras très certainement du nombre des perdants. »
[S39, V65]


- Il est obligatoire sur celui qui est doté de sa raison, car le fou, la plume est levée a son sujet, et il est exempté de toute obligation [religieuse], en raison de sa parole صلى الله عليه وسلم : « La plume a été levée au sujet de trois catégories de personnes: -parmi elles- le fou jusqu'à qu'il retrouve sa raison. » Et dans un version: « Le déséquilibré mentale, jusqu'à qu'il retrouve sa raison. »

- Il est obligatoire sur le pubère, car la plume est levée au sujet du petit garçon et de la petite fille, jusqu'à qu'ils atteignent la puberté, en raison de sa parole صلى الله عليه وسلم : « La plume a été levée au sujet de trois catégories de personnes: -parmi elles- l'enfant jusqu'à qu'il atteigne la puberté. »

- Il est obligatoire sur celui qui est capable [de jeûner], car l'incapacité exonère toute obligation [religieuse], par convention des gens de science, en raison de la Parole du Très-Haut: 

« Allah n'impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité. »
[S2, V286]


Et en raison de Sa Parole au Très-Haut:

« Allah n'impose à personne que selon ce qu'Il lui a donné »
[S65, V7]


Ainsi que Sa Parole:

« Craignez Allah, donc autant que vous pouvez. »
[S64, V7]


Et dans le hadîth, il est certes rapporté authentiquement d'après le prophète صلى الله عليه وسلم qu'il a dit: « Et ce que je vous ai ordonné de faire, accomplissez-le selon votre capacité. »

Et l'incapacité est de deux sortes, parmi elles:

- Celle qui est permanente; comme la maladie constante chronique, qui empêche de jeûner de façon absolue, à l'image d'un vielle homme qui ne peut jeûner. Et celui qui est dans ce cas, doit nourrir pour chaque jour [de jeûne] un pauvre. En raison de la Parole du Très-Haut:

« Mais pour ceux qui ne pourraient le supporter (qu'avec grande difficulté), il y a une compensation: nourrir un pauvre. »
[S2, V184]


Ibn 'Abbâs a dit à propos de ce verset: « Il n'est pas abrogé. C'est l'homme et la femme âgée qui ne peuvent jeûner, ils doivent donc nourrir pour chaque jour [de jeûne] un pauvre. » [Al-Boukhâriy]

- Celle qui est imprévue à un moment donné, mais qui cesse par la disparition de ses causes. A l'instar d'une maladie imprévue, mais qui est sujet aux médicaments et à la guérison... Et celui qui est dans ce cas doit rattraper ses jours, en raison de la Parole du Très-Haut: 

« Quiconque d'entre vous est malade ou en voyage, devra jeûner un nombre égal d'autres jours. »
[S2, V184]

 

Le mérite du jeûne de Ramadan



Le mois de Ramadan est un mois grandiose, dans lequel le Coran fut révélé. Comme l'a dit le Très-Haut:

« (Ces jours sont) le mois de Ramadan au cours duquel le Coran a été descendu comme guide pour les gens, et preuves claires de la bonne direction et du discernement. »
[S2, V185]


Allah -élevé soit-Il- l'a descendu dans une nuit parmi celles du Ramadan, qui est meilleure que mille mois. Comme l'a dit le Très-Haut:

« Nous l'avons certes, fait descendre (le Coran) pendant la nuit du destin (Al-Qadr). Et qui te dira ce qu'est la nuit d'Al-Qadr? La nuit d'Al-Qadr est meilleure que mille mois. »
[S97, V1-3]


C'est-à-dire que l'adoration -si elle est accepté- dans cette nuit, est meilleur que ce qui équivaut à quatre vingt trois ans et trois mois d'adoration.

Ibn Kathîr a dit dans l'exégète: « Moujâhid a dit: “La nuit du destin est meilleur que mille mois, et il n'y a pas dans ces mille mois [ce qui équivaut à] la nuit du destin.” Et ainsi ont dit Qatâda ibn Di'âma, Ach-Châfi'iy et bien d'autres. » -Fin de citation-

Et ce qui est voulu ici par la “descente”, c'est la descente entière du Noble Coran au ciel d'ici-bas dans la nuit du destin, afin qu'il descende par la suite sur notre messager صلى الله عليه وسلم , en rompant l'interruption prophétique, suivant les événements et les étapes que le prédication [à l'Islam] traversera.

Ibn Kathîr a dit: « Ibn 'Abbâs a dit: “Il a été descendu entièrement pendant le Ramadan, dans la nuit du destin, une nuit bénite. Puis il a été descendu au niveau des étoiles, lentement et clairement durant les mois et les jours.” »

Et dans le version de 'Ikrima, d'après Ibn 'Abbâs: « Le Coran est descendu entièrement pendant le mois de ramadan, dans la nuit du destin, au ciel d'ici-bas, et Allah narrait a Son messager comme Il le veut, et il n'y avait pas de fois où les idolâtres venaient avec un argument avec lequel ils entraient en conflit [avec le messager], sans qu'Allah leur vienne avec la réponse à cette argument. »

 

La nuit du destin est recherchée pendant les dix derniers jour impairs du Ramadan, en raison de sa parole صلى الله عليه وسلم comme c'est indiqué dans le recueil [de hadîth] authentique de Al-Boukhâriy: « Cherchez la nuit du destin dans les dix dernières nuits impaires du Ramadan. »

Et pareillement, il est rapporté dans l'authentique [de Al-Boukhâriy]; qu'un homme parmi les compagnons du prophète صلى الله عليه وسلم a vu en songe que la nuit du destin a lieu dans les sept dernières nuits [du Ramadan]. Le prophète صلى الله عليه وسلم dit alors: « Je vois que vos songes concordent certes pour les sept dernières nuits. Que celui donc qui voudra trouver la nuit du destin, qu'il la recherche dans les sept dernières nuits. »

Et à cause de la divergence des gens concernant le déchiffrement et la vue de la nouvelle lune, étant donné qu'il y en a parmi eux qui avancent le jeûne d'un jour et d'autre qui la retardent d'un jour, se basant sur leur divergences sur la vue de la pleine lune... Il est préférable -pour garantir son accomplissement-, de l'observer pendant les dix dernières nuits paires et impaires du Ramadan, et Allah demeure le Plus Savant.

En ce qui concerne le mérite de l'observer, il est certes rapporté authentiquement d'après le messager صلى الله عليه وسلم qu'il a dit: « Quiconque observe la nuit du destin par foi et quête de la récompense [d'Allah], ses péchés antérieurs lui seront pardonné. » [Al-Boukhariy]

C'est le moment de la récolte du bien, son temps est court mais ses biens et bénéfices sont abondants, dépêchez vous d'accomplir ce qui expirera, un bien énorme pour celui qui en profite [pour y accomplir le bien] et en tirer profit de la meilleur façon.

 

[Pendant ce mois] les portes du Paradis sont ouvertes, celles de l'enfer fermées et les diables enchaînés. Comme dans le hadîth qui est certes rapporté authentiquement d'après le prophète صلى الله عليه وسلم qui a dit: « Quant vient Ramadan, les portes du Paradis sont ouvertes, celles de l'enfer fermées et les diables enchaînés. »

Et il a dit صلى الله عليه وسلم : « Lorsque la première nuit du mois de Ramadan arrive, les diables et génies rebelles sont enchaînés, les portes du feu sont fermées sans qu'aucune d'entre elles ne soit ouverte, celles du Paradis sont ouvertes sans qu'aucune d'entre elles ne soit fermées, et un proclamateur clame: “Ô désireux du bien! Empresse-toi [de faire le bien]! Ô désireux du mal! Retient-toi [de faire le mal]! Et Allah a des affranchis du feu et ceci toutes les nuits.” »

Et il a dit صلى الله عليه وسلم : « Le Ramadan qui est un mois bénit vous est venu, [et] Allah vous a prescrit son jeûne. Les portes du ciel y sont ouvertes, celles de l'enfer fermées et les diables attachés. Allah a dans ce mois une nuit qui est meilleur que mille mois, celui qui est privé de son bien, il a certes été condamné. »

Et il a dit صلى الله عليه وسلم : « Lorsqu'entre le mois de Ramadan, les portes du Paradis sont ouvertes, celles de l'enfer fermées, et les diables enchaînés. »

[Pendant ce mois] les péchés sont pardonnés. Comme dans le hadîth, il est certes rapporté authentiquement d'après le prophète صلى الله عليه وسلم qu'il a dit: « Celui qui jeûne le Ramadan par foi et en recherchant la récompense [divine], ses péchés antérieurs lui seront pardonnés. »

Et il a dit صلى الله عليه وسلم : « Un Ramadan à un Ramadan est une expiration [des péchés] qui se trouvent entre eux, dans le cas où les grands péchés sont évités. »

Et il a dit صلى الله عليه وسلم : « Certes Jibrîl عليه السلام se présenta à moi et dit: “Puisse périr celui qui assiste au Ramadan sans qu'il ne soit pardonné.” Je dis alors: « Âmîne. »

 

De nombreux hadîth concernant le mérite du jeûne en général [nous] parvinrent. Parmi elles, sa parole صلى الله عليه وسلم : « Celui qui jeûne un jour pour obtenir la satisfaction d'Allah, Allah met entre lui et le feu une séparation, comme celle qui se trouve entre le ciel et la terre. »

Et il a dit صلى الله عليه وسلم : « Celui qui jeûne un jour pour obtenir la satisfaction d'Allah, Allah l'écarte du feu soixante dix ans. »

Et d'après Aboû Oumâma qui a dit: “J'ai dis ô messager d'Allah! Indique moi une oeuvre par la quelle je puisse entrer au Paradis. Il dit: « Tiens-toi fermement au jeûne, car il n'a pas de semblable. » Et dans une version: « Tiens-toi fermement au jeûne, car rien ne lui est égal. »

Et il a dit صلى الله عليه وسلم : « Toute oeuvre accompli par le fils d'Âdam, sera récompensé par dix fois cette récompense, jusqu'à soixante dix. Allah -élevé soit-Il- a dit: “Exception faite pour le jeûne, celui-ci M'appartient et sa récompense M'incombe. [Le serviteur] laisse de côté ses plaisirs et s'abstient de manger à cause de Moi. Le jeûneur aura une double joie; une au moment ou il rompra son jeûne et une autre lorsqu'il rencontrera son Seigneur, et l'haleine du jeûneur est plus agréable auprès d'Allah que l'odeur du musc. »

Et il a dit صلى الله عليه وسلم : « Le jeûne et le Coran intercéderont pour le serviteur au jour de la résurection. Le jeûne dira: “Ô Seigneur! Je l'ai empêcher de manger et l'ai retenu de ses plaisirs, fais moi donc intercéder en sa faveur.” Le Coran dira: “Je l'ai empêcher de dormir la nuit, fais moi donc intercéder en sa faveur.” Il dit: « Ils intercéderont donc [en sa faveur]. »

Et il a dit صلى الله عليه وسلم : « Il y a certes dans le Paradis une porte appelée “Ar-Rayân” par laquelle entreront les jeûneurs au jour de la résurrection. Nul n'entrera par cette porte à part eux. Une fois qu'ils y entreront elle sera fermée, une fois le dernier d'entre eux entrera, plus personne ne pourra alors y entrer, et celui qui y entrera boira, et celui qui boira ne sera plus jamais assoiffé. »

Et il a dit صلى الله عليه وسلم : « Celui qui dit nul ne mérite d'être adoré qu'Allah “Lâ ilâha illAhha” cherchant par là le Visage d'Allah, et que sa fin lui est achevé avec, entrera au Paradis. Celui qui jeûne un jour cherchant par là le Visage d'Allah, et que sa fin lui est achevé avec, entrera au Paradis. Celui qui dépense une aumône cherchant par là le Visage d'Allah, et que sa fin lui est achevé avec, entrera au Paradis. »

 

Traduit par le frère Abou Ibrahim al Kurdy.


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Question : 


Commettrait-on un péché en frappant son enfant avec sa main ou avec un bâton ? Moi je le fais quand je constate qu’il désobéit à mes ordres en dépit de plusieurs avertissements. Est-ce que le fait de lever la main sur l’épouse constitue une désobéissance ? 
Parfois j’ai le sentiment qu’il faut le faire, mais je n’en suis pas encore arrivé là. 
Quand j’administre une griffe à mon enfant, j’éprouve un profond regret puis demande à Allah le Très Haut de me pardonner si, j’ai tort. Existe-t-il une invocation à réciter quotidiennement pour qu'Allah guide mes enfants, les bénisses et consolide leur foi ?



Réponse : 

Louange à Allah
Le devoir du père est de veiller à la bonne éducation de ses enfants et à leur protection. La frappe est un moyen d’éducation qui peut s’avérer nécessaire. En effet, le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a donné l’ordre de frapper les enfants âgés de dix ans pour (la négligence de la prière). Mais cette pratique doit être un ultime recours, quand tous les autres moyens s’avèrent inutiles.Encore qu’il faille éviter les sévices et les coups au visage. Il ne faut pas aussi que le père se trouve sous l’emprise d’un coup de colère ou utilise un outil affûté ou pouvant provoquer une fracture ou vise une région sensible où les coups peuvent entraîner la mort.

Brandir un bâton peut s’avérer plus efficace que la frappe. En somme, le père doit progresser dans l’utilisation des moyens de correction en privilégiant toujours le plus facile. Il ne doit pas avoir recours au moyen le plus dur avec la possibilité d’obtenir le résultat voulu grâce à l’usage d’un moyen plus léger.

Quant au fait de frapper son épouse, il ne constitue pas le premier moyen de la redresser. Bien au contraire, il faut la sermonner et lui donner des conseils. Si les conseils s’avèrent inutiles, il doit la boycotter au lit. Si cela ne sert à rien, il peut la frapper légèrement.

A ce propos, le Très Haut dit : « Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez- les, éloignez- vous d' elles dans leurs lits et frappez- les. Si elles arrivent à vous obéir, alors ne cherchez plus de voie contre elles, car Allah est certes, Haut et Grand!) (coran,4:34).

Le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) a affirmé que les meilleurs des hommes ne sont pas ceux qui frappent leurs femmes.

S’agissant de la bonne direction des enfants, les père et mère doivent employer tous les moyens aptes à la réaliser comme leur instruction, le fait de leurs donner des conseils, leur éloignement de la mauvaise compagnie, leur insertion dans un bon groupe, leur bon traitement et la perpétuation des prières visant à faire d’eux de bons enfants.Parmi les prières appropriées celle enseignée par le Coran :"Seigneur, donne- nous, en nos épouses et nos descendants, la joie des yeux, et fais de nous un guide pour les pieux".) (Coran, 25 :74 ) et ses propos : « rends ma descendance, bonne » ou toute autre invocation. Cependant l’invocation doit être accompagnée par les autres moyens destinés à assurer leur droiture. Allah est celui qui guide dans le droit chemin.



Islam Q&A 
Sheikh Muhammed Salih Al-Munajjid (
www.islam-qa.com)

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L'Islam préserve l'équilibre psychologique de l'être humain de plusieurs façons. Ici nous allons voir comment l'Islam établit les relations entre l'homme et la femme.


La sécurité de la famille :

L'Islam donne la plus grande importance à la sécurité familiale, car la famille est la cellule sociale la plus importante, elle assure l'équilibre physique et psychologique de ses membres. Quand la famille est détruite par le divorce, l'ensemble de ses membres se trouvent déséquilibrés. Comment l'enfant peut-il grandir en bonne santé physique et morale sans ses deux parents? Un enfant n'a pas seulement besoin de lait, il a besoin d'affection, d'éducation, d'un bon exemple suivre. Au sein de la famille, il apprend à développer sa personnalité, son vocabulaire, ses habitudes. L'enfant est l'adulte de demain. En dehors de la structure familiale, il ne peut pas se développer d'une manière optimale. Un enfant privé de la présence et de l'affection de l'un de ses parents développe des désordres d'ordre affectif. Il peut se sentir rejeté de tout le monde, ce qui développera en lui une attitude anti-sociale. Ce mauvais ajustement social et ce manque affectif entraînera d'autres problèmes.
La famille est le meilleur endroit pour un enfant pour grandir sentimentalement, spirituellement et même physiquement. L'Islam est donc une protection pour la famille et pour l'enfant. l'Islam protége en fait tout le monde en protégeant la famille, car chacun d'entre nous a été un enfant et les enfants d'aujourd'hui seront les hommes et les femmes de demain.


La protection de l'enfant :

L'Islam est une protection pour l'enfant de différentes façons. Il empêche la possibilité d'avoir des enfants en dehors du mariage. Comme nous le constatons, l'enfant issue d'une union non-matrimoniale est généralement abandonné par un de ses parents, voire les deux, et se retrouve envoyé dans un orphelinat, où certes il sera logé, nourri, partiellement éduqué, mais il ne recevra pas l'affection et l'amour dont il a le plus besoin pour évoluer d'une manière équilibré.


Pas d'enfants illégitimes :

Comment l'Islam empêche-t-il les naissances d'enfants illégitimes? Les rapports sexuels entre homme et femme ne sont permis que dans les liens sacrés du mariage. Cette limitation n'est pas seulement théorique mais aussi pratique, car Allah a interdit la libre fréquentation et communication entre hommes et femmes. En effet, si les deux sexes se fréquentent librement, rien ne pourra les empêcher d'avoir des rapports sexuels illégaux et cela provoquera inévitablement des naissances d'enfants illégitimes. L'Islam prescrit le mariage comme la base stricte du fondement d'une la famille.


L'obligation de la décence dans la tenue vestimentaire : 

De plus l'Islam prescrit, pour la femme en particulier, ainsi que pour l'homme, de se vêtir de manière modeste. Ceci se traduit en pratique pour la femme par l'obligation de se couvrir entièrement le corps, de la tête aux pieds sauf le visage et les mains. En tout état de cause, cette obligation de modestie vestimentaire est pour la société une sauvegarde contre l'immoralité des mœurs publiques. Au contraire, dans les sociétés ou la femme est encouragée à apparaître le plus dénudée possible, le plus sexuelle possible, le résultat est connu, la décadence des mœurs s'installe.


La femme: épouse et mère :

L'Islam considère la femme comme une épouse et une mère. En contraste, la plupart des sociétés non-islamiques considèrent la femme comme un objet sexuel au détriment du rôle noble d'épouse et de mère. L'Islam éduque et prépare la femme à son rôle d'épouse et de mère, car la famille a besoin d'une épouse dédiée à son mari et une mère dédiée à ses enfants. Nous avons présenté comment l'Islam empêche la possibilité de naissances illégitimes en interdisant la libre fréquentation des hommes et des femmes. Ceci est une des manières de protéger l'enfant. L'autre manière de protéger l'enfant est en protégeant la famille. À chaque mariage, une nouvelle famille est fondée, à chaque naissance la famille s'agrandit et l'Islam protége la famille en rendant le divorce difficile; même s'il est permis. Dans le cas où il y a eu prononciation de divorce, le mari a une période de 3 mois pour reprendre sa femme, qui durant cette période de 3 mois doit rester sous le toit de son mari, sans que les rapports sexuels ne leurs soient permis, à moins que le mari annonce qu'il reprend son épouse! Le divorce est une des causes principale de la déstabilisation de la société et des enfants.


Pas de fréquentations mixtes libres :

L'Islam ne permet pas à l'homme de fréquenter librement des femmes, afin de protéger sa relation avec son épouse. L'Islam ne permet pas à la femme de fréquenter librement des hommes, afin de protéger sa relation avec son époux. En Islam, l'homme et son épouse sont l'un pour l'autre exclusivement. Ceci est le seul moyen de protéger le mariage contre le divorce, d'éviter la destruction de la famille et de voir les enfants grandir sans connaître leur père ou mère. À l'opposé, dans les sociétés où les fréquentations mixtes sont libres, deux graves problèmes se manifestent à cause des rapports sexuels libres en dehors du mariage : premièrement, le nombre d'enfants illégitimes est très élevé, deuxièmement, le mariage devient extrêmement fragilisé. Les mariages ne durent pas longtemps et le taux de divorce est très élevé. Le divorce n'est pas seulement la fin légale du mariage, mais c'est aussi la source de beaucoup de stress et de problèmes pour l'ensemble des membres de cette famille: les enfants, les beaux-parents, les proches parents tous sont affectés par le divorce d'un couple. Certes, les sociétés occidentales ont développé la technologie, les sciences modernes, l'économie industrielle, mais ils ne sont que peu concernés par la protection de la famille et de la vie familiale. Les statistiques et les recherches abondent sur les moyens de protéger et améliorer la technologie, les sciences, la vie politique, le rendement industriel, par contre l'unité de la famille et les valeurs familiales sont complètement délaissées, aucun effort consistant n'est fait pour valoriser et protéger la noblesse du mariage et de ses valeurs.


Protection du mariage :

Dans la plupart des pays occidentaux le taux de divorce atteint les 60%. Quel est la signification de ces chiffres? Cela veut dire tout simplement que la structure sociale en occident détruit le mariage. Ce résultat est facile à prévoir. En occident, les fréquentations mixtes sont libres, la consommation de l'alcool est répandue et le manque de pudeur des femmes aidant; l'adultère est chose facile pour ceux qui ne craignent pas Dieu. Dans tous ces pays, la formule est la suivante: hommes + femmes + alcool + nudité + fréquentations libres = enfants illégitimes + destruction du mariage + enfants malheureux.
Par contre avec l'Islam on obtient la formule opposée: Séparation des hommes et des femmes + alcool interdit + pudeur féminine = enfants légitimes + protection du mariage + protection des enfants.
Il est grand temps pour les spécialistes occidentaux en sociologie et psychologie de sérieusement considérer les statistiques concernant les problèmes familiaux engendrés par leur système moral et de les comparer avec les résultats obtenus dans les mêmes catégories dans les sociétés musulmanes. Il devient évident donc que le système moral de l'Islam est le seul remède à tout ces problèmes.
L'Islam protége la famille et les enfants au sein du mariage.
L'Islam garantie aux enfants de naître avec de parents unis par les liens du mariage, protégeant ainsi l'environnement dans lequel grandira l'enfant.

Que la Paix et la Bénédiction d'Allah soient sur le Prophète Mohammed sur sa famille ses Compagnons et ceux qui l'ont suivi jusqu'au Jour du Jugement.


Compilé par:
 Abou Omar Abdussalam.
Révision: Abou Ahmed

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L'association Aux Sources de l'Islam 




Aujourd’hui plus qu’hier, par ignorance ou par orgueil, face à la vérité, certains s’attaquent à l’Islam et le critiquent. Alors que cette religion représente par excellence le respect des droits de l’homme de tous horizons et classes confondus. On l’accuse d’opprimer certaines catégories de personnes, de leur porter atteinte et de les dénigrer. La femme tout particulièrement est, prétendent-ils, considérée comme inférieure et dont les droits sont bafoués, voire inexistants, et dont le rôle dans la société est quasi inexistant. Entre haines, mensonges, ignorances ou amalgames, quel est réellement le statut de la femme dans l’Islam et en Occident ? Où est elle vraiment respectée et intégrée dans la société et où y tient-elle vraiment un rôle ? 



La condition de la femme en Occident. 


En Occident, ou plus largement dans les pays non musulmans, la femme, disent-ils, est une citoyenne à part entière, égale à l’homme sur tous les points de vue. Or, cette prétendue égalité, n’a pas toujours été un acquis ; elle a dû la réclamer haut et fort au prix de sa vie parfois. 

A l'époque où les hordes isolées se trouvaient en pleine lutte pour l'existence ; le clan, devait veiller à se débarrasser de tout rejeton qui nécessitait de grands soins. Les filles nouveau-nées, en première ligne, avaient ce caractère d'impedimenta. On cherchait donc à s'en débarrasser autant que possible dès leur naissance. On n'en laissait vivre qu'un petit nombre, celles dont on avait absolument besoin pour la reproduction de l'espèce. En Grèce, elle était un objet se vendant et s’achetant dans les marchés et ne disposant d’aucun droit. Dans l’empire romain, l’homme avait tous les droits sur sa famille. Même celui de vie et de mort sur sa femme et ses enfants, sans devoir rendre de comptes à l’Etat. En Inde, lorsque le mari mourait, son épouse s’immolait sur son bûcher de plein gré. Aujourd’hui, elle se contente de se raser les cheveux. 

De nos jours, une situation persiste, se maintenant et s’aggravant toujours davantage : la prostitution. Elle était non seulement permise aux filles non mariées, mais à Babylone, chez les Phéniciens, les Lydiens et chez bien d’autres peuples encore, elle était demandée, voire ordonnée par la religion. A Babel, la puissante capitale de l'empire babylonien, il était prescrit que toute jeune fille devait se rendre au moins une fois en pèlerinage au temple de la déesse Mylitta pour s'y prostituer, en son honneur, au libre choix des hommes qui accouraient en foule. On rapporte de Chéops, roi d'Egypte, qu'il tira du produit de la prostitution de sa fille l'argent nécessaire à la construction d'une pyramide. 
Chez les personnes de confession judaïque, la femme est maudite, car c’est elle qui aurait influencé Adam (que la paix soit sur lui) à pécher. Chez les premiers chrétiens, elle était considérée comme la porte de Satan. En France, en 585 lors du Concile de Mâcon, on se demandait si elle était un être humain et possédait une âme. Et si elle en avait une, était-ce celle d’un animal ou d’un humain ? Ils en conclurent enfin, qu’elle avait une âme d’être humain, mais avait été créée uniquement pour servir l’homme. 

L'Occident se persuade même que la sorcellerie est intimement liée à la nature féminine, et que toute femme est une sorcière en puissance (« Pour un sorcier, dix mille sorcières... »). Les bûchers brûlent surtout à partir du XVe siècle et ne s'éteindront qu'au XVIIe siècle. En France en 1804 dans le Code napoléonien, la veuve n'a aucun droit dans la succession de son conjoint et, si elle désire se remarier, elle est soumise à la décision du conseil de famille. Dans les lois anglaises, elle n’était pas considérée comme citoyenne au siècle dernier, et jusqu’en 1805, l’homme avait le droit de vendre sa femme. En Chine l’année du cheval et de la femme sont mauvais signe. Dans bien d’autres communautés, la femme connaissait ou connaît encore le même sort, voire pire. 

Depuis des siècles, elle subit un avilissement certain et ne bénéficie d’aucune reconnaissance, malgré son rôle capital dans la société. Elle est humiliée, méprisée, négligée, réduite à un objet de désirs et de procréation. Mais, diront-ils, la femme n’est désormais plus considérée comme telle, elle est désormais respectée, fait partie intégrante de la société, dispose de droits équivalent à l’homme. Elle est considérée comme libre et peut travailler dans ce que bon lui semble. Certes, il est vrai que la vision qu’ils se faisaient de la femme a changé… Mais dans quel sens ce changement s’est-il fait ? 

L’émancipation de la femme 


Elle s’est vraiment confirmée vers la deuxième moitié du XXe siècle, quand la femme a commencé à réclamer ses droits, les mêmes que ceux des hommes à tous les niveaux. Droits qu’elle obtient petit à petit au fil des années. Parallèlement, (sous influence ou pas), naît l’idée de s’épanouir, vivre, revendiquer sa liberté, son indépendance et se détacher des mentalités des anciens naquis. 



La femme obtint donc sa « liberté. » Aujourd’hui elle fait ce qu’elle veut au nom de la liberté et de l’égalité, dispose des mêmes droits que les hommes, elle est citoyenne, elle existe et le fait savoir. Cependant, cette liberté est-elle vraiment une liberté comme on l’entend ou est-ce plutôt du libertinage ? Comme on pourrait également se demander si l’émancipation de la femme n’est-elle pas en réalité une belle expression qui dissimule, pour celui qui réfléchit, l’exploitation de la femme 

Ces beaux discours n’ont en effet pas leur place ici. Ce sont en réalité que des cache-misère. Certes il y a eu un changement dans la vision de la femme, mais ce changement ne s’est pas fait véritablement à son avantage. De nos jours, il suffit d’ouvrir les yeux pour voir que la femme n’est toujours pas respectée comme il se doit, même s’ils veulent le faire croire. Il est vrai qu’elle a acquis une liberté ; mais c’est une liberté totale, exemptée de principes, de valeurs, de pudeur ou d’honneur. Elle est passée d’un extrême à un autre, d’une absence de liberté à une liberté sans limite aux fruits amers. 

Ils voudraient faire croire (et malheureusement, beaucoup y ont cru) qu’elle serait complètement l’égale de l’homme dans tous les points, et aurait les mêmes droits que lui,alors que curieusement, certaines inégalités entre les deux sexes persistentPour eux, s’épanouir signifierait l’absence de tabous. Une femme sera femme que si elle n’a pas de règles de conduite. On la pousse à s’habiller de façon très indécente dans la rue en prétendant que c’est cela être une femme épanouie et bien dans sa peau ! Ils répandent la mixité partout, ce qui a pour résultat l’expansion de la perversité, des problèmes conjugaux et de graves atteintes au respect de la personne. Mais aussi la multiplication des rapports avant le mariage, qui conduit à une grossesse pénible, car non voulue et à l’accroissement préoccupant d’enfants illégitimes. La plupart des avortements sont la conséquence de tout cela. En 2002 (en France métropolitaine) 205 627 avortements ont été recensés. On constate même la multiplication d’actes immoraux tels que le viol, dont le nombre déclaré en 2001 a atteint le chiffre de 9 574 et on suppose que ceux qui ont été perpétrés, sans être ébruités, seraient de 4 à 6 fois supérieures. 

Désormais, elle est considérée comme un objet de jouissance et un passe-temps. Ballottée d’un homme à un autre, on s’en débarrasse une fois rassasié sans se soucier de son devenir et de son honneur. Pour bien réussir sans obstacles dans sa vie professionnelle, il faut qu’elle soit « ouverte à toutes propositions. » Le grand savant Ibn Qayyim a dit à propos de la mixité : « Il n’y a aucun doute que la mixité est l’origine de tous maux et de toutes calamités, c’est aussi l’une des plus grandes causes du châtiment d’Allah (sur une communauté). Tout comme elle fait partie des causes de la perversion, qu’elle soit générale ou spécifique. La mixité entre hommes et femmes est la cause de la multiplication de la perversité, de la fornication, de la mort et des épidémies ». 
En 2003, 30 000 personnes vivaient avec le sida en France, où l'on estime à 100 000 le nombre de séropositifs. 7000 personnes ont découvert leur séropositivité en 2004, contre 6.000 en 2003, selon les chiffres communiqués par l'Institut de Veille sanitaire. 

La femme est aussi un très bon argument de vente. En effet, pour convaincre la clientèle d’acheter, il suffit de mettre une femme séduisante à côté du produit. À l’instar des demoiselles du juste prix, on la dénude chaque fois que l’occasion se présente pour la campagne d’un gel douche ou encore pour la promotion d’une voiture ! Il n’y a pas une émission de télévision qui n’ait ses collections de nunuches dévêtuesprêtes à rire à toutes sortes de blagues malencontreuses à leur sujet provenant de la gent masculine, curieusement très satisfaites ! Elle possède souvent des postes en contact avec la clientèle, comme secrétaire, vendeuse ou encore caissière, tout en l’incitant à porter des vêtements toujours plus impudiques dans le but de mieux attirer. Si elle ne le fait pas, on cherchera des femmes beaucoup plus « dociles ». Avant qu’elle soit reconnue comme ayant du talent dans quelque domaine que ce soit, il faut d’abord qu’elle soit belle, qu’elle le montre, et qu’elle joue de tout son charme. 

En réalité, elle n’a acquis aucune liberté dans le vrai sens du terme, mais a plutôt perdu sa dignité, son humanité et sa nature première. Jadis, elle était certainement humiliée, mais faisait quand bien même partie d’une famille. Elle se mariait humblement et possédait un foyer. L’humiliation et le vice n’étaient pas apparents. Aujourd’hui, elle reste toujours humiliée, mais d’une autre manière : elle est réduite à un objet de fantasmes et de convoitises avec lesquelles on passe un peu de bon temps puis on l’oublie. La cellule familiale est quasi inexistante fragilisant ainsi, toute la société, car son rôle est primordial. Depuis cette pseudo-liberté, les vices n’ont fait qu’accroître. La femme n’a point connu d’émancipation positive, mais connaît plutôt une exploitation par des hommes sans aucun scrupule profitant d’elle pour arriver à leurs fins. De même, elle n’a toujours pas obtenu sa liberté dans le sens moral et humain du terme. Et cette soi-disant liberté ne profite qu’aux hommes, qui sont libres d’abuser impunément d’elle, sous les yeux indifférents et complices de tous. En acceptant cette situation, la femme a perdu sa féminité, sa beauté, sa douceur et sa distinction. Elle demande le respect, alors qu’elle tend la main aux irrespectueux. Comment, dès lors, peut-elle l’obtenir ? 

De l’autre côté, il y a l’Islam, religion de juste milieu, ne basculant dans aucun extrême [Ainsi, Nous avons fait de vous une juste communauté afin que vous soyez témoins pour les gens et que le messager soit témoin pour vous ] (s.2 v.143). 

La condition de la femme dans l’Islam. 


Délivrance, amélioration du quotidien et de la situation de l’ensemble des membres d’une communauté, interdisant l’injustice et l’oppression, ordonnant l’équité et le respect de son prochain, l’Islam donna à la femme une place sans équivalent dans aucune autre communauté. Il a reconnu à la femme des capacités et des droits inconditionnels, dans toute gestion d'ordre civil, économique ou personnelle. La femme jouit ainsi de la capacité et du droit d'hériter, de donner, de léguer, de contracter une dette, d'acquérir, de passer un contrat, d'attaquer en justice et d'administrer ses biens. Elle a aussi le droit de choisir librement son mari, de se remarier, après avoir divorcée ou être devenue veuve. Ce dernier droit n'a été reconnu à la femme occidentale que bien tardivement… 

Parmi ses droits sur l’homme, on peut citer par exemple : le versement de sa dot lors de son mariage, subvenir à tous ses besoins, quand bien même elle serait la plus riche des personnes, et cohabiter convenablement avec elle… comme il est mentionné dans le verset suivant : [Et cohabitez avec elles convenablement ] (s.4, v.19).Et le Messager de Dieu r a dit : « Le meilleur d’entre vous est celui qui est le meilleur avec les femmes. » Rapporté par Hâkim et authentifié par Albâny. 

Elle n’est pas obligée de travailler, c’est l’homme qui subvient obligatoirement à ses besoins. Si l’homme venait à refuser d’assouvir ses besoins, alors cela est considéré comme un grave péché. Par ailleurs, si celle-ci venait à travailler, son argent lui appartiendrait et l’homme n’aurait aucun droit dessus. Quant à la double part reconnue à l'homme, dans l'héritage, elle s'explique par les obligations exceptionnelles auxquelles l'homme est astreint, alors que l'exemption de la femme est totale, ses dépenses envers son mari ou ses enfants sont purement volontaires et ceci, quel que soit son degré d'opulence. 

De même, chez les Arabes avant l’Islam, elle n’était pas mieux considérée qu’ailleurs. Donner naissance à une fille était à l’époque, considérée comme une calamité, donc pour s’en débarrasser certains enterraient leurs filles vivantes comme il a été critiqué dans le Coran : [Et lorsqu’on annonce à l’un d’eux [la naissance d’] une fille son visage s’assombrit et une rage profonde [l’envahit]. Il se cache des gens, à cause du malheur qu’on lui a annoncé. Doit-il la garder malgré la honte ou l’enfouira-t-il dans la terre ? Combien est mauvais leur jugement ] (s.16, v.58-59). Elle n’avait quasiment aucun droit. L’homme pouvait avoir autant de femmes qu’il le souhaitaitsans forcément devoir subvenir aux besoins de chacune. Prostitutions, vagabondages et harcèlements étaient monnaie courante en Arabie. 

L’Islam, quant à lui, avait réglementé certaines coutumes païennes, telle la polygamie, qu'il légiféra. Mais, il établit pour le polygame des conditions tellement rigoureuses, que le champ de cette pratique se trouva relativement rétréci. En effet, la polygamie doit s'adapter à certaines exigences telles que l’équité entre les épouses, comme il est mentionné dans le Coran : [Si vous craignez d'être injustes n'épousez qu'une seule femme ] (S 4, v 3), mais aussi, pouvoir subvenir aux besoins de toutes, etc. En Occident, un homme qui a plusieurs maîtresses ne devrait-il pas être considéré comme un polygame ? Pourquoi reproche-t-on aux musulmans leur polygamie alors que celle-ci est contractée par les liens sacrés du mariage alors qu’on applaudit l’homme qui change de femmes toutes les semaines ? 

Le sociologue français Gustave le Bon (1831-1941) l’a d’ailleurs reconnu par ses paroles : « Je ne vois pas en quoi la polygamie légale des Orientaux soit inférieure à la polygamie hypocrite des Européens. Alors que je vois très bien au contraire en quoi elle lui est supérieure ». (La civilisation des Arabes. p. 422) Quant à la polygamie du Prophète qui a toujours été décriée en Occident, elle s’explique surtout par des mobiles d'ordre politique, qui ont incité l'Envoyé de Dieu à ne jamais refuser des offres tribales. Autrement, comment justifier le lien monogame du Prophète avec sa première femme Khadîdja, qui avait alors atteint l'âge de la maturité (40 ans) alors que le Prophète était encore dans la fleur de l’âge (25 ans). Il vécut 25 ans avec elle, sans jamais penser à prendre une autre femme, elle mourut à l’age de 65 ans. 

Dans la plupart des pays occidentaux, un problème persiste : le divorce ? Son taux a atteint les 60 %. Quelle est la signification de ce chiffre ? Cela sous-entend assurément que la structure sociale en Occident n’est pas équilibrée et tend à démanteler les liens entre les époux qui résulte à la destruction du mariage. Ce résultat était facile à prévoir : en Occident, les fréquentations mixtes sont libres à l’excès, la consommation d’alcool est répandue et le manque de pudeur de certaines femmes contribue à l’adultère, mais les hommes sont aussi responsables. Cela est une chose aisée pour ceux qui ne craignent pas Dieu. Dans tous ces pays, la formule est la suivante :hommes, femmes, alcool, nudité, fréquentations libres, ayant pour résultat la destruction du mariage, des enfants illégitimes et malheureux. 

C’est pour toutes ces raisons que l’islam interdit les fréquentations libres, prône l’interdiction de l’alcool, et la préservation de la pudeur, ayant pour résultat la protection du mariage, des enfants légitimes et heureux. Le sociologue français Gustave le Bon l’a également reconnu par ses paroles : « La situation légale de la femme mariée, telle qu'elle est réglée par le Coran et ses commentateurs est bien plus avantageuse que celle de la femme européenne ». (G. Le Bon p. 436). 

Avec l’Islam, la femme retrouva sa dignité, son honneur et son humanité. Elle existe vraiment, tient un rôle concret et est indispensable au maintien de la société. La femme dans Islam est : lumière, pudeur, bon comportement, chasteté, pureté, beauté… Chez elle avec son mari et ses enfants, elle est servie, honorée, chérie, respectée, préservée, et aimée. Elle a été créée à partir de la côte de l’homme, les rendant ainsi inséparable, se complétant, et dépendant l’un de l’autre [Elles sont pour vous un vêtement et vous êtes pour elles un vêtement ] (s.2, v.187). Et le fait qu’ils soient de la même origine comme l’a dit le prophète (paix et salut d’Allah sur lui) : « Les femmes sont les consœurs de l’homme », augmente ainsi le sentiment d’unité et les rapproche par un lien d’interdépendance inaltérable. Rapporté par Tirmidhy et authentifié par Albâny. 

Il doit donc prendre soin d’elle comme de sa propre personne, car elle est une partie de lui-même : [Parmi Ses signes Il a crée de vous, pour vous des épouses pour que vous viviez en tranquillité avec elles, et Il a mis entre vous de l’affection et de la bonté. Il y a en cela des preuves pour des gens qui réfléchissent. ](s.30, v.21), et comme le mentionne un hadith : « Veuillez du bien aux femmes. » Rapporté par Boukhâry et Mouslim. 

Quel que soit sa situation, qu’elle soit épouse, fille, mère, il a été ordonné à l’homme de bien se comporter avec la femme. Faire le contraire est donc une désobéissance et passible d’un châtiment divin. Le Prophète (paix et salut d’Allah sur lui) a en effet dit : « Le croyant qui a la foi la plus parfaite est celui qui a le meilleur comportement. Les meilleurs d’entre vous, sont les meilleurs avec leurs femmes » Rapporté par Hâkim et authentifié par Albâny. L’homme marié doit chérir sa femme, bien lui parler, patienter sur ses défauts, lui apprendre sa religion…

S’il divorce, il doit lui verser une pension et la loger d’une durée de trois menstrues, avant qu’elle ne puisse se remarier, comme il est dit dans le Coran : [Et faites que ces femmes habitent où vous habitez, et suivant vos moyens. Et ne cherchez pas à leur nuire en les contraignant à vivre à l’étroit. Et si elles sont enceintes, pourvoyez à leurs besoins jusqu’à ce qu’elles aient accouché. Puis, si elles allaitent [l’enfant né] de vous, donnez-leur leurs salaires. Et concertez-vous [à ce sujet] de façon convenable ] (s.65, v.6). 

S’il a des filles, qu’il leur apprenne leur religion, les éduque comme il se doit, ne les opprime pas, et elles seront pour lui un accès au Paradis comme il est dit dans le hadith suivant : « Celui qui a une fille, ne l’accable pas, ne la blâme pas, ne fait pas de différence entre elle et son fils : Allah le fera entrer au Paradis. »

Il est aussi rapporté : « Celui qui éduque deux filles jusqu’à ce qu’elles atteignent l’âge de la puberté, lui et moi ressusciterons le jour de la résurrection de cette façon (et il joignit les doigts de sa main.) » Rapporté par Mouslim. 

S’il a une mère, il doit être meilleur avec elle, car elle l’a porté pendant neuf mois. Elle a sacrifié son temps et sa vie pour s’occuper de lui. Il est dit dans le Coran : [ Et Nous avons enjoint à l’homme de la bonté envers son père et sa mère : sa mère l’a péniblement porté et en a péniblement accouché ; et sa gestation et son sevrage durent trente mois ] (s.46, v.15). Il est aussi dit : [Et ton Seigneur a décrété : « N’adorez que Lui, et [marquez] de la bonté envers le père et la mère ] (s.17, v.23). 

Et si cette femme est une étrangère, il doit aussi bien se comporter avec elle. L’aider fait partie de l’Islam et être injuste envers elle est un grand péché, comme le Prophète (paix et salut d’Allah sur lui) a dit : « Ô seigneur ! Je mettrai dans la gêne ceux qui s’en prennent aux droits des deux faibles : l’orphelin et la femme. »Rapporté par Nassâï et Ibn mâjah et considéré comme bon par Albâny. 

La femme est un pilier dans la société dont le bon fonctionnement dépend d’elle. Si elle dévie, c’est toute la communauté qui en paiera le prix comme cela se passe de nos jours. Alors que dans l’Islam, dès les premières décades de l'ère hégirienne, la femme put s'imposer par sa large et efficace participation à côté de l'homme, dans la vie culturelle et sociale de la communauté musulmane. Aicha (épouse du Prophète et fille du ler Calife) avait une profonde érudition, qui à moins de 20 ans, fit d'elle une des plus brillantes figures de l'époque. Les grands compagnons du Prophète venaient la consulter sur les questions juridiques, historiques, littéraires et même médicales. Elle fait d’ailleurs partie de ceux qui rapportèrent le plus de hadiths (actes et paroles du prophète). 

Le prophète r encouragea l’enseignement des femmes, en disant : « Rechercher la science est une obligation pour tout musulman. » Rapporté par Ibn Mâjah et authentifié par Albâny. Cela concerne aussi bien l’homme que la femme. Une femme vint voir le prophète r et lui dit : « Ô messager de Dieu ! Les hommes se sont emparés de toutes tes paroles, consacre-nous donc un moment pour que l’on puisse te rencontrer et nous enseigner ce qu’Allah t’a appris. » Le prophète r dit : « Réunissez-vous ce jour-là et ce jour-ci. » Ce qu’elles firent aussitôt ; durant ces jours, le prophète r leur enseignait ce qu’Allah lui apprenait. Rapporté par Mouslim. 

Désormais, le champ d'action culturel de la femme s'élargit de plus en plus. Ibn Hajar, un des célèbres imams de l'Islam, sera formé avec cinquante de ses condisciples à l'école d'Aïcha Al-Hambalia ainsi qu'à celle de Zeineb, auteur des traités en droit et en Hadith. Dans ses oeuvres biographiques, Ibn Hajar cite plus de quinze cents femmes parmi lesquelles figurent des juristes et des savantes. 

Auprès d’Allah, la femme n’est aucunement inférieure à l’homme dans ses droits. Chacun dispose d’un rôle approprié avec des droits et des devoirs. Une personne n’est supérieure à une autre que par sa piété et non par son origine ou sa richesse, comme il est dit dans le Coran : [Certes, le plus noble d’entre vous, auprès d’Allah, est le plus pieux. Allah est certes Omniscient et Grand-Connaisseur. ] (s.49, v.13). 
Le messager de Dieu r dit également : « Ô vous les gens ! Votre Seigneur est unique et votre père est unique ; vous descendez tous d’Adam et Adam provient de la terre. Assurément, le plus noble d’entre vous auprès d’Allah, est le plus pieux et l’arabe n’a pas plus de mérite que le non arabe sauf s’il se distingue par la piété. » Authentifié par Albâny dans A-targhîb wa A-tarhîb 

En somme, on peut se rendre compte que la femme n’est pas opprimée en Islam. Et ceux qui prétendent le contraire sont, ou des adversaires de la religion, moyennant la ruse et le mensonge pour en éloigner les gens ; ou alors, ce sont des ignorants, qui suivent aveuglément et croient tout ce qui se dit, sans prendre la peine de vérifier ces informations. Par ailleurs, alors que l’Islam nous inculque le bon comportement avec les femmes, certains musulmans n’agissent pas comme il convient. Bien que l’Islam désavoue leurs attitudes, leurs comportements contribuent malheureusement à souiller cette religion, faire fuir les gens et créer par la même occasion des amalgames. Le Prophète r est la meilleure des créatures et un exemple pour tous. Il avait un comportement inégalable avec ses femmes : il était doux et clément envers elles, demandait leur avis, les aidait dans les tâches ménagères, plaisantait avec elles, ne levait pas la voix sur elles et ne les frappait pas… Il est un modèle pour tous[En effet, vous avez dans le Messager d’Allah un excellent modèle [à suivre] ] (s.33, v.21). Il nous incombe donc de le suivre. 

Il n’y a qu’un Islam. Son enseignement se fait à travers le Coran et la Sunna (tradition prophétique) et non pas par les gens. Sinon il y aurait autant d’islams qu’il y a d’individus. Car chacun comprendrait l’Islam à sa manière. En connaissant véritablement ce qu’est l’Islam, on connaîtra alors les musulmans dans le vrai sens du terme, et on évitera ainsi les amalgames et les préjugés. 

La femme est une perle précieuse, il faut donc qu’elle se protège. C’est un trésor à la valeur inestimable, il faut donc qu’elle se mette à l’abri des machiavéliques intentions. C’est pour cette noble raison qui lui a été demandée de se voiler. Son voile n’est autre que sa dignité. 

Dieu dit : [O Prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles : elles en seront plus vite reconnues et éviteront d’être offensées. Allah est Pardonneur et très Miséricordieux] (s.33 v.59). Le voile permet à la femme de se protéger des turpitudes, d’être respectée et de préserver ainsi son honneur et sa pudeur. 

De même, Dieu dit : [Restez dans vos foyers ; et ne vous exhibez pas à la manière des femmes d’avant l’Islam] (s.33 v.33). 
Dieu a conseillé aux femmes du Prophète de rester chez elles, et cela est valable pour toutes les autres femmes. Mais cela ne signifie pas qu’elles doivent être emprisonnées chez elle à longueur de journée. Dans toute chose il y a un juste milieu. En effet, le prophète r n’enfermait pas la femme à la maison, comme ils prétendent ! Au contraire, il lui a permis de sortir lorsqu’elle avait des choses à faire, mais aussi pour rendre visite à ses proches et ses amis, pour rendre visite au malade, etc. Il lui a permis également d’aller à la mosquée, en disant : « N’empêchez pas les femmes d’aller aux mosquées. » Rapporté par Ahmad et Aboû Dawoûd et authentifié par Albâny. 

De plus, le prophète r aimait la compagnie de sa femme lors des invitations et les refusait si jamais l’inviteur n’admettait pas sa femme avec lui. D’après Anas t, qui raconte que le prophète r avait un voisin persan connu pour ses mets délicieux. Ce voisin prépara un plat pour le prophète r et le convia à sa table. Le prophète r lui dit : « Et mon épouse ? (En parlant de son épouse Aïcha qu’Allah l’agrée) » Il répondit : « Non (je ne l’invite pas) » Le prophète r rétorqua : « Je refuse donc. » Le voisin réitéra son invitation et le prophète r lui redemanda : « Et mon épouse ? » Il répondit : « Non (je ne l’invite pas). » Le prophète r rétorqua de nouveau : « Je refuse donc. » Le voisin réitéra une nouvelle fois son invitation et le prophète r lui redemanda : « Et mon épouse ? » L’homme, après trois demandes consécutives dit : « Je suis d’accord. » Le prophète r et Aïcha se levèrent et se suivirent mutuellement jusqu’à atteindre la maison de l’inviteur. » Rapporté par Mouslim. 

La véritable définition de la femme, de la liberté, et du respect se trouve dans l’Islam. La femme ne sera reconnue comme femme que si elle suit ce qui lui aura été demandé. Dans ce cas, elle gagnera le respect ici-bas et le Paradis dans l’au-delà. Le Prophète a dit à cet effet : « Si la femme prie ses cinq (prières), jeûne son mois (ramadan), préserve sa chasteté, écoute son mari : elle entrera au Paradis par la porte qu’elle souhaite. » Rapporté par Ibn Hibbâne et authentifié par Albâny. 

Bernée par une idéologie qui prétend émanciper la femme, mais en réalité la dévalorise. Les personnes derrière cela targuent qu’ils ont libéré la femme, mais enl’animalisant ou en l’instrumentalisant. Elle est victime d’une société insidieuse, mais (curieusement) s’en rendre compte. L’Islam lui a donné sa véritable valeur, une position de respect et des droits sans équivalent. 

Se comporter avec la femme, comme l’Occident le veut, reviendrait à répandre le chaos et l’immoralité qui seraient à leur tour banalisés sur terre comme le montre déjà l’actualité. Se comporter avec la femme comme le veut l’Islam, donc comme Dieu le veut, Créateur, Législateur de lois sages ; aura pour conséquence logique l’harmonie de la société, la sérénité et le bonheur. 



Ecrit par l’association Aux Sources de l’Islam. 

Revu, corrigé et recherche des sources des hadiths par 

Abu Hamza Al-Germâny

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Published by Abou Malik - La Femme

Sheikh AbdulMuhsin Al Qaasim
Imam et orateur de la Sainte Mosquée du prophète 


Ô Musulmans !

La femme musulmane trouve le bonheur en imitant les meilleures femmes qui vécurent pendant le meilleur siècle et qui furent éduquées dans la maison la plus noble, la maison de la prophétie - qu'Allah élève leur rang - ; et des versets du Coran furent révélés pour faire leur éloge, Allah  a dit : Traduction Rapprochee

{Ô femmes du Prophète ! Vous n'êtes comparables à aucune autre femme, si vous êtes pieuses} [Les coalisés : 32].


Des épouses bénies et des femmes illustres ; la première est la femme intelligente, habile, qui est pieuse et a une bonne descendance : Khadijah la fille de Khouwaïlid . Elle fut éduquée à avoir de bonnes vertus morales, à être polie et généreuse ; et elle était chaste et honorable. Les femmes de la Mecque l'appelaient "la pure". Le prophète  l'épousa, et elle fut une très bonne épouse pour lui ; elle l'aida avec sa propre personne, son argent et sa sagesse ; et lorsqu'il était triste , il se réfugiait auprès d'elle et lui divulguait ses soucis. Lorsque la révélation descendit sur lui la première fois, il retourna à elle en ayant le cœur tremblant, effrayé par ce qu'il venait de voir ; et il lui dit : 

"Que m'arrive-t-il ? J'ai eu peur de mourir". Elle le reçu alors avec un cœur ferme et lui dit : 

- "Non ! Je jure par Allah qu'Allah ne t'humiliera jamais". 

L'Islam brilla chez elle et elle fut la première personne qui embrassa l'Islam dans cette communauté. 

Ibn Kathir a dit : 

"Khadijah est la première créature d'Allah qui embrassa l'Islam à l'unanimité des musulmans, aucun homme, ni aucune femme la précéda". 

Les difficultés s'aggravèrent pour le prophète  au début de sa mission, et le tort qu'on lui causait augmenta, elle était alors pour lui un cœur tendre et une opinion perspicace ; lorsqu'il entendait des gens une chose qu'il détestait, puis il retournait à elle, elle le rassurait et le tranquillisait ; le prophète  a dit : 

"Elle cru en moi lorsque les gens me renièrent ; elle cru en ma parole lorsque les gens me traitèrent de menteur ; elle me secourut avec son argent lorsque les gens refusèrent de m'aider ; et Allah m'a donné des enfants avec elle alors qu'Il ne m'a pas donné d'enfants avec les autres femmes" rapporté par Ahmed.

Elle était une femme illustre, obéissante à son époux, et une mère affectueuse ; le prophète  eut tous ses enfants avec elle sauf Ibrahim. Son comportement était élevé, et elle avait de très bonnes qualités ; elle n'a jamais discuté la parole du prophète , et elle ne lui a jamais nui en s'opposant à lui ; le prophète  a dit : 

"L'ange Gabriel est venu me voir et m'a dit : "Annonce-lui la bonne nouvelle d'une maison dans le Paradis en pierre précieuse dans laquelle il n'y a pas de bruit, ni de fatigue" rapporté par Al-Boukhari et Mouslim. 

As-Souhaïli a dit : 

"Il lui a annoncé la bonne nouvelle d'une maison dans le Paradis car elle n'a jamais élevé sa voix sur le prophète , et elle ne l'a jamais fatigué ; donc, elle n'a jamais crié sur lui, et ne lui a jamais causé de tort". 

Son Seigneur était satisfait d'elle, le prophète  a dit : 

"L'ange Gabriel m'a dit : "Lorsque tu iras à Khadijah, salue-la de la part de son Seigneur et de ma part" rapporté par Al-Boukhari et Mouslim. 

Ibn Al-Quayyim RahimahouLlâh a dit : 

"Et c'est un mérite qui n'a pas été reconnu à une autre femme qu'elle". 

Allah  l'aima, les anges l'aimèrent et le messager  l'aima ; le prophète  a dit : 

"Allah m’a donné son amour" rapporté par Mouslim. 

Lorsque le prophète  la mentionnait, il élevait son rang et remerciait sa bonne compagnie, Aïcha  a dit : 

"Lorsque le prophète  mentionnait Khadijah, il ne se lassait pas de faire son éloge et de demander à Allah de lui pardonner". 

Il préserva son amour pour elle et sa loyauté envers elle ; alors, il était généreux envers ses amies après sa mort. 

Aïcha  a dit : 

"Et parfois, il égorgeait une brebis, puis la coupait en morceaux et les envoyait aux amies de Khadijah. Et parfois, je lui disait : "C'est comme s'il n'y avait pas dans ce monde une autre femme que Khadijah". Alors, il disait : 

"Elle était ainsi et ainsi, et j'ai eu des enfants avec elle" rapporté par Al-Boukhari. 

Le prophète  entendit la voix de sa sœur après sa mort, il fut alors très triste et dit : 

"Elle m'a fait me rappeler de Khadijah". 

Elle était complète dans sa religion, sa raison et son comportement, le prophète  a dit : 

"Beaucoup d'hommes ont atteint la perfection, mais il n'y a que trois femmes qui ont atteint la perfection : Mariam la fille d'Imraane, Aassia la femme de Pharaon et Khadijah la fille de Khouwaïlid" rapporté par Ibn Mardawaï. 

Elle a surpassé les femmes de cette communauté dans la piété, l'honneur et l'élévation ; le prophète  a dit : 

"La meilleure de ses femmes - c'est-à-dire à son époque - était Mariam la fille d'Imraane ; et la meilleure de ses femmes - c'est-à-dire dans cette communauté - est Khadijah" rapporté par Al-Boukhari et Mouslim. 

Elle se réforma elle-même et réforma chez elle, et elle obtint les fruits de ses efforts ; elle devint alors, ainsi que sa fille parmi les meilleures femmes du monde dans le Paradis ; le prophète  a dit : 

"Les meilleures femmes du Paradis sont : Khadijah, Fatima, marie et Aasiah" rapporté par Ahmed et An-Nassaa'i. 

Elle avait une place importante dans le cœur du prophète , il ne s'est pas marié avec une femme avant elle et il n'a pas épousé une femme [une concubine] avec elle jusqu'à ce qu'elle mourut ; il fut très triste à cause de sa perte, Ad-Dhahabi RahimahouLlâh a dit : 

"Elle était une femme intelligente, honorable, pieuse, chaste et généreuse faisant partie des habitants des gens du Paradis".


Et dans la maison de sincérité et de piété, est née Aïcha la fille d'Abou Bakr le véridique ; elle grandit dans la maison de la foi ; sa mère, sa sœur Asma et son frère sont parmi les compagnons du prophète , et son père est le véridique de cette communauté. 

Elle grandit dans la maison de la science, son père était le savant de Quouraïch et leur généalogiste ; Allah lui donna une grande intelligence et une très bonne mémoire. Ibn Kathir RahimahouLlâh a dit : 

« Il n’y a jamais eu dans les communautés une femme comme Aïcha concernant sa mémoire, sa science, son éloquence et son intelligence ; elle dépassa les femmes comme elle dans la science et la sagesse ; Allah lui donna la compréhension de la jurisprudence islamique et la mémorisation des poèmes ; et elle avait une grande connaissance des sciences religieuses ». 

Ad-Dhahabi RahimahouLlâh a dit : 

« Elle est la femme la plus instruite en science religieuse de toute la communauté, et je ne connais pas dans la communauté de Mohammed, et plus exactement parmi toutes les femmes, une femme qui a plus de science [de connaissance] qu’elle ». 

Elle fut plus élevée que les autres femmes grâce à ses mérites et ses bonnes relations. Le prophète  a dit : 

"Le mérite d’Aïcha par rapport aux autres femmes est comme le mérite du pain trempé dans la soupe par rapport au reste de la nourriture" rapporté par Al-Boukhari et Mouslim. 

Le prophète l’aima, et il n’aimait que les bonnes choses. Amr ibn Al-‘Aass dit : 

« Quelle est la personne que tu aimes le plus, ô messager d’Allah ? ». Il dit : 

"Aïcha". Je dis : 

« Et parmi les hommes ? ». Il dit : 

"Son père" rapporté par Al-Boukhari. 

Elle est la seule femme vierge avec laquelle il s’est marié, et la révélation n’est pas descendue sous les couvertures d’une autre femme qu’elle ; elle était chaste, elle adorait beaucoup son Seigneur, et elle ne sortait de chez elle que le soir afin que les hommes ne la voient pas. Elle a dit au sujet d’elle-même : 

- « Nous ne sortions que le soir ». 

Elle réalisa la parole d’Allah  : TR

{Restez dans vos foyers ; et ne vous exhibez pas à la manière des femmes avant l'Islam (Jahiliyah)} [Les coalisés : 33].

Al-Quourtoubi RahimahouLlâh a dit : 

« Et la législation islamique exige que les femmes restent chez elles et qu’elle évitent de sortir sauf si cela est nécessaire ; et si elles doivent absolument sortir qu’elles le fassent en ne portant aucune parure et en se couvrant complètement ». 

Et Allah éprouve ceux qu’Il aime, et l’épreuve est faite selon le degré de la foi ; on la calomnia lorsqu’elle avait douze ans, elle dit : 

« J’ai pleuré jusqu’à ce je ne dorme plus et les larmes n’arrêtaient pas de couler, et jusqu’à ce que mes parents crurent que les pleurs allaient fendre mon foie » ; et l’épreuve devint encore plus difficile pour elle, elle a dit : 

« Jusqu’à ce que mes larmes ne coulent plus et je ne ressentais plus aucune larme) ». 

Ibn Kathir RahimahouLlâh a dit : 

« Alors, Allah la secourut et fit descendre son innocence dans dix versets qui sont récités de tout temps ; Il éleva donc son honneur et son rang, afin que sa chasteté soit entendue alors qu’elle était encore dans son enfance ». 

Allah témoigna donc qu’elle est parmi les femmes pieuses et Il lui promit un pardon et une subsistance agréable ; elle ne cessa d’être éveillé en restant avec le prophète  pour le soigner et être à son service jusqu’à ce qu’il mourut dans sa maison, sa nuit [c’est-à-dire la nuit qu’il passait toujours avec elle, car il avait plusieurs femmes], et sur sa poitrine.


Et celle qui avait un cœur pur : Saoudah la fille de Zam’âh ; elle est la première femme que le prophète  épousa après Khadijah et elle resta seule avec lui pendant environ trois ans. Elle était noble, Allah lui donna la pureté du cœur, et elle donna son jour [le jour que le prophète  doit passer avec elle] à Aïcha pour la satisfaction du cœur du messager d’Allah  en recherchant ainsi la satisfaction de son Seigneur.


Et celle qui priait et jeûnait beaucoup : Hafsa la fille du prince des croyants Omar ibn Al-Khattab  ; elle grandit dans la maison qui secourut la religion et fit apparaître la vérité, sept personnes de sa famille participèrent à la bataille de Badr ; Aïcha  a dit à son sujet : 

« Elle est celle qui s’élevait [en rang] avec moi parmi les femmes du prophète  ».




Et celle qui dépensait beaucoup : Zaïnab la fille de Khouzaïmah Al-Hilaaliyah, celle qui dépensait et s’empressait de faire le bien ; elle demeura avec le prophète  deux mois, puis mourut.


Et celle qui accomplit l’émigration pour la satisfaction d’Allah : Oum Habibah Ramlah la fille d’Abou Soufiane. Aucune de ses femmes n’a une descendance plus proche de lui qu’elle ; et aucune de ses femmes n’a reçu une dot plus élevée qu’elle ; et aucune des femmes qu’il épousa était plus éloignée qu’elle au moment du mariage, il l’épousa alors qu’elle se trouvait en Abyssinie où elle s’était enfuie avec sa religion ; et le Roi d’Abyssinie lui donna la dot à la place du prophète  et il l’a prépara pour qu’elle puisse aller le rejoindre.


Et celle qui était patiente et pudique : Oum Salamah  la fille d’Abou Oumaïyah ; elle était parmi les premières femmes qui émigrèrent, et lorsqu’elle voulut émigrer à Médine avec son mari Abou Salamah, sa tribu la sépara de son mari et de son petit garçon ; elle a dit : 

« Chaque jour, je sortais et je m’asseyais sur la vallée et je pleurais jusqu’au soir, et ceci pendant une année complète ou environ une année, jusqu’à ce qu’ils eurent pitié de moi et me rendirent mon petit garçon ». 

Sa certitude en Allah est ferme, son mari Abou Salamah mourut, elle dit alors une invocation prophétique, et Allah lui donna le messager d’Allah  comme mari. Elle a dit : 

« J’ai entendu le messager d’Allah  dire : 

« Tout musulman qui est atteint d’un malheur et dit : « Nous appartenons à Allah et c’est vers Lui que nous retournerons. O Seigneur ! Récompense-moi pour le malheur qui m’atteint, et remplace-le moi par une chose meilleure », Allah le lui remplacera par une chose meilleure ») ». Elle dit : « Lorsqu’Abou Salamah mourut, je dis : « Quel est celui parmi les musulmans qui est meilleur qu’Abou Salamah ! La première maison qui émigra pour rejoindre le messager d’Allah . Puis, je dis cette invocation ; Allah me le remplaça alors par le messager d’Allah  » rapporté par Mouslim. 

Donc, dites cette invocation lorsqu’un malheur vous atteint, Allah vous remplacera votre malheur par une chose meilleure.


Et la mère des pauvres : Zaïnab la fille de Jah’che, elle est la fille de la tante du messager d’Allah . Elle obtint le bienfait de la noblesse, de la descendance, de l’honneur et de la beauté ; Abou Nou’âïm a dit à son sujet : 

« Elle est celle qui craint Allah, qui est satisfaite et qui est pieuse ». 

Allah la maria à Son prophète  par le texte de Son Livre sans tuteur et sans témoin, Il  a dit : TR

{Puis quand Zaïd eût cessé toute relation avec elle, Nous te la fîmes épouser} [Les coalisés : 37].

Le mariage du prophète avec elle est une bénédiction pour les musulmanes jusqu’au jour du jugement lorsque le voile fut prescrit aux filles d’Adam après qu’il l’épousa, afin que le voile soit une protection de l’honneur, de la chasteté et de la pureté. 

Elle était généreuse envers les pauvres et les faibles, elle accomplissait beaucoup d'actes de bienfaisance et elle donnait souvent l'aumône ; et malgré l'honneur et l'élévation de son rang, elle travaillait de ses propres mains, elle tannait le cuir, puis le trouait avec une alêne et le recousait ; ensuite, elle donnait l'aumône de l'argent qu'elle gagnait. Aïcha  a dit à propos d'elle : 

- "Je n'ai jamais vu une femme meilleure dans la religion que Zaïnab, ni plus pieuse, ni plus véridique dans la parole, ni plus préservatrice des liens de parenté, ni plus généreuse".


Et l'adoratrice : Jouwaïriyah la fille d'Al-Haarith de la tribu d'Al-Moustaliq ; son père était un chef à qui les gens de sa tribu obéissaient, et elle fut une bénédiction en elle-même et pour sa famille. Aïcha  a dit : 

« Je n’ai jamais vu une femme qui fut une bénédiction pour sa tribu plus qu’elle ». 

Elle adorait beaucoup son Seigneur, elle était résignée à la volonté de son Seigneur, elle s’asseyait à l’endroit où elle priait et invoquait Allah jusqu’à midi, elle a dit : 

« Le Messager d’Allah  vint me voir un matin alors que j’invoquais Allah ; puis, il partit pour accomplir ses besoins et revint un peu avant midi ; et il dit : 

"Tu es toujours assise - c’est-à-dire à invoquer Allah - ?". Je dis : 

-« Oui ». rapporté par Mouslim.


Et Celle qui est de haut rang : Safia la fille de Houyaï de la descendance d’Aaron . Elle était noble, intelligente, d’un rang élevé, pieuse, indulgente et respectueuse. Le prophète  lui a dit : 

"Tu es la fille d’un prophète - elle est de la descendance d’Aaron -, ton oncle est un prophète - c’est-à-dire Moïse -, et tu es l’épouse d’un prophète" rapporté par Tirmidhi. 

Le repas de noce du prophète  le jour de son mariage avec Safia, était composé de beurre fondu, de fromage et de dattes ; et ce fut un mariage facile et béni.


Et Celle qui préserve les liens de parenté : Maïmounah la fille d’Al-Haarith Al-Hilaaliyah, elle est parmi les femmes illustres ; Allah lui donna un cœur pur, une intention sincère et l’assiduité à l’adoration ; Aïcha  a dit : 

« Elle était celle qui craignait Allah le plus parmi nous, et celle qui préservait le plus les liens de parenté ».



Ô Musulmans ! 

Voilà la vie des femmes éternelles dans l’Islam, les mères des croyants, leurs qualités sont brillantes ; elles rassemblèrent entre les beautés et les vertus. Les femmes des musulmans doivent faire qu’elles soient une lumière pour la vie ; elles doivent les imiter dans la religion, les qualités, la crainte d’Allah, l’obéissance complète à Allah et à Son messager, l’assiduité à l’adoration, l’augmentation des bonnes œuvres, la sincérité dans la parole, la préservation de la langue, la dépense pour les pauvres, le soulagement des tourments des faibles, les efforts accomplis pour l’éducation des enfants et la patience pour la correction de leurs défauts ; de même qu’elles doivent les imiter dans la recherche de la science religieuse, elles doivent interroger les savants versés dans les sciences de la religion, porter le voile, être chastes et rester chez elles ; elles doivent s’éloigner des doutes et des envies bestiales, se méfier d’avoir beaucoup de souhaits et d’espoir dans l’avenir, de la distraction dans la vie ou de donner de l’importance à l’apparence en ayant l’intérieur corrompu ; elles doivent se méfier aussi de regarder ce qui est interdit, de parler aux hommes, d’écouter ceux qui les appellent à étaler leurs charmes et à se mélanger aux hommes. Et l’élévation et la gloire de la femme se trouvent dans sa religion et son voile. 

Je cherche refuge auprès d’Allah contre satan le maudit : TR 

{Ô Prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles : elles en seront plus vite reconnues et éviteront d'être offensées. Allah est Pardonneur et Miséricordieux} [Les coalisés : 59].

Ô Musulmans ! 

Les femmes du prophète  vécurent avec lui dans des maisons modestes, dans des chambres qui étaient construites avec des briques cuites au soleil et des branches de palmier, mais elles étaient remplies de foi et de piété. Elles patientèrent avec le messager  et endurèrent la pauvreté et la faim ; parfois, le feu n’était pas allumé dans leurs maisons durant un mois ou deux ; et parfois, durant plusieurs jours, il n’y avait dans leurs maisons qu’une seule datte ; et parfois, il n’y avait que de l’eau sans aucune nourriture. Elles vécurent avec résignation et endurance à la faim, et en patientant pour obtenir ce qu’Allah leur a promis : TR 

{La vie dernière t'est, certes, meilleure que la vie présente} [Ad-Douha : 4].

{Et celle d'entre vous qui est entièrement soumise à Allah et à Son messager et qui fait le bien, Nous lui accorderons deux fois sa récompense, et Nous avons préparé pour elle une généreuse attribution} [Les coalisés : 31].

Il épousa cinq d’entre elles  alors que leur âge était entre quarante et soixante ans ; il réalisa ainsi le fait de s’occuper des veuves et de leurs enfants orphelins. Il épousa Khadijah alors qu’elle était âgée de quarante ans, et elle avait trois enfants d’un autre homme, et il ne s’était jamais marié avant elle. Il épousa Zaïnab la fille de Khouzaïmah alors qu’elle était veuve et proche de soixante ans. Il épousa Oum Salamah alors qu’elle était veuve et avait six enfants. Et il épousa Saoudah alors qu’elle était veuve et âgée de cinquante-cinq ans. Il épousa des femmes parmi ses proches parents, les filles de son oncle et de sa tante ; et il épousa des femmes éloignées. Il fut pour elles un époux miséricordieux, bienfaisant, généreux, il avait de bonnes relations avec elles, il leur souriait toujours, et il était doux avec elles. 

Donc, celui qui désire le bonheur, doit prendre le meilleur des hommes comme modèle pour lui ; et que la musulmane rejoigne le cortège de ses épouses pieuses, car il n’y a de succès pour la femme qu’en imitant leurs actions dans le port du voile, la piété et la bienfaisance envers l’époux et les enfants.

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Source : Ribaat

En ces jours, l’Afghanistan est illuminé par la lumière de l’Islam. La Shariah a été imposée. 1.6 million de Martyrs ont donné leur sang pour préparer le chemin à cette imposition. Le rôle des femmes courageuses au côté des martyrs vaut aussi la peine d’être mentionné. Elles ne supportent pas seulement la souffrance de la Hijrah, mais elles motivent aussi leurs frères et leurs fils à se lever pour le Jihad et il y eut aussi certaines femmes qui s’engagèrent directement dans la résistance contre les communistes.

En 1979, lorsque l’Union Soviétique attaqua l’Afghanistan, les Moujahidines de l’Islam ont tenu dans la fortification de ce pays. Les femmes ont aussi donné de merveilleux exemples de résistance. En ce qui concerne le rôle des femmes dans le Jihad Afghan, il est assez évident que le nombre de telles femmes n’est pas très élevé, car dans une société Afghane traditionnelle, ce n’était pas possible, et à cause des circonstances critiques, un nombre important de civils ont émigré. Mais à certaines périodes, beaucoup de femmes ont mené à bien certaines opérations militaires. Parmi elles, on se remémorera une Moujahidah anonyme avec des mots en or dans l'histoire. Cette grande Moujahidah empêcha un convoi entier des soldats de circuler durant plusieurs heures. Sa bravoure fut même approuvée par les soldats Russes et la chose qui vaut la peine d’être mentionnée à son sujet est qu’elle avait seulement neuf [9] ans ! Et elle atteignit le martyre lors de cette opération [Elle sera citée en détail plus tard]. Ainsi étaient les femmes d’Afghanistan qui envoyèrent leurs êtres chers au front et leur firent faire serment de bravoure.

Certaines des plus grandes histoires des courageuses femmes Afghanes sont relatées dans ce qui suit. La première histoire « Une Grande Dame dans la Bataille de Jalalabad » concerne une femme Arabe, mais du fait qu’elle prit part au Jihad en Afghanistan, elle est mentionnée dans ce chapitre.


« Une Grande Dame dans la Bataille de Jalalabad »

Cette histoire concerne une grande dame Arabe, racontée en Arabe par son fils. Voici la traduction de l’histoire avec les mots de son fils :

« J’habite à La Mecque et ma maison est très proche de Baitullah. Elle est si proche que nous pouvons clairement entendre l’Adhan. J’étais inspiré par l’Occident et je fus victime de leurs propagandes. Comme d’autres Arabes, je restais sourd aux pleurs de l’humanité oppressée. J’admirais les manières mécréantes de l’Occident. Après avoir terminé mes études, je décrochai un travail dans une compagnie aérienne, et je décidai de m’installer à Londres. Je revins après un certain temps pour me marier. J’étais occupé aux préparatifs du mariage lorsque mon ami me raconta que « la bataille entre le la Mécréance et l’Islam avait commencée en Afghanistan et les Soviétiques arrivaient en étalant leur pouvoir pour éteindre la lumière d’Allah. Les Soviétiques tuent et pillent. Le temps est venu pour les Musulmans de s’unir et de combattre ces Puissances Mécréantes et d’être prêts pour le Jihad sur le Sentier d'Allah. »

Je fus surpris d’entendre ses mots. J’étais aveuglé par le luxe et combattre les mécréants était totalement opposé à mes opinions. La nation qui nous avait montré la voie du progrès, pourquoi devrions-nous la combattre ? Je répondis à mon ami Moujahid « tu es sans doute devenu fou ». Je revins chez moi et racontai cette nouvelle à ma mère.

Alors que je lui racontais, j’observais son visage. Je fus choqué de la voir pleurer. Je lui demandai pourquoi elle pleurait. Elle me dit tristement : « Pour l’amour d’Allah, emmène-moi en Afghanistan, je veux tomber en martyre dans le sentier d’Allah. »

Les paroles de ma mère s’abattirent sur moi comme un coup de tonnerre. Je ressentis un profond dégoût pour moi-même. Les visages de tellement de ces mères qui avaient été victimes de l’oppression des mécréants à cause de ma négligence se mirent à tourner autour de mes yeux. Je pouvais voir leurs frêles mains près de ma gorge. « Emmène-moi en Afghanistan ». La voix de ma mère me secoua à nouveau.

Je dis à ma mère bien-aimée : « Chère mère, tu n’as pas besoin d’aller là-bas. Je suis prêt à me sacrifier en ton nom. »
Elle répondit fermement « Je veux participer moi-même. »

Je me sentis impuissant face à sa fermeté. Nous décidâmes alors que je partirais en premier et trouverais un endroit où séjourner et d’autres choses, et que j’amènerais ma mère plus tard. Ma mère accepta difficilement, mais elle me quitta joyeusement. Après avoir atteint le Pakistan, je trouvai un endroit pour séjourner et revins pour ramener ma mère à Peshawar avec moi. Je la trouvai à l’hôpital et selon les médecins, elle était aux derniers stades de sa vie. Je lui dis que j’étais venu pour l’emmener en Afghanistan. Lorsqu’elle entendit cela, un courant électrique parcourut son corps fragile et toute trace de la maladie disparut.

Le jour suivant, je fus surpris de voir que ma grand-mère vendait tous ses biens et tous ses bijoux pour en faire don aux Moujahidines. Je quittai mes enfants en pleurs et je pris la direction de Peshawar avec ma mère. En atteignant Peshawar, elle devenait bien plus agitée pour atteindre le front. Lorsque je demandai à mon Emir de permettre à ma mère à participer, il décida de parler à ma mère lui-même. En voyant l’Emir, ma mère fut extrêmement joyeuse et lui donna tout l’argent. L’Emir lui dit que c’était assez venant de sa part et que partir au front n’était pas approprié pour elle. Elle n’osa pas refuser face à l’Emir mais elle en devint extrêmement triste. Elle partit alors et je restai avec l’intention de rester au front pour le reste de ma vie.

Quelque temps seulement s’était écoulé lorsque je fus informé que ma mère était très malade et pleurait tout le temps par amour pour le martyr, et qu’elle avait atteint Islamabad à telle et telle date. Je partis pour Islamabad. L’état émotionnel de ma mère m’avait mis dans un état très agité. Elle me dit que cette fois elle était venue pour se sacrifier pour la prédominance de l’Islam et qu’elle n’avait aucune intention de repartir. J’emmenai ma vieille mère au front à Jalalabad. Ma mère était tellement contente que ses larmes ne pouvaient s’arrêter de couler. En ce jour, la Mécréance doit être ébranlée. Les mains faibles de cette vieille femme semblaient si fortes.

Nous atteignîmes le front de Jalalabad. Tous les jeunes Moujahidines commencèrent à scander des slogans enthousiastes en voyant une vieille femme se battre pour la prédominance de l’Islam. Certains moments ne peuvent jamais être oubliés. Ils deviennent une partie de l’Histoire…
Ma mère avait juste atteint le front lorsque les ennemis de l’Islam commencèrent à tirer des mortiers pour éteindre la splendeur de l’Islam.

Ceux qui participent au Jihad savent à quel point un tel moment est agréable pour un Moujahid. Les Mujahidines firent donc avancer ma vieille mère contre la soi-disant Super Puissance.

Elle psalmodiait Bismillah et Allahu Akbar pour mettre le mortier dans le canon et ainsi, avec un Takbir, elle le tira sur les ennemis. Ces cinq heures furent un désastre pour les mécréants. Comme d’habitude, les avions Russes ripostèrent en bombardant l’endroit. Par conséquent, tous les Moujahidines partirent pour leurs bunkers, mais cette femme Moujahidah resta au cœur du champ de bataille. Elle levait ses mains en priant Allah le Tout Puissant : « Ô Allah, bénis moi avec le martyre »

Elle resta là à prier pour atteindre le martyr pendant un long moment. Elle priait comme ceci : « Ô Allah ! Si tu n’as pas écrit le martyre dans mon destin alors blesse-moi dans Ton chemin. Je ne veux pas te rencontrer le Jour du Jugement sans aucune marque du Jihad ». Sa prière fut exaucée et cette grande femme reçu le cadeau d’être blessée dans le sentier d’Allah, elle retourna ainsi heureuse chez elle.
[Moujahid ki Azaan Partie II]

La Jeune Moujahidah

Les féroces tanks Russes écrasaient des pierres et des buissons tandis qu’ils avançaient. Les montagnes bougeaient sous le bruit des tanks et des slogans des soldats Russes. Il y avait des drapeaux rouges sur les tanks et sur les véhicules. Les soldats Russes avançaient sans aucune peur car leurs sources d’information les avaient informés que toutes les villes devant avaient été abandonnées et les gens avaient déjà fui. L’état des villes, des maisons désertées, et des routes vides était reconnu dans ces rapports. Par conséquent, cette armée avançait sans crainte. Chaque soldat de ce convoi avait en tête de dangereuses idées. L’amour de la Mécréance et la haine de l’Islam étaient dans chacun de leur cœur. Comme les Tatars, ils projetaient de bâtir des tours de crânes. Ils poursuivaient leur chemin lorsque…

Soudain, quelqu’un se mit à tirer depuis une petite montagne qui était en face d’eux. Les lâches commencèrent à trembler de peur. Les tirs étaient très intenses, de plus, ils étaient totalement inattendus. L’ennemi endura quelques pertes. Cette attaque surprise sema la terreur dans leurs cœurs. La procession s’était arrêtée. Les tanks, les canons, les mitrailleuses des communistes commencèrent à faire feu en direction des montagnes. Les soldats prirent position dans différents buissons pour stopper cette attaque inattendue. Tout l’endroit fut secoué sous cet intense contre-feu des Russes.

Le ciel était assombri par des nuages de fumée noir. Le bombardement de l’ennemi avait presque détruit la montagne en face d’eux. Ils furent alors convaincus que l’attaquant avait péri. Ils allaient continuer leur chemin lorsque, tout-à-coup, quelqu’un commença à faire feu à nouveau d’une montagne adjacente sur la droite. Cette attaque soudaine tua beaucoup de soldats communistes et ils quittaient leurs rangs dans un chaos complet. Une fois encore, ils répondirent par un puissant bombardement – plus intense que précédemment. A cause d’un tel chaos et de la mauvaise organisation, beaucoup de soldats Russes commencèrent à tuer leurs propres soldats. Un grand nombre de soldats russes furent blessés par leur propre mortier. Toute la scène fut désertée dans un chaos total. Les tirs de mortier continuèrent pendant un long moment jusqu’à ce que les tirs provenant de l’attaquant inconnu cessent.

Le commandant donna l’ordre d’avancer avec une peur extrême à l’esprit et dans les cœurs de ses soldats. Ils étaient certains que l’attaquant était fini mais même alors, ils avaient peur. Ils avaient déjà enduré beaucoup. L’armée avait à peine commencé à bouger lorsque des tirs éclatèrent à nouveau du côté droit de la montagne.

Beaucoup de soldats ennemis gisaient blessés – nageant dans leur propre sang. Cette attaque désorganisa leurs rangs et colonnes en un chaos désastreux. Les tanks commencèrent à riposter. Les soldats Russes commencèrent à courir dans toutes les directions. Beaucoup tremblaient de peur derrière leurs camions. Cette fois encore, les Russes endurèrent un coup sévère. A cause d’une mauvaise évaluation, leurs propres véhicules et tanks furent détruits. Les appelants à la révolution rouge mouraient dans leur sang rouge. Personne ne savait où était leur cible. Le stock de munitions était presque épuisé. L’armée s’organisait à nouveau difficilement. Leur plan de progression fut changé et maintenant ils voulaient plutôt s’encourir. Personne n’était prêt à avancer. Les montagnes de corps morts les empêchaient d’avancer.

Leur commandant conçut un nouveau plan et ordonna à ses guérillas de grimper sur la montagne d’où provenaient les tirs. Les soldats ennemis commencèrent à ramper sur la montagne avec leurs grenades et leurs Kalashnikovs. Les tanks étaient en état d’alerte sur leurs positions, prêts à combattre un assaut surprise. Les guérillas avaient fouillé toutes les montagnes mais il n’y avait aucun signe d’un attaquant, mort ou vivant.
Chacun se demandait où l’attaquant pouvait avoir disparu si vite. Survivre à un bombardement si intense était presque impossible et même si l’attaquant avait survécu, où pouvait-il être allé ? Les soldats cherchaient avec leurs chiens.

Pour finir, ils trouvèrent de petites traces de pas. Les soldats russes tremblaient de peur pendant qu’ils suivaient les traces de pas. Les traces de pas devenaient plus proéminentes et les menèrent à la personne qu’il cherchaient, mais il apparut qu’il ne s’agissait pas de traces de pas d’un soldat ou d’un Moujahid. Les traces de pas menaient à une flaque de sang. Personne ne voulait en croire ses yeux. En face d’eux, gisait une fillette Afghane Musulmane de 9 ans, avec une Kalashnikov à la main.

La couverture était carbonisée. L’ennemi se lamentait sur sa lâcheté. La fillette Moujahidah gisait morte dans une mare de sang. Elle était en face d’eux… celle qui les empêcha d’avancer pendant plusieurs heures. L’enfance et l’innocence rayonnaient sur son modeste visage. La fillette refusa de partir de sa maison et décida plutôt de venger le sang de ses parents. Ses petites mains seules avaient pris la lourde tâche de défendre l’Islam. Cette petite fille causa un lourd dommage à un convoi entier et tua de nombreux soldats.

Ainsi, en suivant le chemin de ses prédécesseurs, elle sacrifia sa vie pour atteindre le Martyre. Cette petite fille défia les jeunes gens de cette Ummah. Elle offrit sa vie à Allah en remerciements de la bénédiction de l’Iman et fit savoir au Kufr que pour combattre vos armées, les filles de l’Islam seules suffisent. Vos rêves d’invasion dans ce pays béni sont une illusion. Vous serez humiliés et expulsés de ce pays.

Cette petite fille embrassa le Martyre pour apprendre aux ennemis de l’Islam que bien que notre nation ait oublié l’histoire de ses prédécesseurs, les sœurs de Maudh et Muadh r.a [les enfants qui tuèrent Abu Jahl] sont toujours vivantes. Ô ennemis de l’Islam, tant que ces filles sont vivantes, vos buts répugnants ne seront jamais atteints !

Saeedah Bibi

Dans un village appelé Astor [ou Istor], dans la province de Lughman [Afghanistan], vivait une jeune fille de 16 ans appelée Saidah Bibi. Son frère Shayr Afzal était un communiste dévoué. Les Russes tuaient des Musulmans innocents depuis que la révolution rouge affluait. Un jour, les Russes démoniaques et d’autres soldats de l’armée rouge menèrent une attaque de grande envergure durant laquelle ces brutes sans pitié tuèrent plus de cent hommes, femmes et enfants innocents.

Les rues étaient remplies de corps morts d’hommes et d’animaux. Les ruisseaux et les canaux étaient remplis de sang. La fumée s’élevait des maisons abandonnées, portant un appel d’innocents enfants et de leurs mères. Lorsque Shayr Afzal atteignit sa maison avec quelques soldats communistes barbares, sa sœur Saidah Bibi l’accueillit chaleureusement. Elle félicita son frère et lui dit : « Tu as accompli une grande chose. Tu as détruit les ennemis de la révolution, et j’en suis extrêmement heureuse. Je veux moi-même partir et vous aider contre vos ennemis mais je souhaite que cette nuit vous restiez chez moi, en tant qu’invités, et que vous partiez le lendemain. Son frère et cent [100] communistes russes acceptèrent son invitation et restèrent chez elle pour la nuit.

Cette courageuse jeune fille prépara leur dîner et le leur apporta. Après ça, les soldats russes restèrent sans connaissance sous l’effet du vin. Lorsque Saidah vit qu’ils étaient dans un profond sommeil, elle prit une épée et tua chaque russe. Alors elle réveilla son frère et dit : « Mon frère bien-aimé, lève-toi et regarde tes compagnons. »

Lorsque le frère vit leurs corps sans vie, il hurla sur elle, mais cette jeune fille honorable lui répondit « Pourquoi es-tu si choqué, je fais la même chose que toi. Tu as vu de tes yeux le sort de tes compagnons et je crois qu’un jour, tous les Russes et ceux qui les suivent seront humiliés de la même manière. Je crois aussi que les sacrifices des Musulmans ne seront pas vains. Un jour, l’Afghanistan sera libéré. »

Le frère, en voyant la foi de sa sœur, lui demanda pardon, mais la jeune fille refusa d’accepter ses excuses, et dit « Même si je te pardonne ; Allah, notre religion, notre pays, nos enfants innocents, les personnes âgées et les femmes ne te pardonneront jamais. Après avoir dit cela, elle décapita son frère. Saidah Bibi trouva le Martyre lors d’un bombardement, tuée par un hélicoptère de combat, mais on se rappelle toujours d’elle comme l’une des plus courageuses femmes de l’Histoire Afghane.

Le Prophète (saws) a dit :

" Hamza est le maître des martyrs, et aussi toute personne qui va chez un dirigeant oppresseur pour lui ordonner (le bien) et lui interdire (le blâmable) et qui ensuite se fait tuer !"

Non, l'Islam n’est pas descendu pour une quelconque « paix » étrange, au sens qu’il tolère la Mécréance, mais dans le but de libérer les gens du culte des créatures, et les tourner vers le culte du Créateur.

Savez-vous mieux que le Prophète (saws) et ses nobles Sahabah, qui menèrent des dizaines de guerres, quel est le droit chemin ?




http://www.isl.org.uk -->جامعةءاهلسنتوجماعتايران

par Abu Muntasir Al Balushi Al Irani

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Le Minhaj (Voie) de Ahlou Sounna wa-l-Jama'a ce qui veut dire la voie de la Sounna et du Concensus, ou bien le minhaj des Salaf-Sâlih la voie des pieux prédécesseurs, tout cela revient au même c'est la voie à laquelle nous restons ferme, cette voie c'est celle du Prophète sala Allahu alayhi was Salam.

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