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Il y a deux sortes d'usure : l'usure de l'intérêt (nassi'a) et l'usure de supériorité (fadhl)

 

- L'usure de délai (nassi'a) est l'éxcédent convenu qui revient a l'usurier de la part de l'emprunteur en contrepartie du délai accordé. 

 

Ce genre d'usure est interdit par le Coran, la Sunna et l'unanimité des savants.

 

- L'usure de supériorité (fadhl) est l'échange de l'argent par l'argent ou la nourriture par la nourriture avec un éxcédent.

 

Ce genre d'usure est interdit par la Sunna et l'unanimité des savants, car ce n'est qu'un subterfuge pour pratiquer l'usure d'intérêt.

 

Les différentes sortes de l'usure de supériorité (fadhl) :

 

L'usure de supériorité (fadhl) n'est considérée comme telle que dans le cas mentionnés exclusivement dans ce hadith :

 

Selon Oubada ibn Samet, le Messager d'Allah (aleyhi salat wa salam) a dit : "L'or par l'or, l'argent par l'argent, le blé par le blé, l'orge par l'orge, les dattes par les dattes et le sel par le sel, chaque espèce par son pareil, de quantités semblables et de donnant-donnant. En dehors de ces espèces, vendez comme il vous convient mais donnant-donnant."

 

Quand l'une de ces espèce est échangée contre con semblable (or contre or ; dattes contre dattes), il est interdit de considérer que l'une est méilleur que l'autre (usure de supériorité).

 

Il est également interdit de recevoir plus que la quantité donnée (usure d'intérêt). Le poids ou la mesure doivent être pareils pour les deux espèces échangées, sans tenir compte de la qualité et l'échange doit avoir lieu séance tenante.

 

Selon Abou Said al Khoudri, le Messager d'Allah (aleyhi salat wa salam) a dit : " N'échanger l'or contre l'or qu'en quantités similaires et ne considérez pas que telle quantité est supérieure a l'autre ; n'échangez l'argent contre de l'argent qu'en quantités similaires, et ne considérez pas que telle quantité est supérieure a l'autre et n'échangez pas une espèce non disponible contre une autre disponible

 

Selon Omar ibn Khattab, le Messagez d'Allah a dit : " Echanger de l'or contre de l'or est une usure sauf si cela fait seance tenante, échange du blé contre du blé est une usure sauf su cela se fait seance tenante, éhcnager de l'orde contre de l'orge est une susure sauf si cela se fait séance tenante, échanger des dattes contre des dattes est une usure sauf si cela se fait séance tenante

 

Abou Said a rapporté : " au temps du Méssager d'Allah (aleyhi salat wa salam) on récoltait une datte de binne et de moins bonne qualité. On échangeait alors deux saâ contre un de dattes de bonne qualité. Quand le Méssager d'Allah (aleyhi salat wa salam) a été mis au courant, il a dit :  " On n'échange pas deux saâ de dattes contre un et deux saâ de blé contre un et un dirham contre deux "

 

Par contre, quand une espèce est échangée contre une autre espèce comme l'or contre de l'argent ou du blé contre de l'orge, le principe de supériorité est permis a condition que l'échange ait lieu séance tenante.

 

Selon Oubada ibn Samet, le Messager d'Allah (aleyhi salat wa salam) a dit : " ... En dehors de ces espèce, vendez comme il vous convient mais donnant-donnant

 

Et dans le hadith rapporté par Abou Daoud, le Messager d'Allah (aleyhi salat wa salam) a dit : " Il n'y a aucun inconvéniant a échanger de l'or contre une plus grande quantité d'argent, seance tenante et sans délai, comme il n'y a aucun inconvéniant a échanger du blé contre une plus grande quantité d'orge, seance tenante et sans délai "

 

par contre, quand l'une de ces six espéce est échangée contre une autre qui lui différe dans le genre et dans l'utilisation comme de l'or contre du blé ou de l'argent contre du sel, le principe de crédit a délai et de la supériorité sont tout a fait permis. 

 

Selon Aïcha : " Le Prophéte (aleyhi salat wa salam) a acheté a crédit de la nourriture a un juif et lui a laissé son armure comme gage

 

Le Prince Sanani dans "Saboul salam" (les voies de la paix - 38/3) a écrit : "Il faut savoir que les oulémas sont d'accord en ce qui concerne la permission d'échanger l'une de ces six espéces génératrices d'usure contre une autre qui lui différe dans le genre et dans l'utilisation, avec le crédit a délai et le proncipe supériorité, comme l'or contre du blé ou de l'argent contre de l'orge ; méme chose pour les autres espéces mesurées "

  

Il N'est pas permis d'échanger des dattes fraiches contre dautre séches sauf avec ceux qui ne possédent pas de palmiers : ces derniers peuvent échanger leurs dattes séches contre leurs consommation du fruit encore sur son palmier en évaluant approximativement la quantité de chaque partie.

 

Abdallah ibn Omar a rapporté : " Le Messager d'Allah (aleyhi salat wa salam) a interdit la mouzabana (échange du fruit sur son palmier contre les dattes séches mesurées, et l'échange du raison sur son cep contre des raisins secs mesurés"

 

Selon Zaid Ibn Thabet, " Le Messager d'Allah (aleyhi salat wa salam) a permis a celui qui a l'usufruit sur un palmier d'échanger le fruit contre une quantité approximative de dattes sèches". Par contre, il est interdit l'échange du furit sur son palmier contre une quantité équivalente et mesurée de dattes sèches, car le furuit diminue de volume en se désséchant.

 

Selon Saâd ibn Abi Waqqas " Le Prophéte (aleyhi salat wa salam) a été intérrogé sur l'échange de dattes fraiches contre d'autres séches. Il a demandé : "Perdent-elles du poids en se desséchant ?On lui répondu que oui. Alors il a interdit cette ventre 

 

En plus de l'interdiction d'échanger l'une de ses espèces contre un autre semblable, il est également interdit d'échanger l'une ou l'autre (ou les deux ensemble) en concomitance avec une espèce non semblable.

 

Foudhala ibn Oubeid a rapporté : " Le jour de Kheybar, j'ai acheté un collier pour douze dinars (en or), comprenant des piéves d'or et des verroterie. quand je l'ai défait, j'ai constaté qu'il y avait plus de douze dinars en or. Quand jai mis le Messager d'Allah au courant, il a dit : " Il fallait le défaire avant de le vendre "".

 

Transmis parle frère Mehdi Oussama.

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Published by Abou Malik - Fiqh

 

Question 3983

Ambiguïtés propagées par les défenseurs des lois forgées au sujet des peines légales.

As salamou ‘alaykoum wa rahmatou Allah wa barakâtouh, 

Voici quelques ambiguïtés citées par les savants du mal et quelques pseudo-savants qui défendent les régimes gouvernants ayant remplacé la législation d’Allah. Ils prétendent qu’il est permis légalement de remplacer les peines légales (houdoûd) par des Ta’âzîr [1] tels que la prison et autres peines similaires. Leurs arguments sont les suivants :

1- [Ils citent la règle stipule que] : « [L’application des] houdoûd [est] levée en présence d’ambiguïtés » et nous vivons à une époque où l’honorabilité a disparu et où les faux témoignages sont nombreux au point où il est devenu pratiquement impossible de trouver des témoins dignes de confiance. L’application de la plupart des peines légales reposant sur les dires des témoins, comment appliquer les houdoûd puisque nous ne disposons pas de témoins honorables ?

2- Ils prétendent qu’il y aurait une divergence entre les savants quant à l’application de certaines peines comme la lapidation ainsi que la peine relative à l’apostat. En effet, certains parmi ceux qui s’affilient à la science parmi les contemporains disent que l’application de cette peine est conditionnée par le fait que l’apostat soit un ennemi de l’Etat islamique et un attaquant de l’islam.

3- [Ils disent que] l’application de certaines peines dépend de conditions quasi-impossibles à réunir comme la peine du fornicateur car il est difficilement imaginable que quatre témoins témoignent du déroulement du zinâ à l’intérieur d’un appartement ou d’une maison. Ils prétendent que la législation a insisté sur le fait que l’application de la peine du fornicateur était levée à la moindre ambiguïté et notre époque est pleine d’ambiguïtés… 

Quelle est donc la réponse à ces gens qui annulent la législation ? Veuillez nous éclairer, qu’Allah vous en récompense.

Abou Abdoullah Al Kiyawî


Réponse du comité légal du Minbar


Au Nom d’Allah el Miséricordieux, le Tout Miséricordieux.
Prières et salutations sur Son noble Messager, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons.

Cher frère, 

Sache que ces arguments ne sont en réalité même plus des ambiguïtés mais des objections contre le Coran et la Sounna et cela contredit la parole du Très-Haut :
« Ô croyants ! N’anticipez pas sur les ordres d’Allah et de Son Prophète ! Craignez Allah! Il entend tout et sait tout »

Ne répandent ce type d’ambiguïtés que les gens aux cœurs malades avec qui il est inutile de rentrer dans un débat. Malgré tout, voici la réponse à ce que vous avez cité:

1 – En ce qui concerne l’absence de probité [des témoins], cet argument est invalide à plusieurs niveaux :

Premièrement : Il n’est pas correct de [généraliser] l’absence d’honorabilité [de façon absolue] car aucun pays musulman n’est complètement dépourvu de musulmans droits et honnêtes.

Deuxièmement : en l’absence de témoins honorables, le témoignage de gens ne l’étant pas est retenu afin de faire valoir les droits [des individus].

En effet, At-Toûssoûlî Al Mâlikî a dit : « Il est rapporté dans Adh-Dhakhîra d’après ce qui fut cité dans An-Nawâdir que si d’un coté, nous ne trouvons pas de témoins honorables, l’on prend en compte [le témoignage] du meilleur parmi ceux qui ne le sont pas, le moins pire en somme. Ceci est valable dans le cadre de la justice ou autres [circonstances] afin de ne pas faire léser [les gens] dans leurs droits. 

A ma connaissance, personne ne contredit cela car le Taklîf [la responsabilité juridique] est conditionné par la capacité. C’est l’avis qui a été adopté par les savants des générations ayant succédé aux premières d’après ce qui est cité dans l’ouvrage Ibn Salmôun, Al Mi’yâr et d’autres [ouvrages de jurisprudence]. 

Dans Al Mâzoûniyya est rapporté qu’il est permis de retenir le témoignage des femmes, des enfants et des bergers contre le voleur s’ils l’ont reconnu et affirmé l’avoir vu voler telle chose ou extorquer quelque chose à quelqu’un etc. 

Mâlik fut d’ailleurs interrogé sur un cas similaire au sujet de voleurs dans le Hijâz et des barbares, il dit : « est pris en compte le témoignage des femmes qui les ont vu contre eux ». On lui rétorqua que ces personnes n’étaient pas fiables, il dit : « Où se trouvent les témoins fiables là où il y a des voleurs et pilleurs puisqu’ils guettent les endroits isolés ? »
, « Al Bahdja fi Charhi At-Touhfa : 1/141 ».


Troisièmement : L’honorabilité [des témoins] n’est pas une condition spécifique à l’application des peines, celle-ci est également requise pour faire valoir les droits [des gens], régler les différends et trancher dans les litiges. De même qu’il est requis que les témoins soient honorables dans le cadre des contrats qui lient les musulmans tels que les contrats de vente, les transactions et le mariage. Dès lors, aussi bien la justice que l’établissement de contrats, reposent sur le témoignage de témoins honorables.

Qui oserait dire que l’on doit cesser de trancher dans les litiges des gens à cause de l’absence de témoins honorables ? Est-ce que quelqu’un dirait que les contrats de vente et de mariages sont invalides à cause de l’absence de témoins honorables ? 

Quatrièmement : Les moyens [légaux] de prouver [la culpabilité de l’accusé] dans le cadre des houdoûd, ne se limitent pas qu’aux témoignages des témoins honorables, il y a également l’aveu ainsi que les indices apparents certains et les indices apparents probants [2]. Ainsi, il est obligatoire de flageller celui qui a reconnu avoir bu de l’alcool ou celui qui a été trouvé en état d’ivresse et dont l’haleine sent l’alcool.

2 - Quant à la deuxième ambiguïté qui soutient qu’il y aurait une divergence autour de certaines peines, il faut savoir que toute divergence n’est pas considérable. En effet, en cas de divergence, le facteur déterminant est [la détention de] la preuve légale, [et ce] même lorsque ceux qui la détiennent sont en minorité, que dire alors du cas où c’est la majorité des savants qui détient la preuve ?

De plus, ces peines autour desquelles il y aurait prétendument des divergences ont été confirmées par des voies qu’il est impossible de remettre en cause à part pour celui qui persiste à contredire le Coran et la Sounna.

Concernant la lapidation, Al Boukhâri rapporte dans son recueil authentique d’après Ibn ‘Abbas que ‘Omar Ibn Al Khattab a dit : « Allâh envoya Mohammed –salla Allahou ‘alayhi wa sallam - en toute vérité. Il lui a révélé notamment le verset de la lapidation. Nous l’avons lu, compris et assimilé. Le Prophète - salla Allahou ‘alayhi wa sallam - a lapidé et nous avons également appliqué la lapidation après sa mort. J’ai bien peur qu’avec le temps quelqu’un dise : « Nous ne trouvons pas la lapidation dans le Livre d’Allâh », et qu’il s’égare ainsi pour avoir délaissé un commandement révélé par Allâh. La lapidation est une vérité dans le Livre d’Allah le Très-Haut appliquée à l’encontre de l’homme ou la femme mouhassân [3] qui a commis l’adultère dès lors que la preuve certaine en est apportée ou qu’il y ait eu une grossesse ou un aveu. »

Après cela, il n’y a pas matière à discuter avec celui qui aura remis en doute l’application de la peine de la lapidation, en dehors du [langage du] sabre.

Quant à la peine relative à l’apostat, tous ceux qui polémiquent là-dessus ne peuvent être assimilés à des gens de science, ce sont plutôt les personnes les plus ignorantes et égarées qui soient. En effet cela revient à altérer la parole du Prophète – salla Allahou ‘alayhi wa sallam - qui est claire et explicite à ce sujet. Qui y a-t-il de plus évident que sa parole : « Celui qui aura échangé sa religion, tuez-le ». 

3 - Quant au fait qu’il est nécessaire d’avoir quatre témoins pour prouver qu’il y a bien eu fornication, ceci est spécifique à cette peine-là et il ne convient pas de généraliser cela aux autres peines.

Qu’il soit possible ou impossible de réunir les quatre témoins, leur témoignage constitue une condition pour l’application de la peine du fornicateur. Le critère déterminant n’est donc pas la possibilité ou l’impossibilité de réunir ces quatre personnes. En effet, c’est le Prophète - salla Allahou ‘alayhi wa sallam - qui nous a informé que l’application de cette peine était conditionnée au témoignage des quatre témoins mais malgré cela, il appliqua la peine sur des fornicateurs ce qui prouve que la condition des quatre témoins ne constitue pas une ambiguïté faisant annuler l’application de cette peine.

De plus, cette ambiguïté est ridicule d’un point de vue du raisonnement logique car ceux qui soutiennent cela veulent dire que la condition des quatre témoins pour appliquer la peine est une preuve d’empêchement [de son application]. Or, ceci n’a pas le moindre sens puisque la définition de la condition d’un point de vue légal est ceci : « Ce dont l’absence implique l’absence mais ce dont la présence n’implique ni présence, ni absence en soi ». 

Et Allah demeure Plus Savant.
Louanges à Allah le Seigneur des Mondes.

Abou Al Moundhir Ach-Chanqîtî.



Texte original


[1] NDT : Ta’âzîr : Pluriel de Ta’zîr, voir la définition ici et .

[2] NDT: En arabe : Al qarâ²in al qat’iyya wa al qarâ²in adh-dhaniyya.

[3] Mouhassan ([a] au fém) : l’homme ou la femme libre ayant déjà été marié(e). 



Traduit par Oum-Ishâq
Relu et corrigé par Oum_Mou3âwiya

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Published by Abou Malik - Fatâwâ Minbar at-Tawhid wal Jihad

 

Question :


Assalamu alaykum wa rahmatullahi wa barakatuh

Je suis la dénommée " Zilal " et dont la précédente question au sujet du niqab porte le numéro 3799.
Je souhaiterai que mes nobles Chouyoukh répondent à ma question et plus particulièrement le Cheikh Abu Muslim al Jazairiy ainsi que le Cheikh Abu Hafs Sufyan al Jazairiy - qu'Allah les préserve -.

Je suis désemparée, dois-je ou non porter le niqab sachant que je ne suis pas mariée et que je ferai certainement face à une vive opposition de la part de ma famille ?
Il existe une autre raison à mon hésitation et c'est là la raison principale : dans mon pays, celles qui portent cette tenue et la défendent sont des espionnes au sein des écoles coraniques. 
L'une d'entre elles m'a d'ailleurs menacée de me dénoncer et de me retenir contre mon gré au sein de cette école afin de m'interroger au sujet du Jihad et de me jeter en pâture aux tawaghit.
Cette femme prétend que le Jihad est une destruction (perdition) et qu'elle est une salafiya qui obéit à ses détenteurs de l'autorité.

C'est là une chose qui n'a fait qu'accroître mon hésitation à porter le niqab tant que ces femmes seront ainsi.
Toutefois, Allah m'a épargné de cette femme et je n'ai rempli aucun registre d'inscription ni n'ai laissé de coordonnées.

Je tenais à vous informer que je désire porter le niqab mais que chaque fois que je me rappelle de cet évènement, je ressens une démotivation et une hésitation.
Aussi, je crains de le retirer après l'avoir porté.

Je voulais notamment savoir si une couleur en particulier était requise comme le noir par exemple et si les yeux aussi doivent être recouverts.

Je souhaite que vous répondiez rapidement , qu'Allah vous récompense.

Zilal


Réponse :

Au nom d'Allah le Tout-miséricordieux le Très-miséricordieux

Louange à Allah qui a fait que l'issue favorable sera pour les vertueux et que l'animosité ne s'éprouve qu'envers les injustes.

Ensuite :

Il apparait de la sœur qu'elle a écrit cette question avec une certaine confusion dans la mesure où - qu'Allah lui accorde la félicité et d'œuvrer dans tout ce qu'Il aime et agrée- où elle justifie son hésitation à porter le niqab par la crainte de l'opposition de ses parents puis par les agissements de ses " consœurs " du centre d'apprentissage du Coran . Il conviendrait qu'elle la détaille davantage.

Dans les deux cas je réponds ce qui suit :

Premièrement : nos savants ont divergé sur le statut du niqab. L'Imam Ahmad est d'avis qu'il est obligatoire et l'on rapporte le même avis de l'Imam Ach-chafi'i.
Les hanafites et les malikites, quant à eux, sont d'avis qu'il est souhaitable et l'ont rapporte également cet avis de l'Imam Ach-chafi'i.
Cependant, tous sont d'avis qu'il est obligatoire lorsque l'on craint la tentation.

Après cet exposé, il apparait que le niqab est, pour la femme, un acte d'adoration. Celle-ci doit donc s'employer à accomplir les meilleures des choses qu'Allah attend d'elle.
Il ne fait aucun doute que le niqab est la meilleure chose que la femme puisse porter par obéissance au Seigneur des créatures.

Son hésitation n'a donc pas lieu d'être si elle sait qu'elle répond, par cela, à l'ordre de son Seigneur.
La soeur doit s'en remettre à Allah et voué sincèrement à Allah cet acte et invoquer continuellement Allah de la raffermir sur le chemin de la Vérité et d'adoucir le coeur des membres de sa famille.
En effet, les cœurs se situent entre deux des doigts du Tout-miséricordieux, Il le retourne comme Il veut.

Quant à ce que tu as évoqué comme persécution de la part des gens du irja à ton encontre, cela fait partie de leur ignominie que nous connaissons.
En plus de leur irja, ces gens éprouvent une haine à l'égard des gens de la Vérité.
Certains d'entre eux sont bien plus haineux et que les tawaghit eux-mêmes.

Au sujet de ce que tu as évoqué comme parole " le Jihad est une perdition " , cela vient du fait qu'ils sont ignorants du Coran et de la Sunnah.
Si seulement ils s'étaient référés au Coran et à la Sunnah de Son Prophète -saw-, ils auraient su où se trouve la destruction ( perdition ) même :

Allah dit : " Et dépensez dans le sentier d'Allah. Et ne vous jetez pas par vos propres mains dans la destruction . Et faite le bien. Car Allah aime les bienfaisants. " [ Al Baqarah, verset 195 ]

Le noble compagnon, Abu Ayyub Al Ansari a dit dans son explication du mot " destruction ", comme cela est rapporté par Abu Dawud : " la destruction se trouve dans le fait de demeurer avec les siens et les biens et d'abandonner le Jihad ".

A travers ce point et bien d'autres, tu sauras, ma sœur, que ce groupe n'a aucun lien avec les pieux prédécesseurs, ne les laisse donc pas te détourner de l'obéissance à Allah et à Son Messager.

Je te conseille, si tu rencontres ce genre de persécution de la part de cette catégorie d'agents serviles, d'abandonner ce centre d'apprentissage et de rester chez toi à apprendre le Livre d'Allah.

Qu' Allah t'accorde d'accomplir ce qu'Il aime et agrée.

Deuxièmement : Il n'y a à ma connaissance, aucune couleur de spécifiée dans la shari'a concernant les jalabib.
Au contraire, il est rapporté que les épouses du Prophète -saw- portaient d'autres couleurs que le noir.
Je porte néanmoins à l'attention de notre sœur que parmi les critères les plus importants du jilbab, il doit être large, flottant et épais.

Et Allah est plus Savant.

Abu Hafs Sufyan al Jazairi

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Published by Abou Malik - Fatâwâ Minbar at-Tawhid wal Jihad

 

 

Al Imâm Al Nawawî dans Charh Sahîh Mouslim :

وَالْمُرَادُ بِالْكُفْرِ هُنَا الْمَعَاصِي، وَمَعْنَى عِنْدَكُمْ مِنَ اللَّهِ فِيهِ بُرْهَانٌ، أَيْ: تَعْلَمُونَهُ مِنْ دِينِ اللَّهِ تَعَالَى 
وَمَعْنَى الْحَدِيثِ : لَا تُنَازِعُوا وُلَاةَ الْأُمُورَ فِي وِلَايَتِهِمْ ، وَلَا تَعْتَرِضُوا عَلَيْهِمْ إِلَّا أَنْ تَرَوْا مِنْهُمْ مُنْكَرًا مُحَقَّقًا تَعْلَمُونَهُ مِنْ قَوَاعِدِ الْإِسْلَامِ ، فَإِذَا رَأَيْتُمْ ذَلِكَ فَأَنْكِرُوهُ عَلَيْهِمْ ، وَقُولُوا بِالْحَقِّ حَيْثُ مَا كُنْتُمْ ، وَأَمَّا الْخُرُوجُ عَلَيْهِمْ وَقِتَالُهُمْ فَحَرَامٌ بِإِجْمَاعِ الْمُسْلِمِينَ ، وَإِنْ كَانُوا فَسَقَةً ظَالِمِينَ .


((Le sens voulu de la mécréance ici c’est les péchés, et le sens de « dont vous en avez une preuve évidente de votre Seigneur » à savoir : en étant bien conscient que cela fait partie de la religion d’Allah Ta’âla et le sens du récit est : ne disputer pas les détenteurs du commandement dans leur pouvoir et ne les confrontés pas, seulement si vous voyez une chose blâmable claire et précise étant bien conscient que cela fait partie des fondements Islamique, si alors vous voyez cela : blâmez les et dite la vérité où que vous soyez, concernant le fait de se rebeller contre eux et les combattre cela est illicite avec le consensus des Musulmans, même si ce sont des pervers injustes)). 


Comme vous le voyez, Al Nawawî a interprété Koufroun Bawâh par les péchés et en a déduit qu’Inkâr Al Mounkar du Dirigeant Musulman incombe pour chacun d’entre nous ce qui peut être illustré par les Manifestations sans aucun doute et sans que cela implique que cela mène à une révolte contre le dirigeant et cela, Al Nawawî le précise bien en concluant : ((concernant le fait de se rebeller sur eux et les combattre pour cela est illicite avec le consensus des Musulman même si ce sont des pervers injustes)) 

Et Al Qourtoubî dit dans « Al Moufham Lîma ²Ouchkila Min Talkhîssi Sahîh Mouslim » P.69 :


فأما لو أمر بمعصية مثل أخذ مال بغير حق ، أو قتل ، أو ضرب بغير حق ، فلا يطاع في ذلك ، ولا ينفذ أمره، ولو أدى ذلك إلى ضرب ظهر المأمور وأخذ ماله ، إذ ليس دم أحدهما ، ولا ماله بأولى من دم الآخر ، ولا ماله ، وكلاهما يحرم شرعاً ، إذ هما مسلمان ، ولا يجوز الإقدام على واحد منهما ، لا للآمر ، ولا للمأمور ، لقوله صلى الله عليه وسلم : " لا طاعة لمخلوق في معصية الخالق "، كما ذكره الطبري ، ولقوله هنا : " فإن أمر بمعصية فلا سمع ولا طاعة"، فأما قوله في حديث حذيفة: "اسمع وأطع ، وإن ضرب ظهرك وأخذ مالك"61، فهذا أمر للمفعول به ذلك للاستسلام، والانقياد، وترك الخروج عليه مخافة أن يتفاقم الأمر إلى ما هو أعظم من ذلك ؛ ويحتمل أن يكون ذلك خطاباً لمن يفعل به ذلك بتأويل يسوغ للأمير بوجه يظهر له، ولا يظهر ذلك للمفعول به ؛ وعلى هذا يرتفع التعارض بين الأحاديث ، ويصح الجمع، والله أعلم



(( Et s’il ordonne un péché comme prendre un bien sans aucun droit légitime, ou tue ou frappe sans aucun droit : il n’est pas obéis et son ordre n’est pas exécuté même si cela mène à ce que le concerné par l’ordre se fasse frapper le dos et prendre ses biens, aucun sang ni bien de chacun n’est prioritaire sur l’autre, tous deux sont illicite aux yeux de la Charia car les deux sont Musulman et il est illicite d’entamer l’un d’entre eux ni le dirigeant ni le concerné par l’ordre étant donné sa parole paix et salut d’Allah sur lui : " Nul n’est obéit dans la transgression du Créateur " comme la cité Al Tabarî comme étant sa parole ici : " s’il t’ordonne un péché alors pas de prise en compte de sa parole ni obéissance " en ce qui concerne sa parole concernant le récit de Houdyafah : " Ecoute et obéit même s’il frappe ton dos et prend tes biens " : c’est un ordre concernant le concerné par l’ordre ayant pour but de se soumettre et de se résigner et délaisser la rébellion contre lui de peur qu’une chose ayant un degré plus grave ne se réalise, et peut être que ce discours concerne la victime ( celui à qui l’émir a frappé le dos et prit ses biens) dans une situation donné ou l’émir aurait une interprétation que seul lui a serai apparu contrairement à la victime de la prise des biens et du dos frapper, si tel est le cas, alors l’incompatibilité entre les récits est résolu et la réunion des deux récits peut alors se faire et ALLAH demeure le plus Savant)).


Comme vous le voyez sa parole est claire, l’Imam Al Qourtoubî fait bien la différence entre ne pas se laisser faire en laissant l’émir prendre injustement les biens du peuple ou de se faire frapper injustement sans aucune justification et la révolte contre les gouverneurs chose que les Talafi n’ont pas saisie et qualifie cela d’innovation Fitna Oussoul des Khawârij et j’en passe… ce qui est le cas de la plus part de nos populations, leurs biens se font volé injustement et se font emprisonné pour un rien sans oublier les torture que subisse beaucoup des détenues souvent pour des suspicions basé sur un rien seulement sur des doutes ALLAH Al Mosta’an. 

Et méditez bien ce qui dit Al Qourtoubî : ((si tel est le cas, alors l’incompatibilité entre les récits est résolu et la réunion entre eux peut alors se faire et ALLAH demeure le plus Savant)) effectivement, il y a d’autre récit ou le prophète ordonne de ne pas obéir au dirigeant pervers et injuste et ils sont de multiple chose que les Talafî cachent et ne mettent en avant seulement les récits qui les arranges comme « même s’il frappe ton dos et prend tes biens ». 

Et étant donné que nous avons cité Al Qourtoubî, alors pas de mal Inshâ²ALlâhou de répliquer à une parole qui n’a aucun rapport avec ce sujet initial concernant le jugement contraire à ce qu’Allah a révélé seulement dans le but de la Fâ²idâ, Al Qourtoubî dit concernant sa parole :  Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé eux sont les mécréants toujours dans Al Moufham :

يحتج بظاهره من يكفر بالذنوب، وهم الخوارج!، ولا حجة لهم فيه؛ لأن هذه الآيات نزلت في اليهود المحرفين كلام الله تعالى، كما جاء في الحديث، وهم كفار، فيشاركهم في حكمها من يشاركهم في سبب النزول. 
وبيان هذا: أن المسلم إذا علم حكم الله تعلى في قضية قطعاً ثم لم يحكم به، فإن كان عن جحد كان كافراً، لا يختلف في هذا، وإن كان لا عن جحد كان عاصياً مرتكب كبيرة، لأنه مصدق بأصل ذلك الحكم، وعالم بوجوب تنفيذه عليه، لكنه عصى بترك العمل به، وهذا في كل ما يُعلم من ضرورة الشرع حكمه؛ كالصلاة وغيرها من القواعد المعلومة، وهذا مذهب أهل السنة\".


((Il a été pris en son sens apparent comme preuve pour ceux qui bannissent avec les pécher qui sont les Khawâridj ! Sacant qu’ils n’y ont aucunes preuves, car ces versets ont été révélé sur des Juifs qui ont falsifié les paroles d’Allah Ta’âla comme dans le récit sachant que ce sont des mécréants, s’associent donc dans le même statut des Juifs les concerner par la cause de révélation. 

L’énoncé de cela : si le musulman connais le jugement d’Allah Ta’âla sur une affaire de manière formel puis ne juge d’après elle, s’il le fait par Jouhoud il est alors mécréant et personne ne diverge sur cela, par contre s’il ne le fait pas par Jouhoud il est alors pécheur, car il admet au commencement du fondement de base de ce statut et savant de l’obligation de prescrire celui lui mais il a transgressé en délaissant la mise en œuvre de celui-ci et cela dans tous ce qui est su avec nécessité dans la charia comme la Salat et d’autre parmi les règles connu et cela est la doctrine des gens de la Sunna )). 


Il a noté avant de répondre qu’Al Qourtoubî avait des tendances d’Ach3arisme il été donc en accord avec les Mourjya dans le chapitre de la foi c’est pour cela qu’il dit : ((et cela dans tous ce qui est su avec nécessité dans la charia comme la Salat et d’autre parmi les règles connu et cela est la doctrine des gens de la Sunna)), en vérité cela n’est pas la doctrine des gens de la Sunna mais des Mourjya et ceux qui les ont approuver comme les Achâ3irah et les Koulabya et d’autre Sofiane Ibn 3ouyayna dit :


المرجئة سموا ترك الفرائض ذنباً بمنزلة ركوب المحارم وليس سواءً لأن ركوب المحارم متعمداً من غير استحلال معصية، وترك الفرائض من غير جهلٍ ولا عُذْر كُفْر


« Al Mourjiya ont appelé le délaissement des obligations comme étant des pécher au même titre que les choses illicites commises alors qu’ils ne sont pas au même degré car commettre les illicites avec préméditation sans Isti7lâl est un pécher alors que le délaissement des obligations sans ignorance ni excuse est une mécréance » Jâme3 Al 3ouloumi Wal Hikam d’Ibn Rajab Page 39 

Donc quand Al Qourtoubî dit que ce Jouhoud est valables dans toutes les choses connu avec nécessité c’est à prendre avec précaution Inshallah. 

Sinon hormis cela comme la dit Al Qourtoubî lui-même il n’y a pas de divergence que le délaissement (médite bien Al Tark) du jugement d’Allah dans une situation donné ((L’énoncé de cela : si le musulman connais le jugement d’Allah Ta’âla sur une affaire de manière formel puis ne juge d’après elle, s’il le fait par Jouhoud il est alors mécréant et personne ne diverge sur cela par contre s’il ne le fait pas par Jouhoud il est alors pécheur, car il admet au commencement du fondement de base de ce statut et savant de l’obligation de prescrire celui lui mais il a transgressé en délaissant (Al Tark) la mise en œuvre de celui-ci)). 

Effectivement, le sujet tourne autour du délaissement (Al Tark) des lois d’Allah non de la codification (Tachrî3) il est donc vain de témoigner de cette parole d’Al Qourtoubî car c’est une comparaison avec une différence entre les deux cas appelé Qiyâss Ma3al Fâreq. 

Et même concernant Al Tark il y a eu une grande divergence entre les Salaf et les Moufasiroun chose que les Talafî essayent de dissimiler en mettant en avant seulement la parole d’Ibn Abass et si les admines et les membres du forum le désir nous ouvrons un poste pour réviser ensembles toutes les ambiguïtés autour de ce verset de sourate Al Ma²îda Inshallah. 

Et enfin pour terminer, pour Al Qourtoubî le changement des lois d’Allah ou l’annulation de ses sanctions (Houdoud) ou qi l’émir permet aux gens de commettre le zina et de boire l’alcool cela incombe donc aux croyants de se révolter contre lui comme nous allons le voir, donc cela est une réponse qui met fin à leurs ambiguïté, effectivement il dit : 

ثم إن كانت تلك المعصية كفراً وجب خلعه على المسلمين كلهم وكذلك لو ترك إقامة قاعدة من قواعد الدين، كإقام الصلاة ، وصوم رمضان ، وإقامة الحدود ، ومنع من ذلك ؛ وكذلك لو أباح شرب الخمر، والزنى، ولم يمنع منها ، لا يختلف في وجوب خلعه


« Si ce pécher est une mécréance, il donc du devoir de tous les Musulmans de l’enlever et c’est aussi le cas s’il délaisse un fondement parmi les fondements de la religion comme la Salat, le jeune du Ramadan, l’établissement des sanctions et empêche cela et s’il autorise aussi la consommation de l’alcool et le Zina sans qu’il n’empêche cela, personne ne diverge qu’il faut le retirer » Al Moufham Lîma ²Ouchkila Min Talkhîssi Sahîh Mouslim P.69.

Et ALLAH demeure le plus Savant. 

 

Par le frère Abû Muss3ab el Firansi.

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Hudhayfah رضي الله عنه   Rapporte que le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit : 

 

(( Viendront après moi des imams qui ne se conformeront pas à ma voie, n’adopteront pas ma Sunna, et il y aura parmi eux des hommes ayant des coeurs de démons mais une apparence humaine. )) Je Dis : « Que dois-je faire si je les vois? » Il dit : 
(( Ecoute et obéis à l’Emir, même s’il frappe ton dos et prend tes biens, écoute et obéis. )) [Muslim 4891]

 

Al Imam Al Daraqoutnî dit dans « Al Ilzamâte Wal Tatabou3 P.181 » :

وأخرج مسلم حديث معاوية بن سلام ، عن زيد ، عن أبي سلام ، قال : قال حذيفة : كنا بشر ، فجاءنا الله بخير. وهذا عندي مرسل ، أبو سلام لم يسمع من حذيفة ، ولا من نظرائه الذين نزلوا العراق ، لأن حذيفة توفي بعد قتل عثمان ، رضي الله عنه ، بليال ، وقد قال فيه : قال حذيفة ، فهذا يدل على إرساله

« L’imam Mouslim a rapporté le récit de Mou3âwiyah Ibn Salâm, ‘An Zayd ‘An Abî Salâm il dit : Houfayfah dit :
ˮ Nous étions en compagnie de personne maléfique alors Allah nous a envoyé Ses bienfaitsˮ Pour moi ce récit est Moursal car Abou Salâm n’a pas entendu de Houdayfah ni de ses semblables qui ont parcouru l’Irak car Houdayfah est mort quelque nuit après la mort de Outhmân, alors qu’il dit : Houdayfah a dit, cela prouve que c’est un Moursal ».

 

Et Al Mouzî dit dans la biographie d’Abî Salâm :

روى عن حذيفة و يقال مرسل


« Il a rapporté de Houdayfah et il est dit de lui que s’est un Moursal » 

Et Ibn Hajar a dit:

أرسل عن حذيفة وأبي ذر وغيرهما


" Il a été Moursal de Houdayfah, d'Abou Dhar et d'autre



Et Mouqbil Al Wâdi3î dans le Char7 d’Al Ilzamâte d’Al Daraqoutnî ne rend faible juste une partie de ce récit qui est « même s’il frappe ton dos et prend tes biens, écoute et obéis. » Il dit que c’est un ajout « Ziyâdah » : 

وفي حديث حذيفة هذا زيادة ليست في حديث حذيفة المتفق عليه ، وهي قوله : ( وإن ضرب ظهرك وأخذ مالك )! فهذه الزيادة ضعيفة ؛ لأنها من هذه الطريق المنقطعة


« Et dans le récit de Houdayfah, un ajout qui n’est pas présent dans le récit de Houdayfah sur lequel il y a eu approbation et ses sa parole ((même s’il frappe ton dos et prend tes biens, écoute et obéis. » Il dit que c’est un ajout « Ziyâdah )) Cet ajout est faible car elle fait partie de ce chemin Mounqatî3 ( chaîne de transmission avec rupture de narrateur) » 


Mais voilà jusqu’à maintenant je ne comprends pas pourquoi L’Imâm Al Nawawî dit à dit cela dans son Charh de Sahih Mouslim:

قوله ( عن أبي سلام قال : قال حذيفة بن اليمان ) قال الدارقطني : هذا عندي مرسل ؛ لأن أبا سلام لم يسمع حذيفة ، وهو كما قال الدارقطني ، لكن المتن صحيح متصل بالطريق الأول ،


« Sa parole : ((‘An Abî Salâm il dit : Houfayfah dit Al Daraqoutnî dit Pour moi ce récit est Moursal car Abou Salâm n’a pas entendu de Houdayfah)) cela est, comme a dit Daraqoutnî,  seulement le Matn qui est authentique Moutassil (chaîne de transmission complète) avec l’appui du premier chemin » 

Al Nawawî fait référence à ce récit : 

‏حدثني ‏ ‏محمد بن المثنى ‏ ‏حدثنا ‏ ‏الوليد بن مسلم ‏ ‏حدثنا ‏ ‏عبد الرحمن بن يزيد بن جابر ‏ ‏حدثني ‏ ‏بسر بن عبيد الله الحضرمي ‏ ‏أنه سمع ‏ ‏أبا إدريس الخولاني ‏ ‏يقول سمعت ‏ ‏حذيفة بن اليمان ‏ ‏يقولا ‏ 
‏كان الناس يسألون رسول الله ‏ ‏صلى الله عليه وسلم ‏ ‏عن الخير وكنت أسأله عن الشر مخافة أن يدركني فقلت يا رسول الله إنا كنا في جاهلية وشر فجاءنا الله بهذا الخير فهل بعد هذا الخير شر قال ‏ ‏نعم فقلت هل بعد ذلك الشر من خير قال نعم وفيه ‏ ‏دخن ‏ ‏قلت وما ‏ ‏دخنه ‏ ‏قال قوم يستنون بغير سنتي ويهدون بغير هديي تعرف منهم وتنكر فقلت هل بعد ذلك الخير من شر قال نعم دعاة على أبواب جهنم من أجابهم إليها قذفوه فيها فقلت يا رسول الله صفهم لنا قال نعم قوم من جلدتنا ويتكلمون بألسنتنا قلت يا رسول الله فما ‏ ‏ترى إن أدركني ذلك قال تلزم جماعة المسلمين وإمامهم فقلت فإن لم تكن لهم جماعة ولا إمام قال فاعتزل تلك الفرق كلها ولو أن تعض على أصل شجرة حتى يدركك الموت وأنت على ذلك


Hudhayfa ibn Al-Yamân (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit: Tandis que tout le monde interrogeait l'Envoyé d'Allah (paix et benediction d'Allah sur lui) sur le bien, moi, je l'interrogeais sur le mal par crainte d'en être atteint. - "O Envoyé d'Allah, lui dis-je, nous étions dans l'ignorance et dans le mal; quand Allah nous a envoyés ce bien (c.-à-d. l'islam). Est-ce que, après ce bien le mal viendra-t-il de nouveau?". - "Oui", répondit-il. - "Et, repris-je, après ce mal, il y aura-t-il du bien?". - "Oui, mais il ne sera jamais pur". - "Qui le troublera?". - "Des gens qui suivront une autre Sunna que la mienne et qui guideront vers une autre voie que ma bonne voie et dont tantôt vous approuverez les actes, tantôt vous les désapprouverez". - "Et après ce bien, y aura-t-il encore de mal?". - "Oui, il y aura des hérauts aux portes de l'Enfer, qui appelleront à eux les gens et qui précipiteront dans l'Enfer ceux qui répondront à leur appel". - "O Envoyé d'Allah, lui dis-je, décris-nous ces hérauts". - "Ils seront de notre race et ils parleront notre langue". - "Que m'ordonnes-tu de faire si j'assiste à cela?". - "Tu devras suivre la communauté des musulmans et leur leader". - "Mais si (alors) les musulmans n'ont ni communauté, ni leader?". - "Ecarte-toi de toutes ces sectes, devrais-tu pour cela ne manger que les racines d'un arbre et rester ainsi jusqu'à ce que la mort t'advienne".


Seulement voilà le contenu du récit au quel Al Nawawî faisait référence par le chemin d’Abou Idriss Al Khawlânî n’est pas le même que celui que Daraqoutnî a dit qu’il était Moursal, effectivement l’ajout de « Même s’il prend tes bien et frappe ton dos » et « il y aura parmi eux des hommes ayant des coeurs de démons mais une apparence humaine. » n’est pas présent dans le récit d’Abou Idriss Al Khawlânî or selon ce qu’a dit Al Nawawî pour qu’il soit authentique le matn qu’Al Daraqoutnî a rendu faible et celui d’ d’Abou Idriss Al Khawlânî doivent être identique et ce n’est pas le cas car les deux ajouts ne figurent pas cela veut dire qu’Al Nawawî a authentifié un récit sans témoignage.

 

J’ai fait une petite recherche concernant ce récit mais ce sont des textes en arabes et je n’ai pas encore tranché définitivement à vrai dire donc l’interrogation se pose toujours même si j’aprouve toujours et ce jusqu’à preuve du contraire ce qu’a dit Al Daraqoutnî et Wallah A’lem. 

Sinon pour ce qui est du récit même si il est authentique, l’obéissance et l’écoute au gouverneur est conditionnée dans d’autre récit avec l’instauration de la Charia Islamique :

إن هذا الأمر في قريش لا يعاديهم أحد إلا أكبه الله على وجه ما أقاموا الدين


« Nul ne n’éprouve d’hostilité à ce précepte chez Qoutaych sans qu’Allah le brûle en enfer seulement s’ils établissent la religion » Bukhârî.


Et dans un autre récit :

إن أمر عليكم عبد حبشي مجدع فاسمعوا له وأطيعوا ما قادكم بكتاب الله


« Si un esclave éthiopien imputer venait vous dirigé écoutez le et obéissez tant qu’il vous guide avec le livre d’Allah » Musanif Ibn Abî Chaybah.

Le « Mâ » dans les deux récits sont des outils de condition en arabe donc la condition d’obéir et d’écouter dépend de quelle constitution le gouverneur nous guide. 


Wa Allah ta3ala a3lem.


Par le frère Abû Muss3ab el Firansi.

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بسم الله الرحمن الرحيم



Voici quelques citations accompagnés de modestes commentaires en vue de mettre la lumière sur cette question in chaâ Allah :

En sachant que ce sujet est d'une importance capitale, en raison de ses nombreux contextes d'applications et des Moustajaddâts (cas nouveaux) susceptibles d'apparaitre.

Vous retrouverez certains passages du livre " Majmoû3atou Al Qawâ3id Al Ousoûliyya " de Cheikh Târiq Abdal Halîm  qui à mon humble avis mérite d'être étudiés et cernés avec précision en revenant vers les sources même de ces règles. Car celui qui maitrise les bases garantie son arrivé. Et sans ces bases les questions se multiplierons et les réponses ne feront qu'attiser la soif du chercheur de vérité, qui face à des zones d'ombres ne pourra en être rassasié. 
Ce qui le poussera soit à clôturer ce dossier et ne plus y penser, car ce ne sera que torture pour l'âme chercheuse de vérité et peine perdu dans un milieu ou la connaissance superficielle et les conclusions sans introductions sont majoritaires. Soit à douter de ses bases car ayant mal cerné leur portée et leur réelle signification.

Ibn Al Qayyim  dit

" Après connaissance de ce qui a précédé, il devient obligatoire de comprendre les Paroles d'Allah et de Son Messager et celles des êtres responsables selon leur Dhâhir qui est leur sens apparentCe Dhâhir désigne le sens visé par ce terme dans un dialogue et sans lequel l'objectif du locuteur ne saurait être compris. Et quiconque cherche à attribuer une autre signification aux paroles du locuteur dont le seul but est d'exposer et faire comprendre son objectif aura menti à son sujet. " Fin de citation : I3lâmou AlMouwaqqi3în V3-P109

Cette parole de l'imâm Ibn Al Qayyim  attire notre attention sur l'importance de considérer l'objectif du locuteur.

Cheikh Târiq Abdal Halîm  dans son ouvrage sur les règles d'Ousoul liées au Tawhid, qu'il résuma entre autre du livre " Haddou Al Islâm wa Haqîqatou Al Imân" de Cheikh Abdal Majîd Achâdzoulî , qui lui même les repris de l'imâm Achâtibî en les appliquant à notre contexte actuel, il dit après avoir cité la parole précédente de l'Imâm Ibn Al Qayyim sur l'importance de prendre en considération le Dhâhir dans les actes et paroles:

Deuxième chapitre : L'observation des objectifs et la considération des finalités



Premièrement : Les catégories des termes et leur indication vers (les diverses) significations :


Nul doute que ce qui est a observer pour comprendre les paroles des hommes sont leurs significations et non la simple construction du mot, comme l'a exprimé Ibn Al Qayyim .


Châtibî  dit :

" Dans la compréhension d'un discours (quelconque), le plus important est d'être attentif aux significations établies et connus. Ceci car l'attention des arabes étaient portées aux significations, les mots quant à eux ne furent corrigés et bien présentés que pour être porteur de ses significations. " Fin de citation 

Puis le Cheikh expose la relation entre les mots et leurs sens, les divisant en trois parties:


La première : Les mots qui s'accordent d'une manière claire et manifeste à l'objectif du locuteur. (Pour ceux là,) il ne fait l'ombre d'un doute que l'indication de ces termes doit être prise en compte pour définir son objectif.

Comme on le retrouve dans la Parole du Prophète : " 
Vous allez certes voir votre Seigneur, de vos propres yeux, comme vous voyez la lune les jours de pleine lune, et comme vous voyez le soleil a midi clairement sans aucun nuage. Vous ne vous bousculerez pas pour le voir, au même titre que vous en vous bousculez pas pour les voir ".
Dans ce Hadith le Messager d'Allah a retiré toute suspicion quant à la Vision d'Allah et sa nature, ne laissant ainsi aucune place au doute. Car il évoqua cette parabole a deux reprises " la lune une fois et le soleil la seconde ". Puis il a montré qu'il n’y aurait aucun empêchement pouvant être prétendu, à cette vision en disant qu'il n y aurait " aucun nuage a l'horizon ". 


Ensuite, il rappela ensuite qu'aucune nuisance pouvant être supposée, ne découlera de cette vision. Ainsi seul un handicapé mental ou un arrogant s'opposeraient à cette vérité.

Deuxièmement : Les termes (porteur d'une signification claire et apparente, qui est celle connue entre les gens, ndt) qui s'opposent à l'objectif du locuteur. Ils se divisent en trois catégories :

A. Ceux pour lesquels il ne vise ni leur signification ni aucune autre signification, comme le cas de celui qui dort, le contraint ou l'handicapé mental. Les conséquences qui en découlent (Koufr, divorce, etc,ndt) ne doivent pas être pris en compte.

B. Ceux pour lesquels il vise un autre sens que leur sens apparent (défini précédemment, ndt), tout en ayant le choix (sans être contraint, ndt) tel que que celui qui cherche à faire comprendre a son interlocuteur le sens apparent de ses paroles tout en visant une signification différente. (Cet agissement est appelé Atta3rîd, ndt). Le statut de ces termes dans la considération ou non de leur conséquences légales et habituelles, dépend aussi bien de la parole en question et du sujet et contexte. Car parmi les paroles certaines n'acceptent pas ce Ta3rîd comme le divorce explicite (" je te divorce " Anti Tâliq ", ndt) et d'autres l'acceptent comme les ruses légales (permises, ndt).

(Je comptais illustrer le cas des ruses légales et illégales, mais n'est pas pu le faire. Il est donc à noté que ce point est à développer)


C. Ceux pour lesquels il apparait que le locuteur n'a pas cherché leur signification (apparente, le sens premier et manifeste, ndt), en raison d'une cause donnée telle que la mauvaise interprétation, l'ignorance ou les ruses illégales. " Fin de citation

L'imâm Chatibi  dit :

وفي الحقيقة فإن من سلك مسلك الوقوف مع ظاهر اللفظ من غير نظر في المقاصد ولا تدبر في المعاني فلابد وأن يتناقض في مسلكه هذا نفسه



"
En réalité, celui qui se limite aux sens apparents des mots, sans observer l'objectif et méditer les significations, se contredira nécessairement, commençant par sa propre méthodologie que voici. " Fin de citation.

Cheikh Abdal Majîd Achâdzoulî  dit après cette citation :

 

ولذلك فإنه من المهم جدًا ألا نتناول طائفة من النصوص بطريقة ونتناول طائفة أخرى بطريقة أخرى بل ينبغي أن يكون مسلكنًا في تناول النصوص جميعها واحدًا وهو: مسلك طرح التأويل والأخذ بظاهر الشريعة ولكن مع تدبر المعاني والنظر في المقاصد  وليس الوقوف مع مجرد اللفظ والأخذ فيه ببادي الرأي والنظر الأول. وبهذا المسلك لا نتناقض مع أنفسنا ولا تتناقض السور والآيات بين أيدينا. فأهل 



C'est pourquoi il est plus qu'important d'être attentif à ne pas traiter une partie des textes d'une manière et l'autre d'une manière différente. On doit faire en sorte que notre méthodologie soit identique à savoir : Délaisser le Ta'wil (donner aux textes autres que leur sens apparent sans aucune preuves, ndt)


Et prendre en considération le sens apparents des termes employé dans la Shari3a (les textes, ndt), tout en méditant les significations et en observant les objectifs. 
Et non pas s'arreter aux simples mots se basant dessus à premiere vue et en fonction du résultat des toutes premières observations. " Fin de citation, référence : Haddou Al Islâm P48.

L'imâm Chatibi  dit :

ومن هنا جعلت الأعمال الظاهرة في الشرع دليلًا على ما في الباطن



"
A partir de là et selon ce principe(1), les actes apparents sont aux yeux de la Shari3a une preuve de la réalité intérieure (de la présence ou non des actes intérieure, ndt) "
Fin de citation, réf : Al Mouwafaqât V1-P233

Il dit aussi  :

أولاً: الأفعـال والتروك إنما تعتبر من حيث المقاصد، فإذا تعرت عن المقاصد فهي كأفعال الجمادات والعجماوات وليس لها تكييف شرعي
وعندنا فعل محسوس واحد قد يأخذ باختلاف المقاصد حسب القرائن عدة تكيفات شرعيه فقتل النفس قد يسمي جهاد وقد يسمي قصاصا وقد يسمي دفعاً للصائل؛ وقد يسمي موالاة للكافرين أو حرابه أو جريمة قتل غيلة أو خطاء والعمل الظاهر إنما يؤخذ من اقتران المقاصد, ( وتعرف بدلالاتها الحالية والمقالية ) بالأفعال المحسوسة ثم الأعمال الظاهرة من هجرة وصلاة وصيام وجهاد وحج وغير ذلك دليل علي صلاح الباطن؛ والأعمال الظاهرة من زنا وسرقة وحرابه وغير ذلك دليل علي فساد الباطن. والتلازم بين الظاهر والباطن ؛ ودلاله الظاهر علي الباطن في أحكام الناس ومعاملاتهم هو عمدة الشريعة وبه يعرف إيمان المؤمن . وكفر الكافر وعدالة العدل وجرح المجروح . وفسق الفاسق . أهـ



Les actes et délaissement ne sont considérés que selon les objectifs. Et dans le cas ou ces actes sont dénudés d'objectifs, ils seraient comparables aux actes des êtres inertes.... ne pouvant être assimilé à aucun acte juridique(2).

Nous avons (par exemple, ndt) un même fait matériel qui peut revêtir la forme de différent actes juridiques en fonction de l'objectif et selon le contexte et les indices entourant ce fait il peut revêtir diverses formes juridiques et être assimilé a différents actes juridiques.

Ainsi tuer un être peut être qualifié de Jihad, comme porter le nom de Qisâs ou encore une légitime défense (Daf3ou Assâ'il). Au même titre qu'il peut être qualifié d'alliance envers les mécréants, ou Hirâba(3) un assassinat ou homicide involontaire.


Et l'acte apparent(4) sera determié par les objectifs qui accompagnèrent ces faits matériels. (L'objectif sera déterminé par les preuves contextuelles et verbales.) Puis il faut aussi savoir que ces actes apparents tels que la Hijra, la Salat, le Siyam et le Jihad et le Haj etc sont une preuve de la bonté de l'intérieur. Et les actes apparents comme le Zina, le vol et Al Hirâba etc sont une preuve de la corruption du cœur. Et cette corrélation entre le Dhâhir et le Bâtin et le fait que Dhahir est une preuve du Bâtin dans les règles dans le droit objectif(5) et leurs transactions représentent la base de la loi. Et ce n'est que par là que la Foi du croyant et la mécréance du mécréant, l'intégrité de l'intègre et la perversion du Fasiq peuvent être sut (et déterminé d'un point de vue légale, ndt)". 

Fin de citation: Al Mouwâfaqât V1-P149

Note :


(1) A savoir que les conséquences Al mousabbabât (les actes apparents) sont les preuves de la présence de leur cause Al Asbâb (les actes intérieurs).

(2) L'acte juridique ou Takyiîfou Achar3î existe aussi dans la jurisprudence française (au passage, ce n'est pas le fruit de leur ingéniosité mais bien l'une des richesses qu'ils ont puisés dans notre Législation) comme nous pouvons le voir dans l'ouvrage " L’acte juridique et le fait matériel", Bertrand Seiller". Il dit " Aujourd'hui, la distinction entre l’acte juridique et le fait matériel semble bien établie. Les juges et la doctrine s’accordent en effet sur un critère commun, sans trop choisir entre subjectivisme et objectivisme, qui est la manifestation de volonté. " Retenons juste le critère de manifestation de volonté. Je ne cherche pas ici à présenter une étude comparative entre notre Noble Législation Divine et leurs pauvres lois humaines, mais justes à démontrer que la traduction serait à même d'être juste in chaâ Allah. Wa Allahou A3lam.

(3) Je n'ai pas traduit la réalité d'Al Hirâba ni présenter ses catégories.

(4) La détermination de l'acte juridique propre au fait matériel + l'objectif qui l'accompagne, ndt.

(5) L'ensemble des règles juridiques qui régissent les hommes dans la vie en société, ndt.

L'imâm Chatibi  dit :

" Et il t'en suffit (de savoir) que les objectifs distinguent entre les coutumes habitudes et les adorations, et dans les adorations elle même entre ce qui est obligatoire et ce qui ne l'est pas. Et dans les coutumes entre ce qui est obligatoire ou recommandé, permis, blâmables ou prohibés, valide ou invalide et autres comme statuts légaux.

Et une seule et même chose 
accompagnée d'un objectif donné sera une adoration et accompagnée d'un autre objectif elle ne le sera pas. Bien plus, accompagné d'un objectif elle sera (forme de manifestation de,ndt) Foi et d'un autre du Koufr, comme pour le Soujoud pour Allah ou pour une statue. De même qu'un fait accompagné d'un objectif sera lié à un statut légal donné, et en son absence il en sera dénudé, comme pour es actes de l'endormi, l'insouciant (qui se trompe, ndt) et de l'handicapé mental ". fin de citation

Autres citations bénéfiques :

Cheikh Abdal3azîz Ali Abdallatîf  dit :

 

المبحث الخامس

اعتبار المقاصد في نواقض الإيمان


1_ إن مما ينبغي مراعاته في موضوع نواقض الإيمان: _ مسألة اعتبار المقاصد، فينظر إلى قصد ومراد من قد يكون متلبساً بكفر، مع النظر _ في نفس الوقت _ إلى ما ظهر منه من قول أو فعل، فهناك ارتباط وتلازم بين الباطن (القصد) والظاهر _ كما سبق في المبحث الأول
و مما أورده ابن تيمية في اعتبار المقاصد قوله: _ 
" ولما قال النبي صلى الله عليه وسلم " من يعذرني في رجل بلغني أذاه في أهلي(1) " قال له سعد بن معاذ " أنا أعذرك، إن كان من الأوس ضربت عنقه.. " والقصة مشهورة فلما لم ينكر ذلك عليه، دل على أن من آذي النبي صلى الله عليه وسلم وتنقصه يجوز ضرب عنقه، والفرق بين ابن أبيّ وغيره ممن تكلم في شأن عائشة، أنه كان يقصد بالكلام فيها عيب رسول الله صلى الله عليه وسلم والطعن عليه، وإلحاق العار به، ويتكلم بكلام ينتقصه به، فلذلك قالوا: _ نقتله، بخلاف حسان ومسطح وحمنة، فإنهم لم يقصدوا ذلك، ولم يتكلموا بما يدل على ذلك، ولهذا إنما استعذر النبي صلى الله عليه وسلم من ابن أبيّ دون غيره...(2) " 
ويقول أيضاً: _ 
" فإن سب موصوفاً بوصف أو مسمى باسم، وذلك يقع على الله سبحانه، أو بعض رسله خصوصاً أو عموماً، ولكن قد ظهر أنه لم يقصد ذلك، إما لاعتقاده أن الوصف أو الاسم لا يقع عليه، أو لأنه وإن كان يعتقد وقوعه عليه، لكن ظهر أنه لم يرده لكون الاسم في الغالب لا يقصد به ذلك بل غيره، فهذا القول وشبهه حرام في الجملة، يستتاب صاحبه منه إن لم يعلم أنه حرام، ويعزر مع العلم تعزيزاً بليغاً لكن لا يكفر بذلك ولا يقتل، وإن كان يخاف عليه الكفر.(3) "



Parmi les points nécessaires à prendre en compte, dans l'étude des annulatifs de l'Islam, on a :La considération des objectifs et intentions(1)( qui accompagnent ces actes, ndt), en observant aussi bien
le but et l'objectif de celui qui est en position d'avoir commis du Koufr, que ce qui apparait (comme significations et indications, ndt) de sa parole ou son acte. Car il ya un lien et une corrélation(2) entre le Bâtin (l’objectif) et le Dhâhir, comme nous l'avons vu précédemment dans le premier chapitre.

L'importance et la considération de ces objectifs se retrouve dans les paroles suivantes d'Ibn Taymiya  :

" Lorsque le Prophète  dit " 
Qui me ferait justice contre un homme qui a atteint l'honneur de mon épouse, selon ce qui me fut rapporté "


Sa3d ibn Mo3adz  lui dit : " Moi je te ferais justice et s'il est du nombre des Aws je lui couperais la tête ... "Ce récit est connu et le fait que le Prophète ne l'eut pas blâmé prouve bien la permission de couper la tête a celui qui nuit au Prophète .


(Ceci dit) la différence entre Ibn Oubey et les autres(Sahabas) qui accusèrent Aicha est que ce dernier (Abdoullah ibn Obey ibn Saloul)
cherchait à critiquer et dénigrer le Messager d'Allah  par cette accusation et lui infliger la honte en tenant des propos rabaissant a son encontre.


C'est pourquoi ils parlèrent de le tuer, contrairement à 
Hassân, Moustih et Hammâna qui ne cherchaient rien de tout cela, et aucune de leurs paroles n'allaient (directement et explicitement,  ndt) dans ce sens. C'est pourquoi le Prophète a demandé qu'on lui fasse justice d'Ibn Oubey seulement et non des autres.
Fin de citation Réf: Assârimou Al Masloûl P179-180 voir aussi P58-59.

Il dit de même:

" S'il insulte un être par un qualificatif ou un nom qu'il porte, et qu'ils ( le qualificatif ou le nom) reviennent à Allah Soubhânah, ou certains de Ses Messagers en particulier ou en générale, ceci dit, il apparait que ce n'était pas son objectif, soit car il pense que ce qualificatif ou ce nom ne leur revient pas, ou bien que convaincu qu'il reviennent a Allah ou Ses Messagers, il apparait qu'il ne les visait pas, car ces qualificatifs sont employés en majorité du temps pour autres qu'Allah. 


Ces paroles et leurs semblables sont Harâm, et celui qui les tient en ignore l'interdiction, il lui sera demandé (par l'autorité légale, ndt) de s'en repentir sans quoi il méritera la peine de mort.


Quant à celui qui en a connaissance, il devra subir une peine dont l'estimation revient au juge(3) afin de le réprimander et l'empêcher de recommencer. Mais malgré ça, il ne sort pas de l'Islâm et ne doit pas être tué, bien que la mécréance est à craindre pour lui(4)
" Fin de citation réf: Idem P562


Note :


(1) L'intention dont il est question ici est le Qasd et qui, comme on l'a vu précédemment, n'est pas purement abstrait, ndt.

(2) Cette corrélation peut être permanente ou non, en fonction de la nature de l'acte. En fonction de cette nature, totalement explicite, explicite dans un contexte donné et implicite dans un autre (comme le fait de porter une calotte juive ou de se rendre a l'église le statut de celui qui en est coupable varie en fonction du contexte. Un contexte de terre d'Islâm ne peut être comparé a celui d'une terre de Koufr, de même que celui qui cherche à sauver des croyants ne peut être comparer à celui qui le fait en vue d'un simple intérêt mondain. Tout ceci car l'acte en soit n'est pas du Koufr et pour reprendre les termes précités : 
le statut légal de ce fait matériel dépend du Qasd qui l'accompagne. Or ce Qasd dépend du contexte, qui le décrira.), etc. J'espère que les règles de cette corrélation seront présentées un jour in chaâ Allah. 

(3) Pour plus de détail sur le Ta3zîr revoir le texte suivant :


Quelques différences entre le Hadd, le Ta3zîr et le Qisâs
http://musulman-du-monde.over-blog.com/article-quelques-differences-entre-le-hadd-le-ta3zir-et-le-qisas-65585529.html

(4) Dans le sens ou ce genre de paroles peuvent porter être indicatives de mécréances et qu'il peut être amené à les viser qu'Allah nous en Préserve, ndt.

 

Suite des paroles de Cheikh Abdal'Azîz  et fin de la réponse in chaâ Allah :


ويقول في موضع ثالث: _ " إن المسلم إذا عنى معنى صحيحاً في حق الله تعالى، أو الرسول صلى الله عليه وسلم، ولم يكن خبيراً بدلالة الألفاظ، فأطلق لفظاً يظنه دالاً على ذلك المعنى، وكان دالاً عل غيره أنه لا يكفر... وقد قال تعالى: _ {لاَ تَقُولُواْ رَاعِنَا} [البقرة، آية 104]
 وهذه العبارة كانت مما يقصد به اليهود إيذاء النبي صلى الله عليه وسلم، والمسلمون لم يقصدوا ذلك فنهاهم الله تعالى عنها، ولم يكفرهم بها. " 



Il dit dans un troisième passage  : "
Si un musulman, peu informé sur l'indications (exactes, ndt) des termes, traite d'Allah ou du Messager, en employant un terme qu'il pense indiquer un sens correct qu'il cherche a exprimer, alors que ce terme indique à un autre sens (qui est mauvais, ndt) il ne sera pas mécréant... Allah Ta3ala dit " Ne dites pas : "Râ3inâ" (favorise-nous) (S2V104). Cette expression ( Râ3ina) était employé par les juifs pour nuire au Prophète , quant aux musulmans qui employaient cette expression ils ne cherchaient nullement à lui nuire .Allah leur a alors interdit, sans les jugeaient mécréant pour cette parole "fin de citation réf: Arraddou 3ala Al Bakri P341-342

Soubki traitant de la question de la nuisance, par une parole ou autres, au Prophète dit: "

Mais la nuisance est de deux sortes:


La première: celle par laquelle l'auteur cherche à nuire au Prophète , et nul doute que celle-ci implique la condamnation à mort, comme on le voit dans la nuisance de Abdoullah ibn Oubey ibn Saloûl dans le récit d'Al Ifk.

Et dans la seconde : il ne cherche pas à nuire au Prophète  comme dans les propos tenus par Moustih et Hammâna dans le récit d'Al Ifk. Cette forme de nuisance n'implique pas la condamnation à mort.

Parmi les preuves qui indiquent que la seule 
nuisance qui amènent à la peine de mort est celle accompagnée de la volonté de nuire, on a la Parole d'Allah  : " Ceci nuisait au prophète" Al Ahzab V53. Ce Verset fut révélé au sujet de gens vertueux parmi les Sahabas et la nuisance dont il est question n'amena aucunement à leur mécréance. Et chaque obéissance commise est une nuisance, malgré ça elle n'est pas du Koufr. Il est donc nécessaire de présenter les explications précitées au sujet de la nuisance au Messager. " Fin de citation réf: Fatawi Asoubki V-P591-592


ولما تحدث السبكي عن مسألة إيذاء النبي صلى الله عليه وسلم بقول أو نحوه، قال: _ " لكن الأذى على قسمين أحدهما: _ يكون فاعله
 قاصداً لأذى النبي صلى الله عليه وسلم، ولاشك أن هذا يقتضي القتل، وهذا كأذى عبد الله بن أبي في قصة الأفك، والآخر أن لا يكون فاعله قاصداً لأذى النبي صلى الله عليه وسلم مثل كلام مسطح وحمنة في الإفك، فهذا لا يقتضي قتلاً
ومن الدليل على أن الأذي لابد أن يكون مقصوداً قول الله تعالى: _ 
{إِنَّ ذَلِكُمْ كَانَ يُؤْذِي النَّبِيَّ} [الأحزاب، آية 53]. فهذه الآية في ناس صالحين من الصحابة، لم يقتض ذلك الأذى كفراً، وكل معصية ففعلها مؤذي، ومع ذلك فليس بكفر، فالتفصيل في الأذى الذي ذكرناه يتعين.(5) " 


Fin de citation du passage concerné du livre " Nawâqid Al islâm Al Qawliyya wa Al3amaliyya " P85-86

Cheikh Ibn Sahmane dans son ouvrage " Ta3aqqoubât 3ala Ta3liqât Acheikh Rachîd Ridâ " P194 édition Dârou Asoumey3î rapporte des paroles d'Ibn Al Qayyim, tiré d'I3lâmou Al Mouwaqi3în qui prouve que l
e sens des mots peut varier en fonction du contexte. Malgré le fait que ces termes indiquent a l'origine une autre signification, mais le contexte comme le précise Cheikh Abdal Majîd Achâdzoulî  permet de déterminer l'objectif a travers lequel un fait matériel prend la forme d'un acte juridique, comme pour l'insulte de la mère
des croyants Aicha
 après la mort du Prophète et après qu'Allah l'eut innocenté. Cette accusation après sa mort est un dénigrement clair et explicite du Messager d'Allahcontrairement à cette même accusation de son vivant, car il était encore en mesure de la divorcer.
 Ainsi le contexte permet de déterminer avec précision l'objectif qui participe à la formation d'un acte juridique. L'objectif n'est donc pas purement abstrait comme le prétendent les Mourji'as.

Voici donc les paroles d'Ibn Al Qayyim  :

"
Quant à celui qui a dit " O Messager d'Allah, mon épouse donna naissance à un enfant noir ", il n'y a là aucune accusation de Zinâ, que ce soit d'une manière explicite ou implicite. 


La seule chose qu'on a là est qu'il l'informa de la réalité (Al-wâqi3) cherchant à connaitre le statut de cet enfant :

Doit-il le considérer comme son fils légal, bien que leurs couleurs soient différentes, ou le renier ?
Le Prophète  lui a alors répondu en lui donnant un exemple pour l'aider à mieux à s'y apaiser et accepter sans aucune ambigüité.


Comment pourrait-on arguer la dessus pour rejeter la peine légale d'accusation de Zinâ (appelé Al Qadzf qui équivaut à 80 coups de fouets, ndt) au sujet de celui qui insulte une personne lui disant : "
Quant à moi je ne suis pas un Zânî et ma mère n'est pas une Zâniya non plus " Et autres formules indirects qui sont plus néfastes, nuisibles et touchantes qu'une accusation directe.(1)

Et leur clarté est aux yeux de toutes personnes qui les entendraient aussi manifestes que ne l'est une expression explicite. " Fin de citation.

Ainsi une expression porteuse d'une signification donnée peut varier en fonction du contexte qui l'accompagne. Ce contexte sera la preuve de l'intention et l'objectif qui accompagné du fait matériel permet de déterminer l'acte juridique auquel sera assimilée cette expression. Et en fonction de la nature de cet acte, le statut légal sera fixé.

Sur base de ce qui a précédé, on peut comprendre et cerné 
la Fatwa de Cheikh Abou Mohammad Achâmî  au sujet de la vente et achat de la marque nike, qui à l'origine est le nom d'athéna divinitée grecque. Or vu que cette indication disparu et que les gens s'accordèrent à ne l'affiliaient qu'à une simple marque commerciale, le port, l'achat et la vente de cette marque ne peut être comparé au port, l'achat et la vente d'une croix chrétienne qui jusqu'aujourd'hui représente la divinité chrétienne.

Sans oublier que cette même croix, avant la pseudo crucifixion de Issa n'était rien d'autre qu'une forme géométrique sans plus ni moins donc un simple fait matériel. Qui au travers du temps devint un acte juridique qualifié de Shirk, car 
les chrétiens s'accordèrent a désigner leur dieu par cette croix. On voit donc qu'un acte juridique sans l'objectif qui l'accompagne ne possède aucun statut légal. Car aucun acte juridique ne sait se former en l'absence de cet objectif. Cet objectif peut être déterminé à travers le contexte, comme dans le cas de la croix chrétienne ou encore du nom nike dans la mythologie grecque. Si ce contexte se transforme et disparait du tout au tout, il n'y a plus lieu de continuer à qualifier ces actes de Shirk. 

Et pareillement pour l'exemple à savoir l'expression " Bon sang" cette expression est loin d'avoir une connotation religieuse pour la plupart de ceux qui l'emploie. Et en raison de cet usage générale et connu, faisant office de preuve explicite pour déterminer l'objectif à travers lequel ce fait matériel (cette parole) prendra la forme d'un acte juridique, cette parole ne sera pas en soit une parole de Shirk ou de Koufr et son auteur ne sortira pas de la sphère de l'Islâm, car il n'a tout simplement pas commis de Shirk.(2) A moins de viser la signification première de ce mot.


Ce qui rejoint la règle qui est que 
la considération ne se limite pas à la simple construction linguistique des mots mais bien de leurs significations, tout en prenant en compte certains éclaircissements précités.

Ceci dit, le fait que cette expression ne soit pas du Shirk ne nous empêche pas de la blâmer et d'inviter les gens à ne pas l'employer, comme le faisait le Messager d'Allah  pour des expressions erronées employées par les Sahabas .


La question peut alors se poser pourquoi donc Cheikh Abou Mohammad Achâmî  a tout de même permit d'acheter et vendre nike ?

La réponse est qu'il a fait appel à une autre règle qui est " 3oumoûm Al balwâ" qui consiste à 
faire preuve de souplesse quand une chose se propage chez tous les musulmans ou leur majorité. Vous retrouverez plus de détails in chaâ Allah dans la traduction faite par le frère Abou Ibrâhim Al-Kurdî  sur son blog.

Je ne reprends pas toutes les autres questions que le frère a posées, car je pense qu'à travers ces citations et modestes explications, les réponses ne manqueront pas d'apparaître à l'esprit de chacun in chaâ Allah.

Et la Faveur revient à Allah en premier et dernier lieu, puis aux savants de la Oumma.

 

Et toute science n'est que le fruit de la Miséricorde et le Bienfait d'Allah.



(1) Voici Achâhid le témoin et la preuve de ce qui a précédé, ndt.

(2) La conclusion et réponse à la question in chaâ Allah.

 

Une autre citation importante dans la continuité des paroles de gens de science pouvant servir de Ousoul dans l'étude de ces questions:

Nous avons vu précédemment les paroles d'Ibn Al Qayyim 
 rapporté par Ibn Sahmane  , voici un autre passage tout aussi important :

L'imâm Ibn Al Qayyim 
 dit : 

Nous avons ici une règle juridique qui doit être l'objet de notre plus grande attention, en raison du besoin générale et globale (à la compréhension et la maîtrise de cette règle, ndt).
Cette règle dit que " le Législateur accepta le repentir du Kâfir Aslî(1) qui revient de sa mécréance(2). Car ce repentir est un Dhâhir(3) qui n'est contredit par rien de plus indicatif(4).

De ce fait, nous sommes dans le devoir de le prendre en compte et pratiquer les implications nécessaires à sa considération(5), (et statuer de son Islam en apparence Al islâm Al Houkmî, ndt), car il (le repentir du Koufr Aslî) implique nécessairement la sacralité de son sang et rien ne s'y oppose(6).

Quant au Zindîq, il manifesta ce qui désacralise son sang. Ainsi même s'il laisse apparaître un repentir et (une nouvelle adhésion, ndt) à l'Islâm, après son arrestation, cela n'indiquera en rien, que ce soit d'une manière explicite ou probante, la disparition de la mécréance explicite, qui fut la source de la désacralisation de son sang.

Pour ce qui est de la certitude, il est clair que rien ne l'indique. Quant à l'indication probante pouvant être tiré de la manifestation de ce repentir (pour prouver un réel repentir et un réel retour à l'Islâm, ndt), à son tour elle n'est pas d'actualité en raison du fait que 
( Et c'est ici qu'il faut être attentif Hafidhakoum Allah, ndt) :

Le Dhâhir est une preuve valide aussi longtemps qu'il n'est pas affirmé avec certitude que le Bâtin lui est différent et le contredit. (Ou aussi longtemps qu'il ne s'oppose pas avec certitude à un Bâtin qui lui est différent, ndt)

Si nous avons donc une preuve qui indique ( la présence de) ce Bâtin ( qui contredit et s'oppose au Dhâhir,ndt), aucune attention ne doit être prêtée à ce Dhâhir.. " Fin de citation

(1) le mécréant d'origine,ndt.

(2) Dans le texte original, on a " alladzi ou man Ya3oûdou min koufrih bil Al Islâm " je n'ai pas tout traduit pour respecter la syntaxe et la fluidité du texte français,ndt.

(3) Un acte apparent qui a pour but de manifester une croyance et une volonté intérieur, ndt.

(4) L'expression arabe traduit par " rien de plus indicatif " est :

لم يعارض بما هو أقوى منه


(5) Le terme arabe traduit par considération est " الاعتبار " qui désigne l'action de puiser et déduire des statut légaux de ce qui l'objet de cette considération. Pour plus de détail revoir les ouvrages ou textes traitant des Qawâ3ids Al Fiqhiya par exemple.

Ainsi pour revenir à la question de recopier les cours d'histoires, le contexte ( le cours d'histoire) faisant office de Qasd Sarîh ( intention explicite)permettra de donner à ce fait matériel ( recopier le contenu du cours) une forme juridique donnée( rapporté du Koufr). Ton acte n'est donc en rien du Koufr, que tu es ajouté avant ça " le prof a dit ou untel a dit " ou que tu ne l'es pas ajouté. Car le contexte est encore plus expressif ou autant plus expressif pour décrire le Qasd qui accompagne l'acte, que cette expression.

Dans le but d'avoir répondu à certaines problématiques à ce sujet in chaâ Allah. Et je remercie Allah pour ces Bienfaits visibles et cachés wa Al Hamdulillah Rabbî Al 3âlamîn. Et qu'Allah Récompense les Imâms de ce Din et en particulier ces savants oubliés qui nous donnèrent accès aux bases de la science, qui jusque là était difficilement accessibles.

Je vous invite à méditer ces Ousoul, ils vous seront fort bénéfiques in chaâ Allah.

Par le frère Abou Salmane.

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Le Minhaj (Voie) de Ahlou Sounna wa-l-Jama'a ce qui veut dire la voie de la Sounna et du Concensus, ou bien le minhaj des Salaf-Sâlih la voie des pieux prédécesseurs, tout cela revient au même c'est la voie à laquelle nous restons ferme, cette voie c'est celle du Prophète sala Allahu alayhi was Salam.

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