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Le sens du mot Hokm dans la langue arabe et est définis sur plusieurs sens : 1/. Le jour du jugement qui est appelé le jour du Hokm 2/.Al Man3 ; l’empêchement 3/.Attafwîdh qui est déléguer le hokm a une personne 4/. Attassyîr qui est faire d’une personne un juge dans une dispute 5/.nous ce qui nous concerne c’est dans le sens de " Qadhâ Yaqdhî Qadhâ²an il est donc Qâdhî : jugement, prononcer, délibérer, décider, gouverner, apprécier ": 

Il est dit dans Qâmoûss Al Mouhît : ((الحُكْمُ): بالضم القَضاءُ  ; (Al Hokm) : avec la Dhamâh qui est le Qadhâ²)).

Et Ibn Al Athîr dit concernant les noms et attribut d’Allah : 
((الحَكَمُ والحَكِيمُ وهما بمعنى الحاكِم، وهو القاضي،; Al Hakam et le Hakîm tous deux dans le sens de Hâkem qui est le Qâdhî)).

Et Al Zoubaydî dans Tâj Al ‘Aroûss : 
((حكم : الحكم بالضم القضاء; Houkm : avec le Dham qui est le Qadhâ²)). 

Et Al Tabarî dit dans le Tafsîr de sa parole Ta’âla 
{Dieu en vérité, décide (Yahkumu) ce qu'Il veut.} : ((قَالَ أَبُو جَعْفَرٍ : يَعْنِي بِذَلِكَ جَلَّ ثَنَاؤُهُ : إِنَّ اللَّهَ يَقْضِي فِي خَلْقِهِ مَا يَشَاءُ مِنْ تَحْلِيلِ مَا أَرَادَ تَحْلِيلَهُ ، وَتَحْرِيمِ ; مَا أَرَادَ تَحْرِيمَه; Abou Ja’fr dit : Allah veut dire : Allah décide (Yaqdhi) sur ce qui concerne ces créatures ce qu’il veut comme permis de ce qu’il a voulu autoriser et interdit de ce qu’il a voulu interdire )) 

Donc si tu as su que Hakam est dans le sens de Qhadhâ² dans le verset : [44/ Table Servie], sache qu’Allah te fasse miséricorde que le mot Qhadhâ² dans le Coran viens sous quatre sens : 1. Crée 2. Ordonner 3. Terminer et le dernier celui qui nous intéresse : 4. Hakam Allah dit : 
{Par celui qui nous a créés, dirent-ils, nous ne te préférerons jamais à ce qui nous est parvenu comme preuves évidentes. Décrète (Faqdhi ; فَاقْض) donc ce que tu as à décréter (Qâdh ; قَاضٍ). Tes décrets ne touchent que cette présente vie.} [Tâha : 72] et Allah dit : {20. Et Dieu juge (Yaqdhi) en toute équité, tandis que ceux qu'ils invoquent en dehors de lui ne jugent (Yaqdhoûna) rien. En vérité c'est Dieu qui est l'Auditent, le Clairvoyant.} [Ghâfir : 20]. 

Si tu as su ça, sache qu’Allah t’accorde sa miséricorde que la définition du mot Qadhâ² religieusement tourne autour de trancher dans un litige entre les gens ; exposer les lois d’Allah dans une situation ; juger entre des sujets avec justesse et vérité et enfin se conformer au jugement d’Allah le tout Puissant. 

Ibn Rouchd Al Mâlikî dit dans " Tabsiratoul Houkâm (1/12)" : 
((الإخبار عن حكم شرعي على سبيل الإلزام ; c’est l’énoncé d’un statut légale avec obligation de se conformer à celui-ci (le hokm))).

Al Khatîb Al Chirbînî Achâfi’î dit " Moughny Al Mouhtâj (372/4) " : 
((هو فصل الخصومة بين خصمين فأكثر بحكم الله تعالى; c’est le fait de trancher dans un litige entre deux sujets ou plus avec le jugement d’Allah Ta’âla)).

Al Bahoutî Al Hanbalî dit dans " Kachâf Al Qanâ’ (6/258) " : 
((هو الإلزام بالحكم الشرعي وفصل الخصومات ; c’est la coercition à se conformer au statut légale et trancher entre les litiges)).

Et Abou Bakr Massoud Ibn Ahmed Al Kâssânî Al Hanafî dit dans " Badâe’ Assanâe’ " : 
((والقضاء هو : الحكم بين الناس بالحق ، والحكم بما أنزل الله عز وجل ; Al Qadhâ² : c’est délibéré entre des sujets avec vérité et jugement conforme à ce qu’Allah a révélé)). 

Si tu as su ça, sache qu’Allah t’accorde sa miséricorde que le mot Hokm dans le sens de Qadhâ² n’est apparue dans le Coran seulement dans le sens du jugement entre deux et plus, Allah dit : 
{Et si tu juges, alors juges entre eux en équité. Car Allah aime ceux qui jugent équitablement} [Table Servie : 42] et Allah dit : {Et t'est-elle parvenue la nouvelle des disputeurs quand ils grimpèrent au mur du sanctuaire ! Quand ils entrèrent auprès de Dawud, il en fut effrayé. Ils dirent : "N'aie pas peur ! Nous sommes tous deux en dispute; l'un de nous a fait du tort à l'autre. Juge donc en toute équité entre nous, ne sois pas injuste et guide-nous vers le chemin droit. Celui-ci est mon frère : il a quatre-vingt-dix-neuf brebis, tandis que je n'ai qu'une brebis. Il m'a dit : "Confie-la-moi"; et dans la conversation; il a beaucoup fait pression sur moi} [Saad, v21-22-23] et Allah dit : {Ô David, Nous avons fait de toi un calife sur la terre. Juge donc en toute équité parmi les gens et ne suis pas la passion: sinon elle t'égarera du sentir d'Allah›. Car ceux qui s'égarent du sentir d'Allah auront un dur châtiment pour avoir oublié le Jour des Comptes.} [Saad : 26] et Allah dit : {Dieu vous ordonne de restituer les dépôts et de juger selon la justice, lorsque vous juger entre les hommes. C’est là une noble mission que Dieu vous exhorte à remplir} [Annisâ² :58] et Allah dit : {Et sur toi (Muhammad) Nous avons fait descendre le Livre avec la vérité, pour confirmer le Livre qui était là avant lui et pour prévaloir sur lui. Juge donc parmi eux d'après ce que Dieu a fait descendre.} [Table Servie : 48] et Allah dit : {Nous avons fait descendre vers toi le Livre avec la vérité, pour que tu juges entre les gens. selon ce que Dieu t'a appris. Et ne te fais pas l'avocat des traîtres} [Annisâ² : 105] et Allah dit : {Non !... Par ton Seigneur ! Ils ne seront pas croyants aussi longtemps qu'ils ne t'auront demandé de juger de leurs disputes et qu'ils n'auront éprouvé nulle angoisse pour ce que tu auras décidé, et qu'ils se soumettent complètement [à ta sentence].} [Annissâ² : 65] et sur ce que nous venons de cité que sa parole Ta’âla qui fut révélé {Et ceux qui ne gouverne pas d’après ce qu’Allah a révélé eux sont les mécréants} 

Et comme le dit Ibn Al Qayim dans " Assawâ’iq Al Moursalâ " : 
((السَّادِسُ : اللَّفْظُ الَّذِي اطَّرَدَ اسْتِعْمَالُهُ فِي مَعْنًى هُوَ ظَاهِرٌ فِيهِ وَلَمْ يُعْهَدِ اسْتِعْمَالُهُ فِي الْمَعْنَى الْمُؤَوَّلِ أَوْ عُهِدَ اسْتِعْمَالُهُ فِيهِ نَادِرًا ، فَحَمْلُهُ عَلَى خِلَافِ الْمَعْهُودِ مِنَ اسْتِعْمَالِهِ بَاطِلٌ ، فَإِنَّهُ يَكُونُ تَلْبِيسًا يُنَاقِضُ الْبَيَانَ وَالْهِدَايَةَ ; le sixième point : Le mot dont la fréquente utilisation a été sur un sens apparent le portant, sans que cette habitude n’ai été de l’utiliser sur un sens portant sur une interprétation ou son utilisation ainsi y a été très rare, l’employé donc contrairement à son sens d’habitude utilisé est une vanité, ce genre de procédé est un revêtement du vrai qui contredis l’exposer et la guidance)) 


Donc que n’en déplaise au Pseudos Salafî, le Hokm n’a été employé religieusement seulement pour trancher entre deux ou plus. 

Celui donc qui pèche et transgresse ne peut être dit de lui que c’est un Juge ou un Qâdhî car l’acte du pécheur et le sens du mot hokm dans le verset 44 sourate 5 ne sont pas conforme comme nous l’avons vu mais il est appelé religieusement injuste envers sois même Allah dit : 
{Ensuite, Nous fîmes héritiers du Livre ceux qui de Nos serviteurs que Nous avons choisis. Il en est parmi eux qui sont injuste envers eux-mêmes, d'autres qui se tiennent sur une voie moyenne, et d'autres avec la permission de Dieu devancent [tous les autres] par les bonnes actions; telle est la grâce infinie.} [Fâter : 32] et Allah dit : {Ceux qui mangent [disposent] injustement des biens des orphelins ne font que manger du feu dans leurs ventres. Ils brûleront bientôt dans les flammes de l'Enfer}[Annissâ² : 10] il est appelé aussi Fâssiq, pécheur (‘Assî) Moufsid etc… 

Et que ces égaré le sache, l’apparent de verset n’incombe seulement à ceux qui considère que le pécheur demeurera éternellement en enfer comme les Mou’tazila qui ont refusé de nommé le pécheur mécréant en le nommant pervers tout en rejoignant le dogme des Khawâridj sur le faite que ce pécheur demeurera éternellement en enfer, c’est à ce genre d’égaré que l’apparent linguistique de ce verset incombe comme le dit Ibn Hazm dans " Al Fiçal (3/234) " en réponse au Mou’tazilite : 
((أيضاً فإن الله - عز وجل - قال : { ومن لم يحكم بما أنزل الله فأولئك هم الكافرون } ، { ومن لم يحكم بما أنزل الله فأولئك هم الفاسقون } ، { ومن لم يحكم بما أنزل الله فأولئك هم الظالمون } ، فيلزم المعتزلة أن يصرحوا بكفر كل عاص وظالم وفاسق ، لأن كل عامل بالمعصية فلم يحكم بما أنزل الله ;Et Allah dit aussi {Et ceux qui ne gouverne pas d’après ce qu’Allah a révélé eux sont les mécréants}, {Et ceux qui ne gouverne pas d’après ce qu’Allah a révélé eux sont les pervers}, {Et ceux qui ne gouverne pas d’après ce qu’Allah a révélé eux sont les injustes} cela implique les Mou’tazilah de nommé mécréant tout pécheur et injuste et pervers car tous pécheur n’a pas jugé conformément à ce qu’Allah a révélé)).

Conclusion : 

Nous concernant, nous avons jamais prétendu que ce verset était à prendre dans l’absolue pour nous coller une tel implication qui nous concerne même pas, donc celui qui commet un pécher ne peut être appelé juge car le juge religieusement parlant comme nous venons de le voir est celui qui tranche entre deux, mais nous disons quand même que si ce pécheur rend licite son acte c’est un mécréant apostat, et son apostasie n’est pas dû dut faite qu’il ait jugé contrairement à ce qu’Allah a révélé mais à son mensonge sur Allah en rendant licite l’illicite.

Concernant celui qui ordonne un pécher pareil il n’est nullement appelé juge car il n’a tranché en rien dans ce qu’il a fait il sera considéré apostat seulement s’il rend licite sans acte.

(Ce qui précède est le fruit du travail du frère Abu Musab qu’Allah le préserve)

Cependant les pseudo-Salafis argumenteront que le verset 44 de la sourate al Maida a était révélé sur les juifs qui ont légiféré une sentence en dehors d’Allah, car Allah dit « Yahkum », nous allons répondre à cet argument.

Observons le « man » de « man lam yahkoum »

1- Est inclus dans ce « man » toute personne qui ne se réfère pas à la législation d’Allah lors d’un litige :

a-At-Tabarî dit : 
« Ibn Bichâr nous raconta qu’Abdourrahman rapporta que Sofyan ainsi qu’Ibn Wakî3 leur dit que son père lui raconta que Sofyân dit à Habib Ibn Abî Thâbit qu’Al Bouhtouri rapporta que Houdhayfa a tenu les propos suivants au sujet du verset :« Ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé les voilà les mécrérants » : « Quels frères sont pour vous les fils d’Israël, toute bonne chose est pour vous, et toute mauvaise chose les concerne, mais vous suivrez leurs traces et serez à peine différenciables(*)».
Le Cheykh Châkir dit : Habîb Ibn Thâbit Al Asadî est fiable et véridique. Le Hadîth contient une interruption au niveau d’Al Bouhtourî.

b-Hannad Ibn Sirrî raconta que Wakî3 leur rapporta que Sofyan leur raconta que Habib Ibn Thabith dit qu'Abou Al Bouhtourî dit : 
« Un homme interrogea Houdhayfa au sujet du verset : « Ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé les voilà les mécrérants », puis il mentionna le hadith dans des termes similaires à Ibn Bichâr qui le tint d’Abderrahmân.

c-Al Hassan Ibn Yahyâ raconta qu’Abderrazzâk rapporta qu’Ath-Thawrî dit que Habîb Ibn Abî Thâbit dit qu’Abou Al Bouhtourî dit : 
un homme interrogea Houdhayfa au sujet des versets « Ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé les voilà les mécréants », « Ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé les voilà les injustes », « Ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé les voilà les pervers»
Houdhayfa dit : cela concerne les fils d’Israël puis dit :
 « Quels frères sont pour vous les fils d’Israël, toute bonne chose est pour vous, et toute mauvaise chose les concerne. Par Allah vous suivrez leurs traces et serez à peine différenciables»

Le Cheykh Châkir dit : 
«Le récit de Houdhayfa a été rapporté par Al Hâkim dans son Moustadrak par la voie de Djarïr qui le tient d’Al A3mach qui le tient d’Ibrahîm d’après Houmâm, ce dernier dit : Nous étions chez Houdhayfa et le verset : « Ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé les voilà les mécréants »fut cité. Un homme dit : « Ce verset concerne les fils d’Israël. » Houdhayfa répondit alors: « Quels frères sont pour vous les fils d’Israël, toute bonne chose est pour vous, et toute mauvaise chose les concerne. Par Celui qui détient mon âme entre Ses mains, leur comportement sera imité un à un de la même façon que les plumes des flèches se ressemblent et se suivent»
Al Hâkim dit : 
« C’est un Hadith authentique selon les conditions de deux Chouyoukh même s’ils ne le rapportent pas. Adh-Dhahabî s’accorde avec lui. Al Hachiya. »Tafssir At-Tabarî.


2-Est exclu de « man » l’infraction dans l’absolue, l’oppression dans le jugement et l’idjtihâd abusif

Les deux extrémités et la situation intermédiaire :

La première extrémité :
 «En vérité, Nous avons révélé la Thora comme guide et comme lumière. Et c’est sur la base de ce Livre que les prophètes, soumis à la Volonté d’Allah, ainsi que les rabbins et les grands théologiens, en tant que gardiens et témoins de cette Écriture, devaient rendre la justice... »Al Maida V44

Celle- là est l’extrémité des prophètes et de ceux qui ont suivi leurs pas.

-Ils se sont tournés (référés) vers Allah et Sa Législation lors d’un litige.
-Ils ont parfaitement pris soin de l’équité, de la justice et de la Taqwa (crainte) dans l’application des modalités du jugement. 
-Ils ont été gardiens du pacte sans y introduire la moindre ambiguïté ou innovation, témoignant de la vérité et établissant l’équité.

La deuxième extrémité (opposée) : 
-Celui qui ne s’est pas tourné vers la législation d’Allah mais s’est tourné vers une autre. Comme cela a été le cas des juifs qui se sont accordés sur une autre convention passée en tant que loi à suivre par tout le monde à la place de la lapidation.

La situation intermédiaire : 
-Celui qui se tourne vers la législation d’Allah sans s’accorder et poser comme convention une législation autre que la Sienne, mais avec la propagation des péchés et l’oppression dans la gouvernance et le jugement.

Et cette situation contient des degrés qui se rapprochent parfois d’une extrémité ou de l’autre. Une situation qui bascule entre ces deux extrémités en fonction de son rapprochement ou éloignement de l’une ou l’autre. 
Et c’est cette situation qu’Ibn Abbas et d’autres ont qualifié de « koufr douna koufr », « injustice moindre » et « perversion moindre », à cause du terme commun (
lam yahkoum bima anzala Allah) comme cela a été mentionné dans le récit de Sa’d Ibn Abî Waqqas et Omar Ibn Al Khattab par rapport aux versets de sourate Ar-Ra’d, As-Saff et Al-Ahqâf (voir plus haut)
Donc même si le Manât (cause légale) est différent, et même si le verset ne fut pas révélé pour eux, ceux qui se retrouvent dans cette situation prennent un statut légal à partir de ces versets. Et le tafsir se fait par ceci et cela, car le terme utilisé dans verset englobe tout cela, avec ce que les deux statuts légaux contiennent comme différence.



A partir de là, il existe deux positions erronées:

Les Khawaridj :


Ach-Châtibî dit: 
« Ibn Wahb rapporte que Bakîr interrogea Nâfi3 en ces termes : « Quel est l’avis d’Ibnou Omar concernant les Hourouriyya. ? »
Nafi3 répondit : « Il les considère comme faisant partie des pires créatures d’Allah, ils prirent des versets qui furent révélés au sujet des kouffâr et les appliquèrent sur des musulmans ». 
Said Ibnou Djoubayr interpréta cela en disant : « A cause de ce que les Hourouriyya suivirent comme versets ambigus. Ils prennent Sa parole Ta’âla « Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, les voilà les mécréants » et font le lien avec Sa parole : « Et pourtant les mécréants continuent à attribuer des égaux à leur Seigneur ! » Al An’âm V1. 

Ainsi, dès qu’il voit l’imam juger par ce qui contredit la vérité, ils disent qu’il a mécru, et celui qui a mécru a commis du Chirk. Ces gens sont alors des mouchrikin selon eux. Et ils sortent (contre l’imam) et font ce que tu vois parce qu’ils interprètent ce verset (de cette façon erronée).
 Jusqu’à ce qu’Ach-Châtibî dise : « Voici la signification de l’avis sur lequel Ibn Abbas attira l’attention et qui résulte d’une ignorance du sens avec lequel le Coran fut révélé »Al I3tissâm 3/183-184.

At-Tabarî rapporte également : 

1-« Mohammed Ibnou Abi Al A3lâ a dit : Al Mou3tamir Ibnou Soulymân a dit : j’entendis Ibn Djarîr dire : Certaines personnes parmi les Bani ‘Amrou Ibn Sadoûs vinrent voir Aba Mijliz et lui dirent : « Ô Aba Mijliz as-tu vu Sa parole Ta3âla : « Ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, les voilà les mécréants», est-ce vrai ? Il dit : « Oui. » Ils lui dirent : « Ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé les voilà les injustes » Est-ce vrai ? » Il dit : « Oui. » Ils dirent : « Ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé les voilà les pervers» est-ce vrai ? » Abou Majliz dit : « Oui». Ils dirent : « Ô Aba Mijliz, est-ce que ces gens jugent d’après ce qu’Allah a révélé ? Il dit : «C’est leur Din, celui qu’ils vouent à Allah, qu’ils proclament et auquel ils appellent, s’ils en ont délaissé quelque chose, ils savent qu’ils ont commis un péché.» Ils dirent : « Non par Allah tu n’est pas fréquentable. »Il dit : « N’est ce pas plutôt vous qui ne l’êtes pas ? Je ne vois pas cela, c’est vous qui le voyez et vous ne le leur interdisez pas, ces versets furent révélés pour les juifs, les chrétiens et les gens du Chirk ou quelque chose comme ça ». 

2-Al Mouthnî raconta que Hadjâdj leur dit que Hammad leur narra qu’Imrân ibn Djarîr leur dit : « Un groupe parmi les Ibâdhiyya vint voir Abâ Mijliz. Ils lui exposèrent Sa Parole Ta’la «Ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, les voilà les mécréants», « les voilà les injustes », « les voilà les pervers »


Abou Mijliz leur répondit : « Ils font ce qu’ils font (c'est-à-dire les émirs) (**) et savent que c’est un péché ; ces versets furent révélés au sujet des juifs et des chrétiens ». Ils lui répondirent : « Non par Allah, tu sais ce que nous savons mais tu as peur d’eux. Abâ Mijliz dit : «Vous êtes plus à même de le faire. Quant à nous, nous ne savons pas ce que vous savez, mais vous, vous le savez et ce qui vous empêche d’aller au bout de votre affaire est votre crainte vis-à-vis d’eux. »



Les Khawaridj voulaient donc inclure dans le « man » l’oppression dans la gouvernance et l’injustice dans le jugement ainsi que l’infraction dans l’absolu. Ils ne voulaient d’ailleurs même pas se contenter de jeter l’anathème sur l’Imam à cause de son infraction mais voulaient aller jusqu’au takfir des gouvernés. Et ceci est une chose dont la nullité est nécessairement connue dans la religion. C’est pour cela que les compagnons du Prophète, les Tabi3in et Atbâ3 At-tabi3în parmi les trois premières générations contestèrent cette compréhension, et dirent ce qu’ils dirent dans le tafsir de ces versets, car leurs propos étaient adaptés au besoin immédiat. 
(Ndt : Comme nous l’avons vu dans les explications d’Ach-Châtibî que le tafssir se fait selon le besoin du moment mais que cela ne remet pas en cause la généralité du verset)


Les Mourdji’a 

C’est la voie de ce ceux qui veulent s’appuyer sur les propos d’Ibn Abbas, Abi Mijliz et d’autres, pour démontrer que celui qui en cas de litige, se réfère à une autre législation que celle d’Allah ne sort pas de l’islam. En vérité, ceux là, s’accordent avec les khawâridj sur le Manât du statut légal qu’ils interprètent sur la base de la généralité linguistique et non sur la base de la généralité conventionnelle légale utilisée dans le contexte des versets et ceci est une grossière erreur. Par contre, ils divergent avec les Khwaridj concernant le statut légal 
(qu’ils interprètent, quelque soit la généralité, comme une mécréance moindre).

Les Khawâridj quant eux, ont maintenu le statut légal (al kafiroun)sur son apparence mais l’ont appliqué en dehors de son Manât. Et les mourdji’a ont détourné le statut légal de son apparence et ont appliqué ce statut détourné de son apparence à la fois sur ce qui est son Manât et sur ce qui n’est pas son Manât.

La vérité est que le statut légal reste sur son sens apparent lorsqu’il est appliqué sur son Manât (selon la généralité légale) et il est détourné de son sens apparent vers ce qui est en deçà lorsqu’il n’est pas appliqué sur son Manât (selon la généralité usuelle ou linguistique) mais qui est un Manât qui partage le même terme ou le même sens global et ce, de façon proportionnelle.


(*) Ndt : «Vous serez à peine différenciable » : traduction approximative d’une expression arabe qui veut dire de façon plus littérale ; vous leur ressemblerez, il ne vous séparera d’eux que la distance d’un lacet de soulier ( qidâ Ach-Chirâk) 

(**) Ndt : remarque en bas de page de Cheykh Châdhouli : « ils parlaient là des émirs des Banou Oumayya les hommes, les protecteurs et lions de l’Islam, non de ceux qui ont séparé la religion de l’Etat et qui ont reconnu le droit de législation absolue à d’autres qu’Allah (la nation) parmi les guides et adeptes des différentes Qawmiyyat et de la laïcité.»

(Ce qui précède est une traduction de la sœur Tourab d’un passage du livre du sheikh Abdel Majid ash-Shadhili "Haddu l Islam wa haqiqatou-l-Iman")

Et Allah est le plus savant.

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Explication résumée tirée du livre du 

Shaykh Abû Zubayr ash-Shanqîtî
-hafidhahuLlâh-

الإيضاح و التبيين في أن فاعل الشرك جهلاً ليس من المسلمين

hadith :La prosternation pour autre qu'Allâh:




Les extrémistes dans l'attribution de l'excuse de l'ignorance avancent divers arguments pour soutenir leur thèse, tous ces arguments sont bien connus et recensés. Il existe pour chacun d'entre eux une réponse claire étant donné que les ahadith ont été sortis de leurs contextes.
Nous allons voir inchaa Allâh les ambiguïtés
suivantes :
1) Prosternation de Mu'adh ibnu Jabal -radiAllâh 'anh- devant le Prophète
-salAllahu 'alayhi wa sallam-

2) L'histoire du juif qui a demandé à ses fils de le brûler une fois mort afin de se soustraire au châtiment d'Allâh.
3)Le Hadîth de '²ishah -radiAllâhu 'anha- où elle aurait douté de l'omniscience d'Allâh


…................................................. ......................................


1) 
d'après 'AbduLlâh Ibn Awfa, lorsque Mu'adh revint du Shâm , il se prosterna devant le Prophète, lequel lui demanda : »Qu'est ce que cela O Mu'adh? »Il répondit: " je me suis rendu au Shâm et j'ai trouvé leur gens se prosternant devant leurs souverains et leurs patriarches.J'ai donc voulu qu'il en soit fait de même pour
toi. »Le prophète-'alayhi salât wa salâm répondit: "ne faites pas!Si je devais ordonner à quelqu'n de se prosterner devant une autre personne, j'aurai ordonné a la femme de se prosterner devant son époux. »


A présent nous allons décortiquer points par points cet argument:

-Ce hadith est rapporté par Ibn Majah et Ibn Hibban sauf que dans la version de ce dernier , Mu'adh ne s'est pas prosterné mais l'idée lui a traversé l'esprit et il en aurait fait part au Prophète 'alayhi salât wa salam.

-Il existe une divergence concernant la chaîne de transmission de ce hadith.


Réponse à cette ambiguïté: Avant d'entrer dans le vif du sujet, de répondre à cette ambiguïté et de montrer sa nullité, nous devons obligatoirement nous pencher sur la classification qu'ont faite les savants pour la prosternation pour autre qu'Allâh.

La prosternation pour autre qu' Allâh est de 2 types:

a) Une prosternation en guise de dévotion par le biais de laquelle le prosterné vise le rapprochement, la sollicitude ou le repoussement d'un mal. Ceci est du shirk akbar à l'etat pur, interdit dans l'ensemble des législations qui nous ont précédé.

b) Une prosternation de salutation qui n'est pas du shirk mais qui est interdite dans notre législation.


Le Qâdî 'Iyadh-rahîmahuLlâh- a dit: "Nous excommunions pour tout acte autour duquel les musulmans sont unanimes à reconnaitre qu'il ne peut provenir que d'un mécréant et même si l'auteur de cet acte manifeste son Islam, tel que la prosternation devant le soleil, la lune, les statues, la croix des chrétiens ou devant le feu".
Le shaykh Mullah 'Ali Al Qaari -rahîmahuLlâh-a dit dans son explication de cette parole: " Et ce contrairement à la prosternation devant le gouverneur ou autre, de ce type, sans intention d'adoration mais plutôt avec la volonté de vénération (haut statut) car ceci est illicite mais n'est pas de la mécréance. Mais il est dit aussi que c'est de la mécréance. »

Le shaykh Mur'i Akarami rahîmahuLlâh a dit: "La prosternation devant les gouverneurs avec intention d'adoration est du kufr mais avec intention de salut c'est un grand péché".

L'imam Ash-Shawkâny a dit: « Quant à la parole de l'auteur de "Hadâ²iqu al²anhâr" suivante:
"Parmi cela, la prosternation pour autre qu'Allâh", il est nécessaire d'apporter une précision à savoir que la personne qui se prosterne entende par cela élever au rang de seigneur en dehors d'Allâh la personne pour qui elle s'est prosternée. A ce moment là, elle aura par cette prosternation, associé à
Allâh et Lui aura attribué un égal.
Cependant, si elle entend par là la vénération ( grand respect) comme c'est souvent le cas des personnes qui se rendent chez le roi étranger et qui se prosternent en guise de respect, ceci n'est en rien de la mécréance. »

La prosternation avec intention d'adoration est du shirk et elle a été interdite dans l'ensemble des législations qui nous ont précédées.
Et la prosternation en guise de salutation été permise dans l'ensemble des législations qui nous ont précédées depuis Adam - 'alayhi salam- jusqu'à ce qu'elle soit interdite dans notre législation par le Hadîth de Mu'adh -radiAllâhu 'anh-

Verset 100 de sourate "Yussuf": 
"Et il éleva ses parents sur le trône, et tous tombèrent devant lui, prosternés [...]"

Ibnu Kathir -rahimahuLlâh- a dit dans l'explication de ce verset:" Ceci était autorisé dans leur législation lorsqu'ils saluaient les personnes qui occupaient un rang élevé . Cette pratique a perduré de Adam jusqu'à 'Îssâ - 'alayhuma ssalam- et a été interdite dans notre législation.
A présent, la prosternation est vouée exclusivement à Allâh. C'est l'avis de Qatâda et d'autres.

Al Qurtubi a dit:" L'avis le plus répandu est que cela était autorisé jusqu'à l'époque du prophète -'alayhi salâtu wa sallam- et que ses compagnons -radiAllâhu 'anhum- lui dirent lorsqu'ils virent l'arbre et le chameau se prosterner devant lui: " Nous sommes plus à même que l'arbre et le
chameau de nous prosterner devant toi. Le Prophète -salAllâhu 'alayhi wa sallam- répondit: "Il n'est pas permis de se prosterner pour autre que le Maitre des créatures "

Réponse à cette ambiguïté:

a) Il n'est pas correct de se servir de ce Hadîth dans le thème de l'excuse de l'ignorance sauf dans le cas où il serait avéré que Mu'adh -radiAllâhu 'anh- l'a fait en guise d'adoration, ce qui est faux. En effet Mu'adh  s'est prosterné devant le Prophète -'alayhi salâtu wa sallam- pour le saluer alors que c'était encore permit. Parmi les preuves de ceci, le Hadîth rapporté de At-Tabarani et Al Hâkim-rahimahumAllâh- et qualifié par ce dernier d'authentique, selon les conditions d'Al Bukharî et Muslim ainsi que par Adh-Dhahabi -rahimahumuLlâh- ; selon lequel Mu'adh -radiAllâhu 'anh- s'est rendu au Shâm et a trouvé ses habitants ayant pour coutume de se prosterner devant leurs souverains,leurs patriarches et leurs moines et il vit aussi les juifs se prosterner devant leurs moines et leurs savants et lorsqu'il les interrogea sur la raison, ils répondirent: " Ceci est le salut adressé aux prophètes qui nous ont précédé. Mu'adh dit alors:" Nous sommes plus à même d'agir ainsi avec notre prophète […]"

La parole du prophète -sallAllâhu 'alayhi wa sallam- à la fin du Hadith numéro 1("
si je devais commander à une personne de se prosterner devant une autre, j'aurais commandé à la femme de se prosterner devant son époux") ceci prouve qu'il s'agit bien d'une prosternation de salutation et de respect.

Pourquoi?: Car dans le cas inverse, cela s'opposerait à la parole d'Allâh suivante: 
"Il ne vous ordonne pas de prendre les anges ainsi que les prophètes comme divinité, vous commandera t'Il de mécroire alors que vous eusses été musulmans?"
Ainsi que la parole d'Allah suivante: 
"Et il n'appartient pas à un être humain qu'Allâh lui accorde le livre, le pouvoir et la prophétie puis de dire aux gens: "Soyez mes serviteurs en dehors d'Allâh".


b/Autre point: Parmi les choses qui prouvent que la prosternation de Mu'adh -radiAllâhu 'anh- eût été faite en guise de salutation et de respect et non avec une intention d'adoration, il y a le fait que le prophète -sallAllâhu 'alayhi wa sallam- choisissait Mu'adh -radiAllâhu 'anh- d'entre tous les sahaba afin de débattre avec les gens du livre et leurs savants.

Al Hafidh Ibnu Hâjar -rahimahuLlâh- a dit dans Fathul Bari en commentaire de la parole du prophète-sallAllâhu 'alayhi wa sallam- suivante: 
"Tu vas te rendre auprès de personnes dotées d'un livre":
Ceci est une recommandation afin que Mu'adh -radiAllâhu 'anh- se tienne prêt dans la mesure où les gens du livre sont de manière générale des gens de science. Il ne faut donc pas s'adresser à eux de la même manière qu'on s'adresse aux ignorants de parmi les adorateurs d’idoles.

Est-il logique que le prophète -sallAllâhu 'alayhi wa sallam- mandate Mu'adh afin de débattre avec les gens du livre-Ahlul Kitâb- et de les appeler à l'Islam alors qu'il ne sache même pas distinguer ce qui doit être voué à Allâh de ce qui lui est permit d'accorder à autre que Lui.
Parmi les choses qui renforcent l'avis qui consiste à dire que le sujud de Mu'adh était en guise de salutation et non en guise d'adoration, se trouve le fait que les savants aient dit que cet acte était autorisé jusqu'à l'époque du prophète -sallAllâhu 'alayhi wa sallam- (conférer: paroles d'ibnu Kathir,
al Qurtubi et d'autres)

Le shaykh Abi al 'Alâ ibnu Rashid Ibnu Abi al 'alâ ar-Rashid a dit: "L'acte qu'a commis Mu'adh n'a eu de cesse d'être permit dans les législations qui nous ont précédé. Il ne s'agissait pas là d'un acte de mécréance pour que nous puissions dire qu'il a commis du shirk par ignorance et qu'il a été excusé
du fait de celle-ci. Quand à ceux qui disent que si Mu'adh, en dépit du haut rang qu'il occupait dans l'islam, a été excusé,donc les autres gens du commun sont plus à même de l'être ;alors nous disons que cette parole ou que cet avis aurait pu être pris en considération si la prosternation de salutation de Mu'adh avait eu lieue après que le Prophète -sallAllâhu 'alayhi wa sallam l'ai interdite.
Or, au moment où Mu'adh s'est prosterné, cet acte était encore permit et n'a été abrogé qu'une fois que le législateur(le prophète
) l'ait interdit. Donc Mu'adh  n'a enfreint aucun interdit ni commit

aucun acte de mécréance, il est totalement innocent jusqu'à ce que le Prophète -sallAllâhu 'alayhi wa sallam- ait abrogé cet acte par ce même Hadith de Mu'adh.
Mu'adh  n'a pas commit d'acte interdit afin qu'on puisse évaluer son excuse ou non. Dans le cas où la prosternation de Mu'adh avait eu lieu après son interdiction émise par le Prophète -sallAllâhu 'alayhi wa sallam- et qu'il ait eu connaissance de cette interdiction et de cette abrogation, alors il
aurait fallu vérifier son intention et savoir s' il visait par là la salutation ou l'adoration et ce contrairement à la personne qui se prosterne devant une statue, le soleil ou le feu car cela implique forcément l'adoration.

Le shaykh Mur'i Ibnu Yûssuf al Hanbali -rahîmahuLlâh-a évoqué, lorsqu'il a évoqué les actes impliquant l'adoration (la prosternation devant une statue ou une étoile...): la prosternation devant un gouverneur avec intention d'adoration est de la mécréance quand à la prosternation de salutation, c'est un grand péché.


Traduction : Abu Zubaydah

 

 

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Published by Abou Malik - Fatâwâ Minbar at-Tawhid wal Jihad

 

 

Louange au seigneur de l’univers, et je témoigne que nul ne mérite d’être adoré en dehors d’Allah qui est décrit par des caractéristiques de grandeur, et est qualifié par des qualificatifs de perfection, le purifié de tout ce qui est contraire à sa perfection, à lui appartiennent les noms les plus beaux et les attributs les plus nobles, et je témoigne que Muhamed est son serviteur et son messager – que les prières d’Allah et ses saluts soit sur lui, sa famille et ses compagnons- Ensuite : 

Le sujet des noms et des attributs d’Allah est l’une des plus importantes obligations religieuses, et une des plus nobles sciences, et une des plus subtiles dans l’esprit de la plupart des gens, une grande divergence a eu lieu à ce sujet, à cause des innovateurs qui ont innové le fait de s’enfoncer dans la réflexion sur l’essence d’Allah, ses noms et ses attributs.
Et une des plus graves innovations : l’innovation des jahmya qui ont décrit Allah –le créateur- par des défauts, et ont rejeté les qualificatifs de perfection qu’il s’est lui-même attribué et que lui a attribué l’être le connaissant le mieux, le messager d’Allah –que les prières et les saluts d’Allah soient sur lui-, puis l’innovation es mutazilites après eux, et d’autres.
De nombreux musulmans ont été influencés par cela, et se sont plongés dans la même réflexion, ce qui a causé la division, est alors apparu ceux qui rejettent les noms d’Allah et ses attributs, et d’autres qui rejettent ses attributs et acceptent ses noms, et d’autres qui acceptent ses noms et certains attributs. Cela est ce que l’on peut appeler l’interprétation « tawil » blâmable, et beaucoup de gens se sont égarés à cause de ces méthodes et ses voies innovatrices, particulièrement à notre époque où les cultures se sont mélangées, et les moyens de diffusion de ces croyances sont très nombreux, et la vérité est devenue pour certains étrange, et l’intellect est utilisé dans de nombreuses sciences en s’éloignant de la révélation, et la valeur des noms d’Allah et ses attributs –dans le cœur de beaucoup de gens- est très faibles, celle qui fait augmenter la foi, et qui fait ressentir au serviteur la grandeur du Créateur, et qu’il est l’unique Le Seul à être imploré pour ce que nous désirons, il possède la perfection absolue dans ses noms et ses attributs.

Nous allons citer une petite introduction sur la croyance des pieux prédécesseurs, qu’Allah nous facilite cela : 

Sachez –qu’Allah vous fasse miséricorde- que les pieux prédécesseurs ainsi que les imams de la sunna sont unanimes sur la foi en Allah et le fait lui attester l’unicité, et qu’il est décrit par les attributs cité dans le son noble livre ou dans les hadiths authentiques du prophète –que paix et le salut d’Allah soit sur lui-, ce qui est authentique dans les recueils de l’islam rapporté par les gens intègres de confiance jusqu’au prophète –que paix et le salut d’Allah soit sur lui-, ils ont fait passer les textes parlant des attributs comme ils sont venus (en apparence) sans falsifications, sans négation, sans comparaison et sans chercher à découvrir leur essence, il suivent pour cela la parole d’Allah : {Il n'y a rien qui Lui ressemble; et c'est Lui l'Audient, le Clairvoyant.} [42-11]

Les bases sur lesquelles est basée la croyance des pieux prédécesseurs aux attributs d’Allah :

1. Le fait d’attribuer à Allah comme qualificatifs ce qu’il s’est lui-même attribué ou son prophète et le fait d’y croire, et qu’Allah s’est lui-même louer par ses qualificatifs, et la preuve à cela sont les versets {et c'est Lui l'Audient, le Clairvoyant.} [42-11],{Allah ! Point de divinité à part Lui, le Vivant, Celui qui subsiste par lui-même "al-Qayyum"} [1-255]{et c'est Lui l'Omniscient, le Sage.}[66-2]{Le Tout -Miséricordieux S'est établi "Istawa" sur le Tròne.} [20-5] {Dieu va faire venir un peuple qu'Il aime et qui L'aime} [5-54] et d’autres versets.

Et l’imam Ahmed dit : «nous adorons Allah avec ses attributs qu’il s’est lui-même donné, et a choisi les plus beaux attributs pour lui-même, nous ne dépassons pas le coran et le hadith, nous disons ce qu’il a dit et nous le décrivons comme il s’est décrit, nous ne dépassons pas cela, nous croyons au coran entièrement les versets sans équivoque (almuhkam) ainsi que les versets qui peuvent prêter à interprétations diverses (almutachabih), et nous ne lui retirons pas un de ses attributs.» (1) 

Et Abdur-Rahman Bin Al-Qasim ( décédé en 191.H) l’élève de l’imam Malik, dit : «il ne faut pas que quelqu’un décrive Allah que de la manière dont il s’et lui-même décrit dans le coran, il ne doit pas comparer ses mains à quelque chose, ni son visage, mais il doit dire : il possede deux mains comme cela est dit dans le coran, et il a un visage comme il se l’est attribué, il doit s’en tenir à sa description dans le coran, car Allah ne possède aucun équivalent mais il est lui seul qui mérite d’être adoré comme il s’est lui-même décrit.» (2)


2. Le fait de le purifier de la ressemblance de ses créatures, la preuve est la parole d’Allah : {Il n'y a rien qui Lui ressemble} [42-11],{Lui connais-tu un homonyme?} [19-65]{Et nul n'est égal à Lui} [112-4].
Ishaq ibn rahouyah (décédé 238.H) dit : «la comparaison a lieu s’il dit : sa main est come la mienne, ou son ouïe est comme le mien, s’il dit : son ouie est comme le mien c’est ça la comparaison, néanmoins s’il dit comme dit alla : main, ouïe, vue, ne dit pas : comment ? Ni ne dit : comme mon ouïe, cela n’est pas de la comparaison.» (3) 

3. Le fait de ne pas se plonger dans la réflexion sur la kayfyah (le comment) des attributs, la preuve est la parole d’Allah : {alors qu'eux-mêmes ne Le cernent pas de leur science} [20-110]{Et, de Sa science, ils n'embrassent que ce qu'Il veut} [2-255].
Wakee` Bin Al-Jarrah (décédé 197.H) au sujet des hadiths parlant des attributs d’Allah : «nous acceptons ces hadiths comme ils sont venus et on ne dit pas comment cela ? Et pourquoi cela.» (4) 



La croyance aux attributs d’Allah est comme la comme la croyance à son essence:

La croyance des pieux prédécesseurs et des gens de la sunna aux attributs d’Allah est semblable à leur croyance en son essence : 
Al-Khateeb Al-Baghdadi (décédé 463.H) : en ce qui concerne la parole sur les attributs d’Allah, ce qui a été rapporté dans les sunnas authentiques (livres de hadiths), la voie des pieux prédécesseurs est de le les accepter et de les comprendre sous leur sens apparent, et rejeter la kayfyah (comment) et la comparaison… la base dans cela est que la parole sur les attributs est une partie de la parole sur l’essence d’Allah, les deux sujets doivent donc être traités de la même manière, et comme tout le monde le sait le fait d’attribuer une essence à Allah est une attribution de présence et non une attribution de kayfyah (comment) ; et cela en est de même pour ses attributs cela est une attribution de presence et non une attribution de kayfyah (comment). (5)

Abu Umar Muhammad bin Qudamah (6) (décédé 607.H) dit dans deux vers de poésie :
La parole sur les attributs ô mes frères****est comme la parole sur l’essence avec la science et la preuve
Les faire passer sans mécréance****sans comparaison ni transgression (7)


Leur croyance aux attributs d’Allah était d’une seule et même manière, ils ne faisaient pas de différenciation entre les attributs el leur croyances en ces mêmes attributs : 
Selon Al-Waleed bin Muslim : j’ai questionné Al-Awza`i, Ath-Thawri, Malik bin Anas, et Al-Layth bin Sa`d sur les hadiths dans lesquels se trouvent des attributs d’Allah, ils ont répondu : «faites-les passer comme ils sont venus».
Sufyan Ibn `Uyaynah (décédé 198 .H) dit : «toute chose par laquelle Allah s’est décrit son explication est sa propre lecture sans comment ni comparaison». (8) 



Attaءwil (l’interprétation) est la voie des khalafs (les générations qui sont venues après celles des pieux prédécesseurs)

Il n’est pas prouvé que les pieux prédécesseurs ont interprété les attributs d’Allah ou les ont falsifiés de leur sens, au contraire ils sont tous unanimes sur la croyance en ces attributs sans taءwil (interprétation), et cela est connu d’eux, cela est rapporté par de nombreux savants à chaque siècle, nous allons en citer certains :

L’Imam Tirmidhi (décédé 279 .H) :
«C’est ainsi que cela est rapporté de l’Imam Malik, Sufyan bin `Uyainah and `Abdullah bin Moubarak, qu’ils ont dit au sujet de ces hadiths : «faites les passer sans kayf (comment) » et ainsi est la parole des gens de sciences parmi les gens de la sunna et du consensus, quant aux jahmya ils ont contester ces paroles, et ont dit : cela est une comparaison , alors qu’Allah cite à plusieurs endroits du coran, la main l’ouïe la vue, les jahmya ont interprété ces versets et les ont expliqués d’une manière opposée à l’explication des gens de science ; et ils ont dit : Allah n’a pas créé Adam de sa main, et ils ont dit : le sens de la main la force.» (9) 

Al-Hussain Al-Baghawi Achafi’i (décédé. 516.H) dit après avoir cité un grand nombre de versets et de hadiths dans lesquels se trouvent des attributs d’Allah : 
Sur cette voie était les pieux prédécesseurs, ils ont reçu ces textes avec la croyance et l’acceptation, et ils ont évité la comparaison et l’interprétation, et ils ont laissé la science de ces attributs à Allah. (10)

Ibn Qudamah Al-Maqdisi (décédé. 620 H.) dit dans son livre “Lum`at Al-I`tiqad” : 
Et sur cette voie étaient les prédécesseurs et les imans parmi les khalafs (les générations qui sont venues après celles des pieux prédécesseurs), ils sont tous d’accord pour accepter, passer et affirmer les attributs, de ce qui est rapportés de cela dans le coran et la sunna de son prophète sans s’aventurer à les interpréter, et il nous a ordonné de suivre leurs traces, et de se guider par leur flambeau, et nous a mis en garde contre les innovations et nous a informé qu’elles ne sont qu’égarement.
Et il dit dans un autre passage du même livre après avoir cite un grand nombre de versets et de hadiths dans lesquels se trouvent des attributs d’Allah : ceci et ce qui lui et semblable, les prédécesseurs sont unanimes sur le fait de les rapporter et les accepter, et ne sont jamais aventurer à les rejeter ou les interpréter, ou bien les comparer ou les assimiler.

C’était la parole de certains savants à différentes époques, et ce que nous avons délaissé est nombreux mais le but était seulement d’avertir et de rappeler.



Les ouvrages sur la croyance des prédécesseurs : 

Nombreux sont ceux qui ont écrit sur les croyances des pieux prédécesseurs, et ont cité leurs croyances dans les livres d’exégèse du coran rapporté des prédécesseurs : 
`Abdur-Razzaq As-San`ani, Ishaq bin Rahwaih, Baqi bin Makhllad, `Abdur-Rahman bin Abi Hatim, Ibn Jarir At-Tabari, Abu Bakr bin Al-Mundhir, Abu Bakr bin `Abdul-`Aziz, Abu Ash-Shaikh Al-Asfahani, Abu Bakr bin Merdawaih, et d’autres.

Egalement les livres écrits sur la sunna et les réfutations faites aux jaymyah, et des bases de la religion rapportées des prédécesseurs : 
-« Khalq Af`al Al-`Ibad » de l’Imam Al-Bukhari.
-« As-Sunnah » d’Abu Daoud
-« As-Sunnah » d’Abu Bakr Al-Athram
-« As-Sunnah » d’Abdullah fils de l'Imam Ahmad bin Hanbal
-« As-Sunnah » de Hanbal bin Ishaq
-« As-Sunnah » d’Abu Bakr Al-Khallal
-« As-Sunnah » d’Abu Ash-Shaykh Al-Asfahani
-« As-Sunnah » d’Abul-Qasim At-Tabarani
-« As-Sunnah » d’Ibn Mandah
-« Usool As-Sunnah » d’Ibn Abi Zamanin
-« Al-Sharee`ah » d’Al-Ajurri.
-« Al-Usool » d’Abu Umar At-Talmanki
-« réfutations aux Jahmiyyah » d’Uthman Ad-Darimi
-« réfutations aux Jahmiyyah » d’Ibn Mandah
-« réfutations aux Jahmiyyah » d’Ibn Abi Hatim Arrazi

Donc les quatre imams, ibn almoubarak, Abou Youssouf, Mohamed ibn lhassan, Sofiane atthawry, Sofiane ibnuyainna, Hamad ibn zayd, Layth ibn Saad, Alboukhari, Mouslim, Ismail almouzani, Abou Daoud, Attirmidhy, Annassai, Ibn Majah, Alawza’i, Abou ‘ubayd Alqasim ibn Sallam, Ishaq ibn Rahouyah, Abou Hatim Arrazi, Mohamed Nasr Almarwazzi et beaucoup d’autres qui sont sur la même croyance, la croyance des pieux prédécesseurs.

Nous demandons à Allah qu’il rende ce site bénéfique pour tout le monde et qu’il soit cause de guidée pour tout opposant au coran et à la sunna.
Les prières d’Allah et ses salutations puissent être sur notre prophète, sa famille et ses compagnons. 




(1) Rapporté par Ibn Battah dans le livre « Alibana Alkoubra » avec sa chaine de transmission.
(2) Rapporté par Ibn Abi Zamanyn dans son livre « Oussoul Assunna » (page 75)
(3) Rapporté par son éleve Attirmidhy dans son livre Assunnan 
(4) « Assunna » d’Abdallah fils de l’imam Ahmad (1/267) avec chaine de transmission authentique
(5) “Dham At-Tawil” d’Ibn Qudamah” (p.15) avec chaine de transmission authentique ; Siyar A`lam An-Nubala de Adh-Dhahabi (18/283) avec une autre chaine de transmission egalement authentique
(6) C’est le frere de Mouwafaq addin Abdallah ibn Qoudama
(7) « Dhayl tabaqat alhanabilah » d’Ibnou Rajab AlHanbali (3/121)
(8) « kitab Assafat » de AdDaraqotny (page 70)
(9) « Aljami’ Alkabi » de AtTirmidhy (2/42-43)
(10) « charh Assunna » de AlBaghawi (1/170)

 

Source: as-salaf.com

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Published by Abou Malik - Asma wa Sifat (Les Noms et Attributs)

L'imam Adh-Dhahabi rapporte dans «moukhtasar al-'oulouww» (partie scannée de la page 146) que Hammâd Ibn Zayd a dit :

 

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Soulaymân Ibn Harb dit : J'ai entendu Hammâd Ibn Zayd dire :

 «Ils (les jahmites) ne tournent qu'autour du fait de dire qu'il n' y a pas de Divinité au dessus du ciel (fî samâ')»


 

L'imam Adh-Dhahabi commente les propos de Hammâd Ibn Zayd  (cf. «al-'oulouww lil-'aliyy al-ghaffâr» d'Adh-Dhahabi, p. 146, éditions al-maktab al-islâmi, Beyrouth, 1991 Gcomme suit :


 

مقالة السلف وأئمة السنة بل والصحابة والله ورسوله والمؤمنون أن الله عز وجل في السماء، وأن الله على العرش، وأن الله فوق سماواته وأنه ينزل إلى السماء الدنيا؛ وحجتهم على ذلك النصوص والآثار. ومقالة الجهمية أن الله تبارك وتعالى في جميع الأمكنة -تعالى الله عن قولهم-، بل هو معنا أينما كنا بعلمه. ومقال متأخري المتكلمين أن الله تعالى ليس في السماء، ولا على العرش، ولا على السموات، ولا في الأرض، ولا داخل العالم، ولا خارج العالم، ولا هو بائن عن خلقه، ولا متصل بهم، وقالوا: جميع هذه الأشياء صفات الأجسام والله تعالى منزه عن الجسم. قال لهم أهل السنة والأثر: نحن لا نخوض في ذلك ونقول ما ذكرناه إتباعا للنصوص وإن زعمتم، ولا نقول بقولكم؛ فإن هذه السلوب نعوت المعدوم، تعالى الله جل جلاله عن العدم، بل هو موجود متميز عن خلقه موصوف بما وصف به نفسه من أنه فوق العرش بلا كيف

 

 

 

« Je dis : Le propos des Anciens (salaf) et des imams de la Sounna -bien plus, celui des Compagnons (du Prophète), d'Allah, de Son Messager est des Croyants - est qu'Allah, le Sublime et le Majestueux, est au dessus du ciel, et qu'Allah est sur le Trône, et qu'Allah est au dessus de ses sept cieux, et qu'Il descend au ciel le plus bas. Et leur preuve à ce sujet réside dans les textes (scripturaires) et les annales (rapportées). Le propos des jahmites (al-jahmiyya) est qu'Allah, béni et exalté soit-Il, et dans tous les endroits, puisse Allah être élevé au dessus de ce qu'ils professent. Plutôt Il (Allah) est avec nous où que nous soyons avec Sa science (et non pas avec Son essence). Et le propos des dialecticiens (al-moutakalimîn) postérieurs est (celui consistant à dire) qu'Allah n'est pas au dessus du ciel (fî samâ'), ni sur le Trône, ni sur les cieux, ni sur terre, ni à l'intérieur de l'univers, ni à son extérieur, ni qu'Il est séparé et distinct (bpa'in) de Sa création et ni lié à eux. Ils disent : L'ensemble de toutes ces choses sont les attributs des corps et Allah est exempt d'être un corps. Les ahl as-sounna wa al-athâr (les gens de la Sounna, les sunnites) leur disent : Nous ne rentrons pas dans ces choses et nous disons ce que nous avons mentionné (c'est-à-dire le fait qu'Allah soit au dessus du Trône)  en suivant les textes (scripturaires, révélés)) et ce même malgré votre prétentions (ou ce que vous prétendez), et nous disons pas ce que vous dites, parce que ces attributs de négation (que vous utilisez) ne sont autre que des attributs de non-existance, puisse Allah, le Sublime et le Majestueux, être élevé au dessus de l'inexistance. Plutôt Il existe, (bien) distingué de Sa création, et décrit avec ce qu'Il S'est décrit pour Lui-même, à savoir qu'Il est au dessus du Trône, sans chercher le comment (bi-lâ kayf)

 

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Published by Abou Malik - Mise en garde

 

 

Cheykh Aboû Qatâda al-Filisṭînî

 

 

 

A l’éminent Cheykh Abî Qatâdah (Thabataka Allahu).

 

Al-Salâmu `alaykum wa-Rahmatullâhi wa-Barakâtuhu,

 

Après quoi :

 

Ma question concerne un problème qu'il me laisse perplexe et je crois qu’il laisse perplexe d’autres aussi, cela concerne la différence entre un Mourji et un homme qui a en soit de l’Irja. En vérité, cette question fut soulevée par un jeune qui contestait l’irja du Cheykh Albani (Rahimahullah), alors il contacta un des masha-ikh connu pour leur ‘aquida correct et pour leur persévérance à la répandre, il a demandé si le Cheykh Al-Albani (Rahimahullahi wa Ghafara lahu) fut un Mourji ou non. Et il lui a répondu : « le Cheykh Al-Albani a une ‘aquida correcte, mais ses discours concordent avec les discours Mourjites ».  Je n’ai pas bien compris ce qu’il voulait dire par cela ?

 

Deuxièmement : je possède une cassette du Cheykh Al-Albani (Rahimahullah) dans laquelle il discute avec un de ses étudiants à propos de la foi (Al-Iman), il dit : « les actes sont seulement une condition de perfection de la foi » et il dit aussi qu’il a su que certaines personnes l’ont défini en tant que Mourji et cela est vrai, je crois que votre éminence a dû écouter cette cassette.

 

Ma question est : quel est le statut du Cheykh Al-Albani et le statut de ses suiveurs qui ont propagés partout dans le monde leur da’wa ?

 

Et désolé pour l’abondance [des questions], jazâkoum Allah Khayran.

 

Réponse:

 

Bismillâhi al-Rahmani al-Rahîmi, wa-Bihi nasta`înu,

 

La différence entre leurs déclarations qu’un homme soit un khariji et un homme qui ait en soit la kharija, ou qu’un homme soit un mourji et un homme qui ait en soit de l’Irja : cela est déterminé par les différentes conditions des deux hommes. Par conséquent, l’homme qui adhère au principe de l’innovation et s’y réfère, c’est celui qui s’y attribue dans l’absolu [il est par conséquent un mourji] ; mais si celui-ci, au contraire,  n'adopte pas et ne se réfère pas à ce principe de l’innovation, mais il pourrait toutefois tomber dans certaines de ses implications, déterminations ou ramifications ; il sera par conséquent décrit par cet attribut [on dit qu’il a en soit l’irja]. Cela est la différence.

 

Mais la réponse de celui qui a été interrogé concernant le Cheykh Nacir Al-Albani (Rahimahullah) est fausse, puisqu’il a affirmé que sa ‘aquida est correcte et il a mentionné seulement sa parole et sa déclaration en disant qu’elle est erronée et cela est une erreur.

 

Les fondements du Cheykh Nacir dans la croyance sont conformes à Ahl al-Sunna, mais en même temps il adhère à certains aspects des murji'a dans sa croyance. Ainsi, il affirme que « la foi est parole et acte » et cela est un principe sunnite, toutefois, il interprète cette déclaration d’une façon qui s’écarte de celle d’ahl al-Sunna et c’est là qu’il sombre dans l’Irja. Il affirme que « les actes ne sont pas une condition fondamentale de la foi », alors qu’il affirme que la parole et la conviction le sont. Il fait une distinction entre l’acte et la parole et cela est en contradiction avec les déclarations des salafs ; et c’est ainsi que nait le madhhab de l’irja.

 

Le Cheykh Al-Albani ne s’est pas limité à commettre une erreur seulement dans la parole, mais même dans la croyance, il a ainsi adopté le madhhab de l’irja dans d’autres de ses branches. Et certains de ceux qui ont voulu prendre sa défense se sont servis de certaines déclarations de salaf, comme la parole de l’Imam Ahmed (rahimahullah ta’ala), lorsqu’il dit : « Celui qui dit que la foi est parole et acte  s’est désavoué de l’Irja », ainsi même Albani dit que  « la foi est parole et acte », donc il est innocent lui aussi de l’Irja, [c’est ce qu’ils insinuent]. Mais cette déclaration n’est pas scientifiquement prouvée pour ceux qui connaissent le madhhab et les divisions.

 

Pour démontrer la corruption de ce raisonnement, je vous donne l’exemple suivant :

 

Les Acha’ira disent : «  le Qour’ân est la parole d’Allah Ta’âlâ ». Leur parole est-elle suffisante pour soutenir que leur croyance à ce sujet est la même que celle du Prophète (salla Allahu ‘alayhi wa sallam) des compagnons, des tabi’in et de ceux qui les suivent ?

 

Réponse : tout étudiant en science connait la réponse : non. Car ils ne possèdent pas une croyance correcte.

La cause est qu’ils interprètent cette déclaration d’une façon différence de celle des salafs. Et même si cette affirmation est correcte, ils l’interprètent d’une manière qui va à l’encontre de la vérité, qui est connu des gens. En conséquence, ils font de la parole une simple expression du Qadim, en soit même.Et ils ne disent pas que les lettres du Qour’an récité par une personne est la parole d’Allah Ta’âlâ et cela parce qu’ils font la distinction entre l’expression et la signification. De ce fait,  ils donnent une affirmation correcte, mais ils donnent une interprétation contraire à celle qu’elle possède réellement. Donc, d’une part ils sont conformes et de l’autre, ils se trompent.

 

Même Al-Albani à ce propos donnent une affirmation correcte : « la foi est parole et acte », toutefois, il attribue une autre explication contrairement à celle donné par les gens de la vérité [Ahlul Haqq], à partir du moment où il fait la distinction entre les paroles et les actes. Par conséquent, il restreint la mécréance majeure [kufr akbar] uniquement à la croyance ; d’une telle façon qu’une personne ne peut commettre de mécréance à cause d’un acte. Et [il affirme] que la mécréance mineure dépend exclusivement des actes. Cela est faux et c’est une erreur dans la religion d’Allah ta’âlâ.

 

Et la déclaration d’Al-Albani, selon laquelle : « les actes sont une condition nécessaire de la perfection de la foi » est une déclaration fausse, qui est réfutée par des centaines voir des milliers de textes du livre d’Allah Ta’âlâ et de la Sunna du Messager d’Allah et des déclarations des savants. De nombreux libres ont été écrits sur cet argument de génération en génération, qu’il faut revoir.

 

  Wa-Allahu al-Muwaffiq

 

Source : الفرق بين رجل مرجئ وبين رجل فيه إرجاء

 

________________________________________

 

Cheykh Abu Qatada explique sur cette video qu’albani est un mourji : Albani mourji  

 

Cheykh Abou Bassir dit concernant Albani :

الشيخ الألباني ـ رحمه الله ـ في مسائل الإيمان والوعد والوعيد مرجئ بل وجهمي جلد


« 
Cheikh Albani est considéré dans les question de foi et de mécréance, de promesse et de menace en tant que mourji, plus encore en tant que jahmi clair »

Cheykh Al Fizazi dit sur lui:

 

الالباني يقول بعقيدة الارجاء في الايمان و بعقيدة غلاة المرجئة في الكفر

 

« Al-Albânî affirme une ‘aquida de Irja en ce qui concerne la foi et une ‘aquida de Mourjia extrémiste en ce qui concerne la mécréance.» (Source : Cassette audio : Rad 'Alaa Koufr koufran min Al Albani)

 

Cheykh Al Maqdissi dit :

ولكن خصومنا من مرجئة العصر إذا ما نوقشوا في كفر الطواغيت وألجمناهم بنصوص الوحي، حاصوا كما تحيص الحمر المستنفرة محتجين بأقوال الألباني ونحوه من رؤوس الإرجاء في هذا الزمان، يطعنون بها في نحر الأدلة الشرعية، ويعارضون بها الآيات والأحاديث، فنضطر في كثير من الأحيان أن نبين خطأه وضلاله في هذا الباب - أعني ترقيعه للطواغيت وحكمه عليهم بالإسلام ووصفه لمن كفرهم وتبرأ منهم بالتكفيريين

« Lorsque nous débattons avec nos opposants parmi les Mourjia contemporains sur la mécréance des Tawâghîts,ils disputent à propos des textes révélés, et il apparaissent comme des ânes effrayés, en argumentant avec les déclarations d’albani et autres parmi les têtes de l’Irja de cette époque, ils les suivent en dépit des textes légaux [al adilla char’iyya] et se détournent des versets et des ahadith. Nous avons plusieurs fois montré  son erreur et sa déviance sur ce sujet. Je veux dire que celui-ci juge les Tawaghit Musulmans et décrit ceux qui les kafar et les désavoue comme des Tekfiriyyîn. » (Ḥusn al-Rifâqat Fî Ajwabat Sû’âlât al-Sawâqat)

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Published by Abou Malik - Mise en garde

 

 

Je tiens à donner une précision d'une grande importance en rapport avec les paroles qui vont suivre et le thème abordé :

Les paroles qui vont suivre concernent le gouverneur pervers, qu'en est-il donc du gouverneur mécréant??!!!

Les mourjia contemporains disent qu'il est interdit de se soulever contre le gouverneur pervers comme s'il existait une unanimité des salafs de la Oummah ijma' qat'i or il existe une divergence.

La réponse aux mourjia qui va suivre est en fait la traduction de la réponse du Cheikh Abu Hafs Al Jaza²iri à 'Abdal Malik Ramadhani et à 'Abdal 'Aziz Ar-Rayyis concernant la fatwa du premier interdisant les manifestations et les révoltes populaires dans les pays du monde arabe.


Réfutation de cheikh Abu Hafs al Djazairi à 'AbdalMalik Ramadani, et 'Abdal 'Aziz Ar-Rayis



'Abdal 'Aziz Ar-Rayyis a dit au sujet du soulèvement contre le gouverneur pervers : "
les salaf sont unanimes concernant l'interdiction de se soulever contre le gouverneur pervers et à considérer comme égaré celui qui viendrait à commettre cet acte "

Réponse :

Ceci est un grand mensonge.

L'Imam Al Qurtubi a dit dans son livre " Ahkam Al Qur²an ":
« L'Imam (détenteur de l’autorité), s'il vient, après que le poste lui soit confié et l'allégeance conclue, à se pervertir, alors la foule des savants est d'avis que son autorité devient caduque et révolue du fait de sa perversion manifeste et connue »


Où est donc la prétendue unanimité évoquée par 'Abdal 'Aziz Ar-Rayyis ?? Qui allons-nous croire ?? Al Qurtubi ou Ar-Rayyis??


La parole d'Ibn hazm suivante va dévoiler à vos yeux à quel point ces pseudo-salafi sont en fait des menteurs 

L'Imam Ibn Hazm, bien connu pour sa vérification minutieuse des athar (paroles des compagnons et des suiveurs) a dit dans son livre " Al Fissal fil Milali wa An-nihal " : 
« Dégainer les sabres [ notez qu' à aucun moment il ne fait allusion à une quelconque démarche pacifique comme c'est le cas des manifestations actuelles ] afin d'ordonner le bien et d'interdire le blâmable est obligatoire si le repoussement du mal ne peut se réaliser par d'autres moyens. 


Tel est l'avis de 'Ali Ibn Abi Talib et de tous ses compagnons. C'est aussi l'avis de la mère des croyants 'A²icha , de Talha et Az-Zubayr et de tous les compagnons avec eux, c'est l'avis de Mu'awiyah, de 'Umar Ibnul 'Ass, de Nu'man Ibn Bachir et d'autres parmi les compagnons, puisse Allah les agréer tous.


C'est l'avis de 'Abdullah Ibn Az-Zubayr, de Muhammad Ibn Hassan Ibn 'Ali ainsi que le reste des compagnons de parmi les émigrés et les auxiliaires (Muhajirin et les ansar ) ceux qui étaient présents le jour de la canicule.


C'est également l'avis de tous ceux qui se sont dressés contre le pervers Al Hajjaj ibn Yussuf et des compagnons tels que Anas Ibn Malik ainsi que tous les éminents suiveurs ( tabi'in ) de même que ceux qui leur ont succédés ( tabi' tabi'in ) puis de ceux qui vinrent par la suite tels que 'Abdillah Ibn 'Abdil 'Aziz ibn 'Abdillah Ibn 'Umar, ainsi que Muhammad ibn 'Ajlan et ceux qui se soulevèrent aux côtés de Muhammad ibn 'Abdillah Ibn Hassan et de Hachim ibn Bichr, de Matr Arrawwaq de même que ceux qui se soulevèrent aux côtés de Muhammad ibn 'Abdillah.


C'est par ailleurs ce vers quoi tendent les paroles des juristes tels que Abu Hanifa, Al Hassan ibn 'Ali, Charik, l'Imam Malik, l'Imam Ach-chafi'i, Dawud ainsi que ses compagnons.


Tous ceux que nous avons évoqués, prédécesseurs et successeurs, ont soit mentionné ceci dans leurs fatawa ou alors l'ont traduit par les actes en dégainant les sabres en réprouvant le blâmable qu'ils ont pu constater.
 »

Où est donc le prétendu ijma', unanimité, évoqué par le menteur Ar-rayyis?????


Ar-rayyis considèrent-il toutes ces personnes citées par l'Imam Ibn Hazm comme des égarés??? 


J'en conclu que les rawafidh ne sont pas les seuls à insulter les compagnons et à mentir à leur sujet.

Est-ce bien ce même 'Abdal 'Aziz Ar-rayyis que 'Abdal Malik Ramadhani qualifie dans sa fatwa de « 
Combattant contre l'hérésie et défenseur inconditionnel de la Sunnah » ??

Nous venons de lire les paroles des savants concernant le gouverneur pervers, voici à présent ce qu'ils disent à propos du gouverneur mécréant :



Ibn Taymiyyah a dit : « 
Celui qui permet que l'on suive une autre voie que celle de l'Islam alors il est une obligation de le destituer. L'allégeance qui lui a été prêtée est caduque, il est interdit de lui obéir car dans ce cas il mérite la qualification de mécréant. »

Ibn Hajar Al 'Asqalani a dit « 
Il y a unanimité à dire que le gouverneur est destitué du fait de sa mécréance.
Il incombe à chaque musulman de s'employer à le destituer. Celui qui est en mesure de le faire se verra récompensé, celui qui collabore est pêcheur et l'impotent, quant à lui, se voit dans l'obligation d'émigrer de cette terre.
 »

Ibn Baz lui même dit les paroles suivantes dans " al wathiqatoul baziyah " : « 
le gouverneur, s'il vient à refuser d'appliquer la loi d'Allah, alors il est un devoir de le combattre comme cela est arrivé avec ceux qui se refusèrent à verser la Zakat du temps de Abu Bakr »

Nous demandons à 'Abdal 'Aziz Ar-Rayyis de nous apporter la source, la preuve d'où il tire son prétendu ijma' - unanimité -
car dans le cas contraire, nous l'accusons d'insulte envers les compagnons en les qualifiant d'égarés selon ses propres dires.



Je finirais par citer une parole de juste mesure, une parole de science, celle des Vrais Hommes, les soldats de Ansar Al Islam en Iraq, le comité légal : « 
Le gouverneur contre lequel il n'est pas permis de se soulever est celui qui est musulman dans sa religion et dans son être, celui dont les actes manifestent l'Islam, celui qui gouverne avec les Lois d'Allah dans son régime et son administration, qui fait appel à la sounnah dans ses réflexions intellectuelles et ses avis juridiques.
Le gouverneur qui regroupe toutes ces caractéristiques, Allah et Son Messager  ont interdit aux musulmans de se soulever contre lui. La Loi d'Allah a interdit de disputer au gouverneur son autorité et de prêter allégeance à une autre main que la sienne alors qu’auparavant, allégeance lui a été faite.
Quiconque sort de son obéissance et de son allégeance est un dissident et un traitre. 

Si le gouverneur se montre injuste par sa personne ou son autorité envers un musulman, il incombe alors de le conseiller et l’améliorer. En revanche, s'il persiste dans son injustice, il devient alors permis aux personnes qui, à l'abri des troubles, de se soulever contre lui par l'épée afin d'exercer sur lui une pression mais sans intention de verser son sang [ car il demeure musulman ].


Le but du soulèvement est de le limoger, de le démettre de ses fonctions uniquement dans le but de le remplacer par un gouverneur musulman, juste et digne de confiance.
Dans le cas où le gouverneur gouverne par d'autres lois que celles d'Allah ou apostasie, son immunité disparait, son autorité n'est plus, son allégeance annulée et les musulmans n'ont plus à se montrer loyaux envers lui.
S'il oppose à sa propre destitution en s'appuyant sur des hommes et des armes, il incombe alors aux savants de la Sounnah de déclarer à son encontre le décret annonçant sa destitution. Ensuite, c'est aux gens forts de parmi les gens de la Sounnah de mettre en application ce décret et de le destituer. Ici, le combat a alors pour seul but de le tuer.
De plus, il est formellement interdit de le soutenir et de se soumettre à son autorité
 »

Pour conclure, je vous citerais une parole de 'Abdal Malik Ramadhani, après qu'il ait interdit les manifestations, et je vous laisse juger par vous même la gravité de ses propos et je vous laisse également les comparer à ceux précédemment cités :

« 
Quand bien même le gouverneur serait un mécréant et l'Etat mécréant, manifester contre lui est interdit car c'est un moyen illicite. »

Voici dans quelle décadence se trouvent les savants mourjia de notre époque.

 

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Published by Abou Malik - Réponses aux ambiguïtés

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Al iltizam désigne l'acceptation d'une chose donnée en acceptant toute forme de responsabilité de la part de l'objet de cet iltizam et ce quel qu’il soit et quelques soit le domaine. Ainsi l'iltizam de l'obéissance du messager   désigne le fait d'accepter ses ordres et interdits et ce quel qu’ils soient sans manifester la moindre opposition et de lui reconnaitre donc ce droit d'être obéis quelques soit ses ordres. Comme dit Allah dans le Qor'an " Et la parole des croyants lorsqu'ils sont appelés a ce qu'Allah et Son Messager jugent entre eux n'est autre que de dire " nous avons entendu et obéis ". C'est à dire quelques soient les ordres d'Allah nous seront convaincu de leur véracité et bienfait et nous les acceptons. Ainsi celui qui reconnait cela a Allah et Son Messager   aura été croyant en Allah et Son Messager  et cette reconnaissance est l'une des formes d'adoration les plus manifestes et les plus importantes, et de ce fait celui qui reconnait ce droit a une tiers personne ou quoique ce soit d'autres crus en cet être et lui aura manifesté l'une des formes de croyance les plus manifestes et l'aura respectés comme on respecte Allah et Sa Législation et ses Messagers. 

 

Certains disent : Lorsqu’un homme est « Moultazim », c'est-à-dire qu’il adopte dans son cœur la Loi d’Allah, il est musulman même si, physiquement, il désigne un autre qu’Allah comme source de Loi à laquelle il faut obéir, ou qu’il fait serment de ne jamais désobéir à la loi du Tâghoût et à la constitution forgée ; ou qu’il invalide tous les verdicts rendus par des juges musulmans basés sur la Loi d’Allah et impose de ne se référer qu’à la loi du Tâghoût, et considère que seul ce que la Loi du Tâghoût dénonce comme un crime sera considéré comme un crime, que seul ce que la Loi du Tâghoût interdit de commettre sera interdit, et que seul ce qu’exige la loi du Tâghoût sera exigé.

 

Sache, qu’Allah te fasse miséricorde, qu’Allah s’est adressé aux hommes et au Djinn par le biais de ses messagers, qu’Il envoya avec un discours incluant deux choses :

 

Des renseignements.

 

Des commandements.

 

Et l’homme n’a pas de Foi tant qu’il n’a pas cru en tous les renseignements qui lui parviennent comme venant du messager d’Allah, et qu’il ne s’est pas engagé à obéir à tous les commandements qui lui parviennent comme venant du messager d’Allah.

 

Ibn Taymiya dit dans Sârim Al Masloûl page 519 :

 

« La Foi, bien qu’elle soit composée de la confession, ce n’est pourtant pas le simple fait de confesser la vérité, c’est aussi l’acceptation et la sérénité. Ceci car la confession est en rapport avec les renseignements uniquement, alors que les commandements, eux, ne sont pas concerné par la confession vu qu’il s’agit de commandement. Et la parole d’Allah est composée de renseignements et de commandements : on répond aux renseignements par la confession, et on répond aux commandements par la docilité et la soumission qui sont l’acte du cœur : c’est l’assemblement de la soumission et la docilité aux commandements. Et même si on ne pratique pas physiquement ce commandement ; à partir du moment où les renseignements sont acceptés par confession et que les ordres sont acceptés par soumission : la base de la Foi est alors établis dans le cœur, qui est la sérénité et l’acceptation. » Fin de citation.

 

Donc, avoir Foi en la Loi d’Allah, ce n’est pas le simple fait d’avouer que cette Loi vient d’Allah, et d’avouer que c’est la meilleure des lois ; et d’avouer qu’il est interdit de l’abandonner… Rien de tout ceci ne fait naitre la Foi dans le cœur, tant que ce n’est pas accompagné de la soumission et à la docilité du cœur : Il faut s’engager à obéir, même s’il arrive de ne pas accomplir ce vœu d’obéissance ; par incapacité physique ; tant que la volonté d’obéir et l’amour des commandements sont encrés dans le cœur.

Ceci est un fondement authentique, qui est que la racine de la Foi se trouve dans le cœur et non sur le corps. Mais les hérétiques jouent sur cela et prétendent que cette Foi du cœur n’a pas forcément d’effet sur le corps, et que donc il est possible qu’un homme ait Foi dans son cœur même s’il ne pratique rien du tout de son corps. Pire encore, ils disent que même lorsqu’on adhère à une autre Loi que celle d’Allah et qu’on s’engage à s’y soumettre et à ne pas y désobéir, cela ne contredis pas la soumission à la Loi d’Allah dans le cœur ; et qu’il est possible de s’engager à la fois à la Loi d’Allah et à la loi du Tâghoût !

 

Et leur argument pour dire cela, c’est le passage précité où Ibn Taymiya a dit :

 

« Et même si on ne pratique pas physiquement ce commandement ; à partir du moment où les renseignements sont accepté par confession et que les ordres sont accepté par soumission : la base de la Foi est alors établis dans le cœur, qui est la sérénité et l’acceptation. »

 

Ils font donc croire que, selon Ibn Taymiya, il est possible d’avoir la racine de la Foi dans le cœur, tout en ne pratiquant rien de son corps, et pire encore : même si physiquement on s’engage à obéir à un autre qu’Allah et qu’on décrète l’obligation d’obéir à la Loi du Tâghoût et l’interdiction d’y désobéir !

 

Et quel mensonge à l’encontre d’Ibn Taymiya !

 

Ibn Taymiya déduit que la Foi du cœur et la pratique du corps sont indissociables chez tout être physiquement capable de pratiquer.

 

Voici les citations où Ibn Taymiya confirme ce principe :

 

 Majmou’ fatawa 7/188

 

« La volonté totale réunie avec la capacité physique ne peuvent être séparés de l’action : Il est en effet impossible qu’un homme aime Allah et Son messager, et désir ce qu’Allah et Son messager aiment -d’une volonté ferme, en étant capable de l’accomplir-  puis ne le fait pas. Lorsque l’homme ne déclare pas sa Foi alors qu’il en est capable, cela prouve qu’il n’y a pas, dans son cœur, cette Foi obligatoire qu’Allah a exigé de lui. » Fin de citation.

 

Majmoû‘ Fatâwâ 7/221 :

 

« Et le Coran expose que la Foi du cœur est relativement inséparable de la pratique du corps ; comme dans le verset où Allah dit « 47] Et ils disent: "Nous croyons en Allah et au messager et nous obéissons". Puis après cela, une partie d'entre eux fait volte-face. Ce ne sont point ceux-là les croyants.  [48] Et quand on les appelle vers Allah et Son messager pour que celui-ci juge parmi eux, voilà que quelques-uns d'entre eux s'éloignent.  [49] Mais s'ils ont le droit en leur faveur, ils viennent à lui, soumis. » Jusqu’à ce qu’Allah dise « La seule parole des croyants, quand on les appelle vers Allah et Son messager, pour que celui-ci juge parmi eux, est: "Nous avons entendu et nous avons obéi". Et voilà ceux qui réussissent. » Allah a donc nié la Foi de quiconque renonce à l’obéissance envers le messager, et annonça que lorsque les croyants sont incité au recours à Allah et Son messager pour trancher de leur litige, ils écoutent et obéissent, et Il exposa que ceci est l’effet provoqué par la Foi. »

 

Regarde comme ici, Ibn Taymiya considéra que se soumettre de son corps au jugement d’Allah et de Son messager est inséparable de la Foi. Et il parle bien de l’acte du corps et non l’acte du cœur, car l’acte du cœur n’est pas un effet de la Foi mais bien un composant de la base de la Foi ; ce sont les actes du corps qui en sont l’effet inséparable.

 

Majmoû‘ Fatâwâ 7/526 :

 

« Quiconque admet que le Messager dit la vérité, mais le déteste, fait rupture avec lui de son cœur et de son corps, il est catégoriquement et forcément mécréant. Et s’ils [les Mourji’a] incluent les actes du cœur dans la Foi [sans les actes extérieurs] alors ils se trompent également, car il est impossible que la foi s’établisse dans le cœur sans mouvement du corps. »

 

Majmoû‘ Fatâwâ 7/582 :

 

« Lorsque la pratique des actes obligatoires extérieurs diminue, c’est à cause d’une diminution de Foi dans le cœur. En effet, on ne peut imaginer que la Foi obligatoire du cœur soit parfaite alors que les actes obligatoires extérieurs sont absents. Au contraire, lorsque l’un est parfait, cela cause la perfection de l’autre. De même, la diminution de l’un a pour effet la diminution de l’autre, vu que considérer une Foi valable dans le cœur sans parole ni acte extérieur, c’est comme considérer une cause valable sans effet, ou une cause valable sans conséquence, et c’est impossible…»

 

Majmoû‘ Fatâwâ  7/611 :

 

« Et il est impossible qu’un homme ait une Foi affirmée dans son cœur qu’Allah lui a imposé là prière, la Zakât, le jeûne et le Hajj, et qu’il vive son existence sans se prosterner du tout, ni jeûner un Ramadan, ni donner une seul Zakât, ni faire un seul pèlerinage, ceci est impossible et ne provient qu’avec l’hypocrisie du cœur et la perfidie (Zandaqa) et non pas avec un Foi valable, ce pourquoi Allah soubhânah a décrit ceux qui refusent de se prosterner parmi les mécréants « Le jour où un tibia sera découvert et qu’on les invitera à se prosterner, mais ils ne le pourront pas… » Sourate 68 versets 42, 43. » »

 

Majmoû‘ Fatâwâ  7/615, 616 :

 

« Il est normalement inimaginable qu’un homme ait Foi, dans son cœur, qu’Allah exige de lui d’accomplir la prière, d’admettre cela et d’adopter la Loi du prophète, qu’Allah le bénisse et le salue, ainsi que ses enseignements, puis qu’ensuite le détenteur d’autorité lui ordonne de prier, et qu’il refuse d’obéir jusqu’à ce qu’il soit exécuté ; tout en ayant en même temps la Foi dans le cœur ?! Une telle personne ne peut être que mécréante ! Et s’il dit « J’admet qu’elle est obligatoire, sauf que je ne la fait pas » cette prétention ainsi dite, n’est autre qu’un mensonge de sa part ; tout comme lorsque quelqu’un prend un Coran et le jette dans les ordures puis il prétend « Je suis témoins que ce qui s’y trouve est la parole d’Allah » ou qu’il tue un prophète puis dit « Je suis témoins que cet homme est le messager d’Allah » et  les actes comme ça, qui invalident la Foi du cœur. Lorsqu’un homme dit « J’ai la Foi dans mon cœur » dans ces situations semblables ; c’est un menteur de part ce qu’il a exprimé comme propos. 

 

Ce sujet, il convient d’y réfléchir : celui qui connait ce lien qu’il existe entre le corps et le cœur, alors toutes les ambigüités à ce sujet cesseront, et il saura alors que les juristes qui furent d’avis que celui qui avoue l’obligation [de la prière] et refuse de la pratiquer ne doit pas être condamné à mort, ou alors qu’il doit l’être mais en tant que musulman et [non en tant qu’apostat ;] ces juristes là sont imprégnés des mêmes ambigüités que les Mourji’a et les Jahmiya, et des mêmes ambiguïtés que ceux qui disent que la volonté ferme accompagnée de la capacité totale ne cause aucun acte. C’est pour ça que les juristes qui refusent de le condamner à mort ont basé leur avis sur leur tendance, concernant la question de la Foi, qui est que les actes ne font pas partie de la Foi. Et comme nous l’avons déjà dit : La « race » des actes est inséparable de la Foi du cœur. Or, une Foi valide dans le cœur sans actes apparents sur le corps est une chose impossible ;  même si on dit que les actes apparents sont un effet de la Foi ou une partie de la Foi ; c’est la même chose ; comme nous l’avons expliqué précédemment. »

 

Majmoû‘ Al Fatâwâ 22/49 :

 

 « Celui qui l’abandonne [la prière] constamment jusqu’à ce qu’il meurt sans se prosterner du tout pour Allah ; celui-là ne peut en aucun cas être un musulman qui admet qu’elle est obligatoire. Car avoir conviction de l’obligation, et avoir conviction que celui qui l’abandonne mérite la peine de mort : ceci motivera parfaitement à l’accomplir ; et la motivation réunie à la capacité physique implique la présence de ce qu’on est capable de faire. S’il est capable de la faire, et ne la fait pas du tout : on saura alors qu’il n’a aucune motivation. Et la conviction totale que celui qui abandonne la prière sera châtié pousse à la pratiquer. Cela dit, il se peut que, parfois, certaines choses lui font obstacle, ce qui l’amène à la retarder et à abandonner certaines obligations dans la prière, ou de l’abandonner de temps en temps. Mais pour ce qui est de celui qui l’abandonne constamment et ne prie pas du tout, et meurt ainsi, celui-là n’est pas musulman. »

 

Après ces citations, (et il y a encore d’autres passages qui confirment ce fondement) nous apprenons qu’Ibn Taymiya considère impossible d’avoir une Foi correcte dans le cœur sans qu’il n’y ait de suivit du corps, par la pratique extérieure, lorsqu’on a la capacité physique de le faire. Ceci car il considère la Foi du cœur comme une cause provoquant la pratique ; et, par conséquent, considère que la Foi du cœur et la pratique du corps sont indissociables. De même, celui qui ne pratique rien de son corps alors qu’il en est capable, n’a forcément aucune Foi dans le cœur.

 

Et regarde dans la 6ième citation ! Comme il considéra même que les juristes qui sont d’avis qu’un homme qui refuse de prier jusqu’à ce qu’il soit condamné à mort à cause de cela, reste musulman et sera traité comme un musulman après son exécution : ils sont imprégnés de l’hérésie des Jahmiya !  Ibn Taymiya considère donc bel et bien que ; lorsqu’un homme s’engage à pratiquer la prière, il est impossible qu’il refuse de prier physiquement même lorsqu’on l’y force ! Et il ne dit pas ceci uniquement pour la prière, mais même pour la Zakât, le jeûne, et le Hajj comme nous l’avons vu, ainsi que l’obéissance physique au jugement du messager d’Allah lors des litiges !

 

Alors comment dire qu’Ibn Taymiya juge musulman celui qui refuse d’obéir à la Loi d’Allah extérieurement, et qu’il puisse se soumettre à Sa Loi dans le cœur ?!

 

Quant à ceux qui prétendent que la Foi du cœur peut exister sans provoquer la pratique du corps même lorsqu’on est capable de pratiquer ; ils sont mécréants, comme l’ont noté plusieurs salafs, comme l’Imam Ahmad, l’imam Al Houmaydî, et Ibn Jarrâh ; qu’Allah les agrée ; Ibn Taymiya dit dans Majmoû‘ Fatâwâ volume 7/209 :

 

« Hanbal a dit : Al Houmayyidî nous a raconté : J’ai appris qu’il y a des gens qui disent : Celui qui reconnait la prière, la Zakât, le jeûne, le pèlerinage puis ne pratique rien de cela jusqu’à sa mort, ou bien prie dos à la Qibla toute sa vie jusqu’à sa mort, c’est un croyant qui a une faible Foi tant qu’il ne renie pas et qu’il sait que sa foi réside dans l’abandons de cela, et qu’il reconnait les obligation et la prière vers la Qibla ! Je dis : ceci est la mécréance évidente, et cela contredit livre d’Allah, la sounna de Son messager et les savants musulmans. Allah a dit « Et on ne leur a ordonné que d’adorer Allah, en Lui vouant la religion pure… » Et Hanbal dit « J’ai entendu Abou ‘Abdilleh Ahmad Ibn Hanbal dire « Celui qui a dit ça a mécru en Allah, a rejeté son commandement et l’enseignement du messager. »

 

On voit ici qu’Ibn Taymiya n’applique pas ce principe uniquement pour la question de la prière, mais bien sur toute ordre de l’Islam ou tout acte annulant catégoriquement la mécréance du cœur. Et ainsi, celui qui dit « Je témoigne que le Coran est la vérité et que Sa Loi est la plus juste, et j’accepte d’y obéir et je m’y engage, mais je ne l’applique pas, seul ma loi prime dans mon pays, le jugement d’Allah n’est pas reconnu dans mes tribunaux et seul les sentences données selon ma lois sont valables, et seul ce que ma loi interdit sera un crime » : celui qui prétend pouvoir stipuler ces choses là tout en étant croyant dans son cœur, c’est un menteur.

La Race des actes (Jins Al A’mâl) est une expression qui désigne le minimum de l’acte pour pouvoir concrétiser la Foi en Allah et Son messager. Comme vous pouvez le constater : ce n’est pas Safar Al Hawalî qui a inventé cette expression ; comme le prétendent les pseudo salafis !

Ici, Ibn Taymiya déduit une règle générale qui n’est pas valable uniquement pour la question de la prière, mais pour toute chose dans l’Islam, et c’est cette règle générale qui lui sert d‘argument sur la question de la prière, et la preuve que cette règle n’est pas exclusive à la prière, c’est qu’Ibn Taymiya l’a utilisé aussi concernant le fait de prononcer l’attestation de la Foi 7/188 et le fait d’obéir physiquement au jugement du messager lors des litiges 7/221.

 

Et ainsi, nous savons que, lorsqu’Ibn Taymiya disait :

 

 « Et même si on ne pratique pas physiquement ce commandement ; à partir du moment où les renseignements sont accepté par confession et que les ordres sont accepté par soumission : la base de la Foi est alors établis dans le cœur, qui est la sérénité et l’acceptation. »

 

Il parle de celui qui n’a pas la capacité physique d’agir : celui-ci possède la Foi à partir du moment où, dans son cœur, il désir obéir à Allah et s’y engage.

 

Et ce fondement,  Ibn Taymiya l’applique également sur le principe de l’Islam qui est de prendre Allah et Son messager pour seul référence législative, et judiciaire lors des litiges :

 

Ibn Taymiya dit dans Minhaj Sounnat An-Nabawiyya 5 /130, 131 :

 

 « Et Allah a ordonné à tous les musulmans de reporter leurs désaccords à Allah et Son messager, comme Allah le dit « Ô vous qui avez cru obéissez à Allah, obéissez à son messager et à ceux qui détiennent l’autorité parmi vous , puis, si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez-le à Allah et au Messager, si vous croyez en Allah et au Jour dernier. Ce sera bien mieux et de meilleure interprétation (et aboutissement). » (Sourate4 Verset 59), Et Allah dit « Non!... Par ton Seigneur! Ils ne seront pas croyants aussi longtemps qu’ils ne t’auront demandé de juger de leurs disputes et qu’ils n’auront éprouvé nulle angoisse pour ce que tu auras décidé, et qu’ils se soumettent complètement [à ta sentence] » (sourate 4 verset 65.) Quiconque ne s’engage pas à prendre pour juge Allah et Son messager dans leurs disputes, Allah a juré par Lui-même qu’Il n’a pas de Foi. Par contre, celui qui adopte la loi d’Allah et du messager intérieurement et extérieurement, mais désobéit et suit sa passion, c’est celui là qui est à classé avec ses semblables parmi les pécheurs. Et ce verset est l’un des arguments des khawârij pour juger mécréant les dirigeants qui ne jugent pas selon ce qu’Allah a révélé, et prétendent que leur dogme est le jugement d’Allah. Il serait vraiment long de mentionner ce que les gens ont dit à ce sujet, et ce que j’ai relaté est prouvé par le contexte du verset. Ce que l’on veut dire : C’est que le faite de juger avec justice est une obligation absolue, en tout lieu à toute époque, pour tout le monde et envers tout le monde. De même, juger par la loi qu’Allah a révélé à Son messager est la justice spécifique, et la plus parfaite forme de justice et la meilleure. Juger par elle est obligatoire pour le prophète salla llahou ‘alayhi wa sallam ainsi que pour tout ceux qui le suivent, quant à celui qui n’adopte pas le jugement d’Allah et de son messager c’est un mécréant. » Fin de citation.

 

Alors, est ce qu’Ibn Taymiya considère qu’il est suffisant d’accepter dans le cœur, que seul Allah et Son messager doivent être la référence du jugement, même sans pratique extérieure ? Ou bien a-t-il dit : intérieurement et extérieurement ?

 

Est-ce qu’Ibn Taymiya entend par l’Iltizâm le simple fait d’admettre l’obligation des rites dans son cœur ?

 

Voici une citation d’Ibn Taymiya, où il nous explique ce qu’il entend par « L’iltizâm » mais que nos opposants utilisent à leur avantage dans Majmoû’ Al Fatâwâ 28/502, 503 :

 

« Louange à Allah, tous groupe refusant d’adopter un seul rite des rites de l’Islam évidents et avérés, que ce soit ce peuple [des Tatars] ou quelque peuple que ce soit : il est obligatoire de les combattre jusqu’à ce qu’ils adoptent les rites de l’Islam ; même s’ils prononcent les deux attestations et qu’ils adoptes certains rites. C’est comme ça que fit Abou Bakr le véridique, et les compagnons qu’Allah les agrée, avec ceux qui refusèrent de donner la Zakât. Ainsi, les juristes se sont ensuite unanimement entendu sur cela, après le débat qu’il y eu à ce sujet entre ‘Omar et Abou Bakr, qu’Allah les agrée. Les compagnons –qu’Allah les agrée- se sont tous entendu de lutter pour les droits de l’Islam, se conforment ainsi à l’enseignement du Coran et de la Sounna. Ainsi le confirme le Hadîth du prophète sur les Khawârij, sous  dix aspects ; il les y décrivit comme étant les pires créatures de toute la création ; malgré qu’il le décrit en disant  « Vous serez impressionné par leurs prières et leurs jeûnes, au point d’avoir honte de vos prières et vos jeûnes. » Nous savons à partir de là que le simple fait de se réfugier derrière l’Islam sans adopter ses rites ne met pas fin à leur combat. Les combattre reste obligatoire jusqu’à ce que l’obéissance ne soit vouée qu’à Allah uniquement et que le fléau [de la mécréance] soit évincé. Or, à partir du moment où l’obéissance est vouée à un autre qu’Allah ; alors il devient obligatoire de combattre contre cela. Dès lors, quelque soit le groupe qui refuse de célébrer certaines prières obligatoires, ou le jeûne, ou le pèlerinage, ou refuse d’adopter l’interdiction du sang, des biens sacrés des gens, du vin, de la fornication, des jeux de hasard, ou du mariage des femmes qu’il est illicite d’épouser, ou refuse d’adopter la lutte contre les impies, et de leur extirpé la dime aux juifs et aux chrétiens, ou autres exigences ou interdictions religieuses ; pour lesquels il n’existe nul excuse de les rejeter ou de les abandonner, ces rites dont quiconque en conteste le caractère obligatoire devient mécréant. Certes, le groupe qui refuse de s’y soumettre doit être combattu pour cela même s’il  admet qu’il s’agit d’obligation religieuse. Et je ne connais aucune divergence entre les savants à ce sujet. »

 

Ici, Ibn Taymiya juge clairement mécréant quiconque refuse d’adopter une seule loi de l’Islam ; mais nos opposants disent que ce dont parle Ibn Taymiya ici, c’est : « adopter dans son cœur » même si on n’en pratique rien de son corps.

 

Voici quelques citations d’Ibn Taymiya ; qui élucideront son avis :

 

Il dit dans Majmoû‘ Al Fatâwâ 28/544, 545 :

 

« Louange à Allah, le Seigneur des mondes. Combattre les Tatars qui sont arrivé dans les pays du Châm est une obligation prescrite par le Coran et la Sounna. Allah a dit dans le Coran « Combattez les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de trouble et que le Dîn soit totalement à Allah. » Or, le Dîn est l’obéissance ; et lorsqu’une partie de l’obéissance est pour Allah et qu’une autre partie est pour un autre qu’Allah ; il est obligatoire de combattre jusqu’à ce que l’obéissance soit totalement à Allah. C’est pour ça qu’Allah a dit « Ô vous qui avez la Foi ; laissez ce qu’il reste de l’usure si vous avez vraiment la Foi ! Et si vous ne le faites pas, alors recevez l'annonce d'une guerre de la part d'Allah et de Son messager.» Ce verset fut révélé lorsque les habitants de Tâ’if se convertirent à l’Islam, et qu’ils adoptèrent la prière et le jeûne ; mais ils renoncèrent à abandonner l’usure. Allah déclara alors qu’ils sont en guerre contre Allah et Son messager, et qu’il est obligatoire de leur faire la guerre. Alors, que dire de celui qui abandonne beaucoup de rites de l’Islam ; ou la majorité d’entre eux –comme le font les Tatars- ! Et tous les savants musulmans sont d’accord pour dire que le groupe rebelle qui renonce à certaines obligations de l’Islam évidentes et avérées, il est obligatoire de le combattre, si ceux de ce groupe prononcent les deux attestations de la foi mais renoncent à la prière et la Zakât, ou au jeûne du mois de Ramadan ou au Hajj, ou à juger entre eux d’après le Livre d’Allah et la Sounna, ou renonce à l’interdiction des turpitudes ou de l’alcool ou du mariage avec les femmes qu’il est interdit d’épouser ; ou permettent de s’emparer des vies et des biens des gens sans aucun droit, ou l’usure, ou les jeux de hasard, ou la lutte contre les mécréants ou d’extirper la dime aux juifs et chrétiens, ou autre rites de l’Islam : ils doivent être combattu jusqu’à ce que l’obéissance soit totalement pour Allah. » 

 

Et il dit 22/51 :

 

« Oui, certes, les Tatars prononcent les deux attestations de la Foi. Mais malgré ça, il est obligatoire de livrer batail à l’unanimité de tous les musulmans. Et il en est ainsi pour tout groupe renonçant à un seul rite des rites de l’Islam que ce soit des pratiques du corps ou du cœur, qui sont connues, eh bien il est obligatoire de les combattre. S’ils disent : Nous attestons mais nous ne prions pas : il faut les combattre jusqu’à ce qu’ils prient. S’ils disent « Nous prions mais ne donnons pas la Zakât ; il faut les combattre jusqu’à ce qu’ils donnent la Zakât. S’ils disent : Nous faisons la prière, nous donnons la Zakât, mais nous ne faisons pas le Hajj : ils doivent être combattu jusqu’à ce qu’il jeûne le Ramadan et célèbrent le Hajj. Et s’ils disent « Nous faisons tout ça, mais nous n’abandonnons pas l’usure, ni la consommation d’alcool, ni les turpitudes, et nous ne luttons pas dans le sentier d’Allah, et nous n’extirpons pas la dime aux juifs et aux chrétiens, et les choses comme ça ; ils doivent être combattu jusqu’à ce qu’ils fassent cela ; comme le dit Allah « Combattez les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de trouble et que le Dîn soit totalement à Allah. » »

 

Alors, à partir de quand Ibn Taymiya voit il que le combat cesse ? Lorsque ces groupes rebelles « adoptent dans leur cœur même s’ils ne le pratique pas de leurs corps » ? Ou bien « Jusqu’à ce qu’il : Fassent la prière, qu’ils donnent la Zakât, qu’ils fassent le jeûne, qu’ils fassent le pèlerinage et qu’ils cessent les turpitudes et l’usure ?! »

 

Et penses-tu que si les Tatars avaient dit « Bon, d’accord, nous acceptons la prière, le jeûne, le Hajj et on s’engage à pratiquer tout cela, mais nous ne pratiquerons rien de tout ça de notre corps ! » Tu penses qu’Ibn Taymiya les aurait alors jugé musulman et aurait cessé de les combattre ?!

 

Penses tu que s’ils avaient dit « Bon ! D’accord ! On accepte l’interdiction de l’usure et de l’alcool, on s’engage à cesser de le faire, mais on ne cessera pas de le faire de notre corps et d’ailleurs on obligera quiconque à des dettes d’intérêts de les payer, et on interdira de s’en prendre aux fabriquant d’alcool » Ibn Taymiya les aurait considéré musulman et aurait cessé de les combattre ?!

 

Ibn Taymiya a clairement noté que ces gens doivent être combattus jusqu’à ce qu’ils pratiquent ces rites, et il n’a pas dit « Jusqu’à ce qu’ils les acceptent dans leur cœur. » Et il n’a pas dit ça uniquement pour la prière et les piliers de l’Islam, mais même pour l’usure et l’alcool ! Et bien que l’usure est un grand péché, et que le simple fait de le commettre n’est pas une grande mécréance ; Ibn Jarîr At-Tabarî rapporte le récit suivant :

 

« Selon Ibn ‘Abbâs, concernant le verset « Ô vous qui avez la Foi ; laissez ce qu’il reste de l’usure si vous avez vraiment la Foi ! Et si vous ne le faites pas, alors recevez l'annonce d'une guerre de la part d'Allah et de Son messager. » Quiconque demeure sur l’usure et ne la quitte pas, il est du droit de l’Imâm de lui ordonner de se repentir, et s’il ne la quitte pas : il doit être décapité. »

 

Voit comme Ibn ‘Abbâs considérait que le fait de refuser d’abandonner l’usure mérite la peine d’apostasie de l’Islam !

 

Alors, penses tu qu’Ibn Taymiya aurait jugé musulman celui qui dit « Nous avouons qu’Allah Est le meilleurs des juges, et qu’il est interdit de délaisser Sa Loi, et nous adoptons Sa Loi dans nos cœur et nous nous engageons à Lui obéir, mais nous ne nous référerons pas à Lui pour nos lois, nos lois seront choisies par le peuple et légiférée par le parlement ; ce que le parlement décidera sera la loi qu’il est obligatoire de suivre et qu’il est interdit de quitter, et aucune autre lois ne primera sur nos lois, même celle d’Allah » ! ?

 

Et Allah est plus savant

 

 

Source: Extrait de "la victoire des gens de la foi" et introduction du frère Abou Salmane.

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Published by Abou Malik - Le Tawhid d'Allah dans le jugement

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