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Published by Abou Malik - Le Tawhid d'Allah dans le jugement

Les exagérateurs dans le takfir (ghulat at takfir) argumentent le fait que le takfir fait partie du Asl ad Dîn dans tout cas de figure avec la parole qui suit :

« La base de l'islam (Aslou addin) et sa règle sont deux choses :

 

« 1) L’obligation de l'adoration d'Allah L’unique sans rien Lui associer, l'incitation à ceci, prendre pour allié pour cette cause, et traiter de mécréant celui qui la délaisse,

 

2) L'avertissement contre le Shirk dans l'adoration d'Allah, se montrer dur vis a vis de ceux qui le font, détester pour cette cause et traiter de mécréant celui qui le fait » »

 

La réfutation de cette prétention sera simple et sans effort, et faites de plusieurs façon, il faut aussi savoir que celui qui ne réalise pas Asl ad Dîn n’est pas excusé dans aucun cas de figure.

 

1/ Le sheikh dit « l'incitation à ceci » c-a-d la da’wa au Tawhid.

 

Est-ce que celui qui ne fait pas da’wa est un mécréant ayant annulé Asl ad Dîn ? La réponse est bien évidemment que non, pourquoi donc le sheikh le place t’il dans Asl adDîn ? Nous y répondrons plus tard in cha Allah.

 

2/ Le sheikh dit « L'avertissement contre le Shirk dans l'adoration d'Allah ».

 

La encore, l’avertissement contre le shirk ne peut il pas être excusa dans certains cas de figure ? Bien entendu qu’il peut l’être, alors pourquoi une fois de plus, le sheikh le place t’il parmi les éléments constituant Asl ad Dîn ?

 

3/ Le sheikh dit « prendre pour allié pour cette cause » c-a-d prendre pour allier les musulmans.

 

Les khawarij n’ont pas pris les meilleur musulmans de leur époque pour allié (les Sahaba), est ce qu’un seul savant a dit que les khawarij n’ont pas réalisé Asl ad Dîn ? Parmi les savants étant d’avis que les khawarij sont mécréant, qui sont ceux qui ont dit que leur cause de mécréance était le fait de ne pas prendre pour allier les musulmans ? Alors pourquoi mettre cet élément dans Asl ad Dîn ?

 

4/ Le sehikh dit « se montrer dur vis a vis de ceux qui le font » c-a-d ceux qui font du shirk.

 

Se montrer dur envers les moushrikine peut être excusé dans certaine situation, pourquoi encore placé cela dans le Asl ad Dîn ?

 

Conclusion : le sheikh Muhammad ibn Abdel Wahab cite dans cette parole des choses qui ne font pas parti du Asl et pour lesquels ont peut être excusé, maintenant, comment savoir si le sheikh considère que le takfir est un Asl ou un Lazim ? Qu’est que le sheikh a visé par « la base de l’Islam » ? Ce qui est sur, c’est que tout ce qu’a cité le sheikh ne fait parti d’Asl ad Dîn pour lequel nul n’est excusé, le sheikh cite ici ce sur quoi tout les Prophètes et Messagers étaient unanime, si tel est la définition d’Asl ad Dîn, alors tout ces éléments en font partie, si on vise par Asl ad Dîn le minimum requis pour être musulman et pour lequel il n’y a aucune excuse, alors dans ce cas là certains éléments cités par le sheikh n’en font pas parti, et Allah est le plus savant.

 

 

 

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Published by Abou Malik - Réponses aux ambiguïtés

Ces 5 principes sont : la religion, la vie, la raison, les biens, l’honneur. Pour chacune de ces choses, l’Islam a apporté des lois et des règles pour éviter que les hommes ne s’égarent. En effet, ces 5 choses sont essentielles pour que les êtres humains vivent en harmonie.

 

 

1 – Préserver la religion :


Ceci, car la religion (la ‘aquida) est la chose la plus importante dans la vie d’un musulman et c’est la raison pour laquelle l’Islam a établi des règles en ce qui concerne l’apostasie.
La peine (punition) de l’apostasie est donc une protection pour la religion, pour éviter que n’importe quelle personne ne se permette de jouer avec la religion, en niant des choses faisant partie de l’Islam, ou en en ajoutant ce qui n’en fait pas partie, etc.
Il y a des textes clairs qui montrent que celui qui quitte l’Islam ou qui fait des choses annulant son Islam, il quitte la religion. Selon ‘Abdoullah Ibnou ‘Abbas (رضي الله عنه) rapporte que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : 
« Celui qui quitte sa religion alors tuez-le. » (Hadith authentique rapporté par Al Boukhari, An-Nassa-i, At-Tirmidhi et l’Imam Ahamed)

Il y a également un autre hadith du Prophète (صلى الله عليه و سلم), rapporté par ‘Abdallah Ibn Mas’oud (رضي الله عنه) qui soutient le hadith précédent, qui est : « Il n’est pas permis de verser le sang d’un musulman, sauf dans 3 cas : celui de l’homme marié qui commet l’adultère, celui de l’assassin qui légalement mérite la mort, et celui de l’homme qui renie sa religion et se sépare de la communauté. »(rapporté par Al Boukhari et Mouslim)

 

 

2 – Préserver la vie :


C’est pour cette raison qu’Allah (تعالى) a donné comme peine pour la personne qui a tué, l’exécution. C’est la loi du Talion qui s’applique : œil pour œil, dent pour dent, et vie pour vie. Cette loi fait d’ailleurs partie des lois reçues par tous les Prophètes avant l’Islam, et elle constitue la loi de la justice absolue.
Allah (تعالى) a dit : 
« Ô les croyants ! On vous a prescrit le talion au sujet des tués : homme libre pour homme libre, esclave pour esclave, femme pour femme. »(Sourate Al Baqara, verset 178)

Et Il (تعالى) dit également : « C’est dans le talion que vous aurez la préservation de la vie, ô vous doués d’intelligence, ainsi atteindrez-vous la piété. » (Sourate Al Baqara, verset 179)

Allah a donc ordonné cela afin de préserver la vie des croyants contre les agressions. En effet, la peine de mort empêche le coupable de récidiver et empêche les autres personnes malintentionnées d’agir ainsi.

 

 

3 – Préserver la raison :


Allah (عز وجل) a créé l’homme et l’a distingué de toutes les autres créatures en lui donnant la raison. Ceci, afin qu’il soit capable de différencier entre ce qui est bénéfique de ce qui est nuisible, entre ce qui est bon et ce qui mauvais, et entre la foi et la mécréance. Et Allah (سبحانه وتعالى) a dit : « Certes, Nous avons honoré les fils d’Adam. Nous les avons transportés sur terre et sur mer, leur avons attribué de bonnes choses comme nourriture, et Nous les avons nettement préférés à plusieurs de Nos créatures. » (Sourate Al Isra, verset 70)
Et Il (تعالى) a dit : 
« Nous avons certes créé l’homme dans la forme la plus parfaite. » (Sourate At-Tin, verset 3)

Ainsi, celui qui consomme des drogues ou boit de l’alcool au point d’en perdre la raison, il aura commis un crime contre lui-même et mérite la peine qu’Allah a établi pour ces choses. Cette peine est donc faite pour protéger la raison de l’homme.

 

4 – Préserver les biens :


Les gens ont toujours besoin de leurs biens et de leurs richesses, ainsi que de tout ce qui peut leur être bénéfique dans leur vie. Allah (سبحانه وتعالى) dit : « Et ne confiez pas aux incapables vos biens dont Allah a fait votre subsistance. »(Sourate An-Nissa, verset 5) C’est-à-dire qu’il ne faut pas laisser les biens à ceux qui ne savent pas gérer l’argent, car ils pourraient le gaspiller.

Et celui qui transgresse en volant les biens des autres, une punition a été établie en Islam dans le but de préserver les biens des personnes. En effet Allah (سبحانه وتعالى) a dit : « Le voleur et la voleuse, à tous deux coupez la main, en punition de ce qu’ils se sont acquis, et comme châtiment de la part d’Allah. » (Sourate Al Ma-idah, verset 38)

 

 

5 – Préserver l’honneur et les liens de parenté :


Allah (سبحانه وتعالى) a préservé l’honneur des personnes en interdisant la fornication et l’adultère. Le terme « zina » en arabe s’applique aussi bien à la fornication qu’à l’adultère, mais on distingue celui qui est marié de celui qui ne l’est pas, et chacun des 2 aura une peine différente. La peine de celui qui n’est pas marié est de 100 coups de fouet. Quant à celui qui est marié, il doit être lapidé avec des pierres jusqu’à la mort.

L’application de ces peines permet donc également de préserver également les liens de parenté. En effet, en l’absence de peine et d’interdiction, certaines personnes ne savent même pas qui est leur père ou d’autre ne savent pas qui est leur fils, etc.

De même, en ce qui concerne la préservation de l’honneur, il y a l’application des peines en cas d’accusation non fondée. Celui qui accuse une personne de zina ou d’homosexualité doit apporter 4 témoins, et s’il ne le fait pas il sera puni et son témoignage ne sera plus accepté. En effet, Allah (تعالى) a dit : « Et ceux qui lancent des accusations contre des femmes chastes sans produire par la suite quatre témoins, fouettez-les de quatre-vingts coups de fouet, et n’acceptez plus jamais leur témoignage. Et ceux-là sont les pervers, à l’exception de ceux qui, après cela, se repentent et se réforment, car Allah est Pardonneur et Miséricordieux. » (Sourate An-Nour, verset 4 et 5)

 

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Published by Abou Malik - Oussoul al Fiqh

 

 

Cheikh Hamad ibn ‘Atîq dit :

 

هنا نكتة بديعة في قوله: {إنا برءاء منكم ومما تعبدون من دون الله}: وهي أن الله تعالى قدم البراءة من المشركين العابدين غير الله، على البراءة من الأوثان المعبودة من دون الله، لأن الأول أهم من الثاني، فإنه قد يتبرأ من الأوثان ولا يتبرأ ممن عبدها، فلا يكون آتياً بالواجب عليه، وأما إذا تبرأ من المشركين، فإن هذا يستلزم البراءة من معبوداتهم. وهذا كقوله تعالى: {وأعتزلكم وما تدعون من دون الله وأدعو ربي عسى أن لا أكون بدعاء ربي شقيا} فقدم اعتزالهم على اعتزال معبوداتهم، وكذا قوله: {فلما اعتزلهم وما يعبدون من دون الله}، وقوله: {وإذ اعتزلتموهم وما يعبدون إلا الله} فعليك بهذه النكتة، فإنها تفتح لك بابا إلى عداوة أعداء الله، فكم من إنسان لا يقع منه الشرك، ولكنه لا يعادي أهله!! فلا يكون مسلما بذلك، إذا ترك دين جميع المرسلين.


« Il y a ici un point magnifique dans sa parole :{ Nous vous désavouons, vous et ce que vous adorez en dehors d'Allah} : à savoir qu’Allah a mit en avant le désaveu des Mouchrikine sur le désaveu des choses adorer en dehors d’Allah, car le premier est plus important que le deuxième. Il se peut qu’il se désavoue des idoles sans qu’il se désavoue de ceux qui l’adorent, dans ce cas, il n’aura réalisé son obligation voulu. Mais s’il se désavoue des Mouchrikine cela implique qu’il se désavoue de leurs adorations comme le dit Allah : {Je m’écarte de vous et de ce que vous invoquez d’autre qu’Allah} il devança l'écartement [des polythéistes]sur celui de leurs adoration comme sa parole :{ Et lorsqu’il s’écarta d’eux et de ce qu’ils adorent d’autre qu’Allah}est sa parole :{ Puis, lorsque vous vous serez écartez d’eux et de ce qu’ils adorent, sauf d’Allah}, prend donc ce point en considération car il t’ouvrira une porte sur le désaveu des ennemies d’Allah, combien de personne ne commettent pas le Chirk mais ne prend pas en inimitié leurs adeptes, il n’est donc point des Musulman en commettant cela car il délaissa la religion de tous les messagers » [Sabîlu’l Najâti Wal Fikâk Min Mouwâlâte Al Mourtadîne Wal Atrâk].

Réponse : le Cheykh parle bien ici de Bara’ah (désaveu) qui annule l’Islam car il dit : ((combien de personne ne commettent pas le Chirk mais ne prend pas en inimitié leurs adeptes, il n’est donc point des Musulman en commettant cela car il délaissa la religion de tous les messagers)). 

Donc en premier temps il faut exclure de sa parole les sortes de désaveu qui n’annule pas l’Islam qui sont de deux :

1) le désaveu avec la langue. 
2) Et le désaveu avec la pratique du corps.

En ce qui concerne le désaveu par la langue c’est comme par exemple exprimer qu’ils sont dans le faux, exprimer la haine et le désaveu, dénigrer leurs divinité comme par exemple qualifié les lois du Tâghôut publiquement de “poubelle“ et autre.

Et le désaveu avec la pratique du corps comme par exemple ne pas vivre dans les pays des Mouchrikine, les combattre avec le Jihâd, les mettre en quarantaine et autre.

Il ne reste plus donc que le désaveu du cœur, celui-ci est une condition pour que la Foi soit réalisé, Allah dit : {Tu n'en trouveras pas, parmi les gens qui croient en Dieu et au Jour dernier, aiment (Wouwâdoûn) ceux qui s'opposent à Dieu et à Son Messager“}.

Sachant que l’alliance englobe en lui-même l’amour (Al Mawadah), le suivi (Al Itibâ3) et le soutien (Al Noussrâh) Ibn Mandhoûr dit dans Lisân Al ‘Arabe 985-986 /3 :

الموالاة - كما قال ابن الأعرابي -: أن يتشاجر اثنان فيدخل ثالث بينهما للصلح، ويكون له في أحدهما هوى فيواليه أو يحابيه. ووالى فلان فلاناً: إذا أحبه.



« L’alliance : comme l’a définit Ibn Al ²Arâbî : c’est lors d’une dispute entre deux, un troisième s’interpose entre eux deux pour conciliation tout en éprouvant pour un de ses deux une passion, il s’allie donc à lui ou l’aime. Et une telle personne Wâlâh (il a prit comme allier) cette personne : si l’a aimé ». 

Et le Mawlâh (le maître) peut avoir plusieurs sens dont la suivie, l’amour, et le soutien comme le dit Ibn Mandhoûr juste après : 

الرب، والمالك، والسيد والمنعم، والمعتق، والناصر (soutenir ; prêter main forte)، والمحب (le bien aimé)، والتابع ( le suiveur)، والجار، وابن العم، والحليف، والعقيد، والصهر، والعبد، والمعتق، والمنعم عليه.

Ibn Taimya dit :

أصل الموالاة هي المحبة، كما أنّ أصل المعاداة البغض، فإن التّحابّ يوجب التقارب والاتفاق، والتباغض يوجب التباعد والاختلاف.


« Le fondement même de l’alliance est l’amour, de la même manière que le fondement même de la ‘adawa est la haine, l’amour implique le rapprochement et l’accord, et la haine implique l’éloignement et le désaccord. » [Majmou3 Al Fatâwah : (6/478) (11/160-161)].

Al Chanqîtî dit dans Adhwâ Al Bayâne concernant ce verset :

وَمَعْنَى قَوْلِهِ : يُوَادُّونَ مَنْ حَادَّ اللَّهَ وَرَسُولَهُ : أَيْ يُحِبُّونَ وَيُوَالُونَ أَعْدَاءَ اللَّهِ وَرَسُولِهِ .



« Et le sens de sa parole {aiment (Wouwâdoûn) ceux qui s'opposent à Dieu et à Son Messager} à savoir : ils aiment et prennent pour allié les ennemies d’Allah et son Prophète ».

Et étant donné que l’amour et la haine sont des sentiments que l’être humain peut éprouver, ils n’ont nulle part où résider si ce n’est le cœur, Chaykhanâh Abou Mohamed Al Maqdisî dit :

وكذا المعاداة في الشرك فيها تفصيل .. فوجود أصلها في القلب للشرك وأهله عموما من شروط الإسلام والتوحيد ، أما إظهارها وإعلانها وإبداؤها فهذا من لوازم التوحيد ومكملاته لا من شروطه ..


« Pareil pour l’inimitié dans le Chirk il y a un détail… sa présence même dans le cœur à l’ égard du Chirk et ses adeptes fait partie de la généralité des conditions de l’Islam et du Tawhed, en ce qui concerne le faite de la manifester, la montrer et la dévoiler, cela fait partie des implications du Tawhed et de ses perfections et non des conditions… »

Et Ibn Taimya dit :

والموالاة والموادة وإن كانت متعلقة بالقلب، لكن المخالفة في الظاهر أعوَن على مقاطعة الكافرين ومباينتهم.



« L’alliance et le désaveu même s’ils dépendent tous deux du cœur, il n’en est pas moins que l’opposition extérieure couronne la coupure des mécréants et leurs manifestement» Le livre de la Foi page 51.

Et il dit aussi :

{وَلَوْ كَانُوا يُؤْمِنُونَ بِالله والنَّبِيِّ وَمَا أُنزِلَ إِلَيْهِ مَا اتَّخَذُوهُمْ أَوْلِيَاء}، فدل على أن الإيمان المذكور ينفي اتخاذهم أولياء ويضاده، ولا يجتمع الإيمان واتخاذهم أولياء في القلب، ودل ذلك على أن من اتخذهم أولياء، ما فعل الإيمان الواجب من الإيمان بالله والنبي وما أنزل إليه


« {Et s’ils étaient vraiment croyant en Allah et son Messager et ce qu’il à révélé ils ne les auront pas prit comme allié} cela prouve que la Foi cité ici invalide le faite qu’ils les prennent pour allié et le contredit, sachant que la Foi et les prendre comme allié par le biais du cœur ne se réunissent pas, cela prouve au sujet de ceux qui les ont prit comme allié qu’ils n’ont pas réalisé la Foi obligatoire en Allah et Son Messager et de ce qu’Il a révélé »

Maintenant une question se pose, si le fondement même du désaveu réside dans le cœur de la personne, à qu’elle moment doit-ont dire que telle personne n’a pas désavoué les Mouchrikine et a annulé Asl Al Dine ?

Est-ce l’absence du Takfir sur le Mouchrik qui nous prouve qu’il n’a pas réalisé le désaveu des Mouchrikine (comme le dise les Ghoulat) ou est-ce autre chose qui nous prouve l’annulation de son Dine ?

Il nous faut un signe apparent extérieur conforme au Coran et la Sunna avec la compréhension des Salaf Salah nous indiquant dans quel cas le désaveu des Mouchrikine s’annulerai. 

Après réflexion, et sincère recherche, je n’ai trouvé aucune parole d’un Salaf ou d’un des quatre grands Savant de nos grandes écoles, ou d’un Grand Mou7aqiq ou d’un Grand Moufasir disant que l’absence du Takfir sur le Mouchrik prouve l’absence du désaveu des Mouchrikine présent dans le cœur. 

Le seul signe apparent extérieur mesurable à l’œil nu conforme au Coran et la Sunna prouvant l’absence de son désaveu intérieur des Mouchrikines son toute les formes de grandes alliance que peuvent être faite aux Mécréants contre les Musulmans, et les preuves Coranique et prophétique à ce sujet ne manque pas et sont multiple, et ce avec l’unanimité des Savants.

De plus, il est inconcevable que l’absence du Takfir engendre l’absence du désaveu car dans ce cas là il serait totalement inutile que Cheykh Mohamed Ibn ‘Abdel Wahâb cite séparément dans les 10 actes annulatif de l’Islâm le Takfîr du Kâfer et le soutien des Mécréants contre les Musulmans. Si le désaveu ne peut exister seulement accompagné du Takfîr dans tous les cas le Cheykh n’aurais pas prit la penne de les séparer mais aurait regroupé cela en un seul acte annulatif. 

Abdel Latîf Al Cheykh a été questionné sur la différence entre Al Mouwâlât et le Tawâlî, il répondit :

"

التولي؛ كفر يخرج من الملة، وهو كالذب عنهم، وإعانتهم بالمال والبدن والرأي، والموالاة؛ كبيرة من كبائر الذنوب كبلّ الدواة، أو بري القلم، أو التبشبش لهم لو رفع السوط لهم.



« Le Tawâlî est une mécréance qui expulse de l’Islam, comme aller à leurs secours ou les soutenir avec les biens le physique ou l’avis. Et Al Mouwâlâte est un grand pécher parmi les pécher…… » Al Dourar Al Sanyah 422/8. 

Et ‘Abd Allah Ibn Houmayd dit :

وأما التولي؛ فهو إكرامهم، والثناء عليهم، والنصرة لهم والمعاونة على المسلمين، والمعاشرة، وعدم البراءة منهم ظاهراً، فهذا ردة من فاعله، يجب أن تجرى عليه أحكام المرتدين، كما دل على ذلك الكتاب والسنة وإجماع الأمة المقتدى بهم


« En ce qui concerne le Tawâlî, c’est d’être généreux envers eux, leurs faire des éloges, les soutenir et leurs donner soutien contre les Musulmans et vivre avec eux sans se désavouer d’eux extérieurement : ceci est une apostasie pour celui qui le commet. Il est indispensable d’appliquer sur lui les règles des apostats comme la démontré le Coran et la Sunna et l’unanimité des savants de bonne références » Al Dourar Al Saniya 15/479. 

Et les paroles à ce sujet sont multiple, le sens voulu, aucun des Savants ni des Salaf à justifié la mécréance de ceux qui prennent pour allié les mécréants par l’absence du Takfir tous définissent le Manât de mécréance de ceux qui sont coupable d’alliance aux Mécréants et polythéistes par toute les formes de soutiens des mécréants contre les Croyants, aucun d’entre eux n’a cité le Takfir comme étant un signe prouvant l’absence du désaveu, celle-ci n’est qu’une innovation qui contredit de manière claire et net la voie des Salaf. 

Concernant la parole de Cheykh Hamad, il faut définir d’abord le désaveu pour comprendre de qu’elle sorte de mécréance le cheykh fait référence en parlant du désaveu, est-ce l’absence du Takfir ou la grande alliance. 

Mais avant ça il est essentiel de préciser que Cheykh Hamad ne parle ni de près et ni loin dans cette lettre (Sabîlu’l Najâti Wal Fikâk Min Mouwâlâte Al Mourtadîne Wal Atrâk) du Takfir, il parlait RahimahouAllah seulement de l’alliance des quelques tribus arabes avec les Turc contre les Musulmans de la ville d’Al- ²A7sâ², Cheykh Alî Khoudayr dit dans Al Wijâzah Char7 Oussôul Al Thalâtha page 19 de l’édition Minbar Al Tawhed :

وبعد مدة ألف الشيخ حمد بن عتيق : رسالة اسمها : الفكاك وهي موجودة مجموعة التوحيد تتكلم عن الموالاة ومظاهرة المشركين ألفها لما جاء الأتراك يريدون الاستيلاء على الأحساء فساعدهم بعض الناس وكانت الدولة العثمانية في عصر تلامذة الشيخ محمد بن عبد الوهاب كانوا يطلقون عليها الكفر بسبب تشجيعها لعبادة القبور وتبنيها عبادة القبور ووجود الأنظمة القانونية فيها فكفر الشيخ حمد من ساعد الأتراك أو ظاهرهم أو أعانهم أو وافقهم


« Après une courte période, Cheykh Hamad Ibn ‘Atîq écrivît une lettre nommé : Al Fikâk présente dans Majmou3atout-Tawhed, il y aborda le sujet de l’alliance et du soutient aux Mouchrikine. Il l’écrivît lorsque les Turc ont voulut assiéger Al- ²A7sâ², quelque personne leurs ont donné soutien sachant que l’Etat Ottoman à l’époque des élèves de Cheykh Mohamed Ibn Abdel Wahâb était qualifié de mécréant dû à leurs encouragement pour l’adoration des tombes et son adhésion à l’adoration des tombes et la présence des lois forgés. Cheykh Hamad à donc bannit ceux qui soutiennent les Turc, les assistent, les aident ou étant d’accord avec eux. » 

D’ailleurs le titre de la lettre suffit pour confirmer cela. 

Et Cheykh Nâser Al Fahd precise bien dans Al Tibyâne Fi Koufre Man A3âna’l Amrikâne (1) http://www.tawhed.ws/r1?i=4753&x=3b5bz0v8 que cette lettre a été écrite sur le sujet de la grande alliance. 

Je ne sais pas donc comment ils ont détourné le vrai sujet de la lettre pour en arriver au Takfîr, Sobhan Allah.

Et le désaveu linguistiquement c’est le délaissement et l’éloignement, il est dit dans Al Qamôus Al Mou7it de Fayrôuz Abâdî 1/8 et Lisân Al ‘Arabe 1/183 :

قال ابن الأعرابي: بَرِئ إذا تخلص، وبَرِئ، إذا تنزه وتباعد، وبَرِئ: إذا أعذر وأنذر، ومنه قوله تعالى: {بَرَاءةٌ مِّنَ اللّهِ وَرَسُولِهِ} [التوبة:1] أي: إعذار وإنذار.وفي حديث أبي هريرة رضي الله عنه لما دعاه عمر إلى العمل فأبى قال عمر: إن يوسف قد سأل العمل، فقال أبو هريرة: إن يوسف مني بريء وأنا منه براء. أي برئ عن مساواته في الحكم وإن أقاس به، ولم يرد براءة الولاية والمحبة لأنه مأمور بالإيمان به،انتهى من (النهاية). 
والبراء والبريء سواء.وليلة البراء: ليلة يتبرأ القمر من الشمس، وهي أول ليلة من الشهر


« Ibn’ul ²Arabî dit : Bari²ah s’il l’a délaissé, et Bari²ah s’il s’en est purifié ou écarté, et Bari²ah s’il lui a enlevé toute excuse et averti, et de la Sa parole Ta’âla : {Désaveu de la part de Dieu et de Son messager à l'égard des polythéiste} à savoir : avertissement et fin de toute excuse. Et dans le récit de Abî Hourayrah qu’Allah soit agrée de lui quand Omar l’a appelé pour travailler, il refusa, Omar dit donc : Joseph à demandé de travailler, Abou Hourayrah dit : Joseph se désavoue de Moi et moi je me désavoue de lui, à savoir : innocent de cette mise au même degré dans le Statut même s’il n’est seulement sujet de comparaison, et il n’a pas voulu par là le désaveu dans le sens de l’alliance et l’amour car il lui est ordonné de porter croyance en lui, fin de citation d’Al Nihâyah. Et Al-Barâ² et le Barî² ont le même sens. Et la nuit du Barâ² : la nuit ou la lune se désavoue du soleil qui est la première nuit du mois » [extrait du livre Nawâqidh Al Islam Al Qawliyah Wal ‘Amaliyah d’Al Abdel Aziz Al Abdel Latif].

Et Ibn Al A3râby dit comme le rapporte Ibn Mandhour dans Lisân Al 3arab 985-986/3 et Fayrôuz Abâdy dans son Qamôuss Al Mou7ît page 294 :

بَرِئ إذا تخلص، وبَرِئ، إذا تنزه وتباعد


« Bari²ah s’il s’en ait débarrassé et Bari²ah s’il s’en est purifié et éloigné »

Donc jusqu'à preuve du contraire le mot désaveu désigne l’éloignement ; le délaissement et la séparation ou la coupure, Ibn Taimya dit : 

أصل الموالاة هي المحبة، كما أنّ أصل المعاداة البغض، فإن التّحابّ يوجب التقارب والاتفاق، والتباغض يوجب التباعد والاختلاف.


« Le fondement même de l’alliance est l’amour, de la même manière que le fondement même de la ‘adawa est la haine, l’amour implique le rapprochement et l’accord, et la haine implique l’éloignement et le désaccord »

Regarde ce que dit Cheykh Al Islam “ et la haine implique l’éloignement et le désaccord. “ Il n’a pas dit que la haine impliquait le Takfir car le Takfir comme nous l’avons vu n’est pas considéré comme un signe prouvant l’absence du désaveu des Mouchrikine dans le cœur.

Et il dit aussi dans Kitâb Al Imâne Page 14 :

فدل على أن الإيمان المذكور ينفي اتخاذهم أولياء ويضاده، ولا يجتمع الإيمان واتخاذهم أولياء في القلب، ودل ذلك على أن من اتخذهم أولياء، ما فعل الإيمان الواجب من الإيمان بالله والنبي وما أنزل إليه


« Cela prouve que la Foi cité annule le faite de s’allier a eux et le contredit, sachant que la Foi et les prendre comme allié ne s’accordent pas dans le cœur». 

Donc la seul chose qui annule la Foi sont toute les sorte d’alliance extérieure aux mécréant contre les Musulmans et non le Takfir comme le prétendent nos opposants médite bien ce que le Cheykh a dit ((prouve que la Foi cité annule le faite de s’allier a eux et le contredis)).

Donc jusqu'à preuve du contraire le terme alliance et désaveu doit-être comprit de cette sorte selon la langue arabe et son sens religieux. 

D’ailleurs en lisant la lettre en question du début jusqu'à la fin Cheykh Hamad cite plusieurs sorte d’alliance aux mécréants qui expulse de l’Islam, et en aucun cas il cita que l’absence du Takfir prouverait l’absence de son désaveu total des polythéistes, il résuma par exemple l’état dans lequel les gens étaient à époque sont :

قلت: وما ذكره من الامتحان والافتتان، قد رأينا ما هو نظيره، أو أعظم منه في هذه الأزمان، وكذلك انقسم الناس إلى ثلاثة أقسام: أحدها ناصر لدين الإسلام، وساع في ذلك بكل جهده، وهم القليلون عددا الأعظمون عند الله أجرا.

القسم الثاني: خاذل لأهل الإسلام، تارك لمعونتهم.

القسم الثالث: خارج عن شريعة الإسلام بمظاهرة حزب الشرك و مناصحتهم. وقد روى الطبراني، عن ابن عباس عن النبي صلى الله عليه وسلم قال: (من أعان صاحب باطل ليدحض بباطله حقا، فقد برئت منه ذمة الله وذمة رسوله).


« Je dis : et ce qu’il cita comme engouement et épreuve que nous n’avons vu rien de similaire ou même pire que ça dans ces époques, et aussi la répartition des gens en trois : le premier, soutenant la religion de l’Islam dans la mesure du possible, et cela sont certes très peu en nombre mais les plus avantagé chez Allah en récompense.

Le deuxième groupe : ceux qui ont déçu les gens de l’Islam et délaissé leurs aide. 

Le troisième groupe : sortant de la législation islamique dû à leur rapprochement au parti du Chirk et le faite de leur porter conseil. Tabarânî rapporte d’Ibn ‘Abâss qui rapporte que le Prophète Salla Allah ‘Alayhi Wa Salam a dit : (Celui qui aide l’auteur d’un faux pour réfuter avec ce faux un vrai, la protection d’Allah et la protection de son Messager se séparent de lui) » [Sabîlu’l Najâti Wal Fikâk Min Mouwâlâte Al Mourtadîne Wal Atrâk : Page 5 édition Minbar Al Tawhed].

Le troisième groupe que le Cheykh vient de cité sont sur quoi il écrivît sa lettre, et il ne dit en aucun moment que leurs type d’Alliance au polythéiste est du à l’absence du Takfir mais comme le Cheykh l’a dit il dû à leur soutien aux Mécréants contre les Musulmans. 

Et il dit aussi :

إن مظاهرة المشركين، ودلالتهم على عورات المسلمين، أو الذب عنهم بلسان، أو رضي بما هم عليه، كل هذه مكفرات، فمن صدرت منه - من غير الإكراه المذكور - فهو مرتد، وإن كان مع ذلك يبغض الكفار ويحب المسلمين


« Soutenir les polythéistes, les guider vers les secrets des Musulmans, prendre parti pour eux à l’aide de la langue, être satisfait ce sur quoi ils sont, tous ceci sont des mécréance, celui chez qui ce genre de chose apparait est un apostat –sans l’Ikrâh précédemment cité- même s’il déteste les mécréants et aime les Musulmans » [Al DiFâ’ ‘An Ahla’l Sunnati Wal Itibâ’ Page 31].

Le Cheykh cita ici les genres d’Alliance qui expulse de l’Islam, et en aucun cas il cita le Takfir. 

Et Allah demeure le plus Savant.

Par le frère Abou Mouss3ab.

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Published by Abou Malik - Réponses aux ambiguïtés

Une autre parole de que Cheykh Mohamed Ibn Abdel Wahâb dont Cheikh Abdel Rahmâne Ibn Hassan a fait son Char7 :

فلا بد من تكفيرهم أيضا، وهذا هو مقتضى لا إله إلا الله، كلمة الإخلاص؛ فلا يتم معناها إلا بتكفير من جعل لله شريكا في عبادته


« De même, il est certes nécessaire de les bannir et cela est une implication de Lâ Ilâha Ila Allah : la parole de sincérité. Son sens n’atteint donc sa perfection seulement après avoir appliquer la sentence du Takfîr sur ceux qui donnent des associé dans Son adoration » 

Réponse : il faut d’abord définir le vocabulaire utilisé par le Cheykh pour ainsi se mettre d’accord sur le sens voulu de ce passage. Dans le cas contraire, si nous divergeons sur la définition des termes, nous allons alors diverger sur le sens de ce texte ce qui impliquera forcement que nous divergerons sur la traduction.

**Le sens du mot يتمYatim“ : Al-Itmâm a plusieurs sens dans la langue, il peut-être utiliser dans le sens d’accomplissement ; faire :

Allah dit : 

وإذ ابْتَلَى إبراهيمَ رَبُّه بكلِمات فأَتَمَّهُنَّ



{124. [Et rappelle-toi,] quand ton Seigneur eut éprouvé Abraham par certains commandements, et qu'il les eut accomplis, le Seigneur lui dit : "Je vais faire de toi un exemple à suivre pour les gens". - "Et parmi ma descendance" ? demanda-t-il. - "Mon engagement, dit Dieu, ne s'applique pas aux injustes".} 

Et Al Fârissî dans Lissân Al ‘Arabe et Qamôuss Al Mou7ît cite aussi dans le sens de parvenir ; parcheminer ; Allah dit :

وأَتِمُّوا الحَجَّ والعُمْرة لله


{196. Et accomplissez pour Dieu le pèlerinage et l'Umra.}


Et il peut-être utiliser aussi dans le sens de la finition ; perfection, le complet ; le totale, le prophète dis :

عَنْ جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ مَنْ قَالَ حِينَ يَسْمَعُ النِّدَاءَ اللَّهُمَّ رَبَّ هَذِهِ الدَّعْوَةِ التَّامَّةِ وَالصَّلَاةِ الْقَائِمَةِ آتِ مُحَمَّدًا الْوَسِيلَةَ وَالْفَضِيلَةَ وَابْعَثْهُ مَقَامًا مَحْمُودًا الَّذِي وَعَدْتَهُ


« O Allah ! Le Seigneur de cet appel parfait et de l’office qui va être célébré! Accorde à Mohammed le moyen d’intercession et l’excellence et élève-le au rang louable que Tu lui as promis. Assurément, Tu ne manques jamais à Ta promesse » 

Le prophète a appelé ici la Da’wâh comme étant une chose parfaite, et la Da’wâh, les Savants l’ont traduit par le Tawhîd comme le dit Ibn Hajar dans son Char7 de Sahîh Boukhârî :

والمراد بها دعوة التوحيد كقوله تعالى }‏له دعوة الحق‏‏{ وقيل لدعوة التوحيد ‏"‏ تامة ‏"‏ لأن الشركة نقص‏.


« Et le sens voulu de la Da’wâh s’est le Tawhîd comme le dit Allah {A lui l'appel de la Vérité !}, et la Da’wâh du Tawhîd a été appelé “ parfaite“ car l’association est un amoindrissement »

Sachant que le Tawhed regroupe des fondements et des nécessités qui ne sont pas au même degré, les fondements conditionnent la validité du Tawhed et les nécessités ou obligations ne font que perfectionner le Tawhed d’où le fait qu’Allah ai qualifié sa Da’wâh de Tâmah (parfaite).

Et Allah dit :

‏{‏ثُمَّ آتَيْنَا مُوسَى الْكِتَابَ تَمَامًا عَلَى الَّذِي أَحْسَنَ وَتَفْصِيلًا لِكُلِّ شَيْءٍ

{Puis Nous avons donné à Moïse le Livre complet en récompense pour le bien qu'il avait fait}

Al Sa’dî dit dans son Tafsîr :

{‏تَمَامًا‏}‏ لنعمته، وكمالا لإحسانه‏.


« {Complet} pour sa bienfaisance et perfection par sa grâce »

Mais pour bien cerner la définition linguistique du verbe Attamâh Yattimôu Itmâman il faut le comparer à son synonyme qui est le Kamâl, la légère différence qu’il y a entre les deux termes nous permettra de cerner le sens exacte de Yatim.

Al Safûrî dit dans « Nozhat Al Majâles Wa Montakhab’ul Nafâ²iss » :

فإن قيل : ما الفرق بين التمام والكمال ؟ فالجواب : أن الكمال لا يقتضى الزيادة والتمام يقتضى الزيادة



« S’il est dit : quelle est la différence entre le Tamâm et le Kamâl ? La réponse : le Kamâl n’implique pas l’ajout contrairement au Tamâm qui lui implique l’ajout » (1 / 158).

Et il est dit dans Mou3jam Al Fourouq Al Loughawiyâh :

الفرق بين الإتمام والإكمال : قد فرق بينهما بأن الإتمام: لإزالة نقصان الأصل.
والإكمال: لإزالة نقصان العوارض بعد تمام الأصل


« La différence entre le Tamâm et le Kamâl : la différence entre les deux, c’est que le Tamâm comble le vide du fondement. Et le Ikmâl : comble les adventifs après la perfection du fondement » 

Et Abou’l Baqâ Al Koufawî dit dans Al Kouliyâte :

والتتميم يرد على الناقص فيتممه والتكميل يرد على المعنى التام فيكمله إذ الكمال أمر زائد على التمام


« Et le Tatmîm restitue le manque et le perfectionne, et le Takmîl restitue la chose parfaite et le finit, sachant que le Kamâl est un ajout sur le Tamâm »

Al Itmâm est donc l’ajout d’une description ou d’une chose ou quoi que se soit d’autre comblant le manque en question qui donnera une forme parfaite et complète à la chose manquante. 

C’est pour cela que le contraire du Tamâm est le Nâqiss (manquant ; moindre) comme le dit Ibn ‘Abâss qu’Allah soit agrée de lui :

قال ابن عباس في قوله تعالى: {الْيَوْمَ أَكْمَلْتُ لَكُمْ دِينَكُمْ وَأَتْمَمْتُ عَلَيْكُمْ نِعْمَتِي وَرَضِيتُ لَكُمُ الإِسْلاَمَ دِينًا}: " أخبر الله نبيه والمؤمنين، أنه أكمل لهم الإيمان، فلا يحتاجون إلى زيادة أبداً، وقد أتمه الله فلا ينقصه أبداً، وقد رضيه الله فلا يسخطه أبداً"



« Ibn ‘Abâss dit concernant sa parole :{ Aujourd'hui, J'ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. Et J'agrée l'Islam comme religion pour vous.} : “Allah informa son Prophète et les Croyants qu’ils leurs a parfait la Foi, ils n’ont donc besoin d’aucun ajout ; et Allah le leurs a perfectionné et donc plus de manquement à tout jamais, et Allah leurs a agrée celui-ci il y n’y sera donc jamais mécontent“ ». Rapporter par Ibn Jarîr dans son Tafsîr Tome 9 Page 518. 

Donc l’Itmâm n’est qu’un ensemble de chose additionner l’une à l’autre résultant à une chose parfaite qui est ici le Tâmâm, comme le dit Allah dans ce verset claire :

{ وَتَمَّتْ كَلِمَتُ رَبِّكَ صِدْقًا وَعَدْلا لاَّ مُبَدِّلِ لِكَلِمَاتِهِ وَهُوَ السَّمِيعُ الْعَلِيمُ }


{115. Et la parole de ton Seigneur s'est accomplie en toute vérité et équité. Nul ne peut modifier Ses paroles. Il est l'Audient, l'Omniscient}

Allah a décrit sa parole ici (Kalimah) comme étant Tâmâh c’est-à-dire innocente de tous manquant ou défaut à savoir parfaite. Et les savants ont divergé sur le sens voulu de la Kalimah d’Allah en deux paroles :

1-un groupe l’a traduit par l’ensemble de ses noms et attributs.
2-un autre par le Saint Coran à savoir que Son Saint Coran sont Ses paroles, (Cela est entre autre l’avis de Cheykh Abdel Rahmâne Ibn Hassan dans son Char7 Fat7 Al Majîd).

Et l’authentique Wallâhou’Alem c’est que Kalimah dans le Coran est définis selon le sens du contexte dans lequel ce mot a été utilisé dans le verset en question comme l’a fait Ibn Taimya dans le Tafsir de ce verset voir Majmôu3 Al Fatâwa Tome 14, Fassl sur le Tafsîr de Sa parole Ta’âla : { وَتَمَّتْ كَلِمَتُ رَبِّكَ صِدْقًا وَعَدْلا لاَّ مُبَدِّلِ لِكَلِمَاتِهِ وَهُوَ السَّمِيعُ الْعَلِيمُ }.

Donc dans les deux cas malgré la divergence sur le sens voulu de Kalimah, la Kalimâh Tâmâh reste toujours l’ensemble de chose résultant sur un statut de perfection sans manque ni défaut.

En revenant au texte d’Abdel Rahmâne Ibn Hassan, nous constatons donc que traduire Yatim par condition comme l’a fait l’auteur du passage qui circule sur le net est une grande erreur. 

Mais une question se pose, est-il possible que Cheykh Abdel Rahmâne Ibn Hassan fait référence à la condition d’acceptation quant à son emploie du mot Yatim ? 

Na’am, il se peut que Yatim sois dans le sens de la condition si le sens voulu est dans le Takfir des Mouchrikine en tant que Hokm général et c’est fort probable d’ailleurs car en lisant la lettre en question du début jusqu'à la fin les quelques fois ou le Cheykh parle du Takfir des Mouchrikine il le lie RahimahouAllah aux textes coranique où Allah y décrit les coupables du Chirk Akbar comme étant des Mouchrikine et des Mécréants, voilà deux exemples et voici le premier :

وقد قال تعالى، في حال من أشرك: (وجعل لله أندادا ليضل عن سبيله قل تمتع بكفرك قليلا إنك من أصحاب النار) [الزمر: 8] فكفره تعالى: باتخاذ الأنداد، وهم الشركاء في العبادة، وأمثال هذه الآيات كثيرة، فلا يكون موحدا، إلا بنفي الشرك، والبراءة منه، وتكفير من فعله.


Le deuxième passage :

والفتنة: الشرك ووسم تعالى أهل الشرك، بالكفر فيما لا يحصى من
(
ص206) الآيات؛ فلا بد من تكفيرهم أيضا


Je ne pense pas qu’il y a sur la surface de la terre un Musulman raisonnable doté d’une minimum de raison qui puisse dire que l’adoration des égaux est permise où que se n’est pas du Chirk ou du Koufr ou que se n’est pas Harâm sauf les Zanâdîka comme la secte d’Ibn Arabî ou les Jahmya de Jahm Ibn Safwâne.

Par contre, si le mot Yatim est traduit par condition dans le sens ou celui-ci est une condition pour que le Tawhîd soit réalisé dans tous les cas de figure au cas par cas comme le prétendent la secte à Abou Mariam le Koweitien et bien là dans ce cas le Dalîl du Coran et de la Sunna prime sur la parole des Hommes. 

En ce qui concerne le mot Yatim dans ce passage notre traduction par complet ou perfection est bien le vrai sens InshaAllah car plus loin Cheykh Abdel Rahmâne conditionne le Takfîr de celui qui ne bannit pas le Mouchrik avec le dressement des preuves et cite même l’Ijma3 sur ça, il dit :

ثم قال رحمه الله تعالى: ومنهم من عاداهم ولم يكفرهم؛ فهذا النوع أيضا: لم يأت بما دلت عليه، لا إله إلا الله، من نفي الشرك، وما تقتضيه من تكفير من فعله، بعد البيان إجماعا،


« Puis il dit RahimahouAllah Ta’âla (à savoir Cheykh Mohamed) : et parmi eux, il y en a qui les ont prit pour ennemie mais ne les a pas bannit ; ce genre aussi : n’ai pas parvenu avec ce qu’a indiquer Lâ Ilâha Ila Allah concernant la négation du Chirk et ce quelle implique de bannir celui qui le commet après le dressement des preuves avec l’unanimité » Al Dourar, Page 207.

Si le sens voulu de yatim serai condition dans le passage de Cheykh Abdel Rahmâne Ibn Hassan il n’aurait pas cité le dressement de preuve ici car il n’y a pas d’Ikâmatul Hujah aux éléments lié à Asl Al Dine. 
Donc le sens voulu de Yatim est bien « complet » et non pas « condition ». 

Réponse à une problématique posée par nos opposants :


Nos opposants veulent à tous prix traduire le mot Yatim par condition dans tous les cas de figure car ils prétendent que le traduire par “implication“ nuirait au sens de quelques textes issue des Savants et serai en total contradiction avec ces dernières. 

Et ils ont pour cela illustré leurs précédents arguments avec deux textes, le premier :

وأم

ا المسائل الأخر، وهي: أني أقول لا يتم إسلام الإنسان حتى يعرف معنى لا إله إلا الله، وأني أعرف منيأتيني بمعناها، وأني أكفر الناذر إذا أراد بنذره التقرب لغير الله، وأخذ النذر لأجل ذلك، وأن الذبح لغير الله كفر، والذبيحة حرام; فهذه المسائل حق، وأنا قائل بها; ولي عليها دلائل من كلام الله وكلام رسوله، ومن أقوال العلماء المتبعين، كالأئمة الأربعة


« Concernant les autres points qui sont : le faite que je dise que l’Islam d’une personne ne peut-être valide ( Yatim) seulement après sa connaissance au sens de Lâ Ilâha Ila Allah et le faite aussi que je l’enseigne à ceux qui viennent me voir ; et le faite aussi que je rende mécréant ceux qui font office de vœu se rapprochant ainsi d’un autre qu’Allah et ceux qui acceptent ce vœu pour cette cause aussi et mes dires concernant l’égorgement pour un autre qu’Allah la qualifiant ainsi de mécréance et que l’égorgement est Harâm, toutes ces choses sont vrai et j’en suis l’auteur, sachant que j’ai des preuves à ce sujet, des paroles d’Allah et celle du Messager, et des paroles des Savants, et j’ai des preuves provenant de la parole d’Allah et de la parole de Son messager et des paroles des savants de référence comme les quatre Imams » [Mohamed Ibn Abdel Wahâb ; Al Dourar Al-Saniya 1/34-35].

Ils disent : « Cheykh Mohamed a utilisé le mot yatim ici sachant que le sens de Lâ Ilâha Ila Allah fait partie de la validité de cette parole non un complément, donc la traduire par perfection ou complément contredirait le sens du texte »

Et aussi : 

فَإِنَّهُ يَمْتَنِعُ أَنْ يَكُونَ إيمَانٌ تَامٌّ فِي الْقَلْبِ بِلَا قَوْلٍ وَلَا عَمَلٍ ظَاهِرٍ


« Il est impossible que la Foi soit valide (Tâm) dans le cœur sans parole et ni acte extérieur. » [Ibn Taimya ; Majmou3 Al Fatâwâ 7/562].

Ils disent : « Ibn Taimya a employé ici le mot Tâm pour faire de la parole et des actes extérieur une condition de validité pour réalisé la Foi or le traduire par complément nous mettrait en accord avec les Mourjyah Jahmya ».

Peut-être qu’ils ont d’autre texte aussi mais peut importe car notre réponse sera générale et s’appliquera à tous texte de ce genre. 

Donc nous disons : Ce procédé est tous simplement bête et stupide, et je le dis et répète que la seule chose qui nous pousse a donné de la considération à cette idiotie qui n’atteint même pas le degré de l’ambigüité est la peur que quelque Frères et Sœurs soient toucher par cet argument stupide.

Pourquoi à votre avis je qualifie cela de stupide ? Tous simplement car moi aussi je peux faire la même chose avec d’autre textes où le sens voulu de Yatim est complet, et gêner mes opposants en leurs disant : « Mais…..si nous disons que yatim est validé ici cela changera le sens du texte et vous mettra en accord avec tel et tel secte ??! ». 

Exemple, nos opposants sont à cent pour cent des cas de l’avis que le délaissement de la Salât est une grande mécréance, voici par exemple ce récit :

أول ما يحاسب الناس به يوم القيامة من أعمالهم الصلاة، يقول ربنا ـ عز وجل ـ لملائكته ـ وهو أعلم ـ : انظروا؛ في صلاة عبدي (أتمّها) أم (نقصها)؟ فإنْ كانت تامة كتبت له تامّة، وإنْ كان انتقص منها شيئاً قال: انظروا؛ هل لعبدي من تطوع؟ فإنْ كان له تطوع قال : أتمّوا لعبدي فريضته، ثمّ تؤخذ الأعمال على ذاكم


« Le premier devoir dont l'homme est appelé à rendre compte le jour de la résurrection est la prière. Notre Seigneur auquel rien n'échappe, s'adressant aux anges leur dira:
"Voyez si la prière de mon serviteur est-elle parfaite (²Atammaha) ou incomplète (Naqassaha). Si elle est complète, elle lui est écrite comme étant parfaite. Sinon, s’il en a diminué une partie il dit : “ voyez si mon serviteur a des surérogatoires ?“. Si oui, comblez les imperfections de son Obligation (la Salât) par les surérogatoires, il dit : “Ainsi il en sera fait pour tout ses actes. » [Rapporter par Abou Daoud]. 

Imaginez vous qu’on aurait traduit ²Atammaha ici par Valide, ça n’aurais aucun sens d’une et de deux cela annulerai totalement l’avis de ceux qui voient que le délaissement de la Salât est un Chirk Akbar, car dans ce récit cette personne en question est sous la Machyah (la volonté) d’Allah comme on peut le constater. 

Un autre exemple Al Nawawî dit dans Char7 Mouslim 16/2 concernant ce récit :

« Aucun d'entre vous ne peut se prétendre croyant jusqu'à ce qu'il aime pour son frère ce qu'il aime pour lui-même». 

قال العلماء ـ رحمهم الله ـ : لا يؤمن الإيمان التّام، وإلاّ فأصل الإيمان يحصل لمن لم يكن بهذه الصّفة


« Les Savants ont dit : il ne deviendra pas croyant à savoir la Foi complète (Tâm), car la base même de la Foi est réalisé même s’il n’est pas décrit de la sorte (comme dans le récit) »

Si ont traduit Tâm par valide cela reviendrai à rejoindre les premiers Khawârij. 

Ou encore, voici un autre exemple, Cheykh Al Islam dit dans Majmôu’ Al Fatâwah (19/293) :

فإنّ الإيمان وإنْ كان اسماً لدين الله الذي أكمله بقوله: ﴿اليوم أكملت لكم دينكم﴾ [المائدة: 3]، وهو اسمٌ لطاعة الله وللبرّ والعمل الصّالح، وهو جميع ما أمر الله به فهذا هو الإيمان الكامل التّام


« La Foi, même si c’est un nom qui englobe toute la religion d’Allah celle qu’Il a complété en disant : {Aujourd’hui je vous ai complété votre religion} [La table servie : 3], c’est aussi un nom qui englobe l’obéissance d’Allah, la bienfaisance et les bonnes actions, et s’est aussi tous les ordres prescrit par Allah, ceci est la Foi complète et parfaite (Tâm) » 

Si nous traduisons Tâm par valide cela reviendrai à dire que toute chose de cette religion (que se soit : Qyâm Al Layl ; l’aumône ; le jeune en dehors de Ramadan etc.…) même les Nawâfil ou les choses conseillé serait une condition de la Foi et le délaisser est une mécréance ce qui est totalement inconcevable.

Bref mon sens voulu a été seulement de démonter que ce procédé est tous simplement du n’importe quoi qui ressemble plus à des gamineries d’enfant plutôt qu’a un débat constructif scientifique se basant sur des preuves coranique et prophétique. 

Donc nous disons et c’est d’Allah que vient la réussite : le terme Tâm à la base veux dire complet ; parfait ; mais il se peut qu’il ne soit pas utilisé dans son sens de base et ce qui prouve qu’il n’est pas utilisé dans son sens de base c’est le contexte dans lequel il a été utilisé et cela ne nuit en aucun cas à son sens basique de départ car ce procédé est fréquent dans le Coran et la Sunna comme par exemple avec le mot Islam et Imâne, ou Faqîr, ou Miskîne, même dans la Sunna ou le prophète disqualifie de croyant ceux qui commettent certain pécher qui ne font pas sortir de l’islam et les Savants utilise pour cela la règle de إذا اجتمعا افترقا وإذا افترقا اجتمعا « s’ils se rejoignent dans une même phrase ils divergeront dans le sens et s’ils se séparent d’une phrase ils se rejoindrons dans le sens » Ibn Taimya dit :

والشارع لا ينفي الإيمان عن العبد لترك مستحب لكن لترك واجب، بحيث ترك ما يجب من كماله وتمامه؛ لا بانتفاء ما يستحب في ذلك، ولفظ الكمال والتمام :قد يراد به الكمال الواجب، والكمال المستحب؛ كما يقول بعض الفقهاء : الغسل ينقسم: إلى كامل ومجزئ


« Le législateur (le Prophète bénit soit-il), n’annule pas la Foi d’une personne parce qu’il a délaissé un Moustahib (une chose conseiller) seulement s’il a délaissé un Wâjib (obligation) dans le sens ou il a délaissé ce qui le complétera et perfectionnera et non en l’annulant pour un Moustahib. Sachant que les mots Kamâl et Tamâm peuvent avoir le sens du Kamâl obligatoire et du Kamâl conseiller [...] » Majmou’Al Fatâwa (7/647).

Ibn Taimya RahimahouAllah nous dit bien ici que Tamâm peut-être utilisé dans les deux sens : complément ; parfait et obligatoire ou condition. 

Vous comprenez maintenant pourquoi il est stupide d’argumenter ainsi. Ibn Batah dit dans Al Ibânah Al Soughrah :

أن الإسلام معناه غير الإيمان، فالإسلام اسم ومعناه الملة، والإيمان اسم ومعناه التصديق، قال الله -عز وجل-: وَمَا أَنْتَ بِمُؤْمِنٍ لَنَا يريد "بمصدق لنا" والآي في صحة ما قلناه كثير، ومنه: قَالَتِ الْأَعْرَابُ آمَنَّا قُلْ لَمْ تُؤْمِنُوا وَلَكِنْ قُولُوا أَسْلَمْنَا ويخرج الرجل من الإيمان إلى الإسلام، ولا يخرجه من الإسلام إلا الشرك بالله، أو برد فريضة من فرائض الله -عز وجل- جاحدا بها


« L’Islam à un sens totalement contraire de l’Imâne, L’Islam en tant que nom a pour sens la religion ; et l’Imâne est un nom qui a pour sens le Tasdîq (croire) Allah dit {Tu ne nous croiras pas} il veut dire : tu ne nous croiras pas ainsi que les versets sur la véracité de ce qu’ont vient de dire sont multiple, par exemple : {Les bédouins ont dit « Nous sommes croyants ». Dis (leur) : Vous n'êtes pas encore croyants, mais dîtes plutôt « Nous nous sommes soumis ».}, et la personne peut sortir de la Foi et rester Musulman seulement rien ne l’expulse de l’Islam excepter le Chirk BilLâh ou refouler une obligation parmi les obligations d’Allah Azza Wa Jal en la reniant ». 

L’Imâm Ibn Batah nous précise bien dans ce passage que malgré l’emploi du mot Imâne dans plusieurs sens et bien il restera toujours différent du mot Islâm.

Il y a suffisance InshaAllah et Allah Demeure le plus Savant.

Réponse à une ambigüité posée par nos opposants « l’absence du Lazem engendre l’annulation du Malzôum »



Ils disent : « L’absence du Takfîr sur le Mouchrik (qui est le Lazem) engendre l’annulation du Asl du Dîne (qui est le Malzôum) ».

Et ils ont illustré cette argument par des paroles de Cheykh Al Islâm Ibn Taimya sur la Foi où il y démontre que l’absence des actes extérieure (parole ; acte) implique l’annulation de la Foi intérieure, ce qui est vrai. Mais leurs mauvaise compréhension de cette règle a fait qu’ils tournent encore une fois autour du pot sans rentrer dans le fond-même du débat, car le sujet restera toujours une question de Dalîl comme nous allons le voir. Ils peuvent donc témoigner de toutes les règles du monde qui peut existés cela ne servira à rien tant qu’il n’y aura pas de preuve Juridique sur le statut du Takfir à travers le coran et la sunna. 

La première question qui vient à l’esprit : pourquoi Ibn Taimya n’a-t-il pas dit la même chose pour le Takfîr comme pour la Foi ? (A savoir que l’absence du Takfîr du Mouchrik annulerait la base même du Tawhed). 

Réponse à leurs arguments : le sens voulu du Lazêm c’est les actes extérieurs, et le sens voulu du Malzôum c’est la Foi intérieure. 

Donc les Salaf et les savants pour répliquer aux Mourjya et Jahmya leurs ont dit : « l’absence des actes extérieures et la parole de la langue qui est le Lâzem engendre l’absence de la Foi intérieure qui est le Malzôum ».

Ibn Taimya dit : 

لأنّ ما في القلب مستلزم للعمل الظاهر، وانتفاء اللازم يدلّ على انتفاء الملزوم


« Car les choses présentent dans le cœur implique les actes extérieures, car l’absence du Lâzem prouve l’absence du Malzôum ». [Majmou3 Al Fatâwa : 294/7].

Il y a donc un lien inséparable entre l’intérieure et l’extérieure. Mais cela ne veux pas dire que l’intérieure est une condition pour que le Takfîr soit réaliser comme le prétendent la secte égaré des Madkhaliste. 

Mais pour bien comprendre cette règle InshaAllah, il faut d’abord prendre brièvement connaissance de la chose voulu de Lâzem et Malzôum :

1-Le Malzôum est la Foi intérieur : le sens voulu de la Foi intérieur c’est la parole du Cœur d’une part, ibn Taimya dit :

ولما كان في نفس الأمر وجود محبوب مألوه، كان أصل السعادة الإيمان بذلك، وأصل الإيمان قول القلب الذي هو التصديق


Et la parole du Cœur d’autre part, Ibn Taimya : 

فالتوحيد والإشراك يكون في أقوال القلب، ويكون في أعمال القلب؛ ولهذا قال الجنيد: التوحيد قول القلب، و التوكل عمل القلب



« L’unicité et l’association sont présentent dans les paroles du cœur et dans les actes du cœur, c’est pour cela que Junayd dit : « L’unicité est parole et acte, et le Tawakul est la parole du cœur » [Majmou3 Al Fatâwâh Tome 10].

E les preuves Coranique et Prophétique prouvant la validité de la Foi avec les actes du Cœur et ses paroles di Cœur sont multiples. Et ce qu’ont vient de voir est la base même de la Foi qui réside dans le cœur : le Asl. Mais ce Asl ne peut exister sans les actes extérieurs lié au cœur. Donc pas de mal à comparer le sens de Lâ Ilâha Ila Allah qui est Asl Al Dine à la base de la Foi, car les deux reposent sur des preuves Juridique que personne ne peut nier.

2- Al Lâzem : qui se compose de deux choses :

a) la parole de la langue, Ibn Taimya dit :

فعدم الشهادتين مع القدرة مستلزم انتفاء الإيمان القلبي التام


« Ne pas prononcer les deux témoignages malgré la mesure du possible implique l’annulation complète de la Foi du cœur» [Majmou3 Al Fatâwah, 7/553].

Et il dit :

فأما الشهادتان إذا لم يتكلم بهما مع القدرة فهو كافر باتفاق المسلمين، وهو كافر باطنا وظاهرا عند سلف الأمة وأئمتها وجماهير علمائها


« En ce qui concerne les deux témoignages, s’il ne les prononce pas malgré la possibilité, c’est un mécréant avec l’accord des Musulmans ; en ajoutant que c’est un mécréant intérieurement et extérieurement chez les Salaf et le public de leurs Savants ». 

Pareil, les preuves sur la mécréance de celui qui prononce pas l’Islâm son de multiple Le prophète dit dans le récit rapporter par Boukhârî et Mouslim ((Celui qui dit Lâ Illâha Ila Allah ne sera pas toucher par le feu)) et Allah dit ((136. Dites : "Nous croyons en Dieu et en ce qu'on nous a révélé, et en ce qu'on n'a fait descendre vers Abraham et Ismaël et Isaac et Jacob et les Tribus, et en ce qui a été donné à Moïse et à Jésus, et en ce qui a été donné aux prophètes, venant de leur Seigneur : nous ne faisons aucune distinction entre eux. Et à Lui nous sommes Soumis".)) Et Allah dit ((30. Ceux qui disent : "Notre Seigneur est Dieu", et qui se tiennent dans le droit chemin, les Anges descendent sur eux. "N'ayez pas peur et ne soyez pas affligés; mais ayez la bonne nouvelle du Paradis qui vous était promis.)). Et les Savants appels cela l’iqrâr à savoir l’approbation à l’aide de la langue. 

b) les actes du corps, Ibn Taimya dit : 

من الممتنع أن يكون الرجل مؤمناً إيماناً ثابتاً في قلبه بأن الله فرض عليه الصلاة والزكاة والصيام والحج ويعيش دهره لا يسجد لله سجدة ولا يصوم من رمضان ولا يؤدي لله زكاة ولا يحج إلى بيته فهذا ممتنع ولا يصدر هذا إلا مع نفاق في القلب وزندقة لا مع إيمان صحيح


« Il est impossible que la personne soit Croyante dans son coeur avec une Foi inchangée alors qu’Allah Lui a obligé la Salât ; Zakât ; Jeune ; et Hadj alors qu’il vit toute sa vie sans qu’il ne se prosterne à Allah ni ne jeune le Ramadan, ni ne donne la Zakât pour Allah et ni ne fait le  pèlerinage de sa Demeure (la Mecque) : ceci est impossible et ce genre de chose ne parviennent que d’une hypocrisie dans le cœur et une Zandaka et non d’une Foi valide » [Majmou3 Al Fatâwah (7/187)].

Pareil pour les actes extérieurs du corps, les versets et les récits prophétiques son multiple, affirmant que les actes sont une implication inséparable de la Foi, Ibn Taimya dit :

ففي القرآن والسنة من نفى الإيمان عمن لم يأت بالعمل مواضع كثيرة كما نفى فيها الإيمان عن المنافق – إلى أن قال – ودلالة الشرع على أن الأعمال الواجبة من تمام الإيمان لا تحصى كثرة


« Et dans le Coran et la Sunna, l’annulation de la Foi de ceux qui ne commettent pas d’action sont multiple à de nombreux passage de tel manière que la Foi de l’hypocrite à été invalide -jusqu’a qu’il dit- et les preuves Juridique concernant l’obligation des actes faisant partie de la validité de la Foi sont multiple » [Majmou3 Al Fatâwa 7/142 et 143]. 

Et il dit aussi :

وَالْقُرْآنُ يُبَيِّنُ أَنَّ إيمَانَ الْقَلْبِ يَسْتَلْزِمُ الْعَمَلَ الظَّاهِرَ بِحَسَبِهِ كَقَوْلِهِ تَعَالَى . { وَيَقُولُونَ آمَنَّا بِاللَّهِ وَبِالرَّسُولِ وَأَطَعْنَا ثُمَّ يَتَوَلَّى فَرِيقٌ مِنْهُمْ مِنْ بَعْدِ ذَلِكَ وَمَا أُولَئِكَ بِالْمُؤْمِنِينَ } { وَإِذَا دُعُوا إلَى اللَّهِ وَرَسُولِهِ لِيَحْكُمَ بَيْنَهُمْ إذَا فَرِيقٌ مِنْهُمْ مُعْرِضُونَ } { وَإِنْ يَكُنْ لَهُمُ الْحَقُّ يَأْتُوا إلَيْهِ مُذْعِنِينَ } إلَى قَوْلِهِ : { إنَّمَا كَانَ قَوْلَ الْمُؤْمِنِينَ إذَا دُعُوا إلَى اللَّهِ وَرَسُولِهِ لِيَحْكُمَ بَيْنَهُمْ أَنْ يَقُولُوا سَمِعْنَا وَأَطَعْنَا وَأُولَئِكَ هُمُ الْمُفْلِحُونَ } فَنَفَى الْإِيمَانَ عَمَّنْ تَوَلَّى عَنْ طَاعَةِ الرَّسُولِ وَأَخْبَرَ أَنَّ الْمُؤْمِنِينَ إذَا دُعُوا إلَى اللَّهِ وَرَسُولِهِ لِيَحْكُمَ بَيْنَهُمْ سَمِعُوا وَأَطَاعُوا ؛ فَبَيَّنَ أَنَّ هَذَا مِنْ لَوَازِمِ الْإِيمَانِ .


« Et le Coran précise que la Foi du cœur oblige les actes du corps selon la nécessité ; similairement à sa parole Ta’âla { 47] Et ils disent: "Nous croyons en Allah et au messager et nous obéissons". Puis après cela, une partie d'entre eux fait volte-face. Ce ne sont point ceux-là les croyants. [48] Et quand on les appelle vers Allah et Son messager pour que celui-ci juge parmi eux, voilà que quelques-uns d'entre eux s'éloignent. [49] Mais s'ils ont le droit en leur faveur, ils viennent à lui, soumis. }Jusqu’à sa parole {La seule parole des croyants, quand on les appelle vers Allah et Son messager, pour que celui-ci juge parmi eux, est: "Nous avons entendu et nous avons obéi". Et voilà ceux qui réussissent. } Allah a donc invalidé la Foi de ceux qui font volte-face à l’obéissance du Messager, et informa que les croyants, quand on les appelle vers Allah et Son messager pour que celui-ci juge parmi eux ils écoutent et obéissent, Il nous informa donc que cela fait partie des implications de la Foi » [Majmoû3 Al Fatâwâh 7/221].

Donc les actes extérieure qui sont une implication de la Foi reposent sur des preuves coranique et prophétique contrairement au Takfir du Mouchrik qui lui ne repose sur aucune preuve, donc comparé les actes extérieurs du corps reposant sur des preuves religieuses au Takfîr des Mouchrikine qui lui ne repose sur aucune preuve n’est tous simplement qu’un égarement et une ignorance quand à la compréhension de cette règle. 

Vous pouvez donc témoigner de toutes les règles existantes dans le monde de la Jurisprudence cela ne servira à rien si aucun Dalîl ne vient appuyer la règle et la chose comparé à la règle en question à savoir ici le Takfir. 

Donc quand les Savants ont dit que« l’absence du Lazem engendre l’annulation Malzôum » car des preuves religieuse le prouve, pas par simple calcule provenant de la raison ou par simple logique, la logique n’est pas un Dalîl, ni les règles sauf si elles sont accompagnées d’un Dalîl.

Abou ‘Abd Allah Ibn ‘Abd Allah Al Andalousî dit dans « Oussôul Al Sunna» :

بسم الله الرحمن الرحيم، الحمد لله رب العالمين، وصلى الله وسلم على نبينا محمد وعلى آله وصحبه أجمعين. 
قال -رحمه الله تعالى-: باب في أن الإيمان قول وعمل 
قال محمد: ومن قول أهل السنة: أن الإيمان إخلاص لله بالقلوب، وشهادة بالألسنة، وعمل بالجوارح على نية حسنة، وإصابة السنة قال -عز وجل-: إِنَّمَا الْمُؤْمِنُونَ الَّذِينَ آمَنُوا بِاللَّهِ وَرَسُولِهِ ثُمَّ لَمْ يَرْتَابُوا وَجَاهَدُوا بِأَمْوَالِهِمْ وَأَنْفُسِهِمْ فِي سَبِيلِ اللَّهِ أُولَئِكَ هُمُ الصَّادِقُونَ وقال: إِنَّ اللَّهَ اشْتَرَى مِنَ الْمُؤْمِنِينَ أَنْفُسَهُمْ وَأَمْوَالَهُمْ بِأَنَّ لَهُمُ الْجَنَّةَ يُقَاتِلُونَ فِي سَبِيلِ اللَّهِ فَيَقْتُلُونَ وَيُقْتَلُونَ وَعْدًا عَلَيْهِ حَقًّا فِي التَّوْرَاةِ وَالْإِنْجِيلِ وَالْقُرْآنِ وَمَنْ أَوْفَى بِعَهْدِهِ مِنَ اللَّهِ ثم وصفهم بأعمالهم فقال: التَّائِبُونَ الْعَابِدُونَ الْحَامِدُونَ السَّائِحُونَ وهم الصائمون الرَّاكِعُونَ السَّاجِدُونَ الْآمِرُونَ بِالْمَعْرُوفِ وَالنَّاهُونَ عَنِ الْمُنْكَرِ وَالْحَافِظُونَ لِحُدُودِ اللَّهِ وَبَشِّرِ الْمُؤْمِنِينَ وقال: فَإِنْ تَابُوا وَأَقَامُوا الصَّلَاةَ وَآتَوُا الزَّكَاةَ فَخَلُّوا سَبِيلَهُمْ وقال: إِلَيْهِ يَصْعَدُ الْكَلِمُ الطَّيِّبُ وَالْعَمَلُ الصَّالِحُ يَرْفَعُهُ قال محمد: والإيمان بالله هو باللسان والقلب، وتصديق ذلك العمل، فالقول والعمل قرينان لا يقوم أحدهما إلا بصاحبه



« Au nom d’Allah le tout miséricordieux le très miséricordieux, louange à Allah Seigneur de l’univers, et que la paix et le salut soient sur notre Prophète Mohamed ainsi que sur sa famille et tout ses compagnons. 

Il dit-RahimahouAllah- : Chapitre concernant la Foi étant parole et acte.

Mohamed dit : et parmi les paroles des traditionalistes : la Foi est une sincérité envers Allah avec le cœur, et un témoignage avec la langue et une pratique du corps avec une bonne intention tout en étant conforme à la Sunna, ‘Azza Wa Jal dit : {Les vrais croyants sont seulement ceux qui croient en Allah et en Son messager, qui par la suite ne doutent point et qui luttent avec leurs biens et leurs personnes dans le chemin d'Allah. Ceux-là sont les véridiques.} Et il dit : {En vérité, Dieu a acheté aux croyants leurs personnes et leurs biens en échange du Paradis, en vue de défendre Sa Cause : tuer et se faire tuer. C'est une promesse authentique qu'Il a prise sur Lui-même dans la Thora, l'Évangile et le Coran. Et qui est plus fidèle à sa promesse que le Seigneur?} Puis il les décrit suivant leurs actes : {Ils sont ceux qui se repentent, qui adorent, qui louent, qui parcourent la terre (ou qui jeûnent), qui s'inclinent, qui se prosternent} et se sont les Jeuneur {qui parcourent la terre (ou qui jeûnent), qui s'inclinent, qui se prosternent, qui commandent le convenable et interdisent le blâmable et qui observent les lois de Dieu... et fais bonne annonce aux croyants} et il dit : { S’ils se repentent, s’ils accomplissent la salât, s’ils s’acquittent de la zakât, laissez-les en paix, car Dieu est Clément et Miséricordieux.} et il dit : { Vers Lui monte la bonne parole, et Il élève haut la bonne action}. Mohamed dit : la Foi en Allah se fait avec la langue et le cœur et cela est concrétisé avec la pratique du corps sachant que la parole et les actes sont tout deux inséparables, aucun d’entre eux n’est valide seulement en présence de l’autre ».

Ce texte de Cheykh Mohamed Al Andalousî vient confirmer ce que nous avons dit à savoir que l’acte et la parole reposent sur des preuves juridique donc comparer cela à notre sujet (le Takfir) est un grand Tablîss et une énorme erreur. 

Et Allah demeure le plus savant.

Par le frère Abou Mouss3ab.

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Une autre parole de Cheykh Mohamed Ibn Abdel Wahâb qui revient souvent :


بل لا يصح دين الإسلام، إلا بالبراءة من هؤلاء وتكفيرهم، كما قال تعالى: {فَمَنْ يَكْفُرْ بِالطَّاغُوتِ وَيُؤْمِنْ بِاللَّهِ فَقَدِ اسْتَمْسَكَ بِالْعُرْوَةِ الْوُثْقَى }


« Au contraire, La religion Islamique n’est pas valide seulement après le désaveu de ces gens là et leurs Takfir, comme le dit Allah :{Celui qui mécroit au Taghout et crois en Allah a saisis l’anse la plus aisé} » Dourar Sanya page 52/53 Vol 10.

Réponse : Mohamed Ibn Abdel Wahâb dit juste avant :

إ

ذا عرفتم ذلك، فهؤلاء الطواغيت الذين يعتقد الناس فيهم، من أهل الخرج وغيرهم، مشهورون عند الخاص والعام بذلك، وأنهم يترشحون له، ويأمرون به الناس، كلهم كفار مرتدون عن الإسلام؛ ومن جادل عنهم، أو أنكر على من كفرهم، أو زعم أن فعلهم هذا، لو كان باطلا فلا يخرجهم إلى الكفر، فأقل أحوال هذا المجادل، أنه فاسق لا يقبل خطه ولا شهادته، ولا يصلى خلفه. بل لا يصح دين الإسلام، إلا بالبراءة من هؤلاء وتكفيرهم، كما قال تعالى: {فَمَنْ يَكْفُرْ بِالطَّاغُوتِ وَيُؤْمِنْ بِاللَّهِ فَقَدِ اسْتَمْسَكَ بِالْعُرْوَةِ الْوُثْقَى}


« Si vous avez su cela, ces Tawaghite en qui les gens ont conviction, parmi les gens d’Al Kharej et d’autres, très connu pour ce genre de chose chez les particuliers et le public, et ils se nomment en tant que candidat auprès de lui, et y ordonne les gens, se sont tous des mécréants apostats à l’Islam, et ceux qui controversent en leurs faveur, ou blâment ceux qui les rendent mécréants, ou prétend que leurs présent acte même s’il est vain cela ne les guide pas vers le Koufr, et bien la moindre des situations de se controverseur est un pervers, rien n’est accepté ni son écrit, et ni son témoignage, et pas de prière derrière lui. Au contraire, La religion Islamique n’est pas valide seulement après le désaveu de ces gens là et leurs Takfir, comme le dit Allah :{Celui qui mécroit au Taghout et crois en Allah a saisis l’anse la plus aisé} » Al Dourar Al Sanya page 52/53 Vol 10.

Comme vous le voyez le Cheykh autorise a ce que ce controverseur sois au minimum des cas un Fâsseq : ((et ceux qui controversent en leurs faveur, ou blâment ceux qui les rendent mécréants, ou prétend que leurs présent acte même s’il est vain cela ne les guide pas vers le Koufr, et bien la moindre de situations de se controverseur est un pervers)).

Mais contrairement à eux qui nous font apparaître seulement le dernier bout de ce passage seulement pour donner victoire à leurs convictions et bien nous, nous sommes de bonne foi et nous étalons sur la table les choses qui contredisent nos avis et les choses qui soutiennent nos positions car l’essentiel s’est de ne pas contredire le Coran et la Sunnâh, sinon la parole des hommes ne vaux rien si elle contredit clairement les deux Sources ou la voie des Salaf.

Donc nous disons : le mot بل « Bal » peut avoir deux fonctions dans la langue arabe :

1-Idhrâb Ibtâlî >>> c’est le Bal qui annule le contenu juste avant.
2-Idhrâb Intiqâlî >>> c’est le Bal qui n’annule pas le contenu juste avant mais l’additionne à ce qui est dit juste après Bal.

Un exemple pour le Bal Ibtâlî, Allah dit : 

وَقَالُوا اتَّخَذَ الرَّحْمَنُ وَلَدًا سُبْحَانَهُ بَلْ عِبَادٌ مُكْرَمُونَ


{Et ils dirent : "Le Tout Miséricordieux s'est donné un enfant". Pureté à Lui ! Mais (Bal) ce sont plutôt des serviteurs honorés.}

Ici le Bal est Ibtâlî, il annule ce qui a été dit juste avant à savoir : Allah ne s’est pas donné d’enfant mais ce ne sont que des serviteurs.

أم يقولون به جنة بل جاءهم بالحق وأكثرهم للحق كارهون


{70. Ou diront-ils : "Il est fou ?" Au contraire (Bal), c'est la vérité qu'il leur a apportée. Et la plupart d'entre eux dédaignent la vérité.}

Pareil le Bal ici est Ibtâlî dans le sens ou au contraire il n’est pas fou mais il est parvenu avec une vérité.

Un exemple pour le Bal Intiqâlî, Allah dit :

ولا نكلف نفسا إلا وسعها ولدينا كتاب ينطق بالحق وهم لا يظلمون ( 62 ) بل قلوبهم في غمرة من هذا ولهم أعمال من دون ذلك هم لها عاملون


{62. Nous n'imposons à personne que selon sa capacité. Et auprès de Nous existe un Livre qui dit la vérité, et ils ne seront pas lésés. 
63. Mais (Bal) leurs cœurs restent dans l'ignorance à l'égard de cela [le Coran]. [En outre] ils ont d'autres actes (vils) qu'ils accomplissent.}

Le faite qu’Allah n’impose à personne une charge dont il ne supporte pas, et qu’auprès de Lui un Livre existe exposant la vérité, et qu’ils ne seront pas lésés garde toujours son statut et ne s’annule pas donc le Bal ici est Intiqâlî c’est-à-dire qui donne suite et non annulatif.

Mais une problématique se pose, le Bal utilisé par Cheykh Mohamed Ibn Abdel Wahâb, est-ce un Bal Ibtâlî ou Intiqâlî ?

Et bien il n’y a pas trente mille solutions pour le savoir, il suffira juste de trouver refuge dans d’autres de ses paroles et ainsi comparer le général de ses propos avec son particulier pour ainsi cerner l’avis du Cheykh sur le Takfir du Taghout, est-il une partie intégrante du Koufr-Bittagôut ou non.

Après avoir cerné l’avis du Cheykh à se sujet nous le confronterons au Coran et la Sunna avec la compréhension de nos Salaf si son avis est conforme à ces derniers elle sera donc la bienvenu et si s’est le contraire : la vérité pour nous vaux plus que le suivie aveugle des hommes.

Et Allah demeure le plus Savant

 

Par le frère Abou Mouss3ab.

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Une parole de Cheykh Abdel Rahmân Ibn Hassan Al Cheykh qui revient souvent aussi:

وأجمع العلماء سلفا وخلفا، من الصحابة والتابعين، والأئمة، وجميع أهل السنة أن المرء لا يكون مسلما إلا بالتجرد من الشرك الأكبر، والبراءة منه وممن فعله، وبغضهم ومعاداتهم بحسب الطاقة، والقدرة، وإخلاص الأعمال كلها لله، كما في حديث معاذ الذي في الصحيحين: "فإن حق الله على العباد: أن يعبدوه ولا يشركوا به شيئا"


« Il y a unanimité entre les premiers Savants et les contemporain parmi les compagnons et Tâbi3ine et Imâm et tous l’ensemble des gens de la Sounnah que l’homme ne peut-être Musulman seulement après s’être dépouillé de tous Chirk Akbar après s’en être désavoué de lui et ceux qui l’adorent, et éprouvé à leurs égard la haine et l’inimitié selon la possibilité, et dévoué toutes les œuvres seulement à Allah, comme il est dit dans le récit de Mou3âdh Ibn Jabal dans les deux authentiques “ Le droit d’Allah sur Ses serviteurs est qu’ils L’adorent sans rien Lui associer “» [Al Dourar AL Saniya 11/545]


Réponse : on remarquera ici que le manifestement du désaveu n’entre pas dans l’unanimité que Cheykh Abdel Rahmân Ibn Hassan nous transmet car il conditionne bien la haine en vers eux et l’inimitié dans la mesure du possible ((et éprouvé à leurs égard la haine et l’inimitié selon la possibilité)), il fait donc référence ici aux deux sortes de désaveu à savoir Qawlya (avec la langue) et ‘Âmâlyah (avec le corps).

Il ne reste plus donc que le désaveu Qalbî (du cœur), et celui là est une condition pour acquérir le Tawhîd et s’est à celui là que le Cheykh fait référence ici et le Dalîl est que le Cheykh répond dans cette lettre à un présumé Mansôur Ibn ‘Othmâne, un des suiveurs de Daoud Ibn Jirssîss qui a décidé d’abolir l’inimitié, la haine et le désaveu envers les Mouchrikine et d’autoriser le Chirk voir le conseiller :

ص -513- فقال في رده: من هم هؤلاء الذين تقول إن موادتهم تحرم؟ يعني أنه لا وجود لهم، وأن الأمة ليس فيها من تحرم موادته، وشنع على شيخنا في دعوته الناس إلى أن يعبدوا الله وحده، ويتركوا عبادة ما سواه، فبنى أمره على هذا الأصل الفاسد. 
وكلام هؤلاء يدور على أن هذا الشرك الذي وقع في الأمة، إما جائز، أو مستحب، ومن طالبهم بتركه فقد أخطأ و شق عليهم، وعرضهم لما يكرهونه



« Il dit dans sa réponse : “qui sont ceux-là, le faite de les aimer est Harâm ?“ en d’autre mot comme s’ils n’existaient pas, et ils n’y a dans cette communauté personne dont son amour peut-être Harâm, et il a dénigré notre Cheykh concernant son appel au gens d’adorer Allah seul tout en délaissant l’adoration d’autrui, il a donc basé ses idées sur se faux fondement. Et les dires de ces personnes tournent autours du faite que le Chirk commis par la communauté est soit permis ou conseillé. Et ceux qui appellent à le délaisser se sont trompé et rendu leurs taches difficiles et les a confronté à une chose qu’ils détestent » Al Dourar Al Sanyah Page 513 Tome 11.

Il dit aussi :

ووجدنا في كتبه ردا على شيخنا رحمه الله، لما استدل على تحريم موادة المشركين، بقوله تعالى: {لا تَجِدُ قَوْماً يُؤْمِنُونَ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الْآخِرِ يُوَادُّونَ مَنْ حَادَّ اللَّهَ وَرَسُولَهُ} [سورة المجادلة آية : 22].


« Et nous avons trouvé dans ses livres une réplique à notre Cheykh Mohamed Ibn Abdel Wahâb Rahimahullah quand il justifia l’interdiction de l’amour des Mouchrkikine avec Sa parole Ta’âlâh : {Tu n'en trouveras pas, parmi les gens qui croient en Dieu et au Jour dernier, qui prennent pour amis ceux qui s'opposent à Dieu et à Son Messager}[Sourâte Al Moujâdalah verset :22] »


Le Cheykh ne fait donc que répondre à ‘Othmâne Ibn Mansôur qui a décidé d’abolir le désaveu des Mouchrikine.

Sachant que l’absence du Takîr sur ceux qui ont commis Chirk Akbar n’a jamais été un signe apparent engendrant l’annulation totale du désaveu des Mouchrikine, la seul chose qui annule le désaveu envers les Mouchrikine et les Mécréants c’est de commettre toutes les formes de grande alliance aux mécréants et c’est tous, donc celui qui prétend le contraire est appelé au Dalîl.

 

Par le frère Abou Mouss3ab.

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La cause pour laquelle nos opposants ramènent à toutes les sauces le verset de Sourate Al Moumtahanah n’est seulement dû à leurs mauvaises compréhensions des termes Koufr et Takfir. 

Le Koufr est le reniement.


« La mécréance est le reniement d’une chose étant su qu’elle soit parvenu du Messager d’Allah » (Ibn al Qaiyym)

 
 

Et le Takfir c’est appliquer la sentence du Koufr sur une personne donné. 

 

Allah dit : 

{18. Les œuvres de ceux qui ont mécru (Kafarou) en leur Seigneur sont comparables à la cendre violemment frappée par le vent, dans un jour de tempête. Ils ne tireront aucun profit de ce qu'ils ont acquis. C'est cela l'égarement profond.} 

Et il dit : 

{54. Ce qui empêche leurs dons d'être agréés, c'est le fait qu'ils ont mécrut (Kafarou) en Dieu et Son messager, qu'ils ne se rendent à la Salat que paresseusement, et qu'ils ne dépensent (dans les bonnes œuvres) qu'à contrecœur.}

 

Donc quand ont entend quelqu'un dire « tel personne kafara Billah ou Bil rasoul » cela ne veux pas dire qu’il a appliqué la sentence du Takfir sur Allah ou sur son messager sa n’a rien avoir. 



Il y a donc une différence entre le Koufr et le Takfir à bien saisir, c’est pour cela que les exégètes ont définis le verset du Koufr Bil Taghout dans la sourate al Bakarah par le reniement de tout ce qui est adoré en dehors d’Allah et non pas par le Takfir car le Koufr est une chose qui n’a rien avoir avec le Takfir .



Et il a été rapporté dans les deux authentiques :

صلى لنا رسول الله -صلى الله عليه وسلم- صلاة الصبح بالحديبية على إثر سماء كانت من الليل، فلما انصرف أقبل على الناس فقال: هل تدرون ماذا قال ربكم؟ قالوا: الله ورسوله أعلم. قال: قال: أصبح من عبادي مؤمن بي وكافر، فأما من قال: مطرنا بفضل الله ورحمته فذلك مؤمن بي كافر بالكوكب، وأما من قال: مطرنا بنوء كذا وكذا فذلك كافر بي، مؤمن بالكوكب




1731. Zeyd Ibn Khàled (que Dieu l'agrée) rapporte : "Le 
Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a présidé pour nous à la prière de l'aube à Al-Houdhayfa (endroit fameux entre Médine et la Mecque) à la suite d'une pluie tombée dans la nuit. A la fin de la prière il se tourna vers les gens et leur dit : "Savez-vous ce qu'a dit votre Seigneur?"
Ils dirent : "Dieu et Son Messager le savent mieux que nous".
Il dit : "Il a dit : "Parmi Mes esclaves les uns se sont levés ce matin croyant en Moi et les autres en Me reniant. Celui qui a dit : "Nous avons reçu cette pluie par la générosité de Dieu et par Sa miséricorde". Celui-là croit en Moi et renie le pouvoir des astres. Quand à celui qui a dit : "Nous avons reçu cette pluie à la suite de la chute de telle étoile", celui-là Me renie et croit au pouvoir des astres"
". (Al-BoukhâriMouslim)


Donc quand le prophète dit ici Kâfer Bil Kawâkib (reniant les astres) cela ne veux pas dire que cette personne à appliquer la sentence du Takfir sur les astres ! Mais dans le sens où il a renié son adoration. 


Revenons au verset de sourate Moumtahanah, Allah dit « Kafarnah Bikoum » ((Nous vous renions)) donc « Kafarnah » est un pluriel de nous dans le sens ou nous vous renions, donc le pronom « Na (nous) » préfixer à « Kafarnah » peut être remplacé par n’importe qu’elle pronom personnel appelé « Dhamîr » en arabe. 


Et en soustrayant donc les Dhamîr de Kafarnah cela nous donne la base verbale de Kafara Yakfourou Koufran il est donc Kâfer (mécérant). Donc comme vous le remarquez, le terme Kafarnah utilisé dans sourate Moumtahanah n’a rien avoir avec le Takfir c’est pour ça que les Moufasirine comme nous allons le voir ont traduis Kafarnah bikoum par le faite de renier le chirk et non pas le Takfir comme le disent la bande à Abou Mariame. 



Et ce qui vient appuyer notre thèse c’est qu’en supprimant Bikoum et en le remplaçant par une autre chose comme par exemple « Kafarnah Billah » ou « Kafarnah Bil Rasoul » on serai obligé de définir Kafarnah préfixer avant Allah ou Rasoul par le mécroit ou le reniement et non par le Takfir ! Personne dans l’histoire n’a Kafar Allah ! En ce qui concerne le Messager bénit soir-il il se peut qu’il soit rendu mécréant par les autres religions mais d’autre tournure de phrase seront utilisé, non un verbe provenant de la base verbale de Koufr. 



Et ce qui vient aussi appuyer ce que nous venons de dire c’est que Kafara a était utilisé dans le Coran à la première personne du singulier, Allah dit : 


{Je vous renie (Kafartou) de m'avoir jadis associé [à Dieu]". Certes, un châtiment douloureux attend les injustes [les associateurs].}


Aucun Moufasir n’a traduit ce qu’a dis le Diable à ses suiveurs par le Takfir mais tous l’ont définis par le reniement, Al Baghawî dit : 

( إِنِّي كَفَرْتُ بِمَا أَشْرَكْتُمُونِ مِنْ قَبْلُ ) أَيْ : كَفَرْتُ بِجَعْلِكُمْ إِيَّايَ شَرِيكًا فِي عِبَادَتِهِ وَتَبَرَّأْتُ مِنْ ذَلِكَ .



((Je vous renie (Kafartou) de m'avoir jadis associé [à Dieu]".)) « À savoir : je renie de m’avoir placé comme associer dans Son adoration et je me désavoue de cela» 


Il y a donc une différence entre le Koufr et le Takfir à ne pas négliger. 


Concernant le verset de Sourate Moumtahanah : 

{4. Certes, vous avez eu un bel exemple [à suivre] en Abraham et en ceux qui étaient avec lui, quand ils dirent à leur peuple : "Nous vous désavouons, vous et ce que vous adorez en dehors de Dieu. Nous vous renions. Entre vous et nous, l'inimitié et la haine sont à jamais déclarées jusqu'à ce que vous croyiez en Dieu, seul". Exception faite de la parole d'Abraham [adressée] à son père : "J'implorerai certes, le pardon [de Dieu] en ta faveur bien que je ne puisse rien pour toi auprès de Dieu". "Seigneur, c'est en Toi que nous mettons notre confiance et à Toi nous revenons [repentants]. Et vers Toi est le Devenir.} 



Il est tout d’abord demander à nos opposants de nous ramener la parole d’un seul Salaf ou Moufasir disant que ce verset parle du Takfir des polythéistes. 



Deuxièmement, Allah a qualifié ce qu’a fait Ibrahim et ceux qui été avec lui comme un bel exemple, or le bel exemple englobe en lui-même des conditions, des obligations et des choses conseiller, donc nous avons besoin d’autre texte coranique et prophétique disant que les choses cité dans ce verset qu’Allah a qualifié de bel exemple soit une condition et en même temps un bel exemple. 


Troisièmement, prendre seulement « Kafarnhah Bikoum » de tout le verset pour dire que ce bout de passage prouve le Takfir des polythéistes et délaisser le reste de ce qui a été dit est une méthodologie malsaine, car les autres éléments, à savoir le manifestement de la haine, du désaveu et de l’inimitié ont été aussi dites à leurs peuple, la preuve c’est que toute ces choses ont été lié et coordonné avec la particule waw و pour ainsi revenir à la chose de départ qui est :« quand ils dirent à leur peuple ». Etant donné donc que toute ces choses ont fait l’objet de manifestement, nous avons besoins d’autre texte pour déterminer quelles sont ces choses, celles dont le délaissement annuleraient la religion, et celles qui n’annuleraient pas l’Islam. 


Quatrièmement, ce verset concerne la grande alliance, et sa cause de révélation est connu par tous à savoir l’histoire de Hâteb Ibn Abî Balta’ah qu’Allah soit agrée de lui. C’est pour cela qu’Al Baghawî dans son Tafsir a traduit ce « bel exemple » par l’alliance aux mécréant, il dit dans le Tafsir de Sa par parole Ta’ala {Et celui qui se détourne} [Moumtahanah : 6] : 

( ومن يتول ) يعرض عن الإيمان ويوال الكفار



((Et celui qui se détourne)) : « il se détourne de la Foi et s’allie aux mécréants »


Sixièmement, et ce qui viens appuyer ce que nous venons de dire c’est que les prophètes et messagers en question ont dit à leurs peuple qu’ils ne cesseront de les renier, les prendre pour ennemie etc. … tant qu’ils n’auront pas cru en Allah seul sans lui donner d’associer, Allah dit :« à jamais déclarées jusqu'à ce que vous croyiez en Dieu, seul »ils n’ont pas dit « Jusqu'à que vous croyez en Allah seul et bannissez les polythéistes ». Il est essentiel aussi de définir quelle est « la croyance en Allah seul »  cité ici? Et bien il a été défini dans le récit rapporté dans les deux authentiques :

آمركم بالإيمان بالله، أتدرون ما الإيمان بالله؟ شهادة أن لا إله إلا الله، وأن محمدا رسول الله، وتقيموا الصلاة، وتؤتوا الزكاة، وتؤدوا خمس المغنم



« Je vous ordonne d’avoir Foi en Allah, savez-vous qu’est-ce que la Foi en Allah ? : témoigner que nul divinité est en droit d’être adorer excepté Allah, accomplir la salat, donner la Zakat et donner la cinquième du butin » (traduit dans le sens).


Nous allons maintenant terminer avec le Tafsir des Moufasirine concernant ce verset et voir que tous ont définit « Kafarnah Bikoum » par le reniement du Chirk.

*L’Imâm Al Tabarî : 

وَقَوْلُهُ : ( كَفَرْنَا بِكُمْ وَبَدَا بَيْنَنَا وَبَيْنَكُمُ الْعَدَاوَةُ وَالْبَغْضَاءُ أَبَدًا حَتَّى تُؤْمِنُوا بِاللَّهِ وَحْدَهُ ) يَقُولُ جَلَّ ثَنَاؤُهُ مُخْبِرًا عَنْ قِيلِ أَنْبِيَائِهِ لِقَوْمِهِمُ الْكَفَرَةِ : كَفَرْنَا بِكُمْ ، أَنْكَرْنَا مَا كُنْتُمْ عَلَيْهِ مِنَ الْكُفْرِ بِاللَّهِ وَجَحَدْنَا عِبَادَتَكُمْ مَا تَعْبُدُونَ مِنْ دُونِ اللَّهِ أَنْ تَكُونَ حَقًّا


« Et sa parole : ((Nous vous désavouons, vous et ce que vous adorez en dehors de Dieu. Nous vous renions. Entre vous et nous, l'inimitié et la haine sont à jamais déclarées jusqu'à ce que vous croyiez en Dieu, seul)) Le meilleur à qui les éloges soient faites nous informe des dires de Ses prophètes à leurs peuple mécréants : {nous vous renions}, nous renions ce en quoi vous étiez à savoir la mécréance en Allah et nous renions aussi que votre adoration en dehors d’Allah soit vrai ».


*L’Imâm Al Qourtoubî :

 

" كَفَرْنَا بِكُمْ " أَيْ بِمَا آمَنْتُمْ بِهِ مِنَ الْأَوْثَانِ . وَقِيلَ : أَيْ بِأَفْعَالِكُمْ وَكَذَبْنَاهَا وَأَنْكَرْنَا أَنْ تَكُونُوا عَلَى حَقٍّ .


((Nous vous renions)) « À savoir ce en quoi vous avez cru parmi les idoles. Et il est dit aussi : à savoir vos actes tout en désapprouvant que vous être sur le vrai » 

*L’Imâm Ibn Kathîr :

 

( وَمِمَّا تَعْبُدُونَ مِنْ دُونِ اللَّهِ كَفَرْنَا بِكُمْ ) أَيْ: بِدِينِكُمْ وَطَرِيقِكُمْ


((Et ce que vous adorez en dehors de Dieu. Nous vous renions)) « à savoir : (nous renions) votre religions et votre voie ». 

*L’Imâm Al Baghawî : 

( وَمِمَّا تَعْبُدُونَ مِنْ دُونِ اللَّهِ كَفَرْنَا بِكُمْ ) جَحَدْنَا وَأَنْكَرْنَا دِينَكُمْ

 

((Et ce que vous adorez en dehors de Dieu. Nous vous renions)) : « Nous renions et désapprouvons vôtre religion ».


Comme vous le voyez, tous on traduit Kafarnah Bikoum par le reniement du Chirk et non par le Takfir.

 

Wa Allah ta’ala ‘alam.

Par le Frère Abu Musab Al Firansî.

 

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Une parole de Cheykh Mohamed Ibn Abdel Wahâb :

ومعنى الكفر بالطاغوت : أن تبرأ من كل ما يعتقد فيه غير الله، من جنى، أو أنسى، أو شجر، أو حجر، أو غير ذلك; وتشهد عليه بالكفر، والضلال، وتبغضه، ولو كان أنه أبوك أو أخوك; فأما من قال أنا لا أعبد إلا الله، وأنا لا أتعرض السادة، والقباب على القبور، وأمثال ذلك، فهذا كاذب في قول لا إله إلا الله، ولم يؤمن بالله، ولم يكفر بالطاغوت.



« Et le sens du Koukr-Bitâghout est de désavoué toute conviction en quoi les gens ont en dehors d’Allah, que ce soit un Djinn, un homme, un arbre, une pierre ou autre chose que cela, et que tu y témoigne de ton incroyance et son égarement tout en le détestant quand bien même se sois ton père ou ton frère. Concernant l’auteur de ses propos : Je n’adore seulement Allah sans me mettre en opposition aux Sâdah ni aux mausolées sur les tombeaux et les choses similaire à celle-ci : Il a certes mentit dans sa parole de Lâ ILlâha Ila Allah et n’a pas cru en Allah ni mécru au Tâghout » [Ed-Durar Es-Saniyya 2/121]


Réponse : il faut cerner deux points principaux pour comprendre cette parole du Cheykh Mohamed Ibn Abdel Wahâb, le premier :

Le Cheykh ne parle en aucun cas du Takfîr car nos opposants ont cru comprendre cela en interprétant de la mauvaise manière ce passage «وتشهد عليه بالكفر », le Dhâmir عليه (3alayhi : lui, ou sur lui) revient à qui ?! عليه est au singulier ici, le pronom ne peut donc revenir qu’a une choses au singulier non au pluriel, sa serai inconcevable linguistiquement ! 

Donc le Dhamîr de عليه ne revient tous simplement qu’a «الله أن تبرأ من كل ما يعتقد فيه غير » (est de désavoué toute conviction en quoi les gens ont en dehors d’Allah) cela implique fatalement de le traduire donc وتشهد عليه بالكفر de cette manière : ((et que tu y témoigne de ton incroyance)) car traduire وتشهد عليه بالكفر de cette manière comme l’a fait l’auteur : ((et que tu témoigne de sa mécréance)) implique que عليه est un pronom qui revient sois à Jiny, humain, arbre ou pierre hors s’est inconcevable car on serait à la fois étonné et surprit, sur qui d’entre le Jin, l’humain, la pierre ou l’arbre عليه reviendrait ? Et on est obligé d’interprété عليه sur l’ensemble de cette phrase ((que cela soit un Djinn, un homme, un arbre, une pierre ou autre chose que cela)) hors s’est impossible car cette phrase est en elle-même un pluriel composé de plusieurs choses alors que le pronom عليه est au singulier, il aurait fallu donc dans ce cas utiliser un Dhamîr au pluriel pour le renvoyer à l'ensemble de ces catégories vu qu'il y a plusieurs catégories donc ils ne peuvent pas s’accorder cc’est impossible dans la langue arabe et dans le contexte du texte. 

Réponse à une éventualité :



Il se peut que nos opposants nous disent :[I] « ce qui prouve que le Cheykh parle du Takfîr du Taghout pas du Koufr Bil Taghout c’est ce qu’il a exposé juste après à savoir ((quand bien même sa sois ton père ou ton frère)).[/I]

Première réponse à cette éventualité : il est impossible que se soit dans ce sens car « لو » appeler Law Al Taqlîl (même ; quand bien même ; même si) dans ce passage ((Et le sens du Koukr-Bitâghout est de désavoué toute conviction en quoi les gens ont en dehors d’Allah, que cela soit un Djinn, un homme, un arbre, une pierre ou autre chose que cela, et que tu témoigne de ton incroyance et son égarement tout en le détestant quand bien même« لو » se sois ton père ou ton frère.)) est dans ce sens : ((Et le sens du Koukr-Bitâghout est de désavoué toute conviction en quoi les gens ont en dehors d’Allah, que cela soit un Djinn, un homme, un arbre, une pierre ou autre chose que cela, et que tu y témoigne de ton incroyance et son égarement tout en le détestant quand bien-même (لو >>>Law) ce désaveu de toute ces convictions en quoi les gens ont en dehors d’Allah soient en ton frère ou ton père)).

Par exemple dans le récit rapporté par Abou Daoud où le prophète dit à une personne ((اِلْتَمِسْ ولو خاتَماً من حديد>>> trouve toi quelque chose quand bien même une bague en fer)) à savoir dans ce sens ((trouve toi quelque chose même si ce quelque chose soit une bague en fer)).

Deuxième réponse à cette éventualité : et ce qui prouve que le Cheykh ne vise pas le Takfîr du Taghout mais le Koufr Bil Taghout c’est le Frère et le Père en question, il se peut qu’ils ne soient pas satisfait de cette adoration en dehors d’Allah que les gens ont en eux donc traduire le passage par Takfîr implique inséparablement que le Frère et le Père mécontent de cette adoration soient qualifié injustement de Mécréant, or le traduire par le reniement de tout chose adorer en dehors d’Allah comme nous l’avons fait ne gène en rien cela.

*Sous éventualité :

- Mais il se peut qu’ils nous disent : « Cheykh Mohamed Ibn Abdel Wahâb parlait au début de la personne qui se fait adorer en dehors d’Allah tout en étant satisfait de cette adoration vu qu’il commença son passage par “ Et le sens du Koukr-Bitâghout“ » ? 

Notre réponse est tous simplement la plus facile qu’elle soit, cheykh Mohamed Ibn Abdel Wahâb n’a pas commencer son passage en parlant des Tawâghites se faisant adorer en dehors d’Allah tout en étant satisfait de cette adoration mais il parlait dès le début des fausses adorations dirigé vers autres que Dieu : ((Et le sens du Koukr-Bitâghout est de désavoué toute conviction en quoi les gens ont en dehors d’Allah)). 

Et Allah Demeure le plus Savant. 

Deuxième point : La mécréance de celui qui ment par rapport à sa parole Lâ ILlâha Ila Allah en annulant ainsi sa mécréance (le fait qu’il mécroit) au Taghout est lié à son refus catégorique de bannir les Mouchrikine dans tous les cas comme le dit le Cheykh ((Concernant l’auteur de ses propos : Je n’adore seulement Allah sans me mettre en opposition aux Sâdah ni aux mausolées sur les tombeaux et choses similaire à celles-ci…)), donc Manât Al Koufre réside ici dans le refus catégorique de bannir les Mouchrikine dans tous les cas, hors cela est vrai. Comment peut ont comparé une personne qui refuse de bannir les Mouchrikine dans tous les cas même s’il voit leurs mécréances à celui qui croit à la vanité du Chirk et ne le commet pas mais a mal interprété la mécréance de celui-ci en s’appuyant sur d’autres textes et non en abolissant le Hokm du Takfir de manière générale comme s’est le cas ici dans cette parole du Cheykh Mohamed ?

Wa’Llâhou-‘Alem.

Par le frère Abou Mouss3ab al Firansi.

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Sheikh Abou Walid al Maqdissi.

 

 

Question numéro 67


وما هو موقفكم من العلماء الذين يناصرون الطاغوت باللسان وغيره؟ وجزاكم الله خير.

إن علماء الطاغوت أشر على الأمة من الطاغوت نفسه؛ لأن الأمة لا تسمع من الطاغوت، ولكن تسمع وتطيع هؤلاء العلماء الذين هم دعاة على أبواب جهنم فقد سأل حذيفة بن اليمان رضي الله عنهما النبي صلى الله عليه وسلم فقال: "… فهل بعد ذلك الخير من شر؟ قال: "نعم دعاةٌ على أبواب جهنم، من أجابهم إليها قذفوه فيها"، فقلت: يا رسول الله! صفهم لنا. قال: "نعم؛ هم قومٌ من جلدتنا، ويتكلمون بألسنتنا".

 

 

Quelle est votre position sur les savants qui secourent le taghout par la langue et autre? Qu'Allah vous récompense en bien. 

 

 

Réponse :


 Les savants du taghout sont certes pires pour notre communauté que le taghout lui même, car la communauté n'accorde pas d'importance à la parole du taghout, mais par contre elle écoute et obéit à ces savants qui sont des prédicateurs aux portes de Jahanam. Houdhayfah ibn al Yaman -radiAllahou 'anhouma- demanda au Prophète   « Est ce que ce bien sera suivit d'un mal? » Le Prophète  répondit : « Oui, des prédicateurs aux portes de l'Enfer, dans lequel ils précipiteront ceux qui leur répondent." Je dis alors "Ô Envoyé d'Allah! Decris les nous." Il dit : "Oui, c'est un peuple parmis les nôtres et ils parlent notre langue. » »

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Le Minhaj (Voie) de Ahlou Sounna wa-l-Jama'a ce qui veut dire la voie de la Sounna et du Concensus, ou bien le minhaj des Salaf-Sâlih la voie des pieux prédécesseurs, tout cela revient au même c'est la voie à laquelle nous restons ferme, cette voie c'est celle du Prophète sala Allahu alayhi was Salam.

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