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Quand est ce que juger par autre que ce qu’Allah a révélé constitue une mécréance majeure (kufr akbar) ?

 

 

Par le sheikh Abder Rahman ibn Salih al Mahmud.

 

Extrait du livre "Al Hukm bi ghayri ma anza Allah"

 

Comme il est plus probable que ces versets sont généraux dans leurs applications, est ce que juger par autre que ce qu’Allah a révélé constitue du shirk majeur ou mineur ? L’avis correct – de la majorité des savants – sera exposé par la suite.

 

Avant de s’embarquer sur une discussion plus détaillé du sujet, je voudrais citer deux passages, un d’Ibn al Qayyim et un autre d’Ibn Taymiyah, concernant ce sujet. La raison de ma volonté de les citer est qu’ils parlent exactement du même sujet que nous traitons ici, ils parlent du verset Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les kâfirûnIls expliquent l’origine du différend concernant ce sujet et donnent des exemples de situation ou c’est du kufr majeur et quand c’est du kufr mineur. Je me suis assuré de citer les points pertinents.

 

  1. Ibn al Qayyim, qu’Allah lui fasse miséricorde, a dit (quand il mentionne le kufr mineur) :

 

« C’est l’interprétation d’Ibn ‘Abbâs et de la plupart des sahâbah sur le verset Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les kâfirûnIbn ‘Abbâs dit : ‘Ce n’est pas le genre de kufr qui expulse de l’Islam. C’est du kufr mais ce n’est pas comme mécroire en Allah et au jour dernier.’ C’était aussi l’avis de Tâwûs. ‘Atâ’ a dit : ‘C’est une forme de kufr moindre, une forme d’injustice moindre, une forme de perversité moindre.’ 

 

Certains d’entre eux ont interprété le verset en disant que ne pas juger par ce qu’Allah a révélé car il rejette Ses jugements. C’est l’avis de ‘Ikrimah. Mais cet avis n’est vraisemblablement pas correct, car les rejeter est du kufr, qu’il juge par cela ou non.

 

Certains ont interprété ce verset en disant que ce qui est visé est de ne pas juger par ce qu’Allah a révélé du tout, ce qui inclut de ne pas juger sur la base du Tawhîd et de l’Islam. Ceci est l’interprétation de ‘Abdul ‘Azîz al Kanâni. Ceci semble aussi être incorrect, car la menace concerne le fait de ne pas juger par les jugements révélés, ce qui signifie ne pas du tout juger avec la Shari’ah ou ne pas juger avec quelques aspect de la Shari’ah.

 

D’autres l’ont interprété en disant que ce qui est visé est de juger délibérément d’une manière qui va à l’encontre du texte, non par ignorance ou mauvaise interprétation... Al Baghawi l’a rapporté des savants.

 

D’autres encore l’ont interprété en disant que cela visé les gens du Livre. C’est l’avis de Qatâdah, Ad Dahhâk et d’autres. Ceci ne semble pas être correct et va à l’encontre du sens apparent du texte, il ne doit dont pas être accepté.

 

L’avis correct est que juger conformément par autre que ce qu’Allah a révélé inclut le kufr majeur et mineur, en fonction de la situation du juge. S’il croit qu’il est obligatoire de juger conformément à ce qu’Allah a révélé dans ce cas, mais il s’en détourne mais pas par insoumission, tout en reconnaissant qu’il mérite un châtiment, alors c’est du kufr mineur. Mais si il croit que ce n’est pas obligatoire et que c’est à lui de choisir, même si il est certains que c’est le jugement d’Allah, alors c’est du kufr majeure. S’il est ignorant du jugement ou fait une erreur, alors il est dans l’erreur et est sujet au jugement de ceux qui se trompent. » Fin de citation [Madârij as Sâlikîn, 1/336-337]

 

Points à retenir de cette parole d’Ibn al Qayyim :

 

  • Il considère l’avis de ceux qui limite le sens du verset à ceux qui rejette (qu’il est obligatoire de juger conformément à ce qu’Allah a révélé) comme faible. Il dit que le simple fait de rejeter est du kufr, qu’il juge avec la Shari’ah ou non.


  • Il considère comme faible l’avis de ceux qui disent que ce qui est visé est de ne pas juger du tout avec ce qu’Allah a révélé.


  • Il ne commente pas ce qu’Al Baghawi a rapporté, même si il dit ce qu’il dit.


  • Il considère comme faible l’avis de ceux qui l’applique seulement sur les gens du Livre.


  • En ce qui concerne le kufr mineur, il dit « dans ce cas… ».

 

  1. Sheikh al Islam Ibn Taymiyah a dit, à la suite de son commentaire sur les textes dans lesquels le Messager d’Allah sala Allahu ‘alayhi was Salam et d’autres ordonnent de juger conformément à ce qu’Allah a révélé :

 

« (Allah) lui a ordonné de juger par ce qu’Allah a révélé et l’a mis en garde de crainte qu’ils se détournent de certaines choses qu’Allah a fait descendre sur lui. Il lui a dit que c’était le jugement d’Allah, et quiconque recherché quoique ce soit d’autre comme jugement recherché en faite le jugement de la jâhiliyah. Et Il dit : Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les kâfirûnSans aucun doute, quiconque ne croit pas qu’il soit obligatoire de juger selon ce qu’Allah a révélé à Son Messager est un kâfir, et quiconque croit qu’il est permit de gouverner les gens selon ses propres opinions, se détournant et ne suivant pas ce qu’Allah a révélé est aussi un kâfir. Il n’y a aucune nation qui n’enjoint pas de juger avec justice, mais la justice selon eux peut être ce que pense leur leader. En effet, beaucoup de ceux qui affirment être musulman juge selon leurs coutumes, lesquels n’ont pas étaient révélé par Allah, tel que les coutumes des bédouins ou les commandements de leur chef. Ils pensent que c’est ce avec quoi ils devraient gouverner, à la place du Qur’an et de la Sunnah. Ceci est du kufr. Beaucoup de gens sont devenu musulmans, mais ils continuent de ne pas juger avec tout autre chose que leurs coutumes courantes parmi eux et qui sont dicté par leurs chefs. S’ils savent qu’il n’est pas permit de juger pas autre que ce que Allah a révélé et n’adhère pas à cela, mais plutôt ils s’autorisent à juger avec ce qui va à l’encontre de ce qu’Allah a révélé, alors ils sont kâfir ; Autrement ils sont ignorant, comme ceux que nous avons décrit plus haut.

 

Allah a ordonné à tous les musulmans, quand ils se disputent concernant une chose, de référer ce différent à Allah et Son Messager. Allah a dit :

 

Puis, si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez-le à Allah et au Messager, si vous croyez en Allah et au Jour dernier. Ce sera bien mieux et de meilleure interprétation (et aboutissement)(Qur’an 4 : 59)

 

 Non!... Par ton Seigneur! Ils ne seront pas croyants aussi longtemps qu’ils ne t’auront demandé de juger de leurs disputes et qu’ils n’auront éprouvé nulle angoisse pour ce que tu auras décidé, et qu’ils se soumettent complètement [à ta sentence]  (Qur’an 4 : 65)

 

Quiconque n’adhère pas au fait de se référer à Allah et Son Messager dans le jugement concernant les litiges qui apparaissent entre les gens, Allah a juré par Lui-même qu’une tel personne ne croit pas. Mais si il adhère au jugement d’Allah et de Son Messager, intérieurement et extérieurement, mais désobéit et suit ses passions, alors son statut est semblable à ceux des pécheurs.

 

Ce verset est l’un des éléments que les Khawârij ont utilisé comme preuve pour rendre mécréant les figures d’autorité qui n’ont pas jugé par ce qu’Allah a révélé. Alors ils (les Khawârij) ont déclaré que leur croyance était le jugement d’Allah. Les gens ont exprimé plusieurs opinions –plus que nous pouvons en listé ici – mais ce que j’ai mentionné ici est celui qui est indiqué par le verset.

 

Le fait est que juger avec justice est absolument obligatoire, en tout temps et en tout lieu, pour toute personne, dans le cas de chaque personne. Juger par ce qu’Allah a révélé à Muhammad sala Allahu ‘alayhi was Salam est un type de justice spécifique, c’est la meilleur et la plus parfaite justice. Juger avec cette justice est obligatoire pour le Prophète ‘alayhi as Salat was Salam et pour tous ceux qui le suivent. Quiconque n’adhère pas aux jugements d’Allah et Son Messager est un kâfir.

 

Et ceci est obligatoire pour la ummah (communauté Islamique) pour toutes leurs disputes, que ce soit à propos de la croyance ou pour des questions pratiques. Allah a dit :

 

Les gens formaient (à l’origine) une seule communauté (croyante). Puis, (après leurs divergences,) Allah envoya des prophètes comme annonciateurs et avertisseurs; et Il fit descendre avec eux le Livre contenant la vérité, pour régler parmi les gens leurs divergences.(Qur’an 2 : 213)

 

Donc, dans les questions qui sont communes à la ummah dans son ensemble, il n’est pas permit de juger ou gouverner selon autre chose que le Qur’an et la Sunnah. Personne n’a le droit de faire en sorte que les gens suivent un savant, un amîr, un sheikh ou un roi. Quiconque croit qu’il peut juger entre les gens conformément à ce genre de choses, et ne juge pas selon la Qur’an et la Sunnah, est un kâfir.

 

Les juges des musulmans jugent dans des cas spécifiques et non en ce qui concerne des questions générales. S’ils jugent un cas spécifique, alors ils doivent le faire selon le Livre d’Allah ; si ce n’est pas possible, alors selon la Sunnah du Messager d’Allah. S’ils n’y trouvent pas de réponse, alors le juge doit s’efforcer de faire son ijtihad. » Fin de citation [Minhâj as Sunnah, 5/130-132.]

 

Points à retenir de la parole de sheikh al Islam :

 

  • Il mentionne celui qui considère comme permit (de juger par autre que ce qu’Allah a révélé), et le rend mécréant.


  • Il mentionne ceux qui juge selon leurs propres coutumes, tel que les coutumes des bédouins et les ordres de leurs chefs, pensant que c’est ce avec quoi il devrait juger. C’est du kufr.


  • Quiconque n’adhère pas au fait de se référer au jugement d’Allah et de Son Messager, Allah a juré par Lui-même qu’une tel personne n’est pas croyante.


  • Quiconque n’adhère pas au jugement d’Allah et de Son Messager est kâfir.


  • Celui qui y adhère (à la Shari’ah d’Allah), intérieurement et extérieurement, mais désobéit et suit ses passions à le même statut que les pécheurs. Nous devons remarquer qu’il dit : « intérieurement et extérieurement ».


  • Nous devons aussi noter qu’il vise les affaires qui sont commune à la ummah, et que personne n’a le droit d’inviter les gens à suivre les paroles d’un savant, d’un sheikh, ou d’un roi. Plutôt le jugement ne devrait pas passer par eux mais par le Qur’an et la Sunnah. Ici il vise la loi général (shari’ah) qui s’applique à tous.

 

À partir de cette introduction, nous allons maintenant traité de ce sujet en détail, qui est d’examiner les cas dans lesquels juger par autre que ce qu’Allah a révélé constitue du kufr majeur.

 

Les cas ou le kufr est majeur

 

 

Ces cas peuvent être divisés en trois catégories :

 

La croyance (le déni et le fait croire que le licite est illicite et vice versa)


Ceci est basé sur le principe qui est unanimement reconnu par les savants, que quiconque reni (rejette) une chose qui est bien connu et très bien établit comme faisant partie de L’islam (dont aucun musulmans ne serait excusé de l‘ignorer), que se soit l’un des principes de base (usûl ad dîn) ou une chose moindre, ou qui reni ne serait ce qu’une lettre du Message que le Messager d’Allah sala Allahu ‘alayhi was Salam a transmit – qui inclut le fait de renier les obligation et considérer permit ce qui est interdit – tout cela est du kufr majeur qui expulse de l’Islam.

 

Étant donné que certaines personnes sont très confuses à propos du fait que commettre un acte harâm ou négliger une obligation sans renier que cela soit harâm ou que certaines choses sont obligatoire, et pensent que tout ceci relève de la première catégorie (tout ce qui expulse de l’Islam), il est nécessaire de clarifier ce sujet. Dans le passé, les khawârij se sont égarés à ce sujet, et certains d’entre ceux qui se sont trop précipité à donné des jugements sur les gens peuvent aussi s’égaré de manière similaire.

 

Après avoir cité les avis des savants, et définit la problématique, nous allons maintenant lister les cas dans lesquels juger par autre que ce qu’Allah a révélé constitue une mécréance majeur :

 

  1. Il est dit dans Al Mughni : « Quiconque croit en la licéité d’une chose ou il y a un consensus quant à sont interdiction, et que ce jugement est très connu parmi les musulmans, et qu’il n’y a pas de place pour la confusion car les textes le concernant sont clair –tel que le porc, l’adultère et d’autre chose sur lesquels il n’y a pas de divergence – est un kâfir, pour les même raisons que nous avons mentionné concernant celui qui ne prie pas… » [Al Mughni, 12/276 avec le commentaire, publié chez Dâr Hajr.]

 

  1. Al Qarrâfi a dit dans Al Furûq : « L’essence du kufr est la violation spécifique de l’inviolabilité de la Seigneurie, en ne reconnaissant pas l’existence du Créateur, ou en rejetant une chose qui est bien connu et bien établi en Islam (dont nul musulman n’a d’excuse de l’ignorer), tel que renier la prière ou le jeûne. Ceci n’est pas limité aux obligations ou aux actes d’adoration ; si une personne renie une chose qui est permise et bien connu, il est un kâfir, par exemple quelqu’un qui dirait qu’Allah ne nous permet pas de manger des figues ou des raisins. Il ne devrait pas venir à l’idée que celui qui renie une chose unanimement reconnu est un kâfir dans tout cas de figure ; la chose reconnue par consensus doit être un sujet bien établi en Islam, dans la mesure où il n’y a pas d’excuse pour celui qui l’ignore. » [Al Furûq d’Al Qarrâfi, 4/ 115/117, 1ère édition, 1346AH, Dâr Ihyâ’ al Kutub al ’Arabiyah, Caire.]

 

  1. L’autheur de Nihâyat al Muhtâj dit en ce qui concerne l’apostasie :

 

« …ou mécroire au Messager d’Allah… (ou permettre ce qui est interdit par consensus), quand cette prohibition est une chose qui est bien connu et bien établi en Islam (pour lesquels aucun musulman ne peut être excusé de l’ignorer), et qu’il n’y a pas d’excuse possible de l’ignorer, comme l’adultère, la sodomie, boire de l’alcool, ect., - car renier et rejeter ce qui est bien établi et prouvé qu’elle fait partie de la religion de Muhammad sala Allahu ‘alayhi was Salam c’est mécroire en lui (le Prophète). Et l’inverse s’applique aussi, c-a-d, interdire une chose qui est permis par consensus – même si c’est makrûh ceci s’applique quand même – tel que les sujets lié au mariage et au commerce. Ou renier une obligation qui fait l’objet d’un consensus, tel que renier une prosternation des cinq prières quotidienne. Ou en rendant obligatoire une (prosternation) qui est connu comme n’étant pas obligatoire par consensus, tel qu’ajouter une sixième prière ; ou renier qu’une chose est prescrite par la Shari’ah sur laquelle il y a un consensus et que cela est connu, même si c’est nafl, tel que les habituelles prières nafl ou la prière du ’Aid, comme l’a clairement dit Al Baghawi. » [Nihâyat al Muhtâj Sharh al Minhâj, 7/411, édition Al Halabi.]

 

  1. Sheikh al Islam Ibn Taymiyah a dit : « Quiconque ne croit pas que les cinq prières quotidiennes, la zakah, jeûner le mois de Ramadân et faire le pèlerinage à la maison sacré (Ka’bah) sont obligatoire, et ne considèrent pas comme illicite tout ce qu’Allah et Son Messager ont interdit tel que les actes immoraux, l’injustice, le shirk et le mensonge, est un kâfir et un apostat. On doit lui demander de se repentir ; si il se repent, très bien, sinon il doit être tué, selon le consensus de al aimmah (les imams, les grand juristes) des musulmans. Et le fait qu’il prononce les shahâdatayn ne l’aide en rien. » [Majmû’ al Fatâwa, 35/105.]

 

  1. Dû à l’importance du sujet, je voudrais citer une longue parole du sheikh al Islam Ibn Taymiyah concernant cette problématique, dans laquelle il explique la différence entre commettre un péché et croire qu’une chose interdite est permise – ce qui est du kufr majeur. C’est un commentaire important, surtout concernant le sujet que nous traitons ici. Il dit :

 

« Il est bien établi dans le madhab d’Ahl as Sunnah wal Jamâ’ah, basé sur les preuves du Qur’an et de la Sunnah, qu’ils ne considèrent pas les gens de la Qiblah (c-a-d les musulmans) comme des kâfir pour avoir commit des péchés, et ils ne les considèrent pas hors de l’Islam pour avoir fait des actes interdit tel que l’adultère, le vol ou boire de l’alcool, à moins que cela soit accompagné d’un abandon de la Foi. Si cela comprend de rejeter certains aspects de la Foi qu’Allah nous a enjoint, tel que la croyance en Allah, en Ses Anges, en Ses Livres, en Ses Messagers et en la résurrection après la mort, de ce fait il devient un kâfir. Il devient aussi un kâfir s’il ne croit pas que certains devoirs bien établi sont obligatoires, ou s’il ne considère pas comme interdit les choses qui sont bien connu comme étant interdites.

 

Si tu dis que les péchés peuvent être divisé entre ne pas faire ce qui est ordonné et faire ce qui est interdit (les péchés par omission et les péchés par commission), je dis que si une personne ne fait pas ce qui est ordonné, soit il croit que cet ordre est obligatoire, soit il ne croit pas que se soit le cas. S’il croit que cela est obligatoire mais ne le fait pas, alors il ne néglige ce devoir complètement, car il en fait une part, qui est de croire en son obligation, et néglige l’autre part, qui est de l’accomplir. La même chose s’applique à ce qui est interdit ; si une personne le fait, soit il croit que cela est interdit, soit il n’y croit pas. S’il croit que cela est interdit mais le fait quand même, alors il a accomplit à la fois un devoir (qui est de croire en l’interdiction) et accomplit en même temps une chose interdite, il aura donc à la fois une hasanah (bonne œuvre) et une sayi’ah (mauvaise œuvre). Ce que nous visons ici est ce qui concerne les sujets qui sont bien établi et connu en Islam, dont personne ne pourrait être excusé de ne pas croire dans ces obligations ou interdictions. En ce qui concerne celui qui n’a pas la croyance correcte quant à un acte qu’il accomplit ou un acte dont il s’abstient, à cause d’une mauve interprétation ou de l’ignorance pour lequel il peut être excusé, la méthode dont nous parlons ici de ce manque de croyance correcte est similaire à la manière à laquelle nous examinons soit son acte, soit son manque basé sur une mauvaise interprétation ou l’ignorance pour laquelle il peut être excusé.


Quant au fait de ne pas croire à ces lois cela est de la mécréance, mais faire un simple acte harâm n’est pas du kufr – cette question est traité à l’endroit approprié. Ceci est indiqué par le Livre d’Allah dans le verset :


Mais s’ils se repentent (en rejetant le shirk et en acceptant le monothéisme Islamique), accomplissent la Ṣalāt et acquittent la Zakāt, ils deviendront vos frères en religion.(Qur’an 9 : 11).

Accepter et croire (aux lois d’Allah) est ce qui est exigé, selon le consensus ; concernant le fait de ne pas faire ce qui est ordonné, il y a divergence. La même chose s’applique au verset :


Et c’est un devoir envers Allah pour les gens qui ont les moyens, d’aller faire le pèlerinage de la Maison. Et quiconque ne croit pas (rejette le Hajj, alors il mécroit en Allah)... Allah Se passe largement des mondes.(Qu’ran 3/97)


-Ne pas croire que le Hajj est obligatoire et ne pas le faire est du kufr. Croire qu’il (le Hajj) est obligatoire et le faire est ce qui est voulu par le texte, comme il a était dit par les salafs qui affirment : cela veut dire que celui qui ne pense pas que le Hajj est une bonne œuvre, ou que ne pas le faire n’est pas un péché. Mais en ce qui concerne le seul fait de pas le faire, il y a divergence entre les savants.

 

Il y a aussi un hadith d’Abu Bardah ibn Nayyâr, que le Prophète a envoyé à un homme qui avait épousé la femme de son père. Il (le Prophète) lui à ordonné de le décapiter et de prendre ses biens et d’en donner un cinquième à la trésorerie Islamique (comme pour le butin de guerre) ; le fait que ses biens ai était saisi et qu’un cinquième ai était versé à la trésorerie Islamique indique qu’il était un kâfir et non un simple scélérat. Son kufr était dû au fait qu’il ne considérait pas comme harâm ce qu’Allah a interdit. » [Majmû’ al Fatâwa, 20/90-92.]

 

Ibn Jarîr a dit en commentant cet incident :

 

« Ainsi l’acte, de celui qui épousa la femme de son père est une preuve éclatante du fait qu’il a démenti le Prophète dans ce qu’il rapporté de la part d’Allah, et de son Djuhûd d’un verset clairement révélé, la conséquence de son acte fut donc de le tuer et de couper sa tête, c’est pour cela que le Prophète ordonna sa mort et sa décapitation car ceci est sa Sunnah pour celui qui a apostasié de l’Islam » [Tahdhîb Al Athâr 2/148, édition Ar Rashîd.]

 

Sheikh al Islam Ibn Taymiya dit aussi :

 

« Les sahâbah –tel que ‘Umar, ‘Ali et d’autres- en ont fait de même quand Qudâmah ibn ‘Abdullah a bu du vin. Il était de ceux qui avaient combattu à Badr, et il pensait qu’il était permit aux croyants qui font des œuvres vertueuses et qu’il en faisait partie, tout cela à cause d’une mauvaise interprétation du verset :

 

Ce n’est pas un péché pour ceux qui ont la foi et font de bonnes œuvres en ce qu’ils ont consommé (du vin et des gains des jeux de hasard avant leur prohibition) pourvu qu’ils soient pieux (en évitant les choses interdites après en avoir eu connaissance) et qu’ils croient (en acceptant leur prohibition) et qu’ils fassent de bonnes œuvres…(Qur’an 5 : 93)

 

Les sahâbah se sont accordés sur le fait que s’il persiste dans cela il doit être tué, et s’il se repent il doit être fouetté. Et il s’est repentit et a donc était fouetté(note du sheikh Al Mahmûd : Il doit être noté que Qudâmah a bu du vin pensant que cela était permit, mais il se trompé. Les sahâbah était d’accord qu’après que la preuve lui soit établi et expliqué ainsi qu’a ceux qui pensé comme lui, ils devaient être tué, sinon ils étaient fouetté. Ils se sont repentit du fait de croire qu’il était permit de consommer de l’alcool, et ont étaient fouetté. Voir Al Mughni d’Ibn Qudâmah, 12/276 ; Al I’tisâm, 2/46. La version original de cette histoire est rapporté dans Musannaf ‘Abdu Razzâq, 9/240 ; Sunan al Bayhaqi al Kubra, 8/315-316 ; Musannaf Ibn Abi Shaybah, 10/39.).


Quant au fait de pécher, le fait de couper la main du voleur et la flagellation du fornicateur sont mentionné dans le Qur’an, mais ne statut pas du kufr de son auteur. Le Qur’an parle aussi du combat entre deux groupes de croyants, quand l’un d’eux est dans l’erreur, ils sont toujours des croyants et des frères… »[Majmû’ al Fatâwa, 20/92.]


Le sujet peut être davantage clarifié en se référant à ce qu’Ibn Taymiyah dit en distinguant entre le croyant qui va à l’encontre de la Shari’ah en commettant un péché, et celui qui ne croit pas qu’une chose qui est bien établi et bien connu, pour laquelle il ne peut y avoir d’excuse pour ne pas y croire, que sa croyance soit accompagné par le fait d’accomplir un acte harâm ou négliger un devoir obligatoire. Le premier est un croyant qui fait une erreur, et le deuxième est un kâfir. Quiconque dit que le zina est permit, quand ses pairs ne peuvent connaitre son statut, il rejette la croyance obligatoire qu’Allah a interdit le zina, ect. Mais quiconque croit que le zina est interdit, puis commet ce péché, c’est un pécheur qui mérite d’être punit, mais il n’est pas un kâfir.


Ayant introduis le sujet de rejeter une obligation bien établi et considérer comme interdit une chose qui est permit, et la manière dont ceci est lié à la Foi, nous allons maintenant retourner au fait de ne pas juger avec ce qu’Allah a révélé, et le lien entre ces deux sujets.


Les savants ont inclut dans ce sujet tout ce qui indique le rejet des lois d’Allah, ou préférer toutes autres lois que celles d’Allah, ou la croyance que la religion ne s’applique pas dans nos vies, car tout ceci inclut le rejet de certains éléments de la Foi et de la Shari’ah qui sont bien établi et bien connu dans le Livre d’Allah, et la Sunnah de Son Messager et du consensus de la ummah.


Par conséquent les savants ont statué du kufr majeur sur ce qui suit :


  1. Quand le gouverneur ou le juge qui juge par autre que ce qu’Allah a révélé renie que le jugement d’Allah et de Son Messager est celui qui doit être suivi, et c’est ce qui est rapporté d’Ibn ‘Abbâs (Ibn Jarîr, 10/357, récit numéro 12063.). C’était aussi l’avis d’Ibn Jarîr que ceci constitue un rejet du jugement shar’i révélé par Allah. Tout ceci n’est pas sujet à divergence entre les savants. Le principe bien établi sur lequel ils se sont accordé est que quiconque renie et rejette un des principes de base de la religion, ou un sujet mineur sur lequel il y a consensus, ou renie ne serait ce qu’une seule lettre qui est clairement rapporté du Messager d’Allah sala Allahu ‘alayhi was Salam, devient un kâfir, d’un kufr qui l’expulse de l’Islam (Voir Tahkîm al Qawânîn de sheikh Muhammad ibn Ibrâhîm, p. 5, 1ère édition.).

 

Les paroles d’Ibn Jarîr sur lesquels sheikh Muhammad Ibn Ibrâhîm s’est référé :

 

« Si quelqu’un venait à dire que le verset vise tout ceux qui ne juge pas conformément à ce qu’Allah a révélé, alors comment peut-on maintenant la limiter ?Nous dirions qu’Allah l’affirme dans des termes généraux concernant les gens qui, selon le jugement d’Allah donné dans Son Livre, reniaient et rejetaient Son jugement, Il a donc dit qu’en se détournant du jugement D’Allah de la même façon qu’eux, ils sont devenu des kâfir. On peut dire la même chose de toutes personne qui ne juge pas conformément à ce qu’Allah a révélé et le rejette, il est un kâfir qui mécroit en Allah, comme l’a dit Ibn ‘Abbâs, car rejeter le jugement d’Allah après avoir su qu’Il l’a révélé dans Son Livre est comme rejeter Son Messager après avoir su qu’il est un Prophète. » [Tafsîr at Tabari, 10/358.]

 

Pensez à ce qu’a dit at Tabari :

 

« … est comme rejeter Son Messager après avoir su qu’il est un Prophète. »

 

Compare donc ce qui vient d’être dit à ce que nous avons dis à propos du fait de considérer ce qui est interdit (juger par autre que ce qu’Allah a révélé) comme étant permit.

 

  1. « Quand un gouverneur ou un juge qui juge par autre que ce qu’Allah a révélé ne rejette pas que le jugement d’Allah et de Son Messager est vrai, mais il croit que le jugement d’un autre que le Messager est meilleur, et plus adapté à ce que les gens ont besoin pour trancher dans leur litiges, soit de manière absolue soit relativement à certains événements nouveaux issus de l'évolution du temps et le changement des situations. Sans aucun doute ceci est une mécréance majeure, car le gouverneur a préféré les lois inventées par de simples créatures, et qui ne sont que des idées qu'élaborent la leurs faibles intellects et le résultat de la pensée humaine, au jugement du Sage et Digne de louanges. » [Tahkîm al Qawânîn, p. 5. Voir aussi Majmû’ al Fatâwa d’Ibn Taymiyah, 27/58.]

 

  1. Quand il ne croit pas qu’il (le jugement de tout autre que celui d’Allah) est meilleur que le jugement d’Allah et de Son Messager, mais qu’ils sont égaux. Ceci est similaire aux deux exemples précédents, et ceci est le kufr qui expulse une personne de l’Islam, car cela indique qu’il considère les créatures à ‘égal du Créateur, et cela va à l’encontre du verset :

 

Il n’y a rien qui Lui ressemble…(Qur’an 42 : 11)

 

-et d’autres versets similaire qui indique qu’Allah est unique dans Sa perfection et qu’Il est au dessus de toutes ressemblances à Ses créatures dans Son essence, Ses attributs, Ses œuvres et Son jugement entre les gens concernant leurs litiges (Voir Tahkîm al Qawânîn, p. 5 et 6.)

 

  1. Quand il ne croit pas que le jugement du gouverneur qui juge selon ce qu’Allah n’a pas révélé est égal au jugement d’Allah et de son Messager, sans parler de croire que cela est meilleur, mais il croit qu’il est permit de juger d’une manière qui va à l’encontre du jugement d’Allah, ceci est comme le cas précédent et la même chose s’y applique, car il croit que ce qui est bien établi dans les textes clair et sahîh comme étant interdit est permit (Voir Tahkîm al Qawânîn p.6.).

 

Regarde comment il à lié le fait de croire qu’il est permit d’une manière qui va à l’encontre de ce qu’Allah a révélé avec le fait de considéré permise une chose interdite, car ils sont tout deux interdit, et sont tout deux un rejet de la Shari’ah.

 

Sheikh ‘Abdul’Azîz ibn Bâz a dit :

 

« Quiconque juge par autre que ce qu’Allah a révélé tout en pensant que cela est meilleur que les lois d’Allah est un kâfir selon le consensus des musulmans. La même chose s’applique à celui qui gouverne avec les lois humaines à la place des lois d’Allah et pense que cela est permit –même s’il dit que juger avec la Shari’ah est meilleur- c’est un kâfir car il considère comme permit ce qu’Allah a interdit. » [Majmû’ al Fatâwa d’Ibn Bâz, 4/416.]

 

D’autres cas similaire sont aussi assimilés à ce qui a été précédemment dit. Ils sont tous inclut dans cette rubrique, on y trouve :

 

  1. Ceux qui croient que le système Islamique n’est adapté à notre époque.

 

  1. Ou ils croient que l’Islam est la raison de la faiblesse et de l’état arriéré des musulmans.

 

  1. Ou que l’Islam est limité à la relation cultuelle entre le croyant et son Seigneur, sans qu’il participe aux autres domaines de la vie.

 

  1. Ou qu’ils pensent qu’appliquer le jugement d’Allah en coupant la main du voleur ou lapidé l’adultérin n’est pas approprié à notre époque.

 

Ces cas et exemples ont étaient mentionné par Ibn Bâz quand il parlait des annulatif de l’Islam, Il a dit :

 

« Sont inclut dans la quatrième catégorie (Tiré de Nawâqid al Islam du sheikh Muhammad Ibn ‘Abdul Wahhâb, qui est « Celui qui a la conviction qu’une guidée, autre que celle du Prophète (salla Allahou ‘alayhi wa salam) est plus parfaite que la sienne, ou qu’un jugement autre que le sien est meilleur, comme ceux qui préfèrent le jugement des tawâghît à son jugement, est un mécréant. ».) ceux qui croient que les systèmes juridiques forgés par les hommes sont meilleur que la Shari’ah Islamique, ou qu’ils sont égaux, ou qu’il est permit de s’y référer dans le jugement –même s’il croit que la Shari’ah est meilleur- ou que le système Islamique n’est pas adapté au vingtième siècle, ou qu’il est la cause de la faiblesse et de l’arriération des musulmans, ou qu’il est limité à la relation entre le croyant et Son Seigneur, sans que cela ne participe à toutes autres aspect de la vie. Y est aussi inclut ceux qui pense qu’implanter le jugement d’Allah en coupant la main du voleur ou lapider l’adultérin n’est pas approprié à notre époque. Et est aussi inclut toute personne qui croit qu’il est permit de juger par un autre système que la Shari’ah d’Allah en ce qui concerne les transactions, les peines légales, ect –même si il ne croit pas que cela soit meilleur que la Shari’ah d’Allah- car en ayant cette croyance, il a permit ce qu’Allah a interdit, selon le consensus des savants, et toute personne qui considère permit ce qu’Allah a interdit –parmi les choses bien connu et bien établi comme interdite en Islam, et dont personne est excusé de l’ignorer, tel que l’adultère, l’alcool, le riba et juger par autre que ce qu’Allah a révélé- est un kâfir selon e consensus des musulmans. » [Majmû’ al Fatâwa d’Ibn Bâz, 1/137.]

 

Ces sujets sont souvent traités par les savants quand ils réfutent les bâtinis qui, d’une façon ésotérique, ont mal interprété les lois. Nul ne doute de leur mécréance. Les savants on aussi évoqué ces sujets pour réfuter les soufis extrémistes qui ont affirmé avoir connaissance de l’invisible et qui ont aussi affirmé, en se basant sur l’histoire de Mûsa et Al Khidr, qu’il est permit d’outrepasser la loi du Prophète Muhammad sala Allahu ‘alayhi was Salam dans le cas de ceux qu’ils appellent awliyâ’ (« les saints »).

 

Sheikh al Islam Ibn Taymiyah a dit :

 

«S’ils pensent qu’une autre guidance que celle du Prophète sala Allahu ‘alayhi was Salam est plus parfaite que la sienne, ou que les awliyâ’ sont autorisé à outrepasser la Shari’ah de Muhammad –comme Al Khidr ‘alayhi as Salam est allé au-delà des lois de Mûsa (Moïse) ‘alayhi as Salam- il est alors un kâfir qui doit être tué après l’avoir exhorté à se repentir, car l’appel de Mûsa n’était pas universel et Al Khidr n’était pas obligé de suivre Mûsa. En effet, Al Khidr a dit à Mûsa, je sais quelque chose dont Allah m’a informé que tu ignore, et tu sais des choses qu’Allah t’a révélées et que j’ignore.

 

Mais Muhammad Ibn ‘Abdullah ibn ‘Abdul Muttalib ‘alayhi as Salat was Salam est le Messager d’Allah envoyé à tous, jinns et humains, Arabes et non Arabes, proches et éloignés, rois et sujets, ascètes et non ascètes. Allah dit :

 

Et Nous ne t’avons envoyé qu’en tant qu’annonciateur et avertisseur pour toute l’humanité…(Qur’an 34 : 28)

 

Quiconque croit qu’une personne parmi les hommes, les savants, les serviteurs ou les rois, est autorisé à ne pas le suivre (c-a-d Le Prophète), lui obéir ou prendre ce qui lui a était donné, le Livre et la Sagesse (la Sunnah) est un kâfir. » [Majmû’ al Fatâwa d’Ibn Taymiyah, 27/58 et 59.]

 

Ce sujet est clair et il n’y a pas de divergence entre les savants en ce qui le concerne.

 

La législation forgée par l’homme qui va à l’encontre des lois d’Allah


C’est une des façons de juger par autre que ce qu’Allah a révélé qui relève du kufr akbar. Avant de rentrer dans les détails de ce qu’ont dit les savants à ce sujet, nous devons d’abors noter les points suivants :

  1. D’après ce que nous avons déjà exposé (notamment dans le chapitre 2) il est clair que le jugement et la législation, les ordres et les interdictions, décider de ce qui est halâl ou hâram ou permit –que se soit sur un individu, une famille, une communauté ou état, dans tout les aspects de la vie- tout cela est un droit réservé à Allah seul sans associé.


Nous avons précédemment présenté les preuves de cela, sans cité toutes les preuves en détail. Ce qui a était cité avant est suffisant pour celui qu’Allah a guidé sur la voie droite.


  1. Quand les hommes –à la place d’Allah- légifèrent des lois qui s’appliquent à tous et mettent en place des systèmes qui vont à l’encontre des lois d’Allah, cela indique deux choses :

 

  1. Rejeter la Shari’ah d’Allah, car si ils ne l’avaient pas rejeté, pourquoi la remplacerait elle par autre chose ?

  2. Transgresser sur un droit qui est exclusif à Allah, le droit de juger et de légiférer, qui sont exclusif à Lui seul.

 

De là, nous constatons que certains savants ont décrit cela comme faire de ce qui est interdit une chose permise, car celui qui fait cela pense qu’il est permit de juger par autre que ce qu’Allah a révélé. Nous citerons certains de leur commentaire à ce sujet in cha Allah.

 

  1. Quiconque médite sur l’histoire pour laquelle le verset Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les kâfirûn fut révélé constatera qu’il n’est vise pas seulement le fait de tomber dans le péché (ou dans l’injustice, comme ils avait l’habitude de faire concernant les adultérins, quand ils appliqué la peine aux pauvre et non aux notables) ; plutôt, c’est un enjeu majeur, ou les juifs se sont accordé à échanger le jugement d’Allah concernant les adultérins. Il doit être noté ici qu’ils n’ont pas fait de cela (c-a-d échanger la loi d’Allah) une chose permise mias se sont plutôt détourner du jugement d’Allah, le marié adultérin devait être lapidé, et ils ont échangé cela (le châtiment) par la flagellation et le noircissement du visage. Ils ont fait leur propre système qu’ils ont appliqué à tout le monde. En même temps, ils sentaient qu’ils faisaient une mauvaise chose, et s’en sont senti coupable. De là, quand Muhammad Ibn ‘Abdullah sala Allahu ‘alayhi was Salam est venu à eux, et ils savaient aux fond d’eux que c’était le Messager d’Allah, ils voulaient, d’une manière sournoise, d’attribuer altération du jugement d’Allah au Messager d’Allah. En essayant de faire croire que le jugement d’Allah était la flagellation au lieu de la lapidation.

 

Ceci (l’altération du jugement sur l’adultérin) était un incident mais il a intégré leur système, et Allah les a donc décrit comme des gens qui se hâte vers la mécréance (Qur’an 5 : 41), et les a jugé kâfir. Tout cas similaire au leur –que se soit des gens s’affiliant à l’Islam ou non- est sujet au même hukm (jugement) que celui de ces juifs.

 

Il doit être noté ici que la cause de ce jugement était que les juifs se sont accordés sur cela, et ce n’était pas une situation précise. De là, dans certains récits, il est dit que les juifs ont dit « nous nous sommes accordé » ou « nous nous sommes mit d’accord entre nous pour le garder secret »…

 

  1. L’avis qui dit que cela n’est pas du kufr à moins qu’il considère cela comme étant permit, même s’il établi un système législatif qui affecte tout le monde, ceci est un avis faible, car l’acte (du cœur) seul de considérer cela comme permit est du kufr majeur, sans prendre en compte qu’il légifère des lois ou non. Les juifs, par leurs seuls actes –comme il est stipulé par la cause de révélation du verset- sont devenu des kâfir, et leur kufr n’était pas conditionné sur le fait qu’ils disent que ce qu’is faisaient était permit.

 

  1. L’avis qui dit que cela n’est pas du kufr tant que la personne ne croit pas que se soit permit est la base de l’avis des murji’ah, qui pense que la Foi se trouve uniquement dans le cœur, et que les actes n’ont aucune incidence sur la foi. Sheikh al Islam Ibn Taymiyah les à critiqué pour adhérer à cet avis et a expliqué dans plusieurs de ses écrits ce qui était erroné dans cette avis. (Voir Al Îman al Awsat –Majmû’ al Fatâwa, 7/528, 541, 556, 609 et 616.)

 

  1. Il est essentiel de différencier entre la législation générale qui vise tout le monde sans distinction, tel que les lois qui sont appliqué à tous, et un cas individuel ou un incident isolé. Ce sujet sera traité en détail in cha Allah.

 

Après avoir noté ces points, nous allons maintenant détailler le sujet.

 

Nous devons prendre en compte que ceci inclut toute personne qui affirme qu’il a le droit de décider ce qui est permit et interdit à la place d’Allah. Cela s’applique aussi à ceux qui établissent des lois forgées et font d’elles un système qui donne des jugements, que se système vienne d’une personne, ou qu’il l’importe de l’orient, de l’occident ou de n’importe quel endroit, ou des systèmes de la jâhiliyah. Tout cela est inclut dans le même statut (c-a-d le kufr majeur).

 

Nous allons citer les commentaires des savants à ce sujet, et nous donnerons une brève conclusion générale.

 

Ibn Hazm

 

Il dit :

 

Le report d’un mois sacré à un autre est un surcroît de mécréance. Par là, les mécréants sont égarés: une année, ils le font profane, et une année, ils le font sacré, afin d’ajuster le nombre de mois qu’Allah a fait sacrés…(Qur’an 9 : 37)

 

 Abou Mohammed a dit :

 

« et d’après la langue par laquelle le Coran a été révélé, le surcroît (Az-Ziyâda) à une chose ne peut qu’en faire partie, et ne vient pas d’autre chose, il est donc vrai que le report (d’un mois sacré) est une mécréance et c’est un acte parmi les actes, et c’est rendre licite ce qu’Allah le Très Haut a interdit. Donc quiconque rend licite ce qu’Allah a interdit, tout en sachant qu’Allah l’a rendu illicite, il est alors mécréant par cet acte en lui-même » [Al-Fasl li Ibn Hazm, 3/245, version édité.]

 

Ceci est une parole clair de la part d’Ibn Hazm que permettre ce qu’Allah a interdit et interdire ce qu’Allah a permit est du kufr, est que le simple acte est du kufr en soit, si cela est fait en connaissance du jugement shar’i en question, puis va à son encontre en permettant ce qu’Allah a interdit et interdisant ce qu’Allah a permit.

 

Ash Shâtibi

 

Il a parlé de ce sujet, notamment quand il parle de ceux qui suivent une bid’ah (innovation). Il cite le verset :

 

Ô les croyants: ne déclarez pas illicites les bonnes choses qu’Allah vous a rendues licites. Et ne transgressez pas. Allah, (en vérité,) n’aime pas les transgresseurs. (Qur’an 5 : 87)

 

Puis il mentionne les raisons de sa révélation, et comment certains sahâbah ont décidé de ne pas se marrier ou de ne pas manger de viande…il dit :

 

« …il y a plusieurs éléments qui sont liés à ce problème, le premier est que la prohibition des choses permise et tout ce qui est similaire à cela peuvent avoir plusieurs types. Le premier est quand les gens affirment croire qu’une chose est interdite –c’est ce que font les kuffâr- tel que al bahîrah, as sâ’ibah, al wasîlah et al hâmi, et toute autre cas dans lequel Allah a mentionné que les kuffâr ont commit des interdits sur base de leur seul opinion. Un autre exemple est quand Allah adit :

 

Et ne dites pas, conformément aux mensonges proférés par vos langues: «Ceci est licite, et cela est illicite», pour forger le mensonge contre Allah…(Qur’an 16 : 116)

 

Et il y a des cas similaires ou les musulmans interdisent des choses permises en se basant sur leur propre opinion… » [Al I’tisâm, 1/328.]

 

Ici Ash Shâtibi pointe du doigt la différence entre une personne qui abandonne quelque chose par ascétisme, et permettre ou interdire d’une façon qui va à l’encontre des lois d’Allah –qui est du kufr. Il compare les actes des gens de la jâhiliyah, qui ont interdit les bahîrah, les sâ’ibah, ect… à ce que certains musulmans font quand ils rendent des choses halâl ou harâm en se basant sur leur seule opinion. Ceci est l’essence même de ce que font les législateurs de loi humaine.

 

Ash Shâtibi l’explique dans un autre passage, quand il dit :

 

« Si tu médite sur le fondement de la bid’ah (l’innovation), tu constatera qu’elles varient en degré. Dans certains cas c’est du kufr flagrant, tel que la bid’ah de la jâhiliyah que le Qur’an cite dans les versets comme suit :

 

Et ils assignent à Allah une part de ce qu’Il a Lui-même créé, en fait de récoltes et de bestiaux, et ils disent: «Ceci est à Allah - selon leur prétention! - et ceci à nos divinités.»…(Qur’an 6 : 136)

 

Et ils dirent: «Ce qui est dans le ventre de ces bêtes est réservé aux mâles d’entre nous, et interdit à nos femmes.» Et si c’est un mort-né, ils y participent tous… (Qur’an 6 : 139)

 

Allah n’a pas institué la Bahirala Sāïbala Wasīlani le Hām. Mais ceux qui ont mécru ont inventé ce mensonge contre Allah…Qur’an 5 : 103)

 

La même chose est vrai pour les innovations des hypocrites quand ils ont prit l’Islam comme un moyen de protéger leur personne et leur bien, et d’autres cas similaires ou il n’y a nul doute que c’est du kufr flagrant. » [Al I’tisâm, 2/37.]

 

Qu’est ce qui est inclut dans le passage « d’autres cas similaires » ? Il n’y a aucun doute que les lois humaines qui contredisent les lois d’Allah devrait y être inclut en premier, est la raison est que ces lois, comme les lois de la jâhiliyah, implique les hommes à légiférer à la place d’Allah.

 

Troisièmement, Ash Ashâtibi dit :


 

« Il a aussi était rapporté que les kuffâr étaient coupable d’autres innovations mineurs, mais elles étaient néanmoins sérieuses, tel que quand ils ont alloué une part de leur labour et de leur bétail à Allah, et une autre part à leurs (sois disants) associés (à Allah), puis ils ont décidé que ce qui était pour leurs soit disant associés n’atteindrait pas Allah, mais ce qui était pour Allah pouvait atteindre les soit disant associés (cf. Qur’an 6 : 136) ; et leur tabou concernant les bahîrah, les sâ’ibah, les wasîbah et les hâmi ; et tuer leur propre enfants par folie, sans science (cf. Qur’an 6 : 140) : et leur échec à être juste en ce qui concerne les représailles (qasâs) et l’héritage ; leur injustice en matière de mariage et de divorce ; leur consommation des biens des orphelins au moyen de fourberie et de d’escroquerie ; et d’autre choses similaires qui sont mentionnés dans la Shari’ah et cités par les savants –jusqu’à établir des lois et des législations qui sont devenu une coutume (ou usage) pour eux et il est devenu facile pour eux d’échanger la religion du Prophète Ibrâhîm ‘alayhi as Salam, qui a résulté de leur adoption et acceptation d’un principe additionnel qui les a habilité à établir des lois sans restriction, basé sur leurs caprices et leurs désires… » [Al I’tisâm, 2/210-302.]

 

Médite bien sur sa paroles «établir des lois et des législations qui sont devenu une coutume (ou usage) pour eux… »

 

Sheikh Al Islam Ibn Taymiyah

 

Nous avons déjà cité beaucoup de parole du sheikh sur ce sujet. Ici nous citerons encore plus de parole de lui en ce qui concerne ce sujet. Comme il est bien connu, il se distingue du fait qu’il était un contemporain avec une réelle expérience durant sa vie de gens légiférant des lois qui sont apparu dans le monde musulman, une expérience dont nous regarderons dans une autre partie du livre in cha Allah.

 

Ibn Taymiyah a décrit le cas de celui qui ose échanger la Shari’ah et fait du faux une vérité et vice versa. Il dit – et pense au contexte dans lequel il parlait- :

 

« Si le juge est un homme engagé religieusement, mais émet un jugement sans science, il est parmi les gens de l’enfer. S’il est bien informé mais émet un jugement qui va à l’encontre de ce qu’il sait être correct, il est alors parmi les gens de l’enfer. S’il émet un jugement injuste sans science, il est plus approprié qu’il devrait être parmi les gens de l’enfer. Il en est ainsi s’il juge dans un cas individuel. Mais s’il émet un jugement général concernant la religion des musulmans, faisant de la vérité le faux et du faux la vérité, faisant de la Sunnah une bid’ah et de la bid’ah une Sunnah, faisant de ce qui est bien un mal et du mal un bien, interdisant ce qu’Allah et Son Messager ont enjoint et enjoindre à ce qu’Allah et Son Messager ont interdit, alors cela est un autre affaire et il sera jugé par le Seigneur des mondes, le Dieu des Messagers, le Seul Maitre du jour de la rétribution, A Lui la louange ici-bas comme dans l’au-delà. A Lui appartient le jugement. Et vers Lui vous serez ramenés.(Qur’an 28 : 70) C’est Lui qui a envoyé Son messager avec la guidée et la religion de vérité [l’Islam] pour la faire triompher sur toute autre religion. Allah suffit comme témoin.(Qur’an 48 : 28). » [Majmû’ al Fatâwa, 35/388, voir aussi 3/267 et 268.]

 

Regarde comme il a décrit le jugement général qui contredit la Shari’ah comme étant tune chose très sérieuse, et comment il l’a différencié du jugement d’un cas isolé. Nous avons déjà cité ce qu’Ibn Taymiyah a dit dans Minhâj as Sunnah et comment il a distingué entre les choses qui sont commune à toute la ummah, et les choses qui sont spécifique à l’individu.

 

Dans plusieurs de ses paroles, Ibn Taymiyah explique que si quelqu’un outre passe une des lois bien établi en Islam, il doit être combattu, selon le consensus des musulmans. Nous citerons ses commentaires à ce sujet plus tard in cha Allah.

 

Ibn al Qayyim

 

Il dit :

 

« Il est rapporté dans le Coran et il existe un authentique Consensus que la Religion d’Islam a abrogé toutes les religions précédentes, et que celui qui suit la Torah ou l’Évangile et ne suit pas le Coran est un mécréant. Allah a abrogé toutes les lois qui se trouvaient dans la Torah, l’Évangile, ou d’autres religions, et a rendu obligatoires les Lois de l’Islam aux djinns et aux hommes. De ce fait, il n’y a pas d’interdit sauf celui que l’Islam a interdit, ni d’obligation sauf celle que l’Islam a prescrite. » [Ahkâm Ahl adh Dhimmah, 1/259.]

 

Ibn Kathîr

 

Il est l’un des savants les plus récents qui a vécu à l’époque des Tatars. En commentant ce verset :

 

Est-ce donc le jugement du temps de l’Ignorance qu’ils cherchent? Qu’y a-t-il de meilleur qu’Allah, en matière de jugement pour des gens qui ont une foi ferme?(Qur’an 5 : 50)

 

Il a dit :

 

« Allah le Très Haut dénigre ceux qui sortent de la loi d'Allah comportant tout le bien et interdisant tout le mal, et se dirigent vers une autre loi composée d'opinions, de passions et de termes forgés par les hommes sans se baser sur la loi d'Allah (Shari'ah). Et cela est identique aux gens de la Djâhiliyah qui gouvernaient selon des lois ignorantes et égarées


Et
 c'est identique à ce par quoi les Tatars gouvernent, issu de Gengis Khan, qui leur a forgé le Yâsiq, qui correspond à un livre de lois composé de différentes législations juives, chrétiennes et musulmanes, et où se trouvent beaucoup delois qu'il a tout simplement tirées de sa pensée et de ses passions. Ce livre est devenu une législation suivie par ses descendants, qu'ils mettent en avant par rapport au jugement par le Coran et la Sounnah.

Or quiconque fait cela est devenu
 mécréant, et il est obligatoire de le combattre jusqu'à ce qu'il revienne à la loi d'Allah et de Son Envoyé, et qu'il ne gouverne que par cela, dans tous les domaines. » [Tafsîr Ibn Kathîr, 3/122 et 123, Ash Sha’b édition.]



Le simple de se référer au Yâsiq pour tout jugement est du kufr ; il n’est pas conditionné par le fait de prononcer les paroles qui indique qu’il considère cela comme permit. De là, Ibn Kathîr dit dans Al Bidâyah wan Nihâyah :



« Quiconque délaisse la Shari’ah claire, qui a été révélé à Muhammad Ibn Abdullah, le Sceau des Prophètes, et prend le Hukm d’autre chose que cela parmi les lois du Kufr qui sont abrogées, il a mécrut. Donc que dire de celui qui prend le Hukm du Yâsiq et le met avant elle [la Shari’ah de l’Islam]?! Quiconque agit ainsi, il a mécrut selon le consensus des Musulmans. » [Al Bidâyah wan Nihâyah, 13/119.]



Regarde comment Ibn Kathîr a jugé celui qui se réfère aux lois abrogés pour le jugement ; en ce qui concerne ceux qui se réfère au Yâsiq pour le jugement et les lois humaines contemporaine, qui sont encore pire.



Quiconque pense que la fatwa d’Ibn Kathîr et le consensus (ijmâ’) qu’il applique sur les Tatar, ou que leur kufr était due à une autre raison que le fait de se référer au Yâsiq pour le jugement est entrain d’essayer d’interpréter ses paroles d’une façon différente de ce qu’elles visent. En fait, il visé une porté général quand il dit : «cela est identique aux gens de la Djâhiliyah qui gouvernaient selon des lois ignorantes et égarées » et «Et c'est identique à ce par quoi les Tatars gouvernent, issu de Gengis Khan ». Puis il dit : «Or quiconque fait cela est devenu mécréant » il a donc donné des exemples, puis a indiqué que ces jugements étaient généraux dans leur application. Leur avis (à ceux qui interprète la parole d’Ibn Kathîr) n’a aucun fondement. Ô Allah, nous cherchons refuge auprès de toi pour ne pas être submergé par nos passions et nos désires.



Sheikh ‘Abdul Latîf ibn ‘Abdur Rahmân    

 

Il a était questionné à propos des coutumes des pères et grand pères par lesquels les bédouins traditionnel et d’autres ont gouverné : sont ils mécréant à cause de cela, après avoir était informé de leur erreur ? Il répondit :

 

« Quiconque se réfère à tout autre chose que le Livre d’Allah et la Sunnah de Son Messager sala Allahu ‘alayhi was Salam pour le jugement, après avoir était averti, est un kâfir. Allah dit : Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les kâfirûn (Qur’an 5 : 44) et Il dit :Désirent-ils une autre religion que celle d’Allah…(Qur’an 3 : 83). » [Ad Durar as Saniyah, 8/241. Voir aussi 8/271 à 275, 1èreédition, 1356 AH, ou il mentionne l’affirmation de ceux qui se réfère au taghût pour le jugement, que si ils ne se réfèrent pas à eux pour le jugement les tribus ne l’accepteraient pas et cela amènerait des combats entre eux. Il réfute cet argument illusoire.]

 

  1. Sheikh Hamad ibn ‘Atîq<

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Il a mentionné les choses qui font apostasier un musulman. Y est inclut le fait de donner des associés à Allah (shirk) ; obéir et être en accord extérieurement avec la religion des mushrikîn ; se lier d’amitié avec les mushrikîn ; s’assoir avec les mushrikîn dans leur assemblé de shirk sans les dénoncer ; se moquer d’Allah ou de Son Livre ou de Son Messager ; exprimer son aversion ou sa colère quand une personne est appelé à la religion d’Allah, ou quand Ses versets sont récité, ou quand on enjoint au bien ou que le mal est réprouvé ; ne pas aimer ce qu’Allah a révélé à Son Messager, que se soit le Livre ou la Sagesse (Sunnah) ; ne pas être d’accord avec ce qu’indique les versets du Qur’an et les ahâdîth ; ce disputer à ce propos ; rejeter quoique se soit du Qur’an, même si c’est un seul verset ou une partie d’un verset ; se détourner de ‘apprentissage de la religion d’Allah et être négligent la concernant ; pratiquer la magie ou la sorcellerie (sihr) ; renier la résurrection. [Voir la liste détaillé, avec les preuves, dans Sabîl an Najât wal Fakâk, p. 74 à 83, édité par Al Walîd ibn ‘Abdur Rahmân al Firyân.]

 

Puis il dit :

 

« Le quatorzième point est : se référer pour le jugement à tout autre chose que le Livre d’Allah et la Sunnah de Son Messager sala Allahu ‘alayhi was Salam. Ibn Kathîr a dit : comme les gens de la jâhiliyah avaient l’habitude de faire quand ils jugeaient avec les notions égarés et ignorantes qu’ils ont fabriqué de leurs propres opinions et désires, et comme les Tatars ont fait quand ils ont gouverné avec les décrets royaux de leur roi Genghis Khan qui leur a compilé un livre comprenant des lois dérivés de plusieurs sources intitulé le Yâsiq. Il contenait des lois juives, chrétiennes et Islamiques, ainsi que des coutumes tribals ect…Il (le Yâsiq) est devenu la loi à suivre pour ses enfants, qui ont préféré cela au jugement du Livre d’Allah et de la Sunnah de Son Messager ‘alayhi as Salat was Salam. Quiconque fait cela est un kâfir et doit être combattu jusqu’à qu’il revienne au jugement d’Allah et Son Messager, et ne juge pas avec tout autre chose que se soit dans les issues majeur ou mineur. Allah dit : Est-ce donc le jugement du temps de l’Ignorance qu’ils cherchent? Qu’y a-t-il de meilleur qu’Allah, en matière de jugement pour des gens qui ont une foi ferme?(Qur’an 5 : 50).

 

Et je dis que ceci est comme les gens du commun parmi les bédouins et leurs semblable font, quand il se réfère pour le jugement aux coutumes de leur ancêtres et les maudites lois fabriqué par leurs chefs, qu’ils appellent shar’ ar rifâqah (les lois de la bienveillance) et leur ont donné préséance sur le Livre d’Allah et la Sunnah de Son Messager. Quiconque fait cela est un kâfir qui doit être combattu jusqu’à qu’il retourne au jugement d’Allah et de Son Messager. Sheikh al Islam Ibn Taymiyah a dit : « Sans le moindre doute, quiconque ne croit pas qu’il est obligatoire de juger ou gouverner selon ce qu’Allah a révélé à Son Messager est un kâfir. Quiconque croit qu’il est permit de juger entre les gens selon ce qu’il pense être juste, sans suivre ce qu’Allah a révélé, est un kâfir. Car il n’y a pas de nation qui n’enjoint pas à juger en toute justice, mais selon eux, la justice peut être ce que leur chef pense être juste. En effet beaucoup de ceux qui se disent musulman juge ou gouverne selon leur coutumes qui n’ont pas était révélé par Allah, tel que les coutumes des bédouins et les ordres de leur chefs, et ils pensent que c’est ce avec quoi ils doivent juger ou gouverner, et non le Qur’an et la Sunnah. Ceci est l’essence même du kufr. Beaucoup de gens sont devenu musulman mais juge et gouverne toujours selon leurs coutumes dicté par leurs chefs. S’ils savaient qu’il n’est pas permit pour eux de juger ou gouverner par tout autre chose que ce qu’Allah a révélé, mais ils n’adhèrent pas à cela, et ils s’autorisent à juger ou gouverner avec ce qui va à l’encontre de ce qu’Allah a révélé, ils sont alors kâfir. » Ces paroles sont tirés de Minhâj as Sunnah an Nabawiyah, et sont un commentaire du verset Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les kâfirûn(Qur’an 5 : 44). Puisse Allah lui faire miséricorde et le pardonner. » [Sabîl an Najât wal Fakâk, Hamad ibn ‘Atîq, p. 83 et 84, édité par Al Walîd ibn ‘Abdur Rahmân al Firyân, publié en 1409 AH.]

 

Nous avons cité en longueur les paroles de sheikh Hamad ibn ‘Atîq, avec ses citations d’Ibn Kathîr et Ibn Taymiyah –même si nous avons déjà cité leurs paroles avant- afin que le lecteur puisse clairement comprendre ce qu’on dit les grands savants. Ils parlaient en terme général concernant quiconque fait la même chose qu’eux ; ce n’est pas certains le pensent, qu’Ibn Kathîr visait exclusivement les Tatars et que cela n’allé pas au-delà de ces derniers sans inclure personne d’autre. Nous l’avons bien démontré précédemment.

 

Sheikh Ash Shawkâni

 

Ash Shawkâni a consacré un essaie séparé à l’éloignement de la religion dans la terre du Yémen à son époque, que soit sur la partie sous autorité des Ottomans ou une autre partie. Il a divisé le Yémen en trois parties, et a décrit la situation de chacune d’elles en donnant des exemples de choses qui allé à l’encontre de l’Islam et constituait du kufr (et qui se trouvé dans chaque partie du Yémen). Parmi les choses qu’il a citées concernant la deuxième partie de ce pays était :

 

« Maintenant que tu a un tableau complet de ce qui se passe dans la première des trois parties, passons à la seconde partie, celle des gens de la zone n’est pas sous le contrôle des Ottomans, comme la terre de la qiblah (le nord) et l’est, ect.

 

Tu dois savoir, qu’Allah te bénisse, que tout ce que nous avons mentionné à propos de la première partie (du Yémen), ou les habitants ne prient pas ou ne font aucun des devoirs obligatoires, excepté quelques rares individus, est aussi le cas de la terre qui est en dehors du contrôle Ottoman ; en effet, sa situation est même pire la bas… mais en plus de cela, il y a de sérieux problème et des déviations effroyables parmi eux, des choses que l’on ne trouve pas dans la première partie. Par exemple, ils se réfèrent pour le jugement à ceux parmi eux qui connaissent les lois du tâghût concernant toutes les affaires qu’ils rencontrent, sans que personne ne les réprouve et sans aucun sentiment de honte envers Allah ou Ses serviteurs. Ils n’ont peur de personne. Ils peuvent juger d’une telle manière entre les gens qui viennent à eux. Ceci est bien connu de tout le monde, mais personne n’est capable de le réprouver ou l’écarter. Ceci est plus évident encore qu’un phare en haut d’une colline. Et cela est du kufr sans le moindre doute, mécréance en Allah et Sa Shari’ah qu’Il a prescrit à travers Son Messager et a choisi pour Ses serviteurs dans Son Livre et sur les lèvres de Son Messager. En effet, ils ont mécru en toutes les lois, de Adam ‘alayhi as Salam à maintenant. Il est obligatoire d’accomplir le Jihad contre ces gens et de les combattre jusqu’à qu’ils acceptent le jugement de l’Islam et s’y soumettent, et juge entre eux selon la Shari’ah pure, et abandonnent tout les tâghûts diaboliques qu’ils suivent actuellement. En plus de cela ils persistent dans d’autre domaine en dehors du fait de juger conformément au tâghût et s’y référer pour les jugements. Chacune de ces choses est suffisante pour leur donner le statut de kâfir et les expulser de la sphère de l’Islam. Ceci inclut leur abolition du droit de la femme à l’héritage, et persiste sur cela en se soutenant les uns des autres. Il est établi dans les principes de base de l’Islam que quiconque renie une chose qui est définitive et bien connu en Islam, et le rejette et fait ce qui va à son encontre, se rebelle contre cela, s’entête à le rejeter, et considère son acte comme permit ou prend cela à la légère, est un kâfir qui mécroit en Allah et à la Shari’ah pure qu’Allah a choisi pour Ses serviteurs. » [Risâlah ad Dawâ’ al Âjil fi Daf’ al Adw wa’s Sâ’il, inclut dans Ar Rasâ’il as Salafiyah de Ash Shawkâni, p. 33 et 34.]

 

Ce que dit Ash Shawkâni dit indique un certains nombre de choses :

 

  1. Que se référer au tâghût pour le jugement constitue du kufr majeur.

 

  1. Que se référer au tâghût pour le jugement est juste l’un des nombreux actes de kufr, dont chacun d’entre eux est suffisant pour donner à celui qui le commet le statut de kâfir.

 

  1. Il donne des exemples de kufr, tel que leur acceptation du rejet des droits à l’héritage de la femme et leur persistance et coopération dans cela, et il (Ash Shawkâni) affirme que c’est du kufr majeur.

 

Sheikh Muhammad ibn Ibrâhîm


Ce qu’il a dit sur e sujet est clair, cela (les lois forgés) sont du kufr majeur qui expulse sont auteur de l’Islam, est qui est de plusieurs types. Nous avons précédemment cité les quatre premiers ; il en a mentionné deux de plus, qui sont :


« Ce cas est le plus grave, il englobe les cas précédents, il manifeste une opposition claire à la Sharî‘a, un dédain de ses lois et une rupture avec Allah et Son Envoyé. Ce cas consiste à supplanter les tribunaux religieux en établissant des tribunaux auxquels on a fournit tout le matériel nécessaire et dans lesquels on a supervisé des lois, on a développé leurs principes fondamentaux et leurs cas subsidiaires, on les a pourvus du pouvoir législatif, du pouvoir juridique, du pouvoir exécutif, d'ouvrages de référence et toute sorte de documentation.

Tout comme les tribunaux religieux qui disposent d'ouvrages dont les sources sont le Livre d'Allah et la Sunna de Son Envoyé, ces tribunaux ont pour référence un système formé de toute pièce de lois françaises, de lois américaines, de lois britanniques, de prescriptions de certaines écoles d'hérétiques attribuées à l'Islam etc…

Dans beaucoup de pays musulmans, ces tribunaux sont déjà à l'œuvre, leurs portes sont grandes ouvertes, des foules de gens y rentrent, les juges jugent entre eux par des lois contraires à celles de la Sunna et du Livre, on leur impose ces lois, on les engage à déclarer leur fidélité à elles et on les oblige à s'y soumettre. Que peut-il y avoir comme mécréance plus flagrante que celle-ci et que peut-il y avoir comme contradiction au témoignage de la prophétie de Muhammad plus manifeste que celle-ci? Les preuves détaillées de ce que nous avons présenté dans ce paragraphe (n°5) sont très connues et très nombreuses… » [Tahkîm al Qawânîn, p.6 et 7.]

 

Puis il mentionne le dernier type et dit :

« Enfin, il y a le jugement de nombreux chefs de tribus et de clans bédouins et d'autres comme eux. Ils se réfèrent aux contes de leurs ancêtres et à leurs habitudes qu'ils appellent "salloum": c'est un ensemble de lois qu'ils ont hérité et par lesquelles ils jugent et se font juger lors de leurs conflits. Agissant ainsi, ils ne font que perpétuer les lois du paganisme anté-Islamique et se passer du jugement d'Allah et de Son Envoyé. Il n'est de mouvement et de force qu'en Lui ! » [Tahkîm al Qawânîn, p.6 et 7.]

Il est intéressant de souligner que le sheikh connaissait la situation de ceux qui préconisaient les lois forgés et il s’est référaient à leur sources (celle de ces lois), qui diffèrent des sources de la Shari’ah Islamique. Ceci est un élément de base dans le cas de la législation qui va à l’encontre des lois d’Allah, il y a donc deux points importants :

 

  1. La base à partir de laquelle on légifère cette loi et sa légitimité.


  2. L’application générale, ce qui veut dire que la loi s’applique et est obligatoire pour tous.


Il est clair que les lois humaines – et tout ce qui est du même acabit parmi les coutumes héritées tel que le sallûm des tribus bédouins, qu’ils acceptent à l’exclusion de toutes autres lois et qui va à l’encontre des lois d’Allah – proviennent d’un rejet complet de la Shari’ah de l’Islam et de Celui Qui l’a révélé. Mais ce n’est pas le moment d’en parler en détail.


Sheikh Ash Shanqîti


Il a beaucoup parlé de ce sujet, et nous avons cité certains de ses commentaires avant, auxquelles nous ajouterons ce qui suit. Il dit, en commentaire du verset :


et Il n’associe personne à Son jugement.  (Qur’an 18 : 26)


« On peut comprendre de ces versets, comme la parole d’Allah Et Il n’associe personne à Son jugement.que ceux qui suivent les lois des législateurs qui codifient des lois autres que la loi d’Allah sont des idolâtres, qui donnent des associés à Allah. Cette compréhension fut mentionné explicitement dans d’autres versets, comme dans Sa parole au sujet de ceux qui suivent la loi de Satan sur la permission de la viande de cadavre en prétendant que c’est ce qu’Allah a tué :sourate 6 verset 121 : Et ne mangez pas de ce sur quoi le nom d’Allah n’a pas été prononcé, car ce serait (assurément) une perversité. Les diables inspirent à leurs alliés de disputer avec vous. Si vous leur obéissez, vous deviendrez certes des idolâtres. Il déclara qu’ils furent idolâtre en leur obéissant, et ceci est l’idolâtrie dans l’obéissance et le suivit de la loi opposée à la loi d’Allah ta‘âlâ. Le sens de l’adoration de Satan dans la parole d’Allah 60. Nevous ai-Je pas engagés, enfants d’Adam, à ne pas adorer le Diable? Car il est vraiment pour vous un ennemi déclaré, 61. et [ne vous ai-Je pas engagés] à M’adorer? Voilà un chemin bien droit. sourate 36, et au sujet d’Ibrâhîm 44. Ô mon père, n’adore pas le Diable, car le Diable désobéit au Tout Miséricordieux.sourate 19 verset 44 et « Et ce n’est qu’un diable rebelle qu’ils invoquent.sourate 4 verset 117, c'est-à-dire : ils n’adorent que Satan, en le suivant dans sa loi.C’est pour cela qu’Allah nomma « associés » ceux qui sont obéis dans ce qu’ils embellissent comme péchés dans le verset Et c’est ainsi que leurs divinités ont enjolivé à beaucoup d’idolâtres le meurtre de leurs enfants, afin de les ruiner et de travestir à leurs yeux leur religion.sourate 6 verset 137, et le prophète salla llahou ‘alayhi wa sallam expliqua à ‘Ady Ibn Hâtim qu’Allah l’agrée, lorsqu’il l’interrogea sur le verset Ils ont pris leurs rabbins et leurs moines, ainsi que le Christ fils de Marie, comme Seigneurs en dehors d’Allah, alors qu’on ne leur a commandé que d’adorer un Dieu unique. Pas de divinité à part Lui! Gloire à Lui! Il est au-dessus de ce qu’ils [Lui] associent.sourate 9 verset 31, il lui expliqua qu’ils leur permettaient ce qu’Allah a interdit et leur interdisaient ce qu’Allah a permis, et qu’ils les suivaient dans cela, et que ceci était les prendre pour seigneurs.


Parmi les preuves les plus criantes à ce sujet : c’est qu’Allah Jalla wa ‘alâ, dans sourate Les Femmes, démontra qu’il est étonnant que celui qui veut prendre pour juge une autre loi que la loi d’Allah, prétende en même temps avoir la foi. Ceci n’est en faite que parce leur prétention de la foi tout en voulant prendre un autre juge que la loi d’Allah n’est qu’un mensonge caractérisé qui ne peut qu’étonner. C’est dans la parole d’Allah N’as-tu pas vu ceux qui prétendent croire à ce qu’on a fait descendre vers toi [prophète] et à ce qu’on a fait descendre avant toi? Ils veulent prendre pour juge le Ṭāğūt, alors que c’est en lui qu’on leur a commandé de ne pas croire. Mais le Diable veut les égarer très loin, dans l’égarement.sourate 4 verset 60.


Sur base de ces textes célestes que nous avons mentionnés précédemment, il apparaît de la plus claire des manières : Ceux qui suivent les lois inventées par les hommes légiférées par Satan sur la langue de Ses alliés, opposées à la loi d’Allah qu’Il légiféra par la langue de Ses messagers : nul ne doute de leur mécréance et idolâtrie si ce n’est celui à qui Allah a voilé la vue et a aveuglé de la lumière de Sa révélation comme eux. » Fin de citation [Adwâ al Bayân, 4/91 et 92.]


Le sheikh ne conditionne pas leur kufr par un aveu de la langue du fait qu’ils considèrent permit ce qui est interdit et vice versa, ou proférer des paroles de rejet et de déni. Nous avons déjà cité que le sheikh a dit :

« Toute personne qui suit les lois dune autre que le leader des fils d’Adam ‘alayhi as Salam, Muhammad ibn ‘Abdullah sala Allahu ‘alayhi was Salam, son suivi de ces lois, qui s’oppose à la Shari’ah, est du kufr flagrant… » [Adwâ al Bayân, 3/439.]



Le sheikh a aussi un long commentaire – de 12 pages – sur le verset de la sourate ash Shûrâ, le chapitre 42 du Qur’an :



Sur toutes vos divergences, le jugement appartient à Allah…(Qu’ran 42 : 10)



Il a exposé le principe de base sur lequel ce sujet repose, et le lien entre ce dernier et le Tawhîd, et il a expliqué – en examinant les versets du Qur’an – les attributs de Celui Qui est habilité à avoir la pouvoir de décision, en les comparant aux législateurs et aux partisans des lois humaines. C’est une comparaison importante qui mérite d’être publié dans un livre entier dédié à ce sujet. [Voir Adwâ’ al Bayân, 7/162 et 163.]

 

L’un de ses commentaires – qui mérité d’être cité ici – est :

« C’est un décret divin venant du Créateur dans lequel Il affirme clairement que celui qui suit la loi du shaytân qui va à l’encontre de la loi du Tout Miséricordieux est un mushrik qui donne des associés à Allah. » [Adwâ’ a Bayân, 7/170.]

Et il dit :

« L’une des indications les plus clair de cela est que quand les kuffâr permettent une chose dont ils savent qu’Allah l‘a interdit, ou interdisent une chose dont ils savent qu’Allah l’a permise, ils ajoutent des kufr à leur kufr originel. C’est ce que dit Allah : Le report d’un mois sacré à un autre est un surcroît de mécréance. Par là, les mécréants sont égarés: une année, ils le font profane, et une année, ils le font sacré, afin d’ajuster le nombre de mois qu’Allah a fait sacrés. Ainsi rendent-ils profane ce qu’Allah a fait sacré. Leurs méfaits leurs sont enjolivés. Et Allah ne guide pas les gens mécréants. (Qur’an 9 : 37) Quelque soit le cas, il n’y a aucun doute que toute personne qui obéit à tout autre qu’Allah dans des lois qui vont à l’encontre de ce qu’Allah a prescrit l’a associé à Allah (shirk).» [Adwâ’ al Bayân, 7/173.]

Si nous ajoutons à tout cela à ce qu’a dit le sheikh au début concernant ceux qui suivent les lois humaines et les a jugé kâfir, il sera clair qu’il a lié cet important sujet aux base de l’Islam et au Tawhîd, à tel point qu’il a dit que quiconque suit une loi autre que celle d’Allah à prit ce législateur comme seigneur et l’a associé à Allah. Il dit :

« Les versets qui le prouve sont nombreux. Nous en avons déjà cité plusieurs et reciterons seulement ce dont nous avons besoin ici… » [Adwâ’ al Bayân, 7/169.]

Et cela car le sheikh se ressentait une profonde amertume et un chagrin profond concernant l’état de la ummah, du fait qu’elle a tourné le dos à la parfaite Shari’ah d’Allah et l’a remplacé par les ordures des législateurs de l’est et de l’ouest, et le suivit des imbéciles et des hypocrites.

Sheikh Ahmad Shâkir et sheikh Mahmud Shâkir

Sheikh Ahmad shâkir a écrit plusieurs commentaires dans ‘Umdat at Tafsîr, la version abrégé du Tafsîr d’Ibn Kathîr [Voir Hawâshi ‘Umdat at Tafsîr, 3/125, 4/146 et 147, 155 à 158 et 165 à 168.]. Parmi celles la, sa note de bas de page sur le commentaire d’Ibn Kathîr sur le verset :

Est-ce donc le jugement du temps de l’Ignorance qu’ils cherchent?...(Qur’an 5 : 50)

Nous avons déjà cité le commentaire d’Ibn Kathîr sur ce verset. Sheikh Ahmad Shâkir a dit, commentant cela (il est à noter que son commentaire est long mais nous citons qu’une partie de cela) :

« Je dis, comment peut il être juste, selon les lois d’Allah, pour les musulmans de gouverner dans leur terre conformément aux lois hérétiques et païennes d’Europe ? Lois qui sont sujet aux passions, aux désires et fausses opinions, qu’ils changent au gré de leurs envies, et ceux qui les instaurent se fichent de savoir si elles sont en accord avec la Shari’ah Islamique ou non.

Les musulmans n’ont jamais fait face à un tel problème – de ce que nous connaissons de leur histoire – excepté à cette époque, l’époque des Tatars. Ne voyez vous pas comment Al Hâfiz Ibn Kathîr, au 8èmesiècle, à décrit et condamné d’une façon virulente les lois humaines inventé par l’ennemi de l’Islam, Genghiz Khan ? Ne pense tu pas que cela s’applique aussi au musulmans de cette époque, au 14èmesiècle ? Mais les musulmans aujourd’hui sont dans une situation bien pire et s’égare davantage que par la passé, car la plupart des nations musulmane, ont pratiquement tous pleinement adopté de tels lois qui vont à l’encontre de la Shari’ah, qui ressemble au Yâsiq inventé par un kâfir dont le kufr était flagrant. Ces lois sont légiférées par des gens qui affirment suivre l’Islam. Ils les apprennent aux enfants des musulmans, et pères et fils en sont fier. Ils confient leurs affaires aux suiveurs de ce Yâsiq moderne, et ils rabaissent ceux qui s’y opposent, décrivant ceux qui les appellent à adhérer à leur religion et leur shari’ah d’arriéré rétrograde et rigide, et utilise d’autre terme insultant. Le sujet de ces lois humaines est clair comme le soleil en plein jour : ils constituent du kufr flagrant… » [‘Umdat at Tafsîr, 4/173 et 174. Voir aussi son commentaire de Sharhh at Tahâwiyah, p. 258, édition Dâr al Ma’ârif, Egypte, 1373 AH, et dans Al Maktab al Islami édition, p. 364, 4èmeédition.]


Son frère Mahmûd Shâkir commenté le Tafsîr d’At Tabari sur le verset :


Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, les voilà les mécréants (kâfirûn).(Qur’an 5 : 44)


Ou At Tabari rapporte le récit d’Abu Majlaz et des Ibâdiyah – dont nous parlerons plus tard -. Sheikh Mahmûd y a ajouté un long commentaire dans lequel il dit :


« Ainsi, leur question ne portait pas sur ce avec quoi argumentent les innovateurs de notre époque qui est le fait de juger dans ce qui est lié aux sang, aux biens et à l’honneur des musulmans avec une loi qui contredit la Charî3a des musulmans, ni sur le fait d’établir une loi contraignante qui oblige les musulmans de demander un jugement autre que Celui qu’Allah a décrété dans Son Livre à travers la langue de Son Prophète ‘alayhi as Salat was Salam. Cet acte constitue un détournement du Jugement d’Allah et c’est un koufr au sujet duquel personne parmi les gens de la Qibla –malgré leurs divergences- ne peut douter du takfir de celui qui le proclame et qui y appelle. »  [Commentaire du Tafsîr At Tabari, 10/348.]


Tel sont les paroles des savants qui on vécu les calamités qui ont frappé l’Égypte et d’autres contrées, ou la Shari’ah d’Alah à était rejeté et les lois humaines et les systèmes jâhili qui vont à l’encontre des lois d’Allah ont été imposé à la ummah.


Rashîd Rida


Une question venant d’Inde lui à était adressé concernant le fait de gouverner avec la loi Anglaise, à savoir si cela était permit pour les musulmans de gouverner avec cette dernière. Il mentionna les différents avis concernant le verset : Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, les voilà les mécréants (kâfirûn)., et l’avis selon lequel l’application du verset est général, il expliqua que ceux qui ont eu cet avis, ont interprété le verset de deux façons, la première est de dire que c’est un kufr mineur. Puis il a dit :


« Certains d’entre eux ont dit que le kufr est basé sur un des principes généraux, que quiconque ne juge pas selon ce qu’Allah a révélé car il s’y oppose, ou parce qu’il le rejette ou croit qu’il est injuste, ou quand il sait que c’est le jugement d’Allah, et ce qui est similaire, que c’est une chose que personne ayant un temps soit peu de Foi ou de soumission à la Religion d’Allah ne pourrait faire, est un kâfir dans le sens du kufr majeur.


Nul doute sur le cas de ces gouverneurs qui promulgue leurs lois légiférées est pire et il est plus dur de justifier leurs actes. Cette interprétation du kufr (comme étant un kufr mineur) ne peut s’appliquer dans leurs cas, et il est difficile d’imaginer qu’une personne qui croit et se soumet à la Religion d’Allah et croit que Son Livre stipule certains jugement, pourrait par la suite l’échanger par choix et le remplacer par un autre jugement, s’en détournant volontairement et le remplacer par autre chose, et penser que sa Foi ou son Islam compte toujours. Il est clair que les musulmans sont obligé, dans un tel cas ou avec un tel gouverneur, de le forcer à annuler ce qu’il a imposé comme lois allant à l’encontre des jugements d’Allah, et non de seulement se contenter de ne pas l’aider ou de ne pas le soutenir. S’ils ne sont pas capable de le faire, alors le territoire en question ne peut être considérer comme un Dâr Islam (une terre musulmane)… » [Fatâwa Rashîd Rida, 1/132 et 133.]


Il semble que le sheikh pensait que le jugement sur les actes de ces gens était clair. Il est très difficile de les excuser en disant qu’ils ne renient ni ne rejettent le jugement d’Allah dans le cas ou ils ont volontairement échangé le jugement d’Allah et l’ont remplacé avec les lois de la jâhiliyah. En ce qui concerne les commentaires à la fin de cette citation, que un tel terre ne peut être considéré comme un Dâr Islam, nous l’avons cité pour démontrer jusqu’à quel point il est allé en considérant qu’un territoire gouverné par ceux qui imposent des lois humaines, et refusent de réagir à ceux qui veulent annuler ces lois et gouverner avec la Shari’ah d’Allah, comme un pays non Islamique. Toutefois, il y a beaucoup à dire sur ce sujet, mais ce n’est pas le moment de l’examiner en détail. [Sheikh Muhammad Rashîd Rida, qu’Allah lui pardonne, a commit de nombreuse erreurs dans sa fatwa, dans laquelle il essayait de défendre ceux qui ne juge pas par ce qu’Allah a révélé. Ce que nous avons cité ici montre que même s’il tenait à les défendre, le sujet est tout de même très clair. Les points qu’il a mentionné ont étaient exposé par le sheikh Muhammad Qutb dans son livre Wâqi’unâ al Mu’âsir, p. 231 à 241.]


Abdul Razzâq ‘Afîfi


Dans son essai « Al Hukm bi ghayri ma anzala Allah », il a établit après son introduction une liste des différent types de ceux qui juge par autre que ce qu’Allah a révélé. Après avoir mentionné le premier type ainsi que le second, il dit :


« Le troisième type est celui qui s’affilie à l’Islam et connait ses jugements, mais il légifère – fait des lois, pour le peuple et met en place un système qui doit être suivit par le peuple et donc se dernier doit s’y référer pour tout jugement, sachant qu’ils vont à l’encontre des jugements de l’Islam. Une telle personne est un kâfir, hors de l’Islam. La même chose s’applique à celui qui organise la formation des comités ou des conseils dans ce but, et ordonne au peuple de se référer à ce système et à ces lois pour tout jugement, ou les force à cela, sachant qu’ils vont à l’encontre de la Shari’ah de l’Islam. Et la même chose s’applique encore à celui qui émet des jugements sur cette base là et l’applique dans différents cas, et ceux qui leur obéissent en s’y référant, par choix, dans un jugement, sachant que ce jugement est contraire à l’Islam. Ils se détournent tous du jugement d’Allah. Le même statut (de kufr qui expulse de l’Islam) s’applique aussi sur ceux qui font sciemment des lois qui concurrence et s’oppose aux lois de l’Islam, et ceux qui imposent leur implantation ou force la ummah à les suivre, ou devenir juge pour juger le peuple selon ces lois ou mettre en place ces jugements. La même chose s’applique aussi à ceux qui obéissent aux gouverneurs et accepte les lois qu’ils appliquent pour lesquels Allah n’a donné aucune autorité. Chacun d’eux a suivit ses propres passions et désires, et non la guidée d’Allah.


Et Satan a très certainement rendu véridique sa conjecture à leur égard. Ils l’ont suivi donc, sauf un groupe parmi les croyants.(Qur’an 34 : 20)


Ils sont partenaires dans l’égarement, l’hérésie, le kufr et la transgression ; leur connaissance des lois d’Allah et leur croyance en ce qu’elles contiennent ne leurs est d’aucune utilité quand ils s’en sont détourné et se sont tenu à l’écart de leurs jugements en implantant des lois légiférés par eux même et s’en réfère à elles pour les jugements - tout comme Iblîs n’a pas bénéficié de son savoir de la vérité et de sa croyance en cette dernière, quand il s’en est détourné et ne s’y est pas soumit. De cette façon ils ont prit leur propre passion et désire comme divinité… » [Shubahât hawl as Sunnah et la dissertation Al Hukm Bi ghayri ma anzala Allah, p. 64 et 65, édition Dâr al Fadîlah, 1417AH.]


Puis il a cité les versets qui stipule qu’il est obligatoire de suivre les lois d’Allah et de juger avec ce qu’Allah a révélé, et a expliqué la situation de ceux qui mettent en place des lois humaines, et a affirmé qu’ils s’opposent au Qur’an et à la Sunnah et essaient d’amoindrir la Shari’ah.


Le sheikh dit clairement que e kufr n’est pas limité au fait de croire que juger par autre que ce qu’Allah a révélé est permit, quand il dit : «leur connaissance des lois d’Allah et leur croyance en ce qu’elles contiennent ne leurs est d’aucune utilité quand ils s’en sont détourné et se sont tenu à l’écart de leurs jugements en implantant des lois légiférés ».


Muhammad as Sâlih al ‘Uthaymîn 


En répondant à une question à propos du statut de celui qui juge par autre que ce qu’Allah a révélé – après une longue et bénéfique introduction – il a mentionné le premier type de kufr majeur et a dit :


« Nous disons : quiconque ne juge pas par ce qu’Allah a révélé à cause du fait qu’il prend cela à la légère, ou il ne le respecte pas, ou il croit qu’il y a quelque chose de mieux et de plus bénéfique au peuple, est un kâfir dont le kufr l’expulse de l’Islam. Parmi eux il y a ceux qui imposent des lois au peuple qui vont à l’encontre des lois de l’Islam pour être une voie à suivre. Ils imposent ces lois qui vont à l’encontre de l’Islam seulement car ils croient qu’elles sont mieux pour le peuple, car il fait partie du bon sens qu’une personne ne se détourne d’une voie à une autre qui s’y oppose à moins qu’il croit que la voie vers laquelle il se détourne est meilleur et celle dont il s’est détourné est à des manques à certains égards… » [Al Majmû’ ath Thamîn min Fatâwa Fadîlat ash Sheikh Muhammad ibn Sâlih ibn ‘Uthaymîn, 1/36, compilé et édité par Fahd ibn Nasîr as Sulaymân.]


Puis il parle de la situation quand le jugement par autre qu’Allah constitue du zulm (injustice) ou du fisq (perversion) qui ne fait pas de son auteur un kâfir –qui est la deuxième catégorie.


En réponse à une autre question concernant la différence entre un cas spécifique et la mise en place d’une législation et de lois qui s’applique à tous, il a dit :


« Oui il y a une différence. Les affaires qui sont considérés comme étant des législations universelles ne peuvent être examiné de la même façon que plus haut (c-a-d précédemment) ; ils font seulement partie de la première catégorie (c-a-d comme étant du kufr majeur), car ce législateur qui institue des lois qui s’oppose à celles de l’Islam ne le fait seulement car il croit qu’elles sont meilleur que celles de l’Islam et plus adapté aux besoins du peuple – comme nous l’avons fait remarqué plus haut.


Juger par autre que ce qu’Allah a révélé peut prendre deux formes :


  1. Remplacer un jugement d’Allah par un jugement inventé par l’homme, quand le législateur connait le jugement d’Allah mais pense que le jugement qui s’u oppose est meilleur et plus bénéfique au peuple que le jugement d’Allah, ou que se détourner du jugement d’Allah vers un autre jugement est permit, alors il promulgue la loi (forgée) qui est une référence sur laquelle le jugement doit être établi. Une tel personne est kâfir dont le kufr l’expulse de l’Islam, car celui qui agit de la sorte ne se contente pas d’Allah comme Seigneur, ni de Muhammad comme Messager, ni de l’Islam comme Religion. Les versets suivants s’appliquent sur lui :

 

Est-ce donc le jugement du temps de l’Ignorance qu’ils cherchent? Qu’y a-t-il de meilleur qu’Allah, en matière de jugement pour des gens qui ont une foi ferme?(Qur’an 5 : 50)

 

Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, les voilà les mécréants (kâfirûn).(Qur’an 5 : 44)

 

 C’est parce qu’ils ont dit à ceux qui ont de la répulsion pour la révélation d’Allah: «Nous allons vous obéir dans certaines choses». Allah cependant connaît ce qu’ils cachent. Qu’adviendra-t-il d’eux quand les Anges les achèveront, frappant leurs faces et leurs dos? Cela parce qu’ils ont suivi ce qui courrouce Allah, et qu’ils ont de la répulsion pour [ce qui attire] Son agrément. Il a donc rendu vaines leurs œuvres.(Qur’an 47 : 26-28)

 

Sa prière, son jeûne, sa zakat et son hajj ne lui sont d’aucun bénéfice, car celui qui rejette une partie de l’Islam a rejeté tout le reste. Allah azza wa jal dit :

 

Croyez-vous donc en une partie du Livre et rejetez-vous le reste? Ceux d’entre vous qui agissent de la sorte ne méritent que l’ignominie dans cette vie, et au Jour de la Résurrection ils seront refoulés au plus dur châtiment, et Allah n’est pas inattentif à ce que vous faites.(Qur’an 2 : 85)

 

Ceux qui ne croient pas en Allah et en Ses messagers, et qui veulent faire distinction entre Allah et Ses messagers et qui disent: «Nous croyons en certains d’entre eux mais ne croyons pas en d’autres», et qui veulent prendre un chemin intermédiaire (entre la foi et la mécréance), les voilà les vrais mécréants! Et Nous avons préparé pour les mécréants un châtiment avilissant.

(Qur’an 4 : 150 et 151)

 

  1. Quand le juge donne un jugement qui s’oppose au jugement d’Allah dans un cas spécifique, sans en faire un jugement ayant une application universel. Cela peut prendre trois formes :

 

  1. Quand il le fait tout en connaissant le jugement d’Allah, mais il croit que le jugement qui s’y oppose (au jugement d’Allah) est meilleur et plus bénéfique, ou qu’il lui est égal, ou que se détourner du jugement d’Allah est permit. Cette personne est un kâfir dont le kufr l’expulse de l’Islam, pour les même raison mentionné précédemment dans le 1-.

 

  1. Quand il le fait tout en connaissant le jugement d’Allah et croit qu’il (le jugement d’Allah) est meilleur est plus bénéfique, mais il va à son encontre avec l’intention de faire du mal à la personne contre qui le jugement est donné ou avantager celui pour qui le jugement est émit en le favorisant. Une telle personne est un zâlim (un injuste) et non un kâfir, et il est d nombre de ceux qui sont visés dans le verset :

 

Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, ceux-là sont des injustes (zâlimûn).(Qur’an 5 : 45)


C- quand il le fait, mais va à l’encontre du jugement d’Allah par passion, ou pour un intérêt qu’il obtiendra par ce jugement. Une telle personne est un fâsiq (pervers) et non un kâfir et il est du nombre de ceux qui sont visés par le verset :


Ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, ceux-là sont les pervers (fâsiqûn).(Qur’an 5 : 47)


Cette affaire – je vise le fait de juger par autre que ce qu’Allah a révélé – est l’une des affaires majeur avec laquelle les gouverneurs de notre époque sont testés. Nous ne devrions pas nous hâter à leur donner un jugement sans qu’ils le méritent à moins d’être sur de leur situation, car c’est une affaire sérieuse. Nous demandons à Allah de réformer les leaders des musulmans et leurs conseillers. Ceux à qui Allah à donné la science doivent l’expliquer à ces gouverneurs afin d’établir la preuve contre eux et leur montrer la voie de l’Islam, puis ceux qui sont à détruire (pour leur rejet de la Foi) pourrait périr après que la preuve clair, et ceux qui sont à préserver (c-a-d les croyants) pourront vivre après la preuve clair (cf. Qur’an 8 : 47). Personne ne devrait pense qu’il est lui-même insignifiant et penser qu’il est incapable de parler de ce sujet, et personne ne devrais craindre qui que se soit en ce qui concerne ce sujet, pour que l’honneur, le pouvoir et la gloire appartiennent à Allah, Son Messager ainsi que les croyants. Et Allah est source de puissance. » Fin de citation [Al Majmû’ at Thamîn, 1/37 à 39.]


Nous avons cité la seconde fatwa en entier, afin de donner une vue clair et complète de la fatwa tel que l’a écrit le sheikh. Mais la seconde catégorie sera traitée dans la prochaine partie in cha Allah.


Il est important de remarquer que le sheikh a inclut dans la catégorie du kufr majeur le fait de penser que juger par autre que se qu’Allah a révélé est permit ou croire qu’un jugement autre que celui d’Allah est meilleur ou égal à Son jugement, ou que juger par ces jugements inventés est permit, que se soit dans une application général ou un cas individuel.


Tout ceci est un résumé des avis des savants concernant ce sujet, et dont il est clair que les types de jugements par autre que ce qu’Allah a révélé, qui constitue du kufr majeur, peut inclure les cas suivants :


  1. Celui qui s’approprie le droit de faire des lois, et imposer ce qui est permit et ce qui est interdit à la place d’Allah, que se soit un individu, un groupe, un parlement ou autre chose, afin qu’ils promulguent des lois générales s’appliquant à tous, qui vont à l’encontre des lois d’Allah et les imposent au peuple, et ne les autorise pas à se référer à la Shari’ah d’Allah dans les jugements.

 

  1. Ceux qui mettent en place des systèmes ou des lois qui s’opposent aux lois d’Allah. Tout comme les lois humaines implantaient dans beaucoup de pays musulman, qui imposent et dictent ce qui est prohibé et ce qui est permit, à la place d’Allah, et vont à l’encontre du Qur’an et de la Sunnah.

 

  1. Les coutumes tribales, le sois disant « sallûm », qui se transmet de génération en génération. Si ces coutumes vont à l’encontre des lois d’Allah et qu’ils connaissent le jugement d’Allah, et insistent pour se référer au droit coutumier qui s’oppose au jugement d’Allah et de Son Messager sala Allahu ‘alayhi was Salam dans les jugements.


Nous devons tout de même prêter attention aux règles et conditions du takfir. Cela s’applique à ce type de situation comme aux autres.

 

 

Obéir à ceux qui échangent les lois d’Allah sachant qu’ils vont à l’encontre de la Shari’ah et du jugement d’Allah


C’est un sujet délicat et subtile, il est à noter que le titre est assez long afin d’être précis sur le sujet à traiter dans cette partie, qui est une des catégories de jugement par autre que ce qu’Allah a révélé qui constitue du kufr majeur.


Nous avons qualifié ce sujet de « subtile » (lit. Glissant) à cause des paroles et autres fatwa que certains ont émit le concernant, et résultant au takfir des pays musulman entier qui sont gouvernés par ces lois (forgées), et ils n’ont pas fait d’exception sauf pour ceux qui s’opposent à eux ou déclare qu’ils boycottent la société entière. Sans aucun doute, cet avis est extrême qui dérive d’une bonne compréhension des textes et comment ils s’appliquent dans la réalité de la vie.


Ce sujet a déjà était discuté en détail plus haut, quand nous avons parlé du verset :


Ils ont pris leurs rabbins et leurs moines, ainsi que le Christ fils de Marie, comme Seigneurs en dehors d’Allah, alors qu’on ne leur a commandé que d’adorer un Dieu unique. Pas de divinité à part Lui! Gloire à Lui! Il est au-dessus de ce qu’ils [Lui] associent.(Qur’an 9 : 31)


Et d’autres versets similaires, ainsi que le hadith de ‘Adiyy ibn Hâtim. Nous avons aussi cité les commentaires d’Ibn Taymiyah sur ce verset et ce hadith. Nous répèterons seulement le commentaire d’Ibn Taymiyah, car il est très important, et afin de pouvoir l’examiné par la suite :


Il a dit :


« Ceux qui ont prit leurs rabbins et leurs moines comme seigneurs en leurs obéissant quand ils ont permit ce qu’Allah avait interdit et interdit ce qu’Allah avait permit sont de deux types :


  1. Ceux qui savaient qu’ils (les rabbins et les moines) avaient altéré la religion d’Allah, ils les ont donc suivit dans cette altération, et ils ont accepté leur permission de ce qu’Allah a interdit et leur interdiction de ce qu’Allah a permit, suivant leurs leadeurs même s’ils savaient qu’ils allaient à l’encontre de la Religion des Messagers. Ceci est du kufr, et Allah et Son Messager l’ont décrit comme étant du shirk…

 

  1. Ils ont clairement compris que leurs rabbins et leurs moines interdisaient ce qu’Allah a permit et autorisé ce qu’Allah a interdit, mais ils leurs ont obéit dans la désobéissance à Allah. Ils sont comme les musulmans qui commettent des péchés sachant que se sont des péchés, ils rentrent donc dans la catégorie des pécheurs… » [Al Îmân, p. 67, édition Al Maktab al Islâmi ; Majmû’ al Fatâwa, 7/70.]

 

Sur cette base, les suiveurs gouvernés par autre que ce qu’Allah a révélé ne peuvent être qualifié de kâfir à moins que certaines conditions soit présente, les plus importante sont :


  1. Ils savent que les dirigeants qui gouvernent par autre que ce qu’Allah a révélé ont altéré et échangé les lois d’Allah, et ils les suivent dans cela.


  2. Il y a une chose qui indique qu’ils les acceptent et les approuvent, ils ont donc la même croyance que ceux qui émettent des lois à la place d’Allah concernant ce qui est permit et ce qui est interdit, et ils les suivent.


Nous ne pouvons dire ici que le jugement concernant ces gens est le même que le jugement concernant ceux qui juge par autre que ce qu’Allah a révélé et fait des lois dont l’applicabilité est générale, car il se peut que celui qui est gouverné, les suit (les lois) à cause de certaines de ses passions ou désires, dans ce cas il serait un pêcheur. Ou il peut être ignorant et donc penser que cette loi promulguée par ces dirigeants est conforme au jugement d’Allah ; ou il peut être forcé de les suivre ; ou il peut avoir une raison impérieuse de le faire, dans le but que certains droits lui soit restitué, ect.


Car tous ces cas sont possibles, et nous disons donc qu’il faut une preuve évidente, car le principe de base concernant les musulmans en général est qu’ils sont musulmans jusqu’à preuve du contraire, et ils ne peuvent pas être considéré comme mécréant tant qu’il n’y a pas quelque chose d’évident qui annule leur Islam et qui remplisse les conditions de cette annulation.


Le jugement concernant ces suiveurs – qui sont gouvernés et n’ont pouvoir sur cette situation – est souvent similaire au jugement spécifique dans le cas du juge. S’il le fait en croyant que ce qu’il fait est permit, alors son kufr constitue du kufr majeur. Sinon, c’est un fâsiq (pervers) qui a commit un péché majeur. La même chose s’applique aux suiveurs. S’ils suivent ceux qui légifèrent des lois à la place d’Allah, sachant ce qu’ils font, mais leur obéit car ils les acceptent et les approuvent dans ce qu’ils font, alors le même jugement (le kufr majeur) s’appliquent sur eux, sinon, se sont des pervers.

 

Afin que le sujet soit clair – de crainte qu’il y ai une confusion – nous citerons la fatwa de sheikh Muhammad ibn Sâlih al ‘Uthaymîn concernant ce sujet :

 

Il lui demande quel est le jugement sur les suiveurs des savants ou des gouverneurs qui permettent ce qu’Allah a interdit et vice versa ?

 

Il répondit :

 

« Ceux qui suivent les savants ou les gouverneurs qui permettent ce qu’Allah a interdit, et vice versa, se divisent en trois catégories :


  1. Ceux qui les suivent en cela car ils approuvent ce qu’ils disent et y donne préséance sur le jugement d’Allah et ils ont de l’aversion pour ce qu’Allah a révélé, et ne pas aimer ce qu’Allah a révélé est du kufr, car Allah dit :

 

C’est parce qu’ils ont de la répulsion pour ce qu’Allah a fait descendre. Il a rendu donc vaines leurs œuvres.(Qur’an 47 : 9)

 

Les œuvres ne sont vaines qu’à cause du kufr, et donc quiconque déteste ce qu’Allah a fait descendre est un kâfir.

 

  1. Ceux qui les suivent en cela malgré qu’ils approuvent le jugement d’Allah et savent qu’il est meilleur et plus approprié aux gens et pour le pays, mais à cause de certains désires personnels il les suit. Une telle personne n’est pas un kâfir mais un fâsiq (pervers).

 

Si on nous demande pourquoi il n’est pas kâfir, ma réponse est, car il ne rejette pas le jugement d’Allah, mais il suit ce qui s’y oppose à cause de certains désire, il est comme d’autres pécheurs.

 

  1. Ceux qui les suivent par ignorance, pensant que c’est le jugement d’Allah. Cette catégorie peut être divisée en deux :

 

  1. Ceux qui sont capable d’accéder à la vérité par eux même, mais ils sont négligent. Une telle personne est un pêcheur, car Allah nous a ordonné de demander au gens de science quand nous ignorons quelque chose.

 

  1. Ceux qui sont ignorant et ne sont pas capable d’accéder à la vérité par eux même, et donc ils les suivent par imitation, pensant que ceci est la vérité. Une telle personne n’est pas à blâmer, car il fait ce qui lui a était ordonné de faire, et il est excusé pour cela… » [Al Majmû’ ath Thamîn, 2/129-130.]

 

En se basant sur ce qui vient d’être dit, seule la première catégorie est dans le kufr majeur, qui est la première catégorie cité par Ibn Taymiyah (voir plus haut), sujet aux conditions et règles que nous avons mentionnées. Et Allah est le plus savant.


Voici le sommaire des trois catégories qui constitue du kufr majeur qui s’applique à ceux qui juge par autre que ce qu’Allah a révélé :


  1. Ce qui concerne la croyance, c'est-à-dire rejeter et croire que juger par autre que ce qu’Allah a révélé est permit, ect (Ceci inclut plusieurs catégories).

 

  1. Légiférer une législation qui s’oppose aux lois d’Allah (promulguer des lois humaines en tant que lois du pays). (Ceci inclut plusieurs catégories).

 

  1. Obéir à ceux qui échange les lois d’Allah, sachant qu’ils vont à l’encontre de la Shari’ah d’Allah. (Ceci inclut une seule catégorie).

 

Voir les commentaires

Published by Abou Malik - Le Tawhid d'Allah dans le jugement

 

Par le sheikh Abder Rahman ibn Salih al Mahmud.


 

Extrait du livre "Al Hukm bi ghayri ma anza Allah"

 

Les versets de la sourate al Ma’idah concernant le fait de juger par autre que ce qu’Allah a révélé.

 

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Les versets de la sourate al Mâ’idah.


Ces versets - concernant le fait de juger par autre que ce qu’Allah a révélé, et qui mettent en garde contre cela et contre le fait de suivre l’égarement des Gens du Livre qui se sont détourné et ont altéré le Livre d’Allah et qui ont refusé de gouverner avec ce dernier, et qui (les versets) enjoignent à gouverner avec le Livre d’Allah et préviennent contre la fitnah de ces gens et d’autres qui les ont suivi dans cette démarche – ces versets sont tous apparut dans un contexte bien précis, du verset 41 au verset 50. Voilà les versets en question :



Ô Messager! Que ne t’affligent point ceux qui concourent en mécréance; parmi ceux qui ont dit: «Nous avons cru» avec leurs bouches sans que leurs cœurs aient jamais cru et parmi les Juifs qui aiment bien écouter le mensonge et écouter d’autres gens qui ne sont jamais venus à toi et qui déforment le sens des mots une fois bien établi. Ils disent: «Si vous avez reçu ceci, acceptez-le et si vous ne l’avez pas reçu, soyez méfiants». Celui qu’Allah veut éprouver, tu n’as pour lui aucune protection contre Allah. Voilà ceux dont Allah n’a point voulu purifier les cœurs. A eux, seront réservés, une ignominie ici-bas et un énorme châtiment dans l’au-delà. Ils sont attentifs au mensonge et voraces de gains illicites. S’ils viennent à toi, sois juge entre eux où détourne-toi d’eux. Et si tu te détournes d’eux, jamais ils ne pourront te faire aucun mal. Et si tu juges, alors juge entre eux en équité. Car Allah aime ceux qui jugent équitablement. Mais comment te demanderaient-ils d’être leur juge quand ils ont avec eux la Thora dans laquelle se trouve le jugement d’Allah? Et puis, après cela, ils rejettent ton jugement. Ces gens-là ne sont nullement les croyants. Nous avons fait descendre la Thora dans laquelle il y a guide et lumière. C’est sur sa base que les prophètes qui se sont soumis à Allah, ainsi que les rabbins et les docteurs jugent les affaires des Juifs. Car on leur a confié la garde du Livre d’Allah, et ils en sont les témoins. Ne craignez donc pas les gens, mais craignez Moi. Et ne vendez pas Mes enseignements à vil prix. Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, les voilà les mécréants. Et Nous y avons prescrit pour eux vie pour vie, œil pour œil, nez pour nez, oreille pour oreille, dent pour dent. Les blessures tombent sous la loi du talion. Après, quiconque y renonce par charité, cela lui vaudra une expiation. Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, ceux-là sont des injustes. Et Nous avons envoyé après eux Jésus, fils de Marie, pour confirmer ce qu’il y avait dans la Thora avant lui. Et Nous lui avons donné l’Evangile, où il y a guide et lumière, pour confirmer ce qu’il y avait dans la Thora avant lui, et un guide et une exhortation pour les pieux. Que les gens de l’Evangile jugent d’après ce qu’Allah y a fait descendre. Ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, ceux-là sont les pervers. Et sur toi (Muḥammad) Nous avons fait descendre le Livre avec la vérité, pour confirmer le Livre qui était là avant lui et pour prévaloir sur lui. Juge donc parmi eux d’après ce qu’Allah a fait descendre. Ne suis pas leurs passions, loin de la vérité qui t’est venue. A chacun de vous Nous avons assigné une législation et un plan à suivre. Si Allah avait voulu, certes Il aurait fait de vous tous une seule communauté. Mais Il veut vous éprouver en ce qu’Il vous donne. Concurrencez donc dans les bonnes œuvres. C’est vers Allah qu’est votre retour à tous; alors Il vous informera de ce en quoi vous divergiez. Juge alors parmi eux d’après ce qu’Allah a fait descendre. Ne suis pas leurs passions, et prends garde qu’ils ne tentent de t’éloigner d’une partie de ce qu’Allah t’a révélé. Et puis, s’ils refusent (le jugement révélé) sache qu’Allah veut les affliger [ici-bas] pour une partie de leurs péchés. Beaucoup de gens, certes, sont des pervers. Est-ce donc le jugement du temps de l’Ignorance qu’ils cherchent? Qu’y a-t-il de meilleur qu’Allah, en matière de jugement pour des gens qui ont une foi ferme?(Qur’an 5 : 41-50)

 


Dans ce passage, les extraits suivant doivent être prit en considération :



Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, les voilà les mécréants (kâfirûn).(Qur’an 5 : 44)



Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, ceux-là sont des injustes (zâlimûn).(Qur’an 5 : 45)

 


Ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, ceux-là sont les pervers (fâsiqûn).(Qur’an 5 : 47)

 


Nous parlerons en bref et en termes générales de ces âyât et citerons ce que les savants ont dit les concernant. Pour un tafsîr détaillé de chaque verset et de qui a était dit sur ces derniers, référez vous aux livres de tafsîr. Car c’est un long sujet qui est divisé en plusieurs parties.

 


La cause de révélation

 


Il y a plusieurs opinions concernant la raison de la révélation de ces versets, les plus importants de ces avis sont les 2 suivants :

 


Le premier avis est qu’ils ont étaient révélé concernant les juifs qui commettaient l’adultère, comme il est rapporté par ‘Abdullah ibn ‘Umar, qu’Allah les agréé tout deux. Il dit :

 


« Un juif et une juive furent amenés au messager d’Allah ‘alayhi salât wa salâm, et tous deux avaient commis l’adultère. Le messager d’Allah leur demanda « Que trouvez-vous comme sentence dans votre Livre sacré ? » Ils répondirent « Nos rabbins ont innové la sentence qui est de nous mettre sur le dos d’un âne avec le visage enduit de noire. » ‘Abdallah Ibn Salâm qu’Allah l’agrée dit alors « Ô messager d’Allah, dis leur de venir avec la Torah ! » On apporta la Torah, et le juif cacha le verset prescrivant la lapidation, et ne lut que ce qui se trouvait avant et après. Ibn Salâm dit alors : « Lève donc ta main ! » Le verset de la lapidation était dessous, alors le messager d’Allah, qu’Allah prie sur lui et le salue, ordonna qu’on les lapide. » » [Rapporté par Al Bukhârî dans son Sahîh numéro6819, ce récit est rapporté dans d’autre recueil.]

 

 

Selon Muslim qui rapporte d’Al Barâ’ ibn Âzib :



« Le Messager d’Allah, (salla Allahou ‘alayhi wa salam), rencontra un juif à qui on avait noirci le visage et qui se faisait fouetter. Le Messager (salla Allahou ‘alayhi wa salam), les appela alors et leur dit : « Est-ce là la sentence que vous trouvez dans la Torah ? » - Le juif répondit : « Oui » - Alors le Messager d’Allah appela l’un de leurs savants et lui dit : « Je t’abjure par Celui qui révéla la Torah à Moussa, est-cela la sentence que vous trouvez dans la Torah ? » - Il dit : « Non, par Allah ! Et si tu ne m’avais pas abjuré de cette manière je ne te l’aurais pas dit. Nous trouvons dans la Torah la peine de lapidation pour l’adultère, mais cette chose s’est répandue chez les nobles des nôtres, alors lorsque nous trouvions un noble le commettre, nous le laissions, et lorsque c’était un miséreux nous lui appliquions la sentence. Alors, nous nous sommes dis : « Trouvons une sentence que nous appliquerons autant sur le miséreux que sur le noble ! » - Alors, nous nous sommes entendus sur le fouet et le noircissement du visage » - Le Messager d’Allah (salla Allahou ‘alayhi wa salam) dit : « Ô Allah, je suis le premier à faire revivre ce qu’ils ont fait mourir » - Puis, il ordonna de le lapider, et Allah révéla ensuite le verset : O Messager ! Que ne t’affligent point ceux qui concourent en mécréanceIl dit aussi : « Si vous avez reçu ceci, acceptez-le » - Il (le savant juif) dit à ces gens : « Allez chez Mohammad et s’il vous décrète le fouet, alors acceptez le, et s’il vous ordonne la lapidation alors prenez garde ». Allah révéla alors :Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les mécréantsEt ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les injustesEt ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les perversEt tous furent révélés sur les mécréants » [Rapporté par Mouslim n°3212 et Abou Daoud dans ses Sounan n°385].



Il y a d’autre récits et versions de ce hadith, plusieurs d’entre eux sont rapporté par at Tabari et Ibn Kathîr dans leurs tafsîrs respectifs. Les narrations d’Al Barâ’ ibn ‘Âzib rapporté par Muslim et ailleurs démontrent clairement la raison de la révélation de ces versets.



Le second avis est qu’ils ont étaient révélé concernant 2 groupes de juifs au sujet de leur application de la diyah (le prix du sang). Un groupe avait prit le dessus sur l’autre, et la diyah pour l’un de leur mort était deux fois le prix de l’un de ceux de l’autre groupe, ou bien pour l’un des groupes, une personne serait tuée en retour, alors que pour l’autre groupe, il n’y avait que la diyah qui était payé.

 

 

Il est rapporté qu’Ibn ‘Abbâs (qu’Allah l’agréé) a dit :



« Il y a avait la tribu des Qurayzah et celle des An Nadîr. La tribu des An Nadîr considéré avoir un meilleur statut que les Qurayzah, en conséquence, si un homme des Qurayzah tuait un membre de la tribu des An Nadîr, il était tué en retour, mais si un homme des An Nadîr tué un des Quraydah, il devait se racheter en payant la somme de 100 wasq (unité de poids) de dattes. Quand le Prophète sala Allahu ‘alayhi was Salam a émigré à Médine, un homme des An Nadîr tua un homme des Qurayzah, et ils dirent « prenons le Prophète comme juge entre nous ». Ils sont alors allés vers lui (le Prophète), puis fut révélé les paroles : Et si tu juges, alors juge entre eux en équité.L’équité veut dire, une âme pour une âme. Puis fut révélé :Est-ce donc le jugement du temps de l’Ignorancequ’ils cherchent?» Fin de citation [Rapporté par Abu Dawûd, Kitâb ad Diyât, Bâb an Nafs, hadith numéro 4494. Il est aussi rapporté dans le Sahîh Abu Dawûd, hadith numéro 3772 ; Nasâ’i le rapporte dans Kitâb al Qidsâmah, Bâb Ta’wîl Qawlihi ta’âla. Dans Sunan an Nasâ’i, hadith numéro 4410.]



Il y un autre récit d’Ibn ‘Abbâs que nous citerons entièrement car on y trouve plus de détails et parce qu’il explique les différentes sortes de diyah. Il est rapporté qu’Ibn ‘Abbâs a dit :

 


« Allah a révélés Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les mécréantseux sont les perverseux sont les injustesIbn ‘Abbas dit : Allah les a révélé sur deux groupes de juif dont l’un avait dominé l'autre au point qu'ils ont consenti mutuellement que pour chaque personne que la tribu victorieuse (Al-‘Aziza) avait tué de la tribu vaincue (Ad-Dhalila) alors la rançon était de 50 wasq (unité de poids) et que pour chaque personne que la tribu vaincue avait tué des victorieux alors la rançon était de 100 wasq et ils sont restés dans cet état jusqu’à ce que le Prophète salla Allahou ‘alayhi wa salam arrive à Médine. Ensuite, les deux tribus ont été vaincues et ce jour ils ne l'ont pas combattu à cause du traité de paix. Puis, la tribu vaincue a tué une personne de la tribu victorieuse et la tribu victorieuse a envoyé quelqu'un exigeant 100 wasq. Donc la tribu vaincue a dit : « Est-il possible que ces deux personnes aient la même religion, la même généalogie, la même ville et que la rançon pour certains d'entre eux soit la moitié de celle des autres ? Nous vous donnions cette rançon en raison de votre injustice envers nous et maintenant que Muhammad salla Allahou ‘alayhi wa salam est venu, nous ne vous donnerons plus cela. » Ainsi une guerre a presque commencée entre eux et ensuite ils ont consenti à ce que le Messager d'Allah salla Allahou ‘alayhi wa salam juge entre eux. Alors la tribu victorieuse a dit : « Par Allah, Muhammad ne vous donnera pas deux fois la somme de ce que nous leur avons donné car ils (la tribu vaincue) ont dit vrai, ils ne nous ont donné cette rançon par injustice de notre part et en raison de notre pouvoir sur eux. Envoyez secrètement quelqu'un à Muhammad qui puisse vous informer de son avis, s'il vous donne ce que vous voulez, consentez à le faire arbitrer et s'il ne le fait pas, alors prend garde et ne consentez pas à le faire trancher dans notre litige. » Donc, ils ont envoyé certaines personnes parmi les hypocrites à Muhammad salla Allahou ‘alayhi wa salam. Quand le messager d'Allah est venu, Allah l'a informé de leur affaire et de ce qu'ils désiraient et Il, Azza wa Jall, a révélé :Ô Messager ! Que ne t’affligent point ceux qui concourent en mécréancejusqu’à ceux-là sont les perversAlors il (ibn ‘Abbas) a dit : « Par Allah ils ont été révélés en ce qui concerne ces deux (tribus Juives) et c’est eux qu'Allah, Azza wa Jall a désigné (dans ces versets) [sourate Al-Mai’da : 41-47] » Fin de citation [Rapporté par l’imam Ahmad, 1/246. Authentifié par Shâkir, numéro 2212. Rapporté par Nasâ’i 8/19 ; Dans Sahih an Nasâ’i, hadith numéro 4411. Rapporté par Ibn Jarîr, 10/326, édité par Shakîr, récit numéro 11984.]

 


Et donc, comme ces deux causes de révélations sont toutes deux certifié comme étant sahîh, on peut dire : ces deux raisons peuvent exister dans une même situation, de sorte que ces versets ont étaient révélé concernant tout ce qui a était précédemment cité, comme le dit Ibn Kathîr [Tafsîr Ibn Kathîr, 3/10, Ash Sha’b éditions]. Et Allah est le plus savant.



Il y a encore d’autres avis sur la cause de révélation, mais ils sont soit da’îf (faible), tel que l’opinion selon laquelle cela aurait concerné l’histoire d’Abu Lubâbah et Banu Qurayzah, ou qu’il aurait était révélé concernant le juif ‘Abdullah ibn Sûriya qui a apostasié après être devenu musulman, ou que ces versets concerné les hypocrites.



 partir des ces causes de révélations, les points suivants doivent être noté :



  1. Qu’il y a un lien fort entre les causes de révélations et les versets cités, car ils mentionnent les juifs qui ont altérer les mots en altérant leurs ordre (chronologique dans la phrase), et affirmé que si ils viennent à toi, alors juge entre eux ou détourne toi d’eux, et comment peuvent ils te prendre comme juge alors qu’ils ont la Tawrât (Thora), ect. Par conséquent toutes histoires concernant la cause de révélation qui ne mentionne pas les juifs ne peut être correcte.


 

  1. Que ces versets qui ont étaient révélés exposent les juifs et leurs alliés parmi les hypocrites, et statuent que ceux qui jugé ou gouverné par autre que ce qu’Allah a révélé sont coupable de kufr, de fisq et de zulm, et ordonne le Messager sala Allahu ‘alayhi was Salam de juger et gouverner avec les lois qu’Allah lui a révélé, et met en garde contre la tentation d’ignorer certaines des lois qu’Allah fait descendre, ect - ces versets ont étaient révélé concernant une seul loi sur laquelle les juifs se sont mit d’accord d’échanger, et se sont basé sur autre que ce qu’Allah a révélé. Cette loi concerné soit l’adultère, ou soit al qisâs (prix du sang). Ces versets visent aussi toutes situation qui ressemblent à ce qu’on fait les juifs, sans prendre en compte l’époque ou le lieu.

 

 

 

  1. L’accord entre deux parties sur une affaire qui va à l’encontre du jugement d’Allah ne fait pas de ce jugement un jugement licite. C’est un point sur lequel beaucoup de gens se trompent.

 

 

  1. La relation entre les hypocrites et les juifs, et le rôle que chacun a joué pour mener une guerre contre l’Islam en essayant de contourner les lois de l’Islam. Quiconque étudie l’histoire verra qu’ils ont persisté dans cette voie en tout temps et en tout lieu.

 

 

 

  1. Al Barâ’ ibn ‘Âzib a dit : « tous furent révélés sur les mécréants » Nous en parlerons dans la partie suivante in cha Allah.

 

 

 

Qui est visé dans ces versets, et sont ils généraux ou spécifique ?

 

 

 

Ici nous nous concentrerons sur les passages Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les mécréantseux sont les perverseux sont les injustes.

 


Les salafs, qu’Allah leur fasse miséricorde, ont divergé sur l’interprétation de ces versets et on trouve de nombreux avis. Nous citerons certains avis, puis nous examinerons les divergences relatives à ces versets. Et Allah est Source de puissance et vers Lui nous recherchons assistance.

 


Ces différents avis peuvent être résumés comme il suit :

 


  1. Que ceux qui sont visé ici sont les juifs qui ont altéré le Livre d’Allah et ont changé Ses lois. Cet avis est rapporté par Al Barâ’ ibn ‘Âzib quand il dit - comme mentionné dans le Sahîh Muslim – concernant ces trois versets : «tous furent révélés sur les mécréants »



Il est rapporté qu’Abu Sâlih a dit :   « Ces trois versets de la sourate al Mâ’idahEt ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les mécréantseux sont les perverseux sont les injustesne concerne pas les musulmans du tout ; ils concernent les kuffâr » Fin de citation [Tafsir at Tabari, 10/346, récit numéro 12023.]

 

 

Il est rapporté qu’Ad Dahhâk a dit : « Ces versets ont étaient révélé concernant les gens du Livre » Fin de citation [Tafsîr at Tabari 10/347, récit numéro 12024 et 12028.]

 

 

Il est rapporté qu’Abu Majlaz a dit : « Ils ont étaient révélé concernant les juifs, les chrétiens et les gens du shirk » Fin de citation [Tafsîr at Tabari 10/347, récit numéro 12025 et 12026.]

 

 

Il est rapporté qu’Ikrimah a dit : « Ces versets concerne les gens du Livre » Fin de citation [Tafsîr at Tabari, 10/351, récit numéro 12031 et 12033.]

 

 

Il est rapporté que Qatâdah a dit : « Il nous a était mentionné que ces versets ont étaient révélé concernant un juif assassiné » Fin de citation [Tafsîr at Tabari, 10/351, récit numéro 12032.]

 

 

Il est rapporté que ‘Ubaydullah ibn ‘Abdullah ibn ‘Utbah ibn Mas’ûd a mentionné l’histoire de la dispute entre les deux tribus juives de Qurayzah et An Nadîr concernant les meurtres, et il a dit « Ce qui sont visé sont les juifs, et ils (les versets) furent révélé sur eux » Fin de citation [Tafsîr at Tabari, 10/352, récit numéro 12037].



Il est aussi rapporté qu’Ibn ‘Abbâs à cette avis [Ad Durr al Manthûr, 3/87 et 88, ou deux récits d’Ibn ‘Abbâs sont rapporté ou il dit que ces versets concernent les juifs.], et aussi un avis similaire est rapporté de Hudhayfah. Comme il est rapporté qu’il a dit concernant le verset Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les mécréants : « Quel bon frère pour vous que ces enfants d’Israël. Si tout ce qui est agréable (c-a-d les éloges) est pour vous, tous ce qui est amère (c-a-d les condamnations verbale) est pour eux. Et certes, vous suivrez leur chemin pas à pas. » Fin de citation [Tafsîr at Tabari, 10/349-350, récit numéro 12027, 12029 et 12030 ; Tafsîr ‘Abdur Razzâq, 1/191.]

 


Le passage « certes, vous suivrez leur chemin » doit être compris dans le sens qu’il pensait que ces versets concernent les enfants d’Israël.

 


Ceux qui adhère à cet avis cite comme preuve le fait que « le Saint Qur’an indique que ces versets concernent les juifs, car dans les versets précédents, Allah mentionne qu’ils ont changé certains mots de leurs places, et qu’ils ont dit, « Si on vous donne ça », dans le sens le jugement altéré qui n’est pas le jugement d’Allah, et qu’ils ont dit « prenez le », « mais si il ne vous donne pas cela », c'est-à-dire le jugement altéré, mais qu’on vous donne le jugement d’Allah, alors prenez garde. Ils ont donc enjoint à la prudence dans le cas du jugement d’Allah, qu’ils connaissaient et considérait comme étant la vérité. Puis Allah a dit,Et Nous y avons prescrit pour eux vie pour viecela indique que l’on parle bien d’eux. » Fin de citation [Adwâ’ al Bayân, 2/90.]



Cet avis est aussi celui d’Az Zajjâj, qui dit pour l’appuyer :



« Parmi les meilleurs avis que nous avons exposé concernant cela est l’avis d’Ash Sha’bi, qui dit : Ceci est spécifiquement à propos des juifs (Ceci est ce qu’Az Zajjâj a dit, citant Ash Sha’bi ; il apparaitra plus tard un commentaire d’Ash Sha’bi qui est différent). Trois éléments prouvent ce que nous affirmons : les juifs sont mentionnés au préalable dans le verset, « Pour les juifs », le pronom les désigne ; le contexte du verset l’indique aussi, car après cela il est dit, Et Nous y avons prescrit pour eux vie pour vie, et ce pronom concerne les juifs, selon le consensus ; et les juifs sont ceux qui ont rejeté la lapidation… » Fin de citation [I’râb al Qur’an, 2/21-22, aux éditions Beirut.]

 


Puis il mentionne quelques objections et les réfute.

 


C’est ce qu’Ibn Jarîr pensait être l’avis le plus correct, il pensait que ces versets étaient révélé concernant les kuffâr parmi les gens du Livre, puis il a affirmé que ces verset avait une porté plus général et incluaient quiconque renie les lois d’Allah. [Tafsîr at Tabari, 10/358]

 


  1. Certains ont dit que « les kâfirûn » (c-a-d les mécréants) visait les musulmans, « les zâlimûn » (c-a-d les injustes) visait les juifs et « les fâsiqûn » (c-a-d les pervers) visait les chrétiens.

 

 

Parmi ceux qui ont adopté cet avis il y a Ash Sha’bi. Il est rapporté qu’il a dit :

 


« Un verset nous concerne et deux versets concerne les gens du Livre.Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les injustesEt ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les perversconcerne les gens du Livre » Et selon une autre version, il dit : « Le premier verset concerne les musulmans, le second les juifs et le troisième vise les chrétiens » Fin de citation [Tafsîr at Tabari, 10/353-355, récit numéro 12038 et 12046]

 

 

Et c’est aussi l’avis d’Abu Bakr ibn al ‘Arabi, quand il dit :

 

 

«Parmi eux il y ceux qui ont dit que les kâfirûnconcerne les mushrikîn (il est cité comme tel dans Ahkâm al Qur’an d’Ibn al ‘Arabi. Dans Al Jâmi’ li Ahkâm al Qur’an d’Al Qurtubi, il est dit, Al kâfirûnconcerne les musulmans… » Cité d’Ibn Al ‘Arabi.). les zâlimûnconcerne les juifs et les fâsiqûnvise les chrétiens. C’est aussi mon avis, car c’est le sens apparent des versets, et c’est l’avis d’Ibn ‘Abbâs, Jâbir, Ibn Abu Zâ’idah et Ibn Shubrumah. » Fin de citation [Ahkâm al Qur’an d’Ibn Al ‘Arabi, 2/621.]


 

Ash Shanqîti pensait aussi que c’est l’avis le plus correct, quand il dit :

 

 

« Le sens apparent, à partir du contexte de ces versets, est que le passage ceux-là sont les kâfirûnvise les musulmans, car avant cela, Allah dit, en s’adressant aux musulmans de cette ummah :Necraignez donc pas les gens, mais craignez Moi. Et ne vendez pas Mes enseignements à vil prix(Qur’an 5 : 44), puis Il dit :Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les kâfirûn. Allah s’adresse donc ici aux musulmans, et c’est l’apparent du contexte du verset, et sur cette base, le kufr mentionné ici peut être soit le kufr mineur, ou soit le kufr majeur, quand celui qui le fait, l’accomplit en croyant que cela est permit, ou il vise ainsi de renier et rejeter les lois d’Allah même si il les connait. Mais dans le cas de celui qui juge par autre que ce qu’Allah a révélé, reconnaissant qu’il commet un péché et un acte blâmable, mais il est poussé à agir de la sorte par passion et désire, il est un pécheur parmi les musulmans. Le contexte du Qur’an indique aussi clairement que le verset ceux-là sont les zâlimûnconcerne le juifs, car avant cela Allah dit : Et Nous y avons prescrit pour eux vie pour vie, œil pour œil, nez pour nez, oreille pour oreille, dent pour dent. Les blessures tombent sous la loi du talion. Après, quiconque y renonce par charité, cela lui vaudra une expiation. Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, ceux-là sont des zâlimûn.(Qur’an 5 : 45). Ce verset s’adresse donc à eux (les juifs), comme l’indique clairement le contexte. Et le verset ceux-là sont les fâsiqûnconcerne les chrétiens, et cela car Allah dit juste avant : Que les gens de l’Evangile jugent d’après ce qu’Allah y a fait descendre. Ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, ceux-là sont les pervers.(Qur’an 5 : 47). » Fin de citation [Adwâ’ al Bayân, 2/92.]

 

 

Puis il explique que le kuffr, le zulm et le fisq sont tous de deux types, majeur ou mineur. Puis il dit :

 

 

«Ce qui compte est le sens général des mots et non la cause spécifique lié à la révélation. J’ai exprimé mon avis précédemment et Allah est le plus savant. » Fin de citation [Adwâ’ al Bayân, 2/93.]

 

 

  1. Que ce qui est visé par ces versets est le kufr mineur, le zulm mineur et le fisq mineur. Cet avis est basé selon l’hypothèse que ces versets parleraient des musulmans.

 

 

Cet avis est rapporté d’un grand savant de la ummah, Ibn ‘Abbâs. Il est rapporté de lui par de multiples isnads qui se renforcent les uns aux autres, et qui, pris tous ensemble, sont sahîh.

 

Y sont inclut :


 

  • Il est rapporté qu’Ibn ‘Abbâs a dit :


 

Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les kâfirûnc’est du kufr, mais ce n’est pas l’incroyance en Allah, Ses Anges, Ses Livres et Ses Messagers. »

 

 

  • Il est rapporté de Tawûs, qui rapporte d’Ibn ‘Abbâs concernant le verset Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les kâfirûn qu’il a dit : « Ce n’est le kufr auquel vous pensez. »


 

  • Et il est rapporté d’Ibn ‘Abbâs les paroles suivantes : « Ce n’est pas le kufr auquel vous pensez, ce n’est pas le kufr qui expulse de la sphère de l’Islam. Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les kâfirûn est une forme de kufr moindre que le kufr majeur. » Certains ont ajouté : « …une forme de zulm moindre et une forme de fisq moindre. » [Tafsîr at Tabari, 10/355-356 et bien d’autres]

 

 

Cet avis est aussi rapporté de ‘Atâ’, qui dit : une forme de kufr moindre, une forme de zulm moindre, une forme de fisq moindre [Voir Tafsir at Tabari, 10/355]. Et il est aussi rapporté de Tawûs qui dit : « Ce n’est pas le kufr qui expulse la personne de l’Islam. » [Tafsîr at Tabari, 10/356 ; Tafsîr ‘Abdur Razzâq, 1/191.]


 

  1. Que ce qui est visé par le verset Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les kâfirûn est celui qui ne juge pas par ce qu’Allah a révélé car il rejette ce jugement. Les versets qui décrivent ceux qui ne jugent pas par ce qu’Allah a révélé comme étant des zâlimûn et des fâsiqûn, visent ceux qui acceptent et approuvent la Shari’ah d’Allah (les lois Islamiques) mais ne jugent pas conformément à ces dernières.

 

 

Il est rapporté qu’Ibn ‘Abbâs a dit :


 

« Quiconque rejette ce qu’Allah a révélé s’est rendu coupable de mécréance, et quiconque l’accepte et l’approuve mais ne juge pas avec est un zâlim et un fâsiq. » [Tafsîr at Tabari, 10/357, récit numéro 12063. Il est aussi rapporté de ‘Ikrimah ; voir al Baghawi, 3/61]

 

 

Plusieurs mufassirîn ont mentionné cet avis et ont dit que le type de kufr qui expulse son auteur de l’Islam s’applique seulement à celui qui rejette ce qu’Allah a révélé.

 

 

  1. Il a était dit que ces versets ont étaient révélé concernant les gens du Livre, et qu’ils visent aussi toute l’humanité, musulmans et mécréants compris.

 

 

Cet avis est mentionné par Hudhayfah quand il dit, concernant le verset de la sourate al Mâ’idah :

 

 

« Quel bon frère pour vous que ces enfants d’Israël. Si tout ce qui est agréable (c-a-d les éloges) est pour vous, tous ce qui est amère (c-a-d les condamnations verbales) est pour eux. Et certes, vous suivrez leur chemin pas à pas. » Fin de citation [Tafsîr at Tabari, 10/349-350, récit numéro 12027, 12029 et 12030 ; Tafsîr ‘Abdur Razzâq, 1/191. Aussi rapporté par Al Hâkim dans Al Mustadrak, 2/312-313. Il dit que c’est un hadith sahîh selon les conditions de Bukhari et Muslim, malgré cela ils ne l’ont pas rapporté, et Adh Dhahabi est du même avis.]

 


Parmi ceux qui était aussi des cet avis, il y a Ibrâhîm an Nakha’i. Il dit concernant le verset Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les kâfirûn« Ces versets ont étaient révélé concernant les enfants d’Israël, et Allah y inclut aussi cette ummah. » [Tafsîr ‘Abdur Razâq, 1/191 ; At Tabari, 10/356/357, récit numéro 12058, 12059 ; Ad Durr al Manthûr, 3/87, Dâr al Fikr édition]

 


Il est aussi rapporté qu’Al Hassan a dit :

 


« Il a était révélé concernant les juifs, et il est aussi valable pour nous. » [At Tabari, 10/357, récit numéro 12060 ; Ad Durr al Manthûr, 3/88.]

 


Des récits des compagnons sont rapporté d’Ibn Mas’ûd, lesquels indiquent que le sens est général, et il est rapporté de ‘Ilqimah et de Masrûq qu’ils ont questionné Ibn Mas’ûd à propos des pots de vin, et il répondit : cela fait parti des choses illégal (cf. Qur’an 5 : 62 et 63), Ils ont dit, qu’en est il quand les pots de vins sont donné pour changer un jugement ? Il répondit, c’est du kufr, puis il récita Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les kâfirûn.[At Tabari 10/321, récit numéro 11960 et 11963 ; voir aussi, 10/357, récit numéro 12061.]

 


Il est rapporté qu’As Suddi a dit :

 


Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révéléquiconque ne juge pas conformément à ce qu’Allah a révélé et le délaisse délibérément, et donne consciemment un jugement injuste, il est du nombre des kâfirîn. » [At Tabari, 10/357, récit numéro 12062.]

 


  1. Que ce verset doit être interprété différemment de son sens apparent, mais dans le sens de juger ou gouverner avec toutes les lois d’Allah, incluant le fait de juger ou gouverner avec le Tawhid et les lois de l’Islam. C’est ce qui est rapporté de ‘Abdul ‘Azîz al Kinâni, qui dit, quand on l’a questionné à propos de ces versets :

 

 

« Ils s’appliquent à tout ce qu’Allah a révélé, et non pour une partie. Toute personne qui ne gouverne pas avec tout ce qu’Allah a révélé est un kâfir, un zâlim et un fâsiq. En ce qui concerne celui qui gouverne conformément à ce qu’Allah a révélé en ce qui concerne le Tawhîd et interdisant le shirk, mais ne juge pas avec tout ce qu’Allah à révélé comme lois, ces versets ne s’applique pas à lui. » [Tafsîr al Baghawi, 3/61. Voir aussi le Tafsîr d’al Qurtubi, 6/190.]

 

 

  1. Il y a un avis qui explique que ce qui est visé sont ceux qui rejettent délibérément le jugement d’Allah qui est clairement établi dans les textes, mais pas ceux qui sont confus sur un jugement spécifique ou font une erreur d’interprétation. [Tafsîr al Baghawi, 3/61.]



Az Zajjâj a dit :

 


Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les kâfirûnveut dire, quiconque déclare qu’un des jugements d’Allah qui à était transmit par les Prophètes ‘alayhim as Salam est invalide, est un kâfir. Les fuqaha’ sont d’accord que quiconque dit que les mariés ne doivent pas être lapidé en cas d’adultère est un kâfir, et ceci est le kufr de celui qui rejette un des jugements du Prophète est dû à son incrédulité en ce dernier, et quiconque mécroit au Prophète est un kâfir. » [Ma’âni al Qur’an wa I’râbuhu d’Az Zajjâj, 2/178, publié par ‘Âlam al Kutub, Beirut.]



  1. Les khawârij ont dit que c’est du kufr qui expulse la personne de l’Islam, et ils considéraient que cela est général, l’appliquant à tous les jugements. Il est connu que les premiers khawârij, comme les derniers tels que les Ibâdiyah, qui pensaient que quand ‘Ali à accepté les deux arbitres, cela était un jugement par autre que ce qu’Allah a révélé, et était donc du kufr.

 

 

Maintenant nous allons examiner ces avis et indiquer lequel d’entre eux est le plus correct.

 

 

Analyse


 

Le but ici n’est pas de déterminer si juger par autre que la révélation d’Allah est du kufr mineur ou majeur, car ce point sera traité dans la prochaine partie. Le but ici est plutôt de déterminer si ces versets parlent spécifiquement des gens du Livre, ou des musulmans, ou si ils s’appliquent à tous, comme le suggère les opinions précédemment cités.


 

Le but n’est pas non plus de déterminer la cause de révélation de ces versets, car nous l’avons déjà exposé précédemment et démontré - comme il est rapporté dans les récits sahîh - qu’ils ont étaient révélé concernant les gens du Livre.

 

 

Sur cette base nous disons :


 

Celui qui médite sur ces diverses opinions remarquera qu’il y a en faite deux avis :

 

 

  1. Que le jugement de ces versets s’applique spécifiquement aux gens du Livre, et non aux musulmans.


 

  1. Que le jugement de ces versets s’appliquent aux deux, les gens du Livre et, ceux parmi les musulmans qui agissent comme les gens du Livre.



En ce qui concerne l’avis qui stipule que certains de ces versets s’appliquent spécifiquement aux musulmans, d’autre aux juifs, et d’autre encore aux chrétiens, rejoint le second avis, car notre propos est centré sur le premier verset,  Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les kâfirûn.Les gens du Livre sont inévitablement inclut dans ce jugement.

 


Nous disons qu’ils y a finalement que deux avis car le reste de ces avis, excepté le premier, sont inclut dans ce que nous avons listé dans le deuxième avis.

 


  • L’avis que le premier verset  Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les kâfirûn concerne les musulmans, le second concerne les juifs et le troisième concerne les chrétiens, implique que leurs sens est général, car le zulm et le fisq que les gens du Livre ont commit est celui qui expulse de l‘Islam, donc les gens du Livre sont inclut dans le jugement du premier verset, comme stipulé avant.



  • Le troisième avis, qui dit que c’est un kufr moindre… se base sur l’hypothèse que le verset parle des musulmans, ou qu’ils (les musulmans) y sont inclut avec les gens du Livre, et par conséquent, ce verset s’applique aussi aux musulmans.



  • La même chose s’applique au quatrième avis, il peut donc être interprété dans le sens ou il vise ceux qui rejettent (le jugement d’Allah).



  • Le cinquième avis stipule qu’il est général dans son application.



  • Le sixième avis stipule qu’il s’applique aux musulmans.



  • Le septième avis est similaire au quatrième.



  • L’avis des khawârij se base aussi sur l’hypothèse que les versets visent les musulmans. C’est un avis faux comme nous le verrons plus tard.



Pour résumé, il y 2 avais concernant ce sujet :

 


  1. Que ces versets s’appliquent seulement aux gens du Livre.



  2. Qu’ils sont généraux et s’appliquent aux deux, les gens du Livre et les musulmans -avec une différence dans la façon de les appliquer aux musulmans.



L’avis qui est le plus susceptible d’être correct est le second – que les versets sont généraux dans leur sens. Les preuves qui appuient cela sont les suivantes :



  1. Que les savants ont dit que la cause de révélation et ce qui est indiqué dans un verset peut être liés. Indubitablement, la cause de révélation est liée aux juifs qui ont échangé un jugement d’Allah concernant le marié coupable d’adultère et le qisâs (la peine). Le contexte du verset l’indique, sans aucun doute : qui déforment le sens des mots les juifs Nous y avons prescrit pour eux vie pour vie Que les gens de l’Evangile jugent.

 

 

Tous indiquent que la cause de révélation est liée aux gens du Livre, mais ce qu’implique le verset est différent, comme nous l’avons dit plus haut. La preuve que ces deux éléments sont liés est que certains des récits rapporté qui stipulent qu’ils (les versets) concernaient les gens du Livre et d’autres récits affirment que ces versets concernent une victime juive, tué par les juifs, comme le rapporte Qatâdah. Certains - tel que Ad Dahhâk – ont dit que ces versets concernent les gens du Livre, sans être spécifique à ces derniers.


 

Nous devons remarquer que dire qu’il est plus probable que ces versets soit généraux ne contredit pas le fait qu’ils furent révélé sur les gens du Livre, car le point ici est l’application des termes dans leur généralité. Nous en parlerons plus en détail plus tard.


 

  1. Dans le commentaire de certains d’entre ceux qui on dit qu’il s’applique seulement aux gens du Livre, il y a une indication que cela est tout de même général. Par exemple, le commentaire de Hudhayfah :

 

 

Quel bon frère pour vous que ces enfants d’Israël. Si tout ce qui est agréable (c-a-d les éloges) est pour vous, tous ce qui est amère (c-a-d les condamnations verbale) est pour eux. Et certes, vous suivrez leur chemin pas à pas. »

 

 

De façon similaire, Ibn ‘Abbâs dit :


 

« Ce que les gens sont bon. Si tout ce qui est agréable est pour vous, tous ce qui est amère est pour les gens du Livre. »


 

C’est comme si il pensait que ces paroles visé aussi les musulmans : Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les kâfirûn[Ad Durr al Manthûr, 3/88]. D’ailleurs, il est rapporté de lui qu’il pensait que ces versets étaient spécifiques aux juifs. Il est aussi rapporté de lui qu’ils concernaient ceux qui rejettent (les lois d’Allah) ou qu’il vise le kufr mineur. Ceci indique que sa parole, qui s’applique aux juifs, ne veut pas dire qu’il ne pensait pas qu’elle pouvait être plus vaste et inclure aussi les musulmans. On peut en dire de même pour l‘avis de Hudhayfah.

 

 

  1. En ce qui concerne l’avis d’Abu Majlaz - « Ces versets ont étaient révélé concernant les juifs et les chrétiens » (selon un autre récit, « Ils ont étaient révélé concernant les juifs, les chrétiens et les gens du shirk ») – nous devons garder à l’esprit qu’Abu Majlaz répondait aux khawârij Ibâdiya (nous parlerons de ce sujet en détail plus tard in cha Allah). Ainsi, il expliquait que quiconque agit similairement aux juifs fait partit des gens du shirk et est donc sujet au jugement de ce verset.

 

 

  1. En ce qui concerne l’avis d’Abu Sâlih - « (Ces versets) ne visent pas du tout les musulmans ; ils visent les kuffâr »-, et l’avis d’Al Barâ’ ibn ‘Âzab - « Ils concernent tous les kuffâr » - il n’y a rien qui indique qu’ils concernent exclusivement les gens du Livre.


 

Effectivement, on pourrait dire :

 

 

  1. Les commentaires d’Abu Majlaz et d’Abu Sâlih indiquent que les termes dans ces versets s’adressent aux kuffâr parmi les gens du Livres. Ceci n’exclut pas l’idée qu’ils peuvent être généraux dans leur application, incluant les gens du Livre et toutes personnes qui agissent comme eux - car ce qui importe est l’application générale de ces paroles.



  2. D’ailleurs on peut comprendre des paroles d’Abu Sâlih que ces termes peuvent être appliqué exclusivement aux kuffâr et que les musulmans ne sont pas inclut, il est possible qu’il tentait de réfuter ceux qui considéraient les gouverneurs injuste comme étant des mécréants. C’est ce qu’implique le récit sahîh d’Ibn ‘Abbâs. Donc ce qui est rapporté d’eux deux est similaire.



Leur conclusion est donc la même, qui est, que ce qui est indiqué par ces verset n’est pas limité aux seuls gens du Livre. Ceci sera expliqué dans les prochains points.



  1. Le sens apparent des termes utilisés dans ces versets est général, car le terme « man » (quiconque) est utilisé, ce qui indique une visée générale.

 

 

De là, Ibn al Qayyim a mentionné l’avis que ces versets visent uniquement les gens du Livres, il dit juste après : « Cela est peu probable, et va à l’encontre du sens apparent des termes utilisés, il n’est donc pas valide. » [Madârij as Sâlikîn, 1/336. Bukhari a inclut un chapitre qui utilise ce verset comme preuve ; ce chapitre est intitulé Bâb Ajr man qadâ bi’l Hikmah li Qawlihi ta’âla « Wa man lam yahkum bimâ anzala Allah fa ûlâ’ika hum al Fâsiqûn. ». Ibn Hajar (31/120) dit : « Du titre de Bukhari, il apparait qu’il pensait qu’il était plus probable que les sens soit général ». Puis il rapporte qu’Ismâ’îl al Qâdi a dit : « Le sens apparent des ces versets indiquent que quiconque agit de manière similaire aux leurs et invente une loi qui va à l’encontre de la loi d’Allah, et en fait la voie à suivre, est sujet au même menace qu’eux, qu’il soit un juge ou non » (Fath al Bâri, 13/120 – Salafiyah 1èreédition).]


 

  1. Même si nous supposons que c’était l’avis de certains des salafs - je veux dire l’avis qui dit qu’ils s’appliquent seulement aux gens du Livre – l’avis de la majorité des salafs était que l’application est générale. C’est aussi l’avis des savants de l’Islam qui sont venu après eux. C’est ce qui est indiqué par d’autres versets dans le Qur’an, tel que l’ordre de juger ou gouverner conformément au Livre d’Allah, et la déclaration que celui qui ne se réfère au Qur’an et à la Sunnah pour les jugements n’est pas croyant, et l’interdiction de se référer au jugement du tâghût, ect.

 

 

  1. Quoi qui l’en soit, ce qui compte est l’application général du texte, et non le raison spécifique de la révélation – cela est bien connu. Le point sur lequel ceux qui divergent est que ces versets ont étaient révélé sur les juifs, pour une raison spécifique, donc on applique ces versets uniquement sur eux. Mais dans le but de réfuter cela, nous disons que quelque soit les versets ou les ahâdîth, ils ont tous était révélé pour une raison spécifique, si le texte a une porté général ou spécifique, il doit être prit tel quel. Il n’y a pas d’objection possible sur ce point là. Mais si le texte n’indique ni l’un ni l’autre, alors l’avis le plus correct est que ce qui est pris en compte est le sens général des termes (et non la cause spécifique de la révélation). Ceci est l’avis de la majorité des savants, et leur preuve est exposé dans les livres d’Usûl al Fiqh [Voir Al Mustafâ d’Al Ghazâli, 2/20 (édition Bûlâq) ; Sharh al Kawtkab al Munîr, 3/177 ; Al Muwâfaqât, 3/281 avec le commentaire d’Ad Drrâz, aux éditions Muhammah. Il est aussi publié par Dâr Ibn ‘Affân, édité par Hasan Salmân, 3/34.]

 

 

Cette question peut être clarifiée en attirant l’attention sur ce qui suit :

 

 

  1. Que le contexte des versets de la sourate al Mâ’idah - le 5èmechapitre du Qur’an – indiquent que le sens est général et non restreint aux gens du Livre, par exemple :

 

 

  1. La phrase commence avec les termes Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé (Qur’an 5 : 44). Le pronom conditionnel « man » (ceux) est l’un des signes les plus clairs concernant le sens général. De là, certains sahâbah et mufâssirîn ont dit que le sens est général.

 

 

  1. Les mots dans ces versets sont adressé au Messager d’Allah sala Allahu ‘alayhi was Salam, tel que sois juge entre eux ou détourne toi d’eux (Qur’an 5 : 42) et Juge donc parmi eux d’après ce qu’Allah a fait descendre. Ne suis pas leurs passions (Qur’an 5 : 48). Ces paroles sont adressées au Prophète et à sa ummah.


 

  1. Il est rapporté que le Prophète ‘alayhi as Salat was Salam et ses compagnons se référaient aux versets révélé à l’encontre des gens du Livre et des mushrikîn, et les ont utilisé comme preuve quand ils débattaient avec des musulmans, ce qui indique qu’ils ont comprit ces versets comme étant général dans leur application, et non spécifique.



Ash Shâtibi a dit dans Al Muwâfaqât : « Quelqu’un pourrait dire que même si les pieux salafs connaissaient les objectifs de la Shari’ah et étaient Arabe, ils comprenaient les textes comme étant généraux dans leur application même si le contexte indique le contraire. Ceci montre que ce qui compte à leurs yeux est l’application générale des termes comme ils apparaissent, même si le contexte indique autre chose… » Fin de citation [Al Muwâfaqât, 4/34 – édition Dâr Ibn ‘Affân]

 


Ensuite, Ash Shâtibi a mentionné des exemples, et nous en citerons quelques un sous peu. Il dit :

 


« C’est comme le verset Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les kâfirûnmême si il a était révélé concernant les juifs comme il est indiqué par le contexte. Les savants l’ont comprit comme étant général dans son application, et ne vise pas seulement les kuffâr. Ils ont dit, c’est un kufr mineur. » Fin de citation [Al Muwâfaqât, 4/39, édition Dâr Ibn ‘Affân.]

 


Dans son tafsîr du verset :

 


Ferez-vous de la charge de donner à boire aux pèlerins et d’entretenir la Mosquée sacrée (des devoirs) comparables [au mérite] de celui qui croit en Allah et au Jour dernier et lutte dans le sentier d’Allah?...(Qur’an 9 : 19)

 


Al Qurtubi cite le hadith d’An Nu’mân ibn Bashîr qui a dit :

 


« J’étais près du minbar du Messager d’Allah ‘alayhi as Salat was Salam quand un homme a dit, « ça ne me gênerais pas si, après être devenu musulman, je ne devais que donner à boire aux pèlerins » Un autre a ensuite ajouté « ça ne me gênerais pas si, après être devenu musulman, je ne devais que m’occuper de l’entretien du Masjid al Harâm » puis un autre répliqua « le jihad dans la voie d’Allah est meilleur que ce que vous avez cité » ‘Umar le réprimanda en disant « n’élève pas ta voix au minbar du Messager d’Allah un vendredi, Mais quand tu prit la prière de Jumu’ah, consulte le concernant votre différent »Puis Allah révéla ces paroles : Ferez-vous de la charge de donner à boire aux pèlerins et d’entretenir la Mosquée sacrée (des devoirs) comparables [au mérite] de celui qui croit en Allah et au Jour dernier et lutte dans le sentier d’Allah?…. » Fin de citation [Sahîh Muslim, Kitâb al Îmân, Bâb Fadl ash Shahâdah fi Sabîl Allah ta’âla, hadith numéro 1879.]

 


Al Qurtubi dit après avoir parlé de ce point :



« Si l’on disait qu’à partir de ce principe de base, il est permit d’utiliser comme preuve lors d’un débat avec un musulman, les versets qui ont étaient révélé concernant les kâfirîn et il est connu que les jugements les concernant sont différent, on peut donc lui dire qu’il n’est pas farfelu d’appliquer des jugements aux musulmans qu’Allah a révélé sur les mushrikîn. ‘Umar a dit, « Si nous le souhaitions, nous pourrions consommer de la nourriture frit et grillé, assiette après assiette, mais nous avons entendu les paroles d’Allah Vous avez dissipé vos [biens] excellents et vous en avez joui pleinement durant votre vie sur terre…(Qur’an 46 : 20) »Ce verset parle des kuffâr, mais ‘Umar l’a prit comme menace contre le fait d’être comme eux à certains égards, et aucun des sahâbah n’a contredit cette interprétation. Il se peut que ce verset (Qur’an 5 : 44) est de ce type. Ceci est un point très important qui résout le problème et dissipe la confusion. Et Allah est le plus savant. » Fin de citation [Tafsîr al Qurtubi, 8/92, édition Dâr al Misriyah.]

 


Le commentaire de ‘Umar sur le versetVous avez dissipé vos [biens] excellents…et aussi rapporté par Ash Shâtibi. [Voir Al Muwâfaqât, 4/34-35.]

 


Shaykh al Islam Ibn Taymiyah a dit:



«Les textes du Qur’an et de la Sunnah, qui comprend le message de Muhammad sala Allahu ‘alayhi was Salam, transmit dans un sens général qui s’applique à toute l’humanité pas une application générale du texte et du sens, ou seulement du sens. Les engagements d’Allah dans Son Livre et la Sunnah de Son Messager s’appliquent aux générations contemporaines de cette ummah comme ils s’appliquent aux premières générations. Allah nous a raconté l’histoire des nations qui sont venu avant nous afin qu’elles soient une leçon pour nous, afin que nous comparons notre situation à la leurs et faire une analogie entre les générations présentes et les nations passés, et afin que les croyants parmi les contemporains puissent prendre exemple sur les prédécesseurs, et les kafirîn et les hypocrites parmi les contemporains pourraient tirer des leçons de ce qu’on fait les kuffâr et les hypocrites des générations antérieurs. » Fin de citation [Majmû’ al Fatâwa, 28/425, nous devons noter que ces paroles d’Ibn Taymiyah apparaissent dans un essai important concernant la guerre avec les Tatars et la victoire des musulmans sur eux, et le rôle qu’a joué Ibn Taymiyah dans cela, et combien les musulmans on souffert de cette situation, et le nombre important d’hypocrites et de gens qui ont tenté de le décourager. Ibn Taymiya a exposé un parallèle unique en son genre entre ce qui c’est passé durant sa vie, et les campagnes militaire du Prophète sala Allahu ‘alayhi was Salam. Ibn Taymiyah a commencé son essai en disant « Allah a accomplit Sa promesse, en accordant la victoire à Son serviteur, à fait de Ses troupes des troupes victorieuses ayant défait les confédérés de Lui-même.Et Allah a renvoyé, avec leur rage, les infidèles sans qu’ils n’aient obtenu aucun bien, et Allah a épargné aux croyants le combat. Allah est Fort et Puissant.(Qur’an 33 : 25)… Ces tribulations (fitnah) par lesquels les musulmans furent testés avec ces ennemis corrompu qui sont allé à l’encontre de la Shari’ah de l’Islam a son parallèle avec ce qui c’est passé avec les musulmans du temps du Messager d’Allah sala Allahu ‘alayhi was Salam, dans les batailles concernant ce qu’Allah a fais descendre comme révélation dans Son Livre… » (Majmû’ al Fatâwa 28/424 et 467). Cet essai est unique parmi les essais qu’Ibn Taymiyah a écrits, et il contient un exemple pratique du sujet dont nous parlons dans ce livre.]



D’autres exemples comme :



  1. Le récit de

‘Umar radhia Allahu anhu que nous avons cité plus haut.

 

 

  1. Le contexte dans lequel le Prophète ‘alayhi as Salat was Salam a cité le verset L’homme cependant, est de tous les êtres le plus grand disputeur. (Qur’an 18 : 54) dans le cas de ‘Ali radhia Allahu anhu et Fâtimah radhia Allahu anha, même si ce verset est descendu concernant les kuffâr. Le hadith ce trouve dans le sahîh al Bukhari (Sahîh al Bukhari, Kitâb al Tahajjud, Bâb Tahrîd an Nabi ‘ala Salât al Layl, hadith numéro 1127.).

 

 

  1. Le contexte dans le lequel Abu Hurayrah radhia Allahu anhu a cité le verset



Certes ceux qui cachent ce que Nous avons fait descendre en fait de preuves(Qur’an 2 : 159) quand il a expliqué pourquoi il narré les ahadith. Ceci est rapporté chez al Bukhari (Sahîh al Bukhari : Kitâb al ‘Ilm, Bâb Hifz al ‘Ilm, hadith numéro 118.).

 

 

  1. Abu Bakrah a cité le hadith, « Aucun peuple ne réussira si une femme les gouvernent » [Sahîh al Bukhari : Kitâb al Fitan, chapitre 18, hadith numéro 7099.] quand il débattait avec des musulmans, même si ce hadith visait, à la base, les kuffâr.



Et il y a plusieurs autres exemples.

 


Ceci indique que ce que nous avons dit plus haut, que ces versets qui ont étaient révélé pour une raison spécifique, peuvent être généraux dans leur application, et ceci inclut les versets de la sourate al Mâ’idah qui parlent du jugement et de la gouvernance par autre que ce qu’Allah a révélé.

 


  1. Ici se trouve une conclusion inévitable, qui est que ceux parmi les générations contemporaines qui disent qu’ils s’appliquaient seulement aux gens du Livre, ont fait une autre erreur en plus du fait que cet avis est le moins valide, quand ils affirment que les juifs sont devenu des kuffâr et on eu ce statut - dans les versets de la sourate al Mâ’idah qui parlent du jugement et de la gouvernance par autre que ce qu’Allah a révélé – car ils ont rejeté le Message de Muhammad sala Allahu ‘aayhi was Salam et ont commit du shirk majeur.

 

 

Ceci est une erreur manifeste, car si cela était correcte, le Qur’an auraient statué de leur mécréance sans le lié à la raison pour laquelle ces versets furent révélé. De plus si cela était correcte, ce verset Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les kâfirûnserait insensé. Le jugement de ce verset (qu’ils sont kâfir) est basé sur le fait qu’ils n’ont pas jugé conformément à ce qu’Allah a révélé, et l’observation que cet avis dénuerait de sens beaucoup de textes du Qur’an et de la Sunnah est suffisant pour affirmer que cet avis est erroné.

 

 

Il en est de même pour ce qui est de l’avis de ceux qui affirment que quand Ibn Kathîr a qualifié les Tatars de kâfir car ils ont gouverné conformément au Yâsiq, il l’a fait à cause de leur kufr et de leur shirk. Cela est une distorsion et une déviation des paroles des savants. Ibn Kathîr a lié ce qu’il a dit au fait qu’ils ont gouverné conformément au Yâsiq, rien d’autre, et ses paroles ne sont pas ambigus.


 

En se basant sur les arguments précités nous pouvons affirmer que l’avis correct est que les musulmans sont inclut dans les jugements de ces versets. 

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Published by Abou Malik - Le Tawhid d'Allah dans le jugement

Juger avec la Shari’ah et son statut dans la ‘Aqîdah.

 

Par le sheikh Abder Rahman ibn Salih al Mahmud.

 

Extrait du livre "Al Hukm bi ghayri ma anza Allah"


 

Le lien entre juger selon la Shari’ah et la ‘Aqîdah est profond et fondamental. Ce n’est pas simplement une relation distante qui n’a aucun effet sur la ‘Aqîdah, en vérité le problème est plus sérieux comme nous allons le voir. Ce chapitre exposera 2 point principal, comme suit :


  1. L’importance de ce sujet, et les principes que lesquels ils sont basés. Les exégètes qui ont parlé de ce sujet en usant de terme très fort et radical découlant de leur prise de conscience à ce problème.


  2. Réfutation de ceux qui pensent que juger par autre que ce qu’Allah a révélé n’est lié qu’aux actes extérieurs (et non à la croyance), et que tout péché qui est semblable ne veut pas dire que la personne qui le commet n’est plus croyante, tant qu’il ne rejette pas la Shari’ah.


Il y a plusieurs preuves concernant la relation la croyance de l’adhésion (à la Shari’ah), en faisant ce qui est ordonné, et s’éloignant de ce qui est interdit, et d’autre question qui sont liés au fait de juger selon la Shari’ah et l’appliquer individuellement et au niveau de la communauté.


  • Des fois il est lié à la ‘Aqîdah et au Tawhîd al ‘Ibâdah (l’Unicité dans l’adoration).

  • Des fois il est lié à la ‘Aqîdah et au Tawhîd ar Rubûbiyah (l’Unicité dans la seigneurie).

  • Des fois il est lié à la ‘Aqîdah et au Tawhîd al Asma’ wa Sifât (l’Unicité des noms et attributs Divin).

  • Des fois il est lié à la ‘Aqîdah et à l’Îmân (la Foi, la Croyance).

  • Des fois il est lié à la ‘Aqîdah et aux Shahâdatayn.


Les versets qui démontrent cela sont nombreux. Nous nous limiterons à quelques exemples.

 

Son lien au Tawhîd al ‘Ibâdah


Allah azza wa jal dit concernant l’histoire de Yûssuf ‘alayhi as Salam et son appel à Allah en prison :


Vous n’adorez, en dehors de Lui, que des noms que vous avez inventés, vous et vos ancêtres, et à l’appui desquels Allah n’a fait descendre aucune preuve. Le jugement n’appartient qu’à Allah. Il vous a commandé de n’adorer que Lui. Telle est la religion droite; mais la plupart des gens ne savent pas.(Qur’an 12 : 40)

 

Et Allah soubhana wa ta’ala dit :

 

Nulle contrainte en religion! Car le bon chemin s’est distingué de l’égarement. Donc, quiconque mécroit au Taghût tandis qu’il croit en Allah saisit l’anse la plus solide, qui ne peut se briser. Et Allah est Audient et Omniscient(Qur’an 2 : 256)


Et Allah dit :


Ils ont pris leurs rabbins et leurs moines, ainsi que le Christ fils de Marie, comme Seigneurs en dehors d’Allah, alors qu’on ne leur a commandé que d’adorer un Dieu unique. Pas de divinité à part Lui! Gloire à Lui! Il est au-dessus de ce qu’ils [Lui] associent.(Qur’an 9 : 31)

 

 

Son lien avec le Tawhîd ar Rubûbiyah


Allah azza wa jal a dit :


S’est établi «’istawâ» sur le Trône (d’une manière qui sied à Sa Majesté). Il couvre le jour de la nuit qui poursuit celui-ci sans arrêt. (Il a créé) le soleil, la lune et les étoiles, soumis à Son commandement. La création et le commandement n’appartiennent qu’à Lui. Toute gloire à Allah, Seigneur de l’Univers!(Qur’an 7 : 53-54)


Et Allah a dit :


  • Ton Seigneur crée ce qu’Il veut et Il choisit; il ne leur a jamais appartenu de choisir. Gloire à Allah! Il transcende ce qu’ils associent à Lui!(Qur’an 28 : 68)

 

Et ainsi de suite.

 

 

Son lien au Tawhîd al Asmâ’ was Sifât


Les plus significatifs de Ses Noms à ce sujet sont al Hakam, al Hâkim et al Hakîm.


Allah soubhan wa ta’ala dit :


Chercherai-je un autre juge qu’Allah, alors que c’est Lui qui a fait descendre vers vous ce Livre bien exposé? Ceux auxquels Nous avons donné le Livre savent qu’il est descendu avec la vérité venant de ton Seigneur. Ne sois donc point du nombre de ceux qui doutent.(Qur’an 6 : 114)


Et Allah dit :


… Tel est le jugement d’Allah par lequel Il juge entre vous, et Allah est Omniscient et Sage.(Qur’an 60 : 10)


Allah est aussi décrit comme étant :


Khayr al Hâkimîn (le Meilleur des Juges)(Qur’an 7 : 87 - 10 : 9 - 12 :80)


Ahkam al Hâkimîn (le Plus Juste des Juges)(Qur’an 11 : 45 - 95 : 8)


Et Allah ta’ala dit :


C’est Allah qui juge et personne ne peut s’opposer à Son jugement, et Il est prompt à régler les comptes.(Qur’an 6 : 57)

 

 

Son lien à l’Îman


Allah azza wa jal a dit :


Ô les croyants! Obéissez à Allah, et obéissez au Messager et à ceux d’entre vous qui détiennent le commandement. Puis, si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez-le à Allah et au Messager, si vous croyez en Allah et au Jour dernier. Ce sera bien mieux et de meilleure interprétation (et aboutissement). (Qur’an 4 : 59)

 

N’as-tu pas vu ceux qui prétendent croire à ce qu’on a fait descendre vers toi [prophète] et à ce qu’on a fait descendre avant toi? Ils veulent prendre pour juge le Taghût, alors que c’est en lui qu’on leur a commandé de ne pas croire. Mais le Diable veut les égarer très loin, dans l’égarement. Et lorsqu’on leur dit: «Venez vers ce qu’Allah a fait descendre et vers le Messager», tu vois les hypocrites s’écarter loin de toi. Comment (agiront-ils) quand un malheur les atteindra, à cause de ce qu’ils ont préparé de leurs propres mains? Puis ils viendront alors près de toi, jurant par Allah: «Nous n’avons voulu que le bien et la réconciliation». Voilà ceux dont Allah sait ce qu’ils ont dans leurs cœurs. Ne leur tiens donc pas rigueur, exhorte-les, et dis-leur sur eux-mêmes des paroles convaincantes. Nous n’avons envoyé de Messager que pour qu’il soit obéi par la permission d’Allah. Si, lorsqu’ils ont fait du tort à leurs propres personnes ils venaient à toi en implorant le pardon d’Allah et si le Messager demandait le pardon pour eux, ils trouveraient, certes, Allah, Très Accueillant au repentir, Miséricordieux. Non!... Par ton Seigneur! Ils ne seront pas croyants aussi longtemps qu’ils ne t’auront demandé de juger de leurs disputes et qu’ils n’auront éprouvé nulle angoisse pour ce que tu auras décidé, et qu’ils se soumettent complètement [à ta sentence] (Qur’an 4 : 60-65)


Et Allah dit :


La seule parole des croyants, quand on les appelle vers Allah (Ses Paroles, le Qur’an) et Son messager, pour que celui-ci juge parmi eux, est: «Nous avons entendu et nous avons obéi». Et voilà ceux qui réussissent (qui vivront au Paradis pour toujours). (Qur’an 24 : 51)

 

 

Son lien à l’Islam


La base de l’Islam est la sousmission (istislâm) à Allah en Lui obéissant et en se purifiant de tout shirk.


Allah ta’ala dit :


Qui est meilleur en religion que celui qui soumet à Allah son être, tout en se conformant à la Loi révélée et suivant la religion d’Abraham, homme de droiture? Et Allah avait pris Abraham pour ami privilégié.(Qur’an 4 : 125)


Et Allah dit :


Certes, la religion acceptée d’Allah, c’est l’Islam. Ceux auxquels le Livre a été apporté ne se sont disputés, par agressivité entre eux, qu’après avoir reçu la science. Et quiconque ne croit pas aux signes d’Allah... alors Allah est prompt à demander compte! S’ils te contredisent, dis leur: «Je me suis entièrement soumis à Allah, moi et ceux qui m’ont suivi». Et dis à ceux à qui le Livre a été donné, ainsi qu’aux illettrés: «Avez-vous embrassé l’Islam?» S’ils embrassent l’Islam, ils seront bien guidés. Mais; s’ils tournent le dos... Ton devoir n’est que la transmission (du message). Allah, sur [Ses] serviteurs est Clairvoyant.(Qur’an 3 :19-20)


Et Allah dit :


Etquiconque soumet son être à Allah, tout en étant bienfaisant, s’accroche réellement à l’anse la plus ferme. La fin de toute chose appartient à Allah.(Qur’an 31 : 22)


Et Allah dit :


Et quiconque désire une religion autre que l’Islam, ne sera point agréé, et il sera, dans l’au-delà, parmi les perdants.(Qur’an 3 : 85)


Et Allah dit :


 EtNous avons fait descendre sur toi le Livre, comme un exposé explicite de toute chose, ainsi qu’un guide, une grâce et une bonne annonce aux Musulmans.  (Qur’an 16 : 89)

 

 

 

Son lien aux Shahâdatayn


En ce qui concerne le témoignage qu’il n’y a nul autre divinité si ce n’est Allah, les preuves l’expliquant se trouve dans la partie du Tawhîd al ‘Ibâdah. En ce qui concerne le témoignage que Muhammad sala Allahu ‘alayhi was Salam est le Messager d’Allah :


Allah soubhana wa ta’ala dit :


 Non!... Par ton Seigneur! Ils ne seront pas croyants aussi longtemps qu’ils ne t’auront demandé de juger de leurs disputes…(Qur’an 4 : 65)


Et Allah dit :


Prenez ce que le Messager vous donne; et ce qu’il vous interdit, abstenez-vous en…(Qur’an 59 : 7)


Et Allah dit :


Dis: «Si vous aimez vraiment Allah, suivez-moi, Allah vous aimera alors et vous pardonnera vos péchés. Allah est Pardonneur et Miséricordieux. Dis: «Obéissez à Allah et au Messager. Et si vous tournez le dos... alors Allah n’aime pas les infidèles !(Qur’an 3 : 31-32)

 

 

Il y a une preuve qui indique que l’obédience à autre qu’Allah et se détourner de Son jugement est du kufr et du shirk


Allah ta’ala dit :


et Il n’associe personne à Son jugement.  (Qur’an 18 : 26)

Et Allah dit :


Si vous leur obéissez (au Shayâtîn, les diables), vous deviendrez certes des associateurs.(Qur’an 6 : 121)


Et Allah dit :


Est-ce donc le jugement du temps de l’Ignorance qu’ils cherchent? Qu’y a-t-il de meilleur qu’Allah, en matière de jugement pour des gens qui ont une foi ferme?(Qur’an 5 : 50)


Et il y a plusieurs versets similaires.


Ces preuves, qui sont cités ici à titre d’exemple - car il y a bien plus que cela – démontre la mesure dans laquelle cet important sujet est lié à la ‘Aqîdah dans toutes ces parties et principes.


Maintenant nous allons focaliser notre attention sur les paroles de certains savants qui ont lié le fait de juger par autre que ce qu’Allah a révélé à la ‘Aqidah.


  1. L’imam Muhammad ibn Nasr al Marwazi a dit en commentaire du célèbre hadith de Jibrîl :


« La phrase « l’Îman (la Foi) veut dire croire en Allah » veut dire affirmer Son Unicité (Tawhîd) et croire en Lui dans son cœur et l’affirmer par sa langue, et se soumettre à Lui et à Ses commandements, en ayant la volonté de faire que qu’Il commande et d’éviter la négligence, l’arrogance et l’obstination. Si tu fais cela, tu auras adhéré à ce qu’Il aime et tu éviteras ce qui Le met en colère. » Fin de citation [Ta’zîm Qadr as Salâh, 1/392-393]


Puis il dit :


« En ce qui concerne la phrase « …et Ses Messagers,» cela veut dire croire en ceux qu’Allah a nommé… et croire en Muhammad sala Allahu ‘alayhi was Salam. Ta croyance au autres Messagers est une affirmation, mais la croyance en Muhammad est l’affirmation et la croyance en lui, et suivre ce qu’il a amené. Si tu suis ce qu’il a amené, que tu accompli les obligations, que tu accepte ce qui est permis comme étant halâl et accepte ce qui est interdit comme étant harâm, que tu t’abstiens dans les cas ou les choses ne sont pas clair, et tu te hâte à faire le bien » Fin de citation [Ta’zîm Qadr as Salâh, 1/393]


Il faut constater qu’à la croyance en Allah et au Tawhîd, croire dans son cœur et l’affirmer par sa langue, le sheikh à ajouter la conception de la soumission aux ordres d’Allah, puis il l’a expliqué. Dans le cas de la croyance aux Messagers, il a fait une distinction entre les autres Messagers - qu’il faut reconnaitre - et le Messager Muhammad sala Allahu ‘alayhi was Salam, qui dans son cas, la simple reconnaissance ne suffit pas sans le suivit de qu’il a apporté.


  1. Al ‘Izz ibn ‘Abdus Salâm a dit dans sa discussion sur le principe « ce à quoi il est obligatoire d’obéir, ce à quoi il est permit d’obéir et ce à quoi il n’est pas permit d’obéir » :


« Seul Allah doit être exclusivement obéit, car Il est le seul Qui accorde les bénédictions à la création, et guide Ses créatures sur la voie correcte dans leur affaires religieuses et mondaines. Il n’y a rien de bon, mais Il apporte le bien, et il n’y a rien de mauvais, mais Il l’enlève le mal. Personne ne mérite d’être obéi plus qu’un autre, car aucun d’entre eux ne peut accorder les bénédictions qu’Allah accorde. Il en est de même que personne n’a le droit de décider ou de juger si ce n’est Allah, parce que Ses lois découlent du Qur’an, de la Sunnah, de l’Ijmâ’ (le consensus des savants), de l’analogie correcte, et d’autres moyens dérivés. Donc personne n’a le droit d’utiliser la méthode de l’istihsân (choix préférentiel) ou d’al masâlih wal mursalah (question qui sert l’intérêt commun des musulmans et qui ne va pas à l’encontre des principes de base de l’Islam)… » Fin de citation [Qawâ’id al Ahkâm, 2/158. Il est a noté qu’Al ‘Izz ibn ‘Abdus Salâm ne rejeté pas complètement Al Masâlih wal Mursalah, en particulier quand ils rempli les conditions spécifiques comme il l’explique dans le livre et dans d’autres de ses ouvrages.]


Ibn ‘Abdus Salâm a basé cette affaire sur le Tawhîd ar Rubûbiyah (l’Unicité dans la Seigneurie) : tout comme le pouvoir sur la création appartient exclusivement à Allah, de même, le pouvoir de commander Lui appartient exclusivement.


La création et le commandement n’appartiennent qu’à Lui(Qur’an 7 : 54)


  1. At Tabari a dit dans son commentaire sur le verset :


« Non, mais quiconque soumet à Allah son être tout en faisant le bien(Qur’an 2 : 112) En ce qui concerne la phrase quiconque soumet à Allah son être, le sens visé par la soumission de son être est de s’humilier et de Lui obéir, et de se soumettre à Son commandement. La racine du sens de l’Islam est la soumission (istislâm), car Il est Celui à Qui tu dois te soumettre, ce qui veut dire s’humilier. Le musulman est appelé ainsi car il soumet toutes ses facultés dans l’obéissance à son Seigneur. » Fin de citation [Tafsîr at Tabari, 2/510, édité chez Shâkir.]


Il dit aussi en commentaire du verset :


Notre Seigneur! Fais de nous Tes Soumis(Qur’an 2 : 128)


At Tabari dit :


« Ici aussi, Allah nous dit à propos des Prophètes Ibrâhîm et Ismâ’’îl, quand ils érigeaient les fondations de la Maison, ils dirent,Notre Seigneur! Fais de nous Tes Soumis, ce qui veut dire, guide nous à se soumettre à Tes commandements et de s’humilier dans Ton obéissance ; ne nous laisse pas associer un autre que Toi dans notre obédience et notre adoration envers Toi. Nous avons, en référence a ce que nous avons précédemment dit, expliqué la signification de l’Islam, qui est la servitude dans l’obédience à Allah » Fin de citation [Tafsîr at Tabari, 3/73-74, édité chez Shâkir.]


At Tabari explique clairement la signification de l’Islam et le fait que l’Islam ne peut être atteint excepté à travers une humble soumission à Allah seul dans l’adoration et l’obédience. C’est ce que mentionne fréquemment sheikh a Islam Ibn Taymiyah, comme quand il dit dans Tadmuriyah, après qu’il ai mentionné les textes Qur’anique qui indique que la religion de tous les Messagers était l’Islam :


« L’Islam signifie la soumission (istislâm) à Allah seul. Quiconque se soumet à Lui et à n’importe qui d’autre que Lui est un mushrik (polythéiste) et quiconque ne se soumet pas à Lui est trop orgueilleux pour L’adorer. Le mushrik et celui qui est trop orgueilleux pour L’adorer sont tout deux kâfir. La soumission à Allah seul implique de L’adorer seul et d’obéir à Lui seul. Ceci est la religion de l’Islam, ce dont Allah n’acceptera nul autre religion. La soumission s’accomplit en adorant Allah en tout temps en faisant ce qu’Il a commandé de faire à des moments bien défini… » Fin de citation [At Tadmuriyah, p. 169, édité chez Sa’wi]


Donc l’Islam implique l’adoration et l’obédience.


At Tabari interprète le terme « religion (Dîn) » comme voulant dire « obédience » et « servitude ». Il dit dans le commentaire du verset :


Le Dîn (religion), pour Allah, est certes l’Islâm(Qur’an 3 : 19)


Il dit ensuite:« est certes l’Islâmsignifie ici : la soumission et la servitude. Le verbe dérivé du mot Islâm est aslama, dans le sens de rentrer en Islâm. Similairement il est dit (en Arabe), aqhata al qawm quand le peuple (al qawm) entre dans une période de famine (qaht) ; ou arba’u quand ils entre dans la saison du printemps (ar rabî’). Donc il est dit aslamu quand ils entrent en Islâm, qui veut dire se soumettre et s’humilier, et abandonner toutes oppositions. Si ce n’est pas e cas, alors l’interprétation du verset Le Dîn (religion), pour Allah, est certes l’Islâmest que l’obéissance veut dire l’obéissance à Allah, et l’affirmation par la langue et dans le cœur d’un asservissement (‘ubûdiyah), un assujettissement et une soumission totale à Allah par l’obédience à tous Ses commandements et interdictions, la soumission sans aucun orgueil ou déviation, sans rien Lui associer parmi Ses créatures dans la soumission est l’adoration. »


Car At Tabari est le sheikh des mufassirîn, et le plus éminent savant dans la science de la langue Arabe et des lectures variés du Qur’an, nous citerons ce qu’il dit à propos du sujet que nous traitons. Dans son commentaire du verset :


Ô les croyants! Entrez pleinement dans l’Islam(Qur’an 2 : 208)


Après avoir mentionné les différentes interprétations des savants sur ce verset, at Tabari dit :


« Si il est demandé, que veut dire le fait qu’Allah urge les croyants à suivre Muhammad sala Allahu ‘alayhi was Salam et l’Islam qu’il a transmit ? La réponse est suivre toutes Ses lois est appliquer tous Ses jugements, sans en négliger. Si tel est le sens, alors le mot kâffatantraduit ici par « pleinement » est un adjectif décrivant as silm (Islam) et sa signification est d’entrer pleinement en Islam, et de ne pas négliger une seule partie, Ô vous qui croyez en Muhammad et en ce qu’il a transmit. » Fin de citation [Tafsîr at Tabari, 4/255, édité chez Shâkir.]


Ensuite, il mentionne un récit provenant de ‘Ikrimah concernant la révélation de ce verset. At Tabari a dit :


« ‘Ikrimah a eu des propos similaire à ce que nous avons éxposé plus haut, que la signification de l’appel aux croyants est de rejeter toutes choses qui ne font pas partie des jugements de l’Islam, de suivre tous les jugements de l’Islam et n’en négliger aucun. » Fin de citation [Tafsîr at Tabari, 4/356, édité chez Shâkir.]


Puis il mentionne ensuite le deuxième avis concernant ce verset, qu’il signifie qu’il est ordonné aux Gens du Livre d’embrasser l’Islam. Il déclare qu’il est plus probable que ce verset vise le fait qu’embrasser l’Islam c’est suivre toutes les lois de l’Islam, et que ceci est général et s’applique aux 2 groupes. [Voir Tafsîr at Tabari, 4/258, édité chez Shâkir.]


  1. Comme il a était clairement établi, il est obligatoire de se référer Allah dans tout les affaires. Le lien entre ce fait et les attributs d’Allah est très clair. Al Khatâbi dit donc, commentant la signification des noms d’Allah :


« Al Hakam : Al Hakam (le Juge) signifie al Hâkim. Le vrai sens est Celui à Qui les jugements sont soumit et à Qui on se réfère dans toutes les affaires, comme l’indique les versets :


  • A Lui appartient le jugement; et vers Lui vous serez ramenés(Qur’an 28 : 88)

 

Le terme hakam est mentionné dans le verset :

 

Chercherai-je un autre juge (hakaman) qu’Allah, alors que c’est Lui qui a fait descendre vers vous ce Livre bien exposé?... (Qur’an 6 : 114)

 

Et le terme al Hâkim est mentionné à plusieurs endroits, mais il est mentionné à la forme pluriel ou le superlatif est utilisé, par exemple…Et Il est le Meilleurs des juges (Khayr al Hâkimîn)Qur’an 7 : 87 ; 10 : 9 ; 12 : 80), … Tu es le plus juste des juges(Ahkam al Hâkimîn)(Qur’an 11 : 45), Allah n’est-Il pas le plus sage des Juges (Ahkam al Hâkimîn)?(Qur ‘an 95 : 8).

 

Et le terme al Hakîm est mentionné dans plusieurs versets, et les mots dérivé de ce terme sont hakam, yuhkumu, tahkumu, hukmuhu, hukman et d’autres encore. » Fin de citation

 

[Le frère Muhammad al Hamad al Hamûd a compilé les noms d’Allah avec l’explication de leur signification. Il a exposé en détail les noms d’Allah, al Hakam, al Hâkim et al Hakîm. Parmi les incidences de croire en ces 3 noms, il a mentionné les suivants :


  1. Que le Jugement n’appartient qu’à Allah seul sans associés dans ce jugement, tout comme Il n’a pas d’associés dans l’adoration. Allah a dit : …Il n’associe personne à Son jugement (Qur’an 18 : 26).

  2. Allah azza wa jal gouverne et juge selon Sa volonté, car Il est Un et n’a pas d’associés.

  3. Les paroles d’Allah sont sages et précise ; comment pourrait-il en être autrement, quand Il est le Plus Juste des juges ?

  4. Croire aux noms précités dicte de se référer au Livre d’Allah pour tous les jugements entre nous, car il n’y a nul autre livre comme le Qur’an qui est sage dans tous les aspects de la vie.

  5. Allah a ordonné Son Messager sala Allahu ‘alayhi was Salam de juger entre les gens en se référant à ce qu’Allah lui a révélé comme jugement Divin, et d’ignorer tout autre jugement, opinion ou désire…


Voir An Nahj al Asmâ’ fi Sharh Amâ’ Allah al Husnâ de Muhammad ibn Hamad al Hamûd, 1/302/308.]


Sheikh a Islam Ibn Taymiyah a dit, en faisant le lien entre cette affaire et les attributs d’Allah :

« Allah est le Juge (Al Hakam) Qui juge entre Ses serviteurs ; le Jugement (Al Hukm) appartient à Lui seul. Allah a révélé Les Livres et a envoyé les Messagers pour juger entre les gens. Quiconque obéit au Messager fait partit de Ses pieux amis proches (awliya’) et trouvera le bonheur ici bas et dans l’au-delà. Quiconque désobéit au Messager sera de ceux qui sont condamné aux tourments. Allah azza wa jal a dit :

Les gens formaient (à l’origine) une seule communauté (croyante). Puis, (après leurs divergences,) Allah envoya des prophètes comme annonciateurs et avertisseurs; et Il fit descendre avec eux le Livre contenant la vérité, pour régler parmi les gens leurs divergences.(Qur’an 2 : 213)

Allah azza wa jal explique qu’Il a envoyé les Messagers et leurs a révélé les Livres pour qu’ils puissent juger entre les gens concernant leurs divergences. Allah azza wa jal a dit :

Sur toutes vos divergences, le jugement appartient à Allah. Tel est Allah mon Seigneur; en Lui je place ma confiance et c’est à Lui que je retourne [repentant](Qur’an 42 : 10)

Et le Prophète Yûsuf ‘alayhim as Salam a dit :

  • Ô mes deux compagnons de prison! Qui est le meilleur: des Seigneurs éparpillés ou Allah, l’Unique, le Dominateur suprême? Vous n’adorez, en dehors de Lui, que des noms que vous avez inventés, vous et vos ancêtres, et à l’appui desquels Allah n’a fait descendre aucune preuve. Le pouvoir n’appartient qu’à Allah. Il vous a commandé de n’adorer que Lui. Telle est la religion droite; mais la plupart des gens ne savent pas.  

(Qur’an 12 : 39-40)

Le Jugement appartient à Allah seul, et Ses Messagers l’ont transmit venant de Lui. Leurs jugements et Son jugement, et leurs commandements son Ses commandements ; leur obéir revient à Lui obéir. Peu importe le Messager qui les gouverne et les commande de faire ou de prescrire ce qu’ordonne la religion, il est obligatoire pour toutes personnes de le suivre et lui obéir, car c’est le jugement d’Allah sur Sa création » Fin de citation [Majmû’ al Fatâwa, 35/361-363 ; voir aussi p. 372 et 383]


Dans un autre passage, sheikh al Islam Ibn Taymiyah a donné des détails sur le contexte sur la formulation utilisé dans le Qur’an, et a définit un principe la concernant, dans le lequel il explique qu’il est obligatoire de croire en tout ce que le Messager à transmit. Il déclare par exemple que l’incrédulité en certains Messagers est une incrédulité de tous les Messagers, et par conséquent, l’incrédulité en une partie du Message est du kufr. Après avoir cité le preuve de cela, il a dit :


« Il condamne donc ceux a qui une partie des Écritures (des Gens du Livre) à était donné quand ils ont cru en ce qui allé à l’encontre du Message et ont préféré ceux qui ont dévié du Message que ceux qui croyaient en ce dernier, comme ceux qui préféré les philosophes Sabéens et l’état jâhili (ignorance) - la jâhiliyah des Turques, de Daylam, des Arabes, des Perses et d’autres - à ceux qui croyaient en Allah, Son Livre et Son Messager. De même, Il condamnait ceux qui affirmaient croire en tout les Livres, mais qui ne se référaient pas au Qur’an et la Sunnah pour leurs jugements, et ils se sont référés à la place à quelque faux législateurs qu’ils ont vénéré à la place d’Allah, comme il arrivé souvent dans le cas de ceux qui s’affiliaient à l’Islam mais ils se sont référé pour leurs jugements les lois des Sabéens, des philosophes et d’autres, ou aux lois de quelques rois qui ont outrepassé les limites de l’Islam, tel que les rois des Tatars et autres. Quand il leurs est dit, « revenez au Livre d’Allah et à la Sunnah de Son Messager, » ils s’en détournent complètement » Fin de citation [Majmû’ al Fatâwa, 12/339/340.]


Car le Jugement (hukm) appartient à Allah seul, il est obligatoire de suivre tout ce que le Messager sala Allahu ‘alayhi was Salam a transmit, sans aucune distinction. Se référer pour le jugement aux lois des Sabéens et des philosophes, ou tout autre lois que la Shari’ah d’Allah revient à se référer aux fausses lois (tâghût) pour le jugement, et il est essentiel de croire en Allah et de rejeter les fausses lois.


  1. Ce sujet est aussi lié au témoignage « Muhammad est le Messager d’Allah ». Sheikh al Islam Ibn Taymiyah a dit :


« Témoigner de la Prophétie de Muhammad sala Allahu ‘alayhi was Salam implique de croire en tout ce qu’il a dit et obéir à tout ce qu’il a ordonné. Ce qu’il a approuvé doit être approuvé, et ce qu’il dénoncé doit être dénoncé, tout comme les gens doivent affirmer tous les noms et attributs d’Allah qu’Il a affirmé pour Lui-même, et ils doivent rejeter toutes notions de ressemblance à Ses créatures qu’Il a démenti, et ils doivent s’éloigner du ta’tîl (renier les attributs d’Allah) et du tamthîl (l’anthropomorphisme). Quand ils affirment Ses attributs, ils doivent éviter de L’assimiler à Sa création et ne doivent pas nier Ses attributs. Ils doivent accomplir ce qu’Il a ordonné et évitr ce qu’Il a interdit. Ils doivent approuver comme étant halâl ce qu’Il a permit et approuver comme étant harâm ce qu’Il a interdit, et il n’y a pas de religion excepté ce qu’Allah et Son Messager ont décrit. Et Allah condamne les mushrikûn (polythéistes) dans la sourate al An’âm, dans sourate al A’râf - le sixième et le septième chapitre du Qur’an – et dans d’autre endroits, pour interdire ce qu’Allah n’a pas interdit et pour inventer une religion dont Allah n’a rien révélé, comme Allah azza wa jal dit :

Et ils assignent à Allah une part de ce qu’Il a Lui-même créé, en fait de récoltes et de bestiaux…(Qur’an 6 : 136)

Il est aussi mentionné au début de la sourate al A’râf, Allah dit :

Ou bien auraient-ils des associés [à Allah] qui auraient établi pour eux des lois religieuses qu’Allah n’a jamais permises?...(Qur’an 42 : 21)

Et Allah a dit à Son Messager sala Allahu ‘alayhi was Salam :

Ô Prophète! Nous t’avons envoyé [pour être] témoin, annonciateur, avertisseur, appelant (les gens) à Allah (le Monothéisme Islamique c-a-d d’adorer Allah seul sans associés), par Sa permission; et comme une lampe éclairante (à travers tes instructions venant du Qur’an et la Sunnah, la voie légal du Prophète).(Qur’an 33 : 45-46)

Allah lui a donc dit qu’Il l’a envoyé pour appeler les peuples à Allah par Sa permission. Donc quiconque appel les gens à tout autre qu’Allah s’est rendu coupable de shirk et quiconque appel les gens à quelque chose sans la permission d’Allah est un innovateur. Le shirk est une innovation (bid’ah), et la bid’ah finit par être du shirk, il n’y a pas d’innovateur qui ne se rend pas coupable d’un type de shirk, et Allah dit :

Ils ont pris leurs rabbins et leurs moines, ainsi que le Christ fils de Marie, comme Seigneurs en dehors d’Allah, alors qu’on ne leur a commandé que d’adorer un Dieu unique. Pas de divinité à part Lui! Gloire à Lui! Il est au-dessus de ce qu’ils [Lui] associent.(Qur’an 9 : 31)

Une des voies dans laquelle ils ont commit du shirk était qu’ils (les rabbins et les moines) ont permit aux gens ce qui était interdit, et les gens leurs ont obéit, et ils (les rabbins et les moines) ont interdit ce qui était permit, et les gens leurs ont obéit » Fin de citation [Iqtidâ’ as Sirât al Mustaqîm, 2/834-835.]


Ce long commentaire de sheikh al Islam explique clairement comment les affaires de ‘Aqîdah sont liés les uns aux autres. Et ceci car les 2 parties des Shahâdatayn, le témoignage qu’il n’y a nul autre divinité si ce n’est Allah, et le témoignage que Muhammad est le Messager d’Allah, sont très fortement liés. Ils sont comme l’Îmân et l’Islam : s’ils sont mentionnés ensemble dans un même contexte, ils ont alors un sens différent, mais s’ils sont mentionnés séparément, chacun d’eux a la même signification. Si le témoignage qu’il n’y a nul autre divinité si ce n’est Allah est mentionné seul, il implique le témoignage que Muhammad est le Messager d’Allah, et il ne peut être accepté venant d’une personne qui n’a pas cette croyance. Il en est de même si le témoignage que Muhammad est le Messager d’Allah est mentionné, il implique le témoignage qu’il n’y a nul autre divinité si ce n’est Allah, et il ne peut être accepté autrement. Si ils sont mentionne ensemble, alors chaque partie à sa propre signification.


Dès lors nous trouvons quelques lignes stipulant ce que j’ai cité plus haut, sheikh al Islam Ibn Taymiyah a fait le lien entre ce sujet et l’Islam. Il a fait un commentaire similaire aux paroles cité plus haut tiré du livre at Tadmuriyah, il dit :


« Le terme Islam implique la soumission et l’obédience, et il implique la sincérité, comme Allah le dit :

Allah a cité comme parabole un homme appartenant à des associés se querellant à son sujet et un [autre] homme appartenant à un seul homme…(Qur’an 39 : 29)

L’Islam veut forcément signifier la soumission à Allah seul, et de ne pas se soumettre à tout autre que Lui. Ceci est la véritable signification de ce que nous attestons, Lâ ilâha illa Allah (Il n’y a nul autre divinité si ce n’est Allah). Quiconque se soumet à Allah et à tout autre que Lui est un mushrik, et Allah ne pardonne pas qu’on Lui donne des associés. Quiconque ne se soumet pas à Lui du tout est un orgueilleux. Allah a dit :

Et votre Seigneur dit: «Appelez-Moi, Je vous répondrai. Ceux qui, par orgueil, se refusent à M’adorer entreront bientôt dans l’Enfer, humiliés».(Qur’an 40 : 60) » Fin de citation [Iqtidâ’ as Sirât al Mustaqîm, 2/836.]


Indubitablement, le témoignage que Muhammad est le Messager d’Allah implique un nombre de chose sans lesquels la croyance au Prophète ne peut être réalisée. Parmi ces choses il y a le fait de se référer au Messager sala Allahu ‘alayhi was Salam dans les jugements et accepté son jugement. Sheikh al Islam Ibn Taymiyah a souvent affirmé cela, par exemple quand il dit :


« Allah a dit :

Non!... Par ton Seigneur! Ils ne seront pas croyants aussi longtemps qu’ils ne t’auront demandé de juger de leurs disputes et qu’ils n’auront éprouvé nulle angoisse pour ce que tu auras décidé, et qu’ils se soumettent complètement [à ta sentence](Qur’an 4 : 176)

Quand Allah soubhana wa ta’ala affirme que nul n’aura la foi tant qu’il ne rempli pas cette condition, cela indique que cette condition est obligatoire pour tous. Quiconque ne rempli pas cette condition devient un de ceux qui sont sujet à cette menace, et n’a pas atteint le niveau obligatoire de Foi pour lequel celui qui l’atteint est promis au Paradis sans châtiment. Allah l’a promis à quiconque agit en concordance avec qu’Il ordonne. Dans le cas de ceux qui accomplissent certaines obligations et néglige le reste de celles-ci, ils sont sujet à cette menace. Il est connu par le consensus des musulmans qu’il est obligatoire de se référer au Messager dans le jugement des disputes qui surviennent parmi les gens, que se soit une affaire religieuse ou mondaine, que cela concerne les affaires fondamentales de leur religion et les affaires mineurs. Ils sont tous obligé, une fois qu’il (Le Prophète) a jugé une affaire, de ne trouver en eux même aucune opposition à sa décision, et de l’accepter par une soumission complète à ce jugement. » Fin de citation [Majmû’ al Fatâwa sheikh al Islam, (volume traitant de l’Îman) p. 37 et 38]


Nous parlerons plus tard et plus en détail du tafsîr de ce verset, In cha Allah. Notre but ici est d’expliquer le lien entre le témoignage que Muhammad est le Messager d’Allah et du témoignage qu’il n’y a nul autre divinité si ce n’est Allah, et le lien entre l’obligation de se référer pour les jugements au Qur’an et à la Sunnah, et aux Shahâdatayn.


  1. Ibn al Qayyim a parlé de ce sujet en détail. Nous nous limiterons ici à un seul thème, ou il commente les ahâdîth :


« A gouté à la saveur de la Foi celui qui est satisfait qu’Allah soit son Seigneur, l’Islam sa religion, et Muhammad son Prophète » [Sahih Muslim : Kitâb al Îmân, Bâb ad Dalîl ‘ala man radâ Billâhi rabban, hadith numéro 34] et, « Quiconque dit, quand il entend l’appel (à la prière), ‘je témoigne qu’il n’y a nul autre divinité sauf Allah’… et je suis satisfait d’Allah » [Sahih Muslim : Kitâb as Salâh, Bâb istihbâb al Qawl mithl al mu’adh-dhin, hadith numéro 386]


Ibn al Qayyim Rahimahullah a dit:


Ces deux ahadith sont le point crucial autour desquels tournent toutes les questions de la religion, et ils forment le but ultime. Ils incluent d’être satisfait de la Seigneurie et de la Divinité d’Allah, et d’être satisfait de Son Messager et de le suivre, et être satisfait de sa religion et la soumission à cette dernière. Quiconque combine ces 4 caractéristiques est vraiment un siddîq (un vrai croyant, un véridique). Il est facile de le proclamer oralement, mais il est bien plus difficile quand il faut faire face au vrai test… » Fin de citation [Madârij as Sâlikîn, 2/172]


Puis, il commente les 2 ahadith, et il dit :


« En ce qui concerne le fait d’être satisfait du Prophète en tant que Messager, implique de le suivre dans tout ce qu’il a apporté et de se soumettre complètement à ses ordres, de sorte qu’on le préfère à nous même, suivre la guidée seulement sur ce qu’il dit, se référer pour le jugement à personne d’autre que lui, ne pas accepter le jugement de quiconque sauf lui, n’accepter le jugement de personne d’autre tout court… » Fin de citation [Madârij as Sâlikîn, 2/172-173]


Puis il dit en commentant la quatrième caractéristique :


« En ce qui concerne le fait d’être satisfait de sa religion, quand il (le Prophète) parle, donne un jugement, ordonne ou interdit, il est complètement satisfait de tout cela, et il n’y a pas d’opposition envers ce jugement dans son cœur, et il l’accepte et s’y soumet totalement, même si il va à l’encontre ses propres souhaits ou désires, ou ce que dit le chef, le sheikh ou la secte. » Fin de citation [Madârij as Sâlikîn 2/173]


Cette parole d’Ibn al Qayyim concernant ce point est réitérée et commentée dans d’autres passages de ses livres (voir Mukhtasar as Sawâ’iq, 2/361), comme nous le verrons plus tard in cha Allah.


  1. Ce point - le lien entre l’obligation de se référer au Qur’an et à la Sunnah pour tout jugement, et la ‘Aqîdah - est un des points évident, sheikh Muhammad ibn ‘Abdul Wahâb l’a mentionné dans Kitâb at Tawhîd dans le chapitre « L’explication du Tawhîd et du témoignage qu’il n’y a n’autres divinités sauf Allah », ou il cite le verset :


Ils ont pris leurs rabbins et leurs moines, ainsi que le Christ fils de Marie, comme Seigneurs en dehors d’Allah…(Qur’an 9 : 31)


Il ne s’est pas arrêté là, mais il a aussi consacré un chapitre dédié à ce sujet qui s’intitule « Ceux qui obéissent aux savants et aux gouverneurs considérant harâm ce qu’Allah azza wa jal a permit et en considérant halâl ce qu’Allah a interdit, et les (ces savants et ces gouverneurs) ont pris comme seigneurs en dehors d’Allah. » Dans ce chapitre il a exposé quelques récits (à propos des compagnons) et le hadith de ‘Adiy ibn Hâtim, puis il continu avec le chapitre intitulé, « Le verset,

N’as-tu pas vu ceux qui prétendent croire à ce qu’on a fait descendre vers toi [prophète] et à ce qu’on a fait descendre avant toi? Ils veulent prendre pour juge le taghut, alors que c’est en lui qu’on leur a commandé de ne pas croire. Mais le Diable veut les égarer très loin, dans l’égarement.(Qur’an 4 : 60)


-Dans lequel il mentionne beaucoups d’autres versets et ahadith.


Tous ceux qui ont commenté Kitâb at Tawhîd on fait le lien entre ces 2 chapitres et le sujet du Tawhîd et une affirmation des Shahâdatayn. Ici nous citerons en bref ce que sheikh Sulaymân ibn ‘Abdullah ibn Muhammad ibn ‘Abdul Wahâb a dit dans le premier chapitre (c-a-d le chapitre « Ceux qui obéissent aux savant et aux gouverneurs… ») :


« Car l’obédience est un type d’adoration, en vérité l’adoration c’est, en faisant ce qu’Allah ordonne à travers les dires de Ses Messager ‘alayhim as Salam ; l’auteur a attiré l’attention sur l’obligation d’une dévotion et une obédience au Créateur seul. Aucune créature ne doit être obéit sauf si pas cette obéissance il obéit à Allah. Par ailleurs, nul créature de doit être obéit indépendamment. Ce qui est visé ici est l’obédience qui est spécifiquement lié au fait d’interdire ce qui est permit et de permettre ce qui est interdit. Quiconque obéit à une créature par rapport à cela, excepté si c’est le Messager sala Allahu ‘alayhi was Salam - qui ne parle pas sous l’effet de la passion – est un mushrik, comme Allah l’explique dans le verset :Ils (les juifs et les chrétiens) ont pris leurs rabbins et leurs moines (c-a-d dire leurs savants), ainsi que le Christ fils de Marie, comme Seigneurs en dehors d’Allah (en leur obéissant dans des affaires dans lesquels ils ont rendu licite ou illicite en se basant sur leur propre désires sans que cela soit ordonné par Allah [cela bien sur ne concerne pas Jésus fils de Marie ‘alayhim as Salam, mais les rabbins et les moines, l’adoration voué à Jésus n’est pas de ce type]) , alors qu’on ne leur a commandé (dans la Tawrât/Torah et l’Injîl/Évangile) que d’adorer un Dieu unique (Allah). Pas de divinité à part Lui (nul autre que lui est en droit d’être adoré)! Gloire à Lui! Il est au-dessus (loin au dessus) de ce qu’ils [Lui] associent.(Qur’an 9 : 31)

Le Prophète sala Allahu ‘alayhi was Salam a expliqué que c’est se référer en obéissant à ceux qui considéraient interdit ce qui est permit et considéraient permit ce qui est interdit. » Fin de citation [Taysîr al ‘Azîz al Hamîd, p. 543.]


En commentant le second chapitre, sheikh Sulaymân dit :


« Car le Tawhîd, qui est le témoignage qu’il n’y a nul autre divinité si ce n’est Allah, inclut aussi et est inséparable de la croyance en la Prophétie de Muhammad sala Allahu ‘alayhi was Salam, et cet ensemble forme les Shahâdatayn ou un double témoignage de Foi, le Prophète ‘alayhi as Salat was Salam en a fait un seul pilier quand il a dit, « L’Islam repose sur 5 piliers… » Dans ce chapitre, l’auteur attire l’attention sur les implications du Tawhîd, ce qui inclus le fait de se référer au Prophète sala Allahu ‘alayhi was Salam pour les jugements dans les disputes. Ceci est le sens du témoignage qu’il n’y a nul autre divinité sauf Allah, et l’inévitable implication qui est que chaque croyant doit croire. Quiconque reconnait qu’il n’y a nul autre divinité sauf Allah a le devoir d’obéir au décret d’Allah et de se soumettre à Ses ordres qu’Il a transmit à Son Messager Muhammad. Quiconque témoigne qu’il n’y a nul autre divinité sauf Allah et qui par la suite se tourne vers une autre personne que Muhammad ‘alayhi as Salat was Salam pour le jugement dans un litige a annulé ce témoignage dont il a témoigné… » Fin de citation [Taysîr al ‘Azîz al Hamîd, p.554-555. Lire la suite de son commentaire qui est important]


Nul besoin d’en rajouter.


  1. Les savants contemporains on aussi parlé de ce sujet. Il nous suffira ici de citer le sheikh Muhammad ibn Ibrâhîm al sheikh et sheikh ‘Abdul ‘Azîz ibn Bâz, et nous renvoyons les lecteurs aux notes ce trouvant à la fin de ce paragraphe. Sheikh Muhammad ibn Ibrâhîm a dit dans sa rissala intitulé Tahkîm al Qawânîn (se référer aux lois des hommes dans le jugement) :


 

«Allah ta‘âlâ a nié la foi pour ceux qui ne prennent pas le Prophète –salla llahou ‘alayhi wa sallam- pour juge dans toute dispute. Cette négation de foi est accentuée par les deux formes de négation et le serment dans la parole d’Allah:



Non!... Par ton Seigneur! Ils ne seront pas croyants aussi longtemps qu'ils ne t'auront demandé de juger de leurs disputes et qu'ils n'auront éprouvé nulle contrariété intime pour ce que tu auras décidé, et qu'ils se soumettent complètement [à ta sentence] (Qur’an 4 : 65).

 


Allah -ta‘âlâ wa taqaddasa- n'a pas accepté d'eux le simple fait de prendre le messager d'Allah –salla llahou ‘alayhi wa sallam- pour juge, ils doivent en plus n'éprouver aucune gène à l'égard de ce jugement, leurs poitrines doivent être larges et exemptes de toute angoisse et de tout trouble.


 

Aussi Allah ta‘âlâ n'est pas satisfait d'eux tant qu'ils ne joignent pas à cela la soumission, qui est la résignation au jugement du Prophète de telle sorte qu'ils se débarrassent de toute passion de l'âme à son encontre, et se soumettent totalement au jugement vrai, c'est pour cela qu'Il a ajouté le nom d'action (taslima: soumission) pour donner plus de force au verbe de la même racine (youssallimou = ils se soumettent), ce nom d'action démontre qu'il ne faut pas se contenter d'une simple soumission mais plutôt d'une soumission totale… » Fin de citation [Tahkîm al Qawânîn p.5 et 6]

 

 

Sheikh ‘Abdul ‘Azîz ibn Bâz a dit:


« Ce qui est visé est qu’il est essentiel de vouer l’adoration à Allah seul (Tawhîd), et se désavouer de toute autre adoration et de tout adorateur d’autre qu’Allah. Il est aussi fondamental de croire que le shirk est la voie du faux, est ceci est essentiel pour tout serviteur d’Allah, les jinn comme les hommes, et de vouer leur adoration à Allah seul et de s’acquitter de cette obligation lié au Tawhîd, en se référant à la Shari’ah d’Allah pour tout jugement. Allah est le Juge (Al Hâkim), et une partie du Tawhîd est de croire en cela. Il –azza wa jal- est le Juge dans ce monde et cela par le biais de la Shari’ah, et dans l’au-delà, Il jugera Lui-même, comme Il dit :

 …Le jugement n’appartient qu’à Allah…(Qur’an 6 : 57)

Le jugement appartient à Allah, le Très Haut, le Très Grand(Qur’an 40 : 12)

Sur toutes vos divergences, le jugement appartient à Allah…(Qur’an 42 : 10) »

Fin de citation [Majmû’ al Fatâwa Ibn Bâz, 2/20]


Il dit aussi :


« En ce qui concerne le témoignage que Muhammad est le Messager d’Allah, beaucoup de gens ne le comprennent pas correctement, et ils se réfèrent dans le jugement aux lois forgées par les hommes et se détourne de la Shari’ah d’Allah. Ils ne s’en soucient pas, soit par ignorance, soit par négligence. Le témoignage que Muhammad est le Messager d’Allah implique de croire au Messager d’Allah sala Allahu ‘alayhi was Salam, d’obéir à ses commandements, de s’écarter de ce qu’il a interdit, et de croire en ce qu’il nous a transmit. Allah ne peut être adoré qu’en se conformant à la Shari’ah qu’a transmit le Prophète ‘alayhi as Salat was Salam, comme Allah le dit :

Dis: «Si vous aimez vraiment Allah, suivez-moi, Allah vous aimera alors et vous pardonnera vos péchés…(Qur’an 3 : 31)

et ce qu’il vous interdit, abstenez-vous en…(Qur’an 59 : 7)

Ce qui est obligatoire pour chaque musulman parmi les 2 espèces (c-a-d les hommes et les jinns) est d’adorer Allah seul et de se référer à Son Messager sala Allahu ‘alayhi was Salam pour tout jugement, comme Allah l’a dit :

Non!... Par ton Seigneur! Ils ne seront pas croyants aussi longtemps qu’ils ne t’auront demandé de juger de leurs disputes…(Qur’an 4 : 65) » Fin de citation [Majmû’ al Fatâwa Ibn Bâz,2/337]


Sheikh Ibn Bâz dit encore :


« L’asservissement total (‘ubûdiyah) à Allah seul, le désaveu de l’adoration des fausses divinités (tâghût) et le fait de référer à Lui pour tout jugement sont parmi les implications du témoignage qu’il n’y a nul autre divinité sauf Allah seul, sans aucun associés, et que Muhammad est Son serviteur et Messager. Allah, glorifié soit Il, est le Seigneur et le Dieu de l’humanité. Il est Celui Qui les a créé, et Il est Celui Qui leurs ordonne et leur interdit. Qui leurs donne la vie et la Mort, Qui les récompense ou les châtie. Il est Celui Qui est digne d’être adoré, en dehors de tout autre que Lui. Allah azzza wa jal dit :

La création et le commandement n’appartiennent qu’à Lui…(Qur’an 7 : 54).

Tout comme Allah est le seul Créateur, Il est aussi le Seul à ordonner, et Ses ordres doivent être obéit. Allah nous dit que les juifs ont prit leur rabbins comme seigneur à la place d’Allah… » Fin de citation [Wujûb Tahkîm Shar’ Allah, p. 7 4èmeédition, Dâr al Iftâ’ 1401 AH.]


Le fait de se référer à la Shari’ah d’Allah dans tout jugement est lié au Tawhîd, et cela découle des Shahâdatayn comme l’a expliqué le sheikh.


Ceci n’est qu’un résumé de ce qu’on dit les savants à ce sujet [Voir aussi les commentaires de certains contemporains, tel que e sheikh Ahmad Shâkir dans Hâshiyat ‘Umdat at Tafsîr, 4/147, ou il dit que ceci fait partie de l’essence de la ‘Aqîdah. Voir aussi Hawla Tatbîq ash Sharîah du professeur Muhammad Qutb, p. 9 à 23 ; Sharî’ah al Kamâl tashkû min al Ihmâl de ‘Abdul Wahâb Rashîd Sâlih, p. 25 et 26 ; Tahkîm ash Sharî’ah wa Da’âwa al ‘Ilmâniyah du Dr. Salâh as Sâwi, p. 35 et 36, et 42 et 43 ; Ash Sharî’ah al Islmâmiyah lâ al Qawânîn al Wada’iyah de ‘Umar al Ashqar, p. 165. Et beaucoup d’autres.]. À partir de là il est clair que le lien entre ce sujet et la ‘Aqîdah est un fait convenu et évident. En ce qui concerne es détails de ce qui découle de tout cela, c’est ce que nous verrons dans les chapitre à venir in cha Allah.


Ce qui est important ici est de réaliser que le sujet que nous examinons n’est pas un sujet mineur à négliger et à prendre à la légère, comme on peut l’entendre de la part de certaines personnes qui pensent que parler à propos du fait de se référer à la Shari’ah d’Allah dans tout jugement est une chose qui est apparu dans un contexte politique venants des mouvements Islamique, et que ces mouvements ont prit ce sujet comme un slogan pour s’opposer aux gouverneurs et prendre partie contre les déviances et l’occidentalisation. Au contraire, c’est un point fondamental qui se base sur des preuves (dalîl).


Il est clairement établi que ce lien est évident au vu des savants et de leurs paroles que nous avons cité. Et Allah et Le Seul qui guide sur la voie droite. [Les livres et articles qui explique l’importance d’appliquer la Shari’ah Islamique et qui mettent en garde contre le fait de gouverner avec les lois forgées qu’Allah n’a point révélé sont nombreux. Ici je mentionnerais ceux qui m’ont précédé :


  1. Tahdhîr Ahl al Îman ‘an al Hukm bi ghayri ma anzala ar Rahman de Al As’ardi, édité par Salîm al Hilâli.

  2. Al Fawâkih al ‘Idhâb fi’r-Radd ‘ala man yuhakum as Sunnah wa’l Kitâb, du sheikh Hamad ibn Nâsir ibn Mu’ammar, édité par ‘Abdus Salâm al Barjas.

  3. A Burhân wa’d Dalîl ‘ala Kufr man hakama bi ghayr it Tanzîl, du sheikh Ahmad ibn Nâsir ibn Ghunaym, 1ère édition, 1393 AH.

  4. Ash Shari’ah lâ al Qânun, d’Ahmad ‘Abdul Ghafûr ‘Atâr, 1ère édition, 1384 AH.

  5. Inhisâr Tatbîq ash Shari’ah fi Aqtâr al ‘Urûbah wal Islam, d’Ahmad ‘Abdul Ghafûr ‘Atâr, 1ère édition, 1400 AH, Dâr al Andalus.

  6. Wujûb Tahkîù ash Shari’ah al Islamiyah de Manâ’ al Qatân, 1405 AH, aux éditions Iman University.

  7. Asbâb al Hukm bi ghayri ma anzala Allah wa Natâ’ijuhu, du Dr. Sâlih al Sadlân, 1ère édition, 1412 AH, Dâr al Muslim.

  8. Al Hukm bi ghayri ma anzala Allah wa ahl al Ghlue, de Muhammad Sarwar Aynul ‘Âbidîn, en 2 volumes, Dâr al Arqam édition.

  9. Wujûb Tatbîq ash Shari’ah du Dr. Muhammad al Amîn Mustafa al Shanqîti, 1412 AH édition, Maktabat al ‘Ulûm wa’l Hukm.

  10. Inna Alah Huwa al Hakam, de Muhammad Shâkir ash Sharîf, Dâr al Watan édtion.

  11. Al Hukam bi’l Qur’an wa Qadiyat Tatbîq ash Shari’ah, de Jamâl al Banna, Dâr al Fikr al Islâmi.

  12. Wujûb Tatbîq al Hudûd ash Shari’ah, de ‘Abdur Rahmân ‘Abdul Khâliq, Maktabat Ibn Taymiyah, Koweit.

  13. At Talâzum bayna al ‘Aqîdah wa’sh Shari’ah, de Nâsir al ‘Aql, Dâr a Watan.

  14. Juhûd ash Shaykh Muhammad ibn Ibrâhîm fi Mas’alat al Hâkimiyah, de ‘Abdul ‘Azîz â ‘Abdul Latîf, 1ère edition, 1412h AH.]

  15. Fi Wahj al Mu’âmarah ‘ala Tatbîq ash Shari’ah al Islamiyah, de Mustapha Farghai ash Shuqayri, Dâr al Wafâ’, 1407 AH.

  16. Ash Shara’ wal Lughah d’Ahmad Shâkir, 3ème édition, 1987 CE, ‘Âlam al Kutub.

  17. Al Qur’an fawqa ad Dastûr, de ‘Ali Jurayshah, 1406 AH, Maktabah Wahbah.

  18. Al Hâkimiyah fi Tafsîr Adwâ’ a Bayân, de ‘Abdur Rahmân as Sudays, Dâr Tîbah.

  19. Abhâth wa Ahkâm, d’Ahmad Shâkir, 2ème edition, 1407 AH, Maktabah ibn Taymiyah, Caire.

  20. Siyâdah ash Shari’at al Islamiyah fi Misr, du Dr. Tawfîq ash Shâwi, Az Zahrâ’ li’l-l’lâm al ‘Arabi.

  21. Hatta lâ tazill ash Shari’ah nassan shakliyyan, du Dr. ‘Ali Hasanayn az Zahrâ’.

  22. Al Hukm wat Tahâkum fi Khitâb al Wahy, de ‘Abdul ‘Azîz Mustafa, Dâr Tîbah.

  23. Nazariyah as Siyâdah wa atharuhâ ‘ala Shar’iyat a Anzimah al Wad’iyah, du Dr. Salâh as Sâwi, Dâr Tîbah.

Et il y a beaucoup d’autres livres qu

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Published by Abou Malik - Le Tawhid d'Allah dans le jugement

Voici un résumé d'une fatwa du Sheikh Ibn Taymiyya prise du Majmou', volume 32 livre du mariage.


Est-il permis à un père de contraindre sa fille vierge, pubère, au mariage?

Il y a deux avis notoires chez les savants.

Selon les Malikites et Shafi’ites il est permis de le faire, les Hanafites eux disent que non.

On rapporte les deux versions de l’Imam Ahmad.

L’avis le plus juste est l’interdiction d’un tel acte.

Ceux qui l’autorisent ont divergé quant à savoir quelle est la cause permettant cette contrainte, est-ce la virginité ou le jeune âge ?

Il y a 4 avis :
_Ce sont les deux réunis
_C’est la virginité
_C’est le jeune âge
_C’est l’un ou l’autre à partir du moment où il est présent.

L’avis le plus juste est que ce soit le jeune âge, le Prophète [paix sur lui] a dit : « On ne marie pas la fille vierge sans son accord, quant à celle qui fut déjà mariée, c’est à elle d’ordonner qui elle souhaite. » 
On lui a dit : « Mais la vierge n’ose pas parler.»
Il répondit : « Son silence vaut pour acceptation. »

Dans une autre version il dit : « Le père doit demander l’autorisation à sa fille »

Il a donc interdit de la marier sans son accord. De même que si c'est une fille vertueuse son père ’n'a pas le droit d’user à sa guise de son propre argent sans son autorisation. Sachant que sa partie intime est plus importante que son argent, comment donc va-t-il agir avec, dans ce qu’elle déteste alors que c’est une fille droite.

Les textes et le consensus prouvent que le jeune âge est une cause permettant de disposer des biens d’une personne.

Mais de dire que la virginité permet aussi cela est contraire aux fondements même de l’islam.

Ceux qui voient une permission dans le fait de contraindre une fille au mariage sont troublés face au cas où la fille désigne un homme bon et apte, et le père un autre similaire. Faut-il choisir celui qu’elle a désigné ou bien celui que son père souhaite pour elle ?

Celui qui dit qu’il est impératif de prendre son choix à elle, annule par cela ce sur quoi il s’est basé en permettant au père de la forcer au mariage.

Celui qui donne la primauté au père émet par la un avis dont le mal est connu de tous, le Prophète a dit : « « La femme ayant déjà été mariée a plus de droit sur elle-même que son représentant légal (walî). Et la femme vierge doit donner son accord pour son mariage, accord qu’elle peut exprimer par son silence. »

Les gens se sont basé sur ce hadith pour dire que le père à plus de droit que sa fille vierge dans le choix de son mari, ils n’ont pas saisi le sens du hadith, le Prophète [Paix sur lui] dit qu’il faut demander l’autorisation à la vierge, mais eux ne rendent pas cela obligatoire, ils disent que c’est juste souhaitable.

Le Prophète [Paix sur lui] a bien différencié entre la vierge et celle déjà mariée, la première donne son accord par son silence, tandis que l’autre émet l’ordre avec qui elle souhaite épouser.

Etant donné que la fille vierge de par sa pudeur, n’ose pas parler de son mariage, c’est à son père qu’il faut demander, qui devra ensuite prendre son autorisation, et non lui ordonner qui elle devra épouser.

Quant à celle déjà mariée, elle n’a plus cette pudeur de la vierge, donc on lui demande directement et elle ordonne à son tuteur de la marier.

Voila ce qu’indique les paroles du Messager [Paix sur lui].

La marier par contrainte est contraire aux fondements et à la raison, son tuteur ne peut la forcer à vendre un bien, manger un plat, boire une boisson ou porter un vêtement qu’elle ne désire pas. Comment donc va-t-il la forcer à donner sa vulve et vivre avec un homme qu’elle ne désire pas !!

Allah a dit qu’il a mis entre les deux époux de l’affection et de la bonté, si cela ne doit arriver que par haine et répugnance où sont donc l’affection et la bonté en cela ?!

Le législateur n’a pas forcé la femme à épouser celui qu’elle ne souhaite pas, au contraire même, s’il devait y avoir de la haine et discorde entre elle et son époux, alors il n’appartiendra plus au mari de décider de son sort mais à une autre personne, qui jugera en fonction de son intérêt à elle et pourra décider sans l’accord du mari de la séparer de ce dernier. Comment donc la mettre captive à jamais auprès de lui sans son accord, car la femme est comme une prisonnière auprès de son mari comme a dit le Messager [paix sur lui] : 

« Craignez Allah en vos femmes, elles sont auprès de vous comme des prisonnières, vous les avez prises selon un pacte conclu avec Allah et vous cohabitez avec elles par la parole d’Allah. »

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Published by Abou Malik - Le mariage

Le prophète Yussuf 'alayhi as Salam gouvernait il avec les lois forgées ?

 

 

Ce texte est le fruit du travail d'un groupe d'étudiants en science.

 

Pouvons nous comparer le travail du Prophète Yussuf 'alayhi as Salam auprès du roi avec celui des pseudo musulmans qui aujourd'hui participent aux législations mécréante et gouvernent avec.

 

Sommaire

 

-Introduction (la négation du taghut et l'affirmation d'Allah ta'ala).

 

-L'importance de la Shari'a.

 

-L'argument « le prophète Yussuf 'alayhi as Salam ».

 

-Premier point :Détails du travail de Yussuf et de sa relation avec le roi .

 

-Second point :Yussuf avait il accusé son frère d'un crime qu'il n'avait pas commit ?

 

-Troisième point :Le roi est il devenu musulman ?

 

 

Au nom d'Allah le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Louange à Allah, que la Paix et la Bénédiction d'Allah soit sur Son Messager.

 

 

INTRODUCTION :

 

Avant de commencer ce modeste traité, il serait plus bénéfique de donner la définition du terme « taghut » :

 

La première chose qu'Allah a ordonné aux enfant d'Adam est de rejeter le taghut et de croire en Lui.

 

La preuve de cela est la parole d'Allah :

 

«  Donc,quiconque mécroit au taghut tandis qu’il croit en Allah saisit l’anse la plus solide, qui ne peut se briser. »

 

Sourate Al Baqara, verset 256

 

Ainsi que la parole d'Allah :

 

« Nous avons envoyé dans chaque communauté un Messager, [pour leur dire]: «Adorez Allah et écartez-vous du taghut», »

 

Sourate An Nahl verset 36.

 

« Taghut » est un dérivé du verbe « taghaa » (transgresser), qui veut dire outrepasser les limites et transgresser les limites.

 

Cette obligation est : Premièrement de rejeter le taghut et de croire en Allah. Donc la première obligation est de rejeter et de mécroire au taghut, qui est : Tout ce qui est adoré en dehors d'Allah et en est satisfait. L'adoration est dans son essence, la soumission et l'obéissance. Cela inclut donc tout ceux qui demande l'obéissance en dehors d'Allah, dans le sens d'affirmer qu'il doit être digne d'être obéi et que cela est son droit. En d'autres termes : affirmer le droit de gouverner (légiférer, juger, ordonner ,...etc) de lui même sans être autorisé par Allah ni même limité par ce qu'Allah a révélé. Ce type de personne y est inclut et cela est correct et prouvé par la parole d'Allah :

 

« N’as-tu pas vu ceux qui prétendent croire à ce qu’on a fait descendre vers toi [prophète] et à ce qu’on a fait descendre avant toi? Ils veulent prendre pour juge le taghut, alors que c’est en lui qu’on leur a commandé de ne pas croire. Mais le Diable veut les égarer très loin, dans l’égarement. »

 

Sourate An Nisa, verset 60.

 

Après avoir rejeté le taghut vient le fait d'affirmer son seul et unique Dîn (religion, dévotion, adoration, soumission, obéissance,...etc) sincèrement pour Allah seul, en n'adorant (obéissant, en s'en remettant) que Lui, et en affirmant Son droit exclusif à cela sans aucun associé.

 

Mais si les tawâghît (pluriel de taghut) doivent être rejetés, malgré le fait qu'ils soient de réelles entités, et la plupart du temps ayant un certain pouvoir (dans le sens influence, chef, etc) et dont le rejet pourrait engendrer un danger et une souffrance, alors -a fortiori- ces fausses divinités, qui n'existent que de l'imagination maladive de ceux qui les adorent, doivent être rejetées aussi. Souvent, le concept de taghut est généralisé et y est inclue toute fausse divinité, alors que la plupart d'entre elles n'existe pas du tout, et donc il ne leur est pas possible d'être satisfaite de l’adoration qui leur est vouée ou de demander qu'on s'en remette à elles ou qu'on leur obéisse.

 

Ainsi cette première obligation est la réalité de ce que veut dire Lâ ilâha ilâ Allah, en effet c'est une négation et une affirmation. Lâ ilâha est la négation de la prétendue divinité de tout autre qu'Allah et du droit d'être adoré. Ceci est mécroire au taghut. Et illâ Allah est l'affirmation que Allah est La Seule Entité Divine existante, et donc Le Seul en droit d'être adoré. Àpartir de là, la première obligation ordonnée au serviteur devient claire : c'est ce qui vient d'être précédemment mentionné : mécroire au taghut et croire en Allah. En réalité, c'est la fonction de l'homme -et de tout autre créature consciente- pour laquelle il a était créé :

 

« Je n’ai créé les djinns et les hommes que pour qu’ils M’adorent. »

 

Sourate Adh Dhariyat, verset 56.

 

 

L'importance de la Shari'a

 

L'Islam doit être implanté en entier et doit être appliqué immédiatement, et il est interdit de l'appliquer en partie seulement. Ceci est valable pour toujours et éternellement, surtout après qu'Allah ait dit :

 

«  Aujourd’hui, J’ai parachevé pour vous votre Dîn (façon de vivre, religion, ...) »

 

Sourate Al Maidah, verset 3.

 

Tous les aspects de la Shari'a doivent être appliqué y comprit les lois concernant al aqa'id, les peines, les vertus morales, les interactions entre les gens, l'économie, le système de gouvernance, la politique internationale, etc, et tout cela est fait pour être appliqué en temps de paix comme en temps de guerre. Évidemment, l'implantation sera faite en fonction de la capacité à le faire, mais la loi est toujours applicable. Il n'y a pas de différence entre un Hukm et un autre, pourquoi la Salat devrait elle être appliqué dans sa voie légale mais pas l'interdiction de l'usure, et ceci est une différence n'ayant aucun fondement dans la Shari'a.

 

 

L'argument « Yussuf 'alayhi as Salam »

 

L'une des shub'hat (ambiguïté) que les déviants utilisent est que le prophète Yussuf 'alayhi as Salam a participé à la gouvernance de l’Égypte et que le roi était un kafir. Et donc selon cette shub'hat, il est permit de prendre part au législation de loi de kufr, et cet argument ne requiert pas tant d'effort pour le réfuter mais nous allons traité leur argumentation pas à pas afin de dissiper toute idée fausse que ces pseudo musulmans s'efforcent de promouvoir.

 

Allah ta'ala a dit :

 

« Et quiconque désire une religion autre que l’Islam, ne sera point agréé, et il sera, dans l’au-delà, parmi les perdants. »

 

Sourate Al Imran, verset 85.

 

Maintenant nous savons que le prophète Yussuf 'alayhi as Salam a définitivement rejeté toutes autre religion que celle d'Allah et toutes autre lois que celle d'Allah, le prophète Yussuf a non seulement rejeté le taghut mais il l'a fait dans une époque de faiblesse, comme Allah le dit :

 

«  Certes, j’ai abandonné la religion d’un peuple qui ne croit pas en Allah et qui nie la vie future». Et j’ai suivi la religion de mes ancêtres, Abraham, Isaac et Jacob. Il ne nous convient pas d’associer à Allah quoi que ce soit. Ceci est une grâce d’Allah sur nous et sur tout le monde; mais la plupart des gens ne sont pas reconnaissants. »

 

Sourate Yussuf, verset 37 et 38.

 

Le prophète Yussuf 'alayhi as Salam c'est ensuite tourné vers ses deux compagnons qui étaient avec lui en prison comme Allah le dit :

 

« Ô mes deux compagnons de prison! Qui est le meilleur: des Seigneurs éparpillés ou Allah, l’Unique, le Dominateur suprême?  Vous n’adorez, en dehors de Lui, que des noms que vous avez inventés, vous et vos ancêtres, et à l’appui desquels Allah n’a fait descendre aucune preuve. Le pouvoir n’appartient qu’à Allah. Il vous a commandé de n’adorer que Lui. Telle est la religion droite; mais la plupart des gens ne savent pas. »

 

Sourate Yussuf, verset 39 et 40.

 

Comment le prophète Yussuf 'alayhi as Salam aurait pu professer ouvertement la religion d'Allah ta'ala en temps de faiblesse et d'emprisonnement puis le cacher et le contredire une fois en situation de force (comme nous le montrerons plus tard in cha Allah) ? Mais ceux qui suivent leurs passions se détournent des versets d'Allah ta'ala quand leurs passions déviantes sont exposés, d'ailleurs Allah dit à leur sujet :

 

« Ils veulent prendre pour juge le taghut, alors que c’est en lui qu’on leur a commandé de ne pas croire. »

 

Sourate An Nisa, verset 60.

 

Avant que ces égarés n'entrent dans les parlements ou dans des positions ministérielles, ils doivent d'abord jurer solennellement de soutenir et faire respecter cette incrédulité, sinon comment pourraient ils être autorisé à y entrer. Pouvons nous attribuer ce kufr au prophète Yussuf 'alayhi as Salam quand Allah ta'ala l'a purifié comme Il le dit :

 

« Ainsi [Nous avons agi] pour écarter de lui le mal et la turpitude. Il était certes un de Nos serviteurs élus. »

 

Sourate Yussuf, verset 24.

 

Et Allah ta'ala dit aussi :

 

« Nous avons envoyé dans chaque communauté un Messager, [pour leur dire]: «Adorez Allah et écartez-vous du taghut». »

 

Sourate An Nahl, verset 36.

 

Et ce verset affirme le fondement principale et le plus grand intérêt dans ce monde pour le prophète Yussuf 'alayhi as Salam ainsi que de tous les prophètes qu'Allah les bénisse et les salut tous.

 

 

Premier point :Les détails du travail et de la relation du prophète Yussuf 'alayhi as Salam avec le roi

 

La réalité du travail de Yussuf 'alayhi as Salam et les détails de sa relation avec le roi ne nous est pas connu avec une grande exactitude pour en tiré des jugement ferme. Et il y a donc plusieurs façon de réfuter cette shub'ha.

 

La majorité des mufassirîn (exégètes, commentateurs du Qur'ân) ont conclu que le roi a autorisé Yussuf 'alayhi as Salam à gouverner l’Égypte avec les pleins pouvoir, gardant seulement pour lui le trône et le titre de roi. Ibn Jarir At Tabari rapporte :

 

« «  Et [Joseph] dit: «Assigne-moi les dépôts du territoire: je suis bon gardien et connaisseur». » Sourate Yussuf, verset 55.

 

Et ceci est une requête de Yussuf 'alayhi as Salam au roi pour avoir l'autorité sur les nourritures afin que la famine soit contrôlée. Le roi a donc approuvé celà à ce que je sais. »

 

Ibn Wahab rapporte que Ibn Zayd a dit :

 

« «  Et [Joseph] dit: «Assigne-moi les dépôts du territoire: je suis bon gardien et connaisseur». » Sourate Yussuf, verset 55.

 

Pharaon lui a donné (à Yussuf) d'autres réserves de provision en plus de celà. Et lui a donné donné toute l'autorité et le pouvoir juridique afin que ses jugements soient appliqués. »

 

Ibn Humaid rapporte que Ibrahim al Mukhtar a dit : « Seul les réserves de nourriture ont été données à Yussuf 'alayhi as Salam »

 

Ici nous voyons que même les premiers savant de l'islam ne s'accordaient pas sur le fait que Yussuf avait seulement la responsabilité des réserves de nourritures pour contrer la famine ou de ces derniers ainsi que de la trésorerie !!

 

At Tabari donne l'explication des termes « Hafiz » (gardien) et 'Alîm » (savant) : « Il faut des connaissances relatives à la comptabilité et de tutelle pour être digne de confiance. Et cela montre que le prophète Yussuf 'alayhi as Salam ne voulait pas mettre au pouvoir un autre que lui car il savait que comme il recevait la révélation il serait le plus qualifié pour ce travail. »

 

Et At Tabari continue en mentionnant le verset ou Allah ta'ala dit :

 

« « Ainsi avons-nous affermi (l’autorité de) Yussuf des dans ce territoire et il s’y installait là où il le voulait. Nous touchons de Notre miséricorde qui Nous voulons et ne faisons pas perdre aux hommes de bien le mérite [de leurs œuvres]. » Sourate Yussuf, verset 56

 

Certains narrateurs ont donné une explication de ce dont Allah nous informe des paroles de Yussuf 'alayhi as Salam :

 

«  Et [Yussuf] dit: «Assigne-moi les dépôts du territoire: je suis bon gardien et connaisseur». Sourate Yussuf, verset 55

 

Ils (les narrateurs) ont dit que le roi a dit « Et en effet je l'ai fait » et il attribua donc à Yussuf le travail de Al Aziz Uftir » [c'est le terme employé par les narrateurs et Allah sait mieux]

 

As Suddi rapporte : « La parole d'Allah ta'ala :

 

« Ainsi avons-nous affermi (l’autorité de) Joseph dans ce territoire et il s’y installait là où il le voulait. » Sourate Yussuf, verset 56.

 

Le roi en a fait le commandant de toute l’Égypte et il était donc en charge du commerce et contrôlait les affaires du territoire. Il (Yussuf) avait une telle autorité que si ce n'était pas par honnêteté, il aurait pu démettre complètement le roi de ses fonction » Fin de citation de la parole d'At Tabari.

 

Conformément à ce derniers avis, Yussuf 'alayhi as Salam avait une position semblable à celle d'un premier ministre ou d'un gouverneur exerçant seul son autorité. À partir de ce récit, Yussuf 'alayhi as Salam est vraiment de facto, le roi, et le roi lui même n'est plus qu'un roi de nom, comme la reine d’Angleterre qui n'a aucun pouvoir juridique ou législatif, elle est plus une attraction touristique qu'autre chose.

 

Nous avons donc trois point de vue différent :

 

  1. Yussuf 'alayhi as Salam était en charge des réserves de nourritures, c'est qui est comprit des textes du Qur'an.

     

  2. Yussuf 'alayhi as Salam a eu les pleins pouvoirs exécutif et avait dont l'autorité de gouverner l’Égypte comme il le souhaitait.

     

  3. Et entre ces deux derniers points, il avait l'autorité sur la trésorerie, et non seulement les réserves de nourritures, mais aussi les réserves d'argent, l'armement, etc.

 

Toutes les paroles qu'At Tabari a rapporté synchronisent plus ou moins l'histoire de Yussuf selon l'ancien testament dans la bible après qu'il ait eu la responsabilité des commerces comme rapporté dans le Qur'an. Nous pouvons noter que plusieurs narrations rapportées par At Tabari viennent des sahaba, et plus souvent encore venant des taba'in, et aucun d'entre eux ne sont des récits prophétiques venant du Messager d'Allah salallahu 'alayhi was Salam, et sont donc des récits dérivés venant des gens du livre (Ah lil Kitab). Et nous savons que l'authenticité de l'ancien testament est définitivement douteuse et donc nous ne pouvons les utiliser comme une référence infaillible mais comme un indicateur, nous le mentionnerons donc pour notre sujet :

 

La genèse , chapitre 41, verset 37 à 44 :

 

41.37
 Ces paroles plurent à Pharaon et à tous ses serviteurs.
41.38
 Et Pharaon dit à ses serviteurs: Trouverions-nous un homme comme celui-ci, ayant en lui l'esprit de Dieu?
41.39
 Et Pharaon dit à Joseph: Puisque Dieu t'a fait connaître toutes ces choses, il n'y a personne qui soit aussi intelligent et aussi sage que toi.
41.40
 Je t'établis sur ma maison, et tout mon peuple obéira à tes ordres. Le trône seul m'élèvera au-dessus de toi.
41.41
 Pharaon dit à Joseph: Vois, je te donne le commandement de tout le pays d'Égypte.
41.42
 Pharaon ôta son anneau de la main, et le mit à la main de Joseph; il le revêtit d'habits de fin lin, et lui mit un collier d'or au cou.
41.43
 Il le fit monter sur le char qui suivait le sien; et l'on criait devant lui: A genoux! C'est ainsi que Pharaon lui donna le commandement de tout le pays d'Égypte.
41.44
 Il dit encore à Joseph: Je suis Pharaon! Et sans toi personne ne lèvera la main ni le pied dans tout le pays d'Égypte.

 

Ceci est l'histoire de Yussuf selon l'ancien testament, et comme nous l'avons dit ces passages doivent être approchés avec précaution.

 

Maintenant, tout les points mentionnés réfutent cette shub'ha des pseudo musulmans, et nous allons vous exposer deux points très important de l'analyse de ce que nous avait cité jusqu'ici :

 

Premier point : Que Yussuf 'alayhi as Salam était responsable de la garde des réserves, de la garde des comptes, les administrait, et s'occupait de les distribuer aux nécessiteux, ce qui est un jugement d'Allah dans toutes les Shari'ah. L'essence de ce travail est administratif, par exemple, si Tony Blair vous offrait un tel travail en temps de famine vous pourriez l'accepter car il s'agit seulement d'administration, et il serait compris bien entendu que vous viendriez en aide au nécessiteux et non a ceux qui en ont pas vraiment besoin , il n'y a pas de loi législative utilisée ici, c'est purement administratif, comme garder des registres de ce qui sort et ce qui rentre, comment attribuer une portion, comment allouer une portion etc. Tout ceci est administratif et rentre dans ce qui est permis ; cela n'a rien à voir avec des lois législatives ou la gouvernance d'un royaume. Et Al Marwady dit dans son livre « Ahkam Al Sultaniyyah » : « Il est permis pour un musulman sous un régime de kufr de prendre un poste en dehors de ce régime ». Il est aussi permis pour un kafir d'avoir un poste administratif, non législatif, dans un état islamique, et vice versa.

 

Second point. Et ce point est d'une extrême importance, que le roi lui a donné toute l'autorité pour gouverner, cela veut dire qu'il voulait appliquer des lois qu'il estimait correcte, et Yussuf ne pouvait qu'appliquer les Lois d'Allah ta'ala.

 

Donc comme vous pouvez le voir, le sophisme utilisé sur ce point ne peut pas du tout être appliqué, car se sont les seules options que l'en peut tirer, et dans ces deux options, aucune ne peut soutenir cette affirmation fallacieuse. Comme nous n'avons que deux options et non une seule, aucune ne peut être utilisé comme une preuve qui ferait autorité, car aucune n'affirme une réalité ferme, donc ces deux arguments devront être débattu pour savoir lequel est le bon, et nous n'avons aucune preuve convaincante pour trancher entre les deux. Mais les deux seront des preuves contre les adhérent de ce sophisme.

 

Nous penchons en faveur du fait que le prophète Yussuf 'alayhi as Salamétait en charge à un poste administratif au moment de la famine, et il avait peut être d'autres postes probablement administratif, car à ce moment là le roi était le gouverneur absolu. Il y a aussi la théorie comme quoi le roi est devenu musulman que nous traiterons plus tard in cha Allah.

 

La participation de Yussuf 'alayhi as Salam dans l'entourage du roi était due à un renforcement d'Allah ta'ala, comme Il le dit :

 

« Ainsi avons-nous affermi (l’autorité de) Joseph dans ce territoire et il s’y installait là où il le voulait. » Sourate Yssuf, verset 56.

 

Yussuf 'alayhi as Salam a participé au « ministère » avec une autorité complète attribué par le roi. Allah ta'ala dit :

 

«Et le roi dit: «Amenez-le moi: je me le réserve pour moi-même». Et lorsqu’il lui eut parlé, il dit: «Tu es dès aujourd’hui près de nous, en une position d’autorité et de confiance». » Sourate Yussuf, verset 54.

 

 On lui a accordé un pouvoir illimité pour gouverner au sein de ce « ministère ». Allah ta'ala dit :

 

« Ainsi avons-nous affermi (l’autorité de) Joseph dans ce territoire et il s’y installait là où il le voulait. » Sourate Yssuf, verset 56.

 

Il n'avait aucun opposant ; il n'avait de compte à rendre à personne sur son travail et ses actions. Pouvons nous comparer les ministres tawaghit d'aujourd'hui à cela ? Il n'est pas permit de désobéir ou d'être en désaccord avec n'importe quelle loi de la constitution, même si elle contredit la religion d'Allah.

 

Si tu sais que Yussuf 'alayhi as Salam n 'était pas dans la situation des ministres des tawaghit d'aujourd'hui, tu ne ferais aucune comparaison entre les deux.

 

At Tabari a aussi rapporté que Ibn Zayd a commenté le verset :

 

« Ainsi avons-nous affermi (l’autorité de) Joseph dans ce territoire et il s’y installait là où il le voulait. » Sourate Yussuf, verset 56.

 

Il a dit : « Nous l'avons mis en place comme autorité sur toutes choses ici (c-à-d en Égypte), dans n'importe quel endroit ou il voulait. Il agissait comme bon lui semblait. C'est ce qui lui a été accordé. »

 

Et Al Qurtubi a rapporté qu'Ibn 'Abbas a dit à propos de Yussuf 'alayhi as Salam : « Il s'est assis sur son lit, et le roi l'a approché. Et le roi est entré dans sa maison avec sa femme, et l'autorité de l’Égypte lui (à Yussuf) a était accordé. »

 

Et Wahb, As Suddi ainsi qu'Ibn Abbas et d'autres ont rapporté la parole du roi à Yussuf, quand il a vu la grande sagesse dans l'implantation des règles et sa propagation de la justice : « Je te donne l'autorité, donc fait ce que bon te semble. Et nous sommes seulement tes suiveurs et je ne suis pas de ceux qui refuse de faire partie de tes sujets et de t'obéir, et et je ne suis pas plus qu'un simple sujet. » (Al Jami Li Ah'kam Al Qur'an, vol. 9 p. 215).

 

 

Second point :Yussuf a-t-il accusé son frère d'un crime qu'il n'avait pas commis ?

 

Nous savons grâce au Qur'an que Yussuf 'alayhi as Salam n'était pas impliqué dans les affaires judiciaire, excepté dans un cas qui est celui de son frère. Et cela a causé beaucoup de difficulté aux savants classiques car ils ne pouvaient pas comprendre comment Yussuf pouvait avoir faussement accusé son frère de vol, mais ce n'est pas ce qu'il semble en être comme Allah le dit :

 

« Ainsi suggérâmes-Nous cet artifice (plan) à Joseph. » Sourate Yussuf, verset 76.

 

Et donc nous pouvons voir dans ce verset que c'est Allah azza wa jal qui a planifié cette accusation de vol et Il fait ce qu'Il veut et Il est le Souverain, exalté et majestueux, et nous savons que Yussuf n'aurait pas osé planifier tout cela de lui même. Ces savant sont si sensible à ce sujet qu'ils ont expliqué la chose suivante « pendant que Yussuf 'alayhi as Salam regardait l’intérieur des sacs de son frère, il faisait Astughfir (demande de pardon) à chaque sac ». Mais Yussuf 'alayhi as Salam n'avait aucune raison de le faire, mais à cause de cette sincère sensibilité, ils pensaient qu'il (Yussuf) détesterait ce qu'il a fait, mais c'était le plan d'Allah ta'ala. Et ceci montre que les anciens savants de l'islam pensait de la meilleur des manières à propos des Prophètes, non pas comme ces pseudo modernistes qui pense le pire d'eux comme dans ce cas précis en accusant Yussuf d'avoir gouverné avec les lois de kufr.

 

At Tabari dit du verset :

 

« «[Joseph] commença par les sacs des autres avant celui de son frère; puis il la fit sortir du sac de son frère. » Sourate Yussuf, verset 76.

 

 Yussuf commença à vérifier leurs bagages un par un, en commençant par le plus âgé (qui sont ses demi frères par son père) jusqu'au plus jeune, en laissant son frère jusqu'au dernier d'entre eux, et ensuite il le trouva dans le sac de son frère (qui n'est pas son demi frère). »

 

Bishr, rapporte que Yazid a rapporté de Sayid, que Qatada a dit en commentant la parole d'Allah ta'ala :

 

« «[Joseph] commença par les sacs des autres avant celui de son frère; puis il la fit sortir du sac de son frère. » Sourate Yussuf, verset 76.

 

«Il nous a était rapporté (concernant ce verset) qu'il ne fouillait pas un des sacs sans dire Astughfirillah pour ce qu'il a fait, jusqu'à qu'il finisse avec son jeune frère en disant « celui ci est trop jeune, je pense qu'il n'a rien fait », les frères ont répondu « non, la vérité se base sur des preuves », et donc Yussuf en sortit la coupe du roi, ils furent tous sous le choc. »

 

Ma'mur rapporte que Qatada a dit : « Il vidait le sac de son frère, quand il vérifiait les sacs de ses frères, il disait le Astughfir à chaque fois jusqu'à se qu'il passage celui du jeune garçon, il a dit « je pense pas qu'il n'ait fait quoique se soit », ses frères répliquèrent « non, vérifie afin que notre innocence soit prouvée ». »

 

As Sbut rapporte que As Suddi a dit : « Il (Yussuf) commença par eux et dans l'ordre jusqu'au tour du garçon et a dit « ce garçon est trop jeune pour faire une chose pareille », ils (ses autres frères) ont dit « non, tu doit vérifier afin de prouver que rien ne s'est passé », il introduisit donc sa main dans le sac et en sorti la coupe du roi »

 

Ishaq a dit : « Quand le Messager (Yssuf) approcha (de ses frères) il lui a dit « quelqu'un a volé la coupe du roi », ils lui répliquèrent « nous ne savons et nous n'avons rien vu », il répondit « vous ne partirez pas tant que je n'aurait pas la certitude que vous ne l'avez pas et pour cela je dois vérifier vos sacs ». Il commença à vérifier leurs sacs jusqu'à celui de son frère, puis il l'attrapa par la nuque et l'emmena avec lui, Et cela à était fait (planifié) par Allah pour lui (Yussuf) » Fin de citation de At Tabari

 

Et Allah ta'ala confirme cela dans Sa parole :

 

« Ainsi suggérâmes-Nous cet artifice (plan) à Joseph. » Sourate Yussuf, verset 76.

 

Car si ce n'était pas le plan d'Allah mais celui de Yussuf 'alayhi as Salam que d'accuser son frère de vol, cela aurait était une grande transgression sachant très bien que son jeune frère était totalement innocent.

 

Les Textes du Qur'an sont clair sur le fait que c'est Yussuf 'alayhi as Salam qui a placé la coupe du roi dans le sac de son frère, en fait, il a pris son frère appart et lui a dit qu'il était son vrai frère et qu'il allait piéger ses autres frères, donc son jeune frère devait être relativement relaxe, alors que ses autres frères étaient choqué. Causer un choc à quelqu'un quand personne n'est coupable est totalement interdit dans cette Shari'a ou tout autre Shari'a précédente, mais dans cette situation bien précise, cela a était permit à Yussuf 'alayhi as Salam d'accomplir une telle chose qui en temps normal est interdite, mais dans ces circonstances cela a était rendu hallal par le Créateur et l'Unique Législateur, Allah le majestueux, exalté soit Il, bénit soient Ses Noms et Ses Saint Attributs. Il n'y a pas de situation rassemblant les circonstance de la situation de Yussuf à notre époque, donc il n'est pas possible de faire ce que Yussuf a fait, et si quelqu'un affirme le contraire, il devra aussi affirmer sa prophétie, et ce point, j'en suis sur, n'a pas besoin d'être expliqué...

 

 

Troisième point :Yussuf a t'il jugé son frère avec la loi du roi ?

 

Allah ta'ala dit :

 

« Car il ne pouvait pas se saisir de son frère, selon la justice du roi » Sourate Yussuf, verset 76.

 

En expliquant ce verset, les savants ont dit que dans la religion du roi, le voleur est punit soit en payant deux fois le prix de l'objet du vol, l'emprisonnement, etc, mais la religion du prophète Yussuf 'alayhi as Salam à cette époque prescrivait à celui qui vole de prendre le voleur en esclavage, pour un certains temps ou pour toujours. Et Yussuf voulait prendre son frère avec lui, et il a demandait quel était la punition du voleur ; qu'est ce que votre shari'a en Égypte, que je ne veux pas appliquer sur toi comme vous le savez, il joue le jeu diplomatique [ceci est juste une hypothèse sur le déroulement de la discussion] et ils ont du dire que dans leur Shari'a (celle de Yussuf) celui qui a était volé prend le voleur en esclavage, ils (le roi et les autres) ont dit « ok », nous appliquerons cette loi, et ce que voulait Yussuf 'alayhi as Salam qui connaissait déjà leur loi car il voulait garder son frère auprès de lui, et il ne voulait pas le jugement du roi car comme nous l'avons dit son frère aurait pu être emprisonné ou peut être pire comme être crucifié etc. Mais le jugement du temps de Ya'qub 'alayhi as Salam stipulait que le voleur devient l'esclave de sa victime. C'est ce pourquoi le récit précédemment cité dit que Yussuf a prit son frère avec lui en l'attrapant par la nuque en disant « il est à moi ». Donc même dans ce cas, Yussuf 'alayhi as Salam n'a pas appliqué le jugement du roi mais a appliqué le jugement de Ya'qub 'alayhi as Salam. Voilà pourquoi Allah dit :

 

« Car il ne pouvait pas se saisir de son frère, selon la justice du roi » Sourate Yussuf, verset 76.

 

Et ce verset peut avoir deux sens :

 

  1. Il n'aurait pas été possible de prendre son frère à ses côté s'il avait appliqué le jugement du roi, mais il aurait été permis pour lui d'appliquer le jugement du roi dans ce cas spécifique (mais cela n'a pas était le cas), car même l'accusation de vol elle même est interdite dans toutes les Shari'a et Allah ta'ala l'a tout de même permit, et cela n'est donc pas un argument pour permettre de juger avec les lois de kufr car toute cette situation est exceptionnelle et miraculeuse.

     

  2. Ou, il n'aurait pas été permit à Yussuf 'alayhi as Salam d'appliquer le jugement du roi à son frère car ils devaient se soumettre à la loi de Ya'qub 'alayhi as Salam, cela voulant dire que Yussuf 'alayhi as Salam n'appliquerait pas une loi de kufr dans tous les cas.

 

Aucune de ces deux interprétations est un argument pour permettre de juger avec les lois de kufr.

 

 

Quatrième point :Le roi s'est il converti à l'Islam ?

 

L'une des réfutation décisive de ce sophisme et ce que certains exégètes ont mentionné, le fait que le roi se soit converti à l'Islam.

 

Allah ta'ala dit :

 

« Ainsi avons-nous affermi (l’autorité de) Yussuf dans ce territoire et il s’y installait là où il le voulait. » Sourate Yussuf verset 56.

 

On peut aussi lire dans le Qur'an qu'Allah ta'ala décrit la situation des croyants qu'Il a établi (accordé l'autorité) sur un territoire, Allah azza wa jal dit :

 

« ceux qui, si Nous leur donnons la puissance sur terre, accomplissent la Ṣalāt, acquittent la Zakāt, ordonnent le convenable et interdisent le blâmable. Cependant, l’issue finale de toute chose appartient à Allah. » Sourate Al Hajj, verset 41.

 

Et nul doute que Yussuf 'alayhi as Salam étit du nombre de ceux à qui Allah ta'ala a donné l'autorité dans une terre comme l'indique le verset, et a ordonné le convenable et interdi le blâmable. Il n'y a aucun doute que quiconque ayant un brin intelligence sera d'accord que le fondement principale de l'Islam est le Monothéisme auquel Yussuf et ses pères 'alayhim as Salam ont appelé, et l'opposé de l'Islam est le polythéisme dont Yussuf a mis en garde, a détesté et dont il a attaqué les fausse divinités. Et il y a des indications clair qu'après qu'Allah azza wa jal ai donné l'autorité à Yussuf 'alayhi as Salam dans tout le territoire, il a suivi la Religion de ses ancêtres, Ya'qub, Ishaq, Ibrahim, ect, en appelant les gens à cela et s'attaquant à tout ce qu'il le contredit.

 

Et quel pouvait bien être les mot de Yussuf envers le roi pour que ce derniers soit gentil envers Yussuf, lui donne l'autorité, le croit et lui fasse confiance ? Est ce que Yussuf a parlé au roi à propos de la femme de son « ministre », qui a fini par faire éclater la vérité ? Ou a-t-il parlé de l'unité nationale ou des problèmes économique, ect ?

 

Personne ne peut prétendre avoir la connaissance de l'invisible, ou d'affirmer ue chose sans preuve. S'il le fait, alors il sera un menteur. Donc l'interprétation du verset :

 

«  Et lorsqu’il lui eut parlé... » Sourate Yussuf, verset 54.

 

Et cela est indiqué dans la parole d'Allah azza wa jal :

 

« Nous avons envoyé dans chaque communauté un Messager, [pour leur dire]: «Adorez Allah et écartez-vous du taghut». » Sourate An Nahl, verset 36

 

Et Sa parole :

 

« En effet, il t’a été révélé, ainsi qu’à ceux qui t’ont précédé: «Si tu donnes des associés à Allah, ton œuvre sera certes vaine; et tu seras très certainement du nombre des perdants. » Sourate Az Zumar, verset 65.

 

Et à travers ses paroles (celle de Yussuf), voici la description de la plus importante fonction de l'appel de Yussuf 'alayhi as Salam :

 

« ...Certes, j’ai abandonné la religion d’un peuple qui ne croit pas en Allah et qui nie la vie future. Et j’ai suivi la religion de mes ancêtres, Abraham, Isaac et Jacob. Il ne nous convient pas d’associer à Allah quoi que ce soit. Ceci est une grâce d’Allah sur nous et sur tout le monde; mais la plupart des gens ne sont pas reconnaissants. » Sourate Yussuf, verset 37 et 38.

 

Et Allah ta'ala dit :

 

« Ô mes deux compagnons de prison! Qui est le meilleur: des Seigneurs éparpillés ou Allah, l’Unique, le Dominateur suprême? Vous n’adorez, en dehors de Lui, que des noms que vous avez inventés, vous et vos ancêtres, et à l’appui desquels Allah n’a fait descendre aucune preuve. Le pouvoir (jugement, commandement, législation, ect) n’appartient qu’à Allah. Il vous a commandé de n’adorer que Lui. Telle est la religion droite; mais la plupart des gens ne savent pas. » Sourate Yussuf, verset 39 et 40.

 

Par conséquent, il n'y a pas de doute que ce discours est l'un des meilleurs discours de Yussuf 'alayhi as Salam, et si c'est le cas, alors le roi lui a répondu :

 

« «Tu es dès aujourd’hui près de nous, en une position d’autorité et de confiance» » Sourate Yussuf, verset 54.

 

Ceci est la preuve que le roi était d'accord avec le prophète Yussuf 'alayhi as Salam sur le Monothéisme et la religion de ses ancêtres.

Al Qurtubi a dit : «Et quand le roi donna l'autorité sur l’Égypte à Yussuf 'alayhi as Salam, ce dernier fut généreux avec le peuple et les appela à l'Islam jusqu'à qu'ils croient en lui et il fit en sorte que la justice fut établi parmi les gens. Par conséquent il fut aimé du peuple. »

 

Ibn Jarir At Tabari a rapporté que Mujahid a dit : « Le roi de l 'époque de Yussuf embrassa l'Islam » Jami al Bayan 'An Ta'wil Ay Al Qur'an, vol. 7 p. 217

 

Et Al Baghawi a dit : « Mujahid et d'autres ont dit : Yussuf, sur lui la Paix, n'arrêtait pas d'appeler le roi à l'Islam tout en étant bon avec lui, jusqu'à ce qu'il, lui et beaucoup d'autres, embrassent l'Islam »

 

Maintenant si vous acceptez cela, vous serez sur que la participation de Yussuf 'alayhi as Salam aux travaux qu'il effectua au sein du pays ne s'opposait pas au Monothéisme, et ne contredisait pas la millah d'Ibrahim 'alayhi as Salam contrairement à la participation dans les parlement législatif contemporain.

 

Puisse Allah l'Exalté et Majestueux nous protéger des pièges satanique du jugement par autre que ce qu'Il a révélé, qui amène conflit et injustice dans cette vie et malédiction éternelle en enfer...Amin.

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Published by Abou Malik - Le Tawhid d'Allah dans le jugement

Le Minhaj (Voie) de Ahlou Sounna wa-l-Jama'a ce qui veut dire la voie de la Sounna et du Concensus, ou bien le minhaj des Salaf-Sâlih la voie des pieux prédécesseurs, tout cela revient au même c'est la voie à laquelle nous restons ferme, cette voie c'est celle du Prophète sala Allahu alayhi was Salam.

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