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L'imâm Ibn Mouflih dit dans son ouvrage " Al Adâb Achar3iya " P 25 édition Dârou A Wafâ² :


و تفسيرُ المِراءِ في اللُّغة : اِسْتِخراجُ غَضَب المُجادِل منْ قولِهم : مََرََيْتُ الشَّاةَ إذا اسْتَخَْرجتُ لَبَنَها


La définition linguistique du Mirâ² est : le fait de provoquer la colère de l'opposant dans un débat. En accord avec leur parole ( les arabes, ndlt) Maraytou Acchâta/ la chèvre lorsque je traie son lait.

Traduit par le frère Abû Salmane.

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Published by Sulaymân Abû Mâlik - Fiqh

Les causes amenant au Shirk sont au nombre de deux :

1. Placer les créatures au delà de leur réelle place en leur vouant une chose propre à Allah.

2. Avoir de fausse idées sur Allah le Seigneur des mondes.

Exemple pour ce second point : Penser que les saints peuvent pousser Allah à être Compatissant envers le serviteur, et lui Accorder ce qu'Il se refusait de lui Donner dans un premier temps.


وَسِيْطٌ يُقَرِّبُهُ إِلَى اللَّهِ فَيُعَطِّفُهُ عَلَيْهِ فِي قَضَاءِِ حَاجَاتِهِ
 
 Réf: Manhajou Ahli Assounati wa Al Jamâ3a wa Manhajou Al Achâ3ira fi Tawhîdi Allah Ta3âla du Cheikh 
 Khâlid Ibn Abdil Latif ibn Mohammad Noûr , chapitre " Haqîqatou Achirk". 
 
 Traduit par le frère Abû Salmane. 

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Published by Sulaymân Abû Mâlik - at Tawhid (L'unicité d'Allah)

Réfutation de l'ambiguïté de Khâlid Al 'Anbarî et 'Abdelmalik Ramadhânî  


Sur l'histoire de Najâchî, qu'Allah lui fasse miséricorde, lorsqu'il ne gouverna pas par la loi du Coran après qu'il se soit convertit à l'islam.

 

(Extrais d'une réfutation complète des égarements d'Al 'Anbarî, introduit par le grand savant 'Abdallah ibn Mouhammad Al Ghounaymân qu'Allah le protège)

 

 بسم الله الرحمن الرحيم

و به نستعين و لا حول و لا قوّة إلا بالله العلي العظيم 

 

Parmi les choses sur lesquels se base Al 'Anbarî et ses semblables, il y a l'histoire de Najâchî qu'Allah lui fasse miséricorde. En effet, Al 'Anbarî prétend que Najâchî gouverna par autre que la loi d'Allah, et que le prophète salla llahou 'alayhi wa sallam ne l'excommunia pas. C'est comme s'il voulait dire « Votre avis vous implique d'excommunier ce pieux adorateur. »

 

La réponse à cette ambiguïté est de dire : Nous n'excommunions pas Najâchî, qu'Allah lui fasse miséricorde. Mais vous, le jugez-vous injuste et pervers ? C'est en tout cas ce qu'implique l'implication que vous nous faite ! Car vous dites : Celui qui ne gouverne pas par la loi d'Allah est un injuste et un pervers, est-ce que Najâchî est comme cela selon vous ? Alors soit vous vous impliquez cela, soit vous l'innocentez de l'injustice et de la perversité tout comme nous l'innocentons de la mécréance, car il avait une excuse dans cela et ceci sous plusieurs aspects :

 

1)      Najâchî était impuissant à établir la loi d'Allah en Abyssinie, et le faite de lui imposer cela alors que c'était hors de sa capacité et de son pouvoir est en opposition avec la loi d'Allah, qui lève la responsabilité de celui qui n'est pas capable de la prendre : « Allah n'impose à aucune âme plus que ce qu'elle est capable » (Sourate 2 verset 286) Et Al 'Anbarî lui-même a cité les propos d'Ibn Taymiya au sujet de Najâchî et de son impuissance à appliquer la loi d'Allah, il dit : « Nous savons de façon certaine qu'il n'était pas de sa capacité de les gouverner par la loi du Coran, car son peuple n'aurait pas accepté cela » (Minhâj As-sounnah 5/112-113) Fin de citation.

 

Alors comment comparer ce contexte avec celui de la majorité des peuples musulmans qui réclament nuit et jour un gouvernement islamique, et qu'il y a suffisamment de capacité à l'appliquer ? Aucun doute que c'est une comparaison injuste et inéquitable.

 

2)      Najâchî vivait dans un lieu éloigné de la science, et ceci est bien connu. Or les gens de la sounnah excusent celui qui vit loin de la science, comme Najâchî, dans les affaires où un homme vivant autour des musulmans et des savants n'est en général pas excusé. En effet, la majorité des lois islamiques n'étaient pas parvenues à Najâchî, tout comme la sourate Al Mâ'ida, dans laquelle Allah jugea mécréant, injuste et pervers ceux qui ne gouvernement pas par Sa loi, car cette sourate fut révélée en l'an 10 de l'hégire, c'est la dernière sourate qui fut révélée, or Najâchî mourut avant que la Meque soit conquise (Voir Al Bidâya wan-Nihâya d'Ibn Kathîr 4/276)

 

Alors comment comparer Najâchî, qu'Allah lui fasse miséricorde, à ceux que les savants exportent nuit et jour à appliquer la loi islamique, leur expliquent l'obligation de l'appliquer et le grand crime de s'y opposer ? Aucun doute que cette comparaison est injuste et inadéquate.

 

3)      Najâchî décéda, qu'Allah lui fasse miséricorde, avant que la loi islamique ne soit complétée, de même qu'il ne lui est rien parvenu comme loi qu'il aurait pu appliquer entre les gens au sujet de leur sang, leur honneur et leurs biens, alors par quelles lois de la loi islamique allait-il les gouverner s'il en avait été capable ?

 

Une foi que tu sauras cela, tu verras alors la naïveté et la laideur de cette comparaison entre Najâchî et ces peuples qui détiennent entre leurs mains la loi islamique complète, aucun doute que c'est une comparaison injuste et inéquitable.

 

4)      Najâchî s'est acquitté de tout ce qu'Allah jalla wa 'alâ lui ordonna : Il hébergea les croyants, déclara la vérité du monothéisme, approuva le prophète salla llahou 'alayhi wa sallam, et il envoya un message où il expliqua qu'il était apprêté à émigrer, à abandonner sa royauté et tout son royaume, et de venir auprès du prophète -salla llahou 'alayhi wa sallam- et ceci est bien connu dans les livres d'histoire du messager et de sa lettre qu'il envoya au prophète salla llahou 'alayhi wa sallam.

 

Alors est-ce qu'on compare cet homme pieux, appliqué à l'obéissance d'Allah et à secourir la religion d'Allah et désintéressé de ses richesses mondaines, à ces abuseurs qui sèment la corruption sur terre et ne font aucun bien, plongés dans les ténèbres de l'ignorance et des passions ? Aucun doute que c'est une comparaison injuste et inéquitable.

 

Fin de citation.

 

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Published by Abou Malik - Réponses aux ambiguïtés

Question 505.



Quelle est la ligne de démarcation entre le désaveu complet des mécréants et l’amour [éprouvé envers certains d’entre eux].


As salâmou ‘alaykoum,

Noble cheykh,

Nous avons appris qu’il fallait se désavouer totalement du mécréant mais nous constatons aussi que certains versets affirment l’existence d’un [certain] amour envers le mécréant comme dans la parole d’Allah : « Tu ne guideras point sur le droit chemin ceux que tu aimes », ou encore, l’amour éprouvé envers l’épouse appartenant aux gens du Livre. 

Comment concilier ces deux [sentiments] ? Qu’Allah vous bénisse et vous récompense par le bien.

Aboû Yoûsouf Al ‘Adl.



Réponse du comité légal du Minbar :



Pour pouvoir concilier ces deux sentiments, il convient de savoir que l’amour qu’il est interdit d’avoir pour le mécréant, est différent de l’amour et de l’affection conjugale permise qui est animée par la passion et l’inclinaison naturelle qu’un homme puisse éprouver envers sa femme kitâbiyya ( femme des gens du livre).

En effet, ce qui est interdit n’est pas cet amour naturel mais l’amour et l’affection qui mènent au secours, à l’appui et au parti pris vis-à-vis du rang des mécréants, [qui pousse au fait de] s’allier à eux et les secourir.

L’amour cité dans le verset : « ceux que tu aimes » sous-entend celui que tu aimes et que tu veux guider et non la personne pour laquelle tu éprouves de l’amour. Nul grief sur le musulman qui souhaite la guidance de certains mécréants que ce soit à cause d’un lien de parenté ou parce qu’ils sont dotés de certaines traits de caractères appréciables comme la chevalerie, le courage et l’aide [apportée au musulmans] etc.

Ceci dit, il y a une différence entre le fait d’aimer pour eux la guidance, et le fait de les aimer eux en tant que personnes. Ce n’est pas pareil.
En effet, le fait de leur souhaiter la guidance n’est pas de l’alliance, n’implique pas l’alliance et ne la contredit pas. Nul grief sur le musulman non plus s’il est aimé par certains mécréants à cause d’un lien de parenté ou parce qu’ils apprécient son caractère. 

Ibn Kathîr dit : « Il a été confirmé dans les deux recueils authentiques que ce verset fut révélé à propos d’Abî Tâlib, l’oncle du Prophète, salla Allahou ‘alayhi wa sallam. Abou Tâlib l’entourait et le protégeait, se mettait de son côté et l’aimait intensément mais d’un amour naturel et non légal ». Voilà le type d’amour qu’éprouvait Aboû Tâlib pour le Prophète, salla Allahu 'alayhi was-Salam ; un amour naturel dû au lien de parenté [qui les liait] et non l’amour légal qui nécessite le suivi …

Dès lors, nul grief sur le musulman si des mécréants l’aiment et le soutiennent à cause de son [noble] caractère ou de son lien de parenté avec eux…
En revanche, le problème se pose lorsque c’est le musulman qui leur voue de l’affection et les aime en dépit de leur mécréance et de leur combat contre Allah car Allah dit :

« Tu ne verras jamais ceux qui ont foi en Allah et au Jugement dernier sympathiser avec ceux qui s’insurgent contre Allah et Son Envoyé, fussent-ils leurs pères, leurs fils, leurs frères ou de leur tribu. C’est que Allah a imprimé la foi dans leurs cœurs et les a fortifiés par un souffle émanant de Lui. Aussi les admettra-t-Il dans des Jardins arrosés d’eaux vives, pour l’éternité, car Il sera Satisfait d’eux et eux seront satisfaits de Lui. Ce sont ceux-là qui constituent le parti d’Allah, et c’est le parti de Allah qui connaîtra la félicité ».

 


Aboû Oussâma Ach-Châmi



Texte original.

Traduit par Oum-Ishâq
Relecture et correction Oum_Mou3âwiya

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Published by Abou Malik - Fatâwâ Minbar at-Tawhid wal Jihad

Défense d'Abu Hurayrah et réponse à certaines affirmations erronées.

 


Par Ali at-Tamimi

 


Les shia affirment ce qui suit:                   

       

Muslim rapporte dans son Sahih, dans le premier volume, que durant l'époque du Prophète salallahu 'alayhi wassalam, Umar ibn al-Khattab a frappé Abu Hurayra pour avoir forgés des mensonges.


Dans le volume 2 du Sahih Muslim, ils citent Aisha qui dit: "Abu Hurayra est un grand menteur qui forge des ahadith en les attribuant au Prophète sallallahu 'alayhi wassalam."


Dans le volume 4 du Sahih Muslim, Nadwi dit que l'imam Abu Hanifa a dit: "Les compagnons du Prophète sallallahu 'alayhi wassalam étaient généralement pieux et juste. J'accepte tout hadith qu'ils rapportent, mais je n'accepte pas les ahadith rapporté par Abu Hurayra, Anas ibn Malik ou Samrah ibn Jundab."


Je (Ali at-Tamimi) fais donc le commentaire suivant:


(1) Il est évident au vu de l'introduction que les informations cités ne sont qu'une pauvre reformulation de certains évènement connu à propos d'Abu Hurayra qu'Allah l'agréé, qui ont était traité par les savants. Ces évènements sont souvent utilisés pour  rabaisser la véracité d'Abu Hurayra et par conséquent nier une grande partie de la Sunnah.


Les deux principales sources qui évoquent ces allégations contre Abu Hurayra à notre époque  sont les shia et les orientalistes.


Beaucoup de ces allégations se trouvent dans les ouvrages de l'auteur libanais et shi'ite, Abd al-Husseyn Sharaf ul-Din al-'Amali.


Les grandes lignes de ses travaux ont était réfuté par le Dr. Muhammad Ajaj al-Khatib (Professeur à l'université de Damas) dans sa thèse de master, al-Sunna Qabl al-Tadwin (Caire: 1483/1963), et aussi dans ses travaux, Abu Hurayrah Rawiya al-Islam (Caire:1962).


La plupart des arguments des orientalistes furent résumé par Mahmud Abu Rayah al-Misri. Dans ses travaux, Adwa' alas-Sunnat-il-Muhamadiyah (Caire: 1377/158), Abu Rayah a tenté de démontrer que la Sunna était une vaste fabrication  et dans ce but il a remit en question la véracité d'Abu Hurayra.


Quand le premier livre d'Abu Rayah est sorti, un certains nombre de savants se sont penché sur ces arguments. Les plus proéminentes réponses furent:


 Dr. Mustapha as-Siba'i (fondateur des frères musulmans en Syrie), dans ses thèses, al-Sunna wa Makanatuha fit-Tashri' al-Islami, (Caire: 1380/1961)

 Shaykh 'Abdur-Razzaq Hamza (la tête de Darul-Hadith à Makkah et imam du Masjid al-Haram), Zulumat Abi Raya amam Adwa' al-Sunnah al-Muhammadiyah, (Caire: pas de date)

 Shaykh 'Abdur-Rahman ibn Yahya al-Mu'allami al-Yamani (Le libraire du Masjid al-Haram), al-Anwar ul-Kashifah lima fi Kitab Adwa' 'ala al-Sunnah min al-Zallal wal-Tadlil wal-Mujazafah, (Caire:1378) qu'Allah leur fasse tous miséricorde.


(2) A noter qu'il existe un excellent ouvrage en défense d'Abu Hurayra écrit par le savant des frères musulmans d'Iraq, 'Abdul-Mun'im Salih al-'Ali al-'Izzi intitulé Difa 'an Abi Hurayra (Baghdad: 1393/1973). [...]


En ce qui concerne  les trois point que nous avons cités sur les accusations contre Abu Hurayra, notre réponse est:


'Abdul-Husayn al-'Amali (p.268) et Abu Raya (p.163-171) rapporte que Umar a bel et bien frappé Abu Hurayra avec un bouclier pour avoir rapporté trop de ahadith du Prophète sallallahu 'alayhi wassalam en l'accusant de mentir. La source de cet incident n'est pas dans le Sahih Muslim mais plutôt dans les textes shiite comme Sharh Nahj al-Balagha du shiite mu'tazilite ibn Abi al-Halid qui cite Abu Ja'far al-Iskafi. Abu Ja'far al-Iskafi à vécu au troisième siècle, il était un shiite mu'tazilite. Al-Iskafi rapporte cette incident sans aucune chaine de transmission. Et donc, c'est un incident historique invérifiable qui est apparu des siècles après les morts de Umar et Abu Hurayra. De plus, on trouve cela que dans les travaux de ceux qui ont de l'animosité pour Abu Hurayra et qui s'oppose à la Sunnah. (Voir al-Mu'allami, al-Anwair al-Kashifah, p.152 et 153, al-Khatib, al-Sunnah Qabl al-Tadwin, p.457, al-'Izzi, Difa' 'an Abi Hurayra, p.123)


Historiquement parlant, le jahmi Bishr al-Marisi était peut être le premier à affirmer qu'Umar ai dit cela "le plus grand menteur parmi les rapporteur de ahadith était Abu Hurayra" A cette fabrication, l'imam al-Darimi a répondu: "Comment Umar aurait pu l'accuser de mentir contre le Messager d'Allah sallallahu 'alayhi wassalam et (en même temps) le placé en charge de postes importants. Est ce qu'Umar aurait pu pensé cela d'Abu Hurayra comme le dit al-Marisi pour ensuite lui accordé sa confiance pour les affaires des musulmans et le placer en charge de responsabilité à mainte et mainte reprise."


Et ad-Darimi a aussi demander à al-Marisi: "Si tu est véridique dans ton affirmation, alors expose nous qui a rapporté cela. Tu sera incapable de nous le montrer avec des narrateur digne de confiance." (Voir al-Darimi, Radd al-Imam al-Darimi 'Uthman ib Sa'id ala Bishr al-Marisi al-'Anid, p.132-135)

Ce qui est intéressant, c'est qu'al-'Izzi a montré qu'un certain nombre de petits fils de Umar ont rapporté des hadith du Prophète sallallahu 'alayhi wassalam par la voie d'Abu Hurayra. Parmi eux: Salim ibn 'Abd-Allah ibn Umar, qui dans le seul Sahih Al Bukhari rapporte trois hadith d'Abu Hurayra; Hafs ibn 'Asim ibn Umar qui dans le seul Sahih Al Bukhari rapporte onze hadith d'Abu Hurayra. Al-'Izzi commente (p.123): "N'ont ils pas eu peur du fait que leur grand père a considéré Abu Hurayra comme un menteur?"


(4) Aisha qu'Allah l'agréé n'a jamais accusé Abu Hurayra de mentir. Toutefois, il existe un nombre d'incident ou elle a corrigé Abu Hurayra pour s'être trompé dans les hadith qu'il a transmit. Et cela n'est pas seulement arrivé à Abu Hurayra, plutôt, Aisha a corrigé un bon nombre de compagnons. L'imam al-Zarkashi (794H) a rassemblé et commenté toutes les paroles dans lequels Aisha a corrigé des compagnons dans son livre al-Ijaba li Irad ma Istadrakahu Aisha 'ala-Sahabah.


Parmi ces critiques d'Aisha, on en trouve un dans le Sahih Muslim (Caire: Vol.3, p.137), ou Abu Hurayra a expressément rapporté que celui qui se retrouve à l'aube en état de souillure sexuelle, il ne lui est pas permit de jeuner. Quand Aisha et Umm Salamah ont était questionné sur cela, elles ont rapporté que pendant le mois de Ramadan le Prophète sallallahu 'alayhi wassalam  se révéillé à l'aube en état de souillure sexuel qui n'était pas causé par un rêve et a tout de même jeûné. Quand Abu Hurayra fut questionné un peu plus tard à propos de sa source, il a dit qu'il a entendu cela de al-Fadl ibn 'Abbas et non directement du Prophète sallallahu 'alayhi wassalam.


Az-Zarkashi (Caire: p.57) dit que le jugement donné par Abu hurayrah était le jugement initialement donné par le Prophète salallahu 'alahyi was salam et qu'il fut abrogé par la suite dans le verset concernant l'autorisation des relations sexuel avec une femme pendant les nuits du mois de Ramadan.


De plus, il doit être pris en compte que plusieurs grands savants parmi les tabi'in (seconde génération), avaient le même avis qu'Abu Hurayra. Parmi eux il y avait le neveu d'Aisha, 'Urwah ibn al-Zubayr. Il semblerait que 'Urwa a interprété la parole d'Aisha comme indiquant un jugement spécifique au Prophète sallallahu 'alayhi wassalam et qui n'était pas généralisé à toute la umma. Cette avis était aussi celui de Tawus, 'Ata', Salim ibn 'Abd-Allah ibn Umar, al-Hasan al-Basri, et Ibrahim Nakha'i. Et ainsi nous voyons que cette opinion est présente parmi les savants des tabi'in de Makkah, al-Madinah, al-Basra,et al-Kufah.


De plus, il y eu des incidents qui montrent qu'Aisha ne considéré pas Abu Hurayra comme un menteur même si elle l'a corrigé par moment. Parmi ces incidents il y a le fait  qu'Aisha a confirmé des hadith rapporté par Abu Hurayra concernant la récompense de suivre un convoi funéraire, récit fourni après une question d'ibn Umar. Cela est rapporté dans le Sahih al-Bukhari et Muslim. (Voir al-'Izzi, p.234-235)


Al-'Izzi (p.110) montre aussi que quand Aisha et Hafsah sont mortes, Abu Hurayra a menait leurs prières funéraires et  Ibn Umar était parmi les participants. Ceci est rapporté par al-Bukhari dans Tarikh as-Saghar, p.52. Al-Hakim reporte dans al-Mustadrak (Vol. 4, p.6), Qu'ibn Umar était parmi les participants et n'a fait aucune objection.


Al-'Izzi remarque: "Nous savons que les musulmans choisissent les meilleurs parmi eux pour mener les prières funéraires, quant est il alors quand il s'agit de l'épouse du Prophète sallallahu 'alayhi wassalam dans cette vie et dans l'au delà?"


Pour résumé, comment se fait il qu' Umar considérait Abu Hurayrah comme un menteur et l'a battu pour cela, et que son fils ibn Umar aurait pu autorisé (en faite, n'avoir aucune objection) au fait qu'Abu Hurayrah mène la prière funéraire pour sa sœur et femme du Prophète sallallahu 'alayhi wassalam, Hafsa? Si Aisha considéré Abu Hurayra comme un menteur, est ce que les musulmans lui auraient permit de mener sa prière funéraire?


(5) En ce qui concerne le fait qu'Abu Hanifa a rejeté les narrations de trois compagnons.


Ce qui sur, c'est qu'il existe un principe d'Usul al-Fiqh parmi les savants hanafi, basé sur les narrations d'Abu Hurayra qui sont en accord avec l'analogie (al-qiyas) et qui sont accepté, et ce qui est en désaccord avec l'analogie, il voit si le hadith a était accepté par le ummah, et ensuite il l'accepte, sinon l'analogie a préséance sur le hadith (pour eux). (Voir Usul al-Fiqh al-Sarkhasi, Vol.1, p.341)


La source de ce principe sont les savants des tabi'in qui sont de Kufah, tel Ibrahim al-Nakha'i, qui n'accepté pas tout les hadith d'Abu Hurayrah. Al-Dhahabi rapporte dans Mizan al-I'tdal (Vol.1 p.35) que an-Nakha'i a expliqué que les cause de cela était due au fait qu'Abu Hurayra n'était pas un faqih (savant du fiqh).


En réponse, il doit être noter que: Plusieurs savants se sont opposés a la position d'al-Nakha'i. Parmi eux ath-Thahabi, ibn Kathir et ibn Asakir (Voir ath-Thahabi, Siyar a'lam al-Nubala', Vol.2, p.438 et ibn Kathir, al-Bidayah wan-Nihayah, Vol.8, p.109 et 110; Ibn 'Abbas qui est reconnu comme un faqih, une fois qu'il ai dit à Abu Hurayra lors d'un rassemblement : "Donne une Fatwa Ya Abu Hurayra" ce dernier, après la mort d'Uthman , a donné des fatawa à Madinah pendant 23 ans (Voir Tabaqat ibn Sa'd, Vol.2, p.372). Il n'y a aucune divergence sur le fait qu'Abu Hurayra avait de la science dans le fiqh. De plus, la plupart des étudiants d'Abu Hurayra parmi les tabi'in étaient des savants et des juges confirmés. En comparaison, les circonstances ont fait que an-Nakha'i n'a pas accepté les narration d'Abu Hurayra, mais on voit bien que les narrations d'Abu Hurayra sont plus forte que les avis transmit par an-Nakha'i. (Voir al-'Izzi, p. 237-248)


J'espère que cette réponse sera satisfaisante. Et je recommande les travaux d'al-'Izzi qui fait plus ou moins 500 pages.


Une dernière chose, al-'Izzi est aussi connu sous le nom d'Ahmad al-Rashid. Vous vous souviendrez peut être qu'il fut arrêté il y a quelques années au Emirat Arabe Unis (ou il réside) en revenant de la conférence MAYA (? ndt). Il a était récemment libéré.

 

 

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Le Minhaj (Voie) de Ahlou Sounna wa-l-Jama'a ce qui veut dire la voie de la Sounna et du Concensus, ou bien le minhaj des Salaf-Sâlih la voie des pieux prédécesseurs, tout cela revient au même c'est la voie à laquelle nous restons ferme, cette voie c'est celle du Prophète sala Allahu alayhi was Salam.

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