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Published by Sulaymân Abû Mâlik - Réponses aux ambiguïtés

 


Avant propos :

 

Ibn ’Arabî (بن عربي   ), Mohammad Ibn Alî Ibn Al ’Arabî al-Hâtimî, plus connu sous son seul nom de Ibn ’Arabî.  Né en 1165, à Murcie, en Andalousie, et mort en 1240 à Damas. Ibn ‘Arabi fut le premier philosophe musulman à formaliser la tradition soufie, et aussi dans le domaine métaphysique et il est le plus grand formulateur de la doctrine ésotérique du « wahdat al woujoud ». Cet extrémiste soufi avait pour croyance Al-Ittihâdiya – le panthéisme[1] ( الاتحادية أهل وحدة الوجود  ).

 

 Cheykh al-Islam Ibn Taymiyya -qu’Allâh lui fasse Miséricorde- dit :

 

قال شيخ الإسلام رحمه الله تعالى     :     وقد علم المسلمون واليهود والنصارى بالاضطرار من دين المسلمين ، أن من قال عن أحد من البشر : إنه جزء من الله ، فإنه كافر في جميع الملل ، إذ النصارى لم تقل هذا ، وإن كان قولهم من أعظم الكفر ، لم يقل أحد : إن عين المخلوقات هي أجزاء الخالق ، ولا إن الخالق هو المخلوق ، ولا إن الحق المنزه هو الخلق المشبّه . وكذلك قوله : إن المشركين لو تركوا عبادة الأصنام ، لجهلوا من الحق بقدر ما تركوا منها ، هو من الكفر المعلوم بالاضطرار بين جميع الملل ، فإن أهل الملل متفقون على أن الرسل جميعهم نهوا عن عبادة الأصنام ، وكفّروا من يفعل ذلك ، وأن المؤمن لا يكون مؤمناً ، حتى يتبرأ من عبادة الأصنام ، وكل معبود سوى الله ، كما قال الله تعالى : { قد كانت لكم أسوة حسنة في إبراهيم والذين معه إذ قالوا لقومهم  إنّا  برءاء منكم ومما تعبدون من دون الله كفرنا بكم وبدا بيننا وبينكم العداوة والبغضاء أبداً حتّى تؤمنوا بالله وحده } [ الممتحنة / 4 ]

 

 «  Les chrétiens, les Juifs et les Musulmans connaissent nécessairement que dans la religion des Musulmans, quand quelqu’un dit d’un être humain qu’il est une partie d’Allah, il devient mécréant, selon toutes les religions (révélées). Même les chrétiens ne l’ont pas dit, malgré l’énormité de leur mécréance. Personne n’a dit que les créatures font essentiellement partie du Créateur, ni que le Créateur est aussi le créé ni que le Vrai qui transcende l’assimilation est en même temps la créature qui assimile (Allah aux créatures).

 

Il en est de même de ses propos selon lesquels si les polythéistes cessaient de pratiquer le culte des idoles, ils feraient preuve d’une ignorance due  à leur abandon de ce culte. Ceci renferme une mécréance que toutes les religions (révélées) reconnaissent, dans la mesure où elles sont toutes d’accord que tous les messagers ont interdit la pratique du culte des idoles et jugé mécréant celui qui s’y livre et enseigné que l’on n’est réellement croyant qu’au prix d’une rupture totale avec le culte des idoles et celui de tout autre objet d’adoration en dehors d’Allah. A ce propos, le Très Haut dit : « Certes, vous avez eu un bel exemple (à suivre) en Abraham et en ceux qui étaient avec lui, quand ils dirent à leur peuple: "Nous vous désavouons, vous et ce que vous adorez en dehors d'Allah. Nous vous renions. Entre vous et nous, l'inimitié et la haine sont à jamais déclarées jusqu'à ce que vous croyiez en Allah, seul". Exception faite de la parole d'Abraham (adressée) à son père: "J'implorerai certes, le pardon (d'Allah) en ta faveur bien que je ne puisse rien pour toi auprès d'Allah". "Seigneur, c'est en Toi que nous mettons notre confiance et à Toi nous revenons (repentants). Et vers Toi est le Devenir. »[2]. [Source : Majmoû‘ Al Fatâwâ, tome 2, page 128]

 

Il -qu’Allâh lui fasse Miséricorde- dit encore : 

 

إن عبّاد الأصنام ، لو تركوهم لجهلوا من الحق بقدر ما تركوا منها : أكفر من اليهود والنصارى ، ومن لم يكفّرهم : فهو أكفر من اليهود والنصارى ، فإن اليهود والنصارى يكفّرون عبّاد الأصنام ، فكيف من يجعل تارك عبادة الأصنام جاهلاً من الحق بقدر ما ترك منها ؟! مع قوله : فإن العالم يعلم من عبد ، وفي أي صورة ظهر حين عبد ، فإن التفريق والكثرة كالأعضاء في الصورة المحسوسة ، وكالقوة المعنوية في الصورة الروحانية ، فما عبد غير الله في كل معبود ، بل هو أعظم كفراً من عبّاد الأصنام ، فإن أولئك اتخذوهم شفعاء ووسائط ، كما قالوا:{ ما نعبدهم إلا ليقرّبونا إلى الله زلفى } [ الزمر / 40 ] الفتاوى ( 2/83)

 

« Si les polythéistes cessaient de pratiquer le culte des idoles, ils feraient preuve d’une ignorance à la mesure de la gravité de leur abandon de ce culte », celui-là est plus mécréant que les Juifs et les Chrétiens. Car Juifs et Chrétiens jugent les polythéistes mécréants. Que dire alors de celui qui fait de l’abandon du culte des idoles un indice de l’étendue de l’ignorance de son auteur ?! Celui qui dit en plus que le « connaisseur connaît l’Adoré, quelle que soit la forme sous laquelle Il se manifeste au moment de l’adoration, puisque la diversité et la multiplicité sont comparable à l’état des organes (constitutifs d’un corps) dans les images perceptibles ; elles sont aussi comparables à la force morale dans la représentation spirituelle. Par conséquent, rien n’est adoré dans l’objet du culte qu’Allah lui-même ».? Celui-là est plus mécréant que les polythéistes dans la mesure où ceux-ci utilisaient leurs idoles à titre d’intermédiaires (auprès d’Allah) comme ils disaient : « Nous ne les adorons qu’afin qu’ils nous rapprochent davantage d’Allah »[3]. »

      

Plus loin, il dit -qu’Allâh lui fasse Miséricorde- :

 

 

ومن كان محسنا للظن بهم وادعى أنه لم يعرف حالهم : عُرِّف حالهم ، فإن لم يباينهم وتظهر لهم الإنكار، وإلا ألحق بهم وجعل منهم . وأما من قال : لكلامهم تأويل يوافق الشريعة ، فإنه من رؤوسهم وأئمتهم ، فإنه إن كان ذكياً:  فإنه يعرف كتاب لهم فيما قال ، وإن كان معتقداً لهذا باطناً وظاهراً : فهو أكفر من النصارى

 

  «  Celui qui préfère avoir une bonne opinion d’eux et prétend qu’il ne connaît pas leur véritable état, doit-être bien informé. S’il ne se sépare pas d’eux et ne les désavoue pas clairement on le leur assimile et le traite comme tel. » Quant à celui qui dit que « leur langage (celui des partisans d’Ibn Arabi) peut être interprété de façon conforme à la Charia », il fait partie de leurs chefs et de leurs dirigeants. S’il est intelligent, il connaît un de leurs livres allant dans le sens de ses propos. S’il parle par conviction intime, il est plus mécréant que les Chrétiens ».

 

Il dit aussi -qu’Allâh lui fasse Miséricorde- :

 

قَالَ شَيْخُ الِإِسْلَامِ بْنُ تَيْمِيَّةَ: " َإِنَّ ابْنَ عَرَبِيٍّ وَأَمْثَالَهُ وَإِنْ ادَّعَوْا أَنَّهُمْ مَنَّ الصُّوفِيَّةِ فَهُمْ مِنْ صُوفِيَّةِ الْمَلَاحِدَةِ الْفَلَاسِفَةِ لَيْسُوا مِنْ صُوفِيَّةِ أَهْلِ الْعِلْمِ. فَضْلًا عَنْ أَنْ يَكُونُوا مِنْ مَشَايِخِ أَهْلِ الْكِتَابِ وَالسُّنَّةِ : كالفضيل بْنِ عِيَاضٍ وَإِبْرَاهِيمَ بْنِ أَدْهَمَ وَأَبِي سُلَيْمَانَ الداراني وَمَعْرُوفٍ الكرخي والجنيد بْنِ مُحَمَّدٍ وَسَهْلِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ التستري وَأَمْثَالِهِمْ - رضوان الله عليهم أجمعين    "

 

« En vérité, Ibn ‘Arabi et ses semblables, même s’ils affirment d’être des mystiques (soufiyya), ils sont plutôt des mystiques athées et des philosophes, ils n’ont rien à voir avec les mystiques de la théologie spéculative, et encore moins avec les éminents maître du livre et de la tradition prophétique comme al-Fudayl Ibn ‘Iyad, Ibrahim Ibn Adham, Abi Sulayman al-Darani, Ma`ruf al-Karkhi, Junayd Ibn Muhammad, Sahli Ibn `Abdallah al-Tastari et d’autres – qu’Allah soient satisfait d’eux-. » [Source : al-Furqan bayna awliya' al-Rahman wa-awliya al-Šhaytan, page 80]

 

As-Subki a dit :

 وَمَنْ كَانَ مِنْ هَؤُلَاءِ الصُّوفِيَّةِ الْمُتَأَخِّرِينَ كَابْنِ عَرَبِيٍّ وَابْنِ سَبْعِينَ وَالْقُطْبِ الْقُونَوِيِّ وَالْعَفِيفِ التِّلْمِسَانِيِّ ، فَهَؤُلَاءِ ضُلَّالٌ جُهَّالٌ خَارِجُونَ عَنْ طَرِيقِ الْإِسْلَامِ فَضْلًا عَنْ الْعُلَمَاءِ

 

"Et ceux qui font partie de ces dernières générations de soufis, tels que Ibn ‘Arabi, Ibn Sab’iyn, Al-Qutb al-Qunawi, Al-‘Afif at-Tilmisani, et d'autres sont des égarés ignorants, qui sortent de la voie de l'Islam et sont exclus du groupe des savants."


Source : Mughnî al-Muhtâj, tome 11, page 170 

 

 

L'Imâm Ibn Hajar Al-‘Asqalânî a dit :


 وقد كنت سألت شيخنا الإمام سراح الدين البلقيني عن بن العربي فبادر الجواب بأنه كافر

 

"J'ai interrogé notre Sheykh Sirâj ad-Dîn Al-Balqînî sur Ibn el-‘Arabî (le soufi), il a alors prestement répondu : « C'est un Kâfir (un mécréant). »" 

 

Source : Lisân Al-Mîzân, volume 4, page 318, numéro 902.

 

 

Le Sheykh Taqi ud-Dîn al-Fâsi rapporte : 


وسمعت صاحبنا الحافظ الحجة ، القاضي شهاب الدين أحمد بن علي بن حجر الشافعي يقول: جرى بيني وبين بعض المحبين لابن عربي منازعة كثيرة في أمر ابن عربي ، حتى نلت منه لسوء مقالته ، فلم يسْلَ ذلك بالرجل المنازع لي في أمره ، وهددني بالشكوى إلى السلطان بمصر ، بأمر غير الذي تنازعنا فيه ، ليتعب خاطري ، فقلت له : ما للسلطان في هذا مدخل ! ألا تعال نتباهل ، فقل أن تباهل اثنان ، فكان أحدهما كاذباً إلا وأصيب ، قال : فقال لي : بسم الله ، قال : فقلت له : قل اللهم إن كان ابن عربي على ضلال فالعني بلعنتك ، فقال ذلك ، وقلت أنا : اللهم إن كان ابن عربي على هدى فالعني بلعنتك ، وافترقنا ، قال : ثم اجتمعنا في بعض متنزهات مصر في ليلة مقمرة ، فقال لنا : مرّ على رجلي شيء ناعم ، فانظروا فنظرنا فقلنا : ما رأينا شيئاً ، قال : ثم التمس بصره ، فلم يرَ شيئاً .هذا معنى ما حكاه لي الحافظ شهاب الدين بن حجر العسقلاني .

 

 

"J'ai entendu notre compagnon le Hâfidh, l'autorité (hujjah), le juge Shihâb ad-Dîn Ahmad ibn ‘Alî ibn Hajar ash-Shâfi’i [al-‘Asqalânî] dire : Il y avait beaucoup de différends au sujet de Ibn ‘Arabi entre moi et un de ceux qui aimaient ibn ‘Arabi, au point que je l'ai insulté à cause des mauvaises choses qu'il a dites, mais cela n'a pas fait changé d'avis l'homme. Il m'a menacé d'aller se plaindre de moi au Sultan d'Egypte au sujet d'une chose qui était différente de celle pour laquelle nous nous querellions, juste pour me causer des ennuis. Je lui ai dit : « Le Sultan n'a rien à voir avec ça ! Viens, faisons une Mubâhalah » (cela consiste à invoquer mutuellement la malédiction d'Allâh sur le menteur, cf. Âl ‘Imrân 3:61). Il est très rare, quand des gens font une mubâhalah et que l'un d'entre eux ment, que ce dernier reste impuni.

 
Il m'a alors dit « Bismillah » (c-à-d. a accepté). Je lui ai dit : « Dis : Ô Allah, si Ibn ‘Arabi est égaré, alors maudit-moi de Ta malédiction », et il l'a dit. Puis j'ai dit « Ô Allah, si Ibn ‘Arabi est bien guidé, alors maudit-moi de Ta malédiction ». Puis nous nous sommes séparés. Nous nous sommes ensuite rencontrés dans un parc en Egypte une nuit de clair de lune, et il nous a dit : « Quelque chose de doux a touché ma jambe, regarde ! » Nous avons donc regardé mais n'avons rien vu. Puis il a vérifié ses yeux et il ne pouvait plus rien voir (Allâh l'a rendu aveugle). C'est le sens de ce que le Hâfidh Shihâb ad-Dîn ibn Hajar al-‘Asqalânî m'a dit."

 

Source : « ‘Aqîdah Ibn ‘Arabi wa Hayâtuhu » de Taqi ad-Dîn al-Fâsî, p. 75/76, « Tanbih al-Ghabi » du Muhaddith Burhan ad-Dîn al-Baqî (p. 136/137). Rapporté également par le Hâfidh As-Sakhâwî dans son œuvre biographique sur Ibn Hajar, « Al-Jawahir wad-Durar fi Tarjamat Sheykh al-Islam ibn Hajar ».

 

 

Abu Zar’ah Ibn al-Hâfidh al-‘Iraqî  – qu'Allâh lui fasse Miséricorde – a dit :

 

http://2.bp.blogspot.com/-mCqxsCGiaT8/UCPr-nF3P_I/AAAAAAAAACM/RDPgT0lnIVI/s1600/iraqi+.jpg 

 

"Il n'y a aucun doute sur le fait que son fameux livre « al-Fusûs » contient de la mécréance évidente, de même que ses « Futûhât al-Makkiyyah ». Si c'est bien lui qui a écrit cela et qu'il a continué d'adhérer à ces idées jusqu'à sa mort, alors pas de doute qu'il s'agit d'un mécréant voué à demeurer éternellement en Enfer." 

 

Source : ‘Aqîdat Ibn ‘Arabî wa Hayâtuhu, p. 60

 

 


[1] Le panthéisme est une doctrine philosophique selon laquelle Dieu est tout et tout est Dieu.

[2] Sourate 60, verset 4.

[3] Sourate 39, verset 4.

 

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Published by Sulaymân Abû Mâlik - Mise en garde

Au Nom d’Allah, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricodieux.

Le blog « daralislam » vous présente le « chapitre sur l’explication de la signification de l’alliance et du désaveu, sur l’obligation de manifester la Religion et sur l’excuse des opprimés » qui se trouve dans « Indjahou Hadjatis-Sa’il fi Ahammil-Masa’il » écrit par le shaykh Ahmad Al-Khalidi et préfacé par le shaykh Hamoud Ibn Ouqla Ash-Shouaybi et le shaykh Ali Al-Khoudayr.

1) Sache que l’Islam d’une personne ne sera pas correct, même s’il vient avec le Tawhid et délaisse le Shirk, sans l’inimitié envers les mécréants et sans la leur clairement déclarer, à cause des paroles du Très-Haut : « Tu ne verras jamais ceux qui ont foi en Allah et au Jugement Dernier sympathiser avec ceux qui s’insurgent contre Allah et Son Messager, fussent-ils leurs pères, leurs fils, leurs frères ou de leur tribu » (Coran, 58/22)

Il est dit dans le Hadith : « L’anse la plus solide de la foi est l’amour pour Allah et la haine pour Allah » (Hadith rapporté par l’imam Ahmad) (Voir Ad-Dourar As-Saniyya, 8/435 et 10/139, 140)

Le savant Hamad Ibn Attiq dit : « Concernant l’inimitié envers les mécréants et les idolâtres, sache qu’Allah le Très-Haut l’a rendue obligatoire et confirmé son obligation, et qu’Il a interdit de les prendre pour alliés et mis un grand accent sur cela, de sorte que dans le Livre d’Allah le Très-Haut, après l’obligation du Tawhid et l’interdiction de son opposé (le Shirk, ndt) – il n’y a quasiment pas de jugement avec autant d’arguments et de clarté que ce jugement »

Il est donc nécessaire de réaliser l’alliance et le désaveu.

2) Le fondement du désaveu est la haine et le fondement de l’alliance est l’amour, à cause des paroles du Très-Haut à propos des paroles d’Ibrahim, ‘alayhi sallam, à son peuple : « Sachez, dit Ibrahim, que les idoles que vous adorez et qu’adoraient vos lointains ancêtres sont mes ennemis, car il n’est pour moi qu’un Seul Dieu, Celui de l’Univers » (Coran, 26/75-77)

Étant donné que le fondement du désaveu est la haine qui se situe dans le cœur, sa branche extérieure est l’inimitié.

Le Très-Haut dit : « Certes, vous avez eu un bel exemple (à suivre) en Ibrahim et en ceux qui étaient avec lui, quand ils dirent à leur peuple: « Nous vous désavouons, vous et ce que vous adorez en dehors d’Allah. Nous vous renions. Entre vous et nous, l’inimitié et la haine sont à jamais déclarées, jusqu’à ce que vous croyiez en Allah, Seul » » (Coran, 60/4)

Et comme nous l’avons précédemment mentionné (dans le chapitre sur l’obligation du désaveu du Tâghût et l’explication de sa signification, ndt), elle (l’inimité, ndt) entre dans la description du désaveu du Tâghût.

« Ici, concernant les paroles du Très-Haut : « Nous vous désavouons, vous et ce que vous adorez en dehors d’Allah… » - Il y un grand message et profit. À savoir, Allah le Très-Haut a mentionné le désaveu des idolâtres, ceux qui adorent d’autres en dehors d’Allah, avant le désaveu des idoles adorées en dehors d’Allah, parce que le premier est plus important que le deuxième. Car, il est possible que la personne désavoue les idoles, mais qu'elle ne désavouent pas ceux qui les adorent et, en tant que telle, ne réalise pas ce qui lui est ordonné. Cependant, quand elle se désavoue des idolâtres – ceci implique nécessairement le désaveu de leurs divinités. Comprends bien cette remarque, parce qu’elle t’ouvrira la porte de l’inimité envers les ennemis d’Allah. Combien de gens ne font pas de Shirk, mais ne sont pas ennemis envers les idolâtres, ils ne sont donc pas des musulmans, parce qu’ils ont délaissé la Religion de tous les Messagers. Ensuite viennent les paroles du Très-Haut : « Nous vous renions. Entre vous et nous, l’inimitié et la haine sont à jamais déclarées, jusqu’à ce que vous croyiez en Allah, Seul » Ses paroles : « déclarées », c’est-à-dire extérieurement et clairement. Prête attention au fait qu’Il a mentionné l’inimité avant la haine, parce que le première est plus importante que la deuxième. Parce que la personne aura peut-être la haine envers les idolâtres, mais ne s’oppose pas à eux et, en tant que telle, elle n’a pas réalisé l’obligation, tant que de son côté n’est pas réalisée l’inimité et la haine, même si la haine est liée au cœur, parce qu’elle n’est pas utile, tant que ses indices ne sont pas indiqués et tant que son indice ne devienne clair. Et elle (la haine, ndt) ne sera pas ainsi, tant qu’elle ne sera pas liée avec l’inimité et le boycott » (Le shaykh Ahmad Al-Khalidi a mentionné cette parole du shaykh Hamad Ibn Attiq, qu’Allah lui fasse miséricorde, qui se trouve dans Madjmou’atout-Tawhid, 1/334, 335, ndt)

« Le musulman ne sera pas considéré comme celui qui manifeste sa Religion, tant qu’il ne s’oppose pas à chaque groupe dans ce pour quoi il est connu et tant qu’il ne leur montre pas clairement l’inimité et le désaveu de cela (de ce pour quoi ils sont connus, ndt). Face à celui qui a comme mécréance le Shirk – la manifestation de la Religion consiste à clairement exprimer le Tawhid, interdire le Shirk et mettre en garde contre lui. Celui qui a comme mécréance l’alliance avec les idolâtres et l’entrée dans leur obéissance – la manifestation de la Religion se fera en leur exprimant l’inimitié et en le désavouant lui et les idolâtres » (Le shaykh Ahmad Al-Khalidi a mentionné cette parole du shaykh Hamad Ibn Attiq et du shaykh Ishaq Ibn Abdourrahman, qu’Allah leur fasse miséricorde, qui se trouve dans Madjmou’atout-Tawhid, 1/336, 337 et Idahoul-Mahadjdjati was-Sabil, page 36, ndt)

« Parfois le musulman n’est peut-être pas en mesure de manifester l’inimitié envers les mécréants et les idolâtres, à cause d’un empêchement et une excuse, comme l’oppression, dans le cas de celui qui n’a pas de puissance, ou à cause de la contrainte quand il sera excusé jusqu’à la disparition de l’empêchement. Quant à celui qui ne manifeste pas l’inimité envers les idolâtres à cause d’un but mondain ou parce qu’il donne avantage à un profit mondain, tout en les haïssant et étant convaincu qu’ils sont des mécréants – il est désobéissant et pécheur. Chaque personne a le jugement pour sa situation. Et si la haine dans le cœur disparait, avec elle disparait aussi la foi, à cause de la liaison de l’extérieur et du cœur, car sa place est dans le cœur et personne n’est en mesure de supprimer la haine du cœur avec la contrainte ou autre chose, comme on le voit clairement dans les paroles du Très-Haut : « … à moins d’y être contraint tout en demeurant fidèle intérieurement à sa foi… » (Coran, 16/106) Alors, prête attention » (Le shaykh Ahmad Al-Khalidi a mentionné cette parole du shaykh Ishaq Ibn Abdourrahman, qu’Allah lui fasse miséricorde, qui se trouve dans Ad-Dourar As-Saniyya, 2/8, 305, 359 et Takfir Al-Mou’ayyan, page 21, ndt)

Louange à Allah, Seigneur de l’Univers.

Note :

L’imam Hamad Ibn Attiq étudia auprès du shaykh Abdourrahman Ibn Hassan qui étudia auprès de son grand-père l’imam, le réformateur Mouhammad Ibn Abdoulwahhab.

L’imam, le Mouhaddith, le Faqih, le savant, le shaykh Ishaq Ibn Abdourrahman étudia notamment auprès du shaykh Hamad Ibn Attiq.

L’alliance avec les musulmans et le désaveu des mécréants est donc un des plus grands principes de l’Islam. Pourtant, nombreux sont ceux qui prononcent les deux témoignages, accomplissent la prière, s’acquittent de la Zakat, jeûnent le mois de Ramadan et accomplissent le Hajj, tout en s’alliant avec les mécréants contre les Moudjahidines qui combattent pour établir la Loi d’Allah et « pour la cause des faibles ; hommes, femmes et enfants qui disent : « Seigneur ! Fais-nous sortir de cette cité dont les gens sont injustes, et assigne-nous de Ta part un allié, et assigne-nous de Ta part un secoureur » (Coran ; 4/75)

Le shaykh Abdourrahman Ibn Hassan, qu'Allah lui fasse miséricorde, a dit : « Celui qui aide les mécréants contre les musulmans ou les entraîne vers un pays où le peuple est musulman, sort de l'Islam. Ceci est un fait clair » (Source : Ad-Dourar as-Saniyya, 8/326)

Le shaykh Abdoullah Ibn Abdoullatif, qu'Allah lui fasse miséricorde, a dit : « En ce qui concerne le Tawalli, ceci est l’alliance qui est une mécréance et qui annule l’Islam; comme le fait de défendre les mécréants et les aider (contre les musulmans, ndt) avec les biens, le corps ou l’avis » (Source : Ad-Dourar As-Saniyya, 8/422) 

Abdoullah Ibn Abdoullatif, qu'Allah lui fasse miséricorde, a été questionné à propos de celui qui incite, aide les mécréants de l’Empire Ottoman contre les musulmans et il a répondu : « En ce qui concerne celui qui les incite ou les aide, quelque soit l’aide, contre les musulmans, alors ceci est une apostasie claire » (Source : Fatawa des savants du Nadjd, 3/64)

L’imam, le savant, le shaykh Abdoullah Ibn Abdoullatif étudia notamment auprès du shaykh Hamad Ibn Attiq

Le shaykh Abou Youssouf Al-Farradj rapporte : 

« Expliquant certaines choses parmi lesquelles chacune justifie le Djihad contre celui qui la commet, un des savants du Nadjd a dit : « La troisième chose qui rend le Djihad obligatoire contre celui qui la commet est le fait d’aider les idolâtres contre les musulmans, que ce soit avec la langue, le cœur, ou les biens. Ceci est une mécréance qui annule l’Islam. Alors, quiconque aide les idolâtres contre les musulmans et les soutient avec ses biens qui vont servir dans la guerre contre les musulmans, devient un mécréant. Shaykh Mouhammad Ibn Abdoulwahhab, qu’Allah lui fasse miséricorde, a dit dans Nawaqid Al-Islam que la huitième annulation de l’Islam est : Aider les mécréants contre les musulmans. 

Allah dit : « Ô les croyants ! Ne prenez pas pour alliés les juifs et les chrétiens ; ils sont alliés les uns des autres. Et celui d'entre vous qui les prend pour alliés, devient un des leurs. Allah ne guide certes pas les gens injustes » (Coran, 5/51) » (Source : Fatawa Nadjdiyya, 4/145-146) »

Le shaykh Nassir Al-Fahd a dit : « Sache que toute sorte de soutien aux mécréants dans leur guerre contre les musulmans, que ce soit le soutien avec le corps, ou les armes, ou la langue, ou le cœur, ou la plume, ou les biens, ou l’avis, ou autre chose – est une mécréance et une apostasie, qu’Allah nous en préserve » (Source : Démonstration de la mécréance de celui qui soutient les américains) 

Le shaykh Hamoud Ibn Ouqla Ash-Shouaybi, qu’Allah lui fasse miséricorde, a dit : « J’ai lu le livre « démonstration de la mécréance de celui qui soutient les américains » du noble cheikh Nassir Al-Fahd, qu’Allah le protège, et j’ai constaté qu’il s’agit d’un des meilleurs livres écrits sur ce sujet »

Le shaykh Hamoud Ibn Ouqla Ash-Shouaybi enseigna le Tawhid, la Aqida, le Tafsir, le Hadith, le Fiqh et la grammaire à l’université islamique pendant 40 ans. Il avait de nombreux élèves : Ali Al-Khoudayr, Soulayman Al-Oulwan, Abdoulaziz Al-Shaykh, Salih Ibn Fawzan Al-Fawzan, Mouhammad Ibn Salih Al-Outhaymin, Abdoullah Al-Ghounayman et d’autres.

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Published by Sulaymân Abû Mâlik - at Tawhid (L'unicité d'Allah)

 

Au Nom d’Allah, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux.


Le blog « daralislam » vous présente le « chapitre sur l’obligation du désaveu du Tâghût et l’explication de sa signification » qui se trouve dans « Indjahou Hadjatis-Sa’il fi Ahammil-Masa’il » écrit par Shaykh Ahmad Al-Khalidi et préfacé par Shaykh Hamoud Ibn Ouqla Ash-Shouaybi et Shaykh Ali Al-Khoudayr.


1) Le commandement du Tawhid représente la Religion générale dont les prédications de tous les Messagers sont unanimes, alors que leurs législations sont différentes, à cause des paroles du Très-Haut: « Et Nous n’avons envoyé avant toi aucun Messager à qui Nous n’ayons révélé: « Point de divinité en dehors de Moi. Adorez-Moi donc » » (Coran, 21/25)


Et à cause des paroles du Messager d’Allah, sallallahou ‘alayhi wa sallam: « Nous Prophètes sommes frères, notre Religion est une, et nos mères (les législations, ndt) sont différentes »


Allah le Très-Haut a dit à propos des législations: « À chacun de vous nous avons assigné une législation et un plan à suivre » (Coran, 5/48)


Et ceci est la signification de l’expression « les mères » mentionnée dans le Hadith.


Le Tawhid est donc depuis les temps anciens jusqu’à aujourd'hui cette chose qui est sujette aux disputes et aux conflits entre les Messagers et leurs partisans, et les Tawâghît et leurs alliés.


Le Très-Haut a dit: « Nous avons envoyé dans chaque communauté un Messager, (pour leur dire) : « Adorez Allah et écartez-vous du Tâghût » Alors, Allah en guida certains, mais il y en eut qui ont été destinés à l’égarement » (Coran, 16/36)


2) L’adoration d’Allah ne sera pas réalisée sans le désaveu du Tâghût, à cause des paroles du Très-Haut:« Nulle contrainte en Religion ! Car, le bon chemin s’est distingué de l’égarement. Donc, quiconque mécroit au Tâghût, tandis qu’il croit en Allah, saisit l’anse la plus solide, qui ne peut se briser. Et Allah entend et sait toute chose » (Coran, 2/256)


Et à cause des paroles du Messager d’Allah, sallallahou ‘alayhi wa sallam: « Celui qui unifie Allah », et dans une autre version: « Celui qui dit la ilaha illa Allah et désavoue tout ce qui est adoré en dehors d’Allah ; ses biens et sa vie sont préservés et il sera jugé par Allah le Très-Haut » (Hadith rapporté par Ahmad et Mouslim)


Ceci (ce Hadith, ndt) fait partie des choses qui expliquent de la meilleure manière la signification de la ilaha illa Allah.


Il (le Prophète, ndt) n’a pas fait de la prononciation du témoignage ce qui protège la vie et les biens, ni de la connaissance de sa signification, ni même de l’affirmation de cela (du témoignage, ndt) ; par ailleurs, ni du fait qu’il n'invoque personne en dehors d’Allah, l’Unique, qui n’a nul associé ; mais, ses biens et sa vie ne seront protégés tant qu’il ne rajoute pas (à cela, ndt) le désaveu de tout ce qui est adoré en dehors d’Allah. Mais, s’il doute ou s’abstient, ses biens et sa vie ne seront pas protégés.


Que cette question est merveilleuse et magnifique ! Et comme cette explication et cette preuve est claire pour tout opposant.


3) Le terme Tâghût est dans la langue un mot sorti du mot « Toughiane », ce qui signifie le dépassement de la limite.


Le Très-Haut dit: « C’est Nous qui, quand l’eau déborda, vous avons chargés sur l’arche » (Coran, 69/11)


Sa signification dans la législation est: Tout ce en quoi le serviteur dépasse sa limite parmi ce qui est adoré, ou suivi, ou ce qui est obéi.


« Le Tâghût est donc toute personne qu’on prend pour juge en dehors d’Allah et Son Messager, ou qu’ils adorent en dehors d’Allah, ou le suivent sans avoir une preuve de la part d’Allah, ou lui obéissent sans savoir s’ils obéissent en cela à Allah. Ceux-là sont les Tawâghît du monde; si tu réfléchis à leur propos et si tu réfléchis à propos de la situation des gens envers eux, tu verras que la majorité d’entre eux se sont détournés de l’adoration d’Allah vers l’adoration du Tâghût, et de l’obéissance à Lui et du suivi de Son Messager, sallallahou ’alayhi wa sallam, vers l’obéissance au Tâghût et le suivi du même » (Ceci est la définition d’Ibn Al-Qayyim qui se trouve dans « Ilamoul-Mouwaqqi’in », ndt)


4) La manière de désavouer le Tâghût se compose de cinq choses qu’a résumé l’imam, le réformateur, Mouhammad Ibn Abdoulwahhab, qu’Allah lui fasse miséricorde, et ce sont:


1. La certitude en la nullité de l’adoration d’un autre en dehors d’Allah.

2. L’abandon de la même (de l’adoration d’un autre en dehors d’Allah, ndt)

3. La haine de la même (de l’adoration d’un autre en dehors d’Allah, ndt)

4. Le Takfir du Tâghût et de celui qui l’adore, et

5. L’inimitié envers eux pour Allah.


La preuve pour cela sont les paroles du Très-Haut: « Certes, vous avez eu un bel exemple (à suivre) en Ibrahim et en ceux qui étaient avec lui, quand ils dirent à leur peuple: « Nous vous désavouons, vous et ce que vous adorez en dehors d’Allah. Nous vous renions. Entre vous et nous, l’inimitié et la haine sont à jamais déclarées, jusqu’à ce que vous croyiez en Allah, Seul » » (Coran, 60/4)


Donc, quiconque ne réalise pas la description qui constitue la manière de désavouer le Tâghût, ne sera pas croyant en Allah et mécréant en Tâghût. Au contraire, ce sera l’opposé, car la foi en Tâghût et la foi en Allah sont deux opposés qui ne pourront jamais se réunir dans le cœur d’un homme, car il n’est pas possible qu’une seule et même personne soit décrite comme polythéiste et monothéiste en même temps.


Au contraire, elle mérite nécessairement une des deux descriptions, et la troisième n’existe pas, à cause des paroles du Très-Haut: « C’est Lui qui vous a créés. Parmi vous il y a des mécréants et des croyants »(Coran, 64/2)


Et à cause des paroles: « Nous l’avons guidé sur le chemin, qu’il soit reconnaissant ou ingrat » (Coran, 76/3) (Voir Madjmou’atout-Tawhid, 1/8, et Ad-Dourar As-Saniyya, 2/359, 360, ndt)


Ceci est donc ce Tâghût qu'il nous a été ordonné de désavouer et de s’écarter de lui, et ceci est son adoration qui nous est interdite et qu’il nous est obligatoire d’abandonner, tout comme ceux qui l’a font, et de s’opposer à eux. (Voir Madjmou’atout-Tawhid, 1/12, 17)


Louange à Allah, Seigneur de l’Univers.


Notes :


L'imam Ibn Al-Qayyim a donc mentionné quatre Tawâghît dans sa définition. Il s’agit de celui qui ne juge pas d’après la Législation d’Allah, celui qui est adoré en dehors d’Allah, celui qui est suivi en dehors d’Allah et celui qui est obéi en dehors d’Allah.


Shaykh Mouhammad Ibn Abdoulwahhab a quant à lui cité 5 Tawâghît principaux dans Ad-Dourar As-Saniyya, 1/161-163. Il s’agit d’Iblis, celui qui modifie la Législation d’Allah, celui qui ne juge pas d’après la Législation d’Allah, celui qui prétend connaitre l’invisible et celui qui est satisfait d’être adoré.


Shaykh Mouhammad Hamid Al-Fakiy a dit dans son commentaire de Fath Al-Madjid, page 278: « Les lois (inventées, ndt) sont des Tawâghît et ceux qui les ont mises en place et les ont propagées sont des Tawâghît »

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• Abou Al Hassan Al Ach3arî a dit dans Maqâlât Al Islâmiyîn page 22 :


أجمعت الخوارج على إكفار علي بن أبي طالب رضوان الله عليه إن حكم وهم مختلفون هل كفره شرك أم لا، وأجمعوا على أن كل كبيرة كفر إلا النجدات فإنها لا تقول ذلك، وأجمعوا على أن الله سبحانه يعذب أصحاب الكبائر عذاباً دائماً إلا النجدات أصحاب نجدة.

« Les Khawârij sont unanimes sur la mécréance d’Alî Ibn Abî Tâlib qu’Allah l’agrée, s’il avait fait arbitrage, mais ils divergent quant à savoir si sa mécréance est idolâtrie ou non ? Et ils sont unanimes que tout grand péché est une mécréance, excepté les Najadât qui eux n’adhèrent pas à ça. Et ils sont tous d’accord pour dire qu’Allah châtie ceux qui font les grands péchés d’un supplice éternelle ; excepté les Najadât. » 

Et il dit page 32 :

 

وأما الوعيد فقول المعتزلة فيه وقول الخوارج قول واحد لأنهم يقولون أن أهل الكبائر الذين يموتون على كبائرهم في النار خالدون فيها مخلدون غير أن الخوارج يقولون أن مرتكبي الكبائر ممن ينتحل الإسلام يعذبون عذاب الكافرين والمعتزلة يقولون أن عذابهم ليس كعذاب الكافرين.


« Quant au sujet de la menace, l’avis des Mou‘tazila et des Khawârij est le même, car ils disent que ceux qui commettent des grands péchés et meurent sur cela sont en enfer pour l’éternité ; sauf que les Khawârij disent que ceux qui commettent les grands péchés sortent de l’Islam et que leur supplice est celui des mécréants, alors que les Mou‘tazila disent que leur supplice n’est pas celui des mécréants. »

• Ach-Chahrastânî dit dans « Al Milal Wa An-Nihal », volume 1 page 113 :

 


وكبار فرق الخوارج ستة : والأزارقة والنجدات والعجاردة والثعالبة والإباضية والصفرية والباقون فروعهم ويجمعهم القول بالتبرئ من عثمان وعلي رضي الله عنهما ويقدمون ذلك على طاعة ولا يصححون المناكحات إلا على ذلك ويكفرون أصحاب الكبائر ويرون الخروج على الإمام إذا خالف السنة حقا واجبا

« Et les grandes sectes Khawârij sont au nombre de six : Les Izâriqa, les Najadât, les ‘Ijârida, les Tha‘âliba, les Ibâdhiya et les Safariya. Quant au reste, il s’agit de groupes subsidiaires à ceux-là, mais tous s’unissent dans les avis suivants : Le désaveu d’Outhmân et de ‘Alî qu’Allah les agrée, et font passer cela avant toute obéissance, et ne valident aucun mariage tant que ce critère n’est pas remplit ; et ils jugent mécréants ceux qui commettent les grands péchés, et sont d’avis de se révolter contre l’imam qui s’oppose à la Sounnah comme une vérité obligatoire. » Fin de citation. 

• Nawawî dans dans Charh Mouslim volume 1 page 100 :


قَالَ الْقَاضِي عِيَاض رَحِمَهُ اللَّه اِخْتَلَفَ النَّاس فِيمَنْ عَصَى اللَّه تَعَالَى مِنْ أَهْل الشَّهَادَتَيْنِ فَقَالَتْ الْمُرْجِئَة : لَا تَضُرّهُ الْمَعْصِيَة مَعَ الْإِيمَان ، وَقَالَتْ الْخَوَارِج : تَضُرّهُ وَيَكْفُر بِهَا

« Al Qâdhî ‘Iyâdh qu’Allah lui fasse miséricorde dit : les gens divergèrent quant à celui qui désobéit à Allah parmi ceux qui adhèrent aux deux attestations de la Foi : Les Mourji’a dirent que la désobéissance ne nuit pas à la Foi, alors que les Khawârij dirent qu’elle y nuit, et qu’il devient mécréant par cela. » 

• Ibn Taymiya dit dans Majmoû3 Al Fatâwâ volume 7 page 222 :


يَنْبَغِي أَنْ يُعْرَفَ أَنَّ الْقَوْلَ الَّذِي لَمْ يُوَافِقْ الْخَوَارِجَ وَالْمُعْتَزِلَةَ عَلَيْهِ أَحَدٌ مِنْ أَهْلِ السُّنَّةِ هُوَ الْقَوْلُ بِتَخْلِيدِ أَهْلِ الْكَبَائِرِ فِي النَّارِ ؛ فَإِنَّ هَذَا الْقَوْلَ مِنْ الْبِدَعِ الْمَشْهُورَةِ وَقَدْ اتَّفَقَ الصَّحَابَةُ وَالتَّابِعُونَ لَهُمْ بِإِحْسَانِ ؛ وَسَائِرُ أَئِمَّةِ الْمُسْلِمِينَ عَلَى أَنَّهُ لَا يُخَلَّدُ فِي النَّارِ أَحَدٌ مِمَّنْ فِي قَلْبِهِ مِثْقَالُ ذَرَّةٍ مِنْ إيمَانٍ وَاتَّفَقُوا أَيْضًا عَلَى أَنَّ نَبِيَّنَا صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَشْفَعُ فِيمَنْ يَأْذَنُ اللَّهُ لَهُ بِالشَّفَاعَةِ فِيهِ مِنْ أَهْلِ الْكَبَائِرِ مَنْ أُمَّتِهِ

« Il faut savoir que l’avis auquel personne de Ahl Sounnah n’a jamais adhéré, qui est celui des Khawârij et des Mou’tazila, c’est l’avis que ceux qui commettent des grands péchés restent éternellement en enfer ; en effet cet avis est un avis hérétique bien connu, et tous les compagnons du prophète ainsi que leurs élèves et les imam des musulmans sont d’accord pour dire que nul ayant un atome de Foi dans son cœur ne s’éternisera dans l’Enfer , et ils furent aussi tous d’accord pour dire que notre prophète, salla llahou ‘alayhi wa sallam, intercédera en faveur de ceux qui faisaient des grands péchés dans sa communauté, après qu’Allah le lui permette. » Fin de citation. 

• ‘Abdallah Abou Boutayn dit dans Dourar As-Saniyya volume 1 page 360, 361 :


وأما الخوارج : فهم الذين خرجوا على علي رضي الله عنه ؛ وقبل ذلك، قتلوا عثمان رضي الله عنه ؛ وكفّروا عثمان، وعلياً، وطلحة، والزبير ،ومعاوية، وطائفتي علي ومعاوية، واستحلوا دماءهم . وأصل مذهبهم : الغلو الذي نهي عنه، وحذر عنه النبي صلى الله عليه وسلم فكفروا من ارتكب كبيرة، وبعضهم يكفر بالصغائر ؛ وكفروا علياً وأصحابه بغير ذنب، فكفروهم بتحكيم الحكمين : عمرو بن العاص، وأبي موسى الأشعري ؛ وقالوا لا حكم إلا لله . واستدلوا على قولهم : بالتكفير بالذنوب بعمومات أخطأوا فيها ؛ وذلك كقوله سبحانه : ( ومن يعص الله ورسوله فإن له نار جهنم خالدين فيها أبداً ) [ الجن : 23] ( ومن يعص الله ورسوله ويتعد حدوده يدخله ناراً خالداً فيها ) [ النساء : 14 ] وقوله : ( ومن يقتل مؤمناً متعمداً فجزاؤه جهنم خالداً فيها ) الآية [ النساء : 93 ] وغير ذلك من الآيات . وأجمع أهل السنة والجماعة : أن أصحاب الكبائر لا يخلدون في النار إذا ماتوا على التوحيد ؛ وأن من دخل النار منهم بذنبه يخرج منها

« Quant aux Khawârij ; ce sont ceux qui se sont révolté contre ‘Alî, qu’Allah l’agrée, et qui tuèrent ‘Outhmân avant cela, qu’Allah l’agrée, et ils jugèrent ‘Alî, Outhmân, Talha, Zoubayr, Mou‘âwiya, le groupe d’Alî et de Mou‘âwiya mécréants, et légalisèrent de faire couler leurs sangs. Et le fondement de leur doctrine est : l’extrémisme, qui est interdit, et contre lequel avertit le prophète qu’Allah prie sur lui et le salue. Ils jugèrent donc mécréant celui qui commet un grand péché, certains même juge mécréant celui qui commet un petit péché ; ils jugèrent mécréant ‘Alî et ses compagnons bien qu’ils n’aient fait aucun péché, mais bien parce qu’ils ont pris deux arbitres : ‘Amr Ibn ‘Âç et Aboû Moûsâ Al Ach‘arî, et dirent « Seul Allah juge ». Et ils basèrent leur doctrine de juger mécréant pour les péchés, sur des versets généraux qu’ils ont mal compris, comme par exemple le verset « Et quiconque désobéit à Allah et Son messager, il aura le feu de l’enfer éternellement à tout jamais. » Sourate 72 verset 23, et le verset « Et quiconque désobéit à Allah et Son messager et transgresse Ses limites, Il le fera entrer en enfer pour l’éternité » Sourate 4 verset 93, et d’autres versets encore. Et Ahl Sounnah wal Jamâ‘a sont unanime pour dire que ceux qui commettent des grands péchés ne restent pas éternellement en enfer s’ils meurent monothéistes ; et que si l’un d’entre eux entre en enfer pour ses péchés, il en sortira. »

Et il dit page 362 :


فإذا عرفت مذهبهم، أن أصله التكفير بالذنوب وكفّروا أصحاب رسول الله صلي الله عليه وسلم، واستحلوا قتلهم، متقربين بذلك إلى الله ! فإذا تبين لك ذلك، تبين لك : ضلال كثير من أهل هذه الأزمنة، في زعمهم : أن الشيخ محمد بن عبد الوهاب - رحمه الله - وأتباعه خوارج، ومذهبهم مخالف لمذهب الخوارج ؛ لأنههم يوالون جميع أصحاب رسول الله صلى الله عليه وسلم، ويعتقدون فضلهم على من بعدهم، ويوجبون إتباعهم، ويدعون لهم، ويضللون من قدح فيهم، أو تنقص أحداً منهم ولا يكفّرون بالذنوب، ولا يخرجون أصحابها من الإسلام ،إنما يكفّرون من أشرك بالله، أو حسّن الشرك ؛ والمشرك : كافر بالكتاب، والسنة ،والإجماع، فكيف يجعل هؤلاء مثلا أولئك ؟! .

« Et une fois que tu connais leur doctrine, et que son principe de base est de bannir de l’Islam à cause des péchés, et qu’ils bannirent de l’Islam les compagnons du prophète qu’Allah prie sur lui et le salue, et qu’ils légalisèrent de les tuer, pour se rapprocher d’Allah ! Une fois que tu as compris ça, tu verras alors l’égarement de beaucoup de gens à notre époque qui prétendent que le Cheykh Mouhammad Ibn ‘Abdelwahhâb, qu’Allah lui fasse miséricorde, et ses adeptes sont des Khawârij et que leur doctrine est celle des Khawârij ! Car ils aiment tous les compagnons du messager d’Allah, qu’Allah prie sur lui et le salue, et sont convaincu que leur mérite est meilleur que celui de leurs successeurs, et qu’ils obligent de les suivre, et prient pour eux, et traitent d’égaré ceux qui parlent en mal d’eux ou les rabaissent, et ils ne jugent personne mécréant pour les péchés ni ne les excluent de l’Islam, mais ils jugent mécréant celui qui donne un associé à Allah ou enjolive cela. Et l’idolâtre est mécréant d’après le Livre, la Sounnah et l’unanimité ; alors comment les comparer à ces gens là ?! »

 

Traduit par Abdel Mutal.

 

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Published by Sulaymân Abû Mâlik - Mise en garde

Voici un passage ou Chaykh Muhammad Ibn Abdel Wahâb cite la divergence des Salaf et des Sahâba sur la révolte contre les Houkâm Foussâq et injuste :

 

قد اختلف أهل السنة والجماعة في هذه المسألة، وكذلك أهل البيت؛ فذهبت طائفة من أهل السنة -رضي الله عنهم- من الصحابة، فمَن بعدهم كسعد بن أبي وقاص، وأسامة ابن زيد، ومحمد بن مسلمة، وعبد الله بن عمر -رضي الله عنهم-، وغيرهم، وهو قول أحمد بن حنبل، وجماعة من أصحاب الحديث، إلى أن الأمر بالمعروف والنهي عن المنكر باللسان -إن قدر على ذلك-، وإلا فبالقلب فقط، ولا يكون باليد، وسل السيوف، والخروج على الأئمة، وإن كانوا أئمة جور.

Les gens de la Sunna et de la Jamâ’a ont divergé sur ce point, ainsi que Ahl Al Bayt, et une partie des gens de la Sunna parmi les Sahâba qu’Allah soit satisfait d’eux et aussi parmi ceux qui les ont précédé comme : Saad Ibn Abi Waqâss, Oussâma Ibn Zayd et Mohamed Ibn Maslama, Abdoullah Ibn Omar qu’Allah soit satisfait deux et c’est notamment l’avis d’Ahmed Ibn Hanbal, et une Jama’a des gens du Hadîth disant qu’ordonner le bien et blâmer le faux se réalise avec la langue - si c’est possible – sinon, c’est avec le cœur seulement, et cela ne se fait nullement avec la main, l’épée ou la révolte contre les Imâm, même si ce sont des injustes.

واستدلوا بأحاديث صحاح عن رسول الله صلى الله عليه وسلم منها ما أخرجاه في الصحيحين، عن ابن عباس، عن النبي صلى الله عليه وسلم أنه قال: "من رأى من أميره شيئا يكرهه، فليصبر عليه، فإنه ليس أحد من الناس يخرج من السلطان شبرا فمات، إلا مات ميتة جاهلية" 1. وفي لفظ: "من فات الجماعة شبرا فمات، مات ميتة جاهلية" 2. وفي صحيح مسلم عن أبي هريرة عن النبي صلى الله عليه وسلم أنه قال: "من خرج من الطاعة، وفارق الجماعة، ثم مات، مات ميتة جاهلية" 3 الحديث.

Ils se sont appuyé sur des récits authentiques du prophète bénis soit il, et parmi eux, ce qui a été rapporté dans les deux authentique par Ibn Abâss ou le prophète, bénis soit il, dit : « Celui qui voit sur son gouverneur ce qu'il déteste, qu'il patiente. Car celui qui sort du suivit et qui se sépare du Groupe et qui meurt, alors il meurt dans [la coutume] du paganisme » et dans une version : « celui qui délaisse la Jama’a d’une coudée meurt d'une mort touché par le paganisme » et dans le Sahih de Mouslim d’après Abou Hurayra le prophète dit : « Celui qui se révolte sur l’obéissance et divise la Jama’a puis meurt, il décédera d’une mort sur la voie du paganisme ». 


وفي صحيح مسلم عن حذيفة قال: "قلت: يا رسول الله، إنا كنا في جاهلية وشر، فجاءنا الله بهذا الخير، فهل بعد هذا الخير من شر؟ قال: نعم. فقلت: فهل بعد ذلك الشر من خير؟ قال: نعم وفيه دخن، قلت: وما دخنه؟ قال قوم يستنون بغير سنتي، ويهتدون بغير هديي، تعرف منهم وتنكر فقلت: فهل بعد ذلك الخير شر؟ قال: نعم، دعاة على أبواب جهنم، مَن أجابهم قذفوه فيها، فقلت: يا رسول الله، صفهم لنا. قال: نعم قوم من جلدتنا، ويتكلمون بألسنتنا، قلت: يا رسول الله،فما ترى إن أدركني ذلك؟ قال: تلزم جماعة المسلمين، وإمامهم، قلت: فإن لم يكن لهم جماعة، ولا إمام؟ قال: فاعتزل تلك الفرق كلها، ولو أن تعض على أصل شجرة حتى يدركك الموت، وأنت على ذلك"والأحاديث في هذا المعنى كثيرة جدا.

Et dans Sahîh Mouslim d’après Hudhayfah il dit : « Les gens interrogeaient le Prophète sur le bien, et moi je l'interrogeais sur le mal, de peur de vivre jusque-là. Je lui dis: Envoyé d'Allah! Nous étions dans la jâhiliyya et dans le mal, Allah nous a pourvu de ce bien, y aura-t-il du mal après ce bien? Oui! dit-il. Et après, y aura-t-il du bien? Oui, dit-il; mais mêlé de brume! Comment est cette brume? Lui dis-je. Des gens qui prêchent le contraire de mes enseignements, tantôt tu approuves leurs actes, tantôt tu les désapprouves! Et après cela, y aura-t-il du mal? Oui dit le Prophète , des meneurs aux portes de l'Enfer, qui y précipiteront ceux qui répondront à leurs appels! Envoyé d'Allah! Décris-les-nous! Ilsfont partie de nous et parlent notre langue! Que me conseilles-tu de faire si jamais j'arrive à ce jour-là? Dis-je. Tâche d'être avec la communauté musulmane-+et leur imam! Et s'il n'y a pas de communauté musulmane ni d'imam? Alors éloigne-toi de tous ces partis même si tu es astreint à rester sous un arbre et à t'accrocher à son tronc à pleines dents jusqu'à ce que mort te rappelle! » Et les récits qui vont dans ce sens sont multiples. 


وذهبت طائفة أخرى من الصحابة -رضي الله عنهم- ومن بعدهم من التابعين، ثم الأئمة بعدهم إلى أن سل السيوف في الأمر بالمعروف، والنهي عن المنكر واجب، إذا لم يقدر على إزالة المنكر إلا بذلك، وهو قول علي بن أبي طالب، وكل من معه من الصحابة -رضي الله عنهم-؛ كعمار بن ياسر، وابن عباس، وأبي سعيد الخدري، وغيرهم، وهو قول أم المؤمنين، ومن معها من الصحابة؛ كعمرو بن العاص، والنعمان بن بشير، وأبي العادية السلمي وغيرهم، وهو قول عبد الله بن الزبير، والحسين بن علي، وهو قول كل من قام على الفاسق الحجاج؛ كعبد الرحمن بن أبي ليلى، وسعيد بن جبير، وأبي البختري الطائي، وعطاء السلمي، والحسن البصري، والشعبي، ومن بعدهم؛ كالناسك الفاضل عبد الله بن عبد العزيز بن عبد الله بن عمر، وعبيد الله بن حفص بن عاصم، وسائر من خرج مع محمد بن عبد الله بن الحسين بن الحسن بن علي بن أبي طالب، ومع أخيه إبراهيم بن عبد الله، وهشيم بن بشير، والوراق، وغيرهم.

Et une autre partie des Compagnons qu’Allah soit satisfait d’eux, et parmi les Tâbi’ine qui les ont suivit puis les savants qui les ont précédé disant que dégainer l’épée pour ordonner le bien et blâmer le faux est obligatoire si ce dernier n’est pas maitrisable par un autre moyen, et c’est la parole de Ali Ibn Abi Taleb et tous ceux qui ont été avec lui parmi les Sahâba qu’Allah soit satisfait d’eux comme : Amar Ibnou Yassir ; Ibn Abâss, Abi Sa’id Al Khudri et d’autre parmi eux et c’est notamment l’avis de la mère des croyants et ceux qui l’ont suivi parmi les compagnons comme : Omarou’Ibnoul’Ass ; Al No’mân Ibnoul Bachir et Abi’L Adiya Al Soulamî et d’autre et c’est notamment l’avis de AbdoulLâh Ibn Al Zubayr ; Al Hussayn Ibnou Ali, et c’est notamment l’avis de tous ceux qui se sont révolté sur le pervers Al Hajjâj comme : Abdul Rahman Ibn Abi Layla ; Saïd Ibnoul Joubayr ; Abi’l Bakhtarî Al Tâ’î ; Atâa Al Soulamî, Al Hassan Al Basrî ; Al Cha’bî et ceux qui les ont précédé comme : Al Fâdhel AbdoulLah Ibn Abdel Aziz Ibn AbdiLlâh Ibn Omar ; OubaydouLlâh Ibn Hafss Ibn ‘Assem et tous ceux qui se sont révolté avec Mohamed Ibn AbdiLâh Ibn Al Hussayn Ibn Al Hassan Ibn Ali Ibn Abi Tâleb avec son Frère Ibrâhim Ibn AbdiLâh et Houchaym Ibn Bachir et Al Warâq et d’autre parmi eux. 

Source : [Jawâb Ahl Al Sunna page 70].


Par le frère Abu Muss3ab al-Firansi, relu et corrigé par moi même.

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Cheikh Ali Al Khodeyr -hafidhahuLlâh- dit : 


Il y a une définition plus précise que celle d’Ibnu Al Qayyim, qui est : "كل مجاوزة في الكفر  " Tout abus et dépassement des limites dans la mécréance : Celui qui abandonne la prière, à titre d’exemple, est mécréant, si maintenant il appelle les gens à l’abandonner ou qu’il punisse ceux qui l’accomplissent : ceci est un excès et un dépassement des limites dans la mécréance, il est donc un « Tâghût ».

De même, celui qui sacrifie pour autre qu’Allâh, cet acte est de l’association majeure, si maintenant, il appelle les gens à sacrifier pour autre qu’Allâh, ou qu’il leur embellisse cet acte, il a alors dépassé les limites dans la mécréance, il est donc un « Tâghût ».

Dans le même cas, celui qui permet une chose qu’Allâh a interdit, cet acte est un excès et un dépassement des limites au sein même de la mécréance ».

 

 

Explication des trois Fondements p.71 Cheikh Ali Al-khodeyr


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Chapitre trois

 

Réfutation des Ambiguïtés et Mensonges qui servent à justifier la Religion Démocratie

 

 


Allah le Très Haut dit : « C'est Lui qui a fait descendre sur toi le Livre : il s'y trouve des versets sans équivoque, qui sont la base du Livre, et d'autres versets qui peuvent prêter à diverses interprétations. Les gens, donc, qui ont au coeur une inclinaison vers l'égarement, mettent l'accent sur les versets à équivoque, cherchant la dissension en essayant de leur trouver une interprétation, alors que nul n'en connaît l'interprétation, à part Allah. Mais ceux qui sont bien enracinés dans la science disent : "Nous y croyons : tout est de la part de notre Seigneur !" Mais, seuls les doués d'intelligence s'en rappellent. "Seigneur ! Ne laisse pas dévier nos coeurs après que Tu nous aies guidés; et accorde-nous Ta miséricorde. C'est Toi, certes, le Grand Donateur ! » [1] 

 

Allah le Très Haut a mis pour nous en évidence dans ces versets le fait que les gens, dans leur attitude face à Sa Loi, sont de deux catégories :

 

1-Les gens qui sont bien enracinés dans la science : ils la prennent et ils y croient dans son ensemble, et ils relient entre eux le général et le particulier, ce qui est absolu et ce qui est restrictif, l’abrégé et le détaillé, et tout ce qui se présente à eux, ils le renvoient aux fondements clairs et évidents, aux bases essentielles, et aux racines solides qui permettent la compréhension des Sources de la Loi.

2-Les gens de la maladie et de l’égarement : ils suivent ce qui est ambigu, ils le prennent, et s’en réjouissent en recherchant la fitna[2]… et en se détournant de ce qui est clair, évident et explicite …

 

Et ici, dans ce sujet relatif à la démocratie, aux assemblées parlementaires du chirk, et ce qui s’y rapporte … les gens suivent la voie des gens de la maladie et de l’égarement, et ils suivent les on-dit et les ambiguïtés, et ils prennent des propos singuliers, sans rattacher ces références à leurs sources claires, ni aux commentaires et explications des bases de la Religion, et de ses fondements essentiels … et ceci pour recouvrir la Vérité du mensonge, et la lumière des ténèbres ….

 

Pour cela, nous allons réfuter ici brièvement leurs ambiguïtés les plus connues dans ce domaine, et nous les dévoilerons et les réfuterons avec l’aide d’Allah le Souverain, le Grand Donateur, Celui qui déplace les nuages et détruit les coalisés…

 

 

Ambiguïté Numéro Une

 

Le travail de Yousouf (sur lui la Paix) auprès du roi d’Egypte,

Et la réponse à leur ambiguïté

 

Sache que tient à cette ambiguïté une partie de ceux qui sont pauvres en arguments… Ils disent : « Youssouf (sur lui la Paix) n’a-t-il pas occupé la fonction de ministre auprès d’un roi mécréant qui ne jugeait pas par ce qu’ALLAH (le Très Haut) a révélé ? Ainsi il est permis de prendre part aux gouvernements mécréants et d’entrer dans leurs parlements et leurs assemblées, etc.… »

Nous disons, et la réussite provient d’ALLAH (le Très Haut) :

 

Premièrement : le fait d’argumenter par cette ambiguïté en faveur de l’entrée dans les parlements polythéistes, et dans le but de les rendre licites, est certes vain et erroné, parce que ces parlements polythéistes sont fondés sur une religion autre que la Religion d’ALLAH (le Très Haut), qui est la religion démocratie, dans laquelle la prérogative exclusivement divine qui consiste à légiférer, à rendre licite ou illicite, est attribuée au peuple et non pas consacrée à ALLAH l’Unique.

Et ALLAH (le Très Haut) a dit :

 « Et quiconque désire une religion autre que l'Islam, ne sera point agrée, et il sera, dans l'au-delà, parmi les perdants.»[3]

 Quelqu’un oserait-il prétendre que Youssouf (sur lui la Paix) a suivi une autre religion que la Religion de l’Islam ou une autre voie que la voie de ses Pères Monothéistes, ou qu’il aurait juré de respecter une autre religion… ?? Ou qu’il aurait légiféré conformément à une autre religion ?? .. Comme c’est le cas de ceux qui ont été égarés par ces parlements… ?

 

Comment aurait il pu le faire alors qu’il a proclamé haut et fort la religion du Tawhid tandis qu’il était en situation de faiblesse en ces termes :

 « Certes, j'ai abandonné la religion d'un peuple qui ne croit pas en Allah et qui nie la vie future. Et j'ai suivi la religion de mes ancêtres, Ibrahim, Ishaq et Ya’qob. Il ne nous convient pas d'associer à Allah quoi que ce soit.»[4]

Et il dit : « Ô mes deux compagnons de prison ! Qui est le meilleur : des seigneurs éparpillés ou Allah, l'Unique, le Dominateur suprême ? Vous n'adorez, en dehors de Lui, que des noms que vous avez inventés, vous et vos ancêtres, et à l'appui desquels Allah n'a fait descendre aucune preuve. Le pouvoir n'appartient qu’à Allah. Il vous a commandé de n'adorer que Lui. Telle est la religion droite; mais la plupart des gens ne savent pas.»[5]

L’aurait-il propagée, déclarée, et prêchée alors qu’il était faible…puis il l’aurait cachée et contredite après avoir reçu l’autorité… ?!

Répondez-nous ô vous les réformateurs… !

Ensuite ne savez-vous pas, ô politiciens, que la fonction de ministre relève du pouvoir exécutif alors que le parlement relève du pouvoir législatif, et il y a entre l’un et l’autre maintes différences, et la comparaison que vous évoquez ici ne saurait être valable. Sachez donc que le fait d’argumenter au moyen de l’histoire de Youssouf (Paix sur lui) en faveur de la légalisation des parlements ne peut être valable. Cependant cela ne va pas nous empêcher de continuer à démontrer la nullité de leur argumentation par cette histoire en faveur de la participation aux fonctions d’état dans notre époque de mécréance.

 

Deuxièmement : La comparaison entre, d’une part,  les fonctions politiques de beaucoup de ces gens qui ont été égarés au sein de ces états taghout qui légifèrent en dehors d’ALLAH et qui combattent les alliés d’ALLAH et s’allient avec Ses ennemis, et d’autre part, la fonction de Youssouf(Paix sur lui) est une analogie (qiyas) mauvaise et nulle pour plusieurs raisons :

 

  1. La prise de fonctions au sein de ces gouvernements qui jugent par autre que ce qu’ALLAH a révélé nécessite de prêter serment d’allégeance à leur constitution et de jurer allégeance et fidélité au taghout qu’ALLAH a ordonné de désavouer : « Ils veulent prendre pour juge le taghout, alors que c'est en lui qu'on leur a commandé de ne pas croire. »[6]. Il est obligatoire pour eux de prêter serment sur cette mécréance avant d’accéder à leurs postes,  précisément comme c’est le cas lors de l’investiture des membres du parlement. Et celui qui prétend que Youssouf(Paix sur lui) le véridique, le noble, fils du noble, fils du noble, était semblable à ces derniers, alors qu’ALLAH fait son éloge en disant : « Ainsi [Nous avons agi] pour écarter de lui le mal et la turpitude. Il était certes un de Nos serviteurs élus.»[7]…celui qui prétend cela serait alors  le plus  mécréant des êtres et le plus mauvais, reniant ainsi la voie droite et transgressant la Religion. Il est même pire que ibliss le maudit qui a fait exception (des croyants) dans son serment en disant : « ‹Par Ta puissance ! dit [Satan]. Je les séduirai assurément tousSauf Tes serviteurs élus parmi eux›.»[8]

Et il ne fait aucun doute que Youssouf (sur lui la Paix) d’après la parole d’ALLAH(Le Très Haut), fait bien partie des Serviteurs Elus d’ALLAH, et même des plus Nobles d’entre eux.

 

  1. Celui qui est investi d’une fonction d’Etat au sein de ces gouvernements –qu’il prête serment sur la constitution ou non-  doit obligatoirement suivre la législation mécréante et ne peut en sortir ni s’en écarter, et qu’est-il sinon un adorateur et un serviteur obéissant de ceux qui ont inventé cette constitution avec ce qu’elle comprend de vérité et de mensonge, de perversité, d’injustice et de mécréance…

Est-ce que Youssouf le véridique (sur lui la Paix) était ainsi ?!... De sorte que l’on argumente de son exemple pour justifier les fonctions mécréantes de ces gens ? Certes celui qui attribue une chose semblable, au Prophète d’ALLAH, fils du Prophète d’ALLAH, fils du Prophète d’ALLAH, fils de l’Ami d’ALLAH, nul doute alors sur sa mécréance et nul doute qu’il est un hérétique et qu’il a outrepassé les limites de l’Islam. Parce qu’ALLAH (le Très Haut) dit :« Nous avons envoyé dans chaque communauté un Messager, [pour leur dire] : "Adorez Allah et écartez-vous du taghout"»[9].

Et ceci est le fondement majeur et l’intérêt essentiel de l’existence pour Youssouf (sur lui la Paix) et les autres messagers d’ALLAH. Et serait-il possible qu’il appelle les gens au Tawhid dans l’aisance et la difficulté, en position de faiblesse et d’autorité puis qu’il contredise le Tawhid comptant ainsi parmi les polythéistes ?! Comment serait ce possible alors qu’ALLAH l’a décrit comme étant parmi Ses Serviteurs Elus ? D’ailleurs certains commentateurs du Coran ont mentionné que la parole : « Car il ne pouvait pas se saisir de son frère, selon la religion du roi»[10] prouve que Youssouf (sur lui la Paix), n’appliquait pas le régime du roi ni sa loi, et qu’il ne s’y pliait pas et qu’il n’était pas contraint de le faire. Est-ce qu’on trouve chez les ministres des tawaghits et leurs parlements de nos jours une situation semblable à cela ? C'est-à-dire que le fonctionnaire dirige ce qu’on appellerait « un état dans l’état » ? Et si ce n’est pas le cas alors il n’y a pas de place ici pour cette analogie (qiyâss).

 

  1. Youssouf (sur lui la Paix) à été investi de cette fonction par une autorité provenant d’ALLAH (à Lui la Puissance et la Majesté) ; ALLAH (le Très Haut) dit : « Ainsi avons-nous affermi (l'autorité de) Youssouf dans ce territoire.» [11]C’est donc une autorité qui provient d’ALLAH et non pas du roi ou d’un autre que lui, et nul ne peut lui nuire ou l’écarter de cette fonction, même si Youssouf s’écarte de l’ordre du roi ou de sa loi et la contredit. Et est-ce qu’il y a, pour ces ignobles fonctionnaires des tawaghits contemporains, un poste semblable à cela, parmi leurs fonctions pourries dans lesquelles ils ne sont en réalité que des pantins entre les mains du taghout ?…Y a-t-il donc quelque chose de semblable chez eux qu’on puisse comparer avec la fonction de Youssouf (sur lui la Paix) et son autorité ?

 

  1. De plus Youssouf (sur lui la Paix) a été réellement et complètement investi de sa fonction (et des pleins pouvoirs) par le roi. ALLAH (Pureté et Grandeur à lui) a dit : « Et lorsqu'il lui eut parlé, il dit : "Tu es dès aujourd'hui près de nous, en une position d'autorité et de confiance". »[12]. Et il lui a été attribué une totale liberté d’action sans opposition dans son autorité, « Ainsi avons-nous affermi (l'autorité de) Youssouf dans ce territoire et il s'y installait là où il le voulait ». Il n’y avait donc personne pour le contester,  ni lui demander des comptes, ni pour le surveiller dans aucune de ses actions. Y a-t-il quelque chose de semblable chez les ministres des tawâghit de nos jours, ou n’ont-ils que des privilèges mensongers et factices...qui cessent et leur sont retirés, si l’un d’eux vient à se montrer trop gourmand, ou s’il apparaît de lui une quelconque déviance ou qu’il sort des ordres du chef ou de la religion du roi ? Et qu’est donc un ministre pour les tawâghit, sinon un serviteur de la politique du chef ou du roi, qui obéit à son ordre et s’abstient de ce qu’il lui interdit, et qui n’a pas le droit de diverger d’un seul des ordres du roi, ni de la constitution fût-ce en contradiction avec l’ordre d’ALLAH et Sa Religion… ?!

Et la prétention que cela est semblable avec le cas de Youssouf (sur lui la Paix)  et sa fonction, est la plus grande calomnie, la mécréance envers ALLAH et le reniement des éloges qu’ALLAH a fait de Youssouf (sur lui la Paix).

Ainsi, si les désoeuvrés comprennent que la situation de Youssouf (sur lui la Paix) et sa fonction, n’existe plus de nos jours chez les ministres et fonctionnaires des tawaghits…et qu’il n’y a donc point de place pour l’analogie ici, alors qu’ils abandonnent donc le bavardage et les divagations à ce sujet…

 

Troisièmement : Parmi les réfutations montrant la nullité de cette ambiguïté, il y a ce qu’ont mentionné une partie des exégètes, sur le fait que le roi avait embrassé l’Islam, et cela est rapporté de Moujahid élève de Ibn ‘Abbas (qu’ALLAH soit satisfait d’eux), et cette parole écarte définitivement l’ambiguïté qu’ils tirent de cette histoire…

En ce qui nous concerne nous croyons que le fait de suivre le sens général et apparent d’un verset du Livre  d’ALLAH (le Très Haut) est prioritaire sur les paroles, les commentaires, les spéculations et les déductions de tous les hommes qui ne s’appuient pas sur des références et des preuves…Et parmi les arguments en faveurs de cet avis, la parole d’ALLAH (tabâraka wa ta’âla: « Ainsi avons-nous affermi (l'autorité de) Youssouf dans ce territoire». Et ceci ALLAH (le Très Haut) l’a exposé ailleurs dans son Livre quand il a décrit la situation de ceux à qui Il donne l’autorité sur la terre parmi les croyants, en disant : « ceux qui, si Nous leur donnons la puissance sur terre, accomplissent la Salat, acquittent la Zakat, ordonnent le convenable et interdisent le blâmable. Cependant, l'issue finale de toute chose appartient à Allah.».[13]

Et il n’y a pas de doute que Youssouf (sur lui la Paix) fait parti de ceux-là, et des plus nobles d’entre eux, ceux qui quand ALLAH leur donne autorité ordonnent le bien et interdisent le mal…Et il n’y a aucun doute pour qui connaît la Religion de l’Islam que le plus grand bien (à ordonner) est le Tawhid, qui est le fondement majeur dans la prêche de Youssouf et de ses pères (que la Paix soit sur eux)…et le plus grand mal est le chirk contre lequel Youssouf mettait en garde, qu’il détestait et haïssait,  tout en prenant les seigneurs du polythéisme comme ennemis.

Ceci prouve clairement que Youssouf (sur lui la Paix), après qu’ALLAH lui a donné l’autorité, exécutait la religion de ses pères Ya’qob, Ishaq et Ibrahim, l’ordonnait, et interdisait et combattait tous ce qui s’y oppose et la contredit … et qu’il ne gouvernait donc pas par autre que ce qu’ALLAH a révélé, ni aidait ceux qui gouvernaient par autre que ce qu’ALLAH a révélé, ni n’aidait les seigneurs législateurs et les tawaghits adorés en dehors d’ALLAH,  ni ne les soutenait, ni ne s’alliait à eux - comme font ceux qui se sont égarés dans les fonctions de l’état, de nos jours …Et encore moins en s’alliant avec eux dans leurs législations comme font de nos jours ces égarés dans les parlements – mais au contraire il est clairement établi que Youssouf (sur lui la Paix) réprouvait leur état et blâmait leur mal, gouvernait par le Tawhid et y appelait, rejetait et repoussait celui qui s’écartait du Tawhid ou le contredisait, qui qu’il soit … Et ceci est confirmé par la Parole d’ALLAH (le Très Haut), et nul ne décrit le Véridique et Noble, descendant de Nobles, par autre que cela, si ce n’est un mécréant mauvais qui a renié sa voie (celle de Youssouf et des autres prophètes , sur eux la Paix) Pure et Parfaite.

 

Et parmi les preuves qui indiquent cela aussi et le confirment, comme éclaircissement et explication, est la parole d’ALLAH :

 

« Et le roi dit : "Amenez-le moi : je me le réserve pour moi- même". Et lorsqu'il lui eut parlé, il dit : "Tu es dès aujourd'hui près de nous, en une position d'autorité et de confiance".» [14]

 

Et que pensez-vous des propos qu’a tenu Youssouf au roi à ce moment-là, jusqu’à ce que le roi l’accepte et qu’il lui donne autorité et confiance ? Le voyez-vous se préoccuper à rappeler l’histoire de la femme du roi, alors qu’elle est terminée et que la vérité a été rendue apparente à ce sujet…Ou le voyez-vous discuter au sujet de l’unité de la patrie !...Ou de problèmes économiques etc. Ou alors d’autre chose ?? Il n’appartient à personne de tergiverser sur l’inconnu et de parler ici sans preuve, et celui qui le ferait serait parmi les menteurs, mais le commentaire de la Parole du Très Haut  « et lorsqu’il lui eut parlé »  se trouve clairement dans la Parole d’ALLAH : « Et Nous avons envoyé dans chaque communauté un messager [pour leur dire] : adorez Allah, et écartez vous du Taghout », et sa parole « En effet, il t'a été révélé, ainsi qu'à ceux qui t'ont précédé: ‹Si tu donnes des associés à Allah, ton oeuvre sera certes vaine; et tu seras très certainement du nombre des perdants. »[15], et la Parole du Très Haut dans Sa description du point le plus important de la prêche de Youssouf (sur lui la Paix).  « Certes, j'ai abandonné la religion d'un peuple qui ne croit pas en Allah et qui nie la vie future". Et j'ai suivi la religion de mes ancêtres, Ibrahim, Ishaq et Ya’qob. Il ne nous convient pas d'associer à Allah quoi que ce soit. Ceci est une grâce d’Allah sur nous et sur tout le monde; mais la plupart des gens ne sont pas reconnaissants.», et Sa Parole encore : « Ô mes deux compagnons de prison ! Qui est le meilleur : des seigneurs éparpillés ou Allah, l'Unique, le Dominateur suprême ? Vous n'adorez, en dehors de Lui, que des noms que vous avez inventés, vous et vos ancêtres, et à l'appui desquels Allah n'a fait descendre aucune preuve. Le pouvoir n'appartient qu’à Allah. Il vous a commandé de n'adorer que Lui. Telle est la religion droite; mais la plupart des gens ne savent pas.».

Il n’y a point de doute que ceci est la plus importante parole pour Youssouf (sur lui la Paix) et c’est ce qui constitue la Religion Droite pour lui, le Fondement majeur de sa Da’wa et de sa Voie, et de la Voie de ses Pères. Et s’il ordonne le bien, ceci est le plus grand bien qu’il puisse ordonner. Et s’il interdit le mal alors il n’y a rien de plus mauvais pour lui que ce qui s’y oppose et le contredit … Ainsi lorsque ceci est clarifié, alors la réponse du roi à Youssouf : « "Tu es dès aujourd'hui prés de nous, en une position d'autorité et de confiance" », apparaît comme une indication claire que le roi l’a suivi et a été d’accord avec lui, et qu’il a abandonné et délaissé la voie de la mécréance pour suivre la voie de Ibrahim, Ishaq, Ya’qob et Youssouf (sur eux la Paix)… Ou disons que si il y a un doute en cela : au minimum, le roi l’a approuvé dans son Tawhid et la voie de ses pères, et lui a donné toute liberté pour en parler et en faire la prêche, et blâmer ce qui s’en écarte, et il ne s’est pas opposé à lui en rien, et ne l’a pas chargé de quoi que ce soit qui aille à son encontre…

Ainsi il te suffit de cela pour distinguer la différence majeure qu’il y a entre le cas de Youssouf(sur lui la Paix), et le cas de ces égarés parmi les partisans des tawâghit qui les aident dans leurs fonctions, de nos jours, ou qui participent à leurs législations par le biais de leurs parlements.

 

Quatrièmement : Si tu as compris tous ce qui a été dit précédemment, et que tu as réalisé avec certitude que la fonction de ministre de Youssouf (sur lui la Paix) n’était pas en divergence avec le Tawhid, ni en opposition avec la voie d’Ibrahim, comme c’est le cas des fonctionnaires de l’état à notre époque…et supposant que le roi soit resté sur sa mécréance, alors la question relative à la fonction de Youssouf (sur lui la Paix) ne serait cependant qu’une question parmi les questions annexes qui ne présentent pas de conflit avec les fondements de la religion. Et ce une fois qu’il a été bien établi qu’il ne pouvait émaner de Youssouf (sur lui la Paix) la mécréance, ni le chirk, ni l’alliance avec les mécréants, ni le fait de légiférer en dehors d’ALLAH, mais qu’il s’attachait au contraire à ordonner le Tawhid et à interdire tout ce qui le contredit…Et ALLAH (le Très Haut) a dit à propos des prescriptions secondaires : « A chacun de vous, Nous avons assigné une législation (chir’at)  et un plan à suivre (minhâj) .»[16] .

 

Et les législations des prophètes étaient variées quant à leurs prescriptions annexes, mais elles étaient identiques en ce qui concerne le Tawhid ; le Messager d’ALLAH (Paix et Bénédictions sur lui) a dit : « Nous, communauté des prophètes, nous sommes demi frères et notre Din est unique ». Ce qui signifie : frères de mères différentes et d’un seul père … ce qui indique l’uniformité dans la base du Tawhid et la variété dans les ramifications de la législation et des prescriptions.

Ainsi il se peut que certaines choses faisant partie des prescriptions annexes, aient été interdites dans une législation de ceux qui nous ont précédés, puis nous soient rendues licites, comme par exemple la consommation des ovins, et il se peut aussi qu’il arrive le contraire, ou que des prescriptions qui étaient dures chez ceux qui nous ont précédés nous soient allégées, et ainsi de suite… Pour cette raison tout ce qui fait office de Loi dans les Législations divines de ceux qui nous ont précédés n’est pas forcément une Loi pour nous… Particulièrement quand une indication contraire apparaît à ce sujet dans notre Loi.

Et la preuve est dans notre législation sur l’abrogation de ce qui était licite pour Youssouf (sur lui la Paix)[17], et son interdiction pour nous. Il est rapporté par Ibn Hibbân dans son recueil authentique, par Abou Ya’laa et at-Tabarânî  que le prophète (Paix et Bénédictions sur lui) a dit :« Vous serez ruinés par des chefs odieux, qui s’entoureront des plus mauvaises gens, et qui retarderont les prières de leurs temps ; que celui parmi vous qui atteint cette époque ne soit ni responsable (dans l’état), ni policier, ni percepteur, ni trésorier. » 

Le plus  vraisemblable (concernant ce hadith) est que ces chefs ne sont pas mécréants mais plutôt des pervers odieux, parce que dans ses mises en garde, le Prophète (Paix et Bénédictions sur lui) mentionne habituellement la chose la pire et la plus mauvaise, et s’il s’était agi de chefs mécréants, le Prophète (Paix et Bénédictions sur lui) l’aurait mentionné, or leurs plus grands crimes mentionnés par le Prophète (Paix et Bénédictions sur lui) ici, sont de s’entourer des plus mauvaises gens, de retarder la prière. Et avec cela le prophète (Paix et Bénédictions sur lui) a interdit explicitement au musulman d’être leur trésorier. Si la fonction de trésorier auprès des chefs injustes est interdite dans notre loi, alors qu’en est t-il de ces fonctions  auprès des rois de la mécréance et des chefs du polythéisme ? « Et [Youssouf] dit : "Assigne-moi les dépôts du territoire : je suis bon gardien et connaisseur". »[18]. Et ceci est une indication claire et une preuve évidente que cela faisait partie de la Loi de ceux qui étaient avant nous, et que cela est abrogé dans notre Loi…Et ALLAH (le Très Haut) sait mieux.

 

Cela est suffisant pour qui cherche la guidée, quant à celui qui fait prévaloir ses sentiments, ses préférences et les paroles des hommes sur les arguments et les preuves, celui-ci même si des montagnes d’ambiguïtés étaient aplanies devant lui, il n’atteindrait pas la guidée. « Celui qu'Allah veut éprouver, tu n'as pour lui aucune protection contre Allah.»[19] 

 

Et avant de conclure nos propos au sujet de cette ambiguïté, je voudrais indiquer qu’une partie de ces égarés qui justifient le chirk et la mécréance par leurs sentiments et leurs préférences en faveur des fonctions mécréantes et des parlements polythéistes, mêlent à leurs arguments et ambiguïtés des paroles du Cheikh de l’Islam Ibn Taymiya (qu’ALLAH le Très Haut lui fasse miséricorde)  à propos de la fonction de Youssouf (sur lui la Paix)… Et ils ne font par ceci en réalité que recouvrir la vérité du mensonge, mentir sur le Cheikh el-Islam, et lui attribuer des paroles qu’il n’a pas prononcées. Car le Cheikh (qu’ALLAH le Très Haut lui fasse miséricorde)  n’a pas argumenté par ce récit pour justifier le chirk dans la législation, ni pour justifier la mécréance ou le jugement par autre que ce qu’ALLAH a révélé …, Allah l’en a préservé et loin de nous d’attribuer cela au Cheikh el-Islam à sa conduite dans la religion, et de tels dires détestables sont indignes de son intelligence, dires que ne peuvent prononcer que ces gens ignobles en ces temps avancés. Nous disons cela, bien que nous n’ayons pas lu entièrement les dires du Cheikh el Islam concernant le récit de Youssouf car ces dires ne peuvent de toute manière provenir d’une personne raisonnable, à plus forte raison du Savant Erudit Cheikh el-Islam (qu’ALLAH le Très Haut lui fasse miséricorde)…Et comment cela se pourrait-il alors que ses paroles s’appuient en permanence sur le fondement qui vise à éloigner les plus grands maux et à obtenir les plus hauts intérêts, en cas d’opposition. Et tu sais que le plus haut intérêt dans l’existence est l’intérêt du Tawhid, et que le plus grand mal est le mal du chirk. Le Cheikh a mentionné que Youssouf(sur lui la Paix) accomplissait ce qui lui était prescrit en fait de justice et de bienfaisance, comme pour ce qui est des dépôts, et le Cheikh dit en décrivant la fonction de Youssouf (sur lui la Paix) : « Et il a appliqué la justice et le bien qui lui étaient prescrits et a appelé à la Foi autant que possible. ».Et il dit : « Mais il a accompli ce qui était possible de justice et de bienfaisance. » 

            Et il n’a absolument pas mentionné que Youssouf (sur lui la Paix) aurait légiféré en dehors d’ALLAH (le Très Haut), ni n’aurait participé au jugement par autre que ce qu’ALLAH a révélé, ni suivi la démocratie ou quelque autre religion s’opposant à la religion d’ALLAH, comme c’est le cas de ces égarés qui mêlent la parole du Cheikh (qu’ALLAH lui fasse miséricorde) avec leurs vils arguments et leurs ambiguïtés ruineuses, afin d’égarer la masse et de recouvrir la vérité par le mensonge et la Lumière par les ténèbres…

           Quant à nous, ô frère du Tawhid, notre référence et notre argument auxquels nous revenons en cas de divergence, c’est la Révélation et rien d’autre – la Parole d’ALLAH et la parole du Messager(Paix et Bénédictions sur lui)… Et de toute personne autre que le messager d’ALLAH (Paix et Bénédictions sur lui), on accepte ou on rejette la parole. Ainsi, même si une parole telle que celle attribuée au Cheikh el-Islam avait été prononcée par ce dernier– et nous le considérons exempt de cela- nous ne l’accepterions pas de lui, ni de qui que se soit d’autre de plus érudit que lui parmi les savants, jusqu’à ce que nous vienne une preuve tirée de la Révélation…

 

 « Dis: ‹Je ne vous avertis que par ce qui m'est révélé›. »[20]. « Dis: ‹Apportez votre preuve, si vous êtes véridiques!»[21]

 

          Alors prends garde à cela et accroche-toi à ton Tawhid de toutes tes forces, et ne te laisses pas séduire ni préoccuper par les ruses et les propos séditieux des partisans du chirk et des adversaires du Tawhid … et ne te laisses pas atteindre par leurs divergences, mais soit parmi les gens du groupe bien établi dans la Religion d’ALLAH, que le Messager d’ALLAH (Paix et Bénédictions sur lui) a décrit en disant « ceux qui divergent d’eux ou s’opposent à eux ne leur nuiront en rien, et ils seront ainsi jusqu’à ce que vienne l’ordre d’ALLAH ».



[1]  S 3  V 7-8

[2] Peut être traduit en français par sédition, tentation, dissension et égarement. Le mot fitna dans le Qor’an renvoie également au chirk et au kufr comme dans le verset : “La fitna est pire que le meurtre”, mentionné plusieurs fois, ainsi que l’ont clairement expliqué les exégètes. 

[3]  S3     V  85

[4]  S 12  V  37-38

[5]  S 12  V  39-40

[6]  S 2   V  60

[7]  S 12  V 24

[8]  S 38  V 82-83

[9]  S 16  V 36

[10]  S 12  V 76

[11]  S 12  V 56

[12]  S 12  V 54

[13]  S 22 V 41

[14]  S 12 V 54

[15]  S 39 V 65

[16]  S 5 V 48

[17]  C'est-à-dire la permission pour lui de travailler chez un roi mécréant, si tant est qu’il en ait été ainsi…

[18]  S 12 V 55

[19]  S 5   V 41

[20]  S 21 V 45

[21]  S 27 V 64

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Published by Sulaymân Abû Mâlik - La démocratie et le vote

Chapitre deux

 

La démocratie : une religion mécréante innovée,

 Dont les partisans sont soit des seigneurs législateurs ou des suiveurs qui les adorent

 

Sache que l’origine de ce mauvais terme « la démocratie » est grec et non  arabe. Il est l’alliance abrégée de deux mots : « demos » qui signifie le peuple et « cratos » qui signifie le gouvernement, le pouvoir, ou la législation. Et cela veut dire que la traduction littérale du mot « démocratie » est : « le gouvernement par le peuple » ou « le pouvoir du peuple » ou « la législation par le peuple ».

 

Et ceci est la principale caractéristique de la démocratie selon ses partisans, et c’est pour cela qu’ils en font les éloges. Or c’est, ô frère du tawhid, dans le même temps, une des caractéristiques essentielles de la mécréance, du chirk et du mensonge, qui contredit et annule la religion de l’Islam et la voie du Tawhid, et qui s’y oppose le plus fermement. Car tu as compris, dans ce qui a été dit auparavant, que le fondement majeur pour lequel a été instaurée la création, pour lequel ont été révélés les Livres, et envoyés les Messagers, et l’Anse la plus solide de l’Islam est le Tawhid de l’adoration à ALLAH (le Très Haut), et le reniement de l’adoration de tout autre que Lui. Et tu as compris quel’obéissance dans la législation fait partie des actes d’adoration qui doivent être consacrés exclusivement à ALLAH (le Très Haut), sans quoi l’homme est un associateur et compte parmi les damnés.

 

Et peu importe que soit réellement appliquée cette caractéristique dans la démocratie ou non, comme y appelle de tous leurs vœux les démocrates parmi les laïques et ceux qui se revendiquent de l’Islam, ou que le pouvoir reste comme il l’est en fait aujourd’hui, c'est-à-dire : le pouvoir des notables parmi le gouvernement et leurs proches parmi leurs familles et parmi les grands commerçants, et les riches qui détiennent les richesses et les médias et qui peuvent avec leurs moyens faire parvenir qui ils veulent au parlement (palais de la démocratie), de même que leur maître ou leur seigneur (le roi ou le gouverneur) peut dissoudre l’assemblée ou la saisir à tout moment et comme il le veut.

Ainsi la démocratie, dans les deux cas, revient à la mécréance envers ALLAH (le Très Grand), et à l’association (chirk) au Seigneur des cieux et des terres, et représente une totale contradiction avec la Voie du Tawhid et la Religion des Envoyés.

 

Et cela pour plusieurs raisons :

 

            -Premièrement : parce que la démocratie est la législation par le peuple ou le pouvoir du taghout, elle n’est pas l’Ordre d’ALLAH (le Très Haut). ALLAH  ordonne à Son Prophète (Paix et Bénédictions sur Lui) de juger par ce qu’ALLAH lui a révélé, et lui interdit de suivre les passions des gens, de la majorité ou du peuple, et il le met en garde contre le fait qu’ils ne l’induisent en erreur au sujet d’une partie de ce qu’ALLAH lui a révélé. Ainsi ALLAH dit : 

 

 « Juge alors parmi eux d'après ce qu’Allah a fait descendre. Ne suis pas leurs passions, et prends garde qu'ils ne tentent de t'éloigner d'une partie de ce qu’Allah t'a révélé.».[1]

 

C’est ainsi dans la religion du Tawhid et la voie de l’Islam. Quand à la religion démocratie et à la voie du chirk, ses partisans disent : « Et juge entre eux par ce qui plait au peuple et suis leurs passions, et prends garde qu’on ne t’écarte d’une partie de ce qu’ils veulent et ce qu’ils désirent et légifèrent ». Voilà ce qu’ils disent, et c’est ainsi qu’est dirigée la démocratie, et c’est bien une mécréance claire, un chirk déclaré, pour qui fait cela. Mais la vérité concernant les démocraties est pire que cela, et si l’on voulait parler de leur situation réelle on dirait : « Et juge parmi eux par les passions du taghout et de ses notables et qu’aucune législation ne soit instituée sans son approbation ni son consentement » !!!

Ceci est un égarement évident et clair, bien plus c’est un chirk majeur et de la rébellion.

 

            -Deuxièmement : parce que la démocratie est le pouvoir du peuple ou du taghout, conformément à la constitution et non pas conformément à la loi d’ALLAH (le Très Haut). C’est ce que dictent leurs constitutions et leurs livres qu’ils sanctifient et élèvent plus que le Coran. La preuve est que la décision de leurs livres prévaut sur la décision du Coran, et que leurs lois prédominent sur la Loi du Coran.

Ainsi, la décision ou la législation du peuple dans la démocratie – si tant est qu’il ait un réel pouvoir de décision- ne saurait être acceptée que si elle trouve sa source dans les textes de la constitution et se conforme à ses clauses. Car la constitution est la reine des lois et le livre sacrée chez eux, et il n’y a point de considération dans la religion démocratie pour les versets du Coran ou les Hadiths du Messager (Paix et Bénédictions sur lui), et une loi ou une législation ne peut être instituée en conformité avec eux (c'est-à-dire avec le Coran et la Sunna) que si elle est conforme au texte de leur livre sacré (la constitution). C’est ainsi qu’est leur loi, si vous avez des doutes à ce sujet…

 

ALLAH dit : « Puis, si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez-là à Allah et au Messager, si vous croyez en Allah et au Jour dernier. Ce sera bien mieux et de meilleur interprétation (et aboutissement).».[2]

 

Et la religion de démocratie dit : « Puis si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez-le au peuple, à son assemblée et à son chef, conformément à la constitution  inventée et à la loi terrestre ».

 

Et ALLAH dit : « Fi de vous et de ce que vous adorez en dehors d'Allah! Ne raisonnez-vous pas? »[3]

 

Partant de là, si le peuple voulait que soit établi le jugement par la loi d’ALLAH (le très Haut),par le biais de cette démocratie et à travers son assemblée polythéiste législatrice, ceci ne pourrait être établi qu’avec la permission du taghout et par la voie de la constitution et à travers les textes de ses articles. Parce que la constitution est le livre saint de la démocratie, ou disons sa thora et son évangile falsifiés au gré des passions et des penchants.

 

            -Troisièmement : la démocratie est un fruit de l’infecte laïcité, et sa fille bâtarde… Parce que la laïcité est une théorie de mécréance qui tend à l’éloignement de la religion de la vie quotidienne, et à la séparation de la religion avec l’état et le pouvoir.

           

Et la démocratie c’est le pouvoir du peuple ou le pouvoir du taghout, mais elle n’est pas, dans tout les cas, le pouvoir d’ALLAH Le Très Grand, Le Très élevé, et comme tu le sais elle n’accorde aucune considération à la loi d’ALLAH le Très Haut, le Juge Suprême, sauf à se conformer au préalable aux articles de la constitution, et deuxièmement aux passions du peuple et avant tout cela aux prétentions du taghout et de ses notables…

 

A cause de cela, si le peuple tout entier disait au taghout ou au seigneur de la démocratie : « nous voulons que soit appliquée la Loi qu’ALLAH a révélée, et que le droit de légiférer n’appartienne plus en aucun cas à personne parmi le peuple ni  ses représentants parmi les députés ou le gouvernement. Et nous voulons faire appliquer l’Ordre d’ALLAH concernant l’apostat, et l’Ordre d’ALLAH concernant le fornicateur, le voleur, le buveur de vin, etc. Nous voulons ordonner à la femme le port du hijab et la décence, et interdire l’exhibition, la nudité, l’obscénité, la débauche, la fornication, l’homosexualité et les autres turpitudes… » Ils leur diraient aussitôt : ceci s’oppose à la religion démocratie et à ses principes de « liberté » !!!

Ainsi voilà la « liberté » selon la démocratie : c’est s’affranchir de la Religion d’ALLAH et la rejeter ainsi que Ses Lois, et c’est la transgression de Ses interdits. Quant à la loi de la constitution et aux limites de leur législation, elles sont protégées et sacrées dans leur démocratie puante ; bien plus, toute personne qui s’y oppose, s’en écarte ou la contredit est châtiée…

Et malheur à vous, malheur à vous, malheur à vous, malheur à vous… jusqu’à ce que la langue se lasse.

La démocratie, ô frère du Tawhid, est bien une religion autre que la religion d’ALLAH (le Très Haut), elle est la loi du taghout et non pas la loi d’ALLAH, elle est la législation des seigneurs opposés et éparpillés, et non pas la législation d’ALLAH l’Unique, Le Dominateur Suprême. Celui qui parmi les créatures l’accepte et qui est d’accord avec elle, a en réalité accepté que le droit de légiférer lui soit attribué conformément aux articles de la constitution, et que ce qu’il légifère prédomine sur la loi d’ALLAH l’Unique, le Dominateur Suprême. 

             

Et peu importe après cela, qu’il ait légiféré ou qu’il n’ait pas légiféré, qu’il ait remporté les élections législatives ou non : son agrément avec les polythéistes quant à la religion démocratie, et son acceptation que l’autorité et la législation lui soient confiées, et que son autorité soit placée au dessus de l’autorité d’ALLAH, de Son Livre et de Sa Loi : cela constitue la mécréance à part entière. Ceci est un égarement évident et clair dans tout les cas, et cela est du chirk vis-à-vis  d’ALLAH et de l’adversité envers Lui.

 

Le peuple dans la religion démocratie se fait représenter par ses députés et autres représentants, et chaque groupe, chaque parti, chaque clan parmi le peuple se choisit un seigneur parmi ces seigneurs dispersés, afin qu’il légifère pour eux en suivant ses passions et ses caprices… Mais comme cela est connu : en conformité avec les articles et les textes de la constitution et dans ses limites.

 

Et parmi eux certains choisissent leur maître adoré et leur législateur selon leurs pensées et leurs idéologies, c’est alors  le seigneur de tel parti ou la divinité de tel autre parti. D’autres parmi eux choisissent leur seigneur en fonction du clan et du groupe, c’est alors la divinité du clan untel ou l’idole adoré de tel autre clan. Et d’autre parmi eux choisissent une divinité qu’ils prétendent être « salafi » tandis que d’autre prennent un seigneur « ikhwani » …et voilà pour eux leurs maîtres adorés qu’ils soient barbus ou rasés…et ainsi de suite.

 

« Ou bien auraient-ils des associés [à Allah] qui auraient établi pour eux des lois religieuses qu'Allah n'a jamais permises? Or, si l'arrêt décisif n'avait pas été prononcé, il aurait été tranché entre eux. Les injustes auront certes un châtiment douloureux. ».[4]

 

Ces représentants sont en réalité des idoles qui ont été dressées, des statues adorées, des divinités érigées dans leurs temples et leurs forteresses du polythéisme (le parlement), qui adoptent pour eux-mêmes et leurs suiveurs la religion démocratie et la loi de la constitution ; à elle ils se réfèrent pour leurs jugements, et ils légifèrent conformément aux textes de ses articles.

Et celui qui gouverne au-dessus de tout cela, c’est leur seigneur, leur divinité, leur grande idole qui approuve ce qu’ils légifèrent et l’authentifie, ou le refuse et le rejette …c’est le chef, le roi ou le président…

 

Ceci, ô frères du Tawhid, est la vérité sur la démocratie et sa voie, la religion du taghout, et non pas la religion d’ALLAH … c’est la voie des polythéistes et non pas la voie des Prophètes … la loi des seigneurs et des divinités dispersées et divisées, non pas la Loi d’ALLAH l’Unique le Dominateur Suprême.

« Ô mes deux compagnons de prison ! Qui est le meilleur : des Seigneurs éparpillés ou Allah, l'Unique, le Dominateur suprême ? Vous n'adorez, en dehors de Lui, que des noms que vous avez inventés, vous et vos ancêtres, et à l'appui desquels Allah n'a fait descendre aucune preuve. »[5].

            « Y a-t-il donc une divinité avec Allah? Allah est Très Elevé au-dessus de ce qu'ils [Lui] associent.».[6]

 

Alors choisis ô serviteur d’ALLAH … ou bien la Religion d’ALLAH, Sa Loi Purifiée, Sa Lumière éclatante et Sa Voie droite … ou bien la religion de la démocratie, son polythéisme et sa mécréance, et son chemin tortueux et sans issue … L’ordre d’ALLAH l’Unique le Dominateur Suprême, ou bien l’ordre du taghout…

 

« Le bon chemin s'est distingué de l'égarement. Donc, quiconque mécroit au taghout tandis qu'il croit en Allah saisit l'anse la plus solide, qui ne peut se briser. »[7]

 

 



[1]  S 5    V 49

[2]  S 4    V 59

[3]  S 21  V 67

[4]  S 42  V 21

[5]  S 12  V 39-40

[6]  S 27  V 63

[7]  S 2  V 256

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Published by Sulaymân Abû Mâlik - La démocratie et le vote

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Le Minhaj (Voie) de Ahlou Sounna wa-l-Jama'a ce qui veut dire la voie de la Sounna et du Concensus, ou bien le minhaj des Salaf-Sâlih la voie des pieux prédécesseurs, tout cela revient au même c'est la voie à laquelle nous restons ferme, cette voie c'est celle du Prophète sala Allahu alayhi was Salam.

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