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Voici un extrait du livre du Cheikh Ahmed al Khalidi -qu'Allah le libère- qui s'intitule التبيان لما وقع في الضوابط منسوباً لأهل السنة بلا برهان que vous pouvez trouvé sur ce lien http://www.tawhed.ws/a?a=oozohpy4 , le cheikh donne une bonne explication sur le Hadith de Mou'ad lorsqu'il sait prosterné pour le Prophète (salla Allahu 'alayhi wa Sallam). Vous retrouvez ce passage dans ce chapitre فصل
إذا تلبس المسلم بشرك أكبر 

Le Cheikh dit dans le chapitre 3 page 15:

« Et à titre d'exemple d'une action "Mouhtamal" il y a le hadith Mou'adh - qu'Allah l'agrée- lorsqu'il sait prosterné pour le Prophète en revenant du Sham (le cheikh mentionne le Sham et d'autre disent que c'est le Yémen) et cela démontre que Mou'adh n'a pas adoré le Messager - Sallalahou alayhi wa Sallam- durant sa vie. 

C'est une prosternation qui à deux significations

- Lorsque elle est faite par salutation comme dans les législations antérieures, comme la prosternation des anges pour Adem et la prosternation de Ya'qoub et ses enfants pour Yousouf -qu'Allah leur fasse miséricorde- ainsi que la prosternation de Mou'ad, ça répond à cela tant que sa prosternation n'est pas faite pour un Taghout ou une divinité en dehors d'Allah.

- Dans certains cas une prosternation -Soujoud- devient une adoration- 'Ibadat- , et pour celle-ci c'est du Shirk majeure par consensus - Bil Ijma'-,

Pour ce qui concerne la première qui été mentionner c'est du Shirk mineure
 » ( Car ce n'était pas une adoration mais bien une prosternation de salutation)


Fin de citation


Ps: Mouhtamal : Acte qui ont plusieurs signification. 

 

Lire aussi concernant le mouhtamal: L’usage Des Mots Et Expressions Est Lié À Leurs Objectifs.

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Published by Sulaymân Abû Mâlik - at Tawhid (L'unicité d'Allah)

 

1. Introduction. 

Hakama dans la langue signifie «Al Man3/Retenir- Empêcher » le poète Jarīr nous dit : " Ô Bani Hanīfah « Retenez/ A7kimou» vos stupides garçon *** sinon j'ai peur de m'énerver contre vous ", et le Hakem a été appelé Hakem dans la langue arabe car il est censé empêcher les injustices. 

Et le Hokm dans la langue c'est le Qadhā c'est à dire juger. 

Et le Tahakom en arabe se fonde sur la base verbale de « Tafā3ul » qui indique la « demande » ce qui veux dire que le Tahakom signifie « demander le jugement ». 

Et le Tahkīm est de déléguer le jugement à une personne. 

Notez bien la différence entre le Tahkīm qui est la délégation du jugement et le Tahakom qui est la demande du jugement. 

Et ce sens linguistique est le même que le sens religieux. 

Ainsi la demande de jugement au Taghūt implique deux choses qui sont en interdépendance, ce Tahakom implique l'acceptation des lois Taghutique, ce qui implique de manière formelle le refus des lois d'Allah, l'un ne peut résider et cohabiter avec l'autre. 

Lorsqu'il y a Tahakom au Taghut il y a alors refus des lois d'Allah et lorsqu'il y a acceptation des lois d'Allah il y a refus des lois Taghutique, ce sont deux chose lié l'une à l'autre, lorsque l'un d'eux est déclenché, ce déclenchement expulsera automatiquement son contraire. 

A noté aussi que le Tahakom implique l'obéissance ou la non obéissance à Allah. Celui qui juge avec les lois d'Allah a alors obéi à Allah en acceptant Sa législation ce qui implique automatiquement le refus des législations sataniques.

Prenons un exemple pour comprendre tout ça, Allah nous dit : { Et ne mangez pas de ce sur quoi le nom d’Allah n’a pas été prononcé, car ce serait (assurément) une perversité. Les diables inspirent à leurs alliés de disputer avec vous. Si vous leur obéissez, vous deviendrez certes des idolâtres.} [ S6 V121]. 

Lorsqu'Allah nous dit que si nous leurs obéissons nous deviendrons alors polythéistes, l'obéissance en question ici est-elle le simple fait de manger la bête morte ? 

Non ce n'est nullement la cas, il n'y a que les Khawaridj qui rendent mécréant celui qui commet des pêchés, manger une bête morte ne fait pas sortir de l'islam. 

Ce qu'Allah attendaient d'eux étaient de refuser la législation Qoraïchite indiquant que la consommation de la bête morte est permise, donc le refus de cette loi Qoraïchite implique l'acceptation de la loi islamique qui elle prohibe sa consommation. 

Et ce procédé s'appelle « Qubūl Al Taklīf/ Acceptation des charges ». 

Donc l'obéissance à Allah en jugeant par Ses lois divines implique l'acceptation de Ses charges divines (Halal, Haram, Makruh etc...) ce qui impliquera le refus des charges Taghutique, et l'obéissance aux lois sataniques implique l'acceptation de ses charges ( Permission du Zina interdiction de la polygamie etc ...) et le refus des charges divines. 

Donc l'illustration des interdits indiqués par les lois sataniques n'implique pas l'annulation de l'islam car cela reviendrait à dire que le fornicateur est un mécréant car il a obéi au diable, car les pêchés sont une législation du diable tout comme les législations du Taghut. 

Donc le Manāt dans le Tahakom sera l'acceptation des lois Taghutique ce qui impliquera le refus des lois divines, les deux sont en interdépendance. 

2. A quoi reconnaît- on un Tahākom au Taghūt d'une simple désobéissance/délaissement  aux/des lois divines ? 

Si l'on veux résumer la chose nous dirons que : « toute loi, article, annexe ou précepte [appel le comme tu veux même fleure verte si tu veux] tiré d'une législation qui s'est approprié le droit d'interdire ou d'autoriser [droit de légiférer/Le Tachrī'] sera alors considéré comme un Tahākom au Taghūt ». 

Et tout jugement basé sur de la passion et donc tiré d'aucune législation qui s'est approprié le droit du Tachrī' sera considéré comme de la perversion. 

Il y a donc le Tahakom permis qui est celui du coran et de la sunna. 

Le Tahakom prohibé qui est le délaissement du Hokm sur base de passion, appelé  délaissement (qui n'est pas un délaissement totale et générale mais plutôt spécifique à un moment précis) du Hokm. 

Et le Tahakom Chirkī Taghūtī Kufrī qui est basé sur une législation qui s'est approprié le droit du Tachrī'. 

Et ce procédé de départager le pêché en trois catégories est détectable dans tous les autres sortes de pêché, exemple : 

Consommer une femme dans le Halal. 

Consommer une femme dans le Haram. [le Zina Haram]. 

Et consommer une femme en basant l'autorisation de la consommer sur une législation qui s'est approprié le droit du Tachri', qui est du Istihlāl. [Zina Chirkī]. 

D'où le procédé qu'on a cité précédemment « Qubūl Al Taklīf » [Zina Chirkī]. 

Ou encore l'exemple du Zina Chirkī comme celui de l'homme qui s'est marié avec l'ex-femme à son père comme dans le Hadīth. 

3. Le Takfir ne se fait pas sur des actes interprétables sous plusieurs angles. 

Nous avons vu que le Tahākom au Taghūt est un acte de polythéisme majeur. 

Mais la chose qui indiquera que l'acte en question est un Tahākom au Taghūt doit être formel et évident (et ne peut avoir plusieurs interprétations possibles). 

C'est a dire que l'acte en question ne doit pas être douteux et signifier plusieurs interprétations. 

Et les savants se sont basés sur plusieurs preuves du coran et de la Sunna pour prouver cette règle, exemple : les Sahâba qui ont dit Rā´inah qui est un mot péjoratif en hébreux indiquant une insulte sur le prophète salla Allahu 'alayhi wa Sallam, et Allah leurs ordonna de dire « Ondhurnā » : { [S2.V104] Ô vous qui croyez ! Ne dites pas : «Râ`inâ» (favorise-nous), mais dites plutôt : «Unzurnâ !» Ai pour nous de la sollicitude. Soyez attentifs à cet ordre ! Un châtiment douloureux est réservé aux infidèles}. 

Donc le mot prononcé par les Sahâba « Rā´inah » contenait  plusieurs sens lorsqu'ils l'ont prononcé vu qu'il indique en lui même un sens commun entre la langue arabe et hébraïque. 

En ce qui concerne le fait de cliquer sur « Ok » ou signer un contrat qui indique qu'en cas de conflit le Tahakom sera reporter à un tribunal civil, cet acte est interprétable et il n'indique forcément pas que la personne ira vraiment commettre le Tahākom. 

La seule chose qui déclenche le refus des lois divine et l'acceptation des lois Taghutique c'est l'illustration physique du Tahākom ou l'obéissance Chirkya impliquant un refus des lois divines et l'acceptation des lois Taghutique. 

Or ici dans ce cas traité il n'y a ni Tahākom dans le sens où il y a eu une présence physique, ni une obéissance au Chirk car rien n'indique que la personne a formellement accepté les lois Taghutique et rejeté les lois divines.

Car rien n'indique que « Ok » veux dire formellement que cet acte indique qu'il a refusé les lois d'Allah, donc le clic ou la signature est un acte interprétable et non formel. 

Donc le clique « Ok » à plusieurs sens : 1. l'entrée pour bénéficier du logiciel sans pour autant accepter les clauses. 

2. Et ce clic indique aussi l'acceptation du Tahakom si un conflit à lieu. 

Donc l'acte est interprétable et non formel. Or dans ce cas les savants sont unanimes sur le fait que la mécréance ne prend pas effet. 

3. Exemple dans la Sīrā du prophète. 

- l'Imam Ahmed rapporte dans son Musnad avec une chaîne de transmission authentique que Thaqīf imposa au prophète - salla Allahu 'alayhi wa Sallam - d'entrer dans l'islam mais sans donner d'aumône et sans accomplir le Jihad, le prophète dit alors : « Ils donneront l'aumône et accompliront le Jihad ». 

A noter qu'il est impossible qu'une personne soit croyante si elle choisie ce qu'elle veux de l'islam et elle en rejette ce qu'elle veux. Donc cette condition est une condition vaine dès le début. 

Nous disons donc concernant celui qui clique sur « Ok » : il n'ira pas faire le Tahakom si un conflit a lieu. 

- le traité de Hudaybiya où Quraych par l'intermédiaire de son émissaire Suhaïl Ibn 'Amrou qui a envoyé au prophète salla Allah 'alayhi wa Sallam ce traité qui ressemble beaucoup à un contrat composait de clause quraychite tel que : 

« 1°) Les musulmans retourneront chez eux cette année (sans avoir accompli la Umra) et reviendront l’année prochaine, mais ils ne resteront pas à La Mecque plus de trois jours. Ils ne porteront pas d’armes autres que leurs épées rengainées. Et les Quraychites s’engagent à ne rien tenter en vue de s’opposer aux musulmans (durant leur séjour à La Mecque). »

« 2°) La guerre sera suspendue pour dix années, période durant laquelle les deux parties vivront en total sécurité sans jamais combattre. »

« 3°) Quiconque souhaitera s’unir à Muhammad dans son pacte et son alliance pourra le faire et quiconque souhaitera s’unir à Quraych dans son pacte et son alliance pourra le faire également ; toute agression contre la tribu qui se joindra à l’une ou à l’autre partie sera considérée comme visant cette dernière.[réf. nécessaire] »

« 4°) Si un membre de Quraych se réfugie chez Muhammad sans l’autorisation de son protecteur (Wali), il sera renvoyé à La Mecque, tandis que si un partisan de Muhammad revient à La Mecque, il ne sera pas renvoyé à Médine. »

Je rappelle que Quraych était un Taghut qui légiférait en dehors d'Allah et que ces clauses en question sont des clauses issues de leurs Tachrī'. 

Mais lorsque le prophète signa le traité cela ne veux pas dire qu'il a reconnu l'autorité législatif de Quraych, et ce cas du traité de Hudaybiya est semblable à celui des contrats. 

Et je rappelle que cela est l'avis de la plus part des shuyukh des Ghulât arabophone dont Abu Dhya Al Qudsi.

 

Par le frère Abu Musab al-Firansi.

 

 

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Published by Sulaymân Abû Mâlik - Réponses aux ambiguïtés

 

 

Cheykh Ahmed al Khâlidî

 

 

 

 

1)Le Tâghoût doté d’une raison [At-Tâghoût al ‘Âqil]

 

 

Le Tâghoût responsable, doté d’une raison se divise en deux catégories :

 

La première catégorie : c’est celui qui peut-être décrit par la mécréance ou par la foi, et cette catégorie se divise en deux parties :

La première partie : les têtes de la mécréance parmi les Tawâghîts, ceux qui ne s’affilient pas à l’Islam parmi : les juifs, les chrétiens, les mages, les bouddhistes, les communistes, les hindouistes ou autres, ceux dont il n’y a aucune divergence concernant leur mécréance, et que personne n’ose mettre en doute.

 

La deuxième partie : les têtes de la mécréance parmi les Tawâghîts, ceux qui s’affilient à l’Islam parmi  les apostats et les hypocrites qui observent certaines prescriptions de l’Islam comme la prière, l’aumône légale, le pèlerinage, le jeune... A titre d’exemple, la tête des hypocrites « ‘Abdullah Ibn  Oubay Ibn Saloûl » et les idolâtres qui s’affilient mensongèrement à l’Islam comme les Rafidites et leurs semblables, qui sont né dans la mécréance et l’ont perpétré.

 

 

Le Savant Hâfiz Al Hakamî dit:

 

« Sache ensuite que ce qui se fait adoré en dehors d’Allah est soit doté d’une raison ou soit il ne l’est pas. Celui qui est doté d’une raison est par exemple : l’être humain, l’ange ou le Djinn, et ils se divisent eux même en deux catégories : Celui qui accepte d’être adoré et celui qui ne l’accepte pas. Celui qui l’accepte comme par exemple Pharaon, Iblîs et d’autres Tawâghît encore : ceux là seront en enfer avec leur serviteurs, comme le dit Allah :

 

{إِذْ تَبَرَّأَ الَّذِينَ اتُّبِعُوا مِنَ الَّذِينَ اتَّبَعُوا وَرَأَوُا الْعَذَابَ وَتَقَطَّعَتْ بِهِمُ الْأَسْبَابُ وَقَالَ الَّذِينَ اتَّبَعُوا لَوْ أَنَّ لَنَا كَرَّةً فَنَتَبَرَّأَ مِنْهُمْ كَمَا تَبَرَّءُوا مِنَّا كَذَلِكَ يُرِيهِمُ اللَّهُ أَعْمَالَهُمْ حَسَرَاتٍ عَلَيْهِمْ وَمَا هُمْ بِخَارِجِينَ مِنَ النَّارِ}

 

« Quand les meneurs désavoueront les suiveurs à la vue du châtiment, les liens entre eux seront bien brisés! Et les suiveurs diront: «Ah! Si un retour nous était possible! Alors nous les désavouerions comme ils nous ont désavoués!» - Ainsi Allah leur montra leurs actions; source de remords pour eux; mais ils ne pourront pas sortir du Feu. » (S 2 : V166-167) [1]

 

 

La deuxième catégorie :  ce sont ceux qui obéissent à Allah et qui refusent qu’on les adore en dehors d’Allah comme ‘Îsâ [Jésus], ‘Ouzayr, les anges et autres. Ils se désavouent de ceux qui les adorent dans ce bas-monde et dans l’au-delà, comme le dit le Très-Haut concernant ‘Îsâ -que la paix soit sur lui- :

 

{وَإِذْ قَالَ اللَّهُ يَا عِيسَى ابْنَ مَرْيَمَ أَأَنْتَ قُلْتَ لِلنَّاسِ اتَّخِذُونِي وَأُمِّيَ إِلَهَيْنِ مِنْ دُونِ اللَّهِ قَالَ سُبْحَانَكَ مَا يَكُونُ لِي أَنْ أَقُولَ مَا لَيْسَ لِي بِحَقٍّ}

 

« Et lorsqu’Allah dira: ‹Jésus, fils de Marie, est-ce toi qui as dit aux gens: ‹Prenez-moi, ainsi que ma mère, pour deux divinités en dehors d'Allah?› Il dira: ‹Gloire et pureté à Toi! Il ne m'appartient pas de déclarer ce que je n'ai pas le droit de dire! »  [S5 : V116]

 

Et le Très-Haut dit concernant les anges :

 

{وَيَوْمَ يَحْشُرُهُمْ جَمِيعًا ثُمَّ يَقُولُ لِلْمَلَائِكَةِ أَهَؤُلَاءِ إِيَّاكُمْ كَانُوا يَعْبُدُونَ  قَالُوا سُبْحَانَكَ أَنْتَ وَلِيُّنَا مِنْ دُونِهِمْ بَلْ كَانُوا يَعْبُدُونَ الْجِنَّ أَكْثَرُهُمْ بِهِمْ مُؤْمِنُونَ }

 

« Et un jour Il les rassemblera tous. Puis Il dira aux Anges: ‹Est-ce vous que ces gens-là adoraient?›. Ils diront: ‹Gloire à Toi! Tu es notre Allié en dehors d'eux. Ils adoraient plutôt les djinns, en qui la plupart d'entre eux croyaient. »  [S34:V40-41]

Le Très-Haut dit concernant tous ceux qui sont adorés en dehors d’Allah, à l’exemple des anges, de ‘Îsâ, de sa mère [Meryem], ‘Ouzayr et autres  parmi tout les alliés d’Allah jusqu’au jour du jugement dernier :

{وَيَوْمَ يَحْشُرُهُمْ وَمَا يَعْبُدُونَ مِنْ دُونِ اللَّهِ فَيَقُولُ أَأَنْتُمْ أَضْلَلْتُمْ عِبَادِي هَؤُلَاءِ أَمْ هُمْ ضَلُّوا السَّبِيلَ قَالُوا سُبْحَانَكَ مَا كَانَ يَنْبَغِي لَنَا أَنْ نَتَّخِذَ مِنْ دُونِكَ مِنْ أَوْلِيَاءَ وَلَكِنْ مَتَّعْتَهُمْ وَآَبَاءَهُمْ حَتَّى نَسُوا الذِّكْرَ وَكَانُوا قَوْمًا بُورًا  فَقَدْ كَذَّبُوكُمْ بِمَا تَقُولُونَ فَمَا تَسْتَطِيعُونَ صَرْفًا وَلَا نَصْرًا}

 

« Et le jour où Il les rassemblera, eux et ceux qu'ils adoraient en dehors d'Allah, Il dira: ‹Est-ce vous qui avez égaré Mes serviteurs que voici, ou ont-ils eux- mêmes perdu le sentier?› Ils diront: ‹Gloire à Toi .! Il ne nous convenait nullement de prendre en dehors de Toi des patrons protecteurs mais Tu les as comblés de jouissance ainsi que leurs ancêtres au point qu'ils en ont oublié le livre du rappel [le Coran]. Et ils ont été des gens perdus›. ‹Ils vous ont démentis en ce que vous dites. Il n'y aura pour vous ni échappatoire ni secours » [S25 :V17-19]


Ce n’est donc pas tous ce qui est adoré en dehors d’Allah qui est nommé Tâghoût : le fait de détester, de prendre pour ennemi, de considérer mécréant ne s’applique pas sur les Prophètes, les anges et les gens pieux. Le Tâghoût est donc Shaytan qui appelle à l’adoré et leur embelli à travers les Djins et les hommes, et cela, car toutes adorations qui est vouées à un autre qu’Allah est en réalité destiné à Shaytan, c’est lui qu’il l’embelli et l’ordonne, et il en est satisfait comme le dit le Très-Haut :

أَلَمْ أَعْهَدْ إِلَيْكُمْ يَا بَنِي آَدَمَ أَنْ لَا تَعْبُدُوا الشَّيْطَانَ إِنَّهُ لَكُمْ عَدُوٌّ مُبِينٌ} {

 

« Ne vous ai-Je pas engagés, enfants d'Adam, à ne pas adorer le Diable? Car il est vraiment pour vous un ennemi déclaré. » [S36 :V60] et Il dit Ta’âlâ :

 

{وَيَوْمَ يَحْشُرُهُمْ جَمِيعًا ثُمَّ يَقُولُ لِلْمَلَائِكَةِ أَهَؤُلَاءِ إِيَّاكُمْ كَانُوا يَعْبُدُونَ  قَالُوا سُبْحَانَكَ أَنْتَ وَلِيُّنَا مِنْ دُونِهِمْ بَلْ كَانُوا يَعْبُدُونَ الْجِنَّ أَكْثَرُهُمْ بِهِمْ مُؤْمِنُونَ }

 

« Et un jour Il les rassemblera tous. Puis Il dira aux Anges: ‹Est-ce vous que ces gens-là adoraient?›. Ils diront: ‹Gloire à Toi! Tu es notre Allié en dehors d'eux. Ils adoraient plutôt les djinns, en qui la plupart d'entre eux croyaient. »  [S34:V40-41]

 

Et donc le Tâghoût est tout ce qui est adoré en dehors d’Allah tout en étant satisfait de cette adoration, et y invite les gens.

 

 

La description du désaveu du Tâghoût al ‘Âqil (responsable) :

 

 

Et la manière de désavouer le Tâghoût doter d’une raison  se réalise à travers l’établissement de six éléments :

 

Quatre sont appliqués sur l’adoré ou le Tâghoût, et elles sont :

 

Être convaincu de l’invalidité de son adoration

 

L’abandonner

 

La détester

 

Les excommunier, les détester et leur témoigner de l’opposition

 

 

 

 

Et deux sont appliqués à l’adorateur ou celui qui adore un autre qu’Allah comme le Tâghoût ou autres :

 

Les excommunier

 

Et les détester en Allah

 

Le Cheykh Muhammed Ibn ‘Abdilwahhâb – qu’Allah lui fasse miséricorde - a dit :

 

« Et le sens du désaveu du Tâghoût, c’est que tu te sépares de tous ce qui est pris pour divinité en dehors d’Allah -que ce soit un Djinn, un homme, un arbre, une pierre ou autre- et que tu témoignes de sa mécréance et de son égarement et que tu le haïsses, même si c’est ton père ou ton frère. Quant à celui qui dit « Je n’adore qu’Allah, et je ne m’oppose pas aux sidis, ni aux mausolées ni aux tombeaux, et autre paroles de ce genre : celui là a mentit lorsqu’il prétend dire « Il n’y a de vraie divinité qu’Allah. » Il n’a pas cru en Allah, et n’a pas désavoué le Tâghoût. » [Dourar As-Saniyya 2/121, 122]

 

 

 

2) Le Tâghoût inerte [At Tâghoût ghayr al ‘Âqil]

 

 

Et la deuxième catégorie qui est le Tâghoût inerte : c’est celui dont il est impossible de le décrire par la mécréance ou par la foi à l’exemple des pierres, des animaux, des arbres et autres que cela parmi les créatures à l’exception des Djinns et des humains. Dans cette catégorie, nul ne peut être musulman sans y mécroire et s’en désavouer.

 

L’éminent savant Hâfiz al Hakamî a dit :

 

« Quant au Tâghoût inerte, cela englobe les arbres, les pierres et le reste de ce qui ne raisonne pas, tout ceci est inclus dans la parole d’Allah « 98. «Vous serez, vous et ce que vous adoriez en dehors d’Allah, le combustible de l’Enfer, vous vous y rendrez tous. 99. Si ceux-là étaient vraiment des divinités, ils n’y entreraient pas; et tous y demeureront éternellement. » (Sourate 21) Or, les pierres n’ont aucune âme, mais elles serviront de châtiment à ceux qui les adoraient en dehors d’Allah. Et dans l’authentique d’Al Boukhari, dans le Hadîth d’Abou Sa‘îd sur l’intercession, il y est mentionné : « Quelqu’un appellera alors afin que chaque peuple rejoigne ce qu’il adorait en dehors d’Allah : les adorateurs de la croix avec la croix, les adorateurs des idoles avec leurs idoles, les adorateurs de divinités avec leurs divinités… » Et aussi dans le Hadîth d’Abou Hourayra qu’Allah l’agrée : « Les gens seront rassemblé le jour du jugement, et il dira : celui qui adorait quelque chose qu’il le suive ! » Alors ceux qui adoraient le soleil le suivront, ceux qui adoraient la lune la suivront, ceux qui adoraient les Tawâghît les suivront. »… [Texte abrégé]» Fin de citation.

 

 

La description du désaveu du Tâghoût ghayr al ‘Âqil (inerte)

 

Et la manière de le désavouer se réalise par l’établissement de cinq éléments, trois concernant l’adoré ou le Tâghoût :

 

Être convaincu de l’invalidité de son adoration

 

L’abandonner

 

La détester

 

Et deux sont appliqués sur l’adorateur ou celui qui adore le Tâghoût  en dehors Allah :

 

Les excommunier

 

Et les détester en Allah

 

 

Et quiconque contredit cela, [malgré qu’il prononce] les deux attestations est un mécréant apostat.

 

Fin de citation

 

 

 

Extrait du livre du Cheykh : « Idâh wa tabayîn fi houkmi man chakka aw tawaqqafa fi koufri ba'da at tawâghites wa mourtaddine , page 13-17 »

 

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 [1] Ma‘ârij Al Qaboûl volume 2 pages 486

 

 

 

Remarque importante : le Cheykh Al Khâlidî fait la différence entre l’absence de désaveu de l’espèce (jins) même du Tâghût  (ne pas se désavouer de ce qui est adoré en dehors d’Allah) et l’absence de désaveu de certains composants et de certaines catégories (al afrad) de ce Taghut, et il dit [dans le même livre]:

 

وهم الذين اطلعوا على حقيقة الطواغيت  والنواقض  والمكفرات التي قامت  بهم وأنكروا باطلهم وأبغضوه بقلوبهم وقالوا النوع  يكفر والعين لا يكفر إلا بعد قيام الحجة  وثبوت الشروط  وانتفاء الموانع  في  حق المعين أو امتنعوا من تكفيرهم بسبب تلبيس بعض المنتسبين للعلم والتعليم أو كانوا مقلدين لأحد العلماء أو ممن يُحسن  به الظنّ أو بسبب شبهة عرضت لهم أو تأويل أو وضع  نصوص بعض العلماء  في غير موضعها وحمل كلامهم على غير مرادهم  مما أوجب لهم التوقف في تكفيرهم  فهؤلاء لا يكفرون ابتداءً  ولا يجوز  تكفير أحدهم  حتى تقوم عليه الحجة وتزول عنه الشبهة إجماعاً

 

« Une autre partie, quant à elle, saisit la réalité de ces Tawaghits, ainsi que les annulatifs de l’Islam qui sont établis sur eux. Ils blâment leurs actes, les détestent dans leurs cœurs, et ils affirment que  la catégorie est mécréante, mais la personne donné ne l’est qu’après l’établissement de la preuve, que les conditions soient présentes, et que les empêchements soient dissipés concernant le cas d’un individu particulier ; ou ils interdisent de faire leur tekfir à cause de la confusion de certaines personnes s’affiliant à la science, ou du fait de leur conformisme envers l’un des savants, ou une personne au sujet de laquelle les gens ont de bonnes pensées, ou à cause d’une ambiguïté ou d’une mauvaise interprétation, ou que certains savants placent des textes en dehors de leur contexte et de ce fait ils donnent à leurs paroles un sens différent de ce qu’elles sont réellement,  ce qui les oblige à s’abstenir de faire leur tekfir.

 

Et donc, ceux-ci ne mécroient pas directement, et il n’est pas permis de faire le tekfir de l’un d’entre eux jusqu’à ce qu’on leur établisse la preuve céleste et que leurs ambiguïtés disparaissent, à l’unanimité. »


من لا يعرف حقيقة حالهم أي يجهل حال هؤلاء  االطواغيت  وما وقعوا فيه من الكفر ولكنه لا يجهل حكم الله

عز وجل في أمثالهم فهذا سليم الاعتقاد ولا شئ عليه وهذا هو الجهل البسيط  


Et il dit : « Celui qui ne connait pas la réalité de leur situation ou qu’il ignore la situation de ces Tawâghîts, concernant la mécréance dans laquelle ils ont sombrés, mais il n’ignore pas le jugement d’Allah ‘azza wa djall les concernant, celui-là a une croyance saine et nul grief à sont encontre, et cela est juste une simple ignorance. »

 

 

Cheykh ‘Ali al Khoudayr dit dans son texte « Iltibâs al hal » :

 

وهي التفريق بين من جهل الحكم وبين من جهل

أي أن هناك فرق بين من لم يكفر الكافر ، وبين من لم يحكم على الكفر بالكفر

مثال آخر : من سجد لغير الله وذبح لغير الله فهذا كافر  ، ومن قال أن الذبح لغير الله ليس بكفر فهو كافر ، والسبب لأنه جهل الحكم ، وهنا لا يقبل منه هذا الجهل، وليس مثل جهل الحال

 

«  Et cela est la différenciation entre l’ignorance du jugement et l’ignorance de la situation … il y a une différence entre celui qui ne fait pas le tekfir du mécréant et entre celui qui ne juge pas la mécréance comme étant de la mécréance »

 

Et il dit plus loin : « celui qui se prosterne pour un autre qu’Allah ou immole pour un autre qu’Allah, est mécréant. Et quiconque affirme que ce n’est pas de la mécréance est lui-même mécréant ; et la cause [de sa mécréance] est son ignorance du jugement, puisque l’ignorance dans ce cas est inacceptable, et ce n’est pas comme l’exemple de l’ignorance de la situation »

 

 

 

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Published by Sulaymân Abû Mâlik - at Tawhid (L'unicité d'Allah)

      Lire cette article.

 

Voici certains ahadith(s) faisant mention du verset de la lapidation:

 

Al-Bukhari rapporte dans son Sahih volume 8, livre 82, n° 816:

 

Ibn 'Abbas rapporte que 'Umar ibn al-Khattab a dit: "Je crains que dans la suite des temps quelqu'un ne vienne dire: "Par Dieu, nous ne trouvons pas de verset relatif à la lapidation dans le Livre d'Allah"; on tomberait alors dans l’erreur d'abandonner une prescription révélée par Allah. La lapidation, dans le Livre d'Allah, est de droit contre quiconque, homme ou femme, commet l'adultère alors qu'il est marié, quand la preuve est faite par le témoignage, par la grossesse ou l'aveu." Sufyan a ajouté: "J'ai rapporté ce récit de cette façon." 'Umar a ajouté: "Certes, le Messager d'Allah salla Allahu 'alayhi wa Sallam a appliqué la peine de la lapidation, et nous l'avons fait après lui."

 

Muslim rapporte dans son Sahih livre 17, n° 4194:

 

'Abdullah ibn 'Abbas rapporte que 'Umar ibn al-Khattab s'est assis sur le Minbar et a dit: "Allah envoya Muhammad salla Allahu 'alayhi wa Sallam avec la Vérité; Il lui révéla le Livre et parmi les versets qui lui furent révélés, il y avait le verset relatif à la lapidation. Nous l’avons lu, compris et retenu. C'est pour cela que l'Envoyé d'Allah salla Allahu 'alayhi wa Sallam a fait lapider et que nous avons, après lui, fait aussi lapider. Je crains que par la suite des temps quelqu'un ne vienne dire: "Par Allah, nous ne trouvons pas de verset relatif à la lapidation dans le Livre d'Allah"; on tomberait alors dans l’erreur d'abandonner une prescription révélée par Allah. La lapidation, dans le Livre d'Allah, est de droit contre quiconque, homme ou femme, commet l'adultère alors qu'il est marié, quand la preuve est faite par le témoignage, par la grossesse ou l'aveu."

 

Certains ont tendance à penser que ce verset fut retiré du Qur'an et affirment que cela est la preuve que le Qur'an est falsifié ou incomplet. Voyons si leur position tient la route.

 

Le verset présumé est:

 

"Le vieil homme et la vieille femme qui ont commit l'adultère, lapidez les."

 

Un autre avis qui le verset est:

 

"Le vieil homme et la vieille femme qui ont commit l'adultère, lapidez les comme châtiment d'Allah et Allah est le Puissant, le Sage."

 

L'imam Ibn Hajar al-Asqalani dit dans son commentaire du Sahih Al-Bukhari:

 

"Umar a dit: "Quand ce verset est descendu, je me suis rapproché du Prophète salla Allahu 'alayhi wa Sallam et lui ai demandé: "Devrais-je l'écrire?" et il a semblé détesté cela (ce que 'Umar a dit ndt). Puis 'Umar a dit: "Ne vois tu pas que si l'homme âgé commet l'adultère, ils n'est point flagellé, et que si l'homme jeune le commet, il est alors lapidé?" (Fath al-Bari d'Ibn Hajar al-Asqalani, Kitab: Al Hudud, Bab: Al-I'tiraf bil-Zina, commentaire du haditn n° 6327.)

 

Ici nous voyons clairement que le Prophète salla Allahu 'alayhi wa Sallam ne voulait pas que le verset soit écrit car il (le verset) n'était pas destiné à faire parti des Textes du Qur'an. Les savants de l'Islam sont unanimes sur le fait que la récitation de ce verset fut abrogé mais que le statut légal qu'il renfermé fut maintenu.

 

Toutefois, la seule raison pour laquelle 'Umar eu cette réaction et voulait mettre le verset dans le Qur'an était qu'il craignait qu'un jour les gens penseraient que le jugement de la lapidation était annulé. Cependant, les compagnons ne l'ont pas autorisé d'agir ainsi car ils savaient que sa récitation fut abrogé. Pour pouvoir inclure un verset dans le Qur'an, il fallait qu'il y ait plusieurs témoins et 'Umar sut le seul (à en être témoin). 'Umar lui même savait que sa récitation était abrogé mais avait certaines craintes que les gens dans le future ne croiront pas à la sentence de la lapidations pour les adultérins.

 

L'imam Ibn Hajar al-Asqalani dit dans son commentaire du Sahih al-Bukhari:

 

"Concernant le verset dont la récitation a était abrogé mais dont l'injonction/statut légal est resté, ce que 'Umar craignait est arrivé. Une tribu des Khawarij et la plupart d'entre eux ainsi que les Mu'tazilites ont rejeté la lapidation."

 

Et il dit plus loin:

 

"Il est rapporté par Abder-Razzaq et at-Tabari venant d'un autre avis qu'Ibn 'Abbas a dit que 'Umar a dit: "Il viendra des gens qui mentirons (ou ne croiront pas) sur la lapidation" (Fath al-Bari d'ibn Hajar al-Asqalani, Kitab: Al-Hudud, Bab: Rajam Al-Hublah min Zana Izha Ahsanat, commentaire du haditn n° 6328.)

 

L'imam an-Nawawi a dit dans son commentaire du Sahih Muslim:

 

"Ceux (c'est à dire les versets) dont la récitation fut abrogé et dont l'injonction statut légal (que le verset contient) est resté."

 

Et il dit plus loin:

 

"Les compagnons du Prophète salla Allahu 'alayhi wa Sallam ont abandonné l'écriture de ce verset et ceci est la preuve clair que ce qui est abrogé ne doit pas être écrit dans le Qur'an et que la déclaration de 'Umar à propos de la lapidation quand il était sur le Minbar et le silence des compagnons et d'autres que eux qui étaient présent et qui ne sont pas opposé à lui est la preuve que la sentence de la lapidation (est toujours en vigueur)." (Sharh Sahih Muslim de l'imam an-Nawawi, Kitab: Al-Hudud, Bab: Rajam Al-Thayb fil-Zina, commentaire du hadith n° 3201)

 

Al-Sindi a dit dans son commentaire des Sunan d'Ibn Majah:

 

"Le verset de la lapidation: Sa récitation a était abrogé est son injonction est toujours en vigueur." (Sharh Sunan Ibn Majah d'Al-Sindi, Kitab: Al Hudud, Bab: Al-Rajam, commentaire du hadith n° 2543)

 

Muhammad Shams al-Haqq al-Adhim Abadi a dit dans son commentaire des Sunan d'Abu Dawad:

 

"Il est de ceux dont la réciation a était abrogé mais dont l'injonction est resté en vigueur." (Awn al-Mabud Sharh Sunan Abu Dawud de Muhammad Shams al-Haqq al(Adhim Abadi, Kitab: Al-Hudud, Bab: Fil-Rajam, commentaire du hadith n° 3835.)

 

Conclusion:

 

On peut voir de façon clair qu'il y avait un consensus des compagnons et des savants sur le fait que la récitation du verset sur la lapidation a était abrogé. Comment la totalité des compagnons qui ont tout sacrifié pour cette Religion aurait pu se décider, tout ensemble, à altérer délibérément le Qur'an en retirant un verset? Quel aurait été le but de faire cela si la loi que contenait ce verset à tout même était maintenu? Ainsi il n'y avait aucun mobile à retirer ce verset.

 

Il apparait donc clairement que sa récitation était destiné à être abrogé tandis que son injonction/statut légal lui était maintenu.

 

Par Bassam Zawadi.

 

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Published by Sulaymân Abû Mâlik - Fatâwâ Minbar at-Tawhid wal Jihad

 

L'argumentation par l'histoire du Négus est basée sur le raisonnement par analogie. Et il est connu que le raisonnement par analogie est le fait d'emprunter un jugement déjà prononcé dans le passé (Al Asl)  pour un événement présent (Al Far'), tous deux étant similaires en causalités et sans différences.

 

Et parmi les conditions du raisonnement par analogie, on trouve l'absence de texte ou de consensus reconnu pour Al Far'. Cependant on est en possession de textes qui stipulent que l'annulation ou le remplacement de la loi d'Allah par une autre loi est de la mécréance.


Allah a dit :


 « N'as-tu pas vu ceux qui prétendent croire à ce qu'on a fait descendre vers toi [Prophète] et à ce qu'on a fait descendre avant toi? Ils veulent prendre pour juge le taghout, alors que c'est en lui qu'on leur a commandé de ne pas croire. Mais le Diable veut les égarer très loin, dans l'égarement. » Sourate 4 Verset 60 (Traduction relative et approchée)

 

Le Shaykh 'Abd Al-Rahman Ibn Hassan Ala Shaykh (Rahimahou Allah) a dit : ''La demande de jugement à Al-taghout est une croyance en lui.''

 

Le Shaykh 'Abd Al-Rahman Al-Sa'dy concernant la parole d'AllahSourate 4 Verset 59 (Traduction relative et approchée) a dit :''Ceci montre que celui qui ne se réfère pas à eux (Allah et Son Messager (Sala Allahou 'Alaihi wa Salam)) dans les litiges n'est pas Croyant, mais croit à Al-taghout comme l'a indiqué le verset suivant.''

 

D'une part :Comment alors peut-on utiliser le raisonnement par analogie en présence de textes ?! La règle de base dans la Jurisprudence Islamique (Oussoul Al  Fiqh) indique bien la vaineté du raisonnement par analogie lorsqu'un texte est présent.

 

D'autre part :L'absence de différences entre « Al Asl » et « Al Far' » fait partie des conditions du raisonnement par analogie. Et ici, Al Asl, c'est l'acte du Négus (cité auparavant) et la participation aux assemblées législatives avec tout ce qu'elles impliquent. Ils ont proclamé, dans le but de l'intérêt général, que le Négus était un roi qui n'a jamais gouverné avec la loi du Prophète (Sala Allahou 'Alaihi wa Salam) dans l'intérêt général de son peuple. Et c'est pour cela que nous rentrons dans ces parlements par analogie au Négus.

 

 

La réponse à cela est que nous disons : Après avoir pris connaissance que l'absence des différences est indispensable pour toute analogie, nous concluons que cette soit- disant analogie est vaine due à l'existence de différences entre les deux cas (le Négus et les parlementaires).

 

Parmi ces différences on trouvera :


 

Première différence :

 

Vous ne divergez pas avec nous sur le fait que le Négus est mort avant la fin de la révélation des lois et avant la révélation du verset :

« Aujourd'hui, J'ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. Et J'agrée l'Islam comme religion pour vous. » Sourate 5 Verset 3 (Traduction relative et approchée)

 

Ce verset a été révélé lors du pèlerinage d'adieu en l'an 10 après l'Hégire, alors que la mort du Négus a eu lieu bien avant la victoire de la Mecque. Et ceci indique que de nombreuses Lois Islamiques n'ont été légiférées qu'après.


Et prends l'exemple de la sourate « La Table Servie », qui est celle qui comporte le plus de jugements. C'est dans celle-ci qu'Allah  a qualifié de mécréant celui qui ne gouverne pas d'après Sa législation. Elle n'a été révélée qu'après la mort du Négus, car elle fait partie des dernières sourates révélées, et d'après certaines sources, elle est même la dernière à avoir été révélée.

De ce fait, elle a sans aucun doute été révélée après la mort du Négus.


Comment osez-vous comparer le cas du Négus qui est mort bien avant l'accomplissement des Lois Islamiques, avec les membres des assemblées législatives de nos jours bien qu'ils aient à leur disposition la Loi Islamique complète ?!!

 

      Deuxième différence :

 

Le Négus mourut avant que le Prophète (Sala Allahou 'Alaihi wa Salam) n'oblige les rois à gouverner avec la loi d'Allah ou à ce qu'ils donnent Al-jiziya.

 

On trouve dans Sahih Mouslim, chapitre : le Djihad, Partie « Le Prophète (Sala Allahou 'Alaihi wa Salam) a écrit aux rois mécréants, afin de les appeler à Allah » :


« Selon Anas, le Prophète (Sala Allahou 'Alaihi wa Salam) a écrit à Kisra (Chosroès), Qaissar (César), Najachi (Négus) et à tout tyran, afin de les appeler à Allah. Et il ne s'agissait pas du Négus sur lequel le Prophète (Sala Allahou 'Alaihi wa Salam)  a prié. »

 

Et l'Imam Ibn Al-Qayyim a rappelé  dans « Zad Al-Ma'ad »(Volume 3 Page 690), lorsqu'il a transcrit une version de ce que le Négus a écrit au Prophète (Sala Allahou 'Alaihi wa Salam) :

 

''Ceci est un quiproquo et Allah est le plus Savant. Le transmetteur a mélangé et n'a pas su faire la différence entre le Négus sur lequel le Prophète (Sala Allahou 'Alaihi wa Salam) a prié, qui est celui qui a cru en lui et qui a honoré ses Compagnons, et le Négus à qui il a écrit afin de l'inviter à se convertir. Ils sont deux et ceci est venu en éclaircissement dans le Sahih Mouslim, lorsque le Prophète (Sala Allahou 'Alaihi wa Salam) a écrit au Négus, qui n'était pas celui sur lequel il a prié.''  Fin de sa parole.

 

 

Al-Hafidh Ibn Kathir (Rahimahou Allah) a dit dans « Al-Bidaaya Wal-Nihaaya » (Volume 4 Page 298)lorsqu'il a évoqué l'année durant laquelle le Prophète (Sala Allahou 'Alaihi wa Salam)  envoya des messages aux rois du monde les appelant à Allah :

 

''Selon Al Waquidi, cet événement se déroula durant la sixième année de l'Hégire plus précisément le mois de Dhoul Hijja après le petit pèlerinage de Al Houdaybiya. Quant à Al Bayhaqi, il a cité cet événement dans un chapitre évoquant la bataille de Mouta et Allah Seul est le plus Savant. Nul divergence entre eux  sur le fait que cela se passa avant la conquête de la Mecque et après Al Houdaybiya car on trouve que Abou Soufian a dit à Héracles lorsqu'il lui demanda au sujet du Prophète (Sala Allahou 'Alaihi wa Salam) : « Trahit-il ? », il répondit : « Non, et nous sommes en période de trêve avec lui. Nous ne savons pas encore ce qu'il va se produire. »

Et dans la version de Al-boukhary, ceci se déroula durant la trêve entre Abou Soufian et le Prophète (Sala Allahou 'Alaihi wa Salam).''

 

Puis il a rappelé après cela, (Rahimahou Allah) le hadith rapportant que le Prophète (Sala Allahou 'Alaihi wa Salam) a envoyé un message au Négus qui n'était pas le Négus sur lequel il a prié.

 

      Troisième différence :

 

Le Négus appliquait une loi qui n'était pas entièrement falsifiée car Allah a dit : « Mais comment te demanderaient-ils d'être leur juge quand ils ont avec eux la Thora dans laquelle se trouve le jugement d'Allah? » Sourate 5 Verset 43 (Traduction relative et approchée)

 

Et cela n'est pas le cas des membres des assemblées législatives.

 

Il aurait suffit de la présence d'une seule différence parmi les trois citées auparavant pour rendre l'analogie caduque. Alors que dire en voyant ces trois différences ? Nul doute qu'une analogie similaire est vaine.

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Published by Sulaymân Abû Mâlik - Réponses aux ambiguïtés

Al-Bayhaqî rapporte avec son isnad que Muqâtil ibn Hayyan a dit:

 

"Nous avons entendu - et Allâh est le plus savant - concernant la parole du Très Haut "Il est al-Awwal et al-Âkhir..." Qu'Il est le premier avant toute chose et qu'Il est le dernier après toute chose, et Il est adh-Dhârir, au dessus de tout, et al-Bâtin, le plus proche de tout, et sa proximité (qurb) est de par Sa science et Il (Lui même) est au dessus du trône."

 

Ce Muqâtil est "thiqah (digne de confiance)", et est un imâm, un contemporain d'al-Awzâ'î et ce n'est pas "Ibn Sulaymân" le mubtadi' (innovateur) qui est indigne de confiance.

 

Source: "Mukhtasar al-Uluww" d'adh-Dhahabî (p. 139).

 

Commentaire: Cela invalide complètement le ta'wîl du nom "al-Bâtin" et du hadith qui voudrait dire selon eux "qu'il n'y a rien en dessous de Lui" dont le sens est en réalité "Il n'y a rien de plus proche que Lui".

 

Wa Allahu a'lam.

 

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Published by Sulaymân Abû Mâlik - Asma wa Sifat (Les Noms et Attributs)

L'imam al-Qurtubi dit dans son tafsîr du verset 54 de la sourate al-A'râf :

 

"La plupart des théologiens (mutakalimûn), anciens comme contemporains, ont dit : "Quand il est nécessaire de purifier le Créateur (al-Bârî), Le Sublime, d'avoir une direction (jiha) et une démarcation (tamayyuz), alors, parmi les exigences et conséquences nécessaires à cela, selon l'avis de la généralité des savants du passé et de leur leader contemporain, il faut purifier le Créateur (al-Bârî) d'avoir une direction (jiha). Selon leur avis, Il n'est pas dans la direction de l'élévation. Car pour eux, quand Allâh est assigné à une direction, cela nécessite qu'Il soit restreint à un endroit (makân) et est confiné. Puis, un endroit (...) nécessite (pour Lui) un mouvement et une immobilité qui sont liés à la distinction/démarcation (tamayyuz), une transformation (taghayyur) et des évènements nouveaux (hudûth). Ceci est la parole des théologiens (mutakalimûn, les gens du kalâm).

 

Et les premiers Salafs (qu'Allah soit satisfait d'eux) n'ont jamais parlé ainsi de la négation de la direction (jiha) et ne l'ont pas exprimée non plus (cette négation). Au contraire, ils, et chacun d'eux, ont affirmé son affirmation (de la jiha) pour Allâh, L'Exalté, tout comme Son Livre en a parlé et Son Messager (salla Allâhu 'alayhi was-Salam) nous en a informé. Et pas un seul des vertueux prédécesseurs n'a renié qu'Il s'est élevé au-dessus de Son trône réellement (haqîqatan). Et le trône a été défini (avec l'istiwâ) car c'est la plus grande des créations. Et ils (les Salafs) [ont exprimé leur] ignorance du comment (kayfiyyah) de l'istiwâ, car nul ne connait sa réalité. L'imâm Malik, qu'Allah lui fasse miséricorde, a dit : "L'istiwâ est connu..." c'est-à-dire, [son sens] dans la langue"... et son comment est inconnu, et questionner à son sujet est une innovation". Et Umm Salamah, qu'Allah soit satisfait d'elle, a dit la même chose. Et tout ceci est suffisant (à ce sujet) et quiconque veut en savoir plus peut se référer aux endroits traitant du sujet dans les livres des savants".

 

 

L'imam an-Nawawi a dit dans son explication du Sahih Muslim :

 

" Quant à ceux qui ont affirmé la jiha (diretion) de l'élévation sans limitation et sans [entrer dans la] kayfiyya (décrire sa réalité) parmi les savants du hadith et du fiqh et les philosophes, ils ont interprété fi as-samâ' (dans le ciel) comme voulant dire "au-dessus du ciel. Quant à ceux parmi les adeptes de l'observation, des philosophes et des négateurs d'une limitation et d'une direction pour Allâh Le Majestueux, ils ont fait le ta'wîl comme nécessaire pour maintenir leur position/avis".

 


Le Shaykh Abd Al-Qâdir Al-Jilâni dit dans son ouvrage «ghounya li-tâlibî tarîq al-haqq» :

 

"Il (Allah) a dit  « Tout ce qui est sur elle [la Terre] doit disparaître, Seul subsistera Le Visage de ton Seigneur, plein de majesté et de noblesse.» (sourate 55 - versets 26 et 27). Et Il est dans la direction de l'élévation (c'est-à-dire vers le haut, au-dessus), établi sur le Trône, détenant la royauté, et Sa science englobe toute chose. « Vers Lui monte la bonne parole, et Il élève haut la bonne action » (sourate 35 - verset 10). « Du ciel à la terre, Il administre l'affaire, laquelle ensuite monte vers Lui en un jour équivalant à mille ans de votre calcul.» (sourate 32-verset 5)" [fin de citation]

 

Ce passage est cité par Ibn Rajab Al-Hanbali dans son livre «adh-dhayl 'alâ tabaqât al-hanâbila» :

 

 "Shaykh Abd Al-Qâdir -qu'Allah lui fasse miséricorde- tient de bonnes paroles concernant l'unicité d'Allah (tawhîd), les attributs divins (as-sifât) et le destin. Et quant à l'élévation d'Allah (al-'oulouww), son opinion (à ce sujet) converge avec la Sounna. Il a composé un livre (dont le titre est) "al-ghounya li-tâlibî tarîq al-haqq". Celui-ci est bien connu (...). Il a dit dans son livre "al-ghounya" : «Et Il (Allah) est dans la direction de l'élévation, établi sur le Trône, détenant la royauté, et Sa science englobe toute chose ». « Vers Lui monte la bonne parole, et Il élève haut la bonne action » (sourate 35 - verset 10). « Du ciel à la terre, Il administre l'affaire, laquelle ensuite monte vers Lui en un jour équivalant à mille ans de votre calcul.» (sourate 32-verset 5) » «Du ciel à la terre, Il administre l'affaire, laquelle ensuite monte vers Lui en un jour équivalant à mille ans de votre calcul.» (sourate 32 - verset 5). Il est interdit de le décrire par une description stipulant qu'Il est en tout lieu, mais plutôt nous devons dire qu’Il est au-dessus du Ciel (fî samâ'), sur le Trône comme Il l’a dit : «Le Tout-Miséricordieux S'est établi sur le Trône » (sourate 20 - verset 5) "

         

Il est également cité par l'imam Ibn Taymiyya dans « majmoû al-fatâwâ » (3/222) :

 

"Le Shaykh Abd Al-Qâdir dit dans "al-ghounya" : « Et Il (Allah) est dans la direction de l'élévation (du dessus), établi sur le Trône, détenant la royauté, et Sa science englobe toute chose. Il dit : « Il est interdit de le décrire par une description stipulant qu'Il est en tout lieu, mais plutôt nous devons dire qu'Il est au-dessus du ciel (...)."

 

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Le Minhaj (Voie) de Ahlou Sounna wa-l-Jama'a ce qui veut dire la voie de la Sounna et du Concensus, ou bien le minhaj des Salaf-Sâlih la voie des pieux prédécesseurs, tout cela revient au même c'est la voie à laquelle nous restons ferme, cette voie c'est celle du Prophète sala Allahu alayhi was Salam.

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