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Le cheikh 'Ali al Khudhayr - qu'Allah le libère - a dit concernant le jugement de celui qui excuse [par l'ignorance] (ndt: dans le shirk akbar):

 

1er cas : 


Si il excuse par l'ignorance, car il ne fait pas de différence entre le "shirk" (ndt: donner un ou des associés à Allah) et la "mécréance" (ndt: reniement du Texte scriptuaire), et que l'ignorance, en tant que telle, est une excuse pour la mécréance, et donc une excuse  pour le shirk (ndt: le sheikh ici parle du fait que celui qui ne fait aucune distinction entre le shirk et le kufr, excusera le shirk de la même manière qu'il excuse le kufr (reniement du texte) qui peut être excusé par l'ignorance dans certains cas), et qu'il est sur la voie de Ahl as-Sunna à propos de la foi (ndt: c'est à dire sur la définition de la foi), alors celui-là a commis une erreur et son jugement est celui du fautif parmi Ahl as-Sunna et on ne le déclare ni mécréant ni innovateur.

 

2eme cas : 


Si il excuse par l'ignorance le shirk tout en considérant que l'égorgement (pour autre qu'Allah), par exemple, ou autre parmi les actes d'adoration fait pour autre qu'Allah, est du shirk, et que l'égorgement pour autre qu'Allah est du shirk, et ceci dans l'absolu de l'acte (ndt: c'est a dire qu'il considère l'acte en lui même comme du shirk akbar de mannière générale), et qu'il ne dit pas qu'il faut être convaincu [de la licéité de cet acte] ou qu'il faille regarder la 'aqîda [de celui qui commet cet acte], et que cette personne [qui excuse par l'ignorance] est sur la voie de Ahl as-Sunna à propos de la foi, qu'elle [la foi] est parole, acte, et croyance, alors celui-là s'est trompé comme celui qui précède (ndt: le 1er cas) et il y a en lui une des branches de l'innovation.

 

3eme cas : 


Si il excuse par l'ignorance le shirk mais qu'il prétend que l'égorgement, le vœu (an-nadhr), et ce qui s'en suit, pour autre qu'Allah, n'est pas du shirk, à moins que l'on soit convaincu qu'il y a un associé à Allah, ou que celui pour qui on égorge détient des pouvoirs, et autre, de la part d'Allah, ou il apparaît qu'il ne le déclare pas associateur à moins qu'il soit convaincu [de la licéité de cet acte], et ne le considère pas associateur dans l'absolu du (simple fait) de l'égorgement et de son acte, alors celui qui prétend cela est un murji² innovateur, et à plus forte raison si son avis sur la foi est qu'elle est parole et croyance, et que les actes et les obéissances [à Allah] ne sont pas pris en compte dans cette appellation ("foi"), et qu'il conditionne toute mécréance par la croyance, ou par le fait de rendre licite l'illicite (istihlâl), ou par ce qu'il y a dans le cœur.

 

4eme cas :


Si il excuse par l'ignorance le shirk majeur (shirk akbar) et qu'il prétend que l'égorgement pour autre qu'Allah n'est pas du sirk à moins qu'il y ait conviction, mais que c'est tout de même un indice de (la présence du) shirk ou de la mécréance, et que celui qui prétend cela dit à propos de la foi qu'elle est connaissance, instruction et approbation, et qu'il ne fait pas de la croyance du cœur et de l'acte du cœur des éléments de la foi, alors celui-là est un jahmiyy mécréant innovateur égaré.

 

Remarque : 


Il y a une différence entre l'excuse par l'ignorance dans le shirk majeur comme mentionné précédemment, et l'excuse par l'ignorance de la situation et de ses ambiguïtés.

Par exemple... lorsque quelqu'un excuse par l'ignorance dans le shirk et [considère] que toute personne qui égorge pour autre qu'Allah est associatrice même s'il est ignorant, mais que concernant un individu en particulier il ne fait pas l'excommunication (takfîr) à cause de ce shirk, non pas parce que ce dernier (celui qui a commis l'acte) est ignorant, mais parce qu'il ignore si il l'a commis ou pas.

Et si tu veux plus de détails concernant l'ignorance de la situation, alors réfère toi à la section concernant l'ignorance de la situation et ses ambiguïtés, et réexamine les derniers détails de Kitâb al-Haqa²iq, ainsi que la question des manifestations (traits) des associateurs qui s'affilient aux gens de la qibla.


Qu'Allah te conforme et te raffermisse sur la croyance des gens de la Sunna et du Tawhîd.

 

(Retranscription de Fahd ibn 'Ali al Kudhayr)"

 

Source: https://twitter.com/fahad_qassimi/status/466684060077924353/photo/1/large

 

Ndt=Note du traducteur.

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Published by Sulaymân Abû Mâlik - Le Takfir

Dans les deux fatawa suivante, le sheikh Nasir al-Fahd - qu'Allah le rafermisse dans sa Foi et le libère - expose dans un premier temps les avis ayant existé sur le sujet, et dans la seconde, il donne son avis sur le sujet, et répond à ceux qui font le takfir de ceux qui voient l'excuse de l'ignorance, j'invite donc les lecteurs à lire les deux fatwas en entier afin de bien comprendre l'avis du sheikh.

Question 28 

On le questionna : Pouvez-vous nous faire, qu’ALLAH vous préserve, un petit résumé sur la question du ‘Udr Bil Jahl (excuse de l’ignorance) ?

Il répondit qu’ALLAH le préserve: Il existe trois avis différents au sujet de l’excuse de l’ignorance :

1- (Un avis) qui excuse pour ignorance de manière générale (mouttlaqan).

2- (Un avis) qui n’excuse pas pour ignorance concernant le tawhid (base/fondement de l’adoration) de manière générale, que ce soit dans l’appellation (le fait de l’appeler kâfir) dans ce monde (dounya) ou son houkm (jugement final) dans l’au-delà ; (c’est un avis) qui le considère comme méritant l’enfer éternel même si le message prophétique (ar-rissâla) ne lui est pas parvenue, et (ce point de vue) s’appuie sur le pacte initial (Mîthâq).

3- (Le troisième avis) et il est le plus probable (proche du haqq) : il y a ce qui peut être excusé pour ignorance et ce qui ne peut pas l’être:

a) (l’ignorant) peut être excusé concernant les questions subtiles (massâ’il khafiyya) telles que (les questions liées) au qadr (destin), au îmân (foi), aux attributs (d’ALLAH ‘azza a jal), ainsi que le houkm des œuvres pieuses autres que le tawhîd telles que la prière, la zakât, l’interdiction du vin, etc.

b) (l’ignorant) ne sera pas excusé dans le tawhîd d’adoration (‘ibâda) comme l’invocation (dou’â), le sacrifice, le vœu etc.; car ceci est le fondement de l’islam et de la religion de tous les Messagers. Puis, celui qui ignore cela est soit :

- Un ignorant qui ne sera pas excusé dans ce monde et dans l’au-delà, dans le sens qu’il ira en enfer pour l’éternité qu’ALLAH nous en préserve, et c’est celui à qui la preuve (houjja) a été présentée par le biais du message prophétique. (Il n’est pas excusé pour ignorance), qu’il ait recherché (la vérité) ou qu’il s’en est détournée, qu’il ait compris la houjja/la rissâla ou pas.

- Un ignorant qui sera excusé dans l’au-delà sans pour autant l’être dans ce bas monde, et c’est celui à qui la preuve n’a pas été présentée comme celui qui a grandi dans le lointain désert ou dans les hautes montagnes, ou comme les gens de la fatra (qui n’ont pas reçu de message prophétique), etc. Celui-ci sera traité dans ce bas monde comme les polythéistes (mouchrikîne) ; quant à l’au-delà, son cas revient à ALLAH soubhânnah. Il est plus juste de dire que les gens comme lui seront mis à l’épreuve, Wallâhou a’lam.

Source: http://www.gulfup.com/?onRb8m

Et dans une autre fatwa, sheikh Nasir al-Fahd clarifie sa position sur le udhr bi jahl et nous donne sa position quand à ceux qui voit udhr bi jahl:

Le fils du sheikh Nasir dit:

Le père (terme de respect) Nasir al-Fahd, m’a appelé mercredi.

Je lui ai alors demandé : l'excuse pour cause d'ignorance est -t-elle une innovation (bid'a) Et qu'elle est le jugement de celui qui excuse (l'ignorant)?

Il repondit : oui (l'excuse pour cause d'ignorance) est une innovation (bid'a), mais celui qui excuse l’ignorant n'est pas innovateur (mobtadi'), tant que les fondement sur lesquels il se base (pour justifier l'excuse pour cause d'ignorance) sont les fondements des gens de la sounna et du groupe (Ahlu sounna wal jama'a), celui qui est qualifié d'innovateur est celui qui diverge de l'un des principes majeurs des fondements ou qu'il réunisse en lui plusieurs fondements des innovateurs.

(Puis il me cita plusieurs exemples tiré de propos de certains Imams parmi les Salafs, des propos qui étaient en accord avec certains parmi les innovateurs Jahmites et autres, des propos tenus par les innovateurs et pourtant cela ne les ont pas fait sortie de la sounna; (j'ai oublié les exemples qu'il me donna).)

Je lui ai dit : as-tu vu celui qui rend mécréant pour cela (l'excuse pour cause d'ignorance) [il parle de ceux qui rendent mécréant ceux qui donne l'excuse de l'ignorance.], et argue en utilisant la règle (celui qui ne rend pas le mécréant, mécréant, à alors mécrut).

Il me répondit : il fait erreur; car il exclut le fondement même (de l'utilisation de cette règle) sans prendre en considération les empêchements.

Alors qu'exclure les conditions, les règles de bases, sans prendre en considération les empêchements, fait tomber (puis il cita une parole que je n'ai pas clairement compris, et j'avais honte de lui faire répéter).

Puis la discussion s'est terminé par manque de temps.

Source: https://twitter.com/Mosaab_nasir/sta.../photo/1/large

 

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Published by Sulaymân Abû Mâlik - Le Takfir

Réponse à l’ambiguïté « la majorité du peuple choisira la Sharî’a »

 

Par le sheikh Nasir al-Fahd

 

Il [shaykh Al Fahd] fut questionné : concernant le fait de soumettre la Législation d’Allâh ou la gouvernance par la Sharî’a au vote : ceci est-il considéré comme étant un annulatif de l’Islâm expulsant de la Religion ? Et s’il dit « je sais de manière sûre et certaine ou je suis quasi sûr que la majorité se prononcera au profit du vote du oui » ?

 

Il (qu’Allâh le préserve) répondit : Oui, et ceci est le pouvoir du peuple appelé « la démocratie ». Nous nous désavouons d’elle auprès d’Allâh ainsi que de chaque Tâghût.

 

Et s’il aurait dit que l’ensemble du peuple –non pas la majorité seulement- votera en sa faveur : ceci n’est point valable et ceci n’est point le pouvoir d’Allâh mais il s’agit plutôt du pouvoir du peuple. Ils ne gouvernent pas par elle [la Législation d’Allâh] car Allâh l’a imposé ou car Il l’a légiféré mais plutôt, ils gouvernent par elle car le peuple l’a voulu. Si le peuple aurait voulu autre que la Législation d’Allâh il aurait agit en conséquence.

 

Ainsi, les égarements affiliés au travail islamique dans ce domaine sont nombreux. Il incombe donc de ta part de méditer les propos des kharijites et comment il fut statué de leur déviation de l’Islâm, il fut ordonné de les tuer et ils furent blâmés très sévèrement malgré leurs grandes adorations et leur vénération de l’Islâm, de la Législation d’Allâh et malgré leur objectif tendant vers le bien : quelle est donc la cause de ceci ?

 

C’est parce qu’ils prirent une doctrine issue de leur raison qui n’est point celle du Prophète (sallâ-llâhu `alayhi wa sallam) et de ses Compagnons. Qu’en est-il donc de ceux-là (le peuple) qui ne possèdent point l’adoration, la vénération de la Législation d’Allâh qu’avez ceux-là (kharijites) ?

 

Et ils sont sur le point de faire entrer la mécréance par l’ensemble de ses portes : leur visée du bien sera-t-elle un intercesseur pour eux ?

 

Le propos à ce sujet est long et c’est auprès d’Allâh que l’assistance est recherchée.

 

Shaykh Nâsir Al Fahd (puisse Allâh le raffermir et hâter sa libération)

 

Traduction : L’anse la plus solide

Mai 2014 ~ Rajab 1435

 

Source : الفتاوى الحايرية

 

Source: http://lanse-solide.at.ua/load/fatawa/democratie/reponse_a_l_ambiguite_la_majorite_du_peuple_choisira_la_shari_a/53-1-0-402#sthash.NDDt5dxX.dpuf

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Published by Sulaymân Abû Mâlik - La démocratie et le vote

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Réplique à une ambiguïté murjite

 

La libéralisation de la parole sur le juge en ce qui concerne le jugement par la passion ou par le pot-de-vin

 

 Parle sheikh Nasir al-Fahd

 

Il [shaykh Al Fahd] fut questionné : parmi la division connue du jugement par autre que ce que Allâh a révélé, figure le juge lorsqu’il se conforme au jugement d’Allâh extérieurement et intérieurement mais qu’il délivre un jugement par passion, par désir dans une affaire donnée, et ce, une fois ou deux fois comme il est connu, il ne mécroit pas, telle est la doctrine des prédécesseurs. Ceci est-il correct ? Et quel est le statut de celui qui lâche le verdict de mécréance sur lui dans les affaires minimes [dans lesquelles il aura délaissé le jugement par la Loi d’Allâh par passion, etc.] ?

 

Il (qu’Allâh le préserve) répondit : cette question est confuse pour de nombreux frères au point que les murjites [soient parvenus] à avoir une emprise sur eux. De là, il y a le débat dans l’audio[1] entre : « (…) et l’autre d’entre ceux qui voient la mécréance de celui qui juge par autre que ce que Allâh a révélé, il lui demanda (…) s’il juge dans une seule affaire ? » Alors il répondit : « il ne devient pas mécréant. » Il dit : « et dans deux affaires ? » Il lui dit : « il ne mécroit pas. » Et il poursuivit en ajoutant petit à petit[2] jusqu’à l’embarrasser, il lui dit : « donne-moi le nombre suite auquel il atteint la mécréance. » Il ne parvint pas à répondre. Et les murjites comptèrent ce propos [comme étant un] coup fatal, décisif ! Alors qu’il est mauvais et faux.

 

Et la libéralisation de la parole est que le juge dans une telle situation est de deux sortes : 

 

Le premier : celui dont sa référence est la Législation d’Allâh dans l’ensemble de ses affaires mais il aura jugé dans quelques affaires par sa passion et non par la Législation d’Allâh. Ce qui signifie qu’il s’en serait pris à l’intégrité des témoins par exemple alors qu’ils sont honnêtes ou aurait douté d’une condition existante ou aurait évoqué un empêchement non-existant, et ce qui ressemble à cela. Ainsi, ses égards (considérations) envers le jugement sont tous, en apparence, la Législation d’Allâh et leur intérieur est la passion : celui-ci est donc un désobéissant ayant commis un péché majeur et sa désobéissance augmente en fonction des affaires qu’il aura jugé, minimes ou nombreuses soient-elles. Par contre, il ne devient pas mécréant tant que son jugement se fait par le biais de la Législation d’Allâh, et ce, même s’il est injuste et que proviendrait de lui également le fait de retarder le jugement dans certaines affaires, comme le fait qu’il délaisse la condamnation de l’un de ses proches, de celui qui l’aura acheté par de l’argent (bien)[3] et ce qui ressemble à cela. Celui-là est un injuste ayant commis un péché majeur mais il ne devient pas mécréant car son acte constitue une désobéissance (délaissement du jugement d’Allâh) et n’est pas un jugement par la législation du Tâghût [et par] d’autres lois.

 

Ainsi, il y a une différence entre celui qui délaisse le jugement par ce que Allâh a révélé dans des affaires et celui qui juge par autre que ce que Allâh a révélé dans des affaires.

 

Le second : celui dont sa référence est la Législation d’Allâh dans l’ensemble de ses affaires mais il aura jugé dans une affaire en se tournant vers le Tâghût tel qu’il juge, par exemple, pour le vol par la loi française, pour la fornication par une autre loi et ce qui est similaire à cela. Celui-ci devient mécréant même s’il n’aurait jugé [par autre que ce que Allâh a révélé] que dans une seule affaire uniquement, cela, car il aura jugé par le Tâghût [et non par la Législation d’Allâh].

 

Si tu as pris connaissance de la différence entre les deux affaires, la réponse à l’ambiguïté des murjites te sera claire.

 

Et Allâh demeure le Plus Savant.

 

 

 

Shaykh Nâsir Al Fahd (puisse Allâh le raffermir et hâter sa libération)

 

 

Traduction : L’anse la plus solide

Rajab 1435 ~ Mai 2014

 

Source : الفتاوى الحايرية

 

 

 

 

[1] Ndt : le shaykh fait référence à un audio précis dans lequel il y aura eu un débat quant à la question du juge qui juge par autre que ce que Allâh a révélé dans des affaires, devient-il mécréant ou non. Aucune précision n’est donnée à son sujet mis à part cette citation qu’il en fait afin de répondre au questionneur et afin d’apporter une réplique, par la même occasion, à cette ambiguïté murjite.

 

[2] Ndt : ce qui signifie que la personne a continué dans ses interrogations telles que suit : « et dans trois affaires ? », « et dans quatre affaires ? », « et dans cinq affaires ? », etc. Il obtenait toujours la même réponse : « il ne devient pas mécréant. »

 

[3] Ndt : qui lui aura versé un pot-de-vin.

 

Source: http://lanse-solide.at.ua/load/fatawa/questions_liees_a_la_foi_al_iman_et_a_la_mecreance_al_kufr/replique_a_une_ambiguite_murjite_liberalisation_de_la_parole_sur_le_juge_en_ce_qui_concerne_le_jugement_par_la_passion_ou_par_le_pot_de_vin/47-1-0-405#sthash.1kBqzE7z.dpuf

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Published by Sulaymân Abû Mâlik - Le Tawhid d'Allah dans le jugement

Le statut de celui qui dit « Ô Messager d’Allâh invoque Allâh de me pardonner »

Il [shaykh Al Fahd] fut questionné : quel est le statut de celui qui dit « Ô Messager d’Allâh, invoque Allâh de me pardonner » ?  Est-ce que ceci est telle cette parole « Ô Messager d’Allâh, intercède pour moi » ? Et quel est le statut de celui qui dit que cette parole est une innovation et non une association majeure ?

Il (qu’Allâh le préserve) répondit : cette question comporte un détail et se divise en deux :

1/ s’il l’invoque par cette invocation en étant loin de sa tombe, ceci constitue une association majeure sans aucun doute à son sujet car ceci ne comporte aucune ambiguïté.

2/ S’il l’invoque près de sa tombe, ceci se divise également en deux :

A- qu’il lui demande la guérison, ou la pluie ou le secours et ce qui ressemble à cela, ceci constitue une association majeure également.

B- Qu’il dise « invoque Allâh pour moi » ou « intercède pour moi auprès d’Allâh », ceci fait partie d’une seule et même catégorie et les gens de science à son propos tiennent deux paroles :

1.      Les imâms du prêche voient cela comme étant une association majeure de part la catégorie de l’association [qui avait été commise par les] Quraysh : « Ceux-ci sont nos intercesseurs auprès d'Allâh »[1], « … que pour qu'ils nous rapprochent davantage d'Allâh »[2].

2.      Et parmi [les savants contemporains] figure celui qui  voit (cette invocation) comme étant une innovation blâmable et un prétexte à l’association mais ne constitue pas une mécréance car ils [les auteurs de cela] ont une ambiguïté qui est le fait qu’il (le Prophète –sallâ-llâhu `alayhi wa sallam) vive dans sa tombe, qu’il entende le salut de celui qui le salue et ce qui ressemble à cela. Ainsi, pour eux, ils n’invoquent pas un absent, ni un inapte et ils ne l’invoquent par aucuns des Attributs de la seigneurie [d’Allâh] tels l’aide, la guérison et ce qui leur est similaire. Ainsi, il est comme s’il lui demandait une invocation de son [au Prophète –sallâ-llâhu `alayhi wa salam] vivant, et ceci ne constitue point une association par le consensus. Et il est actuellement vivant dans sa tombe. Voici donc leur ambiguïté.
 
Et ce qui est le plus juste pour moi est que cela constitue de l’association majeure [expulsant son auteur de l’islâm] mais il est excusé, dans cette affaire, par l’ignorance et la mauvaise interprétation à cause de leur forte ambiguïté ici.

Et Allâh demeure le Plus Savant.

Shaykh Nâsir Al Fahd (puisse Allâh le raffermir et hâter sa libéartion)

Traduction : L’anse la plus solide

Rajab 1435 ~ Mai 2014

Source : الفتاوى الحايرية

[1] Sourate Yûnus (10), 18.
[2] Sourate Az-Zumar (39), 3.

Source: http://lanse-solide.at.ua/load/le_statut_de_celui_qui_dit_o_messager_d_allah_invoque_allah_de_me_pardonner/47-1-0-403#sthash.DijLEpKT.dpuf

Modeste commentaire:

Dans ce qui a précédé, nous avons vu le statut de l'acte et des acteurs d'une manière général. Il reste à préciser que parfois, certaines personnes peuvent être excusées, malgré que l'acte en soit qualifié de Shirk Akbar, non pas en raison du fait qu'il soit possible de considérer une personne comme adoratrice d'Allah et adoratrice d'autre qu'Allah dans le même moment, ou encore que le Shirk et le Tawhid se soient réunis en cette même personne !

Loin de la, mais tout simplement car dans certains cas bien restreint, le fait de croire que des preuves du Qor'an et la Sunnah affirme que telle ou telle chose soit une cause de bien ou pour repousser un mal, alors que ce n'est pas le cas, empêche de qualifier la personne en particulier d'avoir réellement commis du Shirk. Car la réelle cause légale pour laquelle cet acte a reçu le statut de Shirk est absente.

De ce fait, nous continuons à qualifier l'acte de Shirk dans l'absolu en vue de mettre en garde les gens. Mais nous ne pouvons en qualifier l'auteur car ce dernier n'en n'a pas réellement été coupable. Et ce en raison de l'absence d'un facteur donné, sans lequel le Manât ne peut se former. Et que nous verrons in chaa Allah dans les prochaines citations.

Et ici, on ne parle pas des cas de Shirk explicite, mais bien des actes et paroles qui dans une grande généralité des cas peuvent être du Shirk Akbar, mais qui dans d'autres minimes ne le sont pas. 

Dans ce cas, s'il nous apparaît avec évidence, que l'individu qui en est coupable, présente les critères des cas minimes, nous statuerons en conséquence. 

Et ce dans le seul cas, ou il nous apparaît que cette personne est réellement excusée.

Plus de détails viendront ultérieurement in chaâ Allah, je tenais simplement à faire cette remarque qui me semble importante.

Et Allah Demeure Le Plus Savant.
 

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Published by Sulaymân Abû Mâlik - at Tawhid (L'unicité d'Allah)

Question 30 

 

On le [sheykh Nasir al-Fahd]questionna : il y a des gens qui disent que le fait d’entrer au Parlement n’est pas en soi de la mécréance car il est possible d’y entrer sans commettre de koufr.

 

Il répondit qu’ALLAH le préserve : ce n’est pas possible puisque le parlement est un conseil législatif et y adhérer fait de vous un législateur en dehors d’ALLAH soubhânnah. Il faut également jurer que l’on respectera la constitution. Comment est-ce donc possible d’y entrer sans commettre aucune forme de mécréance ?!

 

Source: http://www.gulfup.com/?onRb8m

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Published by Sulaymân Abû Mâlik - La démocratie et le vote

بسم الله الرحمن الرحيم        

Il [shaykh Al Fahd] fut questionné : Quelle est la signification de la démocratie ? Et quelle est la différence entre elle et la Shûrâ [conseil consultatif] ? Et quelle est le statut de l’entrée au parlement ?

Il répondit, qu’Allâh le préserve : La démocratie est le pouvoir (commandement) du peuple, elle signifie que le fait de légiférer, de rendre licite et illicite appartient au peuple lui-même. Avant, elle se trouvait en Grèce, avant Jésus-Christ, puis elle se développa après la révolution anglaise, puis française jusqu’à parvenir à ce à quoi elle est parvenue.

Elle est une mécréance claire car le pouvoir (commandement) appartient à Allâh (Glorifié soit-Il) et Il a nul associé comme le Très-Haut l’a dit : et Il n'associe personne à Son commandement.[1]

La démocratie se différencie de la Shûrâ plus que ne se différencie la fornication du mariage, et cela sous tous les aspects :

Premièrement : la Shûrâ a lieu concernant les affaires demandant des efforts de réflexion au sujet desquelles, il n’y a pas de Textes clairs les concernant. Par contre, lorsque le statut (sentence) concernant [une affaire] est clair : il n’y a pas de Shûrâ la concernant. Alors que la démocratie concerne toute chose sans exception.

Deuxièmement : la Shûrâ est réservée à un groupe « Ahl Al Hall wa Al `Aqd » connus pour l’équité, la vertu et la religiosité. Alors que la démocratie est réservée à un groupe élu par le peuple selon leurs passions, selon ce sur quoi sont basés leurs intérêts et ce, même s’ils [les élus] font partie des gens les plus dépravés.

Troisièmement : d’après ce qui est correct, le pouvoir de la Shûrâ n’est point astreignant, ainsi, le gouverneur juste n’oblige pas à ce qu’on se rallie à lui lorsqu’il voit que l’intérêt (bénéfice) se trouve dans ce qui lui est opposé. Alors que la démocratie est astreignante.

Quatrièmement : dans la Shûrâ, ils ne promulguent pas des sentences (décisions) et des lois imposées aux gens alors que dans la démocratie, ils promulguent cela.

Il y a d’autres différences encore. Il y a des livres ne comportant aucun mal traitant de cette question auxquels il serait bon de se référer.

Quant à l’entrée au parlement cela est une grande abomination et cela, sous tous les aspects :

A/ cela comporte une approbation du pouvoir (commandement) du peuple car le parlement est l’assemblée législative qui promulgue les lois, ainsi, par son entrée en son sein, il installe un juge en dehors d’Allâh, et ceci est mécréance. Et si par exemple, les islamo[-démocrates] prennent le contrôle du parlement et qu’ils instaurent une constitution islamique, ceci n’est point le pouvoir (commandement) d’Allâh mais il s’agit plutôt du pouvoir (commandement) du peuple. C’est pour cela que si les parlementaires changent, de fait, les lois changent, et ainsi de suite. Ceci ne constitue point la gouvernance par la Sharî’a. La Sharî’a gouverne par la force et quiconque la rejette parmi le peuple est frappé par l’épée et est jeté aux ordures et on ne regarde point le nombre d’électeurs, d’approbateurs et d’opposants.

B/ Il est indispensable à celui qui intègre le parlement de prêter serment de respecter la constitution. Le fondement de la constitution étant la mécréance. Elle comporte des mécréances indénombrables et son respect constitue une mécréance : qu’en est-il donc de prêter serment pour cela ?!

C/ Ceux qu’ils dénomment les « islamo[-démocrates] » font des concessions sur de nombreuses choses dans le but de parvenir au parlement, ensuite, ils ne réalisent pas une seule partie de ce qu’ils avancèrent parmi les concessions. Regarde donc notre contexte d’aujourd’hui, tu apprendras très bien cela.

Et du shaykh Ahmad Shâkir (qu’Allâh lui fasse miséricorde) dans « `Umdat at-tafsîr » à Sa Parole au Très-Haut : Et consulte-les à propos des affaires[2], c’est un très beau discours [le tafsîr du shaykh] dans la comparaison entre la démocratie et la Shûrâ, ainsi qu’une réplique à quiconque place la démocratie comme faisant partie de la Shûrâ, à quiconque invite aux élections : réfères-y-toi car ce sont des paroles écrites avec de l’or.
 
Shaykh Nâsir Al Fahd (puisse Allâh le raffermir et hâter sa libération)

Traduction : L’anse la plus solide

Rajab 1435 ~ Mai 2014

Source : الفتاوى الحايرية

http://lanse-solide.at.ua/load/quelle_est_la_signification_de_la_democratie_et_quelle_est_la_difference_entre_elle_et_la_shura_conseil_consultatif/53-1-0-401 

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Published by Sulaymân Abû Mâlik - La démocratie et le vote

Le Minhaj (Voie) de Ahlou Sounna wa-l-Jama'a ce qui veut dire la voie de la Sounna et du Concensus, ou bien le minhaj des Salaf-Sâlih la voie des pieux prédécesseurs, tout cela revient au même c'est la voie à laquelle nous restons ferme, cette voie c'est celle du Prophète sala Allahu alayhi was Salam.

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