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Al iltizam désigne l'acceptation d'une chose donnée en acceptant toute forme de responsabilité de la part de l'objet de cet iltizam et ce quel qu’il soit et quelques soit le domaine. Ainsi l'iltizam de l'obéissance du messager   désigne le fait d'accepter ses ordres et interdits et ce quel qu’ils soient sans manifester la moindre opposition et de lui reconnaitre donc ce droit d'être obéis quelques soit ses ordres. Comme dit Allah dans le Qor'an " Et la parole des croyants lorsqu'ils sont appelés a ce qu'Allah et Son Messager jugent entre eux n'est autre que de dire " nous avons entendu et obéis ". C'est à dire quelques soient les ordres d'Allah nous seront convaincu de leur véracité et bienfait et nous les acceptons. Ainsi celui qui reconnait cela a Allah et Son Messager   aura été croyant en Allah et Son Messager  et cette reconnaissance est l'une des formes d'adoration les plus manifestes et les plus importantes, et de ce fait celui qui reconnait ce droit a une tiers personne ou quoique ce soit d'autres crus en cet être et lui aura manifesté l'une des formes de croyance les plus manifestes et l'aura respectés comme on respecte Allah et Sa Législation et ses Messagers. 

 

Certains disent : Lorsqu’un homme est « Moultazim », c'est-à-dire qu’il adopte dans son cœur la Loi d’Allah, il est musulman même si, physiquement, il désigne un autre qu’Allah comme source de Loi à laquelle il faut obéir, ou qu’il fait serment de ne jamais désobéir à la loi du Tâghoût et à la constitution forgée ; ou qu’il invalide tous les verdicts rendus par des juges musulmans basés sur la Loi d’Allah et impose de ne se référer qu’à la loi du Tâghoût, et considère que seul ce que la Loi du Tâghoût dénonce comme un crime sera considéré comme un crime, que seul ce que la Loi du Tâghoût interdit de commettre sera interdit, et que seul ce qu’exige la loi du Tâghoût sera exigé.

 

Sache, qu’Allah te fasse miséricorde, qu’Allah s’est adressé aux hommes et au Djinn par le biais de ses messagers, qu’Il envoya avec un discours incluant deux choses :

 

Des renseignements.

 

Des commandements.

 

Et l’homme n’a pas de Foi tant qu’il n’a pas cru en tous les renseignements qui lui parviennent comme venant du messager d’Allah, et qu’il ne s’est pas engagé à obéir à tous les commandements qui lui parviennent comme venant du messager d’Allah.

 

Ibn Taymiya dit dans Sârim Al Masloûl page 519 :

 

« La Foi, bien qu’elle soit composée de la confession, ce n’est pourtant pas le simple fait de confesser la vérité, c’est aussi l’acceptation et la sérénité. Ceci car la confession est en rapport avec les renseignements uniquement, alors que les commandements, eux, ne sont pas concerné par la confession vu qu’il s’agit de commandement. Et la parole d’Allah est composée de renseignements et de commandements : on répond aux renseignements par la confession, et on répond aux commandements par la docilité et la soumission qui sont l’acte du cœur : c’est l’assemblement de la soumission et la docilité aux commandements. Et même si on ne pratique pas physiquement ce commandement ; à partir du moment où les renseignements sont acceptés par confession et que les ordres sont acceptés par soumission : la base de la Foi est alors établis dans le cœur, qui est la sérénité et l’acceptation. » Fin de citation.

 

Donc, avoir Foi en la Loi d’Allah, ce n’est pas le simple fait d’avouer que cette Loi vient d’Allah, et d’avouer que c’est la meilleure des lois ; et d’avouer qu’il est interdit de l’abandonner… Rien de tout ceci ne fait naitre la Foi dans le cœur, tant que ce n’est pas accompagné de la soumission et à la docilité du cœur : Il faut s’engager à obéir, même s’il arrive de ne pas accomplir ce vœu d’obéissance ; par incapacité physique ; tant que la volonté d’obéir et l’amour des commandements sont encrés dans le cœur.

Ceci est un fondement authentique, qui est que la racine de la Foi se trouve dans le cœur et non sur le corps. Mais les hérétiques jouent sur cela et prétendent que cette Foi du cœur n’a pas forcément d’effet sur le corps, et que donc il est possible qu’un homme ait Foi dans son cœur même s’il ne pratique rien du tout de son corps. Pire encore, ils disent que même lorsqu’on adhère à une autre Loi que celle d’Allah et qu’on s’engage à s’y soumettre et à ne pas y désobéir, cela ne contredis pas la soumission à la Loi d’Allah dans le cœur ; et qu’il est possible de s’engager à la fois à la Loi d’Allah et à la loi du Tâghoût !

 

Et leur argument pour dire cela, c’est le passage précité où Ibn Taymiya a dit :

 

« Et même si on ne pratique pas physiquement ce commandement ; à partir du moment où les renseignements sont accepté par confession et que les ordres sont accepté par soumission : la base de la Foi est alors établis dans le cœur, qui est la sérénité et l’acceptation. »

 

Ils font donc croire que, selon Ibn Taymiya, il est possible d’avoir la racine de la Foi dans le cœur, tout en ne pratiquant rien de son corps, et pire encore : même si physiquement on s’engage à obéir à un autre qu’Allah et qu’on décrète l’obligation d’obéir à la Loi du Tâghoût et l’interdiction d’y désobéir !

 

Et quel mensonge à l’encontre d’Ibn Taymiya !

 

Ibn Taymiya déduit que la Foi du cœur et la pratique du corps sont indissociables chez tout être physiquement capable de pratiquer.

 

Voici les citations où Ibn Taymiya confirme ce principe :

 

 Majmou’ fatawa 7/188

 

« La volonté totale réunie avec la capacité physique ne peuvent être séparés de l’action : Il est en effet impossible qu’un homme aime Allah et Son messager, et désir ce qu’Allah et Son messager aiment -d’une volonté ferme, en étant capable de l’accomplir-  puis ne le fait pas. Lorsque l’homme ne déclare pas sa Foi alors qu’il en est capable, cela prouve qu’il n’y a pas, dans son cœur, cette Foi obligatoire qu’Allah a exigé de lui. » Fin de citation.

 

Majmoû‘ Fatâwâ 7/221 :

 

« Et le Coran expose que la Foi du cœur est relativement inséparable de la pratique du corps ; comme dans le verset où Allah dit « 47] Et ils disent: "Nous croyons en Allah et au messager et nous obéissons". Puis après cela, une partie d'entre eux fait volte-face. Ce ne sont point ceux-là les croyants.  [48] Et quand on les appelle vers Allah et Son messager pour que celui-ci juge parmi eux, voilà que quelques-uns d'entre eux s'éloignent.  [49] Mais s'ils ont le droit en leur faveur, ils viennent à lui, soumis. » Jusqu’à ce qu’Allah dise « La seule parole des croyants, quand on les appelle vers Allah et Son messager, pour que celui-ci juge parmi eux, est: "Nous avons entendu et nous avons obéi". Et voilà ceux qui réussissent. » Allah a donc nié la Foi de quiconque renonce à l’obéissance envers le messager, et annonça que lorsque les croyants sont incité au recours à Allah et Son messager pour trancher de leur litige, ils écoutent et obéissent, et Il exposa que ceci est l’effet provoqué par la Foi. »

 

Regarde comme ici, Ibn Taymiya considéra que se soumettre de son corps au jugement d’Allah et de Son messager est inséparable de la Foi. Et il parle bien de l’acte du corps et non l’acte du cœur, car l’acte du cœur n’est pas un effet de la Foi mais bien un composant de la base de la Foi ; ce sont les actes du corps qui en sont l’effet inséparable.

 

Majmoû‘ Fatâwâ 7/526 :

 

« Quiconque admet que le Messager dit la vérité, mais le déteste, fait rupture avec lui de son cœur et de son corps, il est catégoriquement et forcément mécréant. Et s’ils [les Mourji’a] incluent les actes du cœur dans la Foi [sans les actes extérieurs] alors ils se trompent également, car il est impossible que la foi s’établisse dans le cœur sans mouvement du corps. »

 

Majmoû‘ Fatâwâ 7/582 :

 

« Lorsque la pratique des actes obligatoires extérieurs diminue, c’est à cause d’une diminution de Foi dans le cœur. En effet, on ne peut imaginer que la Foi obligatoire du cœur soit parfaite alors que les actes obligatoires extérieurs sont absents. Au contraire, lorsque l’un est parfait, cela cause la perfection de l’autre. De même, la diminution de l’un a pour effet la diminution de l’autre, vu que considérer une Foi valable dans le cœur sans parole ni acte extérieur, c’est comme considérer une cause valable sans effet, ou une cause valable sans conséquence, et c’est impossible…»

 

Majmoû‘ Fatâwâ  7/611 :

 

« Et il est impossible qu’un homme ait une Foi affirmée dans son cœur qu’Allah lui a imposé là prière, la Zakât, le jeûne et le Hajj, et qu’il vive son existence sans se prosterner du tout, ni jeûner un Ramadan, ni donner une seul Zakât, ni faire un seul pèlerinage, ceci est impossible et ne provient qu’avec l’hypocrisie du cœur et la perfidie (Zandaqa) et non pas avec un Foi valable, ce pourquoi Allah soubhânah a décrit ceux qui refusent de se prosterner parmi les mécréants « Le jour où un tibia sera découvert et qu’on les invitera à se prosterner, mais ils ne le pourront pas… » Sourate 68 versets 42, 43. » »

 

Majmoû‘ Fatâwâ  7/615, 616 :

 

« Il est normalement inimaginable qu’un homme ait Foi, dans son cœur, qu’Allah exige de lui d’accomplir la prière, d’admettre cela et d’adopter la Loi du prophète, qu’Allah le bénisse et le salue, ainsi que ses enseignements, puis qu’ensuite le détenteur d’autorité lui ordonne de prier, et qu’il refuse d’obéir jusqu’à ce qu’il soit exécuté ; tout en ayant en même temps la Foi dans le cœur ?! Une telle personne ne peut être que mécréante ! Et s’il dit « J’admet qu’elle est obligatoire, sauf que je ne la fait pas » cette prétention ainsi dite, n’est autre qu’un mensonge de sa part ; tout comme lorsque quelqu’un prend un Coran et le jette dans les ordures puis il prétend « Je suis témoins que ce qui s’y trouve est la parole d’Allah » ou qu’il tue un prophète puis dit « Je suis témoins que cet homme est le messager d’Allah » et  les actes comme ça, qui invalident la Foi du cœur. Lorsqu’un homme dit « J’ai la Foi dans mon cœur » dans ces situations semblables ; c’est un menteur de part ce qu’il a exprimé comme propos. 

 

Ce sujet, il convient d’y réfléchir : celui qui connait ce lien qu’il existe entre le corps et le cœur, alors toutes les ambigüités à ce sujet cesseront, et il saura alors que les juristes qui furent d’avis que celui qui avoue l’obligation [de la prière] et refuse de la pratiquer ne doit pas être condamné à mort, ou alors qu’il doit l’être mais en tant que musulman et [non en tant qu’apostat ;] ces juristes là sont imprégnés des mêmes ambigüités que les Mourji’a et les Jahmiya, et des mêmes ambiguïtés que ceux qui disent que la volonté ferme accompagnée de la capacité totale ne cause aucun acte. C’est pour ça que les juristes qui refusent de le condamner à mort ont basé leur avis sur leur tendance, concernant la question de la Foi, qui est que les actes ne font pas partie de la Foi. Et comme nous l’avons déjà dit : La « race » des actes est inséparable de la Foi du cœur. Or, une Foi valide dans le cœur sans actes apparents sur le corps est une chose impossible ;  même si on dit que les actes apparents sont un effet de la Foi ou une partie de la Foi ; c’est la même chose ; comme nous l’avons expliqué précédemment. »

 

Majmoû‘ Al Fatâwâ 22/49 :

 

 « Celui qui l’abandonne [la prière] constamment jusqu’à ce qu’il meurt sans se prosterner du tout pour Allah ; celui-là ne peut en aucun cas être un musulman qui admet qu’elle est obligatoire. Car avoir conviction de l’obligation, et avoir conviction que celui qui l’abandonne mérite la peine de mort : ceci motivera parfaitement à l’accomplir ; et la motivation réunie à la capacité physique implique la présence de ce qu’on est capable de faire. S’il est capable de la faire, et ne la fait pas du tout : on saura alors qu’il n’a aucune motivation. Et la conviction totale que celui qui abandonne la prière sera châtié pousse à la pratiquer. Cela dit, il se peut que, parfois, certaines choses lui font obstacle, ce qui l’amène à la retarder et à abandonner certaines obligations dans la prière, ou de l’abandonner de temps en temps. Mais pour ce qui est de celui qui l’abandonne constamment et ne prie pas du tout, et meurt ainsi, celui-là n’est pas musulman. »

 

Après ces citations, (et il y a encore d’autres passages qui confirment ce fondement) nous apprenons qu’Ibn Taymiya considère impossible d’avoir une Foi correcte dans le cœur sans qu’il n’y ait de suivit du corps, par la pratique extérieure, lorsqu’on a la capacité physique de le faire. Ceci car il considère la Foi du cœur comme une cause provoquant la pratique ; et, par conséquent, considère que la Foi du cœur et la pratique du corps sont indissociables. De même, celui qui ne pratique rien de son corps alors qu’il en est capable, n’a forcément aucune Foi dans le cœur.

 

Et regarde dans la 6ième citation ! Comme il considéra même que les juristes qui sont d’avis qu’un homme qui refuse de prier jusqu’à ce qu’il soit condamné à mort à cause de cela, reste musulman et sera traité comme un musulman après son exécution : ils sont imprégnés de l’hérésie des Jahmiya !  Ibn Taymiya considère donc bel et bien que ; lorsqu’un homme s’engage à pratiquer la prière, il est impossible qu’il refuse de prier physiquement même lorsqu’on l’y force ! Et il ne dit pas ceci uniquement pour la prière, mais même pour la Zakât, le jeûne, et le Hajj comme nous l’avons vu, ainsi que l’obéissance physique au jugement du messager d’Allah lors des litiges !

 

Alors comment dire qu’Ibn Taymiya juge musulman celui qui refuse d’obéir à la Loi d’Allah extérieurement, et qu’il puisse se soumettre à Sa Loi dans le cœur ?!

 

Quant à ceux qui prétendent que la Foi du cœur peut exister sans provoquer la pratique du corps même lorsqu’on est capable de pratiquer ; ils sont mécréants, comme l’ont noté plusieurs salafs, comme l’Imam Ahmad, l’imam Al Houmaydî, et Ibn Jarrâh ; qu’Allah les agrée ; Ibn Taymiya dit dans Majmoû‘ Fatâwâ volume 7/209 :

 

« Hanbal a dit : Al Houmayyidî nous a raconté : J’ai appris qu’il y a des gens qui disent : Celui qui reconnait la prière, la Zakât, le jeûne, le pèlerinage puis ne pratique rien de cela jusqu’à sa mort, ou bien prie dos à la Qibla toute sa vie jusqu’à sa mort, c’est un croyant qui a une faible Foi tant qu’il ne renie pas et qu’il sait que sa foi réside dans l’abandons de cela, et qu’il reconnait les obligation et la prière vers la Qibla ! Je dis : ceci est la mécréance évidente, et cela contredit livre d’Allah, la sounna de Son messager et les savants musulmans. Allah a dit « Et on ne leur a ordonné que d’adorer Allah, en Lui vouant la religion pure… » Et Hanbal dit « J’ai entendu Abou ‘Abdilleh Ahmad Ibn Hanbal dire « Celui qui a dit ça a mécru en Allah, a rejeté son commandement et l’enseignement du messager. »

 

On voit ici qu’Ibn Taymiya n’applique pas ce principe uniquement pour la question de la prière, mais bien sur toute ordre de l’Islam ou tout acte annulant catégoriquement la mécréance du cœur. Et ainsi, celui qui dit « Je témoigne que le Coran est la vérité et que Sa Loi est la plus juste, et j’accepte d’y obéir et je m’y engage, mais je ne l’applique pas, seul ma loi prime dans mon pays, le jugement d’Allah n’est pas reconnu dans mes tribunaux et seul les sentences données selon ma lois sont valables, et seul ce que ma loi interdit sera un crime » : celui qui prétend pouvoir stipuler ces choses là tout en étant croyant dans son cœur, c’est un menteur.

La Race des actes (Jins Al A’mâl) est une expression qui désigne le minimum de l’acte pour pouvoir concrétiser la Foi en Allah et Son messager. Comme vous pouvez le constater : ce n’est pas Safar Al Hawalî qui a inventé cette expression ; comme le prétendent les pseudo salafis !

Ici, Ibn Taymiya déduit une règle générale qui n’est pas valable uniquement pour la question de la prière, mais pour toute chose dans l’Islam, et c’est cette règle générale qui lui sert d‘argument sur la question de la prière, et la preuve que cette règle n’est pas exclusive à la prière, c’est qu’Ibn Taymiya l’a utilisé aussi concernant le fait de prononcer l’attestation de la Foi 7/188 et le fait d’obéir physiquement au jugement du messager lors des litiges 7/221.

 

Et ainsi, nous savons que, lorsqu’Ibn Taymiya disait :

 

 « Et même si on ne pratique pas physiquement ce commandement ; à partir du moment où les renseignements sont accepté par confession et que les ordres sont accepté par soumission : la base de la Foi est alors établis dans le cœur, qui est la sérénité et l’acceptation. »

 

Il parle de celui qui n’a pas la capacité physique d’agir : celui-ci possède la Foi à partir du moment où, dans son cœur, il désir obéir à Allah et s’y engage.

 

Et ce fondement,  Ibn Taymiya l’applique également sur le principe de l’Islam qui est de prendre Allah et Son messager pour seul référence législative, et judiciaire lors des litiges :

 

Ibn Taymiya dit dans Minhaj Sounnat An-Nabawiyya 5 /130, 131 :

 

 « Et Allah a ordonné à tous les musulmans de reporter leurs désaccords à Allah et Son messager, comme Allah le dit « Ô vous qui avez cru obéissez à Allah, obéissez à son messager et à ceux qui détiennent l’autorité parmi vous , puis, si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez-le à Allah et au Messager, si vous croyez en Allah et au Jour dernier. Ce sera bien mieux et de meilleure interprétation (et aboutissement). » (Sourate4 Verset 59), Et Allah dit « Non!... Par ton Seigneur! Ils ne seront pas croyants aussi longtemps qu’ils ne t’auront demandé de juger de leurs disputes et qu’ils n’auront éprouvé nulle angoisse pour ce que tu auras décidé, et qu’ils se soumettent complètement [à ta sentence] » (sourate 4 verset 65.) Quiconque ne s’engage pas à prendre pour juge Allah et Son messager dans leurs disputes, Allah a juré par Lui-même qu’Il n’a pas de Foi. Par contre, celui qui adopte la loi d’Allah et du messager intérieurement et extérieurement, mais désobéit et suit sa passion, c’est celui là qui est à classé avec ses semblables parmi les pécheurs. Et ce verset est l’un des arguments des khawârij pour juger mécréant les dirigeants qui ne jugent pas selon ce qu’Allah a révélé, et prétendent que leur dogme est le jugement d’Allah. Il serait vraiment long de mentionner ce que les gens ont dit à ce sujet, et ce que j’ai relaté est prouvé par le contexte du verset. Ce que l’on veut dire : C’est que le faite de juger avec justice est une obligation absolue, en tout lieu à toute époque, pour tout le monde et envers tout le monde. De même, juger par la loi qu’Allah a révélé à Son messager est la justice spécifique, et la plus parfaite forme de justice et la meilleure. Juger par elle est obligatoire pour le prophète salla llahou ‘alayhi wa sallam ainsi que pour tout ceux qui le suivent, quant à celui qui n’adopte pas le jugement d’Allah et de son messager c’est un mécréant. » Fin de citation.

 

Alors, est ce qu’Ibn Taymiya considère qu’il est suffisant d’accepter dans le cœur, que seul Allah et Son messager doivent être la référence du jugement, même sans pratique extérieure ? Ou bien a-t-il dit : intérieurement et extérieurement ?

 

Est-ce qu’Ibn Taymiya entend par l’Iltizâm le simple fait d’admettre l’obligation des rites dans son cœur ?

 

Voici une citation d’Ibn Taymiya, où il nous explique ce qu’il entend par « L’iltizâm » mais que nos opposants utilisent à leur avantage dans Majmoû’ Al Fatâwâ 28/502, 503 :

 

« Louange à Allah, tous groupe refusant d’adopter un seul rite des rites de l’Islam évidents et avérés, que ce soit ce peuple [des Tatars] ou quelque peuple que ce soit : il est obligatoire de les combattre jusqu’à ce qu’ils adoptent les rites de l’Islam ; même s’ils prononcent les deux attestations et qu’ils adoptes certains rites. C’est comme ça que fit Abou Bakr le véridique, et les compagnons qu’Allah les agrée, avec ceux qui refusèrent de donner la Zakât. Ainsi, les juristes se sont ensuite unanimement entendu sur cela, après le débat qu’il y eu à ce sujet entre ‘Omar et Abou Bakr, qu’Allah les agrée. Les compagnons –qu’Allah les agrée- se sont tous entendu de lutter pour les droits de l’Islam, se conforment ainsi à l’enseignement du Coran et de la Sounna. Ainsi le confirme le Hadîth du prophète sur les Khawârij, sous  dix aspects ; il les y décrivit comme étant les pires créatures de toute la création ; malgré qu’il le décrit en disant  « Vous serez impressionné par leurs prières et leurs jeûnes, au point d’avoir honte de vos prières et vos jeûnes. » Nous savons à partir de là que le simple fait de se réfugier derrière l’Islam sans adopter ses rites ne met pas fin à leur combat. Les combattre reste obligatoire jusqu’à ce que l’obéissance ne soit vouée qu’à Allah uniquement et que le fléau [de la mécréance] soit évincé. Or, à partir du moment où l’obéissance est vouée à un autre qu’Allah ; alors il devient obligatoire de combattre contre cela. Dès lors, quelque soit le groupe qui refuse de célébrer certaines prières obligatoires, ou le jeûne, ou le pèlerinage, ou refuse d’adopter l’interdiction du sang, des biens sacrés des gens, du vin, de la fornication, des jeux de hasard, ou du mariage des femmes qu’il est illicite d’épouser, ou refuse d’adopter la lutte contre les impies, et de leur extirpé la dime aux juifs et aux chrétiens, ou autres exigences ou interdictions religieuses ; pour lesquels il n’existe nul excuse de les rejeter ou de les abandonner, ces rites dont quiconque en conteste le caractère obligatoire devient mécréant. Certes, le groupe qui refuse de s’y soumettre doit être combattu pour cela même s’il  admet qu’il s’agit d’obligation religieuse. Et je ne connais aucune divergence entre les savants à ce sujet. »

 

Ici, Ibn Taymiya juge clairement mécréant quiconque refuse d’adopter une seule loi de l’Islam ; mais nos opposants disent que ce dont parle Ibn Taymiya ici, c’est : « adopter dans son cœur » même si on n’en pratique rien de son corps.

 

Voici quelques citations d’Ibn Taymiya ; qui élucideront son avis :

 

Il dit dans Majmoû‘ Al Fatâwâ 28/544, 545 :

 

« Louange à Allah, le Seigneur des mondes. Combattre les Tatars qui sont arrivé dans les pays du Châm est une obligation prescrite par le Coran et la Sounna. Allah a dit dans le Coran « Combattez les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de trouble et que le Dîn soit totalement à Allah. » Or, le Dîn est l’obéissance ; et lorsqu’une partie de l’obéissance est pour Allah et qu’une autre partie est pour un autre qu’Allah ; il est obligatoire de combattre jusqu’à ce que l’obéissance soit totalement à Allah. C’est pour ça qu’Allah a dit « Ô vous qui avez la Foi ; laissez ce qu’il reste de l’usure si vous avez vraiment la Foi ! Et si vous ne le faites pas, alors recevez l'annonce d'une guerre de la part d'Allah et de Son messager.» Ce verset fut révélé lorsque les habitants de Tâ’if se convertirent à l’Islam, et qu’ils adoptèrent la prière et le jeûne ; mais ils renoncèrent à abandonner l’usure. Allah déclara alors qu’ils sont en guerre contre Allah et Son messager, et qu’il est obligatoire de leur faire la guerre. Alors, que dire de celui qui abandonne beaucoup de rites de l’Islam ; ou la majorité d’entre eux –comme le font les Tatars- ! Et tous les savants musulmans sont d’accord pour dire que le groupe rebelle qui renonce à certaines obligations de l’Islam évidentes et avérées, il est obligatoire de le combattre, si ceux de ce groupe prononcent les deux attestations de la foi mais renoncent à la prière et la Zakât, ou au jeûne du mois de Ramadan ou au Hajj, ou à juger entre eux d’après le Livre d’Allah et la Sounna, ou renonce à l’interdiction des turpitudes ou de l’alcool ou du mariage avec les femmes qu’il est interdit d’épouser ; ou permettent de s’emparer des vies et des biens des gens sans aucun droit, ou l’usure, ou les jeux de hasard, ou la lutte contre les mécréants ou d’extirper la dime aux juifs et chrétiens, ou autre rites de l’Islam : ils doivent être combattu jusqu’à ce que l’obéissance soit totalement pour Allah. » 

 

Et il dit 22/51 :

 

« Oui, certes, les Tatars prononcent les deux attestations de la Foi. Mais malgré ça, il est obligatoire de livrer batail à l’unanimité de tous les musulmans. Et il en est ainsi pour tout groupe renonçant à un seul rite des rites de l’Islam que ce soit des pratiques du corps ou du cœur, qui sont connues, eh bien il est obligatoire de les combattre. S’ils disent : Nous attestons mais nous ne prions pas : il faut les combattre jusqu’à ce qu’ils prient. S’ils disent « Nous prions mais ne donnons pas la Zakât ; il faut les combattre jusqu’à ce qu’ils donnent la Zakât. S’ils disent : Nous faisons la prière, nous donnons la Zakât, mais nous ne faisons pas le Hajj : ils doivent être combattu jusqu’à ce qu’il jeûne le Ramadan et célèbrent le Hajj. Et s’ils disent « Nous faisons tout ça, mais nous n’abandonnons pas l’usure, ni la consommation d’alcool, ni les turpitudes, et nous ne luttons pas dans le sentier d’Allah, et nous n’extirpons pas la dime aux juifs et aux chrétiens, et les choses comme ça ; ils doivent être combattu jusqu’à ce qu’ils fassent cela ; comme le dit Allah « Combattez les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de trouble et que le Dîn soit totalement à Allah. » »

 

Alors, à partir de quand Ibn Taymiya voit il que le combat cesse ? Lorsque ces groupes rebelles « adoptent dans leur cœur même s’ils ne le pratique pas de leurs corps » ? Ou bien « Jusqu’à ce qu’il : Fassent la prière, qu’ils donnent la Zakât, qu’ils fassent le jeûne, qu’ils fassent le pèlerinage et qu’ils cessent les turpitudes et l’usure ?! »

 

Et penses-tu que si les Tatars avaient dit « Bon, d’accord, nous acceptons la prière, le jeûne, le Hajj et on s’engage à pratiquer tout cela, mais nous ne pratiquerons rien de tout ça de notre corps ! » Tu penses qu’Ibn Taymiya les aurait alors jugé musulman et aurait cessé de les combattre ?!

 

Penses tu que s’ils avaient dit « Bon ! D’accord ! On accepte l’interdiction de l’usure et de l’alcool, on s’engage à cesser de le faire, mais on ne cessera pas de le faire de notre corps et d’ailleurs on obligera quiconque à des dettes d’intérêts de les payer, et on interdira de s’en prendre aux fabriquant d’alcool » Ibn Taymiya les aurait considéré musulman et aurait cessé de les combattre ?!

 

Ibn Taymiya a clairement noté que ces gens doivent être combattus jusqu’à ce qu’ils pratiquent ces rites, et il n’a pas dit « Jusqu’à ce qu’ils les acceptent dans leur cœur. » Et il n’a pas dit ça uniquement pour la prière et les piliers de l’Islam, mais même pour l’usure et l’alcool ! Et bien que l’usure est un grand péché, et que le simple fait de le commettre n’est pas une grande mécréance ; Ibn Jarîr At-Tabarî rapporte le récit suivant :

 

« Selon Ibn ‘Abbâs, concernant le verset « Ô vous qui avez la Foi ; laissez ce qu’il reste de l’usure si vous avez vraiment la Foi ! Et si vous ne le faites pas, alors recevez l'annonce d'une guerre de la part d'Allah et de Son messager. » Quiconque demeure sur l’usure et ne la quitte pas, il est du droit de l’Imâm de lui ordonner de se repentir, et s’il ne la quitte pas : il doit être décapité. »

 

Voit comme Ibn ‘Abbâs considérait que le fait de refuser d’abandonner l’usure mérite la peine d’apostasie de l’Islam !

 

Alors, penses tu qu’Ibn Taymiya aurait jugé musulman celui qui dit « Nous avouons qu’Allah Est le meilleurs des juges, et qu’il est interdit de délaisser Sa Loi, et nous adoptons Sa Loi dans nos cœur et nous nous engageons à Lui obéir, mais nous ne nous référerons pas à Lui pour nos lois, nos lois seront choisies par le peuple et légiférée par le parlement ; ce que le parlement décidera sera la loi qu’il est obligatoire de suivre et qu’il est interdit de quitter, et aucune autre lois ne primera sur nos lois, même celle d’Allah » ! ?

 

Et Allah est plus savant

 

 

Source: Extrait de "la victoire des gens de la foi" et introduction du frère Abou Salmane.

Published by Abou Malik - Le Tawhid d'Allah dans le jugement

Le Minhaj (Voie) de Ahlou Sounna wa-l-Jama'a ce qui veut dire la voie de la Sounna et du Concensus, ou bien le minhaj des Salaf-Sâlih la voie des pieux prédécesseurs, tout cela revient au même c'est la voie à laquelle nous restons ferme, cette voie c'est celle du Prophète sala Allahu alayhi was Salam.

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