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Question n°3060 : au sujet du vœu (an-Nadhr)…

Louanges à Allah, Seigneur des Mondes. Prières et salutations sur le Prophète élu.

Je voudrais m’enquérir auprès des nobles machâyikh sur le jugement légal relatif à cette question : un homme a fait le vœu suivant devant Allah « Ô Seigneur si Tu accèdes à ma demande à tel sujet, je promets que je jeûnerai un mois entier et que je serai assidu à la prière du fajr (de l’aube) à la mosquée. »
Effectivement, Allah accéda à sa demande mais ensuite, l’homme n’a pu tenir son engagement, c'est-à-dire qu’il n’a pas pu jeûner ni être assidu à la prière. Et cet homme est atteint d’une maladie qui rend le jeûne pénible pour lui, que doit-il faire ? Et quel est le jugement légal concernant cette question. 

Je souhaiterais une réponse claire. Qu’Allah vous bénisse et vous récompense par le bien.


Signé : Allahou akbar Dînou Allahi ghâlib




Réponse du comité légal du Minbar


Au Nom d’Allah, Louanges à Allah. Prières et salutations sur Son Messager ainsi que sur sa famille, Ses compagnons et ceux qui l’ont suivi.

Le vœu (an-Nadhr) dont il est question ici est le vœu de s’acquitter d’une obéissance subordonnée à une condition. Cette condition ayant été réalisée, respecter le vœu devient dès lors obligatoire selon l’avis unanime des savants.
Allah dit : « qu'ils remplissent leurs vœux » (22 : 29)
‘Aicha (qu’Allah l’agrée) rapporte que le Prophète (salla Allahou ‘alayhi wa sallam) a dit : « Que celui qui a fait le vœu d’obéir à Allah, Lui obéisse ».

Ainsi, celui qui se trouve incapable de respecter son vœu en raison d’un empêchement dont on espère qu’il se dissipera (comme une maladie ou autre), doit attendre que cet empêchement disparaisse pour s’acquitter ensuite de l’engagement qu’il a pris. C’est la seule chose qu’il est tenu de faire.

En revanche, si l’incapacité de s’acquitter du vœu est due à un empêchement dont on ne s’attend pas à la disparition (comme les maladies chroniques et ce qui y est semblable), l’auteur du voeu doit alors fournir la même expiation exigée que dans le cas [du viol] d’un serment (kaffârat al yamîn). Ceci, en vertu de ce qu’a rapporté ‘Ouqba Ibnou ‘Âmir (qu’Allah l’agrée) en ces termes : « Le Prophète (salla Allahou ‘alayhi wa sallam) a dit : « L’expiation exigée pour le [non-acquittement d'un] vœu est celle du [viol d’un] serment » », [rapporté par Mouslim].

De même qu’on rapporte qu’Ibn 'Abbas (qu’Allah les agrée tous deux) a raconté que le Prophète (salla Allahou ‘alayhi wa sallam) a dit : « Celui qui a fait un vœu sans le déterminer* est redevable de la même expiation que pour violation de serment. Il en est également ainsi pour celui qui a formulé le vœu d’accomplir une désobéissance et pour celui qui a fait un vœu qu’il n’est pas en mesure de remplir. Quant à celui qui a fait un vœu qu’il est capable de remplir, il doit l’honorer », [Rapporté par Aboû Dâwoûd et Ibn Mâdja et le plus juste est que cette narration est d’Ibn Abbâs lui-même (narration arrêtée : hadîth mawqoûf)].

L’expiation pour non-respect d’un serment est celle citée dans la parole d’Allah : « Allah ne vous sanctionne pas pour la frivolité dans vos serments, mais Il vous sanctionne pour les serments que vous avez l'intention d'exécuter. L'expiation en sera de nourrir dix pauvres, de ce dont vous nourrissez normalement vos familles, ou de les habiller, ou de libérer un esclave. Quiconque n'en trouve pas les moyens devra jeûner trois jours. Voilà l'expiation pour vos serments, lorsque vous avez juré. Et tenez à vos serments… » (5 : 89).

Enfin, je souhaiterais attirer l’attention sur deux points :

Premièrement : L’homme ne devrait pas engager de vœu car le Prophète (salla Allahou ‘alayhi wa sallam) réprouvait cela. En effet, ‘Abdoullah Ibn ‘Omar rapporte (Qu’Allah les agrée tous deux) que le Prophète (salla Allahou ‘alayhi wa sallam) a dit : « Le vœu ne repousse rien, il ne sert qu’à soutirer [une aumône] de l’avare » [Rapporté par Al Boukhârî et Mouslim].

En fait, il convient de se rapprocher d’Allah en commettant des actes d’obéissance et autres oeuvres pieuses sans formuler de vœu. L’homme ne devrait pas s’imposer plus que ce qu’Allah lui a imposé afin de ne pas tomber dans la gêne et l’incapacité de s’acquitter d’une [obligation] à laquelle il s'est lui-même contraint.

Deuxièmement : Les hommes responsables légalement, doivent accomplir les cinq prières à la mosquée, manquer ces prières et particulièrement celle du ‘ichâ² et du fadjr, fait partie des caractéristiques des hypocrites. Allah dit : « Les hypocrites cherchent à tromper Allah, mais Allah retourne leur tromperie (contre eux-mêmes). Et lorsqu'ils se lèvent pour la Salat, ils se lèvent avec paresse et par ostentation envers les gens. A peine invoquent-ils Allah. » (4 : 142). Abou Hourayra rapporte que le Prophète (salla Allahou ‘alayhi wa sallam) a dit : «La plus dure des prières pour les hypocrites est celle du ‘ichâ’ (prière de la nuit) et du fadjr (l'aube). Pourtant, s’ils savaient ce qu´elles comportent (comme récompense), ils s'y rendraient en rampant » [Rapporté par Al Boukhârî et Mouslim].

Et Allah demeure Plus Savant.

Cheykh Aboû Al Walîd Al Maqdissî



NDT : Il s'agit du voeu formulé de façon à ce que son objet ne soit pas mentionné avec précision.



Texte original


Traduit par Oum-Ishâq
Relu et corrigé par Oum_Mou3âwiya

Published by Abou Malik - Fatâwâ Minbar at-Tawhid wal Jihad

Le Minhaj (Voie) de Ahlou Sounna wa-l-Jama'a ce qui veut dire la voie de la Sounna et du Concensus, ou bien le minhaj des Salaf-Sâlih la voie des pieux prédécesseurs, tout cela revient au même c'est la voie à laquelle nous restons ferme, cette voie c'est celle du Prophète sala Allahu alayhi was Salam.

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