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Lecture de la page 157 à 181




L’embargo général



Le pacte d’injustice et d’agression

Les Qoraichites constatèrent alors que Bani Hachim et Bani Abdil Mouttalib étaient résolus à garder le prophète  . Ils décidèrent donc d’élaborer un pacte, selon lequel plus aucun lien de mariage ni de commerce n’existerait avec eux, à moins qu’ils ne consentent à leur livrer le messager d’Allah 

Ils conclurent donc ce pacte, qui fut accroché dans la Ka’aba.

Face à eux, les musulmans comme les païens de Bani Hachim et Bani Abdil Mouttalib (exception faite d’Abou Lahab) se léguèrent contre eux et demeurèrent reclus dans le fief d’Abi Talib à partir du mois de Muharram de la 7ème année de la prophétie (d’autres avancent d’autres dates).


Trois ans dans le fief d’Abi Talib

Les assiégés furent reclus dans ce fief au point d’être coupés de vivres, et de devoir se nourrir de feuilles. Le prophète  et les musulmans ne sortaient qu’au cours du pèlerinage afin d’appeler à l’islam. La situation était devenue très difficile notamment pour les femmes et les enfants, affamés.


La destruction du feuillet renfermant le pacte

Au mois de Muharram de la 10ème année de la prophétie, le pacte fut détruit. Allah  informa le prophète  qui informa Aba Talib de la destruction du pacte, rongé par les termites, ne laissant apparent que les noms rappelant Allah. Tel fut un signe de la prophétie.Avant que cette destruction ne soit remarquée, certains Qoraichites, dont Hicham Ibn Amr qui fut leur commanditaire, décidèrent de rompre le pacte, trouvant injuste de faire subir à leurs frères une telle situation. Ils réunirent donc quelques hommes avec eux, et annoncèrent à Abou Lahab et ses suiveurs la rupture du pacte.


La dernière délégation envoyée par les Qoraichites à Abi Talib

L’embargo levé, la pression exercée sur les musulmans ne cessa pourtant pas. Abi Talib commença à atteindre un âge avancé (80 ans) et les Qoraichites désirèrent une dernière fois tenter de négocier avec lui avant sa mort. Ils demandèrent donc à Abi Talib de faire en sorte que son neveu les laisse avec leur religion, en contrepartie de quoi ils promettent de le laisser avec la sienne. Pour toute réponse, le prophète  , les invita a une parole qu’ils prononceraient et par laquelle ils maîtriseraient les Arabes et rendraient redevables les non-arabes. Cette parole est celle de l’islam, et consiste à attester qu’il n’y a de divinité autre qu’Allah, et ainsi d’abandonner les autres divinités. 
Leur réponse est décrite dans la sourate Sad :

ص وَالْقُرْآنِ ذِي الذِّكْرِ
38.1. Sad. Par le Coran, au renom glorieux (Zikr) !

بَلِ الَّذِينَ كَفَرُوا فِي عِزَّةٍ وَشِقَاقٍ
38.2. Ceux qui ont mécru sont plutôt dans l'orgueil et le schisme !

كَمْ أَهْلَكْنَا مِن قَبْلِهِم مِّن قَرْنٍ فَنَادَوْا وَلَاتَ حِينَ مَنَاصٍ
38.3. Que de générations avant eux avons-Nous fait périr, qui ont crié, hélas, quand il n'était plus temps d'échapper ?

وَعَجِبُوا أَن جَاءهُم مُّنذِرٌ مِّنْهُمْ وَقَالَ الْكَافِرُونَ هَذَا سَاحِرٌ كَذَّابٌ
38.4. Et ils (les Mecquois) s'étonnèrent qu'un avertisseur parmi eux leur soit venu, et les infidèles disent : “C'est un magicien et un grand menteur,

أَجَعَلَ الْآلِهَةَ إِلَهاً وَاحِداً إِنَّ هَذَا لَشَيْءٌ عُجَابٌ
38.5. Réduira-t-il les divinités à un Seul Dieu ? Voilà une chose vraiment étonnante”.

وَانطَلَقَ الْمَلَأُ مِنْهُمْ أَنِ امْشُوا وَاصْبِرُوا عَلَى آلِهَتِكُمْ إِنَّ هَذَا لَشَيْءٌ يُرَادُ
38.6. Et leurs notables partirent en disant : “Allez-vous en, et restez constants à vos dieux : c'est là vraiment une chose souhaitable




L’ANNEE NOIRE



La mort d’Abi Talib

Il mourut au mois de Rajab de la 10ème année prophétique. Le prophète  resta à son chevet dans le but de lui faire accepter l’islam, mais les paroles de Abou Lahab furent les plus fortes et la dernière parole qu’il prononça avant de mourir fut celle-ci : « Je reste dans la religion de ‘Abdel Mouttalib », mourant ainsi mécréant, promis à l’enfer. Le prophète  voulut tout de même implorer le pardon d’Allah  pour lui, mais Allah l’en empêcha : 

مَا كَانَ لِلنَّبِيِّ وَالَّذِينَ آمَنُواْ أَن يَسْتَغْفِرُواْ لِلْمُشْرِكِينَ وَلَوْ كَانُواْ أُوْلِي قُرْبَى مِن بَعْدِ مَا تَبَيَّنَ لَهُمْ أَنَّهُمْ أَصْحَابُ الْجَحِيمِ
9.113. Il n'appartient pas au Prophète et aux croyants d'implorer le pardon en faveur des associateurs, fussent-ils des parents alors qu'il leur est apparu clairement que ce sont les gens de l'Enfer.


La mort de Khadija

Elle mourut peu après, au mois de Ramadhan de l’an 10 de la prophétie, l’âge de 65 ans, elle qui avait été si précieuse tout au long de sa vie avec le messager d’Allah  .


L’avalanche de tristesses

La tristesse envahit le cœur du prophète  suite à ces deux évènements. A cela s’ajouta la succession d’épreuves toujours plus importantes les unes que les autres, et qui étaient devenues plus directes, après la mort de Abi Talib. Le prophète  tenta de chercher refuge à Taif, mais n’y trouva qu’hostilités pires encore que celles de la Mecque.
Abou Bakr avait lui-même quitté La Mecque, avant qu’un compagnon ne l’y ramène.


Le mariage du prophète  avec Sawda

Au mois de Chawwal de l’an 10 de la prophétie, le prophète  épousa Sawda, qui faisait partie des premiers convertis et de la deuxième vague de musulmans ayant émigré en Abyssinie. Son mari était décédé.


Les facteurs d’endurance et de résolution

Qu’est ce qui poussa les musulmans à résister ainsi aux pires supplices infligés ? Plusieurs facteurs en effet parmi lesquels :

La foi en Allah  avant tout
La direction motivante assurée par le messager d’Allah  , lequel était aimé d’un amour profond par ses compagnons

Le sens des responsabilités dont bénéficiaient les compagnons.

La foi en l’au-delà

La révélation du Coran, notamment des versets orientant les musulmans vers la voie droite

Les annonces de réussite contenues dans le Coran et émises par le prophète 

Enfin, le messager d’Allah  sut déposer dans le cœur de ses compagnons la pureté de cœur, les vertus du caractère, la résistance aux passions…

Lecture de la page 182 à la page 205 :



TROISIEME ETAPE : APPEL A L’ISLAM HORS DE LA MECQUE



Le messager d’ALLAH  à Taîf

En l’an 10 de la prophétie, au mois de Chawwal, le prophète  se rendit à pieds à Taif (111km de la Mecque) avec son esclave affranchi Zayd ibn Harithah. Il choisit trois frères parmi les chefs de la tribu des Taifiens, et les appela à l’islam. Tous refusèrent.

Il resta 10 jours à Taif, où il continuait d’appeler les notables de la ville à l’islam. Tous s’y refusèrent. Certains sots de la ville lui jetèrent même des pierres, blessant au visage Zayd, qui s’était interposé comme bouclier.

Le prophète  alla se réfugier dans un jardin appartenant à Otba et Chayba, les deux fils d’un dénommé Rabîa. Là bas il rencontra Addâs, un chrétien originaire de Ninawâ. Le prophète  lui fit remarquer qu’il était originaire du village d’un homme vertueux, Younous ibn Mattâ, précisant qu’il était le frère de ce dernier, en cela qu’ils sont tous deux prophètes. Addâs sur ce, crut en la prophétie du prophète, mais ses maîtres, les fils de Rabîa se fâchèrent contre lui.

Le prophète  , le cœur empli de tristesse décida donc de retourner à la Mecque, quant, à l’entrée de la ville, Allah lui envoya l’ange Jibril accompagné de l’anges des montagnes qui proposa au prophète  de renverser sur les mecquois les deux montagnes de la Mecque. Celui-ci répondit qu’au contraire, il préférerait qu’ALLAH fasse sortir de leur postérité des gens monothéistes et pieux.

Sur le trajet vers la Mecque, il séjourna quelques jours dans la vallée Nakhla, où Allah envoya un groupe de djinns qui écoutèrent le Coran 

قُلْ أُوحِيَ إِلَيَّ أَنَّهُ اسْتَمَعَ نَفَرٌ مِّنَ الْجِنِّ فَقَالُوا إِنَّا سَمِعْنَا قُرْآناً عَجَباً
72.1. Dis : “Il m'a été révélé qu'un groupe de djinns prêtèrent l'oreille, puis dirent : “Nous avons certes entendu une Lecture [le Coran] merveilleuse,

يَهْدِي إِلَى الرُّشْدِ فَآمَنَّا بِهِ وَلَن نُّشْرِكَ بِرَبِّنَا أَحَداً
72.2. qui guide vers la droiture. Nous y avons cru, et nous n'associerons jamais personne à notre Seigneur.

Cet envoi fut conjoint à l’annonce d’un secours, ce qui dissipa la tristesse du prophète  , résolu à rentrer à La Mecque et communiquer de nouveau le message.

A la Mecque, après plusieurs demandes auprès de personnes différentes pour le protéger, le prophète  reçut enfin la protection d’un dénommé Al Moutaim ibn Adi.




PRESENTATION DE L’ISLAM AUX TRIBUS ET AUX INDIVIDUS



Au mois de Dhul Qa’ada de l’an 10 de la prophétie, le prophète fut de retour à la Mecque.
Il profita du pèlerinage pour appeler à l’islam les tribus s’y rendant.

Les tribus auxquelles l’islam fut présenté :

Aucun de ces tribus ne répondit favorablement à l’appel, parmi elles on compte :

- banou Kalb : il les appela à l’islam en abordant les Banou Abdillah en disant ‘Allah a rendu bon le nom de votre père’, cependant, ils tournèrent le dos.
- Banou Hanifa : furent ceux qui répondirent le plus négativement à l’appel, le prophète  les trouva pourtant dans leurs maisons
- Banou Amir ibn Saasaaa : ils refusèrent, puis consultèrent ensuite leur cheykh qui leur dit qu’ils avaient refusé là la vérité.


Les croyants non mecquois

Certains hommes parmi les tribus répondirent positivement à l’appel, parmi eux :

Souwayd ibn As Sâmit : un poète intelligent, séduit par le coran, il fut tué lors d’une bataille. Sa conversion eut lieu au début de la 11ème année.
Iyyâs ibn Mouaâth : un jeune homme de Yathrib, qui était resté discret sur sa conversion, que ses contribules connaissaient toutefois.
Abou Thar al Ghifâri : il demanda au prophète  de lui présenter l’islam, qu’il accepta aussitôt. Il n’avait pas peur de déclarer ouvertement sa conversion aux Qoraichites, qui usaient de violence à son égard.
Toufail ibn Amr ad Dousi : noble, poète, chef de tribu Dous. Il écouta le coran de la bouche du prophète  et en fut convaincu. Il voulut alors appeler son peuple à l’islam et demanda à Allah qu’Il lui envoie un signe ce signe fut une lumière pareille à une lampe qui lui marqua le visage. Sa femme et son père se soumirent. Son peuple se convertit de façon plus progressive.
Damâd al Azdi : un exorciseur, qui proposa au prophète  de l’exorciser. Entendant l’attestation de foi, il s’y soumit aussitôt.

Six hommes de qualité parmi les habitants de Yahrib :

Au pèlerinage de l’an 11 de la prophétie (620G), furent semées des graines dont les fruits commençaient à germer.
Le prophète avait, afin de se protéger, décidé de rendre au visite aux tribus pendant la nuit. Sur la route de Mina, il rencontra 6 jeunes de Yathrib, les gens de Yathrib étant alliés aux juifs, ils avaient appris d’eux la venue prochaine d’un messager. 
Le prophète  leur parla et ils reconnurent en lui le messager d’ALLAH et s’y soumirent aussitôt. Ils disséminèrent ensuite le message de l’islam à Médine au point qu’aucun foyer n’en soit épargné.

Mariage du prophète  avec Aicha :

Il se maria avec elle au mois de Chawwal de l’an 11 de la prophétie, alors qu’elle avait 6 ans. A 9 ans, elle rejoignit la maison conjugale à Médine. 



LE VOYAGE NOCTURNE ET L’ASCENSION



De nombreuses tentatives ont été effectuées pour dater précisément le voyage nocturne du prophète  , de ce qui est sûr, nous pouvons affirmer qu’il eut lieu après la mort de Khadija, et qu’il fut très tardif, comme le mentionne ALLAH  dans la sourate portant le nom du voyage nocturne.

Nous rapporterons ici la description du voyage tel que mentionné par Ibn Al Qayyim.
Le prophète  accomplit ce voyage de la sainte mosquée de Jérusalem, monté sur une monture du nom d’Al Bourak, en compagnie de Jibril.
A Jérusalem, il dirigea la prière suivi par tous les prophètes et messagers. Ensuite, on le fit monter au premier ciel où il rencontra Adam, au deuxième où il vit Yahya et ‘Issa, au troisième où il vit Youssouf, au quatrième Idris, au cinquième Haroun, au sixième Moussa et au septième Ibrahim.
Tous le saluèrent et reconnurent sa prophétie. Moussa laissa couler des larmes, de tristesse en voyant ce que sa communauté a manqué comme bienfaits, et dont bénéficierait celle de Mohamed  , en cela qu’elle sera la plus nombreuse au paradis.
Il monta ensuite au Jujubier céleste et à la Maison Peuplée (bayt al Ma’mour). Enfin, il monta vers ALLAH, dont il fut proche de deux arcs ou moins, qui lui imposa 50 prières quotidiennes à lui et sa communauté. Sur les conseils de Mussa, Muhammad  implora ensuite plusieurs fois ALLAH qui finit par en réduire le nombre à 5.
Il est mentionné également par certains rapports la fente de la poitrine du prophète  .
Il vit également 4 fleuves du paradis, le paradis l’enfer et le gardien de l’enfer. Il vit également différents cas de gens de l’enfer comme les usuriers, les fornicateurs etc…

De retour à La Mecque, il informa son peuple des signes reçus, mais ceux-ci tournèrent encore une fois le dos, malgré le fait qu’il leur donna des informations au sujet de leur commerce qu’ils purent vérifier.

A partir de cet épisode, un cycle de l’appel à l’islam se terminait et un autre allait débuter.

Lecture de la page 206 à 226

Le premier acte de reconnaissance d’Al Akaba

Les six hommes convertis de Yathrib ayant transmis le message de l’islam à leur tribu, la conséquence en fut que 12 hommes vinrent à La Mecque lors du pèlerinage de l’an 12.
Ils rencontrèrent le prophète  à Mina à Al –Aqaba et lui firent acte de reconnaissance, s’engageant entre autres à ne rien associer à Allah  et à s’abstenir de grands péchés.


L’ambassadeur de l’islam à Médine

Le prophète  envoya donc avec ceux-ci un ambassadeur à Yathrib, qu’il chargea d’enseigner aux musulmans de là bas les principes de l’islam, ainsi que de propager la religion au sein des associateurs.
Il choisit pour cela Mous’ab ibn Omair, un jeune parmi les premiers convertis.

Le succès euphorique

Mous’ab fut surnommé Al Moukri, l’initiateur à la récitation du Coran. Il diffusa donc l’islam au sein du peuple de Yathrib, et son appel fut largement écouté.
Même les deux chefs de tribu au départ réticents se soumirent après avoir écouté Mous’ab leur exposer l’islam et leur réciter le Coran.
Leur tribu les suivit donc et se convertit entièrement, à l’exception de Al Osayrim, qui ne se soumit que le jour de la bataille d’Ohod, au cours de laquelle il fut tué. 

Lors du pèlerinage de l’an 13, Mous’ab revint à la Mecque informer le prophète  de son succès.

Le deuxième acte de reconnaissance d’Al Aqaba 

Environ 70 musulmans de Yathrib assistèrent au pèlerinage de l’an 13. Ils s’accordèrent en secret avec le prophète  afin de se rencontrer à Al Aqaba, à l’emplacement de la Jamrah Al Oula à Mina, dans la nuit.
73 hommes et 2 femmes assistèrent à la rencontre. Mohammed  s’y rendit avec son oncle Abbâs ibn Abdil Mouttalib qui avait gardé sa religion, mais qui restait soucieux des affaires concernant son neveu.
Après avoir suffisamment insisté sur les responsabilités que ce pacte engendrait, une alliance religieuse et militaire fut donc conclue, nommé le Bayaa en arabe.

L’imam Ahmed rapporte selon Jâbir les clauses de ce pacte :

obéir aux ordres du prophète  en n’importe quelle situation
avoir confiance en lui dans les moments faciles et difficiles
commander le bien et interdire le mal
aimer Allah  de sorte que personne ne puisse les En détourner
aider le prophète  s’il les rejoint, et le protéger comme leurs propres personnes, leurs femmes et leurs enfants.

Réaffirmation de la gravité de la Bayaa et conclusion du pacte

Après avoir une nouvelle fois insisté sur l’importance de ce pacte, et après que le prophète  eut promis le paradis en cas de respect du pacte, celui-ci fut conclu par un serrement de mains, à l’exception des femmes avec lesquelles le pacte fut conclu oralement, le messager d’Allah  ne serrant jamais la main d’une étrangère.

Le choix de 12 dirigeants :

Le prophète  demanda l’élection de 12 dirigeants, désignés comme responsables de la mise en application du pacte auprès de leur peuple. 9 furent choisis de la tribu d’Al Khazraj et 3 de la tribu des Aws.
Un autre pacte fut conclu avec eux en leur qualité de responsables.

Les Qoraichites protestent auprès des chefs de Yathrib

Le lendemain du pacte, des associateurs de la Mecque envoyèrent une délégation à Médine pour protester contre l’alliance auprès des associateurs médinois, lesquels n’étaient absolument pas au courant de l’affaire et donc, démentirent cela.

La confirmation de la nouvelle chez les Qoraichites et la poursuite des acteurs de l’alliance

Les associateurs s’empressèrent alors de poursuivre les gens de Yathrib, en vain, ils ne réussirent qu’à attraper Sa’ad ibn Obâda, qui fut ensuite libéré par des contacts qoraichites qu’il avait.

Cette deuxième bayaa est connue comme la plus grande bayaa d’Al Aqaba, s’ensuivit une réelle relation de fraternité entre les musulmans émigrés et ceux de Médine.



LES PREMICES DE L’HEGIRE



A partir de ce moment, le prophète  autorisa les musulmans de la Mecque à émigrer vers Médine. Ils commencèrent donc à abandonner leurs biens pour se rendre à Médine, dans l’espoir de pratiquer leur foi au grand jour.
Les associateurs cependant étaient bien décidés à ne point les laisser partir, retenant parfois leur femme, leurs enfants ou leurs biens, mais les musulmans, par la grandeur de leur foi en ALLAH, acceptèrent d’abandonner leurs biens pourvus que leur foi fut sauvée. L’un d’entre eux fut également éprouvé en cela que les associateurs lui firent croire que sa mère refusait de se préserver du soleil et de se peigner à moins qu’il ne revienne.

Un peu plus de 2 mois après le deuxième pacte d’al Aqaba ne restaient plus à la Mecque que le prophète  , attendant l’autorisation d’émigrer, ainsi que Abou Bakr et Ali, restés sous son ordre, et quelques musulmans toujours retenus malgré eux par les associateurs.
Même ceux qui avaient émigré en Abyssinie rejoignirent Médine.

A Dar an Nadwa le parlement des Qoraichites

Les associateurs commencèrent réellement à paniquer, à cause de l’importance de ce pacte, de la personnalité très prometteuse de Mohammed  , la puissance des tribus Aws et Khazraj qui le protègeaient, la position stratégique de Médine etc…
Ainsi, le 26 Safar de l’an 14 après la prophétie, le parlement des associateurs tint une assemblée à laquelle assista Shaytan, prenant pour l’occasion l’apparence d’un vieillard du Najd. Abou Jahl proposa de tuer le prophète  en choisissant parmi chaque tribu un homme jeune et vigoureux, ainsi tous les jeunes assèneraient à Mohammed  un coup d’épée. La responsabilité serait donc divisée et Banou Abd manaf se contenteraient alors d’une rançon comme dédommagement.

Lecture de la page 226 à 243


EMIGRATION DU PROPHETE 



Jibril vint, sous ordre d’Allah  informer le prophète  du complot des Qoraichites et lui transmettre l’autorisation d’émigrer, en précisant qu’il devait émigrer la nuit, et ne pas dormir à sa place habituelle.


Encerclement de la maison du prophète 

Onze chefs avaient été choisis parmi les malfaiteurs associateurs, et ils se regroupèrent au premier tiers de la nuit devant la porte du prophète  afin de sauter sur lui lorsqu’il se lèverait pour se rendre à la mosquée.


Le messager d’Allah  quitte sa maison

Cette nuit-là, Ali prit place dans le lit du prophète  à sa place, enveloppé dans son manteau vert.
Le prophète  sortit, traversa les rangs des Qoraichites et leur répandit une poignée de sable sur la tête qui, par la grâce d’ALLAH  leur voila totalement les yeux

وَجَعَلْنَا مِن بَيْنِ أَيْدِيهِمْ سَدّاً وَمِنْ خَلْفِهِمْ سَدّاً فَأَغْشَيْنَاهُمْ فَهُمْ لاَ يُبْصِرُونَ. 
36.9 et Nous mettrons une Barrière devant eux et une Barrière derrière eux; Nous les recouvrirons d'un voile : et voilà qu'ils ne pourront rien voir.

il rejoigna Abou Bakr chez lui et ils quittèrent ensemble la Mecque, pour se rendre vers la grotte de Thawr en direction du Yémen.Voyant Ali recouvert du manteau du prophète dans le lit, ils ne s’inquiétèrent pas, ce qui laissa aux deux compagnons le temps de s’éloigner tranquillement.


De la maison à la grotte 

Ce fut dans la nuit du 27 Safar de l’an 14 de la prophétie que le prophète  quitta sa maison. Il se rendit chez Abou Bakr avant de quitter la Mecque, en empruntant un chemin diamétralement opposé à celui menant à Médine. Ils parcoururent 9 km avant d’atteindre la montagne de Thawr, puis la grotte de Thawr.


Le prophète  et Abou Bakr à l’intérieur de la grotte :

Abou Bakr se blessa en voulant boucher des trous dans la grotte pour en protéger le prophète . Ce dernier cracha alors sur les blessures, qui disparurent aussitôt.
Ils restèrent dans la grotte trois jours qui furent le vendredi, samedi et dimanche. Abdoullah, le fils de Abou Bakr était avec eux et rejoignait la Mecque chaque matin, pouvant ainsi informer les compagnons sur ce qui se passait.
Au dessus de la grotte, Amir ibn Fouhayra, l’esclave affranchi d’Abou Bakr laissait paître ses moutons, de façon à approvisionner les compagnons en lait la nuit, les quittant à l’aube et effaçant les traces de pas du fils de Abou bakr.

Les Qoraichites s’aperçurent ensuite qu’il s’agissait de ‘Ali dans le lit du prophète  et le frappèrent. N’ayant obtenu aucun renseignement au sujet du prophète  de la part de ‘Ali, ils se rendirent chez Asmâ, fille d’Abou Bakr, et Abou Jahl alla jusqu’à la gifler,en vain puisqu’ils n’en tirèrent pas davantage d’informations. 
Ils se mirent à surveiller chaque route partant de la Mecque en y mettant des hommes armés, et offrirent une prime de 200 chamelles à qui ramènerait les deux fugitifs morts ou vifs.
Ils parvinrent à atteindre la grotte dans laquelle se cachaient les compagnons, mais ALLAH  a voulu qu’ils ne baissèrent pas les regards, et s’ils l’avaient fait, leurs regards seraient tombés sur les deux compagnons. Gloire à Allah  !


Sur la route de Médine :

Lorsque les recherches se firent moins pressantes, les deux compagnons partirent en direction de Médine, accompagné d’un guide nommé Abdallah ibn Ouraykit Al Laythiqu’ils avaient engagé.
Ils voyagèrent ainsi toute la nuit jusqu’au lendemain midi sur une route déserte. Ils rencontèrent en route un berger qui les abreuva. Sourakah ibn Mâlik apprit d’un homme ayant aperçu deux silhouettes que le prophète  et Abou Bakr n’étaient pas loin. Il démentit l’homme, disant que ceux qu’il avait vus étaient deux personnages partis en avant, et secrètement prit la route afin de les rejoindre. Ainsi, il informa les compagnons au sujet de la situation et la nuit, leur servait de gardien.

Sur le trajet, ils passèrent devant la tente de Oumm Maabad, une femme robuste qui avait pour travail de nourrir et désaltérer les passants de lait. Les compagnons lui demandèrent si elle avait quelque chose à donner, mais elle se plaignit de l’année de pénurie et montra sa brebis, maigre et vide de lait. Le messager d’Allah  posa sa main sur les mamelles de la brebis, invoqua Allah et obtint du lait en abondance, avec lequel il désaltéra la femme, puis ses compagnons de route, puis lui-même.

A la Mecque, Asma raconta que des vers relatant cette histoire furent entendus, prononcés par un djinn. Il leur permit alors de savoir que le prophète  se dirigeait vers Médine.


La descente à Kouba :

Le prophète  descendit à Kouba le 8 Rabi’ al Awwal de l’an 14 de la prophétie, accueilli par les « ALLAHO Akbar » des musulmans.
Ali ibn Abi Talib, resté trois jours de plus à La Mecque pour rendre aux gens ce qu’ils avaient confié au prophète  rejoignit les compagnons à Kouba.le prophète  passa 4 jours à Kouba où il fondit la mosquée de Kouba, première mosquée fondée sur la crainte d’ALLAH après l’avènement de la prophétie, et y pria.


L’entrée à Médine :

Le prophète entra à Médine après la prière du vendredi. Depuis ce jour, la ville, anciennement appelée Yathrib, prit le nom de Madinatoul-rassoul, en abrégé Médine.
Quelques jours plus tard, sa femme Sawda, ses deux filles Fatima et Oum Koulthoum entre autres le rejoignirent. 

Ici se termine la première étape de l’appel islamique


La vie à Médine :

Elle se divise en 3 étapes :

Une étape de perturbations et d’épreuves, d’obstacles au niveau interne, d’arrivée en masse d’ennemis pour déstabiliser Médine. Cette étape se clôtura avec laréconciliation d’al Houdaybiyya au mois de Doul Qi’da de l’an 4 de l’hégire.

Une deuxième étape de la trêve avec les dirigeants paganistes qui aboutit à la conquête de laMecque au mois de Ramadan de l’an 8. C’est aussi l’étape de l’appel des rois à l’islam.

Une dernière étape qui va jusqu’à la mort du prophète , au mois de Rabi’ AL Awwal de l’an 9. Etape de l’entrée en masse des gens dans l’islam.

Le Minhaj (Voie) de Ahlou Sounna wa-l-Jama'a ce qui veut dire la voie de la Sounna et du Concensus, ou bien le minhaj des Salaf-Sâlih la voie des pieux prédécesseurs, tout cela revient au même c'est la voie à laquelle nous restons ferme, cette voie c'est celle du Prophète sala Allahu alayhi was Salam.

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