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Les ahadith sont rapportés par un nombre restreint de chaînes

En général, les ahadith sont rapportés par un nombre restreint de chaînes (ahâd). Les ahadith qui sont rapportés textuellement par un trés grand nombre de chaînes distinctes ( mutawâtir )sont trés rares; on les compte sur les doigts de la main .



Les difféntes catégories de hadith

 

Les ahadith que l'on rapporte du prophete http://www.nida-attawhid.com/forum/images/smilies/bism2-1fee32.gif sont de deux catégories: 

-des ahadith " acceptables " (maqbûl) qui peuvent servir d'argument et des ahadith " à rejeter " (mardûd).

Les ahadith acceptables se divisent également en deux catégories :

- les ahadith " authentiques " (sahih) et les ahadith qui sont à la limite de l'acceptable et que l'on juge " bon " (hasan).

 

Les conditions d'authenticité du hadith

 

Le hadith est jugé " authentique " lorsqu'il remplit cinq conditions dont les deux premieres sont:

(

" la droiture " (Al-'adâla) et " l'exactitude dans le récit " (Al-dabt) de tous les narrateurs qui constituent la chaîne.

Et lorsque les narrateur remplit ces deux conditions, on le juge " digne de foi " (thiqa).

La troisième condition, c'est la continuité de la chaîne (Al-ittisâl) depuis l'érudit qui recense le hadith jusqu'au dernier maillon qui est le compagnon du prophete http://www.nida-attawhid.com/forum/images/smilies/bism2-1fee32.gif en ce qui nous concerne.

Et pour la majorité des traditionniste la condition de continuité est que chaque narrateur " digne de foi " ait vécu dans le meme lieu et à une même periode que celui qui rapporte , d'ou la trés grande probabilité de rencontre entre eux. Boukhârî, lui, exigeait la preuve qu'il ait entendu de lui.

La quatrieme condition est de s'assurer que la version du narrateur digne de foi n'est pas en contradiction avec les versions des autres narrateurs dignes qui rapportent ce même hadith et qui sont plus nombreux ou réputés plus véridiques que lui. Dans le cas ou sa version diffère, elle est dite " irrégulière " (shâdhdha) et on la rejette.


La dernière condition est de vérifier qu'il n'y ait pas " d'anomalie imperceptible " ('illa khafiyya) qui peut être la cause du rejet du hadith. 

Cette derniére condition est la plus délicate, et seuls les grands critiques du hadith sont en mesure de la déceler. 

On rapporte qu'un homme a dit au grand critique Ibn Mahdî : " comment pouvez-vous juger qu'un hadith est faible alors qu'à priori sa source est authentique ? " Il lui repondit : " Suppose que tu montrais ta monnaie à un changeur et qu'il te dise : " celui-là est vrai et cet autre est faux ! ", lui demanderais-tu comment il l'a su ? Notre savoir est pareil, il est le fruit de longues années d'étude et d'expérience. Il disait aussi : " Pour un novice notre savoir est une forme de divination."


Remarque

Lorsque le hadith remplit les trois premières conditions d'authenticité on peut dire que " sa source est authentique " ( isnaâd sahih ) ou encore que " tous les hommes qui le constituent sont digne de confiance " (ridjâluhu mawthûqûn).

Cependant, fait remarquer Al-Albani, ces appréciations assez utilisées par certains traditionniste n'implique pas que le hadith est authentique ! Il s'agit uniquement d'appréciations à priori et qui peuvent s'avérer fausse après l'analyse critique approfondie du hadith.²



(2) "Tamâm al minna"



A suivre insha allah tiré du livre ( La sunna la clé du paradis ) 
مفتاح الجنة في الاعتصام بالسنة   

de As-suyûtî
للسيوطيhttp://www.nida-attawhid.com/forum/images/smilies/rahimoAllah.gif

La droiture des narrateurs

Les narrateurs jugés " droits " ('udûl) sont de deux catégories : les premiers, ceux qui le sont par notoriété et dont aucune critique ne peut remettre en cause le prestige, tels les imams reconnus de la nation.(3) Et les seconds, ceux qui le sont grâce à la reconnaissance d'un expert en la matière au moins.

(3) Communément, le terme "imam" (guide ou chef) désigne le guide dans la prière, cependant ce terme désigne aussi les grands érudits de la nation.



La récusation et l'opinion favorable ( Al-djarh wa-l-ta'dîl )

Lorsqu'un narrateur bénéficie de la reconnaissance d'un expert au moins mais fait l'objet d'une critique de la part d'un autre expert, alors des spécialiste pèsent le pour et le contre pour juger de sa personne. Cette branche du hadith est dite " Al-djarh wa-l-ta'dîl " (la récusation et l'opinion favorable), elle constitue l'une des principales causes de désaccord entre les spécialistes sur l'acceptation ou le rejet du hadith.

Et la règle essentiel qui régit est que: " la récusation lorsqu'elle est justifiée prime sur toute opinion favorable ; mais si elle ne l'est pas, alors c'est l'opinion favorable qui prend le dessus. " Néanmoins, cette règle dépend étroitement de qui récuse et qui donne la bonne appréciation, car les critiques eux aussi sont classés.

Il y a ceux qui sont réputés "sévères" tel Ibn Ma'în et Yahya Al-Qattân,ceux qui sont réputés "souples" tel Tirmidhî et Ibn Hibbân et ceux qui sont réputés plus "tempérés" tels Ahmad Ibn Hambal et Boukhâri.


L'exactitude du narrateur


"Pour juger de l'exactitude du narrateur dans ses récits (Al-dabt), les spécialistes comparaient d'abord ses différentes versions entre elles, puis ils les comparaient avec les versions des autres narrateurs. Et s'ils consideraient que sa mémoire était défaillante, alors ils rejetaient ses ahadith même s'il etait à leur yeux le plus droit des hommes ! " (4)

(4) Propos d'Ahmad Shâkir dans sa présentation du livre " al bâ'ith al hathîth "

La biographie des narrateurs

 

Chaque narrateur du hadith fait l'objet d'une biographie détaillée de la part des spécialites. Dans celle-ci sont notés : son nom complet, ses surnoms, ses dates et lieu de naissance, date et lieu de décès, les noms des maîtres qu'il a écoutés, les noms des élèves qui l'ont écoutés, les noms des différentes villes par ou il est passé, les datesdeses passages ainsi que tout ce qui pourrait avoir un quelconque intéret pour la science du hadith.

Et pour éviter toute confusion, certains traditionnistes ont même consacré des livres de biographies spécifiques aux narrateurs qui ont des homonymes. Et comme aiment à le répéter les spécialiste : " Combien les biographies n'ont-elle pas démasqué de menteurs !".




tiré du livre ( La sunna la clé du paradis )
مفتاح الجنة في الاعتصام بالسنة   de As-suyûtî للسيوطي

 

Les différentes classes de narrateurs



A partir de leur études, les spécialistes classent narrateurs sous douze appréciations qui vont de " l'homme le plus digne de foi " au " plus grand des menteurs " en passant par " l'honnête qui commet des erreures " et " celui qui commet trop de fautes ".

Ce classement permet entre autres d'opter, en cas de contradiction entre deux versions authentiques, pour la version la plus authentique et de distinguer entre les versions " peu faibles " qui peuvent se conforter et accéder au rang d'acceptabilité lorqu'elles proviennent de sources distinctes et les versions " trop faibles " qui ne peuvent pas se conforter quelque soit le nombre de leur sources.



Le hadith " hasan " (bon)

 

Le second type de hadith acceptables est le hadith " hasan " (bon). C'est un hadith qui répond à toutes les exigences d'authenticité sauf que l'un des narrateurs au moins qui constituent sa chaîne est réputé ne pas être très exact dans ses récits.

 

Ce hadith était d'ailleur taxé dans la période " post-Tirmidhî ", qui est le premier à avoir utilisé cette terminologie, de " faible qui peut servir d'argument ". Et c'est en référence à lui, estime Ibn Taymiyya, que l'imam Ahmad Ibn Hambal disait : " je préfère me fier à un hadith faible plutôt que de recourir à la réflexion (Al-ra'y). (5)

Et Dhahabî disait " le hadith hasan, c'est le hadith litigieux que certains critiques admettent et que d'autres rejettent. Plus encore, c'est le hadith qu'un même critique peut juger un jour acceptable et le jour d'après refusable."

Al-Albâni commente que cette réflexion sur le hadith " hasan " est la plus subtile qu'il ait entendue.
(6)



(5) " al bâ'ith al hathîth "
(6) " al nukat 'ala nazhat al nazhar "

Le confortement du hadith

 

Comme les versions " peu faibles " peuvent se conforter et accéder au rang d'acceptabilité lorsqu'elles proviennent de sources distinctes (Al-hasan li-ghayrih), les versions " bonnes " peuvent aussi se conforter et accéder au rang d'authenticité ( Al-sahîh li-ghayrih )





tiré du livre ( La sunna la clé du paradis )
مفتاح الجنة في الاعتصام بالسنة de As-suyûtî للسيوطي

 

Le hadith "faible" (da'îf) 

Lorsque le hadith ne remplit pas les conditions d'authenticité alors il est jugé "faible" (da'îf) et "rejetable" (mardûd). [7]

Cependant, les spécialistes précisentla nature de sa faiblesse pour distinguer les versions "peu faibles" des versions "trop faibles".


Les ahadith inventés

Il y a une troisième catégorie de ahadith "rejetables" que beaucoup de spécialistes classent à part : il s'agit du hadith "inventé" de toute pièce par un menteur notoire ou rapporté par un narrateur accusé de mensonge (Al-mawû).

Et le plus souvent, notent les spécialistes, les causes de ces inventions, lorsqu'elles émanent de gens de la communauté, sont la sottise et le fanatisme partisan ! 

En effet, ce genre de hadith a vu le jour avec le conflit qui avait opposé 'Ali à Mu'âwiya, et les fanatiques parmis les deux camps se mirent chacun a forger des ahadith qui appuiyaient leur parti.

Néanmoins, expliquent les spécialistes, l'irrecevabilité de ce genre de hadith est souvent flagrante à cause de la médiocrité de son style, la vulgarité de son énoncé, la concordance de son énoncé avec la tendance de son rapporteur ou encore sa contradiction avec les textes clairs du Coran et de la Sunna. Ajouter à cela que la majorité des spécialistes à force d'étudier les ahadith du Prophetehttp://www.nida-attawhid.com/forum/images/smilies/bism2-1fee32.gif, a fini par acquérir une grande connaissance de son style particulier.


La transcription du hadith à l'époque du prophète http://www.nida-attawhid.com/forum/images/smilies/bism2-1fee32.gif

Le prophète http://www.nida-attawhid.com/forum/images/smilies/bism2-1fee32.gif avait, au début de son ministère, interdit de façon catégorique qu'on écrive quoi que ce soit de ses propos par crainte que cela ne se confonde avec le Coran. [8]

Mais par la suite, lorsque ses compagnons eurent bien saisi la distinction entre le Coran et le hadith, il a permis à ceux qui le voulaient d'écrire ses ahadith.[10]

Cependant, cette transcription du hadith était plutôt négligable et aucune copie authentique ne nous est parvenu de ses compagnons.[11]


La transcription du hadith à l'époque des compagnons 

A l'epoque des compagnons du prophète http://www.nida-attawhid.com/forum/images/smilies/bism2-1fee32.gif et de la première génération de successeurs, la transcription du hadith était restée toujours aussi négligeable, et les oulémas expliquent cela par deux raisons : la première est que la majorité des gens de l'époque de savaient ni lire ni écrire, mais avaient par contre développé une grande force de mémorisation, et la seconde est que la plupart craignaient encore que l'interdiction du prophète http://www.nida-attawhid.com/forum/images/smilies/bism2-1fee32.gif d'écrire quoi que ce soit de lui ne soit pas totalement abrogés. Puis, par la suite, lorsque cette crainte s'était dissipée, les gens lettrés parmi la génération des jeunes successeurs se mirent à transcrire les ahadith sur leurs propres cahiers. [12]






[7] Il est important ici de préciser que la critique des ahadith ne porte que sur les conditions de transmission et jamais sur le contenu. C'est-à-dire que les spécialistes ne jugent pas un hadith authentique car son énoncé leur plait ou leur parait logique.

[8] Rapporté par Muslim

[10] C'est ce qui dégage à priori de plusieurs narrations authentiques. L'auteur en citera quelques-unes dans son livre.

[11] La plus fameuse copie écrite par un compagnon du prophète http://www.nida-attawhid.com/forum/images/smilies/bism2-1fee32.gif est : "al sahîfa al sâdiqa" (le livret véridique) de Abdullâh Ibn 'Amr Ibn al 'As. Ce dernier dictait les ahadith à ses élèves à partir de cette copie et la conservait très précieusement dans un coffre. ( Al wadjîz fi 'ulum al hadîth ; 173-176)

[12] "târikh al fiqh al islâmî" et "al wadjîz fi 'ulum al hadith"

 

Par le frère Abou Salmane.

Published by Abou Malik - Le Qu'ran et la Sunna

Le Minhaj (Voie) de Ahlou Sounna wa-l-Jama'a ce qui veut dire la voie de la Sounna et du Concensus, ou bien le minhaj des Salaf-Sâlih la voie des pieux prédécesseurs, tout cela revient au même c'est la voie à laquelle nous restons ferme, cette voie c'est celle du Prophète sala Allahu alayhi was Salam.

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