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Chapitre deux

 

La démocratie : une religion mécréante innovée,

 Dont les partisans sont soit des seigneurs législateurs ou des suiveurs qui les adorent

 

Sache que l’origine de ce mauvais terme « la démocratie » est grec et non  arabe. Il est l’alliance abrégée de deux mots : « demos » qui signifie le peuple et « cratos » qui signifie le gouvernement, le pouvoir, ou la législation. Et cela veut dire que la traduction littérale du mot « démocratie » est : « le gouvernement par le peuple » ou « le pouvoir du peuple » ou « la législation par le peuple ».

 

Et ceci est la principale caractéristique de la démocratie selon ses partisans, et c’est pour cela qu’ils en font les éloges. Or c’est, ô frère du tawhid, dans le même temps, une des caractéristiques essentielles de la mécréance, du chirk et du mensonge, qui contredit et annule la religion de l’Islam et la voie du Tawhid, et qui s’y oppose le plus fermement. Car tu as compris, dans ce qui a été dit auparavant, que le fondement majeur pour lequel a été instaurée la création, pour lequel ont été révélés les Livres, et envoyés les Messagers, et l’Anse la plus solide de l’Islam est le Tawhid de l’adoration à ALLAH (le Très Haut), et le reniement de l’adoration de tout autre que Lui. Et tu as compris quel’obéissance dans la législation fait partie des actes d’adoration qui doivent être consacrés exclusivement à ALLAH (le Très Haut), sans quoi l’homme est un associateur et compte parmi les damnés.

 

Et peu importe que soit réellement appliquée cette caractéristique dans la démocratie ou non, comme y appelle de tous leurs vœux les démocrates parmi les laïques et ceux qui se revendiquent de l’Islam, ou que le pouvoir reste comme il l’est en fait aujourd’hui, c'est-à-dire : le pouvoir des notables parmi le gouvernement et leurs proches parmi leurs familles et parmi les grands commerçants, et les riches qui détiennent les richesses et les médias et qui peuvent avec leurs moyens faire parvenir qui ils veulent au parlement (palais de la démocratie), de même que leur maître ou leur seigneur (le roi ou le gouverneur) peut dissoudre l’assemblée ou la saisir à tout moment et comme il le veut.

Ainsi la démocratie, dans les deux cas, revient à la mécréance envers ALLAH (le Très Grand), et à l’association (chirk) au Seigneur des cieux et des terres, et représente une totale contradiction avec la Voie du Tawhid et la Religion des Envoyés.

 

Et cela pour plusieurs raisons :

 

            -Premièrement : parce que la démocratie est la législation par le peuple ou le pouvoir du taghout, elle n’est pas l’Ordre d’ALLAH (le Très Haut). ALLAH  ordonne à Son Prophète (Paix et Bénédictions sur Lui) de juger par ce qu’ALLAH lui a révélé, et lui interdit de suivre les passions des gens, de la majorité ou du peuple, et il le met en garde contre le fait qu’ils ne l’induisent en erreur au sujet d’une partie de ce qu’ALLAH lui a révélé. Ainsi ALLAH dit : 

 

 « Juge alors parmi eux d'après ce qu’Allah a fait descendre. Ne suis pas leurs passions, et prends garde qu'ils ne tentent de t'éloigner d'une partie de ce qu’Allah t'a révélé.».[1]

 

C’est ainsi dans la religion du Tawhid et la voie de l’Islam. Quand à la religion démocratie et à la voie du chirk, ses partisans disent : « Et juge entre eux par ce qui plait au peuple et suis leurs passions, et prends garde qu’on ne t’écarte d’une partie de ce qu’ils veulent et ce qu’ils désirent et légifèrent ». Voilà ce qu’ils disent, et c’est ainsi qu’est dirigée la démocratie, et c’est bien une mécréance claire, un chirk déclaré, pour qui fait cela. Mais la vérité concernant les démocraties est pire que cela, et si l’on voulait parler de leur situation réelle on dirait : « Et juge parmi eux par les passions du taghout et de ses notables et qu’aucune législation ne soit instituée sans son approbation ni son consentement » !!!

Ceci est un égarement évident et clair, bien plus c’est un chirk majeur et de la rébellion.

 

            -Deuxièmement : parce que la démocratie est le pouvoir du peuple ou du taghout, conformément à la constitution et non pas conformément à la loi d’ALLAH (le Très Haut). C’est ce que dictent leurs constitutions et leurs livres qu’ils sanctifient et élèvent plus que le Coran. La preuve est que la décision de leurs livres prévaut sur la décision du Coran, et que leurs lois prédominent sur la Loi du Coran.

Ainsi, la décision ou la législation du peuple dans la démocratie – si tant est qu’il ait un réel pouvoir de décision- ne saurait être acceptée que si elle trouve sa source dans les textes de la constitution et se conforme à ses clauses. Car la constitution est la reine des lois et le livre sacrée chez eux, et il n’y a point de considération dans la religion démocratie pour les versets du Coran ou les Hadiths du Messager (Paix et Bénédictions sur lui), et une loi ou une législation ne peut être instituée en conformité avec eux (c'est-à-dire avec le Coran et la Sunna) que si elle est conforme au texte de leur livre sacré (la constitution). C’est ainsi qu’est leur loi, si vous avez des doutes à ce sujet…

 

ALLAH dit : « Puis, si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez-là à Allah et au Messager, si vous croyez en Allah et au Jour dernier. Ce sera bien mieux et de meilleur interprétation (et aboutissement).».[2]

 

Et la religion de démocratie dit : « Puis si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez-le au peuple, à son assemblée et à son chef, conformément à la constitution  inventée et à la loi terrestre ».

 

Et ALLAH dit : « Fi de vous et de ce que vous adorez en dehors d'Allah! Ne raisonnez-vous pas? »[3]

 

Partant de là, si le peuple voulait que soit établi le jugement par la loi d’ALLAH (le très Haut),par le biais de cette démocratie et à travers son assemblée polythéiste législatrice, ceci ne pourrait être établi qu’avec la permission du taghout et par la voie de la constitution et à travers les textes de ses articles. Parce que la constitution est le livre saint de la démocratie, ou disons sa thora et son évangile falsifiés au gré des passions et des penchants.

 

            -Troisièmement : la démocratie est un fruit de l’infecte laïcité, et sa fille bâtarde… Parce que la laïcité est une théorie de mécréance qui tend à l’éloignement de la religion de la vie quotidienne, et à la séparation de la religion avec l’état et le pouvoir.

           

Et la démocratie c’est le pouvoir du peuple ou le pouvoir du taghout, mais elle n’est pas, dans tout les cas, le pouvoir d’ALLAH Le Très Grand, Le Très élevé, et comme tu le sais elle n’accorde aucune considération à la loi d’ALLAH le Très Haut, le Juge Suprême, sauf à se conformer au préalable aux articles de la constitution, et deuxièmement aux passions du peuple et avant tout cela aux prétentions du taghout et de ses notables…

 

A cause de cela, si le peuple tout entier disait au taghout ou au seigneur de la démocratie : « nous voulons que soit appliquée la Loi qu’ALLAH a révélée, et que le droit de légiférer n’appartienne plus en aucun cas à personne parmi le peuple ni  ses représentants parmi les députés ou le gouvernement. Et nous voulons faire appliquer l’Ordre d’ALLAH concernant l’apostat, et l’Ordre d’ALLAH concernant le fornicateur, le voleur, le buveur de vin, etc. Nous voulons ordonner à la femme le port du hijab et la décence, et interdire l’exhibition, la nudité, l’obscénité, la débauche, la fornication, l’homosexualité et les autres turpitudes… » Ils leur diraient aussitôt : ceci s’oppose à la religion démocratie et à ses principes de « liberté » !!!

Ainsi voilà la « liberté » selon la démocratie : c’est s’affranchir de la Religion d’ALLAH et la rejeter ainsi que Ses Lois, et c’est la transgression de Ses interdits. Quant à la loi de la constitution et aux limites de leur législation, elles sont protégées et sacrées dans leur démocratie puante ; bien plus, toute personne qui s’y oppose, s’en écarte ou la contredit est châtiée…

Et malheur à vous, malheur à vous, malheur à vous, malheur à vous… jusqu’à ce que la langue se lasse.

La démocratie, ô frère du Tawhid, est bien une religion autre que la religion d’ALLAH (le Très Haut), elle est la loi du taghout et non pas la loi d’ALLAH, elle est la législation des seigneurs opposés et éparpillés, et non pas la législation d’ALLAH l’Unique, Le Dominateur Suprême. Celui qui parmi les créatures l’accepte et qui est d’accord avec elle, a en réalité accepté que le droit de légiférer lui soit attribué conformément aux articles de la constitution, et que ce qu’il légifère prédomine sur la loi d’ALLAH l’Unique, le Dominateur Suprême. 

             

Et peu importe après cela, qu’il ait légiféré ou qu’il n’ait pas légiféré, qu’il ait remporté les élections législatives ou non : son agrément avec les polythéistes quant à la religion démocratie, et son acceptation que l’autorité et la législation lui soient confiées, et que son autorité soit placée au dessus de l’autorité d’ALLAH, de Son Livre et de Sa Loi : cela constitue la mécréance à part entière. Ceci est un égarement évident et clair dans tout les cas, et cela est du chirk vis-à-vis  d’ALLAH et de l’adversité envers Lui.

 

Le peuple dans la religion démocratie se fait représenter par ses députés et autres représentants, et chaque groupe, chaque parti, chaque clan parmi le peuple se choisit un seigneur parmi ces seigneurs dispersés, afin qu’il légifère pour eux en suivant ses passions et ses caprices… Mais comme cela est connu : en conformité avec les articles et les textes de la constitution et dans ses limites.

 

Et parmi eux certains choisissent leur maître adoré et leur législateur selon leurs pensées et leurs idéologies, c’est alors  le seigneur de tel parti ou la divinité de tel autre parti. D’autres parmi eux choisissent leur seigneur en fonction du clan et du groupe, c’est alors la divinité du clan untel ou l’idole adoré de tel autre clan. Et d’autre parmi eux choisissent une divinité qu’ils prétendent être « salafi » tandis que d’autre prennent un seigneur « ikhwani » …et voilà pour eux leurs maîtres adorés qu’ils soient barbus ou rasés…et ainsi de suite.

 

« Ou bien auraient-ils des associés [à Allah] qui auraient établi pour eux des lois religieuses qu'Allah n'a jamais permises? Or, si l'arrêt décisif n'avait pas été prononcé, il aurait été tranché entre eux. Les injustes auront certes un châtiment douloureux. ».[4]

 

Ces représentants sont en réalité des idoles qui ont été dressées, des statues adorées, des divinités érigées dans leurs temples et leurs forteresses du polythéisme (le parlement), qui adoptent pour eux-mêmes et leurs suiveurs la religion démocratie et la loi de la constitution ; à elle ils se réfèrent pour leurs jugements, et ils légifèrent conformément aux textes de ses articles.

Et celui qui gouverne au-dessus de tout cela, c’est leur seigneur, leur divinité, leur grande idole qui approuve ce qu’ils légifèrent et l’authentifie, ou le refuse et le rejette …c’est le chef, le roi ou le président…

 

Ceci, ô frères du Tawhid, est la vérité sur la démocratie et sa voie, la religion du taghout, et non pas la religion d’ALLAH … c’est la voie des polythéistes et non pas la voie des Prophètes … la loi des seigneurs et des divinités dispersées et divisées, non pas la Loi d’ALLAH l’Unique le Dominateur Suprême.

« Ô mes deux compagnons de prison ! Qui est le meilleur : des Seigneurs éparpillés ou Allah, l'Unique, le Dominateur suprême ? Vous n'adorez, en dehors de Lui, que des noms que vous avez inventés, vous et vos ancêtres, et à l'appui desquels Allah n'a fait descendre aucune preuve. »[5].

            « Y a-t-il donc une divinité avec Allah? Allah est Très Elevé au-dessus de ce qu'ils [Lui] associent.».[6]

 

Alors choisis ô serviteur d’ALLAH … ou bien la Religion d’ALLAH, Sa Loi Purifiée, Sa Lumière éclatante et Sa Voie droite … ou bien la religion de la démocratie, son polythéisme et sa mécréance, et son chemin tortueux et sans issue … L’ordre d’ALLAH l’Unique le Dominateur Suprême, ou bien l’ordre du taghout…

 

« Le bon chemin s'est distingué de l'égarement. Donc, quiconque mécroit au taghout tandis qu'il croit en Allah saisit l'anse la plus solide, qui ne peut se briser. »[7]

 

 



[1]  S 5    V 49

[2]  S 4    V 59

[3]  S 21  V 67

[4]  S 42  V 21

[5]  S 12  V 39-40

[6]  S 27  V 63

[7]  S 2  V 256

Published by Sulaymân Abû Mâlik - La démocratie et le vote

Le Minhaj (Voie) de Ahlou Sounna wa-l-Jama'a ce qui veut dire la voie de la Sounna et du Concensus, ou bien le minhaj des Salaf-Sâlih la voie des pieux prédécesseurs, tout cela revient au même c'est la voie à laquelle nous restons ferme, cette voie c'est celle du Prophète sala Allahu alayhi was Salam.

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