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Juger avec la Shari’ah et son statut dans la ‘Aqîdah.

 

Par le sheikh Abder Rahman ibn Salih al Mahmud.

 

Extrait du livre "Al Hukm bi ghayri ma anza Allah"


 

Le lien entre juger selon la Shari’ah et la ‘Aqîdah est profond et fondamental. Ce n’est pas simplement une relation distante qui n’a aucun effet sur la ‘Aqîdah, en vérité le problème est plus sérieux comme nous allons le voir. Ce chapitre exposera 2 point principal, comme suit :


  1. L’importance de ce sujet, et les principes que lesquels ils sont basés. Les exégètes qui ont parlé de ce sujet en usant de terme très fort et radical découlant de leur prise de conscience à ce problème.


  2. Réfutation de ceux qui pensent que juger par autre que ce qu’Allah a révélé n’est lié qu’aux actes extérieurs (et non à la croyance), et que tout péché qui est semblable ne veut pas dire que la personne qui le commet n’est plus croyante, tant qu’il ne rejette pas la Shari’ah.


Il y a plusieurs preuves concernant la relation la croyance de l’adhésion (à la Shari’ah), en faisant ce qui est ordonné, et s’éloignant de ce qui est interdit, et d’autre question qui sont liés au fait de juger selon la Shari’ah et l’appliquer individuellement et au niveau de la communauté.


  • Des fois il est lié à la ‘Aqîdah et au Tawhîd al ‘Ibâdah (l’Unicité dans l’adoration).

  • Des fois il est lié à la ‘Aqîdah et au Tawhîd ar Rubûbiyah (l’Unicité dans la seigneurie).

  • Des fois il est lié à la ‘Aqîdah et au Tawhîd al Asma’ wa Sifât (l’Unicité des noms et attributs Divin).

  • Des fois il est lié à la ‘Aqîdah et à l’Îmân (la Foi, la Croyance).

  • Des fois il est lié à la ‘Aqîdah et aux Shahâdatayn.


Les versets qui démontrent cela sont nombreux. Nous nous limiterons à quelques exemples.

 

Son lien au Tawhîd al ‘Ibâdah


Allah azza wa jal dit concernant l’histoire de Yûssuf ‘alayhi as Salam et son appel à Allah en prison :


Vous n’adorez, en dehors de Lui, que des noms que vous avez inventés, vous et vos ancêtres, et à l’appui desquels Allah n’a fait descendre aucune preuve. Le jugement n’appartient qu’à Allah. Il vous a commandé de n’adorer que Lui. Telle est la religion droite; mais la plupart des gens ne savent pas.(Qur’an 12 : 40)

 

Et Allah soubhana wa ta’ala dit :

 

Nulle contrainte en religion! Car le bon chemin s’est distingué de l’égarement. Donc, quiconque mécroit au Taghût tandis qu’il croit en Allah saisit l’anse la plus solide, qui ne peut se briser. Et Allah est Audient et Omniscient(Qur’an 2 : 256)


Et Allah dit :


Ils ont pris leurs rabbins et leurs moines, ainsi que le Christ fils de Marie, comme Seigneurs en dehors d’Allah, alors qu’on ne leur a commandé que d’adorer un Dieu unique. Pas de divinité à part Lui! Gloire à Lui! Il est au-dessus de ce qu’ils [Lui] associent.(Qur’an 9 : 31)

 

 

Son lien avec le Tawhîd ar Rubûbiyah


Allah azza wa jal a dit :


S’est établi «’istawâ» sur le Trône (d’une manière qui sied à Sa Majesté). Il couvre le jour de la nuit qui poursuit celui-ci sans arrêt. (Il a créé) le soleil, la lune et les étoiles, soumis à Son commandement. La création et le commandement n’appartiennent qu’à Lui. Toute gloire à Allah, Seigneur de l’Univers!(Qur’an 7 : 53-54)


Et Allah a dit :


  • Ton Seigneur crée ce qu’Il veut et Il choisit; il ne leur a jamais appartenu de choisir. Gloire à Allah! Il transcende ce qu’ils associent à Lui!(Qur’an 28 : 68)

 

Et ainsi de suite.

 

 

Son lien au Tawhîd al Asmâ’ was Sifât


Les plus significatifs de Ses Noms à ce sujet sont al Hakam, al Hâkim et al Hakîm.


Allah soubhan wa ta’ala dit :


Chercherai-je un autre juge qu’Allah, alors que c’est Lui qui a fait descendre vers vous ce Livre bien exposé? Ceux auxquels Nous avons donné le Livre savent qu’il est descendu avec la vérité venant de ton Seigneur. Ne sois donc point du nombre de ceux qui doutent.(Qur’an 6 : 114)


Et Allah dit :


… Tel est le jugement d’Allah par lequel Il juge entre vous, et Allah est Omniscient et Sage.(Qur’an 60 : 10)


Allah est aussi décrit comme étant :


Khayr al Hâkimîn (le Meilleur des Juges)(Qur’an 7 : 87 - 10 : 9 - 12 :80)


Ahkam al Hâkimîn (le Plus Juste des Juges)(Qur’an 11 : 45 - 95 : 8)


Et Allah ta’ala dit :


C’est Allah qui juge et personne ne peut s’opposer à Son jugement, et Il est prompt à régler les comptes.(Qur’an 6 : 57)

 

 

Son lien à l’Îman


Allah azza wa jal a dit :


Ô les croyants! Obéissez à Allah, et obéissez au Messager et à ceux d’entre vous qui détiennent le commandement. Puis, si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez-le à Allah et au Messager, si vous croyez en Allah et au Jour dernier. Ce sera bien mieux et de meilleure interprétation (et aboutissement). (Qur’an 4 : 59)

 

N’as-tu pas vu ceux qui prétendent croire à ce qu’on a fait descendre vers toi [prophète] et à ce qu’on a fait descendre avant toi? Ils veulent prendre pour juge le Taghût, alors que c’est en lui qu’on leur a commandé de ne pas croire. Mais le Diable veut les égarer très loin, dans l’égarement. Et lorsqu’on leur dit: «Venez vers ce qu’Allah a fait descendre et vers le Messager», tu vois les hypocrites s’écarter loin de toi. Comment (agiront-ils) quand un malheur les atteindra, à cause de ce qu’ils ont préparé de leurs propres mains? Puis ils viendront alors près de toi, jurant par Allah: «Nous n’avons voulu que le bien et la réconciliation». Voilà ceux dont Allah sait ce qu’ils ont dans leurs cœurs. Ne leur tiens donc pas rigueur, exhorte-les, et dis-leur sur eux-mêmes des paroles convaincantes. Nous n’avons envoyé de Messager que pour qu’il soit obéi par la permission d’Allah. Si, lorsqu’ils ont fait du tort à leurs propres personnes ils venaient à toi en implorant le pardon d’Allah et si le Messager demandait le pardon pour eux, ils trouveraient, certes, Allah, Très Accueillant au repentir, Miséricordieux. Non!... Par ton Seigneur! Ils ne seront pas croyants aussi longtemps qu’ils ne t’auront demandé de juger de leurs disputes et qu’ils n’auront éprouvé nulle angoisse pour ce que tu auras décidé, et qu’ils se soumettent complètement [à ta sentence] (Qur’an 4 : 60-65)


Et Allah dit :


La seule parole des croyants, quand on les appelle vers Allah (Ses Paroles, le Qur’an) et Son messager, pour que celui-ci juge parmi eux, est: «Nous avons entendu et nous avons obéi». Et voilà ceux qui réussissent (qui vivront au Paradis pour toujours). (Qur’an 24 : 51)

 

 

Son lien à l’Islam


La base de l’Islam est la sousmission (istislâm) à Allah en Lui obéissant et en se purifiant de tout shirk.


Allah ta’ala dit :


Qui est meilleur en religion que celui qui soumet à Allah son être, tout en se conformant à la Loi révélée et suivant la religion d’Abraham, homme de droiture? Et Allah avait pris Abraham pour ami privilégié.(Qur’an 4 : 125)


Et Allah dit :


Certes, la religion acceptée d’Allah, c’est l’Islam. Ceux auxquels le Livre a été apporté ne se sont disputés, par agressivité entre eux, qu’après avoir reçu la science. Et quiconque ne croit pas aux signes d’Allah... alors Allah est prompt à demander compte! S’ils te contredisent, dis leur: «Je me suis entièrement soumis à Allah, moi et ceux qui m’ont suivi». Et dis à ceux à qui le Livre a été donné, ainsi qu’aux illettrés: «Avez-vous embrassé l’Islam?» S’ils embrassent l’Islam, ils seront bien guidés. Mais; s’ils tournent le dos... Ton devoir n’est que la transmission (du message). Allah, sur [Ses] serviteurs est Clairvoyant.(Qur’an 3 :19-20)


Et Allah dit :


Etquiconque soumet son être à Allah, tout en étant bienfaisant, s’accroche réellement à l’anse la plus ferme. La fin de toute chose appartient à Allah.(Qur’an 31 : 22)


Et Allah dit :


Et quiconque désire une religion autre que l’Islam, ne sera point agréé, et il sera, dans l’au-delà, parmi les perdants.(Qur’an 3 : 85)


Et Allah dit :


 EtNous avons fait descendre sur toi le Livre, comme un exposé explicite de toute chose, ainsi qu’un guide, une grâce et une bonne annonce aux Musulmans.  (Qur’an 16 : 89)

 

 

 

Son lien aux Shahâdatayn


En ce qui concerne le témoignage qu’il n’y a nul autre divinité si ce n’est Allah, les preuves l’expliquant se trouve dans la partie du Tawhîd al ‘Ibâdah. En ce qui concerne le témoignage que Muhammad sala Allahu ‘alayhi was Salam est le Messager d’Allah :


Allah soubhana wa ta’ala dit :


 Non!... Par ton Seigneur! Ils ne seront pas croyants aussi longtemps qu’ils ne t’auront demandé de juger de leurs disputes…(Qur’an 4 : 65)


Et Allah dit :


Prenez ce que le Messager vous donne; et ce qu’il vous interdit, abstenez-vous en…(Qur’an 59 : 7)


Et Allah dit :


Dis: «Si vous aimez vraiment Allah, suivez-moi, Allah vous aimera alors et vous pardonnera vos péchés. Allah est Pardonneur et Miséricordieux. Dis: «Obéissez à Allah et au Messager. Et si vous tournez le dos... alors Allah n’aime pas les infidèles !(Qur’an 3 : 31-32)

 

 

Il y a une preuve qui indique que l’obédience à autre qu’Allah et se détourner de Son jugement est du kufr et du shirk


Allah ta’ala dit :


et Il n’associe personne à Son jugement.  (Qur’an 18 : 26)

Et Allah dit :


Si vous leur obéissez (au Shayâtîn, les diables), vous deviendrez certes des associateurs.(Qur’an 6 : 121)


Et Allah dit :


Est-ce donc le jugement du temps de l’Ignorance qu’ils cherchent? Qu’y a-t-il de meilleur qu’Allah, en matière de jugement pour des gens qui ont une foi ferme?(Qur’an 5 : 50)


Et il y a plusieurs versets similaires.


Ces preuves, qui sont cités ici à titre d’exemple - car il y a bien plus que cela – démontre la mesure dans laquelle cet important sujet est lié à la ‘Aqîdah dans toutes ces parties et principes.


Maintenant nous allons focaliser notre attention sur les paroles de certains savants qui ont lié le fait de juger par autre que ce qu’Allah a révélé à la ‘Aqidah.


  1. L’imam Muhammad ibn Nasr al Marwazi a dit en commentaire du célèbre hadith de Jibrîl :


« La phrase « l’Îman (la Foi) veut dire croire en Allah » veut dire affirmer Son Unicité (Tawhîd) et croire en Lui dans son cœur et l’affirmer par sa langue, et se soumettre à Lui et à Ses commandements, en ayant la volonté de faire que qu’Il commande et d’éviter la négligence, l’arrogance et l’obstination. Si tu fais cela, tu auras adhéré à ce qu’Il aime et tu éviteras ce qui Le met en colère. » Fin de citation [Ta’zîm Qadr as Salâh, 1/392-393]


Puis il dit :


« En ce qui concerne la phrase « …et Ses Messagers,» cela veut dire croire en ceux qu’Allah a nommé… et croire en Muhammad sala Allahu ‘alayhi was Salam. Ta croyance au autres Messagers est une affirmation, mais la croyance en Muhammad est l’affirmation et la croyance en lui, et suivre ce qu’il a amené. Si tu suis ce qu’il a amené, que tu accompli les obligations, que tu accepte ce qui est permis comme étant halâl et accepte ce qui est interdit comme étant harâm, que tu t’abstiens dans les cas ou les choses ne sont pas clair, et tu te hâte à faire le bien » Fin de citation [Ta’zîm Qadr as Salâh, 1/393]


Il faut constater qu’à la croyance en Allah et au Tawhîd, croire dans son cœur et l’affirmer par sa langue, le sheikh à ajouter la conception de la soumission aux ordres d’Allah, puis il l’a expliqué. Dans le cas de la croyance aux Messagers, il a fait une distinction entre les autres Messagers - qu’il faut reconnaitre - et le Messager Muhammad sala Allahu ‘alayhi was Salam, qui dans son cas, la simple reconnaissance ne suffit pas sans le suivit de qu’il a apporté.


  1. Al ‘Izz ibn ‘Abdus Salâm a dit dans sa discussion sur le principe « ce à quoi il est obligatoire d’obéir, ce à quoi il est permit d’obéir et ce à quoi il n’est pas permit d’obéir » :


« Seul Allah doit être exclusivement obéit, car Il est le seul Qui accorde les bénédictions à la création, et guide Ses créatures sur la voie correcte dans leur affaires religieuses et mondaines. Il n’y a rien de bon, mais Il apporte le bien, et il n’y a rien de mauvais, mais Il l’enlève le mal. Personne ne mérite d’être obéi plus qu’un autre, car aucun d’entre eux ne peut accorder les bénédictions qu’Allah accorde. Il en est de même que personne n’a le droit de décider ou de juger si ce n’est Allah, parce que Ses lois découlent du Qur’an, de la Sunnah, de l’Ijmâ’ (le consensus des savants), de l’analogie correcte, et d’autres moyens dérivés. Donc personne n’a le droit d’utiliser la méthode de l’istihsân (choix préférentiel) ou d’al masâlih wal mursalah (question qui sert l’intérêt commun des musulmans et qui ne va pas à l’encontre des principes de base de l’Islam)… » Fin de citation [Qawâ’id al Ahkâm, 2/158. Il est a noté qu’Al ‘Izz ibn ‘Abdus Salâm ne rejeté pas complètement Al Masâlih wal Mursalah, en particulier quand ils rempli les conditions spécifiques comme il l’explique dans le livre et dans d’autres de ses ouvrages.]


Ibn ‘Abdus Salâm a basé cette affaire sur le Tawhîd ar Rubûbiyah (l’Unicité dans la Seigneurie) : tout comme le pouvoir sur la création appartient exclusivement à Allah, de même, le pouvoir de commander Lui appartient exclusivement.


La création et le commandement n’appartiennent qu’à Lui(Qur’an 7 : 54)


  1. At Tabari a dit dans son commentaire sur le verset :


« Non, mais quiconque soumet à Allah son être tout en faisant le bien(Qur’an 2 : 112) En ce qui concerne la phrase quiconque soumet à Allah son être, le sens visé par la soumission de son être est de s’humilier et de Lui obéir, et de se soumettre à Son commandement. La racine du sens de l’Islam est la soumission (istislâm), car Il est Celui à Qui tu dois te soumettre, ce qui veut dire s’humilier. Le musulman est appelé ainsi car il soumet toutes ses facultés dans l’obéissance à son Seigneur. » Fin de citation [Tafsîr at Tabari, 2/510, édité chez Shâkir.]


Il dit aussi en commentaire du verset :


Notre Seigneur! Fais de nous Tes Soumis(Qur’an 2 : 128)


At Tabari dit :


« Ici aussi, Allah nous dit à propos des Prophètes Ibrâhîm et Ismâ’’îl, quand ils érigeaient les fondations de la Maison, ils dirent,Notre Seigneur! Fais de nous Tes Soumis, ce qui veut dire, guide nous à se soumettre à Tes commandements et de s’humilier dans Ton obéissance ; ne nous laisse pas associer un autre que Toi dans notre obédience et notre adoration envers Toi. Nous avons, en référence a ce que nous avons précédemment dit, expliqué la signification de l’Islam, qui est la servitude dans l’obédience à Allah » Fin de citation [Tafsîr at Tabari, 3/73-74, édité chez Shâkir.]


At Tabari explique clairement la signification de l’Islam et le fait que l’Islam ne peut être atteint excepté à travers une humble soumission à Allah seul dans l’adoration et l’obédience. C’est ce que mentionne fréquemment sheikh a Islam Ibn Taymiyah, comme quand il dit dans Tadmuriyah, après qu’il ai mentionné les textes Qur’anique qui indique que la religion de tous les Messagers était l’Islam :


« L’Islam signifie la soumission (istislâm) à Allah seul. Quiconque se soumet à Lui et à n’importe qui d’autre que Lui est un mushrik (polythéiste) et quiconque ne se soumet pas à Lui est trop orgueilleux pour L’adorer. Le mushrik et celui qui est trop orgueilleux pour L’adorer sont tout deux kâfir. La soumission à Allah seul implique de L’adorer seul et d’obéir à Lui seul. Ceci est la religion de l’Islam, ce dont Allah n’acceptera nul autre religion. La soumission s’accomplit en adorant Allah en tout temps en faisant ce qu’Il a commandé de faire à des moments bien défini… » Fin de citation [At Tadmuriyah, p. 169, édité chez Sa’wi]


Donc l’Islam implique l’adoration et l’obédience.


At Tabari interprète le terme « religion (Dîn) » comme voulant dire « obédience » et « servitude ». Il dit dans le commentaire du verset :


Le Dîn (religion), pour Allah, est certes l’Islâm(Qur’an 3 : 19)


Il dit ensuite:« est certes l’Islâmsignifie ici : la soumission et la servitude. Le verbe dérivé du mot Islâm est aslama, dans le sens de rentrer en Islâm. Similairement il est dit (en Arabe), aqhata al qawm quand le peuple (al qawm) entre dans une période de famine (qaht) ; ou arba’u quand ils entre dans la saison du printemps (ar rabî’). Donc il est dit aslamu quand ils entrent en Islâm, qui veut dire se soumettre et s’humilier, et abandonner toutes oppositions. Si ce n’est pas e cas, alors l’interprétation du verset Le Dîn (religion), pour Allah, est certes l’Islâmest que l’obéissance veut dire l’obéissance à Allah, et l’affirmation par la langue et dans le cœur d’un asservissement (‘ubûdiyah), un assujettissement et une soumission totale à Allah par l’obédience à tous Ses commandements et interdictions, la soumission sans aucun orgueil ou déviation, sans rien Lui associer parmi Ses créatures dans la soumission est l’adoration. »


Car At Tabari est le sheikh des mufassirîn, et le plus éminent savant dans la science de la langue Arabe et des lectures variés du Qur’an, nous citerons ce qu’il dit à propos du sujet que nous traitons. Dans son commentaire du verset :


Ô les croyants! Entrez pleinement dans l’Islam(Qur’an 2 : 208)


Après avoir mentionné les différentes interprétations des savants sur ce verset, at Tabari dit :


« Si il est demandé, que veut dire le fait qu’Allah urge les croyants à suivre Muhammad sala Allahu ‘alayhi was Salam et l’Islam qu’il a transmit ? La réponse est suivre toutes Ses lois est appliquer tous Ses jugements, sans en négliger. Si tel est le sens, alors le mot kâffatantraduit ici par « pleinement » est un adjectif décrivant as silm (Islam) et sa signification est d’entrer pleinement en Islam, et de ne pas négliger une seule partie, Ô vous qui croyez en Muhammad et en ce qu’il a transmit. » Fin de citation [Tafsîr at Tabari, 4/255, édité chez Shâkir.]


Ensuite, il mentionne un récit provenant de ‘Ikrimah concernant la révélation de ce verset. At Tabari a dit :


« ‘Ikrimah a eu des propos similaire à ce que nous avons éxposé plus haut, que la signification de l’appel aux croyants est de rejeter toutes choses qui ne font pas partie des jugements de l’Islam, de suivre tous les jugements de l’Islam et n’en négliger aucun. » Fin de citation [Tafsîr at Tabari, 4/356, édité chez Shâkir.]


Puis il mentionne ensuite le deuxième avis concernant ce verset, qu’il signifie qu’il est ordonné aux Gens du Livre d’embrasser l’Islam. Il déclare qu’il est plus probable que ce verset vise le fait qu’embrasser l’Islam c’est suivre toutes les lois de l’Islam, et que ceci est général et s’applique aux 2 groupes. [Voir Tafsîr at Tabari, 4/258, édité chez Shâkir.]


  1. Comme il a était clairement établi, il est obligatoire de se référer Allah dans tout les affaires. Le lien entre ce fait et les attributs d’Allah est très clair. Al Khatâbi dit donc, commentant la signification des noms d’Allah :


« Al Hakam : Al Hakam (le Juge) signifie al Hâkim. Le vrai sens est Celui à Qui les jugements sont soumit et à Qui on se réfère dans toutes les affaires, comme l’indique les versets :


  • A Lui appartient le jugement; et vers Lui vous serez ramenés(Qur’an 28 : 88)

 

Le terme hakam est mentionné dans le verset :

 

Chercherai-je un autre juge (hakaman) qu’Allah, alors que c’est Lui qui a fait descendre vers vous ce Livre bien exposé?... (Qur’an 6 : 114)

 

Et le terme al Hâkim est mentionné à plusieurs endroits, mais il est mentionné à la forme pluriel ou le superlatif est utilisé, par exemple…Et Il est le Meilleurs des juges (Khayr al Hâkimîn)Qur’an 7 : 87 ; 10 : 9 ; 12 : 80), … Tu es le plus juste des juges(Ahkam al Hâkimîn)(Qur’an 11 : 45), Allah n’est-Il pas le plus sage des Juges (Ahkam al Hâkimîn)?(Qur ‘an 95 : 8).

 

Et le terme al Hakîm est mentionné dans plusieurs versets, et les mots dérivé de ce terme sont hakam, yuhkumu, tahkumu, hukmuhu, hukman et d’autres encore. » Fin de citation

 

[Le frère Muhammad al Hamad al Hamûd a compilé les noms d’Allah avec l’explication de leur signification. Il a exposé en détail les noms d’Allah, al Hakam, al Hâkim et al Hakîm. Parmi les incidences de croire en ces 3 noms, il a mentionné les suivants :


  1. Que le Jugement n’appartient qu’à Allah seul sans associés dans ce jugement, tout comme Il n’a pas d’associés dans l’adoration. Allah a dit : …Il n’associe personne à Son jugement (Qur’an 18 : 26).

  2. Allah azza wa jal gouverne et juge selon Sa volonté, car Il est Un et n’a pas d’associés.

  3. Les paroles d’Allah sont sages et précise ; comment pourrait-il en être autrement, quand Il est le Plus Juste des juges ?

  4. Croire aux noms précités dicte de se référer au Livre d’Allah pour tous les jugements entre nous, car il n’y a nul autre livre comme le Qur’an qui est sage dans tous les aspects de la vie.

  5. Allah a ordonné Son Messager sala Allahu ‘alayhi was Salam de juger entre les gens en se référant à ce qu’Allah lui a révélé comme jugement Divin, et d’ignorer tout autre jugement, opinion ou désire…


Voir An Nahj al Asmâ’ fi Sharh Amâ’ Allah al Husnâ de Muhammad ibn Hamad al Hamûd, 1/302/308.]


Sheikh a Islam Ibn Taymiyah a dit, en faisant le lien entre cette affaire et les attributs d’Allah :

« Allah est le Juge (Al Hakam) Qui juge entre Ses serviteurs ; le Jugement (Al Hukm) appartient à Lui seul. Allah a révélé Les Livres et a envoyé les Messagers pour juger entre les gens. Quiconque obéit au Messager fait partit de Ses pieux amis proches (awliya’) et trouvera le bonheur ici bas et dans l’au-delà. Quiconque désobéit au Messager sera de ceux qui sont condamné aux tourments. Allah azza wa jal a dit :

Les gens formaient (à l’origine) une seule communauté (croyante). Puis, (après leurs divergences,) Allah envoya des prophètes comme annonciateurs et avertisseurs; et Il fit descendre avec eux le Livre contenant la vérité, pour régler parmi les gens leurs divergences.(Qur’an 2 : 213)

Allah azza wa jal explique qu’Il a envoyé les Messagers et leurs a révélé les Livres pour qu’ils puissent juger entre les gens concernant leurs divergences. Allah azza wa jal a dit :

Sur toutes vos divergences, le jugement appartient à Allah. Tel est Allah mon Seigneur; en Lui je place ma confiance et c’est à Lui que je retourne [repentant](Qur’an 42 : 10)

Et le Prophète Yûsuf ‘alayhim as Salam a dit :

  • Ô mes deux compagnons de prison! Qui est le meilleur: des Seigneurs éparpillés ou Allah, l’Unique, le Dominateur suprême? Vous n’adorez, en dehors de Lui, que des noms que vous avez inventés, vous et vos ancêtres, et à l’appui desquels Allah n’a fait descendre aucune preuve. Le pouvoir n’appartient qu’à Allah. Il vous a commandé de n’adorer que Lui. Telle est la religion droite; mais la plupart des gens ne savent pas.  

(Qur’an 12 : 39-40)

Le Jugement appartient à Allah seul, et Ses Messagers l’ont transmit venant de Lui. Leurs jugements et Son jugement, et leurs commandements son Ses commandements ; leur obéir revient à Lui obéir. Peu importe le Messager qui les gouverne et les commande de faire ou de prescrire ce qu’ordonne la religion, il est obligatoire pour toutes personnes de le suivre et lui obéir, car c’est le jugement d’Allah sur Sa création » Fin de citation [Majmû’ al Fatâwa, 35/361-363 ; voir aussi p. 372 et 383]


Dans un autre passage, sheikh al Islam Ibn Taymiyah a donné des détails sur le contexte sur la formulation utilisé dans le Qur’an, et a définit un principe la concernant, dans le lequel il explique qu’il est obligatoire de croire en tout ce que le Messager à transmit. Il déclare par exemple que l’incrédulité en certains Messagers est une incrédulité de tous les Messagers, et par conséquent, l’incrédulité en une partie du Message est du kufr. Après avoir cité le preuve de cela, il a dit :


« Il condamne donc ceux a qui une partie des Écritures (des Gens du Livre) à était donné quand ils ont cru en ce qui allé à l’encontre du Message et ont préféré ceux qui ont dévié du Message que ceux qui croyaient en ce dernier, comme ceux qui préféré les philosophes Sabéens et l’état jâhili (ignorance) - la jâhiliyah des Turques, de Daylam, des Arabes, des Perses et d’autres - à ceux qui croyaient en Allah, Son Livre et Son Messager. De même, Il condamnait ceux qui affirmaient croire en tout les Livres, mais qui ne se référaient pas au Qur’an et la Sunnah pour leurs jugements, et ils se sont référés à la place à quelque faux législateurs qu’ils ont vénéré à la place d’Allah, comme il arrivé souvent dans le cas de ceux qui s’affiliaient à l’Islam mais ils se sont référé pour leurs jugements les lois des Sabéens, des philosophes et d’autres, ou aux lois de quelques rois qui ont outrepassé les limites de l’Islam, tel que les rois des Tatars et autres. Quand il leurs est dit, « revenez au Livre d’Allah et à la Sunnah de Son Messager, » ils s’en détournent complètement » Fin de citation [Majmû’ al Fatâwa, 12/339/340.]


Car le Jugement (hukm) appartient à Allah seul, il est obligatoire de suivre tout ce que le Messager sala Allahu ‘alayhi was Salam a transmit, sans aucune distinction. Se référer pour le jugement aux lois des Sabéens et des philosophes, ou tout autre lois que la Shari’ah d’Allah revient à se référer aux fausses lois (tâghût) pour le jugement, et il est essentiel de croire en Allah et de rejeter les fausses lois.


  1. Ce sujet est aussi lié au témoignage « Muhammad est le Messager d’Allah ». Sheikh al Islam Ibn Taymiyah a dit :


« Témoigner de la Prophétie de Muhammad sala Allahu ‘alayhi was Salam implique de croire en tout ce qu’il a dit et obéir à tout ce qu’il a ordonné. Ce qu’il a approuvé doit être approuvé, et ce qu’il dénoncé doit être dénoncé, tout comme les gens doivent affirmer tous les noms et attributs d’Allah qu’Il a affirmé pour Lui-même, et ils doivent rejeter toutes notions de ressemblance à Ses créatures qu’Il a démenti, et ils doivent s’éloigner du ta’tîl (renier les attributs d’Allah) et du tamthîl (l’anthropomorphisme). Quand ils affirment Ses attributs, ils doivent éviter de L’assimiler à Sa création et ne doivent pas nier Ses attributs. Ils doivent accomplir ce qu’Il a ordonné et évitr ce qu’Il a interdit. Ils doivent approuver comme étant halâl ce qu’Il a permit et approuver comme étant harâm ce qu’Il a interdit, et il n’y a pas de religion excepté ce qu’Allah et Son Messager ont décrit. Et Allah condamne les mushrikûn (polythéistes) dans la sourate al An’âm, dans sourate al A’râf - le sixième et le septième chapitre du Qur’an – et dans d’autre endroits, pour interdire ce qu’Allah n’a pas interdit et pour inventer une religion dont Allah n’a rien révélé, comme Allah azza wa jal dit :

Et ils assignent à Allah une part de ce qu’Il a Lui-même créé, en fait de récoltes et de bestiaux…(Qur’an 6 : 136)

Il est aussi mentionné au début de la sourate al A’râf, Allah dit :

Ou bien auraient-ils des associés [à Allah] qui auraient établi pour eux des lois religieuses qu’Allah n’a jamais permises?...(Qur’an 42 : 21)

Et Allah a dit à Son Messager sala Allahu ‘alayhi was Salam :

Ô Prophète! Nous t’avons envoyé [pour être] témoin, annonciateur, avertisseur, appelant (les gens) à Allah (le Monothéisme Islamique c-a-d d’adorer Allah seul sans associés), par Sa permission; et comme une lampe éclairante (à travers tes instructions venant du Qur’an et la Sunnah, la voie légal du Prophète).(Qur’an 33 : 45-46)

Allah lui a donc dit qu’Il l’a envoyé pour appeler les peuples à Allah par Sa permission. Donc quiconque appel les gens à tout autre qu’Allah s’est rendu coupable de shirk et quiconque appel les gens à quelque chose sans la permission d’Allah est un innovateur. Le shirk est une innovation (bid’ah), et la bid’ah finit par être du shirk, il n’y a pas d’innovateur qui ne se rend pas coupable d’un type de shirk, et Allah dit :

Ils ont pris leurs rabbins et leurs moines, ainsi que le Christ fils de Marie, comme Seigneurs en dehors d’Allah, alors qu’on ne leur a commandé que d’adorer un Dieu unique. Pas de divinité à part Lui! Gloire à Lui! Il est au-dessus de ce qu’ils [Lui] associent.(Qur’an 9 : 31)

Une des voies dans laquelle ils ont commit du shirk était qu’ils (les rabbins et les moines) ont permit aux gens ce qui était interdit, et les gens leurs ont obéit, et ils (les rabbins et les moines) ont interdit ce qui était permit, et les gens leurs ont obéit » Fin de citation [Iqtidâ’ as Sirât al Mustaqîm, 2/834-835.]


Ce long commentaire de sheikh al Islam explique clairement comment les affaires de ‘Aqîdah sont liés les uns aux autres. Et ceci car les 2 parties des Shahâdatayn, le témoignage qu’il n’y a nul autre divinité si ce n’est Allah, et le témoignage que Muhammad est le Messager d’Allah, sont très fortement liés. Ils sont comme l’Îmân et l’Islam : s’ils sont mentionnés ensemble dans un même contexte, ils ont alors un sens différent, mais s’ils sont mentionnés séparément, chacun d’eux a la même signification. Si le témoignage qu’il n’y a nul autre divinité si ce n’est Allah est mentionné seul, il implique le témoignage que Muhammad est le Messager d’Allah, et il ne peut être accepté venant d’une personne qui n’a pas cette croyance. Il en est de même si le témoignage que Muhammad est le Messager d’Allah est mentionné, il implique le témoignage qu’il n’y a nul autre divinité si ce n’est Allah, et il ne peut être accepté autrement. Si ils sont mentionne ensemble, alors chaque partie à sa propre signification.


Dès lors nous trouvons quelques lignes stipulant ce que j’ai cité plus haut, sheikh al Islam Ibn Taymiyah a fait le lien entre ce sujet et l’Islam. Il a fait un commentaire similaire aux paroles cité plus haut tiré du livre at Tadmuriyah, il dit :


« Le terme Islam implique la soumission et l’obédience, et il implique la sincérité, comme Allah le dit :

Allah a cité comme parabole un homme appartenant à des associés se querellant à son sujet et un [autre] homme appartenant à un seul homme…(Qur’an 39 : 29)

L’Islam veut forcément signifier la soumission à Allah seul, et de ne pas se soumettre à tout autre que Lui. Ceci est la véritable signification de ce que nous attestons, Lâ ilâha illa Allah (Il n’y a nul autre divinité si ce n’est Allah). Quiconque se soumet à Allah et à tout autre que Lui est un mushrik, et Allah ne pardonne pas qu’on Lui donne des associés. Quiconque ne se soumet pas à Lui du tout est un orgueilleux. Allah a dit :

Et votre Seigneur dit: «Appelez-Moi, Je vous répondrai. Ceux qui, par orgueil, se refusent à M’adorer entreront bientôt dans l’Enfer, humiliés».(Qur’an 40 : 60) » Fin de citation [Iqtidâ’ as Sirât al Mustaqîm, 2/836.]


Indubitablement, le témoignage que Muhammad est le Messager d’Allah implique un nombre de chose sans lesquels la croyance au Prophète ne peut être réalisée. Parmi ces choses il y a le fait de se référer au Messager sala Allahu ‘alayhi was Salam dans les jugements et accepté son jugement. Sheikh al Islam Ibn Taymiyah a souvent affirmé cela, par exemple quand il dit :


« Allah a dit :

Non!... Par ton Seigneur! Ils ne seront pas croyants aussi longtemps qu’ils ne t’auront demandé de juger de leurs disputes et qu’ils n’auront éprouvé nulle angoisse pour ce que tu auras décidé, et qu’ils se soumettent complètement [à ta sentence](Qur’an 4 : 176)

Quand Allah soubhana wa ta’ala affirme que nul n’aura la foi tant qu’il ne rempli pas cette condition, cela indique que cette condition est obligatoire pour tous. Quiconque ne rempli pas cette condition devient un de ceux qui sont sujet à cette menace, et n’a pas atteint le niveau obligatoire de Foi pour lequel celui qui l’atteint est promis au Paradis sans châtiment. Allah l’a promis à quiconque agit en concordance avec qu’Il ordonne. Dans le cas de ceux qui accomplissent certaines obligations et néglige le reste de celles-ci, ils sont sujet à cette menace. Il est connu par le consensus des musulmans qu’il est obligatoire de se référer au Messager dans le jugement des disputes qui surviennent parmi les gens, que se soit une affaire religieuse ou mondaine, que cela concerne les affaires fondamentales de leur religion et les affaires mineurs. Ils sont tous obligé, une fois qu’il (Le Prophète) a jugé une affaire, de ne trouver en eux même aucune opposition à sa décision, et de l’accepter par une soumission complète à ce jugement. » Fin de citation [Majmû’ al Fatâwa sheikh al Islam, (volume traitant de l’Îman) p. 37 et 38]


Nous parlerons plus tard et plus en détail du tafsîr de ce verset, In cha Allah. Notre but ici est d’expliquer le lien entre le témoignage que Muhammad est le Messager d’Allah et du témoignage qu’il n’y a nul autre divinité si ce n’est Allah, et le lien entre l’obligation de se référer pour les jugements au Qur’an et à la Sunnah, et aux Shahâdatayn.


  1. Ibn al Qayyim a parlé de ce sujet en détail. Nous nous limiterons ici à un seul thème, ou il commente les ahâdîth :


« A gouté à la saveur de la Foi celui qui est satisfait qu’Allah soit son Seigneur, l’Islam sa religion, et Muhammad son Prophète » [Sahih Muslim : Kitâb al Îmân, Bâb ad Dalîl ‘ala man radâ Billâhi rabban, hadith numéro 34] et, « Quiconque dit, quand il entend l’appel (à la prière), ‘je témoigne qu’il n’y a nul autre divinité sauf Allah’… et je suis satisfait d’Allah » [Sahih Muslim : Kitâb as Salâh, Bâb istihbâb al Qawl mithl al mu’adh-dhin, hadith numéro 386]


Ibn al Qayyim Rahimahullah a dit:


Ces deux ahadith sont le point crucial autour desquels tournent toutes les questions de la religion, et ils forment le but ultime. Ils incluent d’être satisfait de la Seigneurie et de la Divinité d’Allah, et d’être satisfait de Son Messager et de le suivre, et être satisfait de sa religion et la soumission à cette dernière. Quiconque combine ces 4 caractéristiques est vraiment un siddîq (un vrai croyant, un véridique). Il est facile de le proclamer oralement, mais il est bien plus difficile quand il faut faire face au vrai test… » Fin de citation [Madârij as Sâlikîn, 2/172]


Puis, il commente les 2 ahadith, et il dit :


« En ce qui concerne le fait d’être satisfait du Prophète en tant que Messager, implique de le suivre dans tout ce qu’il a apporté et de se soumettre complètement à ses ordres, de sorte qu’on le préfère à nous même, suivre la guidée seulement sur ce qu’il dit, se référer pour le jugement à personne d’autre que lui, ne pas accepter le jugement de quiconque sauf lui, n’accepter le jugement de personne d’autre tout court… » Fin de citation [Madârij as Sâlikîn, 2/172-173]


Puis il dit en commentant la quatrième caractéristique :


« En ce qui concerne le fait d’être satisfait de sa religion, quand il (le Prophète) parle, donne un jugement, ordonne ou interdit, il est complètement satisfait de tout cela, et il n’y a pas d’opposition envers ce jugement dans son cœur, et il l’accepte et s’y soumet totalement, même si il va à l’encontre ses propres souhaits ou désires, ou ce que dit le chef, le sheikh ou la secte. » Fin de citation [Madârij as Sâlikîn 2/173]


Cette parole d’Ibn al Qayyim concernant ce point est réitérée et commentée dans d’autres passages de ses livres (voir Mukhtasar as Sawâ’iq, 2/361), comme nous le verrons plus tard in cha Allah.


  1. Ce point - le lien entre l’obligation de se référer au Qur’an et à la Sunnah pour tout jugement, et la ‘Aqîdah - est un des points évident, sheikh Muhammad ibn ‘Abdul Wahâb l’a mentionné dans Kitâb at Tawhîd dans le chapitre « L’explication du Tawhîd et du témoignage qu’il n’y a n’autres divinités sauf Allah », ou il cite le verset :


Ils ont pris leurs rabbins et leurs moines, ainsi que le Christ fils de Marie, comme Seigneurs en dehors d’Allah…(Qur’an 9 : 31)


Il ne s’est pas arrêté là, mais il a aussi consacré un chapitre dédié à ce sujet qui s’intitule « Ceux qui obéissent aux savants et aux gouverneurs considérant harâm ce qu’Allah azza wa jal a permit et en considérant halâl ce qu’Allah a interdit, et les (ces savants et ces gouverneurs) ont pris comme seigneurs en dehors d’Allah. » Dans ce chapitre il a exposé quelques récits (à propos des compagnons) et le hadith de ‘Adiy ibn Hâtim, puis il continu avec le chapitre intitulé, « Le verset,

N’as-tu pas vu ceux qui prétendent croire à ce qu’on a fait descendre vers toi [prophète] et à ce qu’on a fait descendre avant toi? Ils veulent prendre pour juge le taghut, alors que c’est en lui qu’on leur a commandé de ne pas croire. Mais le Diable veut les égarer très loin, dans l’égarement.(Qur’an 4 : 60)


-Dans lequel il mentionne beaucoups d’autres versets et ahadith.


Tous ceux qui ont commenté Kitâb at Tawhîd on fait le lien entre ces 2 chapitres et le sujet du Tawhîd et une affirmation des Shahâdatayn. Ici nous citerons en bref ce que sheikh Sulaymân ibn ‘Abdullah ibn Muhammad ibn ‘Abdul Wahâb a dit dans le premier chapitre (c-a-d le chapitre « Ceux qui obéissent aux savant et aux gouverneurs… ») :


« Car l’obédience est un type d’adoration, en vérité l’adoration c’est, en faisant ce qu’Allah ordonne à travers les dires de Ses Messager ‘alayhim as Salam ; l’auteur a attiré l’attention sur l’obligation d’une dévotion et une obédience au Créateur seul. Aucune créature ne doit être obéit sauf si pas cette obéissance il obéit à Allah. Par ailleurs, nul créature de doit être obéit indépendamment. Ce qui est visé ici est l’obédience qui est spécifiquement lié au fait d’interdire ce qui est permit et de permettre ce qui est interdit. Quiconque obéit à une créature par rapport à cela, excepté si c’est le Messager sala Allahu ‘alayhi was Salam - qui ne parle pas sous l’effet de la passion – est un mushrik, comme Allah l’explique dans le verset :Ils (les juifs et les chrétiens) ont pris leurs rabbins et leurs moines (c-a-d dire leurs savants), ainsi que le Christ fils de Marie, comme Seigneurs en dehors d’Allah (en leur obéissant dans des affaires dans lesquels ils ont rendu licite ou illicite en se basant sur leur propre désires sans que cela soit ordonné par Allah [cela bien sur ne concerne pas Jésus fils de Marie ‘alayhim as Salam, mais les rabbins et les moines, l’adoration voué à Jésus n’est pas de ce type]) , alors qu’on ne leur a commandé (dans la Tawrât/Torah et l’Injîl/Évangile) que d’adorer un Dieu unique (Allah). Pas de divinité à part Lui (nul autre que lui est en droit d’être adoré)! Gloire à Lui! Il est au-dessus (loin au dessus) de ce qu’ils [Lui] associent.(Qur’an 9 : 31)

Le Prophète sala Allahu ‘alayhi was Salam a expliqué que c’est se référer en obéissant à ceux qui considéraient interdit ce qui est permit et considéraient permit ce qui est interdit. » Fin de citation [Taysîr al ‘Azîz al Hamîd, p. 543.]


En commentant le second chapitre, sheikh Sulaymân dit :


« Car le Tawhîd, qui est le témoignage qu’il n’y a nul autre divinité si ce n’est Allah, inclut aussi et est inséparable de la croyance en la Prophétie de Muhammad sala Allahu ‘alayhi was Salam, et cet ensemble forme les Shahâdatayn ou un double témoignage de Foi, le Prophète ‘alayhi as Salat was Salam en a fait un seul pilier quand il a dit, « L’Islam repose sur 5 piliers… » Dans ce chapitre, l’auteur attire l’attention sur les implications du Tawhîd, ce qui inclus le fait de se référer au Prophète sala Allahu ‘alayhi was Salam pour les jugements dans les disputes. Ceci est le sens du témoignage qu’il n’y a nul autre divinité sauf Allah, et l’inévitable implication qui est que chaque croyant doit croire. Quiconque reconnait qu’il n’y a nul autre divinité sauf Allah a le devoir d’obéir au décret d’Allah et de se soumettre à Ses ordres qu’Il a transmit à Son Messager Muhammad. Quiconque témoigne qu’il n’y a nul autre divinité sauf Allah et qui par la suite se tourne vers une autre personne que Muhammad ‘alayhi as Salat was Salam pour le jugement dans un litige a annulé ce témoignage dont il a témoigné… » Fin de citation [Taysîr al ‘Azîz al Hamîd, p.554-555. Lire la suite de son commentaire qui est important]


Nul besoin d’en rajouter.


  1. Les savants contemporains on aussi parlé de ce sujet. Il nous suffira ici de citer le sheikh Muhammad ibn Ibrâhîm al sheikh et sheikh ‘Abdul ‘Azîz ibn Bâz, et nous renvoyons les lecteurs aux notes ce trouvant à la fin de ce paragraphe. Sheikh Muhammad ibn Ibrâhîm a dit dans sa rissala intitulé Tahkîm al Qawânîn (se référer aux lois des hommes dans le jugement) :


 

«Allah ta‘âlâ a nié la foi pour ceux qui ne prennent pas le Prophète –salla llahou ‘alayhi wa sallam- pour juge dans toute dispute. Cette négation de foi est accentuée par les deux formes de négation et le serment dans la parole d’Allah:



Non!... Par ton Seigneur! Ils ne seront pas croyants aussi longtemps qu'ils ne t'auront demandé de juger de leurs disputes et qu'ils n'auront éprouvé nulle contrariété intime pour ce que tu auras décidé, et qu'ils se soumettent complètement [à ta sentence] (Qur’an 4 : 65).

 


Allah -ta‘âlâ wa taqaddasa- n'a pas accepté d'eux le simple fait de prendre le messager d'Allah –salla llahou ‘alayhi wa sallam- pour juge, ils doivent en plus n'éprouver aucune gène à l'égard de ce jugement, leurs poitrines doivent être larges et exemptes de toute angoisse et de tout trouble.


 

Aussi Allah ta‘âlâ n'est pas satisfait d'eux tant qu'ils ne joignent pas à cela la soumission, qui est la résignation au jugement du Prophète de telle sorte qu'ils se débarrassent de toute passion de l'âme à son encontre, et se soumettent totalement au jugement vrai, c'est pour cela qu'Il a ajouté le nom d'action (taslima: soumission) pour donner plus de force au verbe de la même racine (youssallimou = ils se soumettent), ce nom d'action démontre qu'il ne faut pas se contenter d'une simple soumission mais plutôt d'une soumission totale… » Fin de citation [Tahkîm al Qawânîn p.5 et 6]

 

 

Sheikh ‘Abdul ‘Azîz ibn Bâz a dit:


« Ce qui est visé est qu’il est essentiel de vouer l’adoration à Allah seul (Tawhîd), et se désavouer de toute autre adoration et de tout adorateur d’autre qu’Allah. Il est aussi fondamental de croire que le shirk est la voie du faux, est ceci est essentiel pour tout serviteur d’Allah, les jinn comme les hommes, et de vouer leur adoration à Allah seul et de s’acquitter de cette obligation lié au Tawhîd, en se référant à la Shari’ah d’Allah pour tout jugement. Allah est le Juge (Al Hâkim), et une partie du Tawhîd est de croire en cela. Il –azza wa jal- est le Juge dans ce monde et cela par le biais de la Shari’ah, et dans l’au-delà, Il jugera Lui-même, comme Il dit :

 …Le jugement n’appartient qu’à Allah…(Qur’an 6 : 57)

Le jugement appartient à Allah, le Très Haut, le Très Grand(Qur’an 40 : 12)

Sur toutes vos divergences, le jugement appartient à Allah…(Qur’an 42 : 10) »

Fin de citation [Majmû’ al Fatâwa Ibn Bâz, 2/20]


Il dit aussi :


« En ce qui concerne le témoignage que Muhammad est le Messager d’Allah, beaucoup de gens ne le comprennent pas correctement, et ils se réfèrent dans le jugement aux lois forgées par les hommes et se détourne de la Shari’ah d’Allah. Ils ne s’en soucient pas, soit par ignorance, soit par négligence. Le témoignage que Muhammad est le Messager d’Allah implique de croire au Messager d’Allah sala Allahu ‘alayhi was Salam, d’obéir à ses commandements, de s’écarter de ce qu’il a interdit, et de croire en ce qu’il nous a transmit. Allah ne peut être adoré qu’en se conformant à la Shari’ah qu’a transmit le Prophète ‘alayhi as Salat was Salam, comme Allah le dit :

Dis: «Si vous aimez vraiment Allah, suivez-moi, Allah vous aimera alors et vous pardonnera vos péchés…(Qur’an 3 : 31)

et ce qu’il vous interdit, abstenez-vous en…(Qur’an 59 : 7)

Ce qui est obligatoire pour chaque musulman parmi les 2 espèces (c-a-d les hommes et les jinns) est d’adorer Allah seul et de se référer à Son Messager sala Allahu ‘alayhi was Salam pour tout jugement, comme Allah l’a dit :

Non!... Par ton Seigneur! Ils ne seront pas croyants aussi longtemps qu’ils ne t’auront demandé de juger de leurs disputes…(Qur’an 4 : 65) » Fin de citation [Majmû’ al Fatâwa Ibn Bâz,2/337]


Sheikh Ibn Bâz dit encore :


« L’asservissement total (‘ubûdiyah) à Allah seul, le désaveu de l’adoration des fausses divinités (tâghût) et le fait de référer à Lui pour tout jugement sont parmi les implications du témoignage qu’il n’y a nul autre divinité sauf Allah seul, sans aucun associés, et que Muhammad est Son serviteur et Messager. Allah, glorifié soit Il, est le Seigneur et le Dieu de l’humanité. Il est Celui Qui les a créé, et Il est Celui Qui leurs ordonne et leur interdit. Qui leurs donne la vie et la Mort, Qui les récompense ou les châtie. Il est Celui Qui est digne d’être adoré, en dehors de tout autre que Lui. Allah azzza wa jal dit :

La création et le commandement n’appartiennent qu’à Lui…(Qur’an 7 : 54).

Tout comme Allah est le seul Créateur, Il est aussi le Seul à ordonner, et Ses ordres doivent être obéit. Allah nous dit que les juifs ont prit leur rabbins comme seigneur à la place d’Allah… » Fin de citation [Wujûb Tahkîm Shar’ Allah, p. 7 4èmeédition, Dâr al Iftâ’ 1401 AH.]


Le fait de se référer à la Shari’ah d’Allah dans tout jugement est lié au Tawhîd, et cela découle des Shahâdatayn comme l’a expliqué le sheikh.


Ceci n’est qu’un résumé de ce qu’on dit les savants à ce sujet [Voir aussi les commentaires de certains contemporains, tel que e sheikh Ahmad Shâkir dans Hâshiyat ‘Umdat at Tafsîr, 4/147, ou il dit que ceci fait partie de l’essence de la ‘Aqîdah. Voir aussi Hawla Tatbîq ash Sharîah du professeur Muhammad Qutb, p. 9 à 23 ; Sharî’ah al Kamâl tashkû min al Ihmâl de ‘Abdul Wahâb Rashîd Sâlih, p. 25 et 26 ; Tahkîm ash Sharî’ah wa Da’âwa al ‘Ilmâniyah du Dr. Salâh as Sâwi, p. 35 et 36, et 42 et 43 ; Ash Sharî’ah al Islmâmiyah lâ al Qawânîn al Wada’iyah de ‘Umar al Ashqar, p. 165. Et beaucoup d’autres.]. À partir de là il est clair que le lien entre ce sujet et la ‘Aqîdah est un fait convenu et évident. En ce qui concerne es détails de ce qui découle de tout cela, c’est ce que nous verrons dans les chapitre à venir in cha Allah.


Ce qui est important ici est de réaliser que le sujet que nous examinons n’est pas un sujet mineur à négliger et à prendre à la légère, comme on peut l’entendre de la part de certaines personnes qui pensent que parler à propos du fait de se référer à la Shari’ah d’Allah dans tout jugement est une chose qui est apparu dans un contexte politique venants des mouvements Islamique, et que ces mouvements ont prit ce sujet comme un slogan pour s’opposer aux gouverneurs et prendre partie contre les déviances et l’occidentalisation. Au contraire, c’est un point fondamental qui se base sur des preuves (dalîl).


Il est clairement établi que ce lien est évident au vu des savants et de leurs paroles que nous avons cité. Et Allah et Le Seul qui guide sur la voie droite. [Les livres et articles qui explique l’importance d’appliquer la Shari’ah Islamique et qui mettent en garde contre le fait de gouverner avec les lois forgées qu’Allah n’a point révélé sont nombreux. Ici je mentionnerais ceux qui m’ont précédé :


  1. Tahdhîr Ahl al Îman ‘an al Hukm bi ghayri ma anzala ar Rahman de Al As’ardi, édité par Salîm al Hilâli.

  2. Al Fawâkih al ‘Idhâb fi’r-Radd ‘ala man yuhakum as Sunnah wa’l Kitâb, du sheikh Hamad ibn Nâsir ibn Mu’ammar, édité par ‘Abdus Salâm al Barjas.

  3. A Burhân wa’d Dalîl ‘ala Kufr man hakama bi ghayr it Tanzîl, du sheikh Ahmad ibn Nâsir ibn Ghunaym, 1ère édition, 1393 AH.

  4. Ash Shari’ah lâ al Qânun, d’Ahmad ‘Abdul Ghafûr ‘Atâr, 1ère édition, 1384 AH.

  5. Inhisâr Tatbîq ash Shari’ah fi Aqtâr al ‘Urûbah wal Islam, d’Ahmad ‘Abdul Ghafûr ‘Atâr, 1ère édition, 1400 AH, Dâr al Andalus.

  6. Wujûb Tahkîù ash Shari’ah al Islamiyah de Manâ’ al Qatân, 1405 AH, aux éditions Iman University.

  7. Asbâb al Hukm bi ghayri ma anzala Allah wa Natâ’ijuhu, du Dr. Sâlih al Sadlân, 1ère édition, 1412 AH, Dâr al Muslim.

  8. Al Hukm bi ghayri ma anzala Allah wa ahl al Ghlue, de Muhammad Sarwar Aynul ‘Âbidîn, en 2 volumes, Dâr al Arqam édition.

  9. Wujûb Tatbîq ash Shari’ah du Dr. Muhammad al Amîn Mustafa al Shanqîti, 1412 AH édition, Maktabat al ‘Ulûm wa’l Hukm.

  10. Inna Alah Huwa al Hakam, de Muhammad Shâkir ash Sharîf, Dâr al Watan édtion.

  11. Al Hukam bi’l Qur’an wa Qadiyat Tatbîq ash Shari’ah, de Jamâl al Banna, Dâr al Fikr al Islâmi.

  12. Wujûb Tatbîq al Hudûd ash Shari’ah, de ‘Abdur Rahmân ‘Abdul Khâliq, Maktabat Ibn Taymiyah, Koweit.

  13. At Talâzum bayna al ‘Aqîdah wa’sh Shari’ah, de Nâsir al ‘Aql, Dâr a Watan.

  14. Juhûd ash Shaykh Muhammad ibn Ibrâhîm fi Mas’alat al Hâkimiyah, de ‘Abdul ‘Azîz â ‘Abdul Latîf, 1ère edition, 1412h AH.]

  15. Fi Wahj al Mu’âmarah ‘ala Tatbîq ash Shari’ah al Islamiyah, de Mustapha Farghai ash Shuqayri, Dâr al Wafâ’, 1407 AH.

  16. Ash Shara’ wal Lughah d’Ahmad Shâkir, 3ème édition, 1987 CE, ‘Âlam al Kutub.

  17. Al Qur’an fawqa ad Dastûr, de ‘Ali Jurayshah, 1406 AH, Maktabah Wahbah.

  18. Al Hâkimiyah fi Tafsîr Adwâ’ a Bayân, de ‘Abdur Rahmân as Sudays, Dâr Tîbah.

  19. Abhâth wa Ahkâm, d’Ahmad Shâkir, 2ème edition, 1407 AH, Maktabah ibn Taymiyah, Caire.

  20. Siyâdah ash Shari’at al Islamiyah fi Misr, du Dr. Tawfîq ash Shâwi, Az Zahrâ’ li’l-l’lâm al ‘Arabi.

  21. Hatta lâ tazill ash Shari’ah nassan shakliyyan, du Dr. ‘Ali Hasanayn az Zahrâ’.

  22. Al Hukm wat Tahâkum fi Khitâb al Wahy, de ‘Abdul ‘Azîz Mustafa, Dâr Tîbah.

  23. Nazariyah as Siyâdah wa atharuhâ ‘ala Shar’iyat a Anzimah al Wad’iyah, du Dr. Salâh as Sâwi, Dâr Tîbah.

Et il y a beaucoup d’autres livres qu

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Le Minhaj (Voie) de Ahlou Sounna wa-l-Jama'a ce qui veut dire la voie de la Sounna et du Concensus, ou bien le minhaj des Salaf-Sâlih la voie des pieux prédécesseurs, tout cela revient au même c'est la voie à laquelle nous restons ferme, cette voie c'est celle du Prophète sala Allahu alayhi was Salam.

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