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بسم الله الرحمن الرحيم



Voici quelques citations accompagnés de modestes commentaires en vue de mettre la lumière sur cette question in chaâ Allah :

En sachant que ce sujet est d'une importance capitale, en raison de ses nombreux contextes d'applications et des Moustajaddâts (cas nouveaux) susceptibles d'apparaitre.

Vous retrouverez certains passages du livre " Majmoû3atou Al Qawâ3id Al Ousoûliyya " de Cheikh Târiq Abdal Halîm  qui à mon humble avis mérite d'être étudiés et cernés avec précision en revenant vers les sources même de ces règles. Car celui qui maitrise les bases garantie son arrivé. Et sans ces bases les questions se multiplierons et les réponses ne feront qu'attiser la soif du chercheur de vérité, qui face à des zones d'ombres ne pourra en être rassasié. 
Ce qui le poussera soit à clôturer ce dossier et ne plus y penser, car ce ne sera que torture pour l'âme chercheuse de vérité et peine perdu dans un milieu ou la connaissance superficielle et les conclusions sans introductions sont majoritaires. Soit à douter de ses bases car ayant mal cerné leur portée et leur réelle signification.

Ibn Al Qayyim  dit

" Après connaissance de ce qui a précédé, il devient obligatoire de comprendre les Paroles d'Allah et de Son Messager et celles des êtres responsables selon leur Dhâhir qui est leur sens apparentCe Dhâhir désigne le sens visé par ce terme dans un dialogue et sans lequel l'objectif du locuteur ne saurait être compris. Et quiconque cherche à attribuer une autre signification aux paroles du locuteur dont le seul but est d'exposer et faire comprendre son objectif aura menti à son sujet. " Fin de citation : I3lâmou AlMouwaqqi3în V3-P109

Cette parole de l'imâm Ibn Al Qayyim  attire notre attention sur l'importance de considérer l'objectif du locuteur.

Cheikh Târiq Abdal Halîm  dans son ouvrage sur les règles d'Ousoul liées au Tawhid, qu'il résuma entre autre du livre " Haddou Al Islâm wa Haqîqatou Al Imân" de Cheikh Abdal Majîd Achâdzoulî , qui lui même les repris de l'imâm Achâtibî en les appliquant à notre contexte actuel, il dit après avoir cité la parole précédente de l'Imâm Ibn Al Qayyim sur l'importance de prendre en considération le Dhâhir dans les actes et paroles:

Deuxième chapitre : L'observation des objectifs et la considération des finalités



Premièrement : Les catégories des termes et leur indication vers (les diverses) significations :


Nul doute que ce qui est a observer pour comprendre les paroles des hommes sont leurs significations et non la simple construction du mot, comme l'a exprimé Ibn Al Qayyim .


Châtibî  dit :

" Dans la compréhension d'un discours (quelconque), le plus important est d'être attentif aux significations établies et connus. Ceci car l'attention des arabes étaient portées aux significations, les mots quant à eux ne furent corrigés et bien présentés que pour être porteur de ses significations. " Fin de citation 

Puis le Cheikh expose la relation entre les mots et leurs sens, les divisant en trois parties:


La première : Les mots qui s'accordent d'une manière claire et manifeste à l'objectif du locuteur. (Pour ceux là,) il ne fait l'ombre d'un doute que l'indication de ces termes doit être prise en compte pour définir son objectif.

Comme on le retrouve dans la Parole du Prophète : " 
Vous allez certes voir votre Seigneur, de vos propres yeux, comme vous voyez la lune les jours de pleine lune, et comme vous voyez le soleil a midi clairement sans aucun nuage. Vous ne vous bousculerez pas pour le voir, au même titre que vous en vous bousculez pas pour les voir ".
Dans ce Hadith le Messager d'Allah a retiré toute suspicion quant à la Vision d'Allah et sa nature, ne laissant ainsi aucune place au doute. Car il évoqua cette parabole a deux reprises " la lune une fois et le soleil la seconde ". Puis il a montré qu'il n’y aurait aucun empêchement pouvant être prétendu, à cette vision en disant qu'il n y aurait " aucun nuage a l'horizon ". 


Ensuite, il rappela ensuite qu'aucune nuisance pouvant être supposée, ne découlera de cette vision. Ainsi seul un handicapé mental ou un arrogant s'opposeraient à cette vérité.

Deuxièmement : Les termes (porteur d'une signification claire et apparente, qui est celle connue entre les gens, ndt) qui s'opposent à l'objectif du locuteur. Ils se divisent en trois catégories :

A. Ceux pour lesquels il ne vise ni leur signification ni aucune autre signification, comme le cas de celui qui dort, le contraint ou l'handicapé mental. Les conséquences qui en découlent (Koufr, divorce, etc,ndt) ne doivent pas être pris en compte.

B. Ceux pour lesquels il vise un autre sens que leur sens apparent (défini précédemment, ndt), tout en ayant le choix (sans être contraint, ndt) tel que que celui qui cherche à faire comprendre a son interlocuteur le sens apparent de ses paroles tout en visant une signification différente. (Cet agissement est appelé Atta3rîd, ndt). Le statut de ces termes dans la considération ou non de leur conséquences légales et habituelles, dépend aussi bien de la parole en question et du sujet et contexte. Car parmi les paroles certaines n'acceptent pas ce Ta3rîd comme le divorce explicite (" je te divorce " Anti Tâliq ", ndt) et d'autres l'acceptent comme les ruses légales (permises, ndt).

(Je comptais illustrer le cas des ruses légales et illégales, mais n'est pas pu le faire. Il est donc à noté que ce point est à développer)


C. Ceux pour lesquels il apparait que le locuteur n'a pas cherché leur signification (apparente, le sens premier et manifeste, ndt), en raison d'une cause donnée telle que la mauvaise interprétation, l'ignorance ou les ruses illégales. " Fin de citation

L'imâm Chatibi  dit :

وفي الحقيقة فإن من سلك مسلك الوقوف مع ظاهر اللفظ من غير نظر في المقاصد ولا تدبر في المعاني فلابد وأن يتناقض في مسلكه هذا نفسه



"
En réalité, celui qui se limite aux sens apparents des mots, sans observer l'objectif et méditer les significations, se contredira nécessairement, commençant par sa propre méthodologie que voici. " Fin de citation.

Cheikh Abdal Majîd Achâdzoulî  dit après cette citation :

 

ولذلك فإنه من المهم جدًا ألا نتناول طائفة من النصوص بطريقة ونتناول طائفة أخرى بطريقة أخرى بل ينبغي أن يكون مسلكنًا في تناول النصوص جميعها واحدًا وهو: مسلك طرح التأويل والأخذ بظاهر الشريعة ولكن مع تدبر المعاني والنظر في المقاصد  وليس الوقوف مع مجرد اللفظ والأخذ فيه ببادي الرأي والنظر الأول. وبهذا المسلك لا نتناقض مع أنفسنا ولا تتناقض السور والآيات بين أيدينا. فأهل 



C'est pourquoi il est plus qu'important d'être attentif à ne pas traiter une partie des textes d'une manière et l'autre d'une manière différente. On doit faire en sorte que notre méthodologie soit identique à savoir : Délaisser le Ta'wil (donner aux textes autres que leur sens apparent sans aucune preuves, ndt)


Et prendre en considération le sens apparents des termes employé dans la Shari3a (les textes, ndt), tout en méditant les significations et en observant les objectifs. 
Et non pas s'arreter aux simples mots se basant dessus à premiere vue et en fonction du résultat des toutes premières observations. " Fin de citation, référence : Haddou Al Islâm P48.

L'imâm Chatibi  dit :

ومن هنا جعلت الأعمال الظاهرة في الشرع دليلًا على ما في الباطن



"
A partir de là et selon ce principe(1), les actes apparents sont aux yeux de la Shari3a une preuve de la réalité intérieure (de la présence ou non des actes intérieure, ndt) "
Fin de citation, réf : Al Mouwafaqât V1-P233

Il dit aussi  :

أولاً: الأفعـال والتروك إنما تعتبر من حيث المقاصد، فإذا تعرت عن المقاصد فهي كأفعال الجمادات والعجماوات وليس لها تكييف شرعي
وعندنا فعل محسوس واحد قد يأخذ باختلاف المقاصد حسب القرائن عدة تكيفات شرعيه فقتل النفس قد يسمي جهاد وقد يسمي قصاصا وقد يسمي دفعاً للصائل؛ وقد يسمي موالاة للكافرين أو حرابه أو جريمة قتل غيلة أو خطاء والعمل الظاهر إنما يؤخذ من اقتران المقاصد, ( وتعرف بدلالاتها الحالية والمقالية ) بالأفعال المحسوسة ثم الأعمال الظاهرة من هجرة وصلاة وصيام وجهاد وحج وغير ذلك دليل علي صلاح الباطن؛ والأعمال الظاهرة من زنا وسرقة وحرابه وغير ذلك دليل علي فساد الباطن. والتلازم بين الظاهر والباطن ؛ ودلاله الظاهر علي الباطن في أحكام الناس ومعاملاتهم هو عمدة الشريعة وبه يعرف إيمان المؤمن . وكفر الكافر وعدالة العدل وجرح المجروح . وفسق الفاسق . أهـ



Les actes et délaissement ne sont considérés que selon les objectifs. Et dans le cas ou ces actes sont dénudés d'objectifs, ils seraient comparables aux actes des êtres inertes.... ne pouvant être assimilé à aucun acte juridique(2).

Nous avons (par exemple, ndt) un même fait matériel qui peut revêtir la forme de différent actes juridiques en fonction de l'objectif et selon le contexte et les indices entourant ce fait il peut revêtir diverses formes juridiques et être assimilé a différents actes juridiques.

Ainsi tuer un être peut être qualifié de Jihad, comme porter le nom de Qisâs ou encore une légitime défense (Daf3ou Assâ'il). Au même titre qu'il peut être qualifié d'alliance envers les mécréants, ou Hirâba(3) un assassinat ou homicide involontaire.


Et l'acte apparent(4) sera determié par les objectifs qui accompagnèrent ces faits matériels. (L'objectif sera déterminé par les preuves contextuelles et verbales.) Puis il faut aussi savoir que ces actes apparents tels que la Hijra, la Salat, le Siyam et le Jihad et le Haj etc sont une preuve de la bonté de l'intérieur. Et les actes apparents comme le Zina, le vol et Al Hirâba etc sont une preuve de la corruption du cœur. Et cette corrélation entre le Dhâhir et le Bâtin et le fait que Dhahir est une preuve du Bâtin dans les règles dans le droit objectif(5) et leurs transactions représentent la base de la loi. Et ce n'est que par là que la Foi du croyant et la mécréance du mécréant, l'intégrité de l'intègre et la perversion du Fasiq peuvent être sut (et déterminé d'un point de vue légale, ndt)". 

Fin de citation: Al Mouwâfaqât V1-P149

Note :


(1) A savoir que les conséquences Al mousabbabât (les actes apparents) sont les preuves de la présence de leur cause Al Asbâb (les actes intérieurs).

(2) L'acte juridique ou Takyiîfou Achar3î existe aussi dans la jurisprudence française (au passage, ce n'est pas le fruit de leur ingéniosité mais bien l'une des richesses qu'ils ont puisés dans notre Législation) comme nous pouvons le voir dans l'ouvrage " L’acte juridique et le fait matériel", Bertrand Seiller". Il dit " Aujourd'hui, la distinction entre l’acte juridique et le fait matériel semble bien établie. Les juges et la doctrine s’accordent en effet sur un critère commun, sans trop choisir entre subjectivisme et objectivisme, qui est la manifestation de volonté. " Retenons juste le critère de manifestation de volonté. Je ne cherche pas ici à présenter une étude comparative entre notre Noble Législation Divine et leurs pauvres lois humaines, mais justes à démontrer que la traduction serait à même d'être juste in chaâ Allah. Wa Allahou A3lam.

(3) Je n'ai pas traduit la réalité d'Al Hirâba ni présenter ses catégories.

(4) La détermination de l'acte juridique propre au fait matériel + l'objectif qui l'accompagne, ndt.

(5) L'ensemble des règles juridiques qui régissent les hommes dans la vie en société, ndt.

L'imâm Chatibi  dit :

" Et il t'en suffit (de savoir) que les objectifs distinguent entre les coutumes habitudes et les adorations, et dans les adorations elle même entre ce qui est obligatoire et ce qui ne l'est pas. Et dans les coutumes entre ce qui est obligatoire ou recommandé, permis, blâmables ou prohibés, valide ou invalide et autres comme statuts légaux.

Et une seule et même chose 
accompagnée d'un objectif donné sera une adoration et accompagnée d'un autre objectif elle ne le sera pas. Bien plus, accompagné d'un objectif elle sera (forme de manifestation de,ndt) Foi et d'un autre du Koufr, comme pour le Soujoud pour Allah ou pour une statue. De même qu'un fait accompagné d'un objectif sera lié à un statut légal donné, et en son absence il en sera dénudé, comme pour es actes de l'endormi, l'insouciant (qui se trompe, ndt) et de l'handicapé mental ". fin de citation

Autres citations bénéfiques :

Cheikh Abdal3azîz Ali Abdallatîf  dit :

 

المبحث الخامس

اعتبار المقاصد في نواقض الإيمان


1_ إن مما ينبغي مراعاته في موضوع نواقض الإيمان: _ مسألة اعتبار المقاصد، فينظر إلى قصد ومراد من قد يكون متلبساً بكفر، مع النظر _ في نفس الوقت _ إلى ما ظهر منه من قول أو فعل، فهناك ارتباط وتلازم بين الباطن (القصد) والظاهر _ كما سبق في المبحث الأول
و مما أورده ابن تيمية في اعتبار المقاصد قوله: _ 
" ولما قال النبي صلى الله عليه وسلم " من يعذرني في رجل بلغني أذاه في أهلي(1) " قال له سعد بن معاذ " أنا أعذرك، إن كان من الأوس ضربت عنقه.. " والقصة مشهورة فلما لم ينكر ذلك عليه، دل على أن من آذي النبي صلى الله عليه وسلم وتنقصه يجوز ضرب عنقه، والفرق بين ابن أبيّ وغيره ممن تكلم في شأن عائشة، أنه كان يقصد بالكلام فيها عيب رسول الله صلى الله عليه وسلم والطعن عليه، وإلحاق العار به، ويتكلم بكلام ينتقصه به، فلذلك قالوا: _ نقتله، بخلاف حسان ومسطح وحمنة، فإنهم لم يقصدوا ذلك، ولم يتكلموا بما يدل على ذلك، ولهذا إنما استعذر النبي صلى الله عليه وسلم من ابن أبيّ دون غيره...(2) " 
ويقول أيضاً: _ 
" فإن سب موصوفاً بوصف أو مسمى باسم، وذلك يقع على الله سبحانه، أو بعض رسله خصوصاً أو عموماً، ولكن قد ظهر أنه لم يقصد ذلك، إما لاعتقاده أن الوصف أو الاسم لا يقع عليه، أو لأنه وإن كان يعتقد وقوعه عليه، لكن ظهر أنه لم يرده لكون الاسم في الغالب لا يقصد به ذلك بل غيره، فهذا القول وشبهه حرام في الجملة، يستتاب صاحبه منه إن لم يعلم أنه حرام، ويعزر مع العلم تعزيزاً بليغاً لكن لا يكفر بذلك ولا يقتل، وإن كان يخاف عليه الكفر.(3) "



Parmi les points nécessaires à prendre en compte, dans l'étude des annulatifs de l'Islam, on a :La considération des objectifs et intentions(1)( qui accompagnent ces actes, ndt), en observant aussi bien
le but et l'objectif de celui qui est en position d'avoir commis du Koufr, que ce qui apparait (comme significations et indications, ndt) de sa parole ou son acte. Car il ya un lien et une corrélation(2) entre le Bâtin (l’objectif) et le Dhâhir, comme nous l'avons vu précédemment dans le premier chapitre.

L'importance et la considération de ces objectifs se retrouve dans les paroles suivantes d'Ibn Taymiya  :

" Lorsque le Prophète  dit " 
Qui me ferait justice contre un homme qui a atteint l'honneur de mon épouse, selon ce qui me fut rapporté "


Sa3d ibn Mo3adz  lui dit : " Moi je te ferais justice et s'il est du nombre des Aws je lui couperais la tête ... "Ce récit est connu et le fait que le Prophète ne l'eut pas blâmé prouve bien la permission de couper la tête a celui qui nuit au Prophète .


(Ceci dit) la différence entre Ibn Oubey et les autres(Sahabas) qui accusèrent Aicha est que ce dernier (Abdoullah ibn Obey ibn Saloul)
cherchait à critiquer et dénigrer le Messager d'Allah  par cette accusation et lui infliger la honte en tenant des propos rabaissant a son encontre.


C'est pourquoi ils parlèrent de le tuer, contrairement à 
Hassân, Moustih et Hammâna qui ne cherchaient rien de tout cela, et aucune de leurs paroles n'allaient (directement et explicitement,  ndt) dans ce sens. C'est pourquoi le Prophète a demandé qu'on lui fasse justice d'Ibn Oubey seulement et non des autres.
Fin de citation Réf: Assârimou Al Masloûl P179-180 voir aussi P58-59.

Il dit de même:

" S'il insulte un être par un qualificatif ou un nom qu'il porte, et qu'ils ( le qualificatif ou le nom) reviennent à Allah Soubhânah, ou certains de Ses Messagers en particulier ou en générale, ceci dit, il apparait que ce n'était pas son objectif, soit car il pense que ce qualificatif ou ce nom ne leur revient pas, ou bien que convaincu qu'il reviennent a Allah ou Ses Messagers, il apparait qu'il ne les visait pas, car ces qualificatifs sont employés en majorité du temps pour autres qu'Allah. 


Ces paroles et leurs semblables sont Harâm, et celui qui les tient en ignore l'interdiction, il lui sera demandé (par l'autorité légale, ndt) de s'en repentir sans quoi il méritera la peine de mort.


Quant à celui qui en a connaissance, il devra subir une peine dont l'estimation revient au juge(3) afin de le réprimander et l'empêcher de recommencer. Mais malgré ça, il ne sort pas de l'Islâm et ne doit pas être tué, bien que la mécréance est à craindre pour lui(4)
" Fin de citation réf: Idem P562


Note :


(1) L'intention dont il est question ici est le Qasd et qui, comme on l'a vu précédemment, n'est pas purement abstrait, ndt.

(2) Cette corrélation peut être permanente ou non, en fonction de la nature de l'acte. En fonction de cette nature, totalement explicite, explicite dans un contexte donné et implicite dans un autre (comme le fait de porter une calotte juive ou de se rendre a l'église le statut de celui qui en est coupable varie en fonction du contexte. Un contexte de terre d'Islâm ne peut être comparé a celui d'une terre de Koufr, de même que celui qui cherche à sauver des croyants ne peut être comparer à celui qui le fait en vue d'un simple intérêt mondain. Tout ceci car l'acte en soit n'est pas du Koufr et pour reprendre les termes précités : 
le statut légal de ce fait matériel dépend du Qasd qui l'accompagne. Or ce Qasd dépend du contexte, qui le décrira.), etc. J'espère que les règles de cette corrélation seront présentées un jour in chaâ Allah. 

(3) Pour plus de détail sur le Ta3zîr revoir le texte suivant :


Quelques différences entre le Hadd, le Ta3zîr et le Qisâs
http://musulman-du-monde.over-blog.com/article-quelques-differences-entre-le-hadd-le-ta3zir-et-le-qisas-65585529.html

(4) Dans le sens ou ce genre de paroles peuvent porter être indicatives de mécréances et qu'il peut être amené à les viser qu'Allah nous en Préserve, ndt.

 

Suite des paroles de Cheikh Abdal'Azîz  et fin de la réponse in chaâ Allah :


ويقول في موضع ثالث: _ " إن المسلم إذا عنى معنى صحيحاً في حق الله تعالى، أو الرسول صلى الله عليه وسلم، ولم يكن خبيراً بدلالة الألفاظ، فأطلق لفظاً يظنه دالاً على ذلك المعنى، وكان دالاً عل غيره أنه لا يكفر... وقد قال تعالى: _ {لاَ تَقُولُواْ رَاعِنَا} [البقرة، آية 104]
 وهذه العبارة كانت مما يقصد به اليهود إيذاء النبي صلى الله عليه وسلم، والمسلمون لم يقصدوا ذلك فنهاهم الله تعالى عنها، ولم يكفرهم بها. " 



Il dit dans un troisième passage  : "
Si un musulman, peu informé sur l'indications (exactes, ndt) des termes, traite d'Allah ou du Messager, en employant un terme qu'il pense indiquer un sens correct qu'il cherche a exprimer, alors que ce terme indique à un autre sens (qui est mauvais, ndt) il ne sera pas mécréant... Allah Ta3ala dit " Ne dites pas : "Râ3inâ" (favorise-nous) (S2V104). Cette expression ( Râ3ina) était employé par les juifs pour nuire au Prophète , quant aux musulmans qui employaient cette expression ils ne cherchaient nullement à lui nuire .Allah leur a alors interdit, sans les jugeaient mécréant pour cette parole "fin de citation réf: Arraddou 3ala Al Bakri P341-342

Soubki traitant de la question de la nuisance, par une parole ou autres, au Prophète dit: "

Mais la nuisance est de deux sortes:


La première: celle par laquelle l'auteur cherche à nuire au Prophète , et nul doute que celle-ci implique la condamnation à mort, comme on le voit dans la nuisance de Abdoullah ibn Oubey ibn Saloûl dans le récit d'Al Ifk.

Et dans la seconde : il ne cherche pas à nuire au Prophète  comme dans les propos tenus par Moustih et Hammâna dans le récit d'Al Ifk. Cette forme de nuisance n'implique pas la condamnation à mort.

Parmi les preuves qui indiquent que la seule 
nuisance qui amènent à la peine de mort est celle accompagnée de la volonté de nuire, on a la Parole d'Allah  : " Ceci nuisait au prophète" Al Ahzab V53. Ce Verset fut révélé au sujet de gens vertueux parmi les Sahabas et la nuisance dont il est question n'amena aucunement à leur mécréance. Et chaque obéissance commise est une nuisance, malgré ça elle n'est pas du Koufr. Il est donc nécessaire de présenter les explications précitées au sujet de la nuisance au Messager. " Fin de citation réf: Fatawi Asoubki V-P591-592


ولما تحدث السبكي عن مسألة إيذاء النبي صلى الله عليه وسلم بقول أو نحوه، قال: _ " لكن الأذى على قسمين أحدهما: _ يكون فاعله
 قاصداً لأذى النبي صلى الله عليه وسلم، ولاشك أن هذا يقتضي القتل، وهذا كأذى عبد الله بن أبي في قصة الأفك، والآخر أن لا يكون فاعله قاصداً لأذى النبي صلى الله عليه وسلم مثل كلام مسطح وحمنة في الإفك، فهذا لا يقتضي قتلاً
ومن الدليل على أن الأذي لابد أن يكون مقصوداً قول الله تعالى: _ 
{إِنَّ ذَلِكُمْ كَانَ يُؤْذِي النَّبِيَّ} [الأحزاب، آية 53]. فهذه الآية في ناس صالحين من الصحابة، لم يقتض ذلك الأذى كفراً، وكل معصية ففعلها مؤذي، ومع ذلك فليس بكفر، فالتفصيل في الأذى الذي ذكرناه يتعين.(5) " 


Fin de citation du passage concerné du livre " Nawâqid Al islâm Al Qawliyya wa Al3amaliyya " P85-86

Cheikh Ibn Sahmane dans son ouvrage " Ta3aqqoubât 3ala Ta3liqât Acheikh Rachîd Ridâ " P194 édition Dârou Asoumey3î rapporte des paroles d'Ibn Al Qayyim, tiré d'I3lâmou Al Mouwaqi3în qui prouve que l
e sens des mots peut varier en fonction du contexte. Malgré le fait que ces termes indiquent a l'origine une autre signification, mais le contexte comme le précise Cheikh Abdal Majîd Achâdzoulî  permet de déterminer l'objectif a travers lequel un fait matériel prend la forme d'un acte juridique, comme pour l'insulte de la mère
des croyants Aicha
 après la mort du Prophète et après qu'Allah l'eut innocenté. Cette accusation après sa mort est un dénigrement clair et explicite du Messager d'Allahcontrairement à cette même accusation de son vivant, car il était encore en mesure de la divorcer.
 Ainsi le contexte permet de déterminer avec précision l'objectif qui participe à la formation d'un acte juridique. L'objectif n'est donc pas purement abstrait comme le prétendent les Mourji'as.

Voici donc les paroles d'Ibn Al Qayyim  :

"
Quant à celui qui a dit " O Messager d'Allah, mon épouse donna naissance à un enfant noir ", il n'y a là aucune accusation de Zinâ, que ce soit d'une manière explicite ou implicite. 


La seule chose qu'on a là est qu'il l'informa de la réalité (Al-wâqi3) cherchant à connaitre le statut de cet enfant :

Doit-il le considérer comme son fils légal, bien que leurs couleurs soient différentes, ou le renier ?
Le Prophète  lui a alors répondu en lui donnant un exemple pour l'aider à mieux à s'y apaiser et accepter sans aucune ambigüité.


Comment pourrait-on arguer la dessus pour rejeter la peine légale d'accusation de Zinâ (appelé Al Qadzf qui équivaut à 80 coups de fouets, ndt) au sujet de celui qui insulte une personne lui disant : "
Quant à moi je ne suis pas un Zânî et ma mère n'est pas une Zâniya non plus " Et autres formules indirects qui sont plus néfastes, nuisibles et touchantes qu'une accusation directe.(1)

Et leur clarté est aux yeux de toutes personnes qui les entendraient aussi manifestes que ne l'est une expression explicite. " Fin de citation.

Ainsi une expression porteuse d'une signification donnée peut varier en fonction du contexte qui l'accompagne. Ce contexte sera la preuve de l'intention et l'objectif qui accompagné du fait matériel permet de déterminer l'acte juridique auquel sera assimilée cette expression. Et en fonction de la nature de cet acte, le statut légal sera fixé.

Sur base de ce qui a précédé, on peut comprendre et cerné 
la Fatwa de Cheikh Abou Mohammad Achâmî  au sujet de la vente et achat de la marque nike, qui à l'origine est le nom d'athéna divinitée grecque. Or vu que cette indication disparu et que les gens s'accordèrent à ne l'affiliaient qu'à une simple marque commerciale, le port, l'achat et la vente de cette marque ne peut être comparé au port, l'achat et la vente d'une croix chrétienne qui jusqu'aujourd'hui représente la divinité chrétienne.

Sans oublier que cette même croix, avant la pseudo crucifixion de Issa n'était rien d'autre qu'une forme géométrique sans plus ni moins donc un simple fait matériel. Qui au travers du temps devint un acte juridique qualifié de Shirk, car 
les chrétiens s'accordèrent a désigner leur dieu par cette croix. On voit donc qu'un acte juridique sans l'objectif qui l'accompagne ne possède aucun statut légal. Car aucun acte juridique ne sait se former en l'absence de cet objectif. Cet objectif peut être déterminé à travers le contexte, comme dans le cas de la croix chrétienne ou encore du nom nike dans la mythologie grecque. Si ce contexte se transforme et disparait du tout au tout, il n'y a plus lieu de continuer à qualifier ces actes de Shirk. 

Et pareillement pour l'exemple à savoir l'expression " Bon sang" cette expression est loin d'avoir une connotation religieuse pour la plupart de ceux qui l'emploie. Et en raison de cet usage générale et connu, faisant office de preuve explicite pour déterminer l'objectif à travers lequel ce fait matériel (cette parole) prendra la forme d'un acte juridique, cette parole ne sera pas en soit une parole de Shirk ou de Koufr et son auteur ne sortira pas de la sphère de l'Islâm, car il n'a tout simplement pas commis de Shirk.(2) A moins de viser la signification première de ce mot.


Ce qui rejoint la règle qui est que 
la considération ne se limite pas à la simple construction linguistique des mots mais bien de leurs significations, tout en prenant en compte certains éclaircissements précités.

Ceci dit, le fait que cette expression ne soit pas du Shirk ne nous empêche pas de la blâmer et d'inviter les gens à ne pas l'employer, comme le faisait le Messager d'Allah  pour des expressions erronées employées par les Sahabas .


La question peut alors se poser pourquoi donc Cheikh Abou Mohammad Achâmî  a tout de même permit d'acheter et vendre nike ?

La réponse est qu'il a fait appel à une autre règle qui est " 3oumoûm Al balwâ" qui consiste à 
faire preuve de souplesse quand une chose se propage chez tous les musulmans ou leur majorité. Vous retrouverez plus de détails in chaâ Allah dans la traduction faite par le frère Abou Ibrâhim Al-Kurdî  sur son blog.

Je ne reprends pas toutes les autres questions que le frère a posées, car je pense qu'à travers ces citations et modestes explications, les réponses ne manqueront pas d'apparaître à l'esprit de chacun in chaâ Allah.

Et la Faveur revient à Allah en premier et dernier lieu, puis aux savants de la Oumma.

 

Et toute science n'est que le fruit de la Miséricorde et le Bienfait d'Allah.



(1) Voici Achâhid le témoin et la preuve de ce qui a précédé, ndt.

(2) La conclusion et réponse à la question in chaâ Allah.

 

Une autre citation importante dans la continuité des paroles de gens de science pouvant servir de Ousoul dans l'étude de ces questions:

Nous avons vu précédemment les paroles d'Ibn Al Qayyim 
 rapporté par Ibn Sahmane  , voici un autre passage tout aussi important :

L'imâm Ibn Al Qayyim 
 dit : 

Nous avons ici une règle juridique qui doit être l'objet de notre plus grande attention, en raison du besoin générale et globale (à la compréhension et la maîtrise de cette règle, ndt).
Cette règle dit que " le Législateur accepta le repentir du Kâfir Aslî(1) qui revient de sa mécréance(2). Car ce repentir est un Dhâhir(3) qui n'est contredit par rien de plus indicatif(4).

De ce fait, nous sommes dans le devoir de le prendre en compte et pratiquer les implications nécessaires à sa considération(5), (et statuer de son Islam en apparence Al islâm Al Houkmî, ndt), car il (le repentir du Koufr Aslî) implique nécessairement la sacralité de son sang et rien ne s'y oppose(6).

Quant au Zindîq, il manifesta ce qui désacralise son sang. Ainsi même s'il laisse apparaître un repentir et (une nouvelle adhésion, ndt) à l'Islâm, après son arrestation, cela n'indiquera en rien, que ce soit d'une manière explicite ou probante, la disparition de la mécréance explicite, qui fut la source de la désacralisation de son sang.

Pour ce qui est de la certitude, il est clair que rien ne l'indique. Quant à l'indication probante pouvant être tiré de la manifestation de ce repentir (pour prouver un réel repentir et un réel retour à l'Islâm, ndt), à son tour elle n'est pas d'actualité en raison du fait que 
( Et c'est ici qu'il faut être attentif Hafidhakoum Allah, ndt) :

Le Dhâhir est une preuve valide aussi longtemps qu'il n'est pas affirmé avec certitude que le Bâtin lui est différent et le contredit. (Ou aussi longtemps qu'il ne s'oppose pas avec certitude à un Bâtin qui lui est différent, ndt)

Si nous avons donc une preuve qui indique ( la présence de) ce Bâtin ( qui contredit et s'oppose au Dhâhir,ndt), aucune attention ne doit être prêtée à ce Dhâhir.. " Fin de citation

(1) le mécréant d'origine,ndt.

(2) Dans le texte original, on a " alladzi ou man Ya3oûdou min koufrih bil Al Islâm " je n'ai pas tout traduit pour respecter la syntaxe et la fluidité du texte français,ndt.

(3) Un acte apparent qui a pour but de manifester une croyance et une volonté intérieur, ndt.

(4) L'expression arabe traduit par " rien de plus indicatif " est :

لم يعارض بما هو أقوى منه


(5) Le terme arabe traduit par considération est " الاعتبار " qui désigne l'action de puiser et déduire des statut légaux de ce qui l'objet de cette considération. Pour plus de détail revoir les ouvrages ou textes traitant des Qawâ3ids Al Fiqhiya par exemple.

Ainsi pour revenir à la question de recopier les cours d'histoires, le contexte ( le cours d'histoire) faisant office de Qasd Sarîh ( intention explicite)permettra de donner à ce fait matériel ( recopier le contenu du cours) une forme juridique donnée( rapporté du Koufr). Ton acte n'est donc en rien du Koufr, que tu es ajouté avant ça " le prof a dit ou untel a dit " ou que tu ne l'es pas ajouté. Car le contexte est encore plus expressif ou autant plus expressif pour décrire le Qasd qui accompagne l'acte, que cette expression.

Dans le but d'avoir répondu à certaines problématiques à ce sujet in chaâ Allah. Et je remercie Allah pour ces Bienfaits visibles et cachés wa Al Hamdulillah Rabbî Al 3âlamîn. Et qu'Allah Récompense les Imâms de ce Din et en particulier ces savants oubliés qui nous donnèrent accès aux bases de la science, qui jusque là était difficilement accessibles.

Je vous invite à méditer ces Ousoul, ils vous seront fort bénéfiques in chaâ Allah.

Par le frère Abou Salmane.

Published by Abou Malik - Le Takfir

Le Minhaj (Voie) de Ahlou Sounna wa-l-Jama'a ce qui veut dire la voie de la Sounna et du Concensus, ou bien le minhaj des Salaf-Sâlih la voie des pieux prédécesseurs, tout cela revient au même c'est la voie à laquelle nous restons ferme, cette voie c'est celle du Prophète sala Allahu alayhi was Salam.

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