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La bida' du irja' et les murji'ah

 

 

Par le Dr. Tariq Abdel Halîm.

 

 

Source : Imprimé en Arabe dans Al Bayan Magazine (Londres, Royaume-Uni) en 1986.

 

 

La précipitation est une caractéristique commune à l'être humain. Comment ne pourrait il pas en être ainsi quand le Créateur dit : « car l’homme est très hâtif » [17:11]. Puis Allah ta'ala a accordé Sa faveur aux croyants en dirigeant leur nature téméraire, si enraciné dans son empressement, vers la bonté et la fortune, qui redirige son « empressement » vers les bonnes actions.

 

J'ai commencé par cette introduction afin de demander au lecteur d'excuser mon empressement dans la rédaction de cet article à propos de « l'irja' et des murji'ah », qui fait partie des livres que j'intente d'écrire (avec un autre frère) et de publier (avec l'aide d'Allah) sur les sectes de l'Islam. […]

 

J'ai entrepris cela car j'ai pensé qu'il était nécessaire de le faire afin d'exposer tous les mauvais effets de cette fitna. Par moment, ce virus est caché, et à d'autres il est visible parmi les musulmans, et étrangement, chez les musulmans actif. Il frappe la vie des musulmans en prônant la faiblesse, l'impuissance et la perte de capacité à distinguer le bon du mauvais, connaître le corrupteur du réformateur, et, fortement influencer, de manière négative, la présence islamique, que se soit dans les domaines sociaux ou politiques.

 

Nous n'avons pas l'intention d'engager cette discussion à la va vite dans nos explications des détails de la voie de l'irja' et ses fondateurs. Tout comme nous n'avons pas l'intention d'exposer chaque petit détail, excepté ce que nous résumerons, ce qui est généralement mentionné à propos de cette innovation.

 

Ensuite, nous procéderons à la réfutation de leurs paroles (celle des murji'ah) et clarifierons la vérité du minhaj d'Ahl Sunnah.

 

Puis enfin, nous nous pencherons sur la situation des musulmans de nos jours afin de voir le degré d'influence du virus de l'irja', qui continu de se propager dans le monde islamique jusqu'à aujourd'hui. Le résultat en est un corps affaibli qui est sujet à la division et à l'effondrement, qui corrompt les gouvernés, permet au gouverneur d'opprimer, et ouvre la voie à l'égarement loin du chemin droit.

 

Al irja' :

 

La racine étymologique dans la langue arabe du verbe “أرجأ” veut dire : « reporter/retarder ». “أرجأ الأمر” veut dire retarder/reporter quelque chose.

 

Ce nom a était attribué à la secte des « murji'ah » quand ils ont reporter/retarder les actes “العمل” de la croyance “الإيمان ”. En d'autres termes, ils ont séparé la croyance et les actes. Ils ont fait de l'acte un élément ultérieur et moins significative que la croyance dans le but de retarder les jugements/statuts légaux de fasiq et kafir basé sur leurs actes. Ils affirment que tout jugement est reporté au Jour du Jugement dernier.

 

La doctrine des « Murji'ah » est centré sur l'Iman (la foi). La plupart des adeptes de cette secte définissent l'Iman comme suit : la croyance du cœur et l'affirmation de la langue (et certains d'entre eux affirment que seul la croyance du cœur suffit et ne requiert pas l'affirmation de la langue de la Shahada même en ayant la capacité de le faire). Dans les deux cas, ils n'incluent pas les actes dans la définition de la foi. Par conséquent, l'Iman selon les murji'ah est complet pour quiconque croit au Message et prononce la Shahada ; même s'il n'accomplit aucun acte de bien !

 

Cette bida' est apparue chez les murji'ah à cause de leur compréhension [défectueuse] de l'Iman, et que l'Iman est un bloque qui ne peut être échelonné ou partitionné (c-à-d que l'Iman n'augmente pas et et ne diminue pas). Al murji'ah s'en est tenu à cette définition en affirmant que le sens du terme « Iman » dans la langue arabe veut dire « croyance », comme Allah dit {ومَا أَنتَ بِمُؤْمِنٍ لَّنَا} « Tu ne nous croiras pas, même si nous disons la vérité » [12:17].

 

De façon similaire, ils ont prit le sens apparent de certains hadiths, comme celui rapporté par Muslim où Abu Huraira rapporte que le Messager d'Allah salallahu 'alayhi was salam a dit :  « Il m'a était ordonné de combattre les gens jusqu'à qu'ils attestent qu'il n'y a nul autre divinité si ce n'est Allah ». Ainsi qu'un autre rapporté par Muslim où Abu Huraira rapporte que le Prophète salallahu 'alayhi was salam a dit : « Et donc quiconque tu rencontre derrière ce mur et atteste qu'il n'y a nul autre divinité si ce n'est Allah, et dont le cœur est affermi sur cela, annonce lui la bonne nouvelle du paradis ».

 

Ils disent que ces hadiths indiquent que l'Iman est la croyance du cœur et l'affirmation de la Shahada par la langue. Ainsi, ils suffisent à prouver l'Iman et à rentrer au paradis sans faire aucun acte de bien.

 

Toutefois, certains de ceux qui étaient touché par l'affliction de l'irja' sont allé encore plus loin. Il ne se sont pas arrêté au fait de retirer les actes d'obéissance (obligatoire ou recommandé) de l'Iman, mais ils aussi retirer les actes qui sont fondamentalement lié au sens de la Shahada et vital à l'accomplissement du Tawhid d'adoration (توحيد ألوهية الله) (tel que juger avec la shari'ah d'Allah). Et pourquoi en serait il autrement ? Vu que l'Iman est seulement dans le cœur et la croyance dans l'absolu ?! Quel serait le mal d'abandonner l'application de la shari'ah vu que cela est équivalent à n'importe quel autre péché ? En d'autre terme, celui qui n'applique pas les lois de la shari'ah est semblable à celui qui vol une orange ou fait du mal à son voisin ?!

 

Et donc ce groupe a attribué leur paroles au salafs qui bien entendu n'ont jamais dit de tel choses. À partir de là, ils ont posé les bases de ce que nous voyons aujourd'hui dans nos sociétés Islamique comme nous allons le démontrer.

 

Réfuter la voie de l'irja' se fera en deux étapes :

 

La première étape sera générale. Ceci inclut de réfuter leurs fondements en examinant les Textes. C'est une approche commune pour réfuter les sectes innovatrice qui suivent leur passion.

 

La deuxième étape sera spécifique aux murji'ah, ce qui inclut la réfutation de leurs prétentions une par une et d'établir leur corruption en utilisant les preuves Textuel.

 

Nous présenterons chaque étape de manière brève mais concise afin que l'article reste relativement court.

 

Premièrement, la réfutation générale :

 

Les gens de la bida' et de la hawa ont sollicité des moyens spécifique pour étudier la shari'ah, ce qui les mènent à leurs conclusions erronés.

 

Nous résumerons leurs méthodologies comme suit :

 

  1. L'inexistence de méthode pour comprendre et justifier la pertinence de toutes les preuves (عدم الجمع بين أطراف الأدلة). Plutôt, ils choisissent la première preuve qui prouverait (d'une certaine manière) ce qu'ils désirent et va dans le sens de leur passion. Si ils se heurtent à d'autres preuves, ils ne les compilent pas avec la première. En vérité, ils déforment leur sens ou les cachent toutes (les preuves qui s'opposent à leur hawa). Alors que la pratique des savants enraciné dans la science est d'accepter la shari'ah de façon complète [...]

     

  2. L'utilisation de hadiths faible ou inventés tout en ignorant et/ou cachant les hadiths sahih. Tandis que Ahl Sunnah suit les hadiths sahih et ceux dont la shari'ah statut qui peuvent être correctement accepté (que ces derniers soit sahih ou hassan, cela dépend de leurs fondements).

     

  3. Leur dépendances aux branches de la shari'ah sans s'en référer et les rapporter aux principes de base qui régissent et organisent les branches.

     

  4. Dévier le sens de la preuve (c-à-d les versets et les hadiths) en la sortant de son contexte original. Il s'agit d'une manipulation qu'Allah a condamné dans le Qur'an. Ils font cela en prenant une preuve s'appliquant à un contexte spécifique et l'applique à un contexte complètement différent. Cela est appelé «tahqiq al manat » (تحقيق المناط) chez les usuliyun. Il n'y a aucun doute que n'importe quel musulman condamne le fait de changer le sens des mots en les sortant de leur contexte et n'ont pas recours à ce procédé à moins d'être confus ou ignorant de la vérité. Combiné cela à un désire [d'atteindre une conclusion couru d'avance] qui l'aveugle de l'utilisation correcte de la preuve et le résultat de tout cela est que l'on devient tout simplement un innovateur. « C'est ainsi que la généralisation de la compréhension des preuves sous l'illusion qu'ils couvrent toutes les circonstances possible sans aucune vérification de ces dernières revient à partiellement changer le sens des mots liés à leur contexte, ce qui les mène à la bida' plutôt qu'au suivi de la sunnah .» [الاعتصام 1/223]

 

Deuxièmement, la réfutation spécifique :

 

La déduction des murji'ah comme quoi l'Iman est une « affirmation » et incorrecte. La vérité est que l'Iman est un nom qu'Allah soubhana wa ta'ala a utilisé pour signifier un signification spécifique dans la shari'ah. L'Iman dans la shari'ah est « la combinaison de paroles suivi d'actes » (c-à-d que le sens linguistique est trop restrictif). Parce que « ce qui est important de savoir c'est que : les termes se trouvant dans le Qur'an et les hadiths une fois interprété par le Prophète salallahu 'alayhi was salam et que leur sens est connu, il n'est pas nécessaire d'y introduire le langage des savants ou d'autres » : [245: الإيمان لابن تيمية ].

 

« De plus, l'Iman ne veut pas seulement dire « affirmation » dans la langue arabe. Par exemple, il est dit à un locuteur que l'auditeur croit : je te crois (صدقه) ; mais il ne lui est pas dit : j'affirme par toi (آمن به) ou je t'affirme  (آمنه). Plutôt, on lui dira : je crois en toi (آمن له).

 

Allah azzwa jal dit dans le Qur'an {فَآمَنَ لَهُ لُوط} « Loṭ crut en lui. » [29:26]. Et Il dit {فَمَا آمَنَ لِمُوسَى إلاَّ ذُرِّيَّةٌ مِّن قَوْمِهِ} « Personne ne crut (au message) de Moïse, sauf un groupe de jeunes gens de son peuple » [10:83]. De là, quand l'adjectif est précédé d'un “ل” comme dans “آمن له”, cela implique la croyance au sens linguistique (c-à-d l'affirmation). Mais quand l'adjectif est précédé d'un “ب ” alors l'Iman doit être compris dans son sens shari' qui inclut aussi les actes ». [248: الإيمان]

 

Tout comme l'opposé de l'Iman n'est pas le rejet mais plutôt le kufr. Il est dit a celui qu'on ne croit pas : tu mens, et a celui qui n'a pas d'Iman : tu es sur le kufr.

 

Une autre ombre au sens des termes « affirmation » et « rejet » est qu'ils s'appliquent à ce qui est visible et invisible, alors que l'Iman est uniquement utilisé dans le contexte de l'invisible. [249: الإيمان]

 

L'islam et l'Iman sont des noms qui indiquent une seul sens quand ils sont utilisé séparément : la soumission complète à Allah azza wa jal et l'obéissance à Lui seul, extérieurement et intérieurement. Cependant, quand ces deux termes sont cité dans un même contexte, ils indiquent un sens différent l'un de l'autre. L'islam indique les actes extérieurs tel que la prière, le jeûne et le pèlerinage. Alors que l'Iman indique les actes intérieurs tel que l'amour et la crainte d'Allah (qui sont des actes du cœur).

 

Plusieurs versets et hadiths démontrent que les actes font partie intégrant de l'Iman. Les compagnons, leurs successeurs et nos prédécesseurs se sont tous accordés sur le fait que les actes font partie intégrante de la définition de l'Iman. Ainsi, l'Iman est la parole et l'acte, il augmente et diminue (il augmente avec les bonnes œuvres et diminue avec les péchés). Allah soubhana wa ta'ala a dit {لِيَزْدَادُوا إيمَاناً مَّع إيمَانِهِمْ} « afin qu’ils ajoutent une foi à leur foi » [48:3].

 

Muslim rapporte dans son sahih qu'Abu Huraira a dit : Le Messager d'Allah salallahu 'alayhi was salam a dit : « L'Iman a 70 branches (ou 60 branches). La plus élevé est de dire « il n'y a nul autre divinité digne d'être adoré si ce n'est Allah », et la plus basse est de retiré un objet obstruant le chemin. Et la modestie est une branche de l'Iman. ».

 

Muslim rapporte aussi à propos d'ibn Abbas dans le hadith de la délégation d'Abd Qays que le Messager d'Allah salallahu 'alayhi was salam a dit :  « L'Iman s’établit en priant, en donnant l'aumône, en jeûnant le mois de Ramadan, et en donnant un cinquième du butin de guerre .»

 

Par conséquent, nous pouvons conclure que l'Iman est :

 

-Parole du cœur : l'affirmation du Message de l'Islam.

 

-L'acte du cœur : la reconnaissance et l'acceptation totale qui se base sur l'amour et l'agrément.

 

-Parole de la langue : proclamer la Shahada.

 

-L'acte de la langue et des membres : accomplir de bonnes œuvres, abandonner les mauvaises qui augmentent et diminuent l'Iman.

 

Ensuite, nous regarderons la déduction des murji'ah sur les hadiths de l'intercession dans lesquels ils est dit que la prononciation de la Shahada par une personne affirme son Islam et son Iman même si cette personne commet un acte de kufr (tel que ne pas appliquer la loi Islamique). Nous démontrerons les méthodes des gens de l'innovation qui n'adopte ni ne fournissent les preuves Légales de la shari'ah et nous montrerons leur mauvaise utilisation des hadiths.

 

Les murji'ah disent : Muslim rapporte dans son sahih qu'Umar ibn al Khatab rapporte le hadith de Jibril et dit : le Messager d'Allah salallahu 'alayhi was salam a dit : « Que tu déclare qu'il n'y a nul autre divinité sauf Allah et que Muhammad est Son Messager, accomplisse la prière, donne la zakat, jeûne le mois de Ramadan, et fait le pèlerinage à la maison sacré si tu en est capable ».

 

Mais ils négligent la récit qui suit directement (le précédant) dans le sahih Muslim où Abu Huraira a dit : Le Messager d'Allah salallahu 'alayhi was salam a dit : « L'Islam c'est adorer Allah et ne Lui donner aucun associé, accomplir les prières obligatoires, donner la zakat obligatoire, et jeûner le mois de Ramadan ».

 

De même, le hadith stipulant les piliers de l'Islam que Muslim rapporte des propos d'Ibn Umar qui le tient de son père. Abdul Allah [Ibn Umar] a dit : Le Messager d'Allah salallahu 'alayhi was salam a dit : « L'Islam est battit sur 5 piliers : la déclaration qu'il n'y a nul autre divinité sauf Allah et que Muhammad est Son serviteur et Messager , accomplir la prière, payer l'aumône, accomplir le pèlerinage à la maison sacré et jeûner le mois de Ramadan.

 

En outre, ils ont aussi négligé un autre récit de Muslim dans le même chapitre ou Ibn Umar rapporte que le Prophète salallahu 'alayhi was salam a dit : « L'Islam est construit sur 5 piliers : que tu ai le Tawhid d'Allah, accomplisse les prières, jeûne le mois de Ramadan, et fasse le pèlerinage ».

 

Il y a d'autres hadiths comme les exemples fournit précédemment ou les murji'ah reconnaissent un récit et ne tiennent pas compte d'un autre. Tout cela montre que la proclamation de la Shahada qui est accepté par la Shari'ah est : Le Tawhid d'Allah, l'adorer Lui seul et abandonner le shirk. C'est à dire : la proclamation de la Shahada qui est un signe du sens de l'accomplissement du Tawhid dans le cœur, l'âme et le corps à travers les paroles et les actes. Tant qu'il n'y a pas d'actes apparent de kufr, il n'y a pas d'autre signification à la simple prononciation de la Shahada.

 

C'est ce qu'Ibn Al Qayim a noté dans “إعلام الموقعين”, que les termes sont compris par le sens qui est voulu (par Allah azza wa jal), et non par le simple sens linguistique et ce qu'il (la langue) a élaboré dans les intentions et les objectif derrière les termes [مسلم بشرح النووي 1/157].

 

Par conséquent, les questions suivantes doivent se poser :

 

Quels sont les causes qui ont mené à l'émergence de l'irja' dans l'histoire ?

 

Et quels sont les éléments qui ont participé à sa survie et sa persistance jusqu'à aujourd'hui ?

 

Les réponses ont besoin de détail et de plus de temps et de place que ne le permet cet article. Néanmoins, il est important d'en mentionner quelques points.

 

Certains ont retracé l'origine de l'irja' à l'époque des compagnons pendant la période de fitna quand la dynastie Umayyade est apparu. Ces compagnons qui n'ont pas participé à cette fitna étaient vu comme les premiers murji'ah. Toutefois, nous sommes d'avis que cette théorie est « tiré par les cheveux » et alourdi le fardeau de cette période et que cela est intolérable. Certains aime faire de cette période la cause de toutes les corruptions apparu dans l'histoire Islamique. En faites, les compagnons qui se sont abstenu dans cette fitna ne l'ont pas fait à cause de l'irja'. Au contraire, certains ont reconnu qu'ils étaient correcte et les ont suivi, alors que d'autres qui étaient ambigus dans leurs positions ont donc préféré se rallier au groupe le plus sûre.

 

C'est une réaction typique dans de tels circonstances ; certains participent pendant que d'autres se sont isolés (certains penseurs pourraient conclure que c'est la base du madhab des Mu'tazila [Une secte qui a émergé lorsque que son fondateur c'est « isolé » d'al Hassan al Basri quand ce dernier a refusé de renier les attributs d'Allah.], car ils ont choisi l'isolation) [105/3 انظر إعلام الموقعين].

 

Ce qui nous apparaît à cet égard [en bref] est que le credo de l'irja' est adapté à ceux qui abandonnent leur position et préfèrent la sécurité au danger même si il les mène au faux. Car quiconque prononce la Shahada est un croyant au même niveau que Jibril ! En outre, les actes ne représentent pas l'Iman, ainsi que le fisq (perversion), ou même le kufr. À partir de là, ce n'est pas à nous de réfuter les mensonges et révélé les maux des corrupteurs et de pointer leur vilenie (en suivant la Sirah du Messager d'Allah salallahu 'alayhi was salam dans l'évaluation du fasiq, du muthnib ou du kafir).

 

Le comportement précédemment exposé profite et s'adpate au gouverneur injuste ou mécréant. Ainsi, ce credo n'incitera à aucun désaccord avec le gouverneur peut importe ce qu'il fait, car il est perpétuellement croyant, ne prononce-t-il pas tout le temps la Shahada ?! Nous n'avons aucun intérêt à vouloir connaître et regarder les intentions invisible des gens et affirmer que nous savons ce qui se trouve dans leurs cœurs, tant que leurs actes extérieurs et apparents n'ont aucune influence sur l'Iman.

 

-L'affirmation à elle seule ne nous suffit-elle pas ?

 

-La simple prononciation de la Shahada n'est-elle pas suffisante pour se ranger de son côté ?

 

-Cela n'est il pas suffisant pour pactiser avec lui et l'excuser pour tout ce qu'il pourrait faire ?

 

-Cela n'est-il pas suffisant pour nous pour accepter de vivre sous ses lois déviantes, en lui faisant juste certains reproches ou objections occasionnelles ou même constantes de son égarement ?

 

-Cela est-il un reproche basé sur la Loi islamique et un conseil d'un frère dans la foi à un autre ?

 

-Ou est ce une objection de la soumission et l’affirmation du désaccord à la marche sous la même bannière ?

 

Un autre élément qui a pu avoir un effet sur l'émergence de l'irja' (plutôt à la persistance de ce dernier pour être plus précis) est l'émergence des sectes qui sont inspiré du credo des khawarij dans leur concept et leur doctrine, mais pas nécessairement dans leur nom. Cette situation a dupé toute personne n'ayant pas profondément étudié ces doctrines et disséminé les avis valides de ceux qui sont erronés (la majorité d'entre eux sont des jeunes - emporté dans le giron des têtes de la fitna qui sont conscient de leur bida' ; certains d'entre eux innovent intentionnellement). Ceci a mené ceux qui ont étaient trompé à s'associer à l'irja' dans leurs paroles et leurs actes sans s'autoproclamer murji'ah et sans être conscient de ce fait, pensant être sur le credo des pieux prédécesseurs. Cela les a conduit à l'action sans prise de conscience des causes menant à l'extrémisme et l’exagération dans la compréhension du credo de l'opposant. Pour chaque groupe, que se soit celui de la négligence ou de l'extrémisme, les deux sont issu d'une réaction négative à un jugement injustifié qui a assombrit toute société Islamique quelque soit l'époque.

 

Par conséquent, l'irja' est aussi un credo politique, ou plus exactement, un point de vue politique. Il a fallu une étude des croyances qui accompagnaient cette vague d'aggravation de la situation Islamique au début de la période des Umayyades, et de l'émergence des études philosophique. C'était un avis politique qui a fait face aux gouverneurs injustes, à une époque ou ils gouvernaient avec les Lois de la Shari'ah, même s'ils enfreignaient certaines limites et ont exagéré dans l'injustice. Puis cela a continué en tant qu'idéologie des faibles parmi ceux qui voulaient profiter d'un pacte avec l'oppresseur tout en justifiant leur position de faiblesse et d'humiliation, même quand l'oppression atteignait le kufr. De là, nous constatons que les murji'ah n'étaient pas une cible des autorités oppressives et tyranniques à n'importe quel époque que se soit. Parmi eux se trouvait des poètes et des employés du gouverneur, tel que Thabit Qutna qui était un administrateur de Yazid ibn Al Mulhab. C'est une croyance qui convient au gouverneur et le rassure sur le fait qu'il peut être en paix avec toutes les sectes innovatrices.

 

Ainsi, les murji'ah ont un genre de pacte/trêve secret non écrit avec le gouverneur, et les deux profitent d'une liberté de mouvement et de paroles. Pendant ce temps, Ahl Sunnah subit les foudres de ces gouverneurs comme au temps des imams du fiqh et du hadith tel que Malik, Ahmad ibn Hanbal, Ibn Taymiya, et beaucoup d'autres parmi ceux ont suivi la voie des pieux prédécesseurs dans la compréhension du Livre d'Allah et la Sunnah de Son Messager salallahu 'alayhi was salam.

 

 

Published by Abou Malik - Mise en garde

Le Minhaj (Voie) de Ahlou Sounna wa-l-Jama'a ce qui veut dire la voie de la Sounna et du Concensus, ou bien le minhaj des Salaf-Sâlih la voie des pieux prédécesseurs, tout cela revient au même c'est la voie à laquelle nous restons ferme, cette voie c'est celle du Prophète sala Allahu alayhi was Salam.

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