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Le sens du mot Hokm dans la langue arabe et est définis sur plusieurs sens : 1/. Le jour du jugement qui est appelé le jour du Hokm 2/.Al Man3 ; l’empêchement 3/.Attafwîdh qui est déléguer le hokm a une personne 4/. Attassyîr qui est faire d’une personne un juge dans une dispute 5/.nous ce qui nous concerne c’est dans le sens de " Qadhâ Yaqdhî Qadhâ²an il est donc Qâdhî : jugement, prononcer, délibérer, décider, gouverner, apprécier ": 

Il est dit dans Qâmoûss Al Mouhît : ((الحُكْمُ): بالضم القَضاءُ  ; (Al Hokm) : avec la Dhamâh qui est le Qadhâ²)).

Et Ibn Al Athîr dit concernant les noms et attribut d’Allah : 
((الحَكَمُ والحَكِيمُ وهما بمعنى الحاكِم، وهو القاضي،; Al Hakam et le Hakîm tous deux dans le sens de Hâkem qui est le Qâdhî)).

Et Al Zoubaydî dans Tâj Al ‘Aroûss : 
((حكم : الحكم بالضم القضاء; Houkm : avec le Dham qui est le Qadhâ²)). 

Et Al Tabarî dit dans le Tafsîr de sa parole Ta’âla 
{Dieu en vérité, décide (Yahkumu) ce qu'Il veut.} : ((قَالَ أَبُو جَعْفَرٍ : يَعْنِي بِذَلِكَ جَلَّ ثَنَاؤُهُ : إِنَّ اللَّهَ يَقْضِي فِي خَلْقِهِ مَا يَشَاءُ مِنْ تَحْلِيلِ مَا أَرَادَ تَحْلِيلَهُ ، وَتَحْرِيمِ ; مَا أَرَادَ تَحْرِيمَه; Abou Ja’fr dit : Allah veut dire : Allah décide (Yaqdhi) sur ce qui concerne ces créatures ce qu’il veut comme permis de ce qu’il a voulu autoriser et interdit de ce qu’il a voulu interdire )) 

Donc si tu as su que Hakam est dans le sens de Qhadhâ² dans le verset : [44/ Table Servie], sache qu’Allah te fasse miséricorde que le mot Qhadhâ² dans le Coran viens sous quatre sens : 1. Crée 2. Ordonner 3. Terminer et le dernier celui qui nous intéresse : 4. Hakam Allah dit : 
{Par celui qui nous a créés, dirent-ils, nous ne te préférerons jamais à ce qui nous est parvenu comme preuves évidentes. Décrète (Faqdhi ; فَاقْض) donc ce que tu as à décréter (Qâdh ; قَاضٍ). Tes décrets ne touchent que cette présente vie.} [Tâha : 72] et Allah dit : {20. Et Dieu juge (Yaqdhi) en toute équité, tandis que ceux qu'ils invoquent en dehors de lui ne jugent (Yaqdhoûna) rien. En vérité c'est Dieu qui est l'Auditent, le Clairvoyant.} [Ghâfir : 20]. 

Si tu as su ça, sache qu’Allah t’accorde sa miséricorde que la définition du mot Qadhâ² religieusement tourne autour de trancher dans un litige entre les gens ; exposer les lois d’Allah dans une situation ; juger entre des sujets avec justesse et vérité et enfin se conformer au jugement d’Allah le tout Puissant. 

Ibn Rouchd Al Mâlikî dit dans " Tabsiratoul Houkâm (1/12)" : 
((الإخبار عن حكم شرعي على سبيل الإلزام ; c’est l’énoncé d’un statut légale avec obligation de se conformer à celui-ci (le hokm))).

Al Khatîb Al Chirbînî Achâfi’î dit " Moughny Al Mouhtâj (372/4) " : 
((هو فصل الخصومة بين خصمين فأكثر بحكم الله تعالى; c’est le fait de trancher dans un litige entre deux sujets ou plus avec le jugement d’Allah Ta’âla)).

Al Bahoutî Al Hanbalî dit dans " Kachâf Al Qanâ’ (6/258) " : 
((هو الإلزام بالحكم الشرعي وفصل الخصومات ; c’est la coercition à se conformer au statut légale et trancher entre les litiges)).

Et Abou Bakr Massoud Ibn Ahmed Al Kâssânî Al Hanafî dit dans " Badâe’ Assanâe’ " : 
((والقضاء هو : الحكم بين الناس بالحق ، والحكم بما أنزل الله عز وجل ; Al Qadhâ² : c’est délibéré entre des sujets avec vérité et jugement conforme à ce qu’Allah a révélé)). 

Si tu as su ça, sache qu’Allah t’accorde sa miséricorde que le mot Hokm dans le sens de Qadhâ² n’est apparue dans le Coran seulement dans le sens du jugement entre deux et plus, Allah dit : 
{Et si tu juges, alors juges entre eux en équité. Car Allah aime ceux qui jugent équitablement} [Table Servie : 42] et Allah dit : {Et t'est-elle parvenue la nouvelle des disputeurs quand ils grimpèrent au mur du sanctuaire ! Quand ils entrèrent auprès de Dawud, il en fut effrayé. Ils dirent : "N'aie pas peur ! Nous sommes tous deux en dispute; l'un de nous a fait du tort à l'autre. Juge donc en toute équité entre nous, ne sois pas injuste et guide-nous vers le chemin droit. Celui-ci est mon frère : il a quatre-vingt-dix-neuf brebis, tandis que je n'ai qu'une brebis. Il m'a dit : "Confie-la-moi"; et dans la conversation; il a beaucoup fait pression sur moi} [Saad, v21-22-23] et Allah dit : {Ô David, Nous avons fait de toi un calife sur la terre. Juge donc en toute équité parmi les gens et ne suis pas la passion: sinon elle t'égarera du sentir d'Allah›. Car ceux qui s'égarent du sentir d'Allah auront un dur châtiment pour avoir oublié le Jour des Comptes.} [Saad : 26] et Allah dit : {Dieu vous ordonne de restituer les dépôts et de juger selon la justice, lorsque vous juger entre les hommes. C’est là une noble mission que Dieu vous exhorte à remplir} [Annisâ² :58] et Allah dit : {Et sur toi (Muhammad) Nous avons fait descendre le Livre avec la vérité, pour confirmer le Livre qui était là avant lui et pour prévaloir sur lui. Juge donc parmi eux d'après ce que Dieu a fait descendre.} [Table Servie : 48] et Allah dit : {Nous avons fait descendre vers toi le Livre avec la vérité, pour que tu juges entre les gens. selon ce que Dieu t'a appris. Et ne te fais pas l'avocat des traîtres} [Annisâ² : 105] et Allah dit : {Non !... Par ton Seigneur ! Ils ne seront pas croyants aussi longtemps qu'ils ne t'auront demandé de juger de leurs disputes et qu'ils n'auront éprouvé nulle angoisse pour ce que tu auras décidé, et qu'ils se soumettent complètement [à ta sentence].} [Annissâ² : 65] et sur ce que nous venons de cité que sa parole Ta’âla qui fut révélé {Et ceux qui ne gouverne pas d’après ce qu’Allah a révélé eux sont les mécréants} 

Et comme le dit Ibn Al Qayim dans " Assawâ’iq Al Moursalâ " : 
((السَّادِسُ : اللَّفْظُ الَّذِي اطَّرَدَ اسْتِعْمَالُهُ فِي مَعْنًى هُوَ ظَاهِرٌ فِيهِ وَلَمْ يُعْهَدِ اسْتِعْمَالُهُ فِي الْمَعْنَى الْمُؤَوَّلِ أَوْ عُهِدَ اسْتِعْمَالُهُ فِيهِ نَادِرًا ، فَحَمْلُهُ عَلَى خِلَافِ الْمَعْهُودِ مِنَ اسْتِعْمَالِهِ بَاطِلٌ ، فَإِنَّهُ يَكُونُ تَلْبِيسًا يُنَاقِضُ الْبَيَانَ وَالْهِدَايَةَ ; le sixième point : Le mot dont la fréquente utilisation a été sur un sens apparent le portant, sans que cette habitude n’ai été de l’utiliser sur un sens portant sur une interprétation ou son utilisation ainsi y a été très rare, l’employé donc contrairement à son sens d’habitude utilisé est une vanité, ce genre de procédé est un revêtement du vrai qui contredis l’exposer et la guidance)) 


Donc que n’en déplaise au Pseudos Salafî, le Hokm n’a été employé religieusement seulement pour trancher entre deux ou plus. 

Celui donc qui pèche et transgresse ne peut être dit de lui que c’est un Juge ou un Qâdhî car l’acte du pécheur et le sens du mot hokm dans le verset 44 sourate 5 ne sont pas conforme comme nous l’avons vu mais il est appelé religieusement injuste envers sois même Allah dit : 
{Ensuite, Nous fîmes héritiers du Livre ceux qui de Nos serviteurs que Nous avons choisis. Il en est parmi eux qui sont injuste envers eux-mêmes, d'autres qui se tiennent sur une voie moyenne, et d'autres avec la permission de Dieu devancent [tous les autres] par les bonnes actions; telle est la grâce infinie.} [Fâter : 32] et Allah dit : {Ceux qui mangent [disposent] injustement des biens des orphelins ne font que manger du feu dans leurs ventres. Ils brûleront bientôt dans les flammes de l'Enfer}[Annissâ² : 10] il est appelé aussi Fâssiq, pécheur (‘Assî) Moufsid etc… 

Et que ces égaré le sache, l’apparent de verset n’incombe seulement à ceux qui considère que le pécheur demeurera éternellement en enfer comme les Mou’tazila qui ont refusé de nommé le pécheur mécréant en le nommant pervers tout en rejoignant le dogme des Khawâridj sur le faite que ce pécheur demeurera éternellement en enfer, c’est à ce genre d’égaré que l’apparent linguistique de ce verset incombe comme le dit Ibn Hazm dans " Al Fiçal (3/234) " en réponse au Mou’tazilite : 
((أيضاً فإن الله - عز وجل - قال : { ومن لم يحكم بما أنزل الله فأولئك هم الكافرون } ، { ومن لم يحكم بما أنزل الله فأولئك هم الفاسقون } ، { ومن لم يحكم بما أنزل الله فأولئك هم الظالمون } ، فيلزم المعتزلة أن يصرحوا بكفر كل عاص وظالم وفاسق ، لأن كل عامل بالمعصية فلم يحكم بما أنزل الله ;Et Allah dit aussi {Et ceux qui ne gouverne pas d’après ce qu’Allah a révélé eux sont les mécréants}, {Et ceux qui ne gouverne pas d’après ce qu’Allah a révélé eux sont les pervers}, {Et ceux qui ne gouverne pas d’après ce qu’Allah a révélé eux sont les injustes} cela implique les Mou’tazilah de nommé mécréant tout pécheur et injuste et pervers car tous pécheur n’a pas jugé conformément à ce qu’Allah a révélé)).

Conclusion : 

Nous concernant, nous avons jamais prétendu que ce verset était à prendre dans l’absolue pour nous coller une tel implication qui nous concerne même pas, donc celui qui commet un pécher ne peut être appelé juge car le juge religieusement parlant comme nous venons de le voir est celui qui tranche entre deux, mais nous disons quand même que si ce pécheur rend licite son acte c’est un mécréant apostat, et son apostasie n’est pas dû dut faite qu’il ait jugé contrairement à ce qu’Allah a révélé mais à son mensonge sur Allah en rendant licite l’illicite.

Concernant celui qui ordonne un pécher pareil il n’est nullement appelé juge car il n’a tranché en rien dans ce qu’il a fait il sera considéré apostat seulement s’il rend licite sans acte.

(Ce qui précède est le fruit du travail du frère Abu Musab qu’Allah le préserve)

Cependant les pseudo-Salafis argumenteront que le verset 44 de la sourate al Maida a était révélé sur les juifs qui ont légiféré une sentence en dehors d’Allah, car Allah dit « Yahkum », nous allons répondre à cet argument.

Observons le « man » de « man lam yahkoum »

1- Est inclus dans ce « man » toute personne qui ne se réfère pas à la législation d’Allah lors d’un litige :

a-At-Tabarî dit : 
« Ibn Bichâr nous raconta qu’Abdourrahman rapporta que Sofyan ainsi qu’Ibn Wakî3 leur dit que son père lui raconta que Sofyân dit à Habib Ibn Abî Thâbit qu’Al Bouhtouri rapporta que Houdhayfa a tenu les propos suivants au sujet du verset :« Ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé les voilà les mécrérants » : « Quels frères sont pour vous les fils d’Israël, toute bonne chose est pour vous, et toute mauvaise chose les concerne, mais vous suivrez leurs traces et serez à peine différenciables(*)».
Le Cheykh Châkir dit : Habîb Ibn Thâbit Al Asadî est fiable et véridique. Le Hadîth contient une interruption au niveau d’Al Bouhtourî.

b-Hannad Ibn Sirrî raconta que Wakî3 leur rapporta que Sofyan leur raconta que Habib Ibn Thabith dit qu'Abou Al Bouhtourî dit : 
« Un homme interrogea Houdhayfa au sujet du verset : « Ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé les voilà les mécrérants », puis il mentionna le hadith dans des termes similaires à Ibn Bichâr qui le tint d’Abderrahmân.

c-Al Hassan Ibn Yahyâ raconta qu’Abderrazzâk rapporta qu’Ath-Thawrî dit que Habîb Ibn Abî Thâbit dit qu’Abou Al Bouhtourî dit : 
un homme interrogea Houdhayfa au sujet des versets « Ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé les voilà les mécréants », « Ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé les voilà les injustes », « Ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé les voilà les pervers»
Houdhayfa dit : cela concerne les fils d’Israël puis dit :
 « Quels frères sont pour vous les fils d’Israël, toute bonne chose est pour vous, et toute mauvaise chose les concerne. Par Allah vous suivrez leurs traces et serez à peine différenciables»

Le Cheykh Châkir dit : 
«Le récit de Houdhayfa a été rapporté par Al Hâkim dans son Moustadrak par la voie de Djarïr qui le tient d’Al A3mach qui le tient d’Ibrahîm d’après Houmâm, ce dernier dit : Nous étions chez Houdhayfa et le verset : « Ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé les voilà les mécréants »fut cité. Un homme dit : « Ce verset concerne les fils d’Israël. » Houdhayfa répondit alors: « Quels frères sont pour vous les fils d’Israël, toute bonne chose est pour vous, et toute mauvaise chose les concerne. Par Celui qui détient mon âme entre Ses mains, leur comportement sera imité un à un de la même façon que les plumes des flèches se ressemblent et se suivent»
Al Hâkim dit : 
« C’est un Hadith authentique selon les conditions de deux Chouyoukh même s’ils ne le rapportent pas. Adh-Dhahabî s’accorde avec lui. Al Hachiya. »Tafssir At-Tabarî.


2-Est exclu de « man » l’infraction dans l’absolue, l’oppression dans le jugement et l’idjtihâd abusif

Les deux extrémités et la situation intermédiaire :

La première extrémité :
 «En vérité, Nous avons révélé la Thora comme guide et comme lumière. Et c’est sur la base de ce Livre que les prophètes, soumis à la Volonté d’Allah, ainsi que les rabbins et les grands théologiens, en tant que gardiens et témoins de cette Écriture, devaient rendre la justice... »Al Maida V44

Celle- là est l’extrémité des prophètes et de ceux qui ont suivi leurs pas.

-Ils se sont tournés (référés) vers Allah et Sa Législation lors d’un litige.
-Ils ont parfaitement pris soin de l’équité, de la justice et de la Taqwa (crainte) dans l’application des modalités du jugement. 
-Ils ont été gardiens du pacte sans y introduire la moindre ambiguïté ou innovation, témoignant de la vérité et établissant l’équité.

La deuxième extrémité (opposée) : 
-Celui qui ne s’est pas tourné vers la législation d’Allah mais s’est tourné vers une autre. Comme cela a été le cas des juifs qui se sont accordés sur une autre convention passée en tant que loi à suivre par tout le monde à la place de la lapidation.

La situation intermédiaire : 
-Celui qui se tourne vers la législation d’Allah sans s’accorder et poser comme convention une législation autre que la Sienne, mais avec la propagation des péchés et l’oppression dans la gouvernance et le jugement.

Et cette situation contient des degrés qui se rapprochent parfois d’une extrémité ou de l’autre. Une situation qui bascule entre ces deux extrémités en fonction de son rapprochement ou éloignement de l’une ou l’autre. 
Et c’est cette situation qu’Ibn Abbas et d’autres ont qualifié de « koufr douna koufr », « injustice moindre » et « perversion moindre », à cause du terme commun (
lam yahkoum bima anzala Allah) comme cela a été mentionné dans le récit de Sa’d Ibn Abî Waqqas et Omar Ibn Al Khattab par rapport aux versets de sourate Ar-Ra’d, As-Saff et Al-Ahqâf (voir plus haut)
Donc même si le Manât (cause légale) est différent, et même si le verset ne fut pas révélé pour eux, ceux qui se retrouvent dans cette situation prennent un statut légal à partir de ces versets. Et le tafsir se fait par ceci et cela, car le terme utilisé dans verset englobe tout cela, avec ce que les deux statuts légaux contiennent comme différence.



A partir de là, il existe deux positions erronées:

Les Khawaridj :


Ach-Châtibî dit: 
« Ibn Wahb rapporte que Bakîr interrogea Nâfi3 en ces termes : « Quel est l’avis d’Ibnou Omar concernant les Hourouriyya. ? »
Nafi3 répondit : « Il les considère comme faisant partie des pires créatures d’Allah, ils prirent des versets qui furent révélés au sujet des kouffâr et les appliquèrent sur des musulmans ». 
Said Ibnou Djoubayr interpréta cela en disant : « A cause de ce que les Hourouriyya suivirent comme versets ambigus. Ils prennent Sa parole Ta’âla « Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, les voilà les mécréants » et font le lien avec Sa parole : « Et pourtant les mécréants continuent à attribuer des égaux à leur Seigneur ! » Al An’âm V1. 

Ainsi, dès qu’il voit l’imam juger par ce qui contredit la vérité, ils disent qu’il a mécru, et celui qui a mécru a commis du Chirk. Ces gens sont alors des mouchrikin selon eux. Et ils sortent (contre l’imam) et font ce que tu vois parce qu’ils interprètent ce verset (de cette façon erronée).
 Jusqu’à ce qu’Ach-Châtibî dise : « Voici la signification de l’avis sur lequel Ibn Abbas attira l’attention et qui résulte d’une ignorance du sens avec lequel le Coran fut révélé »Al I3tissâm 3/183-184.

At-Tabarî rapporte également : 

1-« Mohammed Ibnou Abi Al A3lâ a dit : Al Mou3tamir Ibnou Soulymân a dit : j’entendis Ibn Djarîr dire : Certaines personnes parmi les Bani ‘Amrou Ibn Sadoûs vinrent voir Aba Mijliz et lui dirent : « Ô Aba Mijliz as-tu vu Sa parole Ta3âla : « Ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, les voilà les mécréants», est-ce vrai ? Il dit : « Oui. » Ils lui dirent : « Ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé les voilà les injustes » Est-ce vrai ? » Il dit : « Oui. » Ils dirent : « Ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé les voilà les pervers» est-ce vrai ? » Abou Majliz dit : « Oui». Ils dirent : « Ô Aba Mijliz, est-ce que ces gens jugent d’après ce qu’Allah a révélé ? Il dit : «C’est leur Din, celui qu’ils vouent à Allah, qu’ils proclament et auquel ils appellent, s’ils en ont délaissé quelque chose, ils savent qu’ils ont commis un péché.» Ils dirent : « Non par Allah tu n’est pas fréquentable. »Il dit : « N’est ce pas plutôt vous qui ne l’êtes pas ? Je ne vois pas cela, c’est vous qui le voyez et vous ne le leur interdisez pas, ces versets furent révélés pour les juifs, les chrétiens et les gens du Chirk ou quelque chose comme ça ». 

2-Al Mouthnî raconta que Hadjâdj leur dit que Hammad leur narra qu’Imrân ibn Djarîr leur dit : « Un groupe parmi les Ibâdhiyya vint voir Abâ Mijliz. Ils lui exposèrent Sa Parole Ta’la «Ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, les voilà les mécréants», « les voilà les injustes », « les voilà les pervers »


Abou Mijliz leur répondit : « Ils font ce qu’ils font (c'est-à-dire les émirs) (**) et savent que c’est un péché ; ces versets furent révélés au sujet des juifs et des chrétiens ». Ils lui répondirent : « Non par Allah, tu sais ce que nous savons mais tu as peur d’eux. Abâ Mijliz dit : «Vous êtes plus à même de le faire. Quant à nous, nous ne savons pas ce que vous savez, mais vous, vous le savez et ce qui vous empêche d’aller au bout de votre affaire est votre crainte vis-à-vis d’eux. »



Les Khawaridj voulaient donc inclure dans le « man » l’oppression dans la gouvernance et l’injustice dans le jugement ainsi que l’infraction dans l’absolu. Ils ne voulaient d’ailleurs même pas se contenter de jeter l’anathème sur l’Imam à cause de son infraction mais voulaient aller jusqu’au takfir des gouvernés. Et ceci est une chose dont la nullité est nécessairement connue dans la religion. C’est pour cela que les compagnons du Prophète, les Tabi3in et Atbâ3 At-tabi3în parmi les trois premières générations contestèrent cette compréhension, et dirent ce qu’ils dirent dans le tafsir de ces versets, car leurs propos étaient adaptés au besoin immédiat. 
(Ndt : Comme nous l’avons vu dans les explications d’Ach-Châtibî que le tafssir se fait selon le besoin du moment mais que cela ne remet pas en cause la généralité du verset)


Les Mourdji’a 

C’est la voie de ce ceux qui veulent s’appuyer sur les propos d’Ibn Abbas, Abi Mijliz et d’autres, pour démontrer que celui qui en cas de litige, se réfère à une autre législation que celle d’Allah ne sort pas de l’islam. En vérité, ceux là, s’accordent avec les khawâridj sur le Manât du statut légal qu’ils interprètent sur la base de la généralité linguistique et non sur la base de la généralité conventionnelle légale utilisée dans le contexte des versets et ceci est une grossière erreur. Par contre, ils divergent avec les Khwaridj concernant le statut légal 
(qu’ils interprètent, quelque soit la généralité, comme une mécréance moindre).

Les Khawâridj quant eux, ont maintenu le statut légal (al kafiroun)sur son apparence mais l’ont appliqué en dehors de son Manât. Et les mourdji’a ont détourné le statut légal de son apparence et ont appliqué ce statut détourné de son apparence à la fois sur ce qui est son Manât et sur ce qui n’est pas son Manât.

La vérité est que le statut légal reste sur son sens apparent lorsqu’il est appliqué sur son Manât (selon la généralité légale) et il est détourné de son sens apparent vers ce qui est en deçà lorsqu’il n’est pas appliqué sur son Manât (selon la généralité usuelle ou linguistique) mais qui est un Manât qui partage le même terme ou le même sens global et ce, de façon proportionnelle.


(*) Ndt : «Vous serez à peine différenciable » : traduction approximative d’une expression arabe qui veut dire de façon plus littérale ; vous leur ressemblerez, il ne vous séparera d’eux que la distance d’un lacet de soulier ( qidâ Ach-Chirâk) 

(**) Ndt : remarque en bas de page de Cheykh Châdhouli : « ils parlaient là des émirs des Banou Oumayya les hommes, les protecteurs et lions de l’Islam, non de ceux qui ont séparé la religion de l’Etat et qui ont reconnu le droit de législation absolue à d’autres qu’Allah (la nation) parmi les guides et adeptes des différentes Qawmiyyat et de la laïcité.»

(Ce qui précède est une traduction de la sœur Tourab d’un passage du livre du sheikh Abdel Majid ash-Shadhili "Haddu l Islam wa haqiqatou-l-Iman")

Et Allah est le plus savant.

Published by Abou Malik - Le Tawhid d'Allah dans le jugement

Le Minhaj (Voie) de Ahlou Sounna wa-l-Jama'a ce qui veut dire la voie de la Sounna et du Concensus, ou bien le minhaj des Salaf-Sâlih la voie des pieux prédécesseurs, tout cela revient au même c'est la voie à laquelle nous restons ferme, cette voie c'est celle du Prophète sala Allahu alayhi was Salam.

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