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"Le principe quant aux actes d'adoration est celui de l'interdiction, sauf si la shari'a rapporte une prescription pour cela. Et le principe quant au comportement usuel est la permissivité, sauf quand la shari`a rapporte une interdiction pour cela."( Al-aslu fil-`ibadat al-hadhru ilâ ma waradah `anish-shar`i tashri`ahu. Wal-aslu fil-`adat al-ibahah ila ma waradah `anish-shar`i tahrimahu). 

[Minhaj ul-Qasidin Mukhtasar fi Usoulil-Fiqh (p. 27) du sheikh `Abdur Rahman as-Sa`di] 


Le susdit principe est un principe important que l'Islam enseigne. Ainsi, en ce qui concerne
les matières de 3adat (d'actes quotidiens), comme manger, boire et porter des vêtements, alors on permet tout à cet égard, sauf s'il y a une preuve claire et authentique limitant ou interdisant sa permissivité. Cependant, quand cela concerne les actes d'adoration ('ibadat), alors c'est le cas contraire. Ici, rien ne peut être établi comme un acte d'adoration, sauf s'il y a un texte clair et authentique pour le permettre. Donc le principe de base pour les 'adat est l'ibahah (la permissivité), tandis que le principe de base pour les 'ibadat est le tahrîm (l'interdiction). 

Sheikh al-Islam Ibn Taymiyah (mort en.728H) - rahimahullah - a dit :

"les paroles et actions des gens sont de deux sortes : ` ibadat (les actes d'adoration) par lesquels leur religion est établie et les `adat (les pratiques usuelles) qui sont requis dans la vie quotidienne. D'après les principes de la shari'a nous savons que les actes d'adoration sont ces actes qui ont été prescrits par Allah ou approuvés par Lui; rien ne doit être affirmé ici, excepté par la shari'ah. Cependant, en ce qui concerne les activités mondaines des gens, ils sont nécessaires pour la vie quotidienne. C'est là, le principe de liberté d'action; rien ne peut être limité à cet égard excepté ce qu'Allah - la Plus Parfait - a limité. Ceci est le cas parce que le commandement et l'interdiction sont tous deux dans les Mains d'Allah (Le commandement et l'interdiction Lui appartiennent). En ce qui concerne l'adoration, il doit y avoir un ordre venant de Lui concernant cela. Ainsi, quand cela requiert un ordre d'Allah pour établir quelque chose, comment pouvons-nous dire que quelque chose est limité sans Son ordre ? C'est pourquoi Ahmad ibn Hanbal (mort. 241H) et d'autres juristes qui basent leurs jugements sur les ahadith disent : Par rapport aux actes d'adoration, alors le principe est le tawqif (la limitation); c'est-à-dire rien ne peut être légiféré à cet égard excepté ce qu'Allah légifère. En faisant autrement on encoure le risque d'être inclus dans la signification du verset : 

"
Ou bien auraient-ils des associés [à Allah] qui auraient établi pour eux des lois religieuses qu'Allah n'a jamais permises? " [Sourate Achoura 42:21] 

Cependant, pour ce qui est du mode de vie, le principe ici est la liberté, parce que rien ne peut être limité à cet égard sauf ce qu'Allah a interdit. En faisant autrement nous sommes inclus dans la signification de Sa parole :

"
Que dites-vous de ce qu'Allah a fait descendre pour vous comme subsistance et dont vous avez alors fait des choses licites et des choses interdites?" [Sourate Younus 10:59] 

C'est un principe grand et avantageux, sur la base où nous pouvons dire que l'achat, la vente, le bail, l'octroi de cadeaux et d'autres matières identique sont des activités nécessaires pour les gens, comme manger, boire et porter des vêtements. Ainsi, si la shari'ah dit quelque chose à propos de ces faits quotidiens, cela est pour enseigner le bon comportement. En conséquence, il a interdit ce qui mène à la corruption; a rendu obligatoire ce qui est essentiel; a désapprouvé ce qui est superflu et a approuvé ce qui est avantageux. Tout ceci doit être fait après mûre réflexion de l'ampleur et des propriétés des divers types d'activités impliquées. Puisque c'est la position de la shari'a, les gens sont libres d'acheter, vendre et louer comme ils le souhaitent, de même qu'ils sont libres de manger et boire ce qu'ils aiment - tant que ce n'est pas illicite. Bien que certaines de ces choses puissent être désapprouvées, ils (les gens) sont toujours libres à cet égard, puisque la shari`a ne va pas jusqu'à la mesure de leurs interdiction - et ainsi le principe originel (de permissivité) demeure. "

[Al-Qawa ` idun-Nouraniyah Al-Fiqhiya (p.112-113)]


'Abdur-Rahmân ibn Nâsir as-Sa'dî



Traduction approximative du frère AbduLLAH.

 

Published by Abou Malik - Oussoul al Fiqh

Le Minhaj (Voie) de Ahlou Sounna wa-l-Jama'a ce qui veut dire la voie de la Sounna et du Concensus, ou bien le minhaj des Salaf-Sâlih la voie des pieux prédécesseurs, tout cela revient au même c'est la voie à laquelle nous restons ferme, cette voie c'est celle du Prophète sala Allahu alayhi was Salam.

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