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Le prophète Yussuf 'alayhi as Salam gouvernait il avec les lois forgées ?

 

 

Ce texte est le fruit du travail d'un groupe d'étudiants en science.

 

Pouvons nous comparer le travail du Prophète Yussuf 'alayhi as Salam auprès du roi avec celui des pseudo musulmans qui aujourd'hui participent aux législations mécréante et gouvernent avec.

 

Sommaire

 

-Introduction (la négation du taghut et l'affirmation d'Allah ta'ala).

 

-L'importance de la Shari'a.

 

-L'argument « le prophète Yussuf 'alayhi as Salam ».

 

-Premier point :Détails du travail de Yussuf et de sa relation avec le roi .

 

-Second point :Yussuf avait il accusé son frère d'un crime qu'il n'avait pas commit ?

 

-Troisième point :Le roi est il devenu musulman ?

 

 

Au nom d'Allah le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Louange à Allah, que la Paix et la Bénédiction d'Allah soit sur Son Messager.

 

 

INTRODUCTION :

 

Avant de commencer ce modeste traité, il serait plus bénéfique de donner la définition du terme « taghut » :

 

La première chose qu'Allah a ordonné aux enfant d'Adam est de rejeter le taghut et de croire en Lui.

 

La preuve de cela est la parole d'Allah :

 

«  Donc,quiconque mécroit au taghut tandis qu’il croit en Allah saisit l’anse la plus solide, qui ne peut se briser. »

 

Sourate Al Baqara, verset 256

 

Ainsi que la parole d'Allah :

 

« Nous avons envoyé dans chaque communauté un Messager, [pour leur dire]: «Adorez Allah et écartez-vous du taghut», »

 

Sourate An Nahl verset 36.

 

« Taghut » est un dérivé du verbe « taghaa » (transgresser), qui veut dire outrepasser les limites et transgresser les limites.

 

Cette obligation est : Premièrement de rejeter le taghut et de croire en Allah. Donc la première obligation est de rejeter et de mécroire au taghut, qui est : Tout ce qui est adoré en dehors d'Allah et en est satisfait. L'adoration est dans son essence, la soumission et l'obéissance. Cela inclut donc tout ceux qui demande l'obéissance en dehors d'Allah, dans le sens d'affirmer qu'il doit être digne d'être obéi et que cela est son droit. En d'autres termes : affirmer le droit de gouverner (légiférer, juger, ordonner ,...etc) de lui même sans être autorisé par Allah ni même limité par ce qu'Allah a révélé. Ce type de personne y est inclut et cela est correct et prouvé par la parole d'Allah :

 

« N’as-tu pas vu ceux qui prétendent croire à ce qu’on a fait descendre vers toi [prophète] et à ce qu’on a fait descendre avant toi? Ils veulent prendre pour juge le taghut, alors que c’est en lui qu’on leur a commandé de ne pas croire. Mais le Diable veut les égarer très loin, dans l’égarement. »

 

Sourate An Nisa, verset 60.

 

Après avoir rejeté le taghut vient le fait d'affirmer son seul et unique Dîn (religion, dévotion, adoration, soumission, obéissance,...etc) sincèrement pour Allah seul, en n'adorant (obéissant, en s'en remettant) que Lui, et en affirmant Son droit exclusif à cela sans aucun associé.

 

Mais si les tawâghît (pluriel de taghut) doivent être rejetés, malgré le fait qu'ils soient de réelles entités, et la plupart du temps ayant un certain pouvoir (dans le sens influence, chef, etc) et dont le rejet pourrait engendrer un danger et une souffrance, alors -a fortiori- ces fausses divinités, qui n'existent que de l'imagination maladive de ceux qui les adorent, doivent être rejetées aussi. Souvent, le concept de taghut est généralisé et y est inclue toute fausse divinité, alors que la plupart d'entre elles n'existe pas du tout, et donc il ne leur est pas possible d'être satisfaite de l’adoration qui leur est vouée ou de demander qu'on s'en remette à elles ou qu'on leur obéisse.

 

Ainsi cette première obligation est la réalité de ce que veut dire Lâ ilâha ilâ Allah, en effet c'est une négation et une affirmation. Lâ ilâha est la négation de la prétendue divinité de tout autre qu'Allah et du droit d'être adoré. Ceci est mécroire au taghut. Et illâ Allah est l'affirmation que Allah est La Seule Entité Divine existante, et donc Le Seul en droit d'être adoré. Àpartir de là, la première obligation ordonnée au serviteur devient claire : c'est ce qui vient d'être précédemment mentionné : mécroire au taghut et croire en Allah. En réalité, c'est la fonction de l'homme -et de tout autre créature consciente- pour laquelle il a était créé :

 

« Je n’ai créé les djinns et les hommes que pour qu’ils M’adorent. »

 

Sourate Adh Dhariyat, verset 56.

 

 

L'importance de la Shari'a

 

L'Islam doit être implanté en entier et doit être appliqué immédiatement, et il est interdit de l'appliquer en partie seulement. Ceci est valable pour toujours et éternellement, surtout après qu'Allah ait dit :

 

«  Aujourd’hui, J’ai parachevé pour vous votre Dîn (façon de vivre, religion, ...) »

 

Sourate Al Maidah, verset 3.

 

Tous les aspects de la Shari'a doivent être appliqué y comprit les lois concernant al aqa'id, les peines, les vertus morales, les interactions entre les gens, l'économie, le système de gouvernance, la politique internationale, etc, et tout cela est fait pour être appliqué en temps de paix comme en temps de guerre. Évidemment, l'implantation sera faite en fonction de la capacité à le faire, mais la loi est toujours applicable. Il n'y a pas de différence entre un Hukm et un autre, pourquoi la Salat devrait elle être appliqué dans sa voie légale mais pas l'interdiction de l'usure, et ceci est une différence n'ayant aucun fondement dans la Shari'a.

 

 

L'argument « Yussuf 'alayhi as Salam »

 

L'une des shub'hat (ambiguïté) que les déviants utilisent est que le prophète Yussuf 'alayhi as Salam a participé à la gouvernance de l’Égypte et que le roi était un kafir. Et donc selon cette shub'hat, il est permit de prendre part au législation de loi de kufr, et cet argument ne requiert pas tant d'effort pour le réfuter mais nous allons traité leur argumentation pas à pas afin de dissiper toute idée fausse que ces pseudo musulmans s'efforcent de promouvoir.

 

Allah ta'ala a dit :

 

« Et quiconque désire une religion autre que l’Islam, ne sera point agréé, et il sera, dans l’au-delà, parmi les perdants. »

 

Sourate Al Imran, verset 85.

 

Maintenant nous savons que le prophète Yussuf 'alayhi as Salam a définitivement rejeté toutes autre religion que celle d'Allah et toutes autre lois que celle d'Allah, le prophète Yussuf a non seulement rejeté le taghut mais il l'a fait dans une époque de faiblesse, comme Allah le dit :

 

«  Certes, j’ai abandonné la religion d’un peuple qui ne croit pas en Allah et qui nie la vie future». Et j’ai suivi la religion de mes ancêtres, Abraham, Isaac et Jacob. Il ne nous convient pas d’associer à Allah quoi que ce soit. Ceci est une grâce d’Allah sur nous et sur tout le monde; mais la plupart des gens ne sont pas reconnaissants. »

 

Sourate Yussuf, verset 37 et 38.

 

Le prophète Yussuf 'alayhi as Salam c'est ensuite tourné vers ses deux compagnons qui étaient avec lui en prison comme Allah le dit :

 

« Ô mes deux compagnons de prison! Qui est le meilleur: des Seigneurs éparpillés ou Allah, l’Unique, le Dominateur suprême?  Vous n’adorez, en dehors de Lui, que des noms que vous avez inventés, vous et vos ancêtres, et à l’appui desquels Allah n’a fait descendre aucune preuve. Le pouvoir n’appartient qu’à Allah. Il vous a commandé de n’adorer que Lui. Telle est la religion droite; mais la plupart des gens ne savent pas. »

 

Sourate Yussuf, verset 39 et 40.

 

Comment le prophète Yussuf 'alayhi as Salam aurait pu professer ouvertement la religion d'Allah ta'ala en temps de faiblesse et d'emprisonnement puis le cacher et le contredire une fois en situation de force (comme nous le montrerons plus tard in cha Allah) ? Mais ceux qui suivent leurs passions se détournent des versets d'Allah ta'ala quand leurs passions déviantes sont exposés, d'ailleurs Allah dit à leur sujet :

 

« Ils veulent prendre pour juge le taghut, alors que c’est en lui qu’on leur a commandé de ne pas croire. »

 

Sourate An Nisa, verset 60.

 

Avant que ces égarés n'entrent dans les parlements ou dans des positions ministérielles, ils doivent d'abord jurer solennellement de soutenir et faire respecter cette incrédulité, sinon comment pourraient ils être autorisé à y entrer. Pouvons nous attribuer ce kufr au prophète Yussuf 'alayhi as Salam quand Allah ta'ala l'a purifié comme Il le dit :

 

« Ainsi [Nous avons agi] pour écarter de lui le mal et la turpitude. Il était certes un de Nos serviteurs élus. »

 

Sourate Yussuf, verset 24.

 

Et Allah ta'ala dit aussi :

 

« Nous avons envoyé dans chaque communauté un Messager, [pour leur dire]: «Adorez Allah et écartez-vous du taghut». »

 

Sourate An Nahl, verset 36.

 

Et ce verset affirme le fondement principale et le plus grand intérêt dans ce monde pour le prophète Yussuf 'alayhi as Salam ainsi que de tous les prophètes qu'Allah les bénisse et les salut tous.

 

 

Premier point :Les détails du travail et de la relation du prophète Yussuf 'alayhi as Salam avec le roi

 

La réalité du travail de Yussuf 'alayhi as Salam et les détails de sa relation avec le roi ne nous est pas connu avec une grande exactitude pour en tiré des jugement ferme. Et il y a donc plusieurs façon de réfuter cette shub'ha.

 

La majorité des mufassirîn (exégètes, commentateurs du Qur'ân) ont conclu que le roi a autorisé Yussuf 'alayhi as Salam à gouverner l’Égypte avec les pleins pouvoir, gardant seulement pour lui le trône et le titre de roi. Ibn Jarir At Tabari rapporte :

 

« «  Et [Joseph] dit: «Assigne-moi les dépôts du territoire: je suis bon gardien et connaisseur». » Sourate Yussuf, verset 55.

 

Et ceci est une requête de Yussuf 'alayhi as Salam au roi pour avoir l'autorité sur les nourritures afin que la famine soit contrôlée. Le roi a donc approuvé celà à ce que je sais. »

 

Ibn Wahab rapporte que Ibn Zayd a dit :

 

« «  Et [Joseph] dit: «Assigne-moi les dépôts du territoire: je suis bon gardien et connaisseur». » Sourate Yussuf, verset 55.

 

Pharaon lui a donné (à Yussuf) d'autres réserves de provision en plus de celà. Et lui a donné donné toute l'autorité et le pouvoir juridique afin que ses jugements soient appliqués. »

 

Ibn Humaid rapporte que Ibrahim al Mukhtar a dit : « Seul les réserves de nourriture ont été données à Yussuf 'alayhi as Salam »

 

Ici nous voyons que même les premiers savant de l'islam ne s'accordaient pas sur le fait que Yussuf avait seulement la responsabilité des réserves de nourritures pour contrer la famine ou de ces derniers ainsi que de la trésorerie !!

 

At Tabari donne l'explication des termes « Hafiz » (gardien) et 'Alîm » (savant) : « Il faut des connaissances relatives à la comptabilité et de tutelle pour être digne de confiance. Et cela montre que le prophète Yussuf 'alayhi as Salam ne voulait pas mettre au pouvoir un autre que lui car il savait que comme il recevait la révélation il serait le plus qualifié pour ce travail. »

 

Et At Tabari continue en mentionnant le verset ou Allah ta'ala dit :

 

« « Ainsi avons-nous affermi (l’autorité de) Yussuf des dans ce territoire et il s’y installait là où il le voulait. Nous touchons de Notre miséricorde qui Nous voulons et ne faisons pas perdre aux hommes de bien le mérite [de leurs œuvres]. » Sourate Yussuf, verset 56

 

Certains narrateurs ont donné une explication de ce dont Allah nous informe des paroles de Yussuf 'alayhi as Salam :

 

«  Et [Yussuf] dit: «Assigne-moi les dépôts du territoire: je suis bon gardien et connaisseur». Sourate Yussuf, verset 55

 

Ils (les narrateurs) ont dit que le roi a dit « Et en effet je l'ai fait » et il attribua donc à Yussuf le travail de Al Aziz Uftir » [c'est le terme employé par les narrateurs et Allah sait mieux]

 

As Suddi rapporte : « La parole d'Allah ta'ala :

 

« Ainsi avons-nous affermi (l’autorité de) Joseph dans ce territoire et il s’y installait là où il le voulait. » Sourate Yussuf, verset 56.

 

Le roi en a fait le commandant de toute l’Égypte et il était donc en charge du commerce et contrôlait les affaires du territoire. Il (Yussuf) avait une telle autorité que si ce n'était pas par honnêteté, il aurait pu démettre complètement le roi de ses fonction » Fin de citation de la parole d'At Tabari.

 

Conformément à ce derniers avis, Yussuf 'alayhi as Salam avait une position semblable à celle d'un premier ministre ou d'un gouverneur exerçant seul son autorité. À partir de ce récit, Yussuf 'alayhi as Salam est vraiment de facto, le roi, et le roi lui même n'est plus qu'un roi de nom, comme la reine d’Angleterre qui n'a aucun pouvoir juridique ou législatif, elle est plus une attraction touristique qu'autre chose.

 

Nous avons donc trois point de vue différent :

 

  1. Yussuf 'alayhi as Salam était en charge des réserves de nourritures, c'est qui est comprit des textes du Qur'an.

     

  2. Yussuf 'alayhi as Salam a eu les pleins pouvoirs exécutif et avait dont l'autorité de gouverner l’Égypte comme il le souhaitait.

     

  3. Et entre ces deux derniers points, il avait l'autorité sur la trésorerie, et non seulement les réserves de nourritures, mais aussi les réserves d'argent, l'armement, etc.

 

Toutes les paroles qu'At Tabari a rapporté synchronisent plus ou moins l'histoire de Yussuf selon l'ancien testament dans la bible après qu'il ait eu la responsabilité des commerces comme rapporté dans le Qur'an. Nous pouvons noter que plusieurs narrations rapportées par At Tabari viennent des sahaba, et plus souvent encore venant des taba'in, et aucun d'entre eux ne sont des récits prophétiques venant du Messager d'Allah salallahu 'alayhi was Salam, et sont donc des récits dérivés venant des gens du livre (Ah lil Kitab). Et nous savons que l'authenticité de l'ancien testament est définitivement douteuse et donc nous ne pouvons les utiliser comme une référence infaillible mais comme un indicateur, nous le mentionnerons donc pour notre sujet :

 

La genèse , chapitre 41, verset 37 à 44 :

 

41.37
 Ces paroles plurent à Pharaon et à tous ses serviteurs.
41.38
 Et Pharaon dit à ses serviteurs: Trouverions-nous un homme comme celui-ci, ayant en lui l'esprit de Dieu?
41.39
 Et Pharaon dit à Joseph: Puisque Dieu t'a fait connaître toutes ces choses, il n'y a personne qui soit aussi intelligent et aussi sage que toi.
41.40
 Je t'établis sur ma maison, et tout mon peuple obéira à tes ordres. Le trône seul m'élèvera au-dessus de toi.
41.41
 Pharaon dit à Joseph: Vois, je te donne le commandement de tout le pays d'Égypte.
41.42
 Pharaon ôta son anneau de la main, et le mit à la main de Joseph; il le revêtit d'habits de fin lin, et lui mit un collier d'or au cou.
41.43
 Il le fit monter sur le char qui suivait le sien; et l'on criait devant lui: A genoux! C'est ainsi que Pharaon lui donna le commandement de tout le pays d'Égypte.
41.44
 Il dit encore à Joseph: Je suis Pharaon! Et sans toi personne ne lèvera la main ni le pied dans tout le pays d'Égypte.

 

Ceci est l'histoire de Yussuf selon l'ancien testament, et comme nous l'avons dit ces passages doivent être approchés avec précaution.

 

Maintenant, tout les points mentionnés réfutent cette shub'ha des pseudo musulmans, et nous allons vous exposer deux points très important de l'analyse de ce que nous avait cité jusqu'ici :

 

Premier point : Que Yussuf 'alayhi as Salam était responsable de la garde des réserves, de la garde des comptes, les administrait, et s'occupait de les distribuer aux nécessiteux, ce qui est un jugement d'Allah dans toutes les Shari'ah. L'essence de ce travail est administratif, par exemple, si Tony Blair vous offrait un tel travail en temps de famine vous pourriez l'accepter car il s'agit seulement d'administration, et il serait compris bien entendu que vous viendriez en aide au nécessiteux et non a ceux qui en ont pas vraiment besoin , il n'y a pas de loi législative utilisée ici, c'est purement administratif, comme garder des registres de ce qui sort et ce qui rentre, comment attribuer une portion, comment allouer une portion etc. Tout ceci est administratif et rentre dans ce qui est permis ; cela n'a rien à voir avec des lois législatives ou la gouvernance d'un royaume. Et Al Marwady dit dans son livre « Ahkam Al Sultaniyyah » : « Il est permis pour un musulman sous un régime de kufr de prendre un poste en dehors de ce régime ». Il est aussi permis pour un kafir d'avoir un poste administratif, non législatif, dans un état islamique, et vice versa.

 

Second point. Et ce point est d'une extrême importance, que le roi lui a donné toute l'autorité pour gouverner, cela veut dire qu'il voulait appliquer des lois qu'il estimait correcte, et Yussuf ne pouvait qu'appliquer les Lois d'Allah ta'ala.

 

Donc comme vous pouvez le voir, le sophisme utilisé sur ce point ne peut pas du tout être appliqué, car se sont les seules options que l'en peut tirer, et dans ces deux options, aucune ne peut soutenir cette affirmation fallacieuse. Comme nous n'avons que deux options et non une seule, aucune ne peut être utilisé comme une preuve qui ferait autorité, car aucune n'affirme une réalité ferme, donc ces deux arguments devront être débattu pour savoir lequel est le bon, et nous n'avons aucune preuve convaincante pour trancher entre les deux. Mais les deux seront des preuves contre les adhérent de ce sophisme.

 

Nous penchons en faveur du fait que le prophète Yussuf 'alayhi as Salamétait en charge à un poste administratif au moment de la famine, et il avait peut être d'autres postes probablement administratif, car à ce moment là le roi était le gouverneur absolu. Il y a aussi la théorie comme quoi le roi est devenu musulman que nous traiterons plus tard in cha Allah.

 

La participation de Yussuf 'alayhi as Salam dans l'entourage du roi était due à un renforcement d'Allah ta'ala, comme Il le dit :

 

« Ainsi avons-nous affermi (l’autorité de) Joseph dans ce territoire et il s’y installait là où il le voulait. » Sourate Yssuf, verset 56.

 

Yussuf 'alayhi as Salam a participé au « ministère » avec une autorité complète attribué par le roi. Allah ta'ala dit :

 

«Et le roi dit: «Amenez-le moi: je me le réserve pour moi-même». Et lorsqu’il lui eut parlé, il dit: «Tu es dès aujourd’hui près de nous, en une position d’autorité et de confiance». » Sourate Yussuf, verset 54.

 

 On lui a accordé un pouvoir illimité pour gouverner au sein de ce « ministère ». Allah ta'ala dit :

 

« Ainsi avons-nous affermi (l’autorité de) Joseph dans ce territoire et il s’y installait là où il le voulait. » Sourate Yssuf, verset 56.

 

Il n'avait aucun opposant ; il n'avait de compte à rendre à personne sur son travail et ses actions. Pouvons nous comparer les ministres tawaghit d'aujourd'hui à cela ? Il n'est pas permit de désobéir ou d'être en désaccord avec n'importe quelle loi de la constitution, même si elle contredit la religion d'Allah.

 

Si tu sais que Yussuf 'alayhi as Salam n 'était pas dans la situation des ministres des tawaghit d'aujourd'hui, tu ne ferais aucune comparaison entre les deux.

 

At Tabari a aussi rapporté que Ibn Zayd a commenté le verset :

 

« Ainsi avons-nous affermi (l’autorité de) Joseph dans ce territoire et il s’y installait là où il le voulait. » Sourate Yussuf, verset 56.

 

Il a dit : « Nous l'avons mis en place comme autorité sur toutes choses ici (c-à-d en Égypte), dans n'importe quel endroit ou il voulait. Il agissait comme bon lui semblait. C'est ce qui lui a été accordé. »

 

Et Al Qurtubi a rapporté qu'Ibn 'Abbas a dit à propos de Yussuf 'alayhi as Salam : « Il s'est assis sur son lit, et le roi l'a approché. Et le roi est entré dans sa maison avec sa femme, et l'autorité de l’Égypte lui (à Yussuf) a était accordé. »

 

Et Wahb, As Suddi ainsi qu'Ibn Abbas et d'autres ont rapporté la parole du roi à Yussuf, quand il a vu la grande sagesse dans l'implantation des règles et sa propagation de la justice : « Je te donne l'autorité, donc fait ce que bon te semble. Et nous sommes seulement tes suiveurs et je ne suis pas de ceux qui refuse de faire partie de tes sujets et de t'obéir, et et je ne suis pas plus qu'un simple sujet. » (Al Jami Li Ah'kam Al Qur'an, vol. 9 p. 215).

 

 

Second point :Yussuf a-t-il accusé son frère d'un crime qu'il n'avait pas commis ?

 

Nous savons grâce au Qur'an que Yussuf 'alayhi as Salam n'était pas impliqué dans les affaires judiciaire, excepté dans un cas qui est celui de son frère. Et cela a causé beaucoup de difficulté aux savants classiques car ils ne pouvaient pas comprendre comment Yussuf pouvait avoir faussement accusé son frère de vol, mais ce n'est pas ce qu'il semble en être comme Allah le dit :

 

« Ainsi suggérâmes-Nous cet artifice (plan) à Joseph. » Sourate Yussuf, verset 76.

 

Et donc nous pouvons voir dans ce verset que c'est Allah azza wa jal qui a planifié cette accusation de vol et Il fait ce qu'Il veut et Il est le Souverain, exalté et majestueux, et nous savons que Yussuf n'aurait pas osé planifier tout cela de lui même. Ces savant sont si sensible à ce sujet qu'ils ont expliqué la chose suivante « pendant que Yussuf 'alayhi as Salam regardait l’intérieur des sacs de son frère, il faisait Astughfir (demande de pardon) à chaque sac ». Mais Yussuf 'alayhi as Salam n'avait aucune raison de le faire, mais à cause de cette sincère sensibilité, ils pensaient qu'il (Yussuf) détesterait ce qu'il a fait, mais c'était le plan d'Allah ta'ala. Et ceci montre que les anciens savants de l'islam pensait de la meilleur des manières à propos des Prophètes, non pas comme ces pseudo modernistes qui pense le pire d'eux comme dans ce cas précis en accusant Yussuf d'avoir gouverné avec les lois de kufr.

 

At Tabari dit du verset :

 

« «[Joseph] commença par les sacs des autres avant celui de son frère; puis il la fit sortir du sac de son frère. » Sourate Yussuf, verset 76.

 

 Yussuf commença à vérifier leurs bagages un par un, en commençant par le plus âgé (qui sont ses demi frères par son père) jusqu'au plus jeune, en laissant son frère jusqu'au dernier d'entre eux, et ensuite il le trouva dans le sac de son frère (qui n'est pas son demi frère). »

 

Bishr, rapporte que Yazid a rapporté de Sayid, que Qatada a dit en commentant la parole d'Allah ta'ala :

 

« «[Joseph] commença par les sacs des autres avant celui de son frère; puis il la fit sortir du sac de son frère. » Sourate Yussuf, verset 76.

 

«Il nous a était rapporté (concernant ce verset) qu'il ne fouillait pas un des sacs sans dire Astughfirillah pour ce qu'il a fait, jusqu'à qu'il finisse avec son jeune frère en disant « celui ci est trop jeune, je pense qu'il n'a rien fait », les frères ont répondu « non, la vérité se base sur des preuves », et donc Yussuf en sortit la coupe du roi, ils furent tous sous le choc. »

 

Ma'mur rapporte que Qatada a dit : « Il vidait le sac de son frère, quand il vérifiait les sacs de ses frères, il disait le Astughfir à chaque fois jusqu'à se qu'il passage celui du jeune garçon, il a dit « je pense pas qu'il n'ait fait quoique se soit », ses frères répliquèrent « non, vérifie afin que notre innocence soit prouvée ». »

 

As Sbut rapporte que As Suddi a dit : « Il (Yussuf) commença par eux et dans l'ordre jusqu'au tour du garçon et a dit « ce garçon est trop jeune pour faire une chose pareille », ils (ses autres frères) ont dit « non, tu doit vérifier afin de prouver que rien ne s'est passé », il introduisit donc sa main dans le sac et en sorti la coupe du roi »

 

Ishaq a dit : « Quand le Messager (Yssuf) approcha (de ses frères) il lui a dit « quelqu'un a volé la coupe du roi », ils lui répliquèrent « nous ne savons et nous n'avons rien vu », il répondit « vous ne partirez pas tant que je n'aurait pas la certitude que vous ne l'avez pas et pour cela je dois vérifier vos sacs ». Il commença à vérifier leurs sacs jusqu'à celui de son frère, puis il l'attrapa par la nuque et l'emmena avec lui, Et cela à était fait (planifié) par Allah pour lui (Yussuf) » Fin de citation de At Tabari

 

Et Allah ta'ala confirme cela dans Sa parole :

 

« Ainsi suggérâmes-Nous cet artifice (plan) à Joseph. » Sourate Yussuf, verset 76.

 

Car si ce n'était pas le plan d'Allah mais celui de Yussuf 'alayhi as Salam que d'accuser son frère de vol, cela aurait était une grande transgression sachant très bien que son jeune frère était totalement innocent.

 

Les Textes du Qur'an sont clair sur le fait que c'est Yussuf 'alayhi as Salam qui a placé la coupe du roi dans le sac de son frère, en fait, il a pris son frère appart et lui a dit qu'il était son vrai frère et qu'il allait piéger ses autres frères, donc son jeune frère devait être relativement relaxe, alors que ses autres frères étaient choqué. Causer un choc à quelqu'un quand personne n'est coupable est totalement interdit dans cette Shari'a ou tout autre Shari'a précédente, mais dans cette situation bien précise, cela a était permit à Yussuf 'alayhi as Salam d'accomplir une telle chose qui en temps normal est interdite, mais dans ces circonstances cela a était rendu hallal par le Créateur et l'Unique Législateur, Allah le majestueux, exalté soit Il, bénit soient Ses Noms et Ses Saint Attributs. Il n'y a pas de situation rassemblant les circonstance de la situation de Yussuf à notre époque, donc il n'est pas possible de faire ce que Yussuf a fait, et si quelqu'un affirme le contraire, il devra aussi affirmer sa prophétie, et ce point, j'en suis sur, n'a pas besoin d'être expliqué...

 

 

Troisième point :Yussuf a t'il jugé son frère avec la loi du roi ?

 

Allah ta'ala dit :

 

« Car il ne pouvait pas se saisir de son frère, selon la justice du roi » Sourate Yussuf, verset 76.

 

En expliquant ce verset, les savants ont dit que dans la religion du roi, le voleur est punit soit en payant deux fois le prix de l'objet du vol, l'emprisonnement, etc, mais la religion du prophète Yussuf 'alayhi as Salam à cette époque prescrivait à celui qui vole de prendre le voleur en esclavage, pour un certains temps ou pour toujours. Et Yussuf voulait prendre son frère avec lui, et il a demandait quel était la punition du voleur ; qu'est ce que votre shari'a en Égypte, que je ne veux pas appliquer sur toi comme vous le savez, il joue le jeu diplomatique [ceci est juste une hypothèse sur le déroulement de la discussion] et ils ont du dire que dans leur Shari'a (celle de Yussuf) celui qui a était volé prend le voleur en esclavage, ils (le roi et les autres) ont dit « ok », nous appliquerons cette loi, et ce que voulait Yussuf 'alayhi as Salam qui connaissait déjà leur loi car il voulait garder son frère auprès de lui, et il ne voulait pas le jugement du roi car comme nous l'avons dit son frère aurait pu être emprisonné ou peut être pire comme être crucifié etc. Mais le jugement du temps de Ya'qub 'alayhi as Salam stipulait que le voleur devient l'esclave de sa victime. C'est ce pourquoi le récit précédemment cité dit que Yussuf a prit son frère avec lui en l'attrapant par la nuque en disant « il est à moi ». Donc même dans ce cas, Yussuf 'alayhi as Salam n'a pas appliqué le jugement du roi mais a appliqué le jugement de Ya'qub 'alayhi as Salam. Voilà pourquoi Allah dit :

 

« Car il ne pouvait pas se saisir de son frère, selon la justice du roi » Sourate Yussuf, verset 76.

 

Et ce verset peut avoir deux sens :

 

  1. Il n'aurait pas été possible de prendre son frère à ses côté s'il avait appliqué le jugement du roi, mais il aurait été permis pour lui d'appliquer le jugement du roi dans ce cas spécifique (mais cela n'a pas était le cas), car même l'accusation de vol elle même est interdite dans toutes les Shari'a et Allah ta'ala l'a tout de même permit, et cela n'est donc pas un argument pour permettre de juger avec les lois de kufr car toute cette situation est exceptionnelle et miraculeuse.

     

  2. Ou, il n'aurait pas été permit à Yussuf 'alayhi as Salam d'appliquer le jugement du roi à son frère car ils devaient se soumettre à la loi de Ya'qub 'alayhi as Salam, cela voulant dire que Yussuf 'alayhi as Salam n'appliquerait pas une loi de kufr dans tous les cas.

 

Aucune de ces deux interprétations est un argument pour permettre de juger avec les lois de kufr.

 

 

Quatrième point :Le roi s'est il converti à l'Islam ?

 

L'une des réfutation décisive de ce sophisme et ce que certains exégètes ont mentionné, le fait que le roi se soit converti à l'Islam.

 

Allah ta'ala dit :

 

« Ainsi avons-nous affermi (l’autorité de) Yussuf dans ce territoire et il s’y installait là où il le voulait. » Sourate Yussuf verset 56.

 

On peut aussi lire dans le Qur'an qu'Allah ta'ala décrit la situation des croyants qu'Il a établi (accordé l'autorité) sur un territoire, Allah azza wa jal dit :

 

« ceux qui, si Nous leur donnons la puissance sur terre, accomplissent la Ṣalāt, acquittent la Zakāt, ordonnent le convenable et interdisent le blâmable. Cependant, l’issue finale de toute chose appartient à Allah. » Sourate Al Hajj, verset 41.

 

Et nul doute que Yussuf 'alayhi as Salam étit du nombre de ceux à qui Allah ta'ala a donné l'autorité dans une terre comme l'indique le verset, et a ordonné le convenable et interdi le blâmable. Il n'y a aucun doute que quiconque ayant un brin intelligence sera d'accord que le fondement principale de l'Islam est le Monothéisme auquel Yussuf et ses pères 'alayhim as Salam ont appelé, et l'opposé de l'Islam est le polythéisme dont Yussuf a mis en garde, a détesté et dont il a attaqué les fausse divinités. Et il y a des indications clair qu'après qu'Allah azza wa jal ai donné l'autorité à Yussuf 'alayhi as Salam dans tout le territoire, il a suivi la Religion de ses ancêtres, Ya'qub, Ishaq, Ibrahim, ect, en appelant les gens à cela et s'attaquant à tout ce qu'il le contredit.

 

Et quel pouvait bien être les mot de Yussuf envers le roi pour que ce derniers soit gentil envers Yussuf, lui donne l'autorité, le croit et lui fasse confiance ? Est ce que Yussuf a parlé au roi à propos de la femme de son « ministre », qui a fini par faire éclater la vérité ? Ou a-t-il parlé de l'unité nationale ou des problèmes économique, ect ?

 

Personne ne peut prétendre avoir la connaissance de l'invisible, ou d'affirmer ue chose sans preuve. S'il le fait, alors il sera un menteur. Donc l'interprétation du verset :

 

«  Et lorsqu’il lui eut parlé... » Sourate Yussuf, verset 54.

 

Et cela est indiqué dans la parole d'Allah azza wa jal :

 

« Nous avons envoyé dans chaque communauté un Messager, [pour leur dire]: «Adorez Allah et écartez-vous du taghut». » Sourate An Nahl, verset 36

 

Et Sa parole :

 

« En effet, il t’a été révélé, ainsi qu’à ceux qui t’ont précédé: «Si tu donnes des associés à Allah, ton œuvre sera certes vaine; et tu seras très certainement du nombre des perdants. » Sourate Az Zumar, verset 65.

 

Et à travers ses paroles (celle de Yussuf), voici la description de la plus importante fonction de l'appel de Yussuf 'alayhi as Salam :

 

« ...Certes, j’ai abandonné la religion d’un peuple qui ne croit pas en Allah et qui nie la vie future. Et j’ai suivi la religion de mes ancêtres, Abraham, Isaac et Jacob. Il ne nous convient pas d’associer à Allah quoi que ce soit. Ceci est une grâce d’Allah sur nous et sur tout le monde; mais la plupart des gens ne sont pas reconnaissants. » Sourate Yussuf, verset 37 et 38.

 

Et Allah ta'ala dit :

 

« Ô mes deux compagnons de prison! Qui est le meilleur: des Seigneurs éparpillés ou Allah, l’Unique, le Dominateur suprême? Vous n’adorez, en dehors de Lui, que des noms que vous avez inventés, vous et vos ancêtres, et à l’appui desquels Allah n’a fait descendre aucune preuve. Le pouvoir (jugement, commandement, législation, ect) n’appartient qu’à Allah. Il vous a commandé de n’adorer que Lui. Telle est la religion droite; mais la plupart des gens ne savent pas. » Sourate Yussuf, verset 39 et 40.

 

Par conséquent, il n'y a pas de doute que ce discours est l'un des meilleurs discours de Yussuf 'alayhi as Salam, et si c'est le cas, alors le roi lui a répondu :

 

« «Tu es dès aujourd’hui près de nous, en une position d’autorité et de confiance» » Sourate Yussuf, verset 54.

 

Ceci est la preuve que le roi était d'accord avec le prophète Yussuf 'alayhi as Salam sur le Monothéisme et la religion de ses ancêtres.

Al Qurtubi a dit : «Et quand le roi donna l'autorité sur l’Égypte à Yussuf 'alayhi as Salam, ce dernier fut généreux avec le peuple et les appela à l'Islam jusqu'à qu'ils croient en lui et il fit en sorte que la justice fut établi parmi les gens. Par conséquent il fut aimé du peuple. »

 

Ibn Jarir At Tabari a rapporté que Mujahid a dit : « Le roi de l 'époque de Yussuf embrassa l'Islam » Jami al Bayan 'An Ta'wil Ay Al Qur'an, vol. 7 p. 217

 

Et Al Baghawi a dit : « Mujahid et d'autres ont dit : Yussuf, sur lui la Paix, n'arrêtait pas d'appeler le roi à l'Islam tout en étant bon avec lui, jusqu'à ce qu'il, lui et beaucoup d'autres, embrassent l'Islam »

 

Maintenant si vous acceptez cela, vous serez sur que la participation de Yussuf 'alayhi as Salam aux travaux qu'il effectua au sein du pays ne s'opposait pas au Monothéisme, et ne contredisait pas la millah d'Ibrahim 'alayhi as Salam contrairement à la participation dans les parlement législatif contemporain.

 

Puisse Allah l'Exalté et Majestueux nous protéger des pièges satanique du jugement par autre que ce qu'Il a révélé, qui amène conflit et injustice dans cette vie et malédiction éternelle en enfer...Amin.

Published by Abou Malik - Le Tawhid d'Allah dans le jugement

Le Minhaj (Voie) de Ahlou Sounna wa-l-Jama'a ce qui veut dire la voie de la Sounna et du Concensus, ou bien le minhaj des Salaf-Sâlih la voie des pieux prédécesseurs, tout cela revient au même c'est la voie à laquelle nous restons ferme, cette voie c'est celle du Prophète sala Allahu alayhi was Salam.

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