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Allah Subhanahu Wa Ta'aala a dis :

 

« Et si tu pouvais voir quand les injustes seront devant leur Seigneur se renvoyant la parole les uns aux autres. Les faibles diront aux orgueilleux : -Sans vous nous aurions certes été Croyants »

 

[Saba : 31]

 

« Quand les meneurs se désavoueront des suiveurs à la vue du châtiment, les liens entre eux seront brisés »

 

[El Baqara : 166]

 

« Le jour où l’injuste se mordra les deux mains et dira : -Hélas si seulement j’avais suivi chemin avec le Messager. Malheur à moi, si seulement je n’avais pas pris untel pour ami intime. Car il m’a certes égaré loin du Rappel lorsqu’il m’est parvenu »

 

[El Fourqân : 27/29]

 

Dans un hadith transmis par Hodheyfa ibn el Yaman, et qui est recensé dans les deux recueils authentiques de Bokhari et Muslim, le Messager d’Allah -’alayhi salat wa salam- nous donne en guise de mise en garde, la description de certains prédicateurs en ces termes :

 

« Des prédicateurs aux portes de l’Enfer, dans lequel ils précipiteront ceux qui leur répondent ». Hodheyfa, Compagnon du Prophète, demanda à ce dernier : « O Messager d’Allah décris les nous ». L’Envoyé d’Allah, ‘alayhi salat wa salam, répondit alors :

 

« Ils sont des nôtres et ils parlent notre langue »

 

Que de prédicateurs, de nos jours, auxquels s’applique parfaitement cette description ! Ils sont partout les nouveaux prédicateurs qui prônent les idées qui mènent à la perdition. Ils sont nombreux les candidats à l’imposture qui hier encore inconnus, se retrouvent on ne sait comment, hissés sur les devants de la scène de la Da’wa, alors que leur place est ailleurs. Et le pire est qu’ils sont des nôtres, ou du moins se revendiquent ils comme tel, et leurs apparences sont celles du Musulman. Ils parlent aussi notre langue, car c’est au nom du Qor’an et de la Sunna qu’ils s’expriment et au c’est nom de l’Islam qu’ils égarent les hommes et les trompent sur le Din d’Allah dont ils cherchent à altérer les fondements ! Ils sont à la tête de l’égarement des hommes et celui qui les suit court inévitablement à sa perte !    

 

Le Salaf Abu Bakr al-Aajurri

 

Pour mieux comprendre les obstacles de du Djihad dans le Sentier d’Allah, voici plusieurs paroles du Messager d’Allah (‘Aleyhi salat wa salam) de nos Compagnons (Radhi Allahu ‘anhum) et de nos Salafs (Rahimahumullah) sur les Savants du Sultan, en commençant par un article tiré du livre « Le Diable appelant à la richesse et à la Notoriété » extrêmement d’actualité et qui tombe à point alors qu’il a été traité par ce grand  Imam Al-Haafidh Ibn Radjab Al-Hanbli il y a six siècles, à croire qu’il vit encore parmi nous et a écrit cet article face à la situation désastreuse de certains  savants actuels qui se complaisent avec les ennemis d’Allah et d’injustice, et ne prennent pas leurs responsabilités à dénoncer tout cela, renforcent encore plus les Musulmans dans le doute et la confusion et font  barrière à une évolution favorable pour l’Islam.

 

Sache que courir après  un statut et une notoriété cause au grand mal avant leurs obtentions dues à l’effort nécessaire pour y arriver, et aussi après à cause du désir fort de la personne de les préserver, ce qui entraîne l’injustice l’orgueil, rend hautain et cause d’autres maux.

 

Abu Bakr al-Aajurri, qui fût un des Savants et professeurs sages du début du quatrième siècle (du calendrier hégirien), a écrit un traité sur les manières et les comportements des savants et est un des meilleurs travaux sur le sujet. Celui qui l'étudie alors connaîtra la voie des savants du Salaf, et connaîtra les voies innovées contraire à leur voie. Ainsi il décrit le savant du Mal longuement, de cette description on trouve : "Il est devenu infatué avec l'amour de cette vie, et avec les louanges et sa position auprès des gens dans ce monde. Il utilise la science comme un ornement tout comme une belle femme s'orne elle-même avec les bijoux de ce monde, mais il n'orne pas sa connaissance d'actions qui lui est liée." Il a alors tenu un long discours et dit : "Alors ces caractéristiques et ressemblances prédominent le coeur de celui qui ne tirent pas bénéfice du savoir, et tandis qu'il porte ces caractéristiques son âme va commencer à avoir l'amour de sa notoriété et sa position - de sorte qu'il va aimer s'asseoir avec les rois et les princes de ce monde. Ainsi il aime partager leur style de vie opulent, partager leurs vêtements prodigieux, leur transport confortable, leurs domestiques, leurs habits fins, leur literie délicate et leur nourriture délicieuse. Il aimera que les gens accourent à sa porte, que ses paroles soient écoutées, qu'il soit obéit - et il ne peut atteindre ce dernier qu'en devenant un juge (Qadhi) - alors il va chercher à en devenir un. Ainsi il ne sera possible d'en devenir un qu'en propageant sa Religion, donc il va se rabaisser devant le gouverneur et ses ministres, en étant à leur service et en leur donnant sa notoriété comme tribut. Il garde le silence lorsqu'il voit leurs mauvais actes après être entrer dans leurs palais et leurs maisons. Alors sur ce il se peut même qu'il loue leurs mauvais actes et les déclarer bonnes grâce à quelques mauvaises interprétations afin d'améliorer sa position auprès d'eux. Puis lorsqu'il devient habitué à faire ceci durant une longue période et que le faux a complètement pris racine en lui - alors ils le promulguent à la position de juge (qadhi) et l'assassinant ainsi sans couteau." [Faisant allusion à la parole du Prophète, ‘Aleyhi salat wa salam : « Il est celui qui est promu comme un juge qui a été tué sans couteau »

[rapporté par Ahmad, Abu Daawud et Tirmidhi qui l'a déclaré hassan (assez bon). Il a dit : son isnad (chaîne de transmission) est authentique.]

Ainsi il lui a été accordé une telle faveur qu'il est obligé et doit leur montrer sa gratitude - alors il use de grands efforts pour s'assurer qu'il ne les fâche pas et ne se fasse pas retirer sa position. Mais il ne se soucie pas de ce qui peut attirer sur lui la colère de son Seigneur, le Très-Haut, et ainsi il détourne le bien des orphelins, des veuves, des pauvres et nécessiteux, le bien réservé des waqf (dotations religieuses) pour ceux qui combattent au Jihad et les besoins de la Mecque et de Médine, et le bien qui est supposé profiter à tous les Musulmans - mais à la place il l'utilise pour satisfaire ses commis, chamberlains et domestiques. Alors il mange ce qui est haram (interdit) et se nourrit de ce qui haram et augmente ce qui lui cause du tord. Ainsi la routine prend celui que la science lui vaut d'avoir ces caractéristiques. Alors qu'au contraire c'est dans la science où le Prophète, sallallahu `alayhi wa sallam, allait chercher refuge et dont il nous ait ordonner d'aller chercher refuge. C'est à propos de la science que le Prophète, sallallahu `alayhi wa sallam, a dit :

« Ceux parmi les gens qui recevront un sévère châtiment le Jour de la Résurrection sont les savants qui n'ont pas tiré bénéfice de leur science auprès d'Allah »


[Rapporté par Ibn 'Abdel-Barr dans Jaami' Bayaanil-`Ilm (1/162), al-Aajurri (pp.93-94), at-Tabaraani dans as-Saghir (1/1831) et autres, et sa chaîne de transmission est très faible puisqu'elle contient 'Uthmaan ibn Miqsarn al-Burri qui était accusé de mensonges et fabrications. Il est cependant rapporté comme étant la parole d'Abu Dardaa seulement, avec une chaîne de narration authentique. Il est rapporté par ad-Daarimi (1/82) et autres.]

Il, ‘Aleyhi salat wa salam, avait l'habitude de dire :

Allâhumma inni a`oûdhubika minal arba`i, min `ilmin lâ yanfa`u, wa min qalbin lâ yakhsha`u, wa min nafsin lâ tashba`u, wa min du`aain lâ yusma`u

« Ô Allâh, je cherche Ton refuge contre la science qui ne profite pas, contre le coeur qui n'a pas de crainte, contre l'âme qui n'est jamais satisfaite et contre la dou`a (supplication) qui n'est pas entendu. »

[Rapporté par Ahmad, Abu Daawud (trad. vol. 1/p.401/no. 1543) et autres, toutes avec la parole : « Ô Allâh je cherche Ton refuge contre quatre : contre la science qui ne profite pas... ». Le hadith a été déclaré sahih par al-Haakim et adh-Dhahabi l'a agréé, et il a l'appui de nombreux Compagnons.]

Et il, ‘Aleyhi salat wa salam, avait l'habitude de dire :

Allâhumma inni as'aluka `ilman naafi`an, wa a`udhubika min `ilmin laa yanfa`u

« Ô Allah, je t'implore la science qui est bénéfique et je cherche Ton refuge contre la science qui n'est pas bénéfique. »

[Rapporté en ces termes par al-Aajurri (p.134) et Ibn Hibbaan (no.2426). Il est aussi rapporté par Ibn Maajah (no.3483) et Ibn `Abdul-Barr (1/162) avec les termes : "J'implore Allah la science bénéfique et je cherche le refuge d'Allah contre la science qui n'est pas bénéfique." Sa chaîne de transmission est hassan (bonne) et il y a une narration similaire d'Umm Salamah rapporté par Ibn Maajah et autre.]

C'était la parole de l'Imam Abu Bakr al-Aajurri, rahimahullaahu ta`aala, qui a vécu à la fin du quatrième siècle (il mourût en l'an 360H) et la corruption a augmenté et s'est multiplié énormément depuis ce temps - et il n'y a de volonté et de puissance que par la volonté d'Allah.

 

Paroles du Messager ‘Aleyhi salat wa salam

 

Abu Sa'id Al Khudri a rapporté du prophète : « Il y aura des émirs recouverts de courtisans et de flatteurs »

 

[ Rapporté par l'Imam Ahmed ]

 

Le Prophète ‘Aleyhi salat wa salam a dit : « Dieu n'a envoyé de prophète et n'a mis en place de calife (ou lieutenant) qui ne soient entourés de deux catégories de conseillers. La première qui lui demande de faire le bien et l'y incite, la seconde qui lui demande de faire le mal et l'y exhorte ; l'infaillible est celui que Dieu a préservé de l'erreur. » [ Rapporté par Al-Boukhari ]

 

Ibn Abbas a rapporté que le Prophète 'Aleyhi salat wa salam a dit « celui qui habite le désert vit dans l’inconfort, celui qui poursuit sa proie est distrait et celui qui vient aux portes des sultans est éprouvé ». [D’après Abu Daud, Tirmidhi, An Nassai et Al Bayhaqi dans son livre « les branches de la foi » ]

 

D’après Abu huraira ; le Prophète a dit : « Il y aura des gens de ma communauté qui s’initieront à la théologie, qui réciteront le Coran et qui diront nous fréquentons les émirs pour pouvoir jouir d’une rémunération mais nous ne serons pas influencés par eux du fait de notre religiosité. Or il n’en sera jamais ainsi car de même que du chardon (l’astracan) on ne cueille que des épines, on ne recueille de la contiguïté des sultans que les fautes ».

 

[ Rapporté par Ibn Madjah ]

 

D’après El-Hassan Ibn Sufian, d’après Ans ibn Malik, le Prophète Muhammad 'Aleyhi Salat Wa Salam a dit : « Les Savants (théologiens) sont les garants des prophètes auprès des serviteurs de Dieu tant qu’ils ne fréquentent pas les sultans. Car quand ils fréquenteront les sultans, ils auront trahi les prophètes. Prends alors garde à eux et ne les approchent plus »

 

D’après Al Tabarani : Al Thawban a dit au Prophète Muhammad 'Asleyhi salat wa salam « fais-je partie des tiens ? », le prophète se tut puis dit : « Certes, tant que tu n’approches les estrades (les assemblées des gouvernants) et que tu ne frappes aux portes des sultans »

 

[ Ces deux Ahadiths ont ete rapporté  par l'Imam Souyouti dans son livre "Des pionniers et de leur comportement à l’égard des sultans" ]

 

Abou Hourayra Radhi Allahu ‘anhu a rapporté que le Messager d’Allah (‘Aleyhi Salat wa salam) a dit : « Quiconque vit dans le désert devient rude ; Celui qui suit le jeu devient négligent ; et celui qui vient à la porte du gouverneur tombe dans la Fitnah ; et l’esclave ne se rapproche du gouverneur qu’en s’éloignant d’Allah. »

 

[Source : Mousnad de l’Imam Ahmed, Cheikh Ahmad Shakir a dit que sa chaîne de narration est Sahih.]

 

Ibn ‘Abbas Radhi Allahu ‘anhu a rapporté que le Messager d’Allah (‘Aleyhi salat wa salam) a dit : « Quiconque vit dans le désert, devient rude ; quiconque suit le jeu devient négligent ; et quiconque vient à la porte du gouverneur tombe dans la Fitnah »

 

[Source : Rapporté par Nassa i, At-Tirmidhi et Abou Daoud –  voir Sahih al-Djami’ : 6296]

 

Abi Al-‘Anwar As-Silmi Radhi Allah ‘anhu a rapporté que le Messager d’Allah (‘Aleyhi salat wa salam) a dit : « Méfiez-vous des portes du gouverneur car elle sont en vérité devenue une source de problème et d’humiliation. »

 

[Source : Sahih ad-Dailami, Ibn Moundhab, Ibn ‘Assakir – voir As-Sahihah : 1253]

 

 

En explicant la parole du Messager d’Allah (‘Aleyhi salat  wa salam) : « … et quiconque vient aux portes du gouverneur tombe dans la Fitnah », l’auteur de Touhfat ul-Ahwadhi a dit en référence au Qadhi (juge) : «… c’est-à-dire vient à lui sans nécessité ou besoin, il tombe dans la Fitnah. Donc s’il se soumet à ce qu’il veut, et il le quitte (c'est-à-dire le gouverneur quitte le juge), alors il a mis son Din en danger. Et s’il n’est pas d’accord avec lui, alors il a mis sa dounya (vie de ce monde) en danger. »

 

[Source : Touhfat ul- Ahwadhi : 6/533]

 

D’après Zayd ibn Aslam qui rapporte cela de son père, Le Prophète Muhammed ‘Aleyhi salat wa salam a dit :

 

« Le Djihad ne cessera d’être doux et agréable, tant que l’eau tombera du ciel. Mais il viendra un temps pour les hommes où certains lecteurs parmi eux diront :

 

« Ceci n’est plus l’époque du Djihad»

 

Celui qui vivra ce temps quelle merveilleuse période pour le Djihad. 

Les Compagnons radhi Allahu ‘Anhum dirent :


- Y'aura-t-il quelqu'un pour dire cela ?

Il (‘Aleyhi salat wa salam ) dit :

- Oui celui qui sera maudit par Allah Subhanahu wa Ta’aala, ses anges, et le reste des gens. »

 

Texte en Arabe :

 

في الأثر الذي رواه ابن حماد في  كتابه : (السنن الواردة في الفتن – 371 

روى ابن عساكر أيضاً عن زيد بن أسلم عن أبيه أن الرسول صلى الله عليه وسلم

: قال

( لا يزال الجهاد حلوا أخضر ما

قطر القطر من السماء , وسيأتي على الناس زمان يقول فيه قراء منهم ليس هذا زمان جهاد ,

 فمن أدرك ذلك الزمان فنعم زمان الجهاد ,

قالوا : يا رسول الله وأحد يقول ذلك
فقال نعم : من عليه لعنة الله والملائكة والناس أجمعين )

[Rapporté par Ibn ‘Asâker, ce hadith est également cité par Ibn En Nahhâss dans son fameux ouvrage sur le Jihâd et son mérite, « machâri’ el achwâq », selon une autre version mais dont le sens est le même et dans lequel il est question d’un groupe de personnes qui à la fin des temps ne considèreront plus le Djihâd comme une obligation et qui seront maudits par Allah]  

 

Le Prophète Muhammad ‘Aleyhi salat wa salam a dit à Ka'b, comme il est rapporté par l'Imam Ahmad dans son Moussnad et d’autres :

 « O Ka'b Ibn 'Ajra! Qu'Allah te préserves de l'Emirat des Sots !

Et l'on dit : "Quel est cet émirat au Messager ? »

Il répondit :

 « Des émirs qui viendront après moi et ne suivrons pas ma Sunna ni ma guidé, celui qui les déclarera véridique dans leur mensonges, et les aidera dans leur injustice ne sera pas des miens et je ne suis pas des leurs, et il ne viendra pas boire à mon bassin, et celui qui ne croira pas en eux dans leur mensonges et ne les aidera pas dans leur injustice sera des miens et je suis des siens et il viendra s'abreuver à mon bassin. »

 

[Ce Hadeeth est Sahih pour Ibn Hadjar [dans « al-amali al mutalaqah »], Al Albani et Mouqbil entre autres… Il y a en tout 30 versions pour des compagnons differents si ce n’est plus]

 

 

Ce sont ces personnes que le Prophète ‘Aleyhi salat wa salam a visées lorsqu'il a dit : « Il y a trois catégories de personnes que Dieu ne regardera pas, auxquelles Il n'adressera pas la parole, et qu'Il ne purifiera pas le jour du Jugement dernier, et qu'Il punira. » Parmi ces gens, le Prophète a mentionné « la personne qui ne prononce un serment d'allégeance à un émir que pour des intérêts ici-bas ; s'il les obtient il sera fidèle, s'il ne les obtient pas il ne le sera pas ». C'est pour cette raison que l'Imam El Khettabi a expliqué : « La norme dans le serment d'allégeance à un Imam est que ce dernier doit agir pour la vérité, appliquer les lois, ordonner le bien et réprimer le mal. Celui qui prête allégeance en fonction des dons qu'il attend sans aucun regard pour les principes énoncés, alors celui-là entre dans cette catégorie (flétrie par le Prophète). » De même l'Imam Makhoul le Damascène a dit : « Celui qui a appris la science et le Coran et a étudié la religion, puis est devenu le compagnon des sultans aux fins de les aduler et de profiter de leurs largesses, celui-là a pénétré la mer de feu de la Géhenne à la mesure du nombre de ses pas. ». L'imam Saïd El Moussayeb a dit aussi : « Si vous voyez un savant entrer souvent chez les émirs, alors prenez-en garde car il s'agit d'un fraudeur. » Le Célèbre compagnon du Prophète, Saad Ibn Abi Waqqass,radhi Allahu ‘anhu, qui était très vieux au moment de l'arrivée de Mo'awiya au pouvoir, se vit questionner par ses enfants : « Des gens accèdent aux gouvernants qui ne t'égalent point dans le compagnonnage (du Prophète) ni dans l'Islam, alors pourquoi n'y vas-tu pas ? » Il leur répondit : « Ô mes enfants, irais-je près du cadavre d'une bête morte entourée par la foule ? Par Dieu, tant que je vivrai, je ne participerai point à cela. » Ils répliquèrent : « Ô père, nous mourrons alors de faim ! » Il leur répondit : « Que je meure croyant et affamé m'est plus cher que de mourir hypocrite et corpulent. »

 

 

Parole de Salafs :

 

Mohamed Ibn Yazid a rapporté que : « Des gens ont confié à mon grand-père Abdallah Ibn Omar qu'ils disaient à la cour des sultans le contraire de ce qu'ils disaient en dehors. Abdallah Ibn Omar radhi Allahu ‘anhumaa  leur rétorqua : "Au temps du Prophète, nous considérions cela comme de l'hypocrisie." » [Source : rapporté par Al-Boukhari].

 

Al-Mounthir a dit : « Celui qui reste dans le désert et ne participe pas à la Salat ul Joumou’ah (prière du vendredi), ni à la prière en congrégation, ni aux réunions des savants, alors il a en vérité opprimé son âme ; celui qui se prépare pour une chasse rien que pour le plaisir et le loisir deviendra négligent parce que le plaisir et l’amusement apporte un cœur mort – car celui qui chasse pour manger alors c’est permis puisque certains Sahabahs chassaient ; et quiconque entre chez le gouverneur, tombe dans la Fitnah, mais celui qui ne le flatte pas mais le conseille et lui ordonne de faire le bien et lui interdit le mal, alors le fait qu’il aille à lui est le meilleur Djihad »

 

Les Savants des Salafs se méfiaient d’aller chez les dirigeants par crainte de la Fitnah, et ils ont beaucoup parlé à ce sujet.

 

L’Imam Ibn Radjab Rahimahullah a dit : « De nombreux Salafs interdisaient d’aller chez les rois même à celui qui avait l’intention de leur ordonner de faire le bien et de leur interdire le mal. Parmi ceux qui interdisaient ceci il y avait ‘Umar Ibn ‘Abdul-‘Aziz, Ibn Moubarak, Ath-Thawri et d’autres parmis les Imams. Ibn Moubarak a dit : « A notre avis, ce n’est pas enjoindre au bien et interdire le mal d’aller les voir mais ordonner le bien et interdire le mal cela veut dire les éviter. » La raison de ceci c’est ce que l’on craint concernant la Fitnah en allant les voir, car quand il est loin d’eux, l’âme suggère à l’homme qu’il doit leur ordonner et leur interdire et être sévère ; et quand  il est près d’eux, l’âme incline vers eux car l’amour de la noblesse est caché dans l’âme, et donc il les flatte, il se lie d’amitié avec eux, il se peut même qu’il soit partial envers eux et qu’il les aime en particulier s’ils agissent amicalement envers lui et s’ils sont généreux envers lui et qu’il l’accepte de leur part. »

 

[Source : Djami’ Bayan al-‘Ilm wa Fadhlah : 1/178-179]

 

Houdhaifa a dit : « Attention aux lieux de Fitnah. » on dit : « Quels sont les lieux de Fitnah O Abou ‘Abdullah ? » Il dit : « Les portes des Princes – l’un d’entre vous entre chez le prince, et il témoigne en mentant et dit à son sujet ce qui n’est pas la vérité. »

 

[Source : Sifat-us-Safwah : 1/614]

 

On a rapporte qu'un tailleur vint trouver Soufian Ath-Thawri et lui dit :
 « Je suis un tailleur qui confectionne les vêtements du sultan, serai-je considéré comme étant un des assistants des injustes ? »
Soufian lui répondit : « Mais tu es aussi injuste, car leurs assistants sont ceux qui te vendent l'aiguille et le fil »

 

Soufyan At Thawri a dit dans une lettre à ‘Ibad Ibn ‘Ibad : « Attention aux Princes, ne devenez pas proches d’eux et ne vous mêlez pas de leurs affaires ; et attention à ne pas être dupés car on vous demandera de faire le médiateur, et vous vous détournerez des opprimés ou rechercherez l’injustice ; c’est en vérité une ruse d’Ibliss prise par les adeptes du mal comme un moyen de progresser. »

 

[Source : Djami’ Bayan al-‘Ilm wa Fadhlah : 1/179 et voir ‘Alam Nn-Noubala : 12/586]

 

Et il a dit aussi :« Quiconque prépare un encrier ou taille un crayon pour eux alors il a participé à chaque goutte de sang versée de l’Orient à l’Occident. »

 

Maqhoul Ad-Dimachki a dit : « Le jour de la résurrection un crieur criera "Ou sont les injustes et leurs assistants ? Il n'en restera aucun de ceux qui leur ont fourni de l'encre, ou leur ont tailler un crayon ou leur ont rendu un service quelconque sans qu'il ne soit présent avec eux. On mettra tous ces gens la dans un cercueil en feu et on les précipitera dans la géhenne ».

 

S’adressant à ‘Ata Al-Khourassani, Wahb Ibn Mounabah dit : « Les Savants avant vous se suffisaient  de leur savoir sans le monde auprès d’eux, ils ne faisaient pas attention aux gens de la dounya ni à ce qu’ils avaient dans les mains ; les gens de la dounya leur offraient des biens matériels pour avoir leur savoir, aujourd’hui les gens de science en sont venus à offrir leur savoir aux gens de la dounya, désirant leur dounya, et les gens de la dounya en sont venus à renoncer à leur savoir quand ils virent les mauvaises sources d’où leur savoir venait. Alors Attention O ‘Ata aux portes des dirigeants, car à l’intérieur de ces portes il y a la Fitnah semblable à celle du parc à chameau ; tu n’affectera en rien leur dounya sans que ton din soit similairement affecté. »

 

[Source : Al-Bidayah wan-Nihayah : 9/295]

 

 

Ayyoub As-Sakhtiyani a dit : « Abou Qoulabah m’a dit : « O Abou Ayyoub, prends de moi trois choses : Fais Attention aux portes des gouverneurs, fais attention aux réunions des gens du désir et colle au marché car l’abondance vient du bien être. »

 

[Source : Djami’ Bayan al-‘Ilm wa Fadhlah : 1/164]

 

Abou Hazim, un des premiers Tabi’in a dit que les Savants fuyaient le gouverneur alors qu’il les recherchait, et aujourd’hui ils viennent aux portes des dirigeants alors que les dirigeants les fuient.

 

[Source : Djami’ Bayan al-‘Ilm wa Fadhlah : 1/164]

 

Qu’Allah fasse Miséricorde aux Savants des Salafs, quel enthousiasme ils avaient pour leur Din. Par Allah, ils étaient des Lunes dans le ciel et des étoiles pour la terre , toute oppression était effacé par eux, et toute personne  embrouillée était guidée par eux et toute personne digne de confiance suivait leur chemin. Puis il y avait le gouvernement qui les prévenait de rester proche de lui, il tenait pourtant ferme la Shari’ah, l’appliquait et gouvernait par elle les vies de gens… Mais qu’en serait-il s’ils voyaient les dirigeants de notre époque, ceux qui ont transgressé dans les pays, y créant encore plus de méfaits, échangeant la religion du Seigneur des adorateurs avec leur esprit limité, salissant leurs croyances par leur trivialités, et apportant des lois européennes et romaines avec lesquelles ils gouvernent les musulmans de notre époque ?

 

Et qu’en serait-il si les Savants des Salafs voyaient nos savants d’Aujourd’hui, à part  ceux envers qui Allah Subhanahu wa Ta’aala a été miséricordieux, qui ont penché vers ces Tyrans, ont embelli leurs actes, ont rendu licite le meurtres de musulmans, les Monothéistes (Mouwahideens), les porteurs du Tawhid, affaiblissant leur honneur en publiant des Fatwa (jugement légal) sur fatwa pour affermir leurs trônes, et sauvegarder leurs royaumes, et considérant comme rebelle ou Kharidji tout ceux qui s’opposent à eux ? Au point que certains d’entre eux ont désigné, qualifié d’Emir ul Mou’minine le gouverneur Noussayri (adorateur de ‘Ali – Nous cherchons refuge en Allah !) de Syrie. Ils ont voilé le Din pour les gens jusqu’à ce qu’ils ferment les yeux envers les tyrans ; les échangeurs de la loi d’Allah, ceux qui gouvernent les serviteurs d’Allah avec ce qu’Allah n’a pas révélé – qu’en serait-il si les Savants des Salafs voyait ce groupe qui a vendu son Din pour des gains matériels qui disparaîtront, qui font paraître juste à leurs yeux ce qu’ils font, qui permettent le meurtre de tout musulmans digne de confiance et les meurtres de Chouyoukhs.

 

Combien sont beaux les mots d’Ibn Al-Qayyim lorsqu’il a dit : « Les Savants du mal s’assoient aux portes d’Al-Djannah (Paradis) y appelant les gens de leurs discours, mais les appelant aux Feu par leurs actes ; à chaque fois qu’ils parlent aux gens ils se ruent en avant alors que leurs actes suggèrent de ne pas les écouter – car si ce à quoi ils appelaient était vrai, ils auraient été les premiers à y répondre. Donc ils semblent être des guides mais sont en fait  des bandits de grands chemins. »

 

[Source : Al-Fou ad]

 

Le Shaykh de l'Islam Ahmad Ibn Taymiyya (ra) a dit :

 

« Et lorsque le savant délaisse la science du livre d'Allah et de la Sounnah de Son Prophète (saws) et suit le jugement du gouverneur qui contredit le jugement d'Allah et Son messager, il devient apostat mécréant et mérite le châtiment ici-bas et dans l'au-delà. Allah (swt) dit : < Alif, Lam, Mim, Sad. C'est un Livre qui t'a été descendu ; qu'il n'y ait, à son sujet, nulle gêne dans ton coeur ; afin que par cela tu avertisses et (qu'il soit) un Rappel aux croyants. Suivez ce qui vous a été descendu venant de votre Seigneur et ne suivez pas d'autres alliés que Lui. Mais vous vous souvenez peu >. Même s'il est battu, emprisonné, ou qu'il subisse toutes sortes de nuisances afin qu'il délaisse ce qu'il connaît de la législation d'Allah et de Son messager (saws) , législation qu'il se doit de suivre, et suit le jugement d'une autre personne, il mérite alors le châtiment d'Allah. Il doit patienter s'il subit un préjudice dans le sentier d'Allah car telle est la règle établie par Allah envers les prophètes et ceux qui les suivent ».

[Madjmou' Al Fatawah d'Ibn Taymiyyah 35/373]

 

Shaykh de l'Islam Mohammad Ibn Abdel-Wahhab (ra) a dit :

 

 

« Ces Tawaghits là envers lesquelles les gens considèrent qu'il est obligatoire de leur obéir en dehors d'Allah sont tous des mécréants apostats, et comment en serait-il autrement alors qu'ils rendent licite ce qu'Allah a interdit, et interdisent ce qu'Il a permis, et sèment le désordre sur terre avec leurs paroles et actes. Quiconque polémique en leur faveur, ou désapprouve celui qui les taxe de mécréants ou prétend que de tels actes ne font pas sortir son auteur de l'Islam, le minimum que l'on puisse dire d'une telle personne c'est qu'il est un pervers, car l'Islam ne peut être valable sans le désaveu et le Takfir de ces gens-là… ».

 

[Source : Cheikh Mohammad ibn Abdel-Wahhab « Rassa-il chakhssiya », P.188]

Il, rahimahullah, a dit aussi :

« Allah, Allah, mes frères accrochez-vous à la base de votre religion, son commencement et sa fin, ses pieds et sa tête, qui est la Shahadaa "La ilaha illallah" et apprenez sa signification et aimez-la, aimez ses adeptes et soyez frères avec eux, même s'ils vous sont lointains, et mécroyez aux Taghout et prenez-les pour ennemis et détestez-les et détestez ceux qui les aiment ou discutent à leur sujet ou ne les excommunient pas ou disent "Allah subhanahu wa ta’aala ne m'a pas chargé d'eux" car en disant cela, ils mentent sur Allah subhnahu wa ta’aala; Allah subhanahu wa ta’aala les a chargé d'eux en leur ordonnant de les renier, de les désavouer même s'il s'agissait de leurs proches comme frères ou enfants. Allah, Allah, accrochez-vous à ça, peut-être rencontrerez-vous votre Seigneur sans rien lui associer, Ô Allah, nous te demandons de nous faire mourir musulmans et de nous faire rejoindre les gens pieux »

[Sources : Majmou'at At Tawhid Khamesse rissalaa]

                                                                                                                       

Après avoir vu ce qu’ont dit nos Anciens sur les Savants du Sultan regardons la réponse qu’à donné le contemporain Abdel Aziz Al-Shaikh qui est propagé dans des sites se prétendant appartenir aux salafs :

Question : Que dites-vous sur ceux qui disent que les savants passés, comme shaikh Ibn Baz, shaikh Al-‘Uthaymin sont des savants du pouvoir car ils n’ont pas exposé aux gens fiqh al-hakimya (l’unicité dans la souveraineté). Comment devons-nous défendre l’honneur de ces savants ?

Réponse : Tous nos savants, et nous tous, nous sommes les savants du pouvoir, cela pose-t-il un problème ? Si nos gouverneurs sont musulmans, que nous nous aidons dans le bien, qu’est-ce qui l’empêche ? De tout temps, les savants des musulmans ont été avec les gouverneurs, et jusqu’au siècle dernier les savants n’ont cessé d’être avec les gouverneurs, les savants n’ont cessé de les conseillers pour les jugements et n’ont cessé de s‘asseoir avec eux, et cela ne leur cause aucun tort. Si les savants ne sont pas avec les gouverneurs, qui sera avec eux ? Au contraire, il est obligatoire aux savants de se mêler aux gouverneurs, de le aider, de coopérer avec eux, de les conseiller en secret, qu’ils montrent aux gens les bienfaits de ces gouverneurs et qu’il les avertissent contre les choses basses. Nos savants comme shaikh Ibn baz, shaikh Al-‘Uthaymin, et avant eux shaikh Muhammad ibn Ibrahim et d’autres avant eux, tous étaient avec les gouverneurs, ils s‘asseyaient avec eux, assistaient à leurs discours, ils les aidaient, et c’est ce qui est demandé. Si les savants et les pieux s’éloignent des gouverneurs, qui viendra ? C’est pour cela qu’il est obligatoire aux hommes de science d’être avec leurs gouverneurs en secret et en apparence, car cela renforce le lien entre le gouverneur et les pieux afin que la communauté reste sur le bien. Si les savants s‘éloignaient des gouverneurs, cela signifierait qu’ils laisseraient la place à d’autres qu’eux. Et puisque nos gouverneurs sont musulmans, et la louange est à Allah, rester proche d’eux et les conseiller est quelque chose de demander par la législation. Plus encore, cela fait partie des bienfaits des savants qu’ils restent avec leurs gouverneurs en toute situation, car lorsque la science et le pouvoir se rejoignent, cela est un bien pour le présent et le futur de la communauté.

 

Fin de la Fatwa

 

Sa fatwa est totalement fausse, car on voit que c’est en contradiction totale avec les dires que nous avons apporté des Salafs, alors au vue de sa fatwa 2 possibilités :

 

1- Soit c’est un ignorant sur ce point et il propage donc sa réponse d’ignorant

2- Soit c’est un menteur, qui dans ce cas, cache ces paroles de vérité, car c’est une vérité très dure et dangereuse pour eux…

 

Je vous rappel le hadith rapporté d’après Ibn Abbas (radhi Allahu 'anhu) où le Prophète Aleyhi salat wa salam a dit : « Quiconque cache un savoir pour lequel on le sollicite, aura une bride de feu le jour de la résurrection.. » ( Rapporté par Abu Ya’la et At Tabarani)

 

Cette situation ne nous surprend pas puisque dans ce pays c’est le Roi Taghout qui nomme, unilatéralement (c’est à dire qui il veut…), par décret royal le grand mufti d’Arabie saoudite, en conclusion le pouvoir religieux n’est pas indépendant du pouvoir politique royal. Comment dans ce cas attendre de ces « fonctionnaires » une intégrité morale dans certaines fatwas, puisqu’ils dépendent de ceux qui les ont nommés ???

 

Comme c’est le cas de la « nouvelle génération » de prédicateurs fonctionnaires de présidents et rois  par exemple ou de certains tartuffes enturbannés de El Azhar, ou de manière générale comme c’est le cas de tous les pseudo savants médiatisés, prédicateurs financés par les tyrans des pays dits musulmans et qui n’ont d’autre rôle sinon de protéger les apostats qui dirigent les nations musulmanes en leur imposant par le fer et le feu des régimes vassaux de l’occident, rongés par la corruption et l’injustice, et surtout combattant farouchement l’Islam et les Croyants. Les fonctionnaires du taghout, ceux auxquels ont a attribué des chaires dans des pseudo universités islamiques, ou des postes de ministre des affaires religieuses ou de responsable de prêche, et qui reçoivent des mains du taghout, pleines du sang de nos frères et sœurs en Islam, des grosses sommes d’argent. De l’argent et des moyens d’accéder à la notoriété tant désirée et convoitée par ces marionnettes érigées en savants ou prédicateurs et qui en réalité, ne valent pas mieux que ces femmes de mauvaises mœurs qui arpentent les trottoirs le soir… prêtes à se vendre au plus offrant. Des menteurs et des falsificateurs de la parole d’Allah et du Messager de l’Islam, qui à l’image des pharisiens et des saducéens et des rabbins à l’époque de ‘Issa fils de Myriam –‘alayhi salam-, avaient fait allégeance avec le Taghout Hérode, à la solde des Romains, et qui complotaient sans relâche contre l’Envoyé d’Allah ‘Issa et les « Hawariyoun » (ses disciples) !  Et c’est au nom de l’Islam, et du respect de la Sunna du Prophète Muhammad -’alayhi salat wa salam-, en manipulant les Textes et en opposant le Qur’an au Qur’an à la manière des hypocrites que ces pseudo ‘uléma, prônent la soumission, l’allégeance et la reconnaissance vis-à-vis des tawâghit apostats qui asservissent, torturent, affament, et massacrent nos frères et sœurs en Islam, et surtout combattent ouvertement la Religion d’Allah ! Qu’Allah maudisse les hypocrites, prédicateurs de la décadence et de la honte, ainsi que leurs maîtres, et qu’Il nous fasse voir en eux tous, les Signes de Sa Puissance et qu’Il ne les rappelle pas à Lui avant de les avoir humiliés et rabaissés à la face du monde, comme eux-mêmes cherchent à s’élever devant le regard des gens !

 

L'excuse de la Nassiha :

 

En entend souvent comme arguments que ces savants font la « Nassiha », c’est pourquoi il doivent rester avec les gouverneurs.

 

Si ils auraient lu le Livre "Talbis Ibliss" de Ibn al Jawzi, ils auraient lu dans le chapitre VI « La ruse contre d’Iblis contre les savants dans les branches de la sciences religieuses » plus précisément la partie « La ruse d’Iblis en incitant les légistes à fréquenter et à flatter les gouvernants », que :

 

«  Parmi les ruses d’Ibliss contres les légistes, il y a leur fréquentation des princes et des sultans, le fait qu’il les courtisent et qu’ils ne les rejettes plus tout en ayant la capacité de le faire. Il se peut  qu’ils leur aient accordé une flexibilité pour des choses qui ne nécessitent aucune flexibilité, afin d’obtenir de leur vie mondaine, des honneurs. C’est ainsi que la corruption survient de trois manières :

 

La première, c’est le prince qui dit : «  Si je n’étais pas dans le vrai, le légiste m’aurait désavoué. Comment pourrais-je ne pas être dans le vrai alors que lui, mange de mes biens. »

La deuxième, c’est une personne du peuple qui dit : «  Ce prince n’a pas à s’en faire, ainsi que ses biens et ses actes, car untel, le légiste. Il ne cesse d’être au prés de lui. »

Le troisième, c’est le légiste. Il corrompt sa religion avec cela.

 

Ibliss a rusé contre eux dans le fait de s’introduire chez le sultan. Il dit :

« Nous nous instruisons seulement pour intercéder en faveur du musulman. » Cette ruse est dévoilée par le fait que si quelqu’un d’autre que lui entre pour intercéder, ceci ne l’enchanterai pas. Il se peut qu’il s’attaque à cette personne afin d’être seul à être en contact avec le sultan. »

 

Fin de citation

 

Tout les points que Ibn al Jawzi a souligné sont dans notre actualité, les excuses pour pouvoir fréquenter les princes et autres, ne manque pas et si certaines ont été dévoilées d’autres seront trouvé par des savants/fonctionnaires pour endormir les faibles d’esprit ; à l’époque de Ibn Al Jawzi c’était « Nous nous instruisons seulement pour intercéder en faveur du musulman. » et aujourd’hui c’est pour « les aider, de coopérer avec eux,  de les conseiller en secret »

 

Qu’Allah nous pardonne nos fautes et nos erreurs

 

Qu’ils nous accordent le succès ici bas et la récompense suprême de l’au delà

 

 

Amine Ya Rabal 'Alamin

 

Published by Abou Malik - Mise en garde

Le Minhaj (Voie) de Ahlou Sounna wa-l-Jama'a ce qui veut dire la voie de la Sounna et du Concensus, ou bien le minhaj des Salaf-Sâlih la voie des pieux prédécesseurs, tout cela revient au même c'est la voie à laquelle nous restons ferme, cette voie c'est celle du Prophète sala Allahu alayhi was Salam.

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