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Parmi les épitres qui répondent le mieux à cette question, c’est l’épître du cheikh Hamid al Ili qui s’intitule «Bayan haqiqat al Imane wa al rad ‘ala mourji’at al a’sr » (1) 


Avec la permission d’Allah, je vais tâcher de résumer l’essentiel de l’épître sans pour autant en trahir le contenu. 


Avant de commencer le résumé, j’aimerais attirer l’attention du lecteur sur le fait que l’auteur a écrit cette épître sous forme de dialogue, entre un cheikh et un jeune pseudo-salafi qui croit être sur manhaj ahlou as-sunnah wa jama’a dans le chapitre al Imane. 

En résumé : 

Le propos du cheikh se résume à l’idée que doit se faire le talib al ‘ilm ou le musulman sur le sens à donner à la notion de al Imane et la différence entre madhab ahlou as- sunnah et madhab al mourji’a concernant cette notion. 

Le propos du cheikh : 

A Quelle relation entretient-il entre l’acte et al Imane ? 

L’acte fait partie de la réalité de al Imane et al Imane est un ensemble d’actes et de paroles. Celui qui tourne le dos entièrement à l’acte, son Imane sera nul et non avenu. Chez ahlou as-sunnah, celui qui abandonne totalement l’acte n’est pas croyant (mouslim). Ahlou sunnah considère qu'il est à l’image de celui qui commet les actes annulateurs de al Imane. Ceci sous-entend qu’il y a des actes faisant partie intégrante d'al Imane, c'est-à-dire des actes de validité d'al Imane. (2)

a- Qu’est ce qu’on entend par le mot « acte » ?

On sait maintenant qu'al Imane est un assemblage complexe, d’actes et de paroles. De quels actes et de quelles paroles s’agit-il ? Ahlou sunnah sont unanimes que la parole est la parole du cœur qui est at-tasdiq et la parole de la langue qui est la chahada.


Tandis que « l’acte », c’est l’acte du cœur et l’acte de la langue et de nos membres.


L’acte du cœur ici veut dire : « La crainte révérencielle d’Allah, la confiance en Allah, l’amour d’Allah… » . 


Nous pourrions dire que al Imane est une réalité qui englobe actes et paroles et en même temps bâtit sur tout ça. 

b- Propos des murjia' : 

Ce qui est le plus connu chez les chouyoukh al mourji’a, c'est qu'ils considèrent al Imane comme une seule entité. Selon eux, ce n’est pas un assemblage complexe, c'est-à-dire qu'al Imane veut dire : « tasdiq al qalb » (approbation du cœur) d’où la prononciation de la chahada, chez les mourji’a, c’est l'unique condition pour l’exécution des jugements ici-bas seulement.

c- L’harmonie entre l’acte et la parole (cause à effet) :


Ce qui est établi chez ahlou sunnah, c'est que l’acte des membres est une conséquence inéluctable de l’acte du cœur et l’acte du cœur est une conséquence de l’approbation du cœur à la seule condition qu’il n y a pas d'obstacles ou d'interpositions entre tasdiq du cœur et l’acte du cœur. Ceci veut dire que l’acte des membres est inséparable de l’acte du cœur. Toute absence totale de l’acte des membres sous-entend absence totale de l’acte du cœur.


Un exemple : 


Celui qui croit –yousadiq- en Un Dieu Unique, ayant les plus beaux noms méritant d’être adoré, il lui est obligatoire de l'aimer, le craindre et de lui faire confiance…et par conséquent, il devra le prouver par des actes des membres. Les actes des membres tarderont à se réaliser même en présence de l’acte du cœur qu’à condition d’un empêchement majeur : l’incapacité, une mort subite ou l’ignorance.

d- Une question qui reste en suspend !

Nous ne nous pouvons pas envisager l’existence d’un Imane dans notre fort intérieur, c’est à dire l’approbation du cœur et son acte, sans que cela ne se reflète dans les actes de nos membres.


D’où la question qui s’impose : Pourquoi ach-chouyoukh al mourji’a disent : « La personne peut être croyante dans son cœur et l’acte est en dehors de ce qu’on nomme al Imane » ? 


La réponse est simple : « Al Imane chez les mouji’a ne concerne que « Tasdiq al qalb », l’approbation du cœur ». Il n’est pas difficile chez cette catégorie de chouyoukh d’imaginer al Imane sans actes. Pour eux, la parole du cœur suffit. 

d-1-Première Réponse aux mourji’a :

Chez ahlou sunnah ( as-Salaf as-salih), al Imane, c’est tasdiq ( approbation du cœur) et actes, il est composé des deux. L’acte de nos membres est une conséquence obligatoire à l’acte du cœur et les deux entités sont al Imane lui-même et rentrent dans sa signification. 


C’est pour cette raison qu’il n y a pas de Imane avec l’absence des actes de nos membres sauf s’il y a un empêchement. La personne ne peut être croyante si son cœur ne renferme aucun acte. 


On trouve la réponse dans le Quoran : Allah nous cite tasdiq « Chaytan » et tasdiq « Pharaon », mais ce tasdiq ne leur était d’aucune utilité car non accompagné par l’acte du cœur. Ce qui a empêché l’acte du cœur même avec at-tasdiq, c’est l’orgueil (ce cas précis). 
Parmi les cas, pour lequel at-tasdiq n’a pas de significations, la personne qui a une préférence pour la vie d’ici-bas, elle croit à la preuve du Prophète (sws) mais ne veut pas se soumettre et suivre. 

d-2 Deuxième réponse aux mourji’a :

Que dire de ceux qui rentrent fi-l-l Jannah sans actes ? 


L’ensemble des ahadith qui cite cette catégorie de gens leur sont particuliers. Ils n’ont pas accompli d’actes pour la simple raison soit qu’ils étaient ignorants (ignorance qu’on ne peut pas lever : al ‘ajz) soit ils avaient une incapacité. Dans ce cas de figure, c’est toujours rad al mutachabih (une réplique pleine d'ambiguïté). Il a al mouhkam car il n’est pas acceptable que ce type de gens auraient su al haqq et auraient dû agir mais ne l’ont pas fait. Ceci contredit le coran et la sunnah et ijma’ al oummah.

B Al Kufr chez les murji’a :

Pour les mourji’a, le Kufr ne peut être que Kufr juhoud, Kufr istihlal et Kufr taqdib. Ils appellent ce type de Kufr, Kufr I’tiqad. Ils ne peuvent jamais imaginer un Kufr sans l’accord tacite du cœur. 

L’exemple n°1 

Prenons l’exemple de celui qui insulte Allah ou Son Prophète (sws). 
Un mourji’ va t’affirmer que celui qui commet ce fait « insulter Allah ou Son Prophète » ne le commet que parce qu’il n’est mousadiq ou il le rend hallal. 
Nous répondons à cette affirmation par un fait réel. Beaucoup de ceux qui par un accès de colère, insulte Allah et Son Prophète sws), accomplissent la salat, savent qu’il est interdit de proférer cela et ne démentent pas la religion d’Allah. 


Dans ce cas de figure, cet acte ou parole de Kufr n’affecte pas leur I’tiqad, c'est-à-dire leur tasdiq. Donc comment expliqué ça ? Chez ahlou sunnah, ceci ne pose aucun problème car ils considèrent que cet acte est « lui-même » un Kufr, l’accord du cœur n’intervient pas. Et ceci, si c’est le cas qui amener cette personne à insulter Allah ou Son prophète, alors qu’il croit en Allah et à Son Prophète et il considère cet acte comme haram.


La seule explication chez ahlou assunah, c'est que cet acte n’affecte pas la parole du cœur mais, par contre, affecte l’acte du cœur. Or, cette personne a du mépris pour la religion d’Allah et de Son Prophète (sws). Le mépris dans son cœur a rendu caduque son amour d’Allah et de Son Prophète (sws). Ceci annule, alors, la chahada. 

L’exemple n° 2

Prenons un autre exemple, celui qui pour satisfaire ses besoins d’ici-bas obéit aux mouchrikine en accomplissant des actes de chirk ou de kufr comme se prosterner devant une croix ou une idole, insulter le Prophète (sws)…etc.


Alors que dans son cœur, il mécroit à leur croix et à leur idole et déteste les koufar, alors qu'il atteste que ce qu’il a fait, il ne le considère pas comme licite, al madhab ahlou sunnah dans ce cas aussi est claire, il le considère comme kafir. 

C- Différence entre les anciens mourji’a et ceux d’aujourd’hui. 

Nous constatons que les mouji’a d’aujourd’hui sont allé trop loin par rapport aux anciens. 


Les anciens mourji’a considèrent que tout acte que le Coran et la sunnah appelle Kufr apparent, le considèrent comme Kufr apparent mais à la différence de ahlou sunnah, ils ajoutent « l’accord du cœur » ou kufr al i’tiqad. Car pour les mourji’a anciens, disent : « nous le considérons comme kafir apparent car on est obligé de juger l’apparent. Tandis que si la personne ne rend pas licite ce qu’il a fait et considère cela haram, nous disons qu’il croyant chez Allah ». 


Les mourji’a d’aujourd’hui, ne considèrent ni Kufr apparent ni inapparent, à condition que celui qui commet l’acte ou la parole de Kufr apparent devra le déclarer solennellement et comme ça on ne pourra jamais juger du kufr de quelqu’un et le pire la frontière entre al Kufr et al Imane disparaitra. Toute personne commettra al Kufr et le propagera sans crainte, de poursuite, car en fin de compte se disculpera par une simple déclaration « je ne l’ai pas rendu licite et je crois en Allah et Son Prophète ». 


D- Al Kufr chez les Salaf 

Pour al salaf, rendent mécréants par les actes annulateurs de la foi et ne prennent pas en considération la condition « al istihlal », « al juhoud » et « al taqdib » qui sont des termes qui s’interpenetres et se rapproches les uns des autres. Alors que nous savons maintenant que les mouji’a, ne rendent mecreants que par l’ajout de « al istihalal », « al jouhoud »et « al taqdib ». Car chez ses derniers « al Imane » ne peut etre que « tasdiq » et l’acte n’en fait partie, mais considérait comme pouvant parfaire al Imane c’est tout.

Par le frère « GLADIATEUR » du forum Ansar al Haqq.

Published by Abou Malik - al Iman (La foi)

Le Minhaj (Voie) de Ahlou Sounna wa-l-Jama'a ce qui veut dire la voie de la Sounna et du Concensus, ou bien le minhaj des Salaf-Sâlih la voie des pieux prédécesseurs, tout cela revient au même c'est la voie à laquelle nous restons ferme, cette voie c'est celle du Prophète sala Allahu alayhi was Salam.

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