Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

بسم الله الرحمن الرحيم        

Il [shaykh Al Fahd] fut questionné : Quelle est la signification de la démocratie ? Et quelle est la différence entre elle et la Shûrâ [conseil consultatif] ? Et quelle est le statut de l’entrée au parlement ?

Il répondit, qu’Allâh le préserve : La démocratie est le pouvoir (commandement) du peuple, elle signifie que le fait de légiférer, de rendre licite et illicite appartient au peuple lui-même. Avant, elle se trouvait en Grèce, avant Jésus-Christ, puis elle se développa après la révolution anglaise, puis française jusqu’à parvenir à ce à quoi elle est parvenue.

Elle est une mécréance claire car le pouvoir (commandement) appartient à Allâh (Glorifié soit-Il) et Il a nul associé comme le Très-Haut l’a dit : et Il n'associe personne à Son commandement.[1]

La démocratie se différencie de la Shûrâ plus que ne se différencie la fornication du mariage, et cela sous tous les aspects :

Premièrement : la Shûrâ a lieu concernant les affaires demandant des efforts de réflexion au sujet desquelles, il n’y a pas de Textes clairs les concernant. Par contre, lorsque le statut (sentence) concernant [une affaire] est clair : il n’y a pas de Shûrâ la concernant. Alors que la démocratie concerne toute chose sans exception.

Deuxièmement : la Shûrâ est réservée à un groupe « Ahl Al Hall wa Al `Aqd » connus pour l’équité, la vertu et la religiosité. Alors que la démocratie est réservée à un groupe élu par le peuple selon leurs passions, selon ce sur quoi sont basés leurs intérêts et ce, même s’ils [les élus] font partie des gens les plus dépravés.

Troisièmement : d’après ce qui est correct, le pouvoir de la Shûrâ n’est point astreignant, ainsi, le gouverneur juste n’oblige pas à ce qu’on se rallie à lui lorsqu’il voit que l’intérêt (bénéfice) se trouve dans ce qui lui est opposé. Alors que la démocratie est astreignante.

Quatrièmement : dans la Shûrâ, ils ne promulguent pas des sentences (décisions) et des lois imposées aux gens alors que dans la démocratie, ils promulguent cela.

Il y a d’autres différences encore. Il y a des livres ne comportant aucun mal traitant de cette question auxquels il serait bon de se référer.

Quant à l’entrée au parlement cela est une grande abomination et cela, sous tous les aspects :

A/ cela comporte une approbation du pouvoir (commandement) du peuple car le parlement est l’assemblée législative qui promulgue les lois, ainsi, par son entrée en son sein, il installe un juge en dehors d’Allâh, et ceci est mécréance. Et si par exemple, les islamo[-démocrates] prennent le contrôle du parlement et qu’ils instaurent une constitution islamique, ceci n’est point le pouvoir (commandement) d’Allâh mais il s’agit plutôt du pouvoir (commandement) du peuple. C’est pour cela que si les parlementaires changent, de fait, les lois changent, et ainsi de suite. Ceci ne constitue point la gouvernance par la Sharî’a. La Sharî’a gouverne par la force et quiconque la rejette parmi le peuple est frappé par l’épée et est jeté aux ordures et on ne regarde point le nombre d’électeurs, d’approbateurs et d’opposants.

B/ Il est indispensable à celui qui intègre le parlement de prêter serment de respecter la constitution. Le fondement de la constitution étant la mécréance. Elle comporte des mécréances indénombrables et son respect constitue une mécréance : qu’en est-il donc de prêter serment pour cela ?!

C/ Ceux qu’ils dénomment les « islamo[-démocrates] » font des concessions sur de nombreuses choses dans le but de parvenir au parlement, ensuite, ils ne réalisent pas une seule partie de ce qu’ils avancèrent parmi les concessions. Regarde donc notre contexte d’aujourd’hui, tu apprendras très bien cela.

Et du shaykh Ahmad Shâkir (qu’Allâh lui fasse miséricorde) dans « `Umdat at-tafsîr » à Sa Parole au Très-Haut : Et consulte-les à propos des affaires[2], c’est un très beau discours [le tafsîr du shaykh] dans la comparaison entre la démocratie et la Shûrâ, ainsi qu’une réplique à quiconque place la démocratie comme faisant partie de la Shûrâ, à quiconque invite aux élections : réfères-y-toi car ce sont des paroles écrites avec de l’or.
 
Shaykh Nâsir Al Fahd (puisse Allâh le raffermir et hâter sa libération)

Traduction : L’anse la plus solide

Rajab 1435 ~ Mai 2014

Source : الفتاوى الحايرية

http://lanse-solide.at.ua/load/quelle_est_la_signification_de_la_democratie_et_quelle_est_la_difference_entre_elle_et_la_shura_conseil_consultatif/53-1-0-401 

Published by Sulaymân Abû Mâlik - La démocratie et le vote

Le Minhaj (Voie) de Ahlou Sounna wa-l-Jama'a ce qui veut dire la voie de la Sounna et du Concensus, ou bien le minhaj des Salaf-Sâlih la voie des pieux prédécesseurs, tout cela revient au même c'est la voie à laquelle nous restons ferme, cette voie c'est celle du Prophète sala Allahu alayhi was Salam.

Pages

Hébergé par Overblog