Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

 

Explication résumée tirée du livre du 

Shaykh Abû Zubayr ash-Shanqîtî
-hafidhahuLlâh-

الإيضاح و التبيين في أن فاعل الشرك جهلاً ليس من المسلمين

hadith :La prosternation pour autre qu'Allâh:




Les extrémistes dans l'attribution de l'excuse de l'ignorance avancent divers arguments pour soutenir leur thèse, tous ces arguments sont bien connus et recensés. Il existe pour chacun d'entre eux une réponse claire étant donné que les ahadith ont été sortis de leurs contextes.
Nous allons voir inchaa Allâh les ambiguïtés
suivantes :
1) Prosternation de Mu'adh ibnu Jabal -radiAllâh 'anh- devant le Prophète
-salAllahu 'alayhi wa sallam-

2) L'histoire du juif qui a demandé à ses fils de le brûler une fois mort afin de se soustraire au châtiment d'Allâh.
3)Le Hadîth de '²ishah -radiAllâhu 'anha- où elle aurait douté de l'omniscience d'Allâh


…................................................. ......................................


1) 
d'après 'AbduLlâh Ibn Awfa, lorsque Mu'adh revint du Shâm , il se prosterna devant le Prophète, lequel lui demanda : »Qu'est ce que cela O Mu'adh? »Il répondit: " je me suis rendu au Shâm et j'ai trouvé leur gens se prosternant devant leurs souverains et leurs patriarches.J'ai donc voulu qu'il en soit fait de même pour
toi. »Le prophète-'alayhi salât wa salâm répondit: "ne faites pas!Si je devais ordonner à quelqu'n de se prosterner devant une autre personne, j'aurai ordonné a la femme de se prosterner devant son époux. »


A présent nous allons décortiquer points par points cet argument:

-Ce hadith est rapporté par Ibn Majah et Ibn Hibban sauf que dans la version de ce dernier , Mu'adh ne s'est pas prosterné mais l'idée lui a traversé l'esprit et il en aurait fait part au Prophète 'alayhi salât wa salam.

-Il existe une divergence concernant la chaîne de transmission de ce hadith.


Réponse à cette ambiguïté: Avant d'entrer dans le vif du sujet, de répondre à cette ambiguïté et de montrer sa nullité, nous devons obligatoirement nous pencher sur la classification qu'ont faite les savants pour la prosternation pour autre qu'Allâh.

La prosternation pour autre qu' Allâh est de 2 types:

a) Une prosternation en guise de dévotion par le biais de laquelle le prosterné vise le rapprochement, la sollicitude ou le repoussement d'un mal. Ceci est du shirk akbar à l'etat pur, interdit dans l'ensemble des législations qui nous ont précédé.

b) Une prosternation de salutation qui n'est pas du shirk mais qui est interdite dans notre législation.


Le Qâdî 'Iyadh-rahîmahuLlâh- a dit: "Nous excommunions pour tout acte autour duquel les musulmans sont unanimes à reconnaitre qu'il ne peut provenir que d'un mécréant et même si l'auteur de cet acte manifeste son Islam, tel que la prosternation devant le soleil, la lune, les statues, la croix des chrétiens ou devant le feu".
Le shaykh Mullah 'Ali Al Qaari -rahîmahuLlâh-a dit dans son explication de cette parole: " Et ce contrairement à la prosternation devant le gouverneur ou autre, de ce type, sans intention d'adoration mais plutôt avec la volonté de vénération (haut statut) car ceci est illicite mais n'est pas de la mécréance. Mais il est dit aussi que c'est de la mécréance. »

Le shaykh Mur'i Akarami rahîmahuLlâh a dit: "La prosternation devant les gouverneurs avec intention d'adoration est du kufr mais avec intention de salut c'est un grand péché".

L'imam Ash-Shawkâny a dit: « Quant à la parole de l'auteur de "Hadâ²iqu al²anhâr" suivante:
"Parmi cela, la prosternation pour autre qu'Allâh", il est nécessaire d'apporter une précision à savoir que la personne qui se prosterne entende par cela élever au rang de seigneur en dehors d'Allâh la personne pour qui elle s'est prosternée. A ce moment là, elle aura par cette prosternation, associé à
Allâh et Lui aura attribué un égal.
Cependant, si elle entend par là la vénération ( grand respect) comme c'est souvent le cas des personnes qui se rendent chez le roi étranger et qui se prosternent en guise de respect, ceci n'est en rien de la mécréance. »

La prosternation avec intention d'adoration est du shirk et elle a été interdite dans l'ensemble des législations qui nous ont précédées.
Et la prosternation en guise de salutation été permise dans l'ensemble des législations qui nous ont précédées depuis Adam - 'alayhi salam- jusqu'à ce qu'elle soit interdite dans notre législation par le Hadîth de Mu'adh -radiAllâhu 'anh-

Verset 100 de sourate "Yussuf": 
"Et il éleva ses parents sur le trône, et tous tombèrent devant lui, prosternés [...]"

Ibnu Kathir -rahimahuLlâh- a dit dans l'explication de ce verset:" Ceci était autorisé dans leur législation lorsqu'ils saluaient les personnes qui occupaient un rang élevé . Cette pratique a perduré de Adam jusqu'à 'Îssâ - 'alayhuma ssalam- et a été interdite dans notre législation.
A présent, la prosternation est vouée exclusivement à Allâh. C'est l'avis de Qatâda et d'autres.

Al Qurtubi a dit:" L'avis le plus répandu est que cela était autorisé jusqu'à l'époque du prophète -'alayhi salâtu wa sallam- et que ses compagnons -radiAllâhu 'anhum- lui dirent lorsqu'ils virent l'arbre et le chameau se prosterner devant lui: " Nous sommes plus à même que l'arbre et le
chameau de nous prosterner devant toi. Le Prophète -salAllâhu 'alayhi wa sallam- répondit: "Il n'est pas permis de se prosterner pour autre que le Maitre des créatures "

Réponse à cette ambiguïté:

a) Il n'est pas correct de se servir de ce Hadîth dans le thème de l'excuse de l'ignorance sauf dans le cas où il serait avéré que Mu'adh -radiAllâhu 'anh- l'a fait en guise d'adoration, ce qui est faux. En effet Mu'adh  s'est prosterné devant le Prophète -'alayhi salâtu wa sallam- pour le saluer alors que c'était encore permit. Parmi les preuves de ceci, le Hadîth rapporté de At-Tabarani et Al Hâkim-rahimahumAllâh- et qualifié par ce dernier d'authentique, selon les conditions d'Al Bukharî et Muslim ainsi que par Adh-Dhahabi -rahimahumuLlâh- ; selon lequel Mu'adh -radiAllâhu 'anh- s'est rendu au Shâm et a trouvé ses habitants ayant pour coutume de se prosterner devant leurs souverains,leurs patriarches et leurs moines et il vit aussi les juifs se prosterner devant leurs moines et leurs savants et lorsqu'il les interrogea sur la raison, ils répondirent: " Ceci est le salut adressé aux prophètes qui nous ont précédé. Mu'adh dit alors:" Nous sommes plus à même d'agir ainsi avec notre prophète […]"

La parole du prophète -sallAllâhu 'alayhi wa sallam- à la fin du Hadith numéro 1("
si je devais commander à une personne de se prosterner devant une autre, j'aurais commandé à la femme de se prosterner devant son époux") ceci prouve qu'il s'agit bien d'une prosternation de salutation et de respect.

Pourquoi?: Car dans le cas inverse, cela s'opposerait à la parole d'Allâh suivante: 
"Il ne vous ordonne pas de prendre les anges ainsi que les prophètes comme divinité, vous commandera t'Il de mécroire alors que vous eusses été musulmans?"
Ainsi que la parole d'Allah suivante: 
"Et il n'appartient pas à un être humain qu'Allâh lui accorde le livre, le pouvoir et la prophétie puis de dire aux gens: "Soyez mes serviteurs en dehors d'Allâh".


b/Autre point: Parmi les choses qui prouvent que la prosternation de Mu'adh -radiAllâhu 'anh- eût été faite en guise de salutation et de respect et non avec une intention d'adoration, il y a le fait que le prophète -sallAllâhu 'alayhi wa sallam- choisissait Mu'adh -radiAllâhu 'anh- d'entre tous les sahaba afin de débattre avec les gens du livre et leurs savants.

Al Hafidh Ibnu Hâjar -rahimahuLlâh- a dit dans Fathul Bari en commentaire de la parole du prophète-sallAllâhu 'alayhi wa sallam- suivante: 
"Tu vas te rendre auprès de personnes dotées d'un livre":
Ceci est une recommandation afin que Mu'adh -radiAllâhu 'anh- se tienne prêt dans la mesure où les gens du livre sont de manière générale des gens de science. Il ne faut donc pas s'adresser à eux de la même manière qu'on s'adresse aux ignorants de parmi les adorateurs d’idoles.

Est-il logique que le prophète -sallAllâhu 'alayhi wa sallam- mandate Mu'adh afin de débattre avec les gens du livre-Ahlul Kitâb- et de les appeler à l'Islam alors qu'il ne sache même pas distinguer ce qui doit être voué à Allâh de ce qui lui est permit d'accorder à autre que Lui.
Parmi les choses qui renforcent l'avis qui consiste à dire que le sujud de Mu'adh était en guise de salutation et non en guise d'adoration, se trouve le fait que les savants aient dit que cet acte était autorisé jusqu'à l'époque du prophète -sallAllâhu 'alayhi wa sallam- (conférer: paroles d'ibnu Kathir,
al Qurtubi et d'autres)

Le shaykh Abi al 'Alâ ibnu Rashid Ibnu Abi al 'alâ ar-Rashid a dit: "L'acte qu'a commis Mu'adh n'a eu de cesse d'être permit dans les législations qui nous ont précédé. Il ne s'agissait pas là d'un acte de mécréance pour que nous puissions dire qu'il a commis du shirk par ignorance et qu'il a été excusé
du fait de celle-ci. Quand à ceux qui disent que si Mu'adh, en dépit du haut rang qu'il occupait dans l'islam, a été excusé,donc les autres gens du commun sont plus à même de l'être ;alors nous disons que cette parole ou que cet avis aurait pu être pris en considération si la prosternation de salutation de Mu'adh avait eu lieue après que le Prophète -sallAllâhu 'alayhi wa sallam l'ai interdite.
Or, au moment où Mu'adh s'est prosterné, cet acte était encore permit et n'a été abrogé qu'une fois que le législateur(le prophète
) l'ait interdit. Donc Mu'adh  n'a enfreint aucun interdit ni commit

aucun acte de mécréance, il est totalement innocent jusqu'à ce que le Prophète -sallAllâhu 'alayhi wa sallam- ait abrogé cet acte par ce même Hadith de Mu'adh.
Mu'adh  n'a pas commit d'acte interdit afin qu'on puisse évaluer son excuse ou non. Dans le cas où la prosternation de Mu'adh avait eu lieu après son interdiction émise par le Prophète -sallAllâhu 'alayhi wa sallam- et qu'il ait eu connaissance de cette interdiction et de cette abrogation, alors il
aurait fallu vérifier son intention et savoir s' il visait par là la salutation ou l'adoration et ce contrairement à la personne qui se prosterne devant une statue, le soleil ou le feu car cela implique forcément l'adoration.

Le shaykh Mur'i Ibnu Yûssuf al Hanbali -rahîmahuLlâh-a évoqué, lorsqu'il a évoqué les actes impliquant l'adoration (la prosternation devant une statue ou une étoile...): la prosternation devant un gouverneur avec intention d'adoration est de la mécréance quand à la prosternation de salutation, c'est un grand péché.


Traduction : Abu Zubaydah

 

 

Published by Abou Malik - Fatâwâ Minbar at-Tawhid wal Jihad

Le Minhaj (Voie) de Ahlou Sounna wa-l-Jama'a ce qui veut dire la voie de la Sounna et du Concensus, ou bien le minhaj des Salaf-Sâlih la voie des pieux prédécesseurs, tout cela revient au même c'est la voie à laquelle nous restons ferme, cette voie c'est celle du Prophète sala Allahu alayhi was Salam.

Pages

Hébergé par Overblog