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Les gens qui suivent leurs passions argumentent aussi, au moyen de l’histoire du Négus en faveur de leurs Tawaghît législateurs, qu’ils soient des gouvernants, des représentants au parlement ou autres… Et ils disent : « An Najashi ne gouvernait pas avec ce qu’Allah a fait descendre après qu’il ait embrassé l’Islam, et il est resté ainsi jusqu’à sa mort, malgré cela le Prophète – صلى ا لله عليه و سلم – l’a nommé « serviteur vertueux » et il a prié sur lui et a ordonné à ses compagnons de prier sur lui ».[i.e. : accomplir la prière mortuaire]

Et nous disons, et la réussite provient d’Allah :

Premièrement > Il conviendrait que celui qui argumente au moyen de cette ambiguité ruineuse s’applique avant toute chose à l’étayer en nous présentant un texte authentique et clair qui indique avec précision que le Négus ne gouvernait pas par ce qu’Allah a révélé après qu’il a embrassé l’Islam. Nous avons étudié de près leurs paroles, de la première à la dernière, et nous n’avons rien trouvé dans leur besace que des déductions et des prétentions creuses qui ne sauraient représenter un argument clair ou une preuve vridique, alors qu’Allah – le Très Haut – dit : « (…) Apportez votre preuve, si vous êtes véridiques ! » Sourate an Naml – Verset 64. S’ils n’apportent pas de preuve de cela, ils ne sont point parmi les véridiques mais au contraire parmi les menteurs.

Deuxièmement > Parmi ce qui est admis entre nous et nos adversaires, est le fait que le Négus soit mort avant que soit complétée entièrement la Législation. Il est évident qu’il est mort avant la révélation de cette parole du Très Haut : « Aujourd’hui, J’ai parachevé pour vous votre Religion, et accompli sur vous Mon bienfaits. Et J’agrée l’Islam comme Religion pour vous ». (Sourate al Ma’idah – Verset 3), puisque ce verset est descendu pendant le pèlerinage d’adieu alors que le Négus est mort bien avant la reconquête de la Mecque (al Fath) comme l’ont relaté al Hafîdh ibn Kathîr – qu’Allah lui fasse Miséricorde – ainsi que d’autres que lui.

Ainsi, le fait de gouverner par ce qu’Allah a révélé, consistait alors concrètement pour le Négus a gouverner en suivant et en appliquant ce qui lui parvenait de la Religion, parce que l’avertissement dans de telles conditions nécessite que parviennent à la personne concernée les versets du Qur’an. Il est dit dans le Qur’an : 
« et ce Qur’an m’a été révélé pour que je vous avertisse, par sa voie, vous et tout ceux qu’il atteindra » (Sourate al An’am – Verset 19). Et il n’y avait pas de moyen de transport et de communication à cette époque comme c’est le cas à notre époque de sorte qu’il se pouvait que certaines prescriptions ne parviennent à une personne qu’après des années, et nombreux sont ceux qui ne les connaissaient pas, sauf ceux qui étaient attachés au Prophète – صلى ا لله عليه و سلم – qui voyageait beaucoup… La Religion était encore récente, le Qur’an n’était pas encore entièrement révélé et la Législation pas encore complétée…

Il est une indication qui démontre cela clairement : ce que rapporte al Bukhari et d’autres que lui, de ‘Abdillah ibn Mas’ud qui a dit : « Nous avions l’habitude de saluer le Prophète pendant la prière et lui nous rendait le salut, et lorsque nous sommes rentrés de chez an Najashi, nous avons salué le Prophète et il ne nous a pas rendu le salut. Puis il a dit : la prière est une affaire qui occupe entièrement ». Alors si les compagnons qui étaient auprès du Négus en Abyssinie (Ethiopie actuelle), et qui étaient savants dans la Religion du fait qu’ils connaissaient la langue arabe et qu’ils suivaient de près les informations du Prophète – صلى ا لله عليه و سلم –, n’avaient pas eu connaissance de l’abrogation de la parole et du salut pendant la prière, alors que la prière est une affaire bien apparente, puisque le Prophète – صلى ا لله عليه و سلم – priait devant les gens cinq fois par jour… Qu’en est il alors pour les autres adorations, prescriptions et peines, qui ne se répètent pas aussi fréquemment que la prière ?

Est-ce que l’un de ceux qui suivent le Shirk de la démocratie de nos jours peut prétendre que le Qur’an, l’Islam et la Religion ne l’ont pas atteint, de sorte qu’il établisse un parallèle entre son mensonge et le cas du Négus avant que ne soit complétée la Législation… ?

Troisièmement > Une fois ceci bien établi, il faut donc savoir que le Négus, a effectivement gouverné par ce qui lui est parvenu de ce qu’Allah – le Très Haut – a révélé, et celui qui prétend le contraire, sa parole ne saurait être acceptée que s’il apporte ne preuve, « Dis : ‘Apportez votre preuve si vous êtes véridiques ! »… Et tout ce qu’ont rapporté les gens de science au sujet de cette histoire indique qu’il gouvernait par ce qu’il lui était alors parvenu de la révélation d’Allah – le Très Haut –.

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1. Et parmi ce qui lui était imposé de suivre de la révélation d’Allah : la conformité au Tawhîd et à la Foi en la Prophétie de Muhammad – صلى ا لله عليه و سلم –, et au fait que ‘Issa – عليه ا صلاة و سلام – est le Serviteur d’Allah et Son Messager… Il s’est effectivement conformé à cela. On peut l’observer à partir de ce que les gens tirent comme argument de sa lettre qu’il a envoyée au Prophète – صلى ا لله عليه و سلم –, comme l’a mentionné ‘Umar Sulayman al Ashqar dans son opuscule : « Le Verdict concernant la participation aux Ministères et aux Assemblées Parlementaires ».

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2. De même, son allégeance au Prophète – صلى ا لله عليه و سلم –, et ce qui se rapporte à la Hijra (émigration) : ainsi dans la lettre mentionnée plus haut, il est rapporté que le Négus a prêté allégeance au Prophète – صلى ا لله عليه و سلم –, de même qu’un de ses fils Ja’far et ses Compagnons, avec son fils Ariha ibn al Asham ibn Abjâr pour lui dire : « Si tu veux que je vienne te rejoindre, je le ferai Ô Messager d’Allah, car certes je témoigne que ce que tu dis est la Vérité. » Et il se peut qu’il soit mort directement après ceci, ou il se peut que le Prophète – صلى ا لله عليه و سلم – ne lui ait alors pas commandé cela… Tout ceci relève de sujets qui ne sont pas établis avec clarté et évidence dans le récit, et il n’est pas permis de trancher sur ces questions ni d’en tirer des arguments, à plus forte raison lorsque c’est pour attaquer le Tawhîd et les fondements de la Religion … !

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3. De même : l’assistance qu’il a portée au Prophète – صلى ا لله عليه و سلم –, à la Religion et aux Croyants : le Négus a effectivement porté assistance à ceux qui ont émigré vers lui et les a secourus, et leur a accordé sécurité et protection, et il ne s’est pas opposé à eux, ni ne les a livrés aux Quraysh, cependant que les chrétiens d’Abyssinie n’avaient de cesse de s’opposer à eux et de leur nuire, alors qu’ils avaient manifesté leur croyance véridique en ‘Issa – عليه ا صلاة و سلام –… De plus, il est rapporté dans l’autre lettre que le Négus a envoyée au Prophète – صلى ا لله عليه و سلم – (et ceci est exposé par ‘Umar al Ashqar dans le livre mentionné, à la page 73), qu’il a envoyé avec son fils soixante dix hommes de son peuple au Prophète – صلى ا لله عليه و سلم – pour le soutenir, le suivre et l’assister.

Et malgré ceci, ‘Umar al Ashqar s’est précipité en affirmant dans son livre précité (page 73) que le Négus n’a pas gouverné par la loi d’Allah, et ceci comme vous l’avez compris, est un mensonge forgé contre ce Muwahid (monothéiste). Au contraire, la Vérité est qu’il a gouverné par ce qui lui est parvenu de la révélation d’Allah, et celui qui prétend le contraire ne sera pas cru à moins qu’il apporte une preuve authentique et claire pour le démontrer, et s’il ne le fait pas il est parmi les menteurs : 
« Dis : ‘Apportez votre preuve, si vous êtes véridiques !’ ». Or il n’a apporté aucun argument authentique et clair à l’appui de ses prétentions, mais il a spéculé et rassemblé à partir d’ouvrages d’Histoire des faits qu’il croit être des preuves. Alors que les ouvrages d’Histoire sont connus quant à leur fiabilité.

Al Qahtani al Andalûsi – qu’Allah lui fasse Miséricorde – a écrit dans sa « Nuniya » :


N’accepte pas tout
Ce qui dans les livres d’Histoire est rassemblé par les rapporteurs,
Ou écrit par toutes les mains.
Rapporte le Hadith sain de ceux qui le connaissent,
Surtout des gens expérimentés.


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4. Ce qui est apparent du récit du Négus, c’est le récit d’un gouverneur qui était mécréant puis a embrassé l’Islam alors qu’il occupait sa fonction, et il a manifesté la Sincérité de son Islam par la soumission complète à l’ordre du Prophète – صلى ا لله عليه و سلم –, en lui envoyant son fils et des hommes de son peuple, et il lui a envoyé avec eux une demande d’autorisation pour faire la Hijra et le rejoindre, et il a manifesté son désaveu envers ce qui s’y oppose parmi ses anciennes croyances, les croyances de son peuple et de ses ancêtres… Aussi, il essayait de chercher la Vérité, et d’apprendre la Religion, de s’acquitter de ses devoirs, et de se rapprocher d’Allah jusqu’à ce qu’il Le rencontre en cet état, et tout ceci avant que la Législation ne soit complétée et qu’elle ne lui parvienne entièrement…

Voilà ce qui en réalité ressort de cette histoire, rapportée par les Hadith et les paroles authentiques et établies quant à cette affaire. Et nous mettons au défi ceux qui divergent de nous, d’affirmer, preuve à l’appui, autre chose que cela… seulement qu’ils le fassent avec un argument authentique et clair, car les histoires non authentifiées ne suffisent à étancher la soif ni à apaiser la faim. Quant aux apparences desquelles ils tirent arguments et font analogies trompeuses, elles sont des apparences mauvaises sujettes à de multiples divergences, puisqu’elles sont des apparences auxquelles s’attachent les gens qui se revendiquent de l’Islam sans se désavouer de ce qui le contredit, bien plus ils se revendiquent de l’Islam et de ce qui le contredit en même temps, et ils se vantent de cela. Ils ne se sont pas désavoués de la Religion démocratie comme le Négus s’était désavoué de la Religion chrétienne. Non, au contraire, ils ne cessent de vanter la démocratie et de la louer, et de la justifier aux gens, et de les appeler à embrasser cette Religion mauvaise. Et ils font d’eux-mêmes des Seigneurs et des divinités qui légifèrent pour les gens en fait de Religion, ce qu’Allah n’a pas permis. Et ils participent à leur législation mécréante qui est établie conformément aux clauses de la constitution, ils s’accordent avec eux sur leur Religion mécréante, avec leurs représentants, ministres et autre qu’eux parmi le peuple. Et ils insistent sur ce Shirk, et s’entêtent avec cela, et même blâment ceux qui cherchent à le combattre, à s’y opposer, et à le détruire… Et ils font tout cela, alors que la Religion a été parachevée, et que leur est parvenu le Qur’an, la Sunna et les paroles des Pieux Prédécesseurs.

Alors par Allah… Ô Homme juste, qui que tu sois… cesse de comparer cette vision des choses mauvaise et injuste, qu’ont forgée des groupes dispersés… avec l’Histoire apparente d’un homme qui a embrassé l’Islam, cherché la Vérité, et essaye de soutenir la Religion, avant que la Législation ne soit complétée et ne lui parvienne entièrement…

Que de différences entre les deux ! …


Par Allah, les deux choses ne s’accordent pas et ne se rejoindront pas,
Aussi longtemps que les plumes du corbeau ne blanchiront pas.



Oui, elles se rejoignent et se valent, mais pas dans la balance de la Vérité… Mais dans la balance des fraudeurs, qu’Allah a rendu aveugles, et qui suivent la Religion démocratie qui annule le Tawhîd et l’Islam.

« Malheur aux fraudeurs qui, lorsqu’ils font mesurer pour eux même exigent la pleine mesure, et qui lorsque eux même mesurent ou pèsent pour les autres, [leur] causent perte. Ceux-là ne pensent ils pas qu’ils seront ressuscités, en un jour terrible. » (Sourate al Mutaffifîn – Verset 1 à 5)

 

Ansar al Haqq.

Published by Abou Malik - Réponses aux ambiguïtés

Le Minhaj (Voie) de Ahlou Sounna wa-l-Jama'a ce qui veut dire la voie de la Sounna et du Concensus, ou bien le minhaj des Salaf-Sâlih la voie des pieux prédécesseurs, tout cela revient au même c'est la voie à laquelle nous restons ferme, cette voie c'est celle du Prophète sala Allahu alayhi was Salam.

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