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Articles avec #al iman (la foi)

Réponse l' ambigüités sur "Asl al-Iman" (le fondement de la Foi).

 
La louange et a Allah et que la paix et la bénédiction d'Allah ta'ala soit sur le Prophète Muhammad, sa famille et ses compagnons.
 
Ensuite,
 
Cette article aura pour but de répondre de manière rapide et efficace à l'ambigüité suivante "Asl al-Iman (le fondement de la foi) sont la parole du cœur, l'acte du cœur, et la parole des deux témoignage de Foi, et cela suffit pour avoir la foi valide"
 
Réponse: Asl al-Iman est le fondement de la Foi, mais il n'est pas suffisant pour devenir Musulman, car ce Asl, doit se confirmer par son Lazim (implication), qui sont une preuve de la présence du Asl.
 
Ibn Taymiya a dit :
 
 « Le Asl de la Foi se trouve dans le cœur. Le nom de « Foi » est tantôt donné à ce qu’il y a dans le cœur comme les paroles du cœur et les actes du cœur qui sont la confession, l’amour la vénération etc., et les paroles apparentes et les actes en sont l’implication, qui est imposé [par la Foi du cœur] et qui sont une preuve [de cette Foi du cœur]. » [Majmou3 Al Fatâwâ 7/551]
 
Dans cette parole le Sheikh nous explique bien ici que les actes apparents sont la preuve de la présence de l'Iman dans le cœur, et cela implique fatalement que l'absence d'acte prouve l'absence d'Iman dans le cœur. De plus, il n'inclut pas la prononciation des Shadatayn dans Asl al-Iman.
 
Il dit aussi:
 
 « Ceci car le Asl de la Foi est ce qui se trouve dans le cœurQuant aux actes apparents [du corps] ceci est l’implication de [la Foi du cœur]. Et il est inimaginable qu’il y ait la Foi obligatoire dans le cœur en l’absence de la totalité des actes du corps. » [Majmoû3 Al Fatâwâ 7/198]
 
Que veut dire "implication" chez Ibn Taymiyya? Le Sheikh dit:

« Ce qui s'établit dans le cœur comme tasdîq, amour et valorisation d’Allah et Son prophète, doit absolument apparaître sur les membres : et le contraire aussi. C’est pour cela que la disparition de l’implication extérieur indique la disparition de l’élément implicateur intérieur» [Majmoû3 Al Fatâwâ 7/541]

Certains pourrait nous dire que le Sheikh parle ici de la Foi complète et que l'absence d'acte n'engendre pas l'annulation du Asl de la Foi.
Pourtant le Sheikh à d'autre parole très clair que celui qui n'agit pas du tout.

Ibn Taymiyya dit dans Madjmou al-Fatawa, volume 7, page 209 :

« Hanbal a dit : « Al-Houmayyidi nous a raconté : « J’ai appris qu’il y a des gens qui disent : « Celui qui reconnait la prière, la Zakat, le jeûne, le pèlerinage, puis ne pratique rien de cela jusqu’à sa mort, ou bien prie dos à la Qibla toute sa vie jusqu’à sa mort, c’est un croyant qui a une faible foi tant qu’il ne renie pas, et qu’il sait que sa foi réside dans l’abandon de cela, et qu’il reconnait les obligations et la prière vers la Qibla » - Je dis : « Ceci est la mécréance évidente, et cela contredit le Livre d’Allah, la Sounna de Son Messager et les savants musulmans » - Allah a dit : « Et on ne leur a ordonné que d’adorer Allah, en Lui vouant la Religion pure … » - Et Hanbal a dit : « J’ai entendu Abou Abd Allah Ahmad Ibn Hanbal dire : « Celui qui a dit cela a mécru en Allah, réfuté Son Commandement et l’enseignement du Messager » »

Et le Sheikh dit aussi:

« L’imâne chez ahl as-sounna wa al djmâ3a est parole et action comme cela a été indiqué dans le Coran, la sounna et le consensus des salafs et d’après ce qui a été institué à son endroit (légitime), la parole est confirmation (tasdîq) de la véracité du prophète et l’action est une confirmation (tasdîq) de la parole.

Si l’homme est dénué de l’action de façon complète, il n’est pas croyant.

Et La parole par laquelle il devient croyant est une parole spécifique qui est l’attestation de foi , de même que l’action est la prière


Aussi la réalité de la religion est l’obéissance et la soumission et ceci s’accomplit par l’action comme cela a été dit et pas seulement par la paroleCelui qui n’a rien accompli pour Allah n’a pas voué de religion à Allah et celui qui n’a pas de religion est mécréant» [Charh Al 3oumda 2/ 86]
 
Et il dit encore:

« La volonté totale réunie avec la capacité physique ne peuvent être séparées de l’action : Il est en effet impossible qu’un homme aime Allah et Son messager, et désire ce qu’Allah et Son messager aiment -d’une volonté persuadée, en étant capable de l’accomplir-  puis ne le fait pas. Lorsque l’homme ne déclare pas sa Foi alors qu’il en est capable, cela prouve qu’il n’y a pas, dans son cœur, cette Foi obligatoire qu’Allah a exigé de lui. » [Majmou3 Al Fatâwâ 7/188]

La Foi obligatoire du cœur ici n'est rien d'autre que le fondement de la Foi, qui n'existe pas si elle n'est pas prouvé extérieurement par des actes.
De plus, si vraiment le Asl de la Foi suffisait à être Musulman, pourquoi donc le Sheikh rend mécréance celui qui ne prie pas. En effet il dit concernant l'abandon de la prière:

« Et la majorité des prédécesseurs « Salafs », sont de l'avis qu'il est mis à mort en tant que mécréant, et tout ceci, même s'il reconnaît son obligation.» [Majmou3 Al Fatâwâ 28/308]

Et il dit aussi:

« Quant à celui qui persiste dans son abandon, il ne prie en aucun cas et meurt sur cette persistance et cet abandon, celui-là n'est pas musulman.» [Majmou3 Al Fatâwâ 22/49]

Si le seuil minimum pour être Musulman est d'avoir la parole et l'acte du cœur, ainsi que la prononciation des deux témoignage de Foi, pourquoi donc le Sheikh rend il mécréant celui qui abandonne la prière sans même renier son caractère obligatoire? Si l'on suit la prétention de ces gens, comme quoi le Asl de la Foi suffit, l'acte de la prière ne devrait pas influer sur ce Asl, on a pourtant la preuve du contraire ici.
Cette ambigüités ne provient que d'une seul chose, avoir séparé les actes du cœur et les actes des membres. En effet ces deux éléments sont inséparable et l'absence d'acte du corps démontre l'absence d'acte du cœur tout comme l'absence de parole de la langue prouve l'absence de la parole du cœur (bien entendu nous parlons dans les deux cas de personne ayant la capacité de le faire).

Ibn Taymiyya dit aussi :
 
« Les mourdji’a ont exclu l’action apparente de la définition de la foi, celui d’en eux qui visait d’exclure les actes du cœur également et de faire des ces derniers le tasdiq, le voilà l’égarement manifeste. Et celui qui visait d’exclure l’action apparente, on leur dit : l’action apparente est une implication de l’action intérieureelle ne se sépare pas d’elle, et la disparition de l’apparent est une indication de la disparition de l’intérieur. Reste la divergence si l’action apparente est une partie intégrante de l’appellation d’al imâne indiquée par l’inclusion ou si c’est une implication » [Majmou3 Al Fatâwâ 7/541]

Et il dit:

« Quiconque admet que le Messager dit la vérité mais le déteste, fait rupture avec lui de son cœur et de son corps: il est catégoriquement et forcément mécréant. Et s’ils [les Mourji’ah] incluent les actes du cœur dans la Foi [sans les actes extérieurs] alors ils se trompent également, car il est impossible que la foi s’établisse dans le cœur sans mouvement du corps. » [Majmou‘ Fatawa 7/526]
 
Et il dit:
 
« Lorsque la pratique des actes obligatoires extérieurs diminue, c’est à cause d’une diminution de Foi dans le cœur. En effet, on ne peut imaginer que la Foi obligatoire du cœur soit parfaite alors que les actes obligatoires extérieurs sont absents. Au contraire, lorsque l’un est parfait, cela cause la perfection de l’autre. De même, la diminution de l’un a pour effet la diminution de l’autre, vu que considérer une Foi valable dans le cœur sans parole ni acte extérieur, c’est comme considérer une cause valable sans effet, ou une cause valable sans conséquence, et c’est impossible…» [Majmou‘ Fatawa 7/582]
 
Et il dit:
 
«Et comme nous l’avons déjà dit : La pratique  est inséparable de la Foi du cœur. Or, une Foi valide dans le cœur sans acte apparent sur le corps est une chose impossible ;  même si on dit que les actes apparents sont un effet de la Foi ou une partie de la Foi ; c’est la même chose ; comme nous l’avons expliqué précédemment.» [Majmou‘ Fatawa  7/ 615 et 616]
 
Conclusion: Asl al-Iman n'est donc pas le minimum requis pour être Musulman, il est la racine de l'arbre et les actes et les paroles sont le tronc et les branches, si l'on coupe le tronc, les racines meurs, il en est de même pour la Foi, sans parole de la langue, il n'y a donc pas de parole du cœur présente, et sans acte des membres, il n'y a pas d'acte du cœur, si l'un de ces quatre éléments disparait, c'est toute la fois qui s'annule.

 
Et Allah est le plus savant.

La louange et a Allah et que la paix et la bénédiction d'Allah ta'ala soit sur le Prophète Muhammad, sa famille et ses compagnons.

 

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Published by Sulaymân Abû Mâlik - al Iman (La foi)

Le noble sheykh Sulayman ibn Nasir al-Alwan fut questionné.


Question:


Peut-on dire d'une quelqu'un qu'il est un murji' à cause de sa parole: "il n'y a pas d'acte qui expulse une personne de l'Islam à moins qu'il (l'acte) ne soit accompagné d'un juhud ou d'istihlal", alors que cette même personne dit aussi: "la foi est parole, acte et croyance"?


Réponse:


Le principe, lorsque l'on étiquette une personne comme étant un khariji, ou un murji', ou un mu'tazili, ou autres que cela, est que ses usul sont les usul de ce madhab. Un exemple de cela est que si une personne dit: "je crois que la foi est parole, acte et croyance, mais je dis aussi que dans les actes, aucun d'entre eux n'est du kufr sauf s’il se base sur le juhud ou l'istihlal, ou quelque chose de similaire." Cette homme a adhéré à un asl (fondement) parmi les usul des gens de l'irja', même s’il dit: "je crois que la foi est parole et acte", car cette croyance n'est pas correcte et ne s'est pas établie dans son cœur. Et ceci car s’il croyait vraiment que la foi est parole, acte et croyance, il affirmerait le kufr de celui qui abandonne les actes. Car il n'y a pas de divergence parmi Ahl Sunna que le Tawhid est parole, croyance et actes.


Donc s’il croyait vraiment que le Tawhid était parole, croyance et actes, alors, pourquoi ne fait-il pas le takfir de celui qui abandonne les actes? Et pour cela, Sheykh ul-Islam Muhammad ibn 'Abdel-Wahhab, qu'Allah lui fasse miséricorde, dit dans sa conclusion de "Kashf Ash-Shubuhat":


"Il n'y a aucune divergence sur le fait que le Tawhid se pratique par le cœur, la parole et les actes, et si l'une de ces trois choses faisait défaut, la personne ne pourrait être Musulmane. S’il connaît le Tawhid mais n'agit pas en conséquence, il est alors un mécréant obstiné, tel que Pharaon et Iblis et leurs semblables. Et ceci est généralement ce que l'on retrouve chez les gens. Ils disent :


"Ceci est la vérité, et nous le comprenons et témoignons que c'est correcte; toutefois, nous sommes incapables de le mettre en œuvre et cela n'est pas autorisé pour les gens de notre pays car nous devons nous conformer (à la volonté) de ces derniers"


Ou d'autres genres d'excuses.


Cette pauvre personne ignore que la plupart des imams du kufr connaissent la vérité et ne l'abandonne que pour ce genre d'excuse, comme le dit le Très Haut:


{Ils troquent à vil prix les versets d’Allah (le Coran)}


Et dans d'autres versets similaires. Tel que Sa parole:


{(Ils) le reconnaissent comme ils reconnaissent leurs enfants}


Et s’il agit conformément au Tawhid à travers ses actes, et ne le comprend pas (le Tawhid), ou n'y croit pas dans son cœur, il est alors un hypocrite et est pire que le kafir de base.


Il, ta'ala, a dit:


{Les hypocrites seront, certes, au plus bas fond du Feu}" jusqu'à la fin de sa parole (celle de Sheykh Muhammad ibn 'Abdel-Wahhab) qu'Allah lui fasse miséricorde.


Elles (les paroles du Sheykh) devraient être examinées car ce sont des paroles magnifiques et féroces dans la réfutation des gens de l'irja'.


De même, est-ce un kharirji s’il dit: "la foi est parole de la langue, croyance et actes, mais je dis aussi que celui qui se rend coupable d'un grand péché mécroit en Allah." Comment celui qui commet un grand péché serait mécréant alors que le Prophète sala Allahu 'alayhi was-Salam n'a pas fait son takfir?


Nous disons que ceci est le madhab des khawarij. Et tout comme le cas du murji précédemment cité. Nous disons qu'il est un murji' tout comme si une personne dit: "je juge les textes (de l'Islam, c'est à dire le Coran et la Sunnah) avec ma raison et je n'accepte pas les narrations ahad",  alors nous disons de lui que c'est un mu'tazili. Donc quiconque adhère aux usul des gens de la bid'ah, nous disons qu'il s'est égaré dans ce sujet et qu'il est sur les usul des gens de l'irja'. Et Allah est le plus savant.

 

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Published by Sulaymân Abû Mâlik - al Iman (La foi)

" Les oeuvres sont Charts SIHA (CONDITION DE VALIDITE) dans la foi chez les SALAFS à l'unanimité".

Le frère Abdel'aziz ben fayçal Rajihi dans une revue appelé el jazira a dit :

 

« j'ai demandé à notre Cheikh, l'IMAM Ben BAZ (qu'Allah lui fasse miséricorde) en 1415 H [alors que nous assistions à un de ses dourous en ce qui concerne les ACTES], 
je lui ai dis: "est-ce que les ACTES sont -elles une condition correcte pour la FOI 
(CHART SIHA) ou sont-elles une condition de plénitude (CHART KAMAL) pour la foi? »

Il a répondu:

 

« Parmi les ACTES qui sont une CONDITION DE VALIDITE (chart SIHA) pour la foi , et la foi n'est pas valide sans ces derniers, il y a par exemple la prière, celui qui la délaisse est mécréant et en revanche certains (actes) sont une condition de plénitude (chart kamal) pour la foi, et la foi peut-ètre présente sans ces actes, mais celui qui les délaissent et pécheur et il prend des péchés.

Je lui ai demandé:

 

 « Celui qui n'a pas rendu mécréant parmi les Salafs ceux qui ont délaisser la prière, est-ce que pour eux les ACTES sont-elles une condition de plénitude (chart kamal) ou sont -elles une condition de validité (CHART SIHA) ?


Il a répondu : 

 

NON, les ACTES à l'unanimité, sont une CONDITION DE VALIDITE (chart SIHA) pour la foi , mais ils ont divergé sur certains ACTES qui la rende valide ou pas. Un groupe ont dit que c'est la prière et sur cela il ya unanimité des compagnons qu'Allah les agréent tous comme l'a rapporté AbdAllah ben Chaqiq et d'autres ont dit autres choses.


Mais TOUS LES ACTES (jin's el 'amal) sont obligatoires pour que la Foi soit correcte chez tous les Salafs et c'est pour ça que la FOI est chez eux : PAROLES /ACTES /CROYANCE, et elle n'est pas juste en l'abscence d'une d'elle. 

 


الإمام عبد العزيز بن باز يرّد على مرجئة ويقول :
العمل شرط صحة عند جميع السلف 



((
الثالث : يقول الأخ عبد العزيز بن فيصل الراجحي في جريدة الجزيرة :

ــ وقد سألت شيخنا الإمام ابن باز رحمه الله عام(1415هـ) ـ وكنا في أحد دروسه رحمه الله ـ عن الأعمال
أهـي شـرط صحـة للإيمان ، أم شرط كمال ؟

ــ فقال رحمه الله : من الأعمال شرط صحة للإيمان لا يصح الإيمان إلا بها كالصلاة ، فمن تركها فقد كفر. ومنها ما هو شرط كمال يصـح الإيمـان بدونها ، مع عصيان تاركها وإثمه .

ــ فقلت له رحمه الله من لم يكفر تارك الصلاة من السلف ، أيكون العمل عنده شرط كمال ؟ أم شرط صحة ؟
ـــ فقال لا ، بل العمل عند الجميع شرط صحة ، إلا أنهم اختلفوا فيما يصح الإيمان به منه ؛ فقالت جماعة : إنه الصـلاة ، وعليـه إجماع الصحابـة رضـي الله عنهم ، كما حكاه عبد الله بن شقيق. وقال آخرون بغيرهاإلا أن جنس العمل لابد منه لصحة الإيمان عند السلف جميعاً. لهذا الإيمان عندهم قول وعمل واعتقاد ، لا يصح إلا بها مجتمعة )أ.هـ.




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Published by Abou Malik - al Iman (La foi)


La Foi [Al Iman] tirée du livre « L’arbre de la Foi » [chajaratou al iman] du cheikh ‘Abd Ar-Rahman Ibn Nasir As-Sa’di par le frère Abou Idriss




Audio n°1 " L'importance de la Science " 


Audio n°2 " Les bienfaits d'apprendre et de réaliser Al Iman " 


Audio n°3 " Définition de Al Iman dans la langue arabe " 


Audio n°4 " Définition de Al Iman dans le Qur'ân, la Sounnah, chez les salafs et le consensus "


Audio n°5 " Explication du Verset 24 sourate 14 définissant Al Iman


Audio n°6 : "Suite de l'explication du Verset 24 sourate 14


Audio n°7 : "Suite et fin de l'explication du Verset 24 sourate 14


Audio n°8 : L'ambiguïté


Audio n°9 : Les passions

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Published by Abou Malik - al Iman (La foi)

Tiré de la série d’audio sur l’Iman du sheikh Abou Qatada qu’Allah le rafermisse sur le Haqq.


Le sheikh dit :


« Ils sont le premier groupe qui a amené ces idées d’irja. Son origine vient d’un homme du nom de Hamad ibn Abi Sulayman. Il était un professeur de l’imam Abu Hanifa. Ils disaient que l’Iman estparole du cœur et la parole de la langue. Et que les actes ne sont juste qu’un élément qui élève les gens au dessus des autres. Ils disent que les gens sont égaux au niveau de l’Iman, mais qu’ils sont différenciés par leur taqwa et leur certitude (yaqin).

 

Certains peuvent dire que les différences entre Ahl Sunna wal Jama’a et ce groupe (al Murji’a al Fuqaha) est juste une divergence sémantique/terminologique. Si le résultat est le même, alors oui ils auront raison de dire cela. Cependant, si cela les mènent à des conclusions différentes, alors ce n’était pas qu’une simple divergence de sémantique/terminologique.

 

La première différence est que si quelqu’un maudissait le Prophète sala Allahu alayhi was Salam, nous sommes tout deux d’accord qu’il devient mécréant. Toutefois, lorsque nous disons que c’était l’acte qui l’a mené au kufr, eux disent que cela vient de son cœur. Et nous savons que ce ne peut être le cas. Comme il est mentionné dans le Coran « Et si tu les interrogeais, ils diraient très certainement: «Vraiment, nous ne faisions que bavarder et jouer.» Dis: «Est-ce d’Allah, de Ses versets (le Coran) et de Son messager que vous vous moquiez ?» Ne vous excusez pas: vous avez bel et bien rejeté la foi après avoir cru.  » (Sourate at Tawba verset 65 et 66). Ceci indique clairement qu’ils n’ont pas eu une croyance intérieur (de kufr), car ils ne voulaient pas vraiment dire ce qu’ils ont dit, malgré cela, leur acte est l’élément qui les à fait sortir de l’Islam.

 

L’autre différence est que si quelqu’un abandonne tout les aspects obligatoires de l’Iman [au niveau des actes], ils le considèrent toujours comme une Musulman qui a un manque au niveau de la taqwa et de la certitude (yaqin). Ils sont similaires au muji’a contemporain.»

 

Fin de citation.


Ce que dit le sheikh est appuyé par l’imam de la Sunna de son époque, sheikh al Islam ibn Taymiya :


« Et nous disons a celui qui dit : le fait d’inclure les actions apparentes dans l’appellation d’al imâne madjâzan ( au sens métaphorique) , la divergence avec toi est terminologique : oui, certes si tu admets que ce sont les implications de l’imâne obligatoire qui a dans le cœur et des choses inhérentes à lui , de façon à ce que l’inexistence de l’implication( lâzim) nécessite l’inexistence de l’élément implicateur ( al malzôum), que l’inexistence de l’apparent implique l’inexistence de l’intérieur. 


Si tu admets cela, alors la divergence est terminologique. Mais si tu dis ce qui en vérité est la parole de Djahm et ses suiveurs, à savoir que l’imâne valide (tamm)* et obligatoire s’installe dans le cœur tout en laissant apparaître ce qui est du koufr et le délaissement de toutes les obligations apparentes, on te dira : ceci contredit ta parole que l’apparent est une implication de l’intérieur et une chose inévitable à lui.


En vérité, la réalité de ta parole est que l’apparent concorde avec l’intérieur parfois et d’autres fois il se sépare de lui. ll n’est donc pas une implication (selon toi), ni une chose inévitable ou une conséquence certaines mais c’est juste une indication si elle existe, elle indique la présence de l’intérieur et si elle n’existe pas elle n’indique pas l’inexistence et voilà la réalité de tes propos
» 

Al Fatâwa 7/554

En conclusion, dire que les murji’a al fuqaha sont d’Ahl Sunna dans tout cas de figure est une erreur, il faut connaître la réalité de ce qu’il vise par leur parole afin de statuer de leur appartenance au minhaj du Haqq et de la Sunna.

 

Et Allah est le plus savant.

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Published by Abou Malik - al Iman (La foi)

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Published by Abou Malik - al Iman (La foi)

Introduction

 

Au Nom d'Allah le Tout Clément, le Tout Miséricordieux,

Louange a Allah le Seigneur des mondes, que le salut et la bénédiction soient sur le sceau des prophètes Mohammed, sa famille, ses compagnons et sur tous les apôtres jusqu'au Jour Dernier

La foi est un élément important dans la mesure où elle constitue la base sur laquelle est bâti le bonheur de l'individu tant sur terre que dans l'au-delà. La foi est située au plus haut niveau des considérations religieuses. Les ‘Oulamas d'Ahl As-Sunnah Wa l-Jama‘ah expliquent que la foi se résume dans la croyance en ses six piliers comme l'a transmit Jibril -‘aleyhi sallam- lorsqu'il s'est présenté au Prophète -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallam- et l'a interroge sur la foi. Le Prophète -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallam- répondit : « La foi est que tu crois en Allah, Ses anges, Ses livres, Ses messagers, le jour ultime et que tu crois au destin, qu'il soit bien ou mal » [Rapporté par Mouslim n°8]

La foi se base sur ces six piliers. Si l'un d'eux fait défaut par manque de conviction de la part d'une personne croyante, celle-ci ne se tient pas, et ce de la même manière qu'un bâtiment ne se dresse que sur ses fondations.

En partant du fait que les principes fondamentaux de la foi font de l'individu une personne croyante et du fait que nous aimons que tout musulman vivant sur cette terre adhère à l'enceinte de la foi; nous voulons expliquer ces principes fondamentaux en les passant en revue succinctement dans l'espoir de répandre le bénéfice à tout le monde. Nous prions Allah pour qu'Il nous conduise au succès et vers tout ce qu'il aime

Définition de la foi

La foi signifie linguistiquement la croyance. Ainsi, la croyance se réalise par la parole, l'action et l'intention. La foi est la parole du cœur et de la langue. La parole du cœur est sa croyance et sa conviction, l'expression de la langue n'est que son attestation. L'action du cœur est son acceptation, son dévouement, sa soumission, son désir et sa volonté a ne faire que de bonnes œuvres. L'action des organes est la réalisation des commandements et l'abandon des interdictions. La foi augmente par le biais de l'obéissance et diminue par le biais de la désobéissance. Celui qui ne reconnaît pas les deux attestations (c’est-à-dire : « La Ilaha Ila Allah Muhammad Rassoulloullah »), ne peut prétendre au statut de croyant.

 

La foi peut s'effacer avec la disparition de son origine et l'affalement de sa branche originelle suite a l'accomplissement des interdits et la négligence des obligations ce qui fait rétrograder et amoindrir la foi sans qu'il ne l'élimine ou ne la fasse disparaître.

 

Celui qui commet un grand péché ne quitte pas le cercle de la foi: il est dans la vie un croyant qui manque de foi et dans l'au-delà il sera sous la volonté d'Allah: s'Il veut, Il le pardonnera ou bien Il le châtiera. Au cas où l'Islam et la foi sont cites ensemble, l'Islam s'interprète par les actes patents et la foi par les actes du cœur latents

Un aperçu expliquant les origines de la foi

1) La foi en Allah

La foi en Allah signifie la croyance en l'existence d'Allah. Ceux qui nous ont fait parvenir à l'existence du Très Haut sont : La prédisposition innée, l'esprit, le droit et la sensation. Parmi les signes de croyance en Allah, le fait d'attester les trois types d'unicité d'Allah qui sont

a) L'unicité de la souveraineté [Tawhid Al Rouboubya]

Croire en Allah le Glorieux et le Très Haut. Croire que c'est Lui qui crée les créatures, qui leur donne les moyens de subsistance, qui les fait vivre et qui les fait mourir. il faut également croire en la prédestination d'Allah et de sa fatalité et en Son unicité en Soi-même. Les preuves légitimes de Sa divinité, reposent sur Sa divinité.

Le Très Haut dit :

 

« Louange a Allah, le Maître des mondes »

[Sourate Al Fatiha 1:2]


Et Il dit :

 

« Y a-t-il de créateur autre qu'Allah? »

[Sourate Fâtir 35:3]


Et dit aussi :

 

« La création et le commandement n'appartiennent qu'a Lui Toute gloire a Allah, Seigneur de l'Univers »

[Sourate Al-'A`râf 7 :54]


Ou encore :

 

« En vérité, c'est Allah qui est le grand pourvoyeur »

[Sourate Adh-Dhâriyât 51:58]

Les païens du passé et tous les gens qui appartiennent aux différentes formes de sectes ont attesté de ce type d'unicité d'Allah. Seuls les philosophes matérialistes d'antan et les communistes de nos jours la réfutent.

 

Allah dit :

 

« Et si tu leur demandais: Qui a crée les cieux et la terre? ils diront très certainement: Allah »

[Sourate Louqmân 31:25]

Les païens, attestaient de la divinité d’Allah. Seulement ils Lui associaient un partenaire au moment ou ils L'adoraient. Ils ne mettaient pas au même pied d'égalité leurs idoles et Allah a tous les niveaux mais uniquement en ce qui concernait l'amour et la soumission, et non pas encore quand il s'agissait de la création et la création des biens ou bien l'utilité et la réalisation des objectifs. Cependant, cette forme d'unicité ne permet pas à l'individu d'adhérer à l'Islam. Ni son sang, ni son argent ne le préservent et ne le sauvent de l'Enfer dans l'au-delà que lorsqu'il porte avec lui l'unicité divine.

b) L'unicité dans sa divinité [Tawhid Al Oulouhiya]

Cela signifie que seul Allah est le véritable Dieu et tout autre adore est faux. L'unicité d'Allah ne se réalise que par le biais de l'adoration et de la soumission: La prière, le jeune, l'aumône obligatoire, le pèlerinage, le sacrifice, le vœu, la peur, l'espérance et l'amitié. En les accomplissant, il faut qu'on les fasse par dévouement a Allah tout en souhaitant obtenir Sa agrément. Ainsi donc, il faut qu'on sache qu'on ne peut réaliser l'unicité divine qu'avec l'existence de deux principes:

Le premier : C'est qu'on réserve toutes les formes d'adoration a Lui seul, le Glorieux sans qu'il n'y ait quelqu'un avec Lui

Le deuxième : L'adoration doit se conformer avec les commandements d'Allah et de Ses interdictions de tout ce qui peut Lui désobéir. En outre elle doit s'identifier a la Sunna du Prophète -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallam-. L'adorateur ne doit associer avec Allah aucune créature. il doit adorer Allah le Très Haut par le biais de l'amour, la crainte et 1'espérance, alors que son adoration avec les uns et 1'absence d'autres éléments est considérée comme égarement

L'unicité d'Allah le Très Haut par 1'adoration, la soumission et 1'obeissance revient a la concrétisation de l'attestation qu'il n'y a point de divinité en dehors d'Allah, la fidélité au messager d'Allah et la soumission a tous ses impératifs et a 1'ensemble de ses interdictions; ainsi se réalise le fait que Mohammed est le Messager d'Allah. Ce sont la, deux impératifs, les seuls avec lesquels le musulman peut prétendre au salut. Il ne faut donc revenir qu’à eux tous deux et il ne faut se satisfaire qu’à leurs verdicts

c) L'unicité des noms et des attributs [Tawhid Al Asma Wa Sifaat]

Ce sont la croyance et l'attestation d'une manière ferme en tout ce qui est écrit dans le livre d'Allah et rapporté de la Sunnah de son Prophète -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallam- concernant les plus sublimes noms d'Allah et Ses qualités supérieures. La doctrine des ascendants, les compagnons du Prophète -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallam- et des descendants jusqu'a nos jours est l'affirmation de ce qu'Allah S'est attribué, à Soi même et ce que Son messager avait déjà confirmé sans aucune tentative de négation ni de falsification, ni moquerie, ni d'adaptions. Allah dit à ce propos : 

 

« il n'y a rien qui Lui ressemble et c'est Lui l'Audient et le Clairvoyant »

[Sourate Ach-Choûrâ 42:11]

La première partie étant: « il n'y a rien qui Lui ressemble » est une riposte a celui qui Lui donne une équivalence ou Le compare, alors que la seconde partie qui est « C'est Lui l'Audient et clairvoyant » est une riposte au négateur et au falsificateur.

 

L'unicité des noms et des attribues repose sur des bases parmi lesquelles tous les noms d'Allah sont fondes sur des textes révélé. Il faut honorer les noms et les qualités divins et les écarter de toute tentative de ressemblance, bien au contraire nous croyons aux noms et aux qualités d'Allah le Glorieux et nous réfutons toute identification avec ceux et celles des créatures. Il faut mettre un terme a toute tentative visant a percevoir l'essence des qualités d'Allah. Nous attestons que les significations des qualités d'Allah le Très Haut et de Ses noms sont connus au niveau de la langue et ils nous sont bien connus: L'ouïe est autre chose que la vue et 1'établissement est différent de la descente. Mais la vérité et 1'essence sont du domaine du savoir qu'Allah le Très Haut lequel S'est réserve a Lui seul. Allah nous a informes de Ses noms et Ses qualités, mais il ne nous informe pas sur leurs essences.

2) La foi en les anges

Les anges sont des créations parmi les créatures d'Allah. Il les a crées à partir de la lumière pour qu'ils L'adorent et qu'ils exécutent Ses ordres dans tout l'univers. Seul Allah connaît leur effectif et leur essence. Ce sont des créatures de l'au-delà que nous ne pouvons pas voir, car Allah les a voilés à notre perception. Par contre, il les a dévoiles a certains adorateurs, comme ce fut le cas de notre Prophète -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallam- qui avait vu Jibril -‘aleyhi sallam- directement. Il est munit de 600 ailes qui voilent l'horizon. En outre, il est apparu à  la vierge Maryam -‘aleyha sallam- dans la forme d'un être humain. Elle lui parla et il lui en fit de même. Cependant nous croyons en eux de manière ferme et sans aucun doute, car Allah ainsi que Son messager nous ont informes d'eux sans équivoque.

 

Allah dit :

 

« Mais ce sont plutôt des serviteurs honorés. Ils ne devancent pas son commandement et agissent selon son ordre »

[Sourate Al-'Anbiyâ' 21:26-27]


Il faut donc croire en eux de façon générale, quant aux détails, il ne faut y croire que sur preuve.

Nous croyons aussi aux travaux qu'ils effectuent selon la volonté d'Allah comme Sa glorification et le décompte en sa faveur nuit et jour et sans aucune forme d'ennui ou de nonchalance.

 

Il faut croire, notamment, a certains de leurs travaux desquels Allah et Son messager nous ont informes: l'archange Jibril -‘aleyhi sallam- est le messager des révélations divines qui descend du ciel, Michaël -‘aleyhi sallam- est le responsable de faire tomber la pluie, Israphile -‘aleyhi sallam- a été chargé par Allah de souffler dans la trompe, l'archange Azrai'l -‘aleyhi sallam- est le responsable de la prise des âmes, 1'archange Malik -‘aleyhi sallam- est le régisseur de l'Enfer (qu’Allah nous en préserve) et d'autres anges qui sont responsables des fœtus. Il y a aussi des anges qui sont responsables de la comptabilité des œuvres des gens et des d'autres qui sont charges d'interroger les morts des qu'ils sont enterres.

 

3) La foi en la révélation des Livres

C'est à dire prendre ces Livres pour vrais et croire en ce qu'ils contiennent de guidée et d'illumination, et attester qu'Allah les fit descendre à Ses messagers pour guider l'humanité toute entière. Parmi Ses livres il y a la Torah, l'Evangile, le Zabour (les psaumes) et les feuilles anciennes d'Ibrahim et de Moise. Les plus importants d'entre eux restent la Torah, l'Evangile et le Coran qui est le plus honorable de ces trois derniers, car il les a abrogés.

 

Allah dit :

 

« Pour confirmer le livre qui était là avant lui et pour prévaloir sur Lui »

[Sourate Al-Mâ'ida 5:48]


Et ils croient que le Coran est les paroles d'Allah révélées et non crées (aussi bien pour sa graphie que pour son contenu) et par le biais duquel il a transmis la Vérité. Il a transmis le Coran a l'archange Jibril -‘aleyhi sallam- qui l'a révèle a Mohammed -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallam-. C'est le Livre que les cœurs mémorisent, les langues récitent et que les feuilles gardent. Allah a prévenu tous ceux qui s'en moquent ou le falsifient et ce, jusqu'au jour de la Résurrection.

 

Allah dit :

 

« En vérité c'est Nous qui avait fait descendre le Coran et c'est Nous qui en sommes les gardiens »

[Sourate Al-Hijr 15:9]


Etudier le Coran, l'apprendre par cœur, le réciter, l'Expliquer, en se conformant a son contenu, constituent l'un des moyens de croyance. il n'est pas permis de procéder à son explication en fonction de la raison abstraite, car cela pourrait conduire à déduire des sens erronés des paroles d'Allah sans qu'on sache le véritable message. Pour aboutir a la bonne explication, il faut se référé aux textes légués par le Prophète -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallam-.



4) La foi aux messagers d'Allah

Les messagers d'Allah sont les fidèles de la Religion et les intermédiaires entre Allah et Ses serviteurs. La mission pour laquelle Allah a envoyé Ses messagers consiste à transmettre Son message de manière claire qui fait apparaître la vérité et repousser tous les doutes.

Allah dit :

 

« Nous avons effectivement envoyé Nos Messagers avec des preuves évidentes »

[Sourate Al-Hadîd 57:25]


Et Il  ajoute :

 

« Nous n'avons envoyé de Messager qu'avec la langue de son peuple afin de les éclairer »

[Sourate 'Ibrâhîm 14:4]


Allah soutient Ses messagers par des preuves prouvant qu'ils disent la vérité et par des arguments appuyant leurs missions. Chaque Messager avait des signes et des miracles: Ceux dont les noms furent cites par Allah et ceux dont les noms n'en furent pas ainsi depuis le Messager d'Allah Noé -‘aleyhi sallam- jusqu'au dernier prophète, le Messager d'Allah Mohammed -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallam-.

Allah dit :

 

« En tant que messagers, associateurs et avertisseurs, afin qu'après la venue des messagers il n'y ait pour les gens point d'argument devant Allah. Allah est Puissant et sage »

[Sourate An-Nisâ' 4:165]


Croire en les messagers d'Allah doit être d'une manière globale, alors que croire a notre Prophète Mohammed -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallam- doit être d'une manière précise et détaillé ce qui veut dire être convaincu qu'il est le dernier des messagers d'Allah et qu'il n'y aura point de prophète après lui. il a été envoyé aux djinns et aux humains avec la religion de la Vérité l'Islam dont la légitimité comprend toutes les vertus des autres religions. Croire aux messagers d'Allah c'est croire qu'ils étaient des hommes et ne pas leur attribuer de nature divine. ils sont, en outre, des serviteurs d'Allah parmi tant d'autres. Seulement Allah le Très Haut les a honores par Son message -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallam- et par la prophétique.


5) La foi en le dernier jour

Le jour dernier est le jour de la Résurrection, le jour pendant lequel les gens seront ressuscites, rappelés aux comptes et recevoir la rétribution. Il fut nomine ainsi, car il n'y aura plus de jour après Lui, croire en lui c'est aussi croire en tous les signes avant-coureurs, notamment l'apparition de l'Antichrist (Dajjal), du Mahdi -‘aleyhi sallam- qui est un descendant du prophète -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallam- et la descente du Christ le fils de Marie -‘aleyhim sallam- qui tuera l'Antechrist et règnera sur terre avec les lois de l'Islam. Il y aura aussi le fait que le soleil se lèvera de son coucher et que la bête de la terre (Dabbah) surgira de son point prévu et que Gog et Magog (Yajouj et Majouj) émaneront et se répandront partout sur terre et d'autres signes mineurs et majeurs. Il faut croire aussi à la vie après la mort dont Allah a informé Son messager -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallam- tel que les châtiments de la tombe et l'interrogatoire des deux anges (Mounkir et Nakir) ainsi que le fait que les martyrs sont vivants auprès d'Allah, et que les âmes des gens du bonheur demeureront dans le bien-être absolu jusqu'au jour de la Résurrection alors que les âmes des gens du malheur sont châtiées jusqu'au jour du jugement dernier.

 

Il faut croire aussi en la Résurrection des morts suite au deuxième soufflement dans la trompe d'Israphil -‘aleyhi sallam- après lequel l'humanité tout entière se lèvera à l'appel de Son créateur le Dieu des univers. Ils seront pieds nus et corps nus. Il faut croire aussi au fait qu'Allah s'adressera à Ses créatures, le jour de la Résurrection, sans traducteurs, il faut croire aussi au jour de la Résurrection des morts et a celui du jugement dernier comme il faut croire à la balance ayant deux plateaux, munie de la faculté de parole et sur laquelle on pèsera les œuvres des créatures.

 

Il faut en outre, croire a la présentation par les gens des feuillets contenant leurs œuvres soit par la main droite soit par la main gauche, comme il faut croire au chemin établi au-dessus de l'Enfer ainsi qu'à la vie perpétuelle dans le paradis et l'endurance éternelle dans l'Enfer. Il y a aussi le bassin de notre Prophète -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallam- qui se situe dans les cours intérieurs d'Al-Kiyamah (le jugement dernier), et dont la couleur est encore plus blanche que la couleur du lait et dont le goût est encore plus doux que celui du miel et dont le souffle est encore plus parfume que le musc. Les récipients du bassin du Prophète sont au nombre des étoiles du ciel, sa longueur est équivalente à celle de la marche d'un mois ainsi que sa largeur. Celui qui y boit n'aura point soif. Il sera interdit de boire a quiconque ayant commis des hérésies dans la religion. Il faut croire aussi que l'intercession est vraie et qu'il y aura parmi les monothéistes des gens qui quitteront l'Enfer grâce à elle.



6) La foi au Qadar, le destin

Le destin, Al-Qadar, est la volonté d'Allah de fixer de façon irrévocable le cours des événements a Ses créatures selon Sa connaissance préalable et selon Son décret. Croire que le destin comprend quatre faits :

1- Croire à la Puissance d'Allah et à Son Pouvoir à embrasser tout ce qui existe.

Allah dit :

 

« afin que vous sachiez qu'Allah est en vérité Omnipotent et qu' Allah a embrasse toute chose de (son) savoir »

[Sourate At-Talâq 65:12]


2- Croire qu'Allah a destiné les choses avant qu'il ne les crée, et ce, pour ce qui a déjà existé et pour ce qui existera et qu'Il a tout déterminé et l'a transcrit sur une tablette préservé (auprès d'Allah).

 

Allah dit :

 

« Ne sais-tu pas qu'Allah sait ce qu'il y a dans le ciel et sur la terre? Tout cela est dans un livre et cela pour Allah bien facile »

[Sourate Al-Hajj 22:70]


3- Croire en Sa Volonté absolue car ce qu'Allah veut se réalise et ce qu'Il ne veut pas ne se réalise pas.

 

Allah dit :

 

« Car Allah fait ce qu'Il veut »

[Sourate Al-Hajj 22:18]

 

Et Il dit :

 

« Mais vous ne pouvez vouloir que si Allah veut (lui) le seigneur de l'univers »

[Sourate At-Takwîr 81:29]

4- Croire que toutes les créatures furent crées pour servir la cause d'Allah par elles-mêmes, par leurs qualités et par leurs actes.

 

Allah dit :

 

« Allah, créateur de tout. C'est Lui qui a la charge de tout »

[Sourate Az-Zoumar 39:62]


Et croire que tout se réalise: le bien ou le mal, la mécréance et la croyance, la soumission et la désobéissance, c'est Allah qui a voulu et en a préétabli et crée tous les éléments. Il faut croire aussi qu'Allah aime l'obéissance et n'aime pas la désobéissance et Il guide qui il veut et Il désoriente du droit chemin qui Il veut. Celui qui s'est égare n'a ni argument ni prétexte. Cependant, le mal n'émane pas de la volonté d'Allah, car on ne peut le Lui attribuer de par Sa clémence totale et aussi parce qu'Il a recommande le bien et interdit le mal, seulement le mal est englobé dans Ses exigences et par Sa sagesse.

Ces quatre éléments comprennent toutes les formes de la foi en le destin chez les fidèles d'Ahl As-Sunnah Wal Jama‘ah, contrairement a ceux qui ont nié certains de ces éléments et qui appartiennent aux hérétiques. Ce que nous venons d'expliquer ne nie pas le fait que le serviteur a sa propre volonté dans ses actes soumis à son libre arbitre. L'homme n'est pas contraint dans l'accomplissement de ses actes et ses croyances car il peut les choisir librement comme l'ont indique les lois divines.

 

Allah dit :

 

« Que celui qui veut prenne donc refuge auprès de son seigneur »

[Sourate An-Naba' 78:39]

 

Et Il dit :

 

« Nous l'avons guide dans le chemin qu'il soit reconnaissant ou ingrat »

[Sourate Al-'Insân 76:3]

 

Et Il dit :

 

« Et nous n'avons jamais puni (un peuple) avant de lui avoir envoyé un Messager » [Sourate Al-'Isrâ' 17:15]

Seulement le désir de l'individu et sa volonté sont réalises à partir de la volonté d'Allah et de Son pouvoir car tout l'univers appartient a Allah. Rien ne peut se passer dans Son royaume sans Sa connaissance préalable et Sa volonté.

En conclusion à ces explications sur le destin, nous disons que croire au destin signifie la croyance en la volonté d'Allah, car cette croyance constitue un élément de la foi. Allah n'accepte l'acte de quiconque avant qu'il ne croie en Lui et qu'il ne sache que ce qui lui est arrivé n'aurait pu être évité comme le fait que ce qu'il a évité n'aurait pu l'atteindre.

Ce qu'Allah veut et décide se réalise et ce qu'Il ne veut pas ne se réalise pas même si toute la communauté en décide autrement. Il faut croire aussi qu'Allah a prédestiné les sorts et décret les destins avant que les créatures ne soient créées. Il est le créateur des serviteurs et de leurs actes que ce soient du bien, du mal, du droit chemin ou de celui des égarés.

En outre, Il châtie ceux qui tombent dans la désobéissance et la mécréance et qui vont a l'encontre de son agrément. Il bénit la soumission. Le serviteur a la disposition d'agir d'une volonté et de la liberté de choisir, mais qui demeurent dépendants de la volonté d'Allah, et par son acte créatif et par l'itinéraire de sa destiné.

 

Toutes les actions du serviteur se déroulent selon le plan tracé par Allah sans qu'il y ait déboutement ou raccourcissement. Ainsi a celui dont Allah aime la bonne conduite, Il l'aide a l'atteindre et la lui facilite, et a celui qu'Allah ne la lui rend pas Il le laisse en vue de choisir le chemin des égares de son propre gré et de sa détermination.

 

Croire au destin a de bonnes retombées dans la vie des musulmans dont la soumission a Allah et l'obéissance totale a Lui Seul, la dépendance sur Allah dans les actes provocant des résultats afin que la personne ne dépende pas sur les causes, avoir l'esprit serin et le cœur satisfait, car il sait que le bien et le mal sont entre les Mains d'Allah, ne pas tomber dans l'orgueil une fois les objectifs réalisés, car il croit fermement que les fins ne sont qu'une faveur d'Allah, écarter toute forme d'inquiétude et d'anxiété lorsque la situation va a l'encontre de l'aspiration ou lorsqu'un malheur se produit, car il sait que cela s'est produit conformément au destin et à la volonté d'Allah et enfin, il n'a nul doute que le chemin de l'unité des musulmans reste lié a l'unification de leur foi.

La foi pure que manifestait les Salafou Salah (premières générations) de la communauté islamique, car c'est grâce a cette foi qu'ils avaient gouverné le monde :

 

 

« ‹Et voilà Mon chemin dans toute sa rectitude, suivez-le donc; et ne suivez pas les sentiers qui vous écartent de Sa voie.› Voilà ce qu'Il vous enjoint. Ainsi atteindrez-vous la piété. »

[Sourate Al-'An`âm 6:153]

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Published by Abou Malik - al Iman (La foi)

 

Cette article a pour but de mettre en avant les égarements des néo Mourjia et à leur tête al Albani. Leur égarement se situe au niveau de la définition de la Foi (al Iman), du lien entre les actes du cœur et les actes des membres, et de leur définition de la mécréance rejoint celle des Jahmia.

 

 

Al-Albani dit dans sa cassette al-Koufr Koufrân :

 

« Les Salafs ont séparé les actes et la foi, en ont déterminé les actes comme étant une condition de perfection de la foi. Ils n’en font pas une condition de validité de la foi, contrairement aux Khawaridjs. Est-ce claire ? »

 

 

Selon al Albani, les actes ne sont pas une condition de validité de la Foi qu'il ne font pas partie intégrante de l'essence de la Foi, et il forge un mensonge sur les Salafs qui se désavoue de cette croyance comme nous allons le voir in cha Allah ta'ala.

 

 

Et Albani dit dans la cassette Al Koufr Koufrân :

 

« Il faut faire la distinction entre la mécréance gestuelle et la mécréance du cœur.Nous n’avons jamais rien vu dans la loi islamique comme texte qui indique clairement que celui qui croit en ce qu’Allah a révélé puis ne pratique rien de ce qu’Allah a révélé soit mécréant. »

 

 

Al Albani affirme que celui qui ne pratique rien de l'islam reste musulman.

 

 

Réfutation de ces égarements évidents :

 

Premièrement, les Salafs on inclut les actes dans la définition de la Foi et ces même actes sont indissociable du reste des éléments de la Foi.

 

 

L’imâm ash-Shâfi’î – qu’ALLAH le Très Haut lui fasse miséricorde – a dit :

 
« Et il y avait Consensus des Compagnons et des Suivants et de ceux qui sont venus après eux et de ceux que nous avons pu rencontrer qui disaient : la foi est parole, acte, et intention, et l’un de ces trois ne se désolidarise de l’autre »

 

Madjmû’ al-Fatâwî (7/209), Usûl I’tiqâd Ahl as-Sunnat d’al-Lâlikâî (5/956) numéro 1593.

 

 

Médite la parole de l'imâm ash-Shâfi'î «  la foi est parole, acte, et intention, et l’un de ces trois ne se désolidarise de l’autre » qui va totalement à l'encontre des paroles d'al Albani qui dit «  Les Salafs ont séparé les actes et la foi » ainsi, al Albani va l'encontre du «  Consensus des Compagnons et des Suivants et de ceux qui sont venus après eux ».

 

 

L’imâm Al Âdjoûrî (d.360 H.) dans Ach-Charî3a au court de l’explication de l’ijmâ3 qu’il rapporte page 103 explique :


«Les actions des membres -rahimakoum Allah- sont une confirmation de l’imâne du cœur et de la langue.


Celui qui ne confirme par l’imân par ses membres: comme la purification, la salat, la zakat, le jeune, le hajj, le djihâd et ce qui y ressemble et qui se contente du simple fait de savoir et de dire,celui là n’est pas croyant. La connaissance et la parole ne lui sont pas utiles car son délaissement de l’action est un démenti de son imâne, de même que son action par ce que nous avons cité est une confirmation (tasdiq) de son imâne »



Médite les paroles de l'imâm al-Âdjoûrî « Celui qui ne confirme par l’imân par ses membres […] celui là n’est pas croyant. » alors qu'al Albani dit tout le contraire en affirmant «  Nous n’avons jamais rien vu dans la loi islamique comme texte qui indique clairement que celui qui croit en ce qu’Allah a révélé puis ne pratique rien de ce qu’Allah a révélé soit mécréant » sachant que l'imâm al-Âdjoûrî explique l'ijmâ3 à ce sujet.





Ibn Taymiyya dit dans Charh Al 3oumda 2/ 86 :


« L’imâne chez ahl as-sounna wa al djmâ3a est parole et action comme cela a été indiqué dans le Coran, la sounna et le consensus des salafs et d’après ce qui a été institué à son endroit (légitime), la parole est confirmation (tasdîq) de la véracité du prophète et l’action est une confirmation (tasdîq) de la parole.


Si l’homme est dénué de l’action de façon complète, il n’est pas croyant.
Et La parole par laquelle il devient croyant est une parole spécifique qui est l’attestation de foi , de même que l’action est la prière


Aussi la réalité de la religion est l’obéissance et la soumission et ceci s’accomplit par l’action comme cela a été dit et pas seulement par la parole.Celui qui n’a rien accompli pour Allah n’a pas voué de religion à Allah et celui qui n’a pas de religion est mécréant»





Là encore Sheikh al Islam expose bien la position de Ahl as-Sunna wa al Djmâ3, celui qui ne pratique aucun acte n'est pas croyant.





Ibn Taymiyya dit aussi :



« Les mourdji’a ont exclu l’action apparente de la définition de la foi, celui d’en eux qui visait d’exclure les actes du cœur également et de faire des ces derniers le tasdiq, le voilà l’égarement manifeste. Et celui qui visait d’exclure l’action apparente, on leur dit : l’action apparente est une implication de l’action intérieure, elle ne se sépare pas d’elle, et la disparition de l’apparent est une indication de la disparition de l’intérieur. Reste la divergence si l’action apparente est une partie intégrante de l’appellation d’al imâne indiquée par l’inclusion ou si c’est une implication »



Et le sheikh dit encore :

« Ce qui s'établit dans le cœur comme tasdîq, amour et valorisation d’Allah et Son prophète, doit absolument apparaître sur les membres : et le contraire aussi. C’est pour cela que la disparition de l’implication extérieur indique la disparition de l’élément implicateur intérieur» 7/541



Médite le passage ou sheikh al Islam dit «  l’action apparente est une implication de l’action intérieure, elle ne se sépare pas d’elle, et la disparition de l’apparent est une indication de la disparition de l’intérieur » contrairement à al Albani qui dit «  Il faut faire la distinction entre la mécréance gestuelle et la mécréance du cœur » ou quand il dit (dans une parole que l'on verra plus tard in cha Allah) «  si une mécréance de l’acte surgit de lui, accompagnée d’une mécréance du cœur, comme la mécréance d’un mécréant, alors là c’est une apostasie et ceci ne pose aucun problème » comme si selon lui, un acte de mécréance extérieur pouvait survenir d'un cœur sur la Foi, ce qui démontre clairement qu'al Albani distingue les actes et la Foi intérieur comme 2 élément distinct n'ayant aucun lien, ce qui va à l'encontre de ce que dit Ahl Sunna pour qui « l’action apparente est une implication de l’action intérieure, elle ne se sépare pas d’elle » et comme l'explique dit sheikh al Islam «  C’est pour cela que la disparition de l’implication extérieur indique la disparition de l’élément implicateur intérieur » là encore l'irja' d'al Albani apparaît clair comme le soleil dans le ciel.


Al-Albani, a dit dans son livre al-Houkm Tariq Salat, 42-43 : « Celui qui considère que la prière est une condition de la validité de la Foi, et que celui qui l'a délaisse ira éternellement en Enfer, a une ressemblance avec les Khawarijs »



Al Albani ne se rend pas compte qu'il affirme que la majorité des Sahaba sont une ressemblance avec les Khawarij, qu'allah nous préserve d'une tel parole.



Jâbir ibn 'Abdillah: Lorsque le questionna Moujâhid: « Quelle était parmi les actions, l'acte que vous considériez comme une distinction entre la mécréance et la foi au temps du Messager? »


Il répondit: « La prière »

(Rapporté par ibn Battah, Mohammed ibn Nasr, al Lâlakâi).


Aboû Houreira: D'après 'Abdellah ibn Chaqîq, d'après Aboû Houreira qui a dit: « Les compagnons du Messager  ne considéraient le délaissement d'aucun acte comme une mécréance ormis le délaissement de la prière »

(rapporté par al Hâkim, et Ad Dhahabi dit à son sujet isnad sâlih)


L'imam ibn Rajab dit:



« Beaucoup de savants du hadith voient la mécréance de celui qui délaisse la prière, et Ishaq ibn Rahaway rapporte même d'eux un consensus sur le sujet, allant jusqu'à dire que la parole de celui qui dit " il ne devient pas mécréant tant qu'il reconnaît son caractère obligatoire " est parmi les paroles des mourjia, c'est aussi l'avis de Sofian ibn 'Uyeyna ... »

(Fath al bâry de ibn Rajab)




Nous trouvons dans les Fatawas d’al-Albani, page 284 : « Il existe donc une mécréance orale et une mécréance du cœur. Alors, que nous divisions cela auparavant en mécréance de conviction et mécréance gestuelle, maintenant nous avons un autre classement équitable ; mécréance orale et mécréance du cœur. La mécréance du cœur équivaut à la mécréance de conviction, et la mécréance orale équivaut à la mécréance de l’acte »

 

Al Albani prétend que la mécréance oral équivaut à la mécréance de l'acte, ce qui revient à dire que les paroles de la langue sont des actes extérieur ce qui est la parole des Mourjia.

 

Dans As-Sounna lil Khallal est rapporté le récit suivant concernant l’imâm Ahmad :



Il dit : Mohammed Ibn Ali nous raconta qu’Abou Bakr Al Athram nous informa qu’Ibn Abdillah fut interrogé au sujet d’un dénommé Chabâba. Il répondit :



"Chabâba appelait à l’irdjâ’.



Il dit : «Et Chabâba a dit une parole dont je n’ai jamais rien entendu de plus ignoble parmi ceux qui tiennent des propos similaires." Il dit : Chabâba dit : celui qui parle a agit. Il dit Al imâne est parole est acte comme ils disent, et si la personne parle, elle aura agit par son membre qui est sa langue car elle aura agit par sa langue en parlant. Abou Abdillah dit : « C’est une parole ignoble et je n’ai jamais entendu quelqu’un tenir de tels propos, ni cela m’est parvenu ».p570-571





Et Ibn Rajab dans Fath Al Bâri dit :



« Une partie des mourdji’a disaient : l’imâne est parole et action en conformité avec Ahl Al hadîth mais ensuite, ils expliquent l’action par la parole et ils disent c’est l’action de la langue. Et L’imâm Ahmad avait mentionné cette parole de Chabâba ibn Sawwar et l’a dénigrée et dit : c’est une parole ignoble, c'est-à-dire une innovation qu’aucun parmi les salafs n’a dite.» 1/113-114



Lis bien que ce Chabâba appelait à l'irja', quelle était sn irja' ? Il disait «  celui qui parle a agit. Il dit Al imâne est parole est acte comme ils disent, et si la personne parle, elle aura agit par son membre qui est sa langue car elle aura agit par sa langue en parlant » et voilà ce que dit al Albani «  La mécréance du cœur équivaut à la mécréance de conviction, et la mécréance orale équivaut à la mécréance de l’acte » al Albani dit que la mécréance du cœur équivaut à la mécréance de la conviction ce qui est vrai (en partie), ensuite, il dit que la mécréance oral équivaut à la mécréance de l'acte, ce à quoi l'imam Ahmad répond «  C’est une parole ignoble et je n’ai jamais entendu quelqu’un tenir de tels propos, ni cela m’est parvenu » et Ibn Rajab al Hanbali dit « Une partie des mourdji’a disaient […] l’action par la parole et ils disent c’est l’action de la langue » ce qui est « une parole ignoble, c'est-à-dire une innovation qu’aucun parmi les salafs n’a dite ». Le plus inquiétant dans cela est que comme nous l'avons vu, al Albani ne fait pas rentrer les actes dans la définition de la Foi, mais nous voyons que dans le domaine de la mécréance, les paroles et les actes sont la même chose ce qui revient à dire que la mécréance ne vient que du cœur ce qui est la parole des Jahmya.



Al-Albani dit dans sa cassette al-Koufre Koufrân :

« La mécréance de l’acte est un acte qui surgit du musulman, qui est un acte de mécréants. Mais, lorsque cet acte surgit d’un musulman, il ressemble alors à celui que commettent les mécréants sous un certain aspect du point de vue de l’acte, mais sous un autre aspect il est différent de cet acte qui survient des mécréants qui lui est lié à la mécréance du cœur. Quant à ce musulman, et c’est là qu’apparait la différence entre les deux mécréances, ce musulman, si une mécréance de l’acte surgit de lui, accompagnée d’une mécréance du cœur, comme la mécréance d’un mécréant, alors là c’est une apostasie et ceci ne pose aucun problème. Par contre, lorsqu’il ne surgit pas de lui ce qui indique un lien entre son acte de mécréance et la mécréance de son cœur, alors ce n’est pas une mécréance du cœur, car la mécréance du cœur est différente de la mécréance de l’acte dans le sens que c’est une mécréance du cœur, or la mécréance de l’acte n’est pas une mécréance du cœur, mais bien une mécréance de l’acte »

 

 

Al Albani prétend que la mécréance extérieur n'est de la mécréance que si il y a mécréance du cœur, ce qui reviens à dire que les actes ne peuvent pas être de la mécréance dans tout cas de figure mais qu'ils ne sont qu'un indicateur de la mécéance intérieur, pourtant Ahl as-Sunna wa al Djamâ dit que la mécréance extérieur prend source de la mécréance intérieur, que les deux son liés et sont indissociable.

 

 

Ibn Taymiyya a dit :

 

«..parmi les mourdjia, les compagnons d’abî mou3âdh At-Toumânî … Abou Mou3âdh disait : celui qui tue un prophète ou le gifle a mécru mais pas à cause de la gifle en elle-même mais à cause de la moquerie, de l’inimité et de la haine qu’il a pour lui» Majmou » Al Fatawa 7/547

 

 

Sheikh al Islam affirme que celui qui dit que l'acte de mécréance clair et sur lequel les savants son unanimes quant à la mécréance de celui qui la commet, n'est qu'une indication de la mécréance intérieure (et non une mécréance en elle même) est un Mourji.

 

 

On a demandé au Hâfidh ibnu Ahmad Hakamî :

 

Question 169 :

Si on nous rétorque : « Se prosterner devant une idole, mépriser le Coran, insulter leMessager, se moquer de la religion et les choses de ce genre font apparemment partie de la Mécréance par les actes (Koufr ‘Amalî), donc pourquoi font-ils sortir de la religion alors que vous avez défini vous-même la Mécréance mineur comme étant la Mécréance par les actes ?»


Il a dit en réponse :

 Sache que ces quatre mécréances-là et celles qui leur ressemblent ne font partie de la Mécréance par les actes que du point de vue du geste qui fut exécuté pour que cette mécréance fût visible par les gens. Mais en réalité ces gestes ne peuvent être effectués qu’après disparition des actions du cœur que sont l’intention, la sincérité, l’amour et la soumission morale. Aucune de ces actions du coeur ne peut subsister avec ces actes de mécréance.

Donc, même si en apparence ce sont des mécréances par les actes, elles impliquent nécessairement l’existence de la mécréance du coeur (Koufr I’tiqâdî). Ce type d’actes ne peut provenir que d’un hypocrite pur ou d’un grand rebelle. Et ce n’est d’ailleurs que dans ce sens que la parole des Hypocrites dans la bataille de Tabouk peut être comprise lorsqu’« ils ont dit la parole de la mécréance et ils ont mécru après avoir été Musulmans. Ils ont projeté ce qu’ils n’ont pu accomplir. » [S9 V74] et cela malgré leur parole lorsqu’ils furent interrogés : « Vraiment, nous ne faisions que bavarder et jouer. », et Allah répondit : « " Dis : "Est-ce d’Allah, de Ses versets (le Coran) et de Son messager que vous vous moquiez ?". Ne vous excusez pas : vous avez bel et bien rejeté la foi après avoir cru » [S9 V65-66].

Nous ne définissons pas la Mécréance mineur comme étant par les actes de manière absolue.
Nous parlons seulement des actes purs, ceux qui n’impliquent pas la mécréance du coeur (I’tiqâd), qui ne s’oppose pas à la parole du coeur et aux actions du coeur.

 

Source :  « A’lâm assounnat al-manchourat » 

 

 

Médite la parole du Hâfidh « si en apparence ce sont des mécréances par les actes, elles impliquent nécessairement l’existence de la mécréance du coeur (Koufr I’tiqâdî) » qui indique bien que les actes de mécréance sont une mécréance en soit qui implique forcément la mécréance intérieure.

 

Médite aussi la parole du Hâfidh « Nous ne définissons pas la Mécréance mineur comme étant par les actes de manière absolue » contrairement à al Albani pour qui les actes à eux seul ne peuvent être de la mécréance majeur qui expulse son auteur de l'Islam.

 

 

 

Hamad ‘ibn ‘Attiq, rahimahoullah, répondant à ceux qui affirment que lorsqu’un homme commet une mécréance extérieure, par la parole ou l’acte, ne devient pas mécréant tant qu’il en est pas satisfait avec son cœur – dit :

« Le Livre d’Allah, la Sounna de Son Prophète, sallallahou ‘alaihi wa sallam, ainsi que le consensus de la Oumma se sont mis d’accord sur le fait que quiconque prononce de la mécréance ou la commet, devient un mécréant, et que pour cela n’est pas conditionnée l’ouverture du cœur à la mécréance. De cette règle est excepté seulement celui qui a été contraint. Et en ce qui concerne celui qui a ouvert son cœur à la mécréance, c’est-à-dire l’a ouvert, élargi, et en était satisfait – celui-là est un mécréant, ennemi d’Allah et ennemi de Son Prophète, même si il ne l’a pas prononcé avec la langue ou commis avec les membres de son corps. Ceci est ce qui est connu avec les preuves du Coran, de la Sounna, et du consensus de la Oumma »

 

(Source : ad-Difa’ ‘an Ahlous-Sounna wal-Ittiba’, pages 22-23. Edition : Dar al-Qur’anil-Karim)

 

 

Médite bien akhi al karim la parole du Sheikh Hamad 'ibn 'Attiq «  quiconque prononce de la mécréance ou la commet, devient un mécréant, et que pour cela n’est pas conditionnée l’ouverture du cœur à la mécréance » le sheikh ne conditionne en aucun cas la mécréance extérieure par la mécréance intérieure, bien au contraire, cela va à l'encontre du «  Livre d’Allah, la Sounna de Son Prophète, sallallahou ‘alaihi wa sallam, ainsi que le consensus de la Oumma » alors qu'al Albani affirme «  si une mécréance de l’acte surgit de lui, accompagnée d’une mécréance du cœur, comme la mécréance d’un mécréant, alors là c’est une apostasie et ceci ne pose aucun problème ».

 

Conclusion :

 

Les néo Mourjia ne peuvent pas nié l'irja de leur savant al Albani qui rejoint les Mourjia sur plusieurs points :

 

  1. Les actes ne rentrent pas dans la définition de la Foi.

 

  1. Il n'y a pas d'actes annulatifs de l'Islam en soit.

 

  1. On ne peut apostasié que par les paroles et actes du cœur.

 

  1. Les paroles de la langue sont des actes extérieur.

 

 

Comme le dit le Sheikh Aboû Qatâda -qu'Allah le raffermisse sur le Haqq et le libère-:

 

« Les fondements du Cheykh Nacir dans la croyance sont conformes à Ahl al-Sunna, mais en même temps il adhère à certains aspects des murji'a dans sa croyance. Ainsi, il affirme que « la foi est parole et acte » et cela est un principe sunnite, toutefois, il interprète cette déclaration d’une façon qui s’écarte de celle d’ahl al-Sunna et c’est là qu’il sombre dans l’Irja. Il affirme que « les actes ne sont pas une condition fondamentale de la foi », alors qu’il affirme que la parole et la conviction le sont. Il fait une distinction entre l’acte et la parole et cela est en contradiction avec les déclarations des salafs ; et c’est ainsi que nait le madhhab de l’irja.

 

Le Cheykh Al-Albani ne s’est pas limité à commettre une erreur seulement dans la parole, mais même dans la croyance, il a ainsi adopté le madhhab de l’irja dans d’autres de ses branches. »

 

Source : الفرق بين رجل مرجئ وبين رجل فيه إرجاء

 

Les Néo Mourjia de notre époque sont des trompeurs, en théorie il affirme bel et bien que la Foi est composé de parole et d'acte, mais quand on rentre dans l'application de cette théorie, on se rend compte qu'ils ne considèrent pas les actes comme des actes annulatoires de l’Islam en eux-même, et que les actes ne seront considéré comme du kuffar akbar si ils sont accompagnés d'Istihlaal, Juhoud ou d'une croyance, en somme, accompagné du mécréance intérieur, ce qui est impossible à voir en apparence, donc toutes mécréances apparentes ne sont pas des annulatifs de la Foi et en cela, ils rejoignent les Jahmyia dans le domaine de la mécréance, qu'Allah nous préserve d'un tel égarement.

 

 

 

Nous finirons par la parole suivante :

 

Ibrâhim An-Nakha3i a dit :

 

« Leur fitna (c-à-d: des Mourjia) est plus à craindre pour la oumma que celle des Azâriqa (ndt: des Khawâridj) »

 

Majmou Al Fatawa Ibn Taymiyya 7/394

 

 

Et Allah demeure le plus savant.

 

 

Voir aussi : http://musulman-du-monde.over-blog.com/article-les-neo-murji-ah-54717685.html

 

 

 



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Les mourjia contemporain propage leur poison de l'irja en utilisant des paroles qui les trahissent sans le savoir, comme la parole « son acte est une indication de sa mécréance intérieur », en disant cela il conditionne la mécréance à ce qui est lié au cœur, et que l'acte (de mécréance) en lui même ne fait pas sortir de l'islam.

 

Il est vrai que l'acte de mécréance est un indicateur de la mécréance intérieur, seulement, Ahl Sunna dit que l'acte lui même fait sortir de l'islam et qu'il n'est pas juste un indicateur de la mécréance intérieur.

 

Ach-Chahristâni dit :

 

« et c’est vers cette doctrine que pencha Ibn Ar-Râwinidi et Bichr Al Marrîssî, les deux ont dit : « L’imâne est le la croyance du cœur et la langue ensemble et le koufr est le djhoûd et l’inkâr (reniement), et le fait de se prosterner pour le soleil, la lune ou la statue n’est pas de la mécréance en soi mais une marque (indication) de mécréance. »(Al Milal wa an-Nihal 1/144 Dar al Ma3rifa , 1404h.)

 

Ibn Taymiya dit aussi:

 

« ..parmi les mourdjia, les compagnons d’Abî Mou3âdh At-Toumânî … Abou Mou3âdh disait : celui qui tue un prophète ou le gifle a mécru mais pas à cause de la gifle en elle-même mais à cause de la moquerie, de l’inimité et de la haine qu’il a pour lui» Majmou Al Fatawa 7/547

 

Voilà l'irja dissimulé de certaines sectes de nos jours, on voit bien que les savants d'Ahl Sunna ont qualifié cette croyance (de croire que la mécréance ne peut être que du cœur et de la langue) comme étant de l'irja, qu'Allah azza wa jal nous en préserve.

 

Voici la position d'Ahl Sunna à ce sujet :

 

Ibn Taymiya a dit :

 

 

 

« Cette question a deux volets. Le premier est de prouver la mécréance extérieure et le deuxième est de prouver la mécréance intérieure. Quant au deuxième volet, il est bâti sur le fait que l’imân soitparole et action comme nous l’avons dit précédemment. Il est impossible que l’homme ait un imân installé dans son coeur qu’Allah lui a imposé de prier, de s’acquitter de la zakât , du jeune et du hajjet qu’il vive ensuite toue sa vie sans se prosterner une seule fois, sans jeûner le mois de Ramadan, sans s’acquitter de la zakât , sans aller au hajj , ceci est impossible et ne peut survenir sans qu’il y ait de l’hypocrisie et de la zandaqa dans le cœur mais pas avec un imân valide » Al Fatawa 6/616



Le sheikh cite bien 2 types de mécréance, extérieure et intérieure, ensuite il stipule que celui qui commet aucun acte n'est pas d'iman valide, contrairement au néo mourjia de l’extrême qui vont jusqu'à dire que celui qui commet aucun acte à un iman valide qu'Allah nous préserve de cet égarement.

.

 

Et Allah est le plus savant.





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Parmi les épitres qui répondent le mieux à cette question, c’est l’épître du cheikh Hamid al Ili qui s’intitule «Bayan haqiqat al Imane wa al rad ‘ala mourji’at al a’sr » (1) 


Avec la permission d’Allah, je vais tâcher de résumer l’essentiel de l’épître sans pour autant en trahir le contenu. 


Avant de commencer le résumé, j’aimerais attirer l’attention du lecteur sur le fait que l’auteur a écrit cette épître sous forme de dialogue, entre un cheikh et un jeune pseudo-salafi qui croit être sur manhaj ahlou as-sunnah wa jama’a dans le chapitre al Imane. 

En résumé : 

Le propos du cheikh se résume à l’idée que doit se faire le talib al ‘ilm ou le musulman sur le sens à donner à la notion de al Imane et la différence entre madhab ahlou as- sunnah et madhab al mourji’a concernant cette notion. 

Le propos du cheikh : 

A Quelle relation entretient-il entre l’acte et al Imane ? 

L’acte fait partie de la réalité de al Imane et al Imane est un ensemble d’actes et de paroles. Celui qui tourne le dos entièrement à l’acte, son Imane sera nul et non avenu. Chez ahlou as-sunnah, celui qui abandonne totalement l’acte n’est pas croyant (mouslim). Ahlou sunnah considère qu'il est à l’image de celui qui commet les actes annulateurs de al Imane. Ceci sous-entend qu’il y a des actes faisant partie intégrante d'al Imane, c'est-à-dire des actes de validité d'al Imane. (2)

a- Qu’est ce qu’on entend par le mot « acte » ?

On sait maintenant qu'al Imane est un assemblage complexe, d’actes et de paroles. De quels actes et de quelles paroles s’agit-il ? Ahlou sunnah sont unanimes que la parole est la parole du cœur qui est at-tasdiq et la parole de la langue qui est la chahada.


Tandis que « l’acte », c’est l’acte du cœur et l’acte de la langue et de nos membres.


L’acte du cœur ici veut dire : « La crainte révérencielle d’Allah, la confiance en Allah, l’amour d’Allah… » . 


Nous pourrions dire que al Imane est une réalité qui englobe actes et paroles et en même temps bâtit sur tout ça. 

b- Propos des murjia' : 

Ce qui est le plus connu chez les chouyoukh al mourji’a, c'est qu'ils considèrent al Imane comme une seule entité. Selon eux, ce n’est pas un assemblage complexe, c'est-à-dire qu'al Imane veut dire : « tasdiq al qalb » (approbation du cœur) d’où la prononciation de la chahada, chez les mourji’a, c’est l'unique condition pour l’exécution des jugements ici-bas seulement.

c- L’harmonie entre l’acte et la parole (cause à effet) :


Ce qui est établi chez ahlou sunnah, c'est que l’acte des membres est une conséquence inéluctable de l’acte du cœur et l’acte du cœur est une conséquence de l’approbation du cœur à la seule condition qu’il n y a pas d'obstacles ou d'interpositions entre tasdiq du cœur et l’acte du cœur. Ceci veut dire que l’acte des membres est inséparable de l’acte du cœur. Toute absence totale de l’acte des membres sous-entend absence totale de l’acte du cœur.


Un exemple : 


Celui qui croit –yousadiq- en Un Dieu Unique, ayant les plus beaux noms méritant d’être adoré, il lui est obligatoire de l'aimer, le craindre et de lui faire confiance…et par conséquent, il devra le prouver par des actes des membres. Les actes des membres tarderont à se réaliser même en présence de l’acte du cœur qu’à condition d’un empêchement majeur : l’incapacité, une mort subite ou l’ignorance.

d- Une question qui reste en suspend !

Nous ne nous pouvons pas envisager l’existence d’un Imane dans notre fort intérieur, c’est à dire l’approbation du cœur et son acte, sans que cela ne se reflète dans les actes de nos membres.


D’où la question qui s’impose : Pourquoi ach-chouyoukh al mourji’a disent : « La personne peut être croyante dans son cœur et l’acte est en dehors de ce qu’on nomme al Imane » ? 


La réponse est simple : « Al Imane chez les mouji’a ne concerne que « Tasdiq al qalb », l’approbation du cœur ». Il n’est pas difficile chez cette catégorie de chouyoukh d’imaginer al Imane sans actes. Pour eux, la parole du cœur suffit. 

d-1-Première Réponse aux mourji’a :

Chez ahlou sunnah ( as-Salaf as-salih), al Imane, c’est tasdiq ( approbation du cœur) et actes, il est composé des deux. L’acte de nos membres est une conséquence obligatoire à l’acte du cœur et les deux entités sont al Imane lui-même et rentrent dans sa signification. 


C’est pour cette raison qu’il n y a pas de Imane avec l’absence des actes de nos membres sauf s’il y a un empêchement. La personne ne peut être croyante si son cœur ne renferme aucun acte. 


On trouve la réponse dans le Quoran : Allah nous cite tasdiq « Chaytan » et tasdiq « Pharaon », mais ce tasdiq ne leur était d’aucune utilité car non accompagné par l’acte du cœur. Ce qui a empêché l’acte du cœur même avec at-tasdiq, c’est l’orgueil (ce cas précis). 
Parmi les cas, pour lequel at-tasdiq n’a pas de significations, la personne qui a une préférence pour la vie d’ici-bas, elle croit à la preuve du Prophète (sws) mais ne veut pas se soumettre et suivre. 

d-2 Deuxième réponse aux mourji’a :

Que dire de ceux qui rentrent fi-l-l Jannah sans actes ? 


L’ensemble des ahadith qui cite cette catégorie de gens leur sont particuliers. Ils n’ont pas accompli d’actes pour la simple raison soit qu’ils étaient ignorants (ignorance qu’on ne peut pas lever : al ‘ajz) soit ils avaient une incapacité. Dans ce cas de figure, c’est toujours rad al mutachabih (une réplique pleine d'ambiguïté). Il a al mouhkam car il n’est pas acceptable que ce type de gens auraient su al haqq et auraient dû agir mais ne l’ont pas fait. Ceci contredit le coran et la sunnah et ijma’ al oummah.

B Al Kufr chez les murji’a :

Pour les mourji’a, le Kufr ne peut être que Kufr juhoud, Kufr istihlal et Kufr taqdib. Ils appellent ce type de Kufr, Kufr I’tiqad. Ils ne peuvent jamais imaginer un Kufr sans l’accord tacite du cœur. 

L’exemple n°1 

Prenons l’exemple de celui qui insulte Allah ou Son Prophète (sws). 
Un mourji’ va t’affirmer que celui qui commet ce fait « insulter Allah ou Son Prophète » ne le commet que parce qu’il n’est mousadiq ou il le rend hallal. 
Nous répondons à cette affirmation par un fait réel. Beaucoup de ceux qui par un accès de colère, insulte Allah et Son Prophète sws), accomplissent la salat, savent qu’il est interdit de proférer cela et ne démentent pas la religion d’Allah. 


Dans ce cas de figure, cet acte ou parole de Kufr n’affecte pas leur I’tiqad, c'est-à-dire leur tasdiq. Donc comment expliqué ça ? Chez ahlou sunnah, ceci ne pose aucun problème car ils considèrent que cet acte est « lui-même » un Kufr, l’accord du cœur n’intervient pas. Et ceci, si c’est le cas qui amener cette personne à insulter Allah ou Son prophète, alors qu’il croit en Allah et à Son Prophète et il considère cet acte comme haram.


La seule explication chez ahlou assunah, c'est que cet acte n’affecte pas la parole du cœur mais, par contre, affecte l’acte du cœur. Or, cette personne a du mépris pour la religion d’Allah et de Son Prophète (sws). Le mépris dans son cœur a rendu caduque son amour d’Allah et de Son Prophète (sws). Ceci annule, alors, la chahada. 

L’exemple n° 2

Prenons un autre exemple, celui qui pour satisfaire ses besoins d’ici-bas obéit aux mouchrikine en accomplissant des actes de chirk ou de kufr comme se prosterner devant une croix ou une idole, insulter le Prophète (sws)…etc.


Alors que dans son cœur, il mécroit à leur croix et à leur idole et déteste les koufar, alors qu'il atteste que ce qu’il a fait, il ne le considère pas comme licite, al madhab ahlou sunnah dans ce cas aussi est claire, il le considère comme kafir. 

C- Différence entre les anciens mourji’a et ceux d’aujourd’hui. 

Nous constatons que les mouji’a d’aujourd’hui sont allé trop loin par rapport aux anciens. 


Les anciens mourji’a considèrent que tout acte que le Coran et la sunnah appelle Kufr apparent, le considèrent comme Kufr apparent mais à la différence de ahlou sunnah, ils ajoutent « l’accord du cœur » ou kufr al i’tiqad. Car pour les mourji’a anciens, disent : « nous le considérons comme kafir apparent car on est obligé de juger l’apparent. Tandis que si la personne ne rend pas licite ce qu’il a fait et considère cela haram, nous disons qu’il croyant chez Allah ». 


Les mourji’a d’aujourd’hui, ne considèrent ni Kufr apparent ni inapparent, à condition que celui qui commet l’acte ou la parole de Kufr apparent devra le déclarer solennellement et comme ça on ne pourra jamais juger du kufr de quelqu’un et le pire la frontière entre al Kufr et al Imane disparaitra. Toute personne commettra al Kufr et le propagera sans crainte, de poursuite, car en fin de compte se disculpera par une simple déclaration « je ne l’ai pas rendu licite et je crois en Allah et Son Prophète ». 


D- Al Kufr chez les Salaf 

Pour al salaf, rendent mécréants par les actes annulateurs de la foi et ne prennent pas en considération la condition « al istihlal », « al juhoud » et « al taqdib » qui sont des termes qui s’interpenetres et se rapproches les uns des autres. Alors que nous savons maintenant que les mouji’a, ne rendent mecreants que par l’ajout de « al istihalal », « al jouhoud »et « al taqdib ». Car chez ses derniers « al Imane » ne peut etre que « tasdiq » et l’acte n’en fait partie, mais considérait comme pouvant parfaire al Imane c’est tout.

Par le frère « GLADIATEUR » du forum Ansar al Haqq.

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