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Articles avec #la democratie et le vote

Réponse à l’ambiguïté « la majorité du peuple choisira la Sharî’a »

 

Par le sheikh Nasir al-Fahd

 

Il [shaykh Al Fahd] fut questionné : concernant le fait de soumettre la Législation d’Allâh ou la gouvernance par la Sharî’a au vote : ceci est-il considéré comme étant un annulatif de l’Islâm expulsant de la Religion ? Et s’il dit « je sais de manière sûre et certaine ou je suis quasi sûr que la majorité se prononcera au profit du vote du oui » ?

 

Il (qu’Allâh le préserve) répondit : Oui, et ceci est le pouvoir du peuple appelé « la démocratie ». Nous nous désavouons d’elle auprès d’Allâh ainsi que de chaque Tâghût.

 

Et s’il aurait dit que l’ensemble du peuple –non pas la majorité seulement- votera en sa faveur : ceci n’est point valable et ceci n’est point le pouvoir d’Allâh mais il s’agit plutôt du pouvoir du peuple. Ils ne gouvernent pas par elle [la Législation d’Allâh] car Allâh l’a imposé ou car Il l’a légiféré mais plutôt, ils gouvernent par elle car le peuple l’a voulu. Si le peuple aurait voulu autre que la Législation d’Allâh il aurait agit en conséquence.

 

Ainsi, les égarements affiliés au travail islamique dans ce domaine sont nombreux. Il incombe donc de ta part de méditer les propos des kharijites et comment il fut statué de leur déviation de l’Islâm, il fut ordonné de les tuer et ils furent blâmés très sévèrement malgré leurs grandes adorations et leur vénération de l’Islâm, de la Législation d’Allâh et malgré leur objectif tendant vers le bien : quelle est donc la cause de ceci ?

 

C’est parce qu’ils prirent une doctrine issue de leur raison qui n’est point celle du Prophète (sallâ-llâhu `alayhi wa sallam) et de ses Compagnons. Qu’en est-il donc de ceux-là (le peuple) qui ne possèdent point l’adoration, la vénération de la Législation d’Allâh qu’avez ceux-là (kharijites) ?

 

Et ils sont sur le point de faire entrer la mécréance par l’ensemble de ses portes : leur visée du bien sera-t-elle un intercesseur pour eux ?

 

Le propos à ce sujet est long et c’est auprès d’Allâh que l’assistance est recherchée.

 

Shaykh Nâsir Al Fahd (puisse Allâh le raffermir et hâter sa libération)

 

Traduction : L’anse la plus solide

Mai 2014 ~ Rajab 1435

 

Source : الفتاوى الحايرية

 

Source: http://lanse-solide.at.ua/load/fatawa/democratie/reponse_a_l_ambiguite_la_majorite_du_peuple_choisira_la_shari_a/53-1-0-402#sthash.NDDt5dxX.dpuf

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Published by Sulaymân Abû Mâlik - La démocratie et le vote

Question 30 

 

On le [sheykh Nasir al-Fahd]questionna : il y a des gens qui disent que le fait d’entrer au Parlement n’est pas en soi de la mécréance car il est possible d’y entrer sans commettre de koufr.

 

Il répondit qu’ALLAH le préserve : ce n’est pas possible puisque le parlement est un conseil législatif et y adhérer fait de vous un législateur en dehors d’ALLAH soubhânnah. Il faut également jurer que l’on respectera la constitution. Comment est-ce donc possible d’y entrer sans commettre aucune forme de mécréance ?!

 

Source: http://www.gulfup.com/?onRb8m

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Published by Sulaymân Abû Mâlik - La démocratie et le vote

بسم الله الرحمن الرحيم        

Il [shaykh Al Fahd] fut questionné : Quelle est la signification de la démocratie ? Et quelle est la différence entre elle et la Shûrâ [conseil consultatif] ? Et quelle est le statut de l’entrée au parlement ?

Il répondit, qu’Allâh le préserve : La démocratie est le pouvoir (commandement) du peuple, elle signifie que le fait de légiférer, de rendre licite et illicite appartient au peuple lui-même. Avant, elle se trouvait en Grèce, avant Jésus-Christ, puis elle se développa après la révolution anglaise, puis française jusqu’à parvenir à ce à quoi elle est parvenue.

Elle est une mécréance claire car le pouvoir (commandement) appartient à Allâh (Glorifié soit-Il) et Il a nul associé comme le Très-Haut l’a dit : et Il n'associe personne à Son commandement.[1]

La démocratie se différencie de la Shûrâ plus que ne se différencie la fornication du mariage, et cela sous tous les aspects :

Premièrement : la Shûrâ a lieu concernant les affaires demandant des efforts de réflexion au sujet desquelles, il n’y a pas de Textes clairs les concernant. Par contre, lorsque le statut (sentence) concernant [une affaire] est clair : il n’y a pas de Shûrâ la concernant. Alors que la démocratie concerne toute chose sans exception.

Deuxièmement : la Shûrâ est réservée à un groupe « Ahl Al Hall wa Al `Aqd » connus pour l’équité, la vertu et la religiosité. Alors que la démocratie est réservée à un groupe élu par le peuple selon leurs passions, selon ce sur quoi sont basés leurs intérêts et ce, même s’ils [les élus] font partie des gens les plus dépravés.

Troisièmement : d’après ce qui est correct, le pouvoir de la Shûrâ n’est point astreignant, ainsi, le gouverneur juste n’oblige pas à ce qu’on se rallie à lui lorsqu’il voit que l’intérêt (bénéfice) se trouve dans ce qui lui est opposé. Alors que la démocratie est astreignante.

Quatrièmement : dans la Shûrâ, ils ne promulguent pas des sentences (décisions) et des lois imposées aux gens alors que dans la démocratie, ils promulguent cela.

Il y a d’autres différences encore. Il y a des livres ne comportant aucun mal traitant de cette question auxquels il serait bon de se référer.

Quant à l’entrée au parlement cela est une grande abomination et cela, sous tous les aspects :

A/ cela comporte une approbation du pouvoir (commandement) du peuple car le parlement est l’assemblée législative qui promulgue les lois, ainsi, par son entrée en son sein, il installe un juge en dehors d’Allâh, et ceci est mécréance. Et si par exemple, les islamo[-démocrates] prennent le contrôle du parlement et qu’ils instaurent une constitution islamique, ceci n’est point le pouvoir (commandement) d’Allâh mais il s’agit plutôt du pouvoir (commandement) du peuple. C’est pour cela que si les parlementaires changent, de fait, les lois changent, et ainsi de suite. Ceci ne constitue point la gouvernance par la Sharî’a. La Sharî’a gouverne par la force et quiconque la rejette parmi le peuple est frappé par l’épée et est jeté aux ordures et on ne regarde point le nombre d’électeurs, d’approbateurs et d’opposants.

B/ Il est indispensable à celui qui intègre le parlement de prêter serment de respecter la constitution. Le fondement de la constitution étant la mécréance. Elle comporte des mécréances indénombrables et son respect constitue une mécréance : qu’en est-il donc de prêter serment pour cela ?!

C/ Ceux qu’ils dénomment les « islamo[-démocrates] » font des concessions sur de nombreuses choses dans le but de parvenir au parlement, ensuite, ils ne réalisent pas une seule partie de ce qu’ils avancèrent parmi les concessions. Regarde donc notre contexte d’aujourd’hui, tu apprendras très bien cela.

Et du shaykh Ahmad Shâkir (qu’Allâh lui fasse miséricorde) dans « `Umdat at-tafsîr » à Sa Parole au Très-Haut : Et consulte-les à propos des affaires[2], c’est un très beau discours [le tafsîr du shaykh] dans la comparaison entre la démocratie et la Shûrâ, ainsi qu’une réplique à quiconque place la démocratie comme faisant partie de la Shûrâ, à quiconque invite aux élections : réfères-y-toi car ce sont des paroles écrites avec de l’or.
 
Shaykh Nâsir Al Fahd (puisse Allâh le raffermir et hâter sa libération)

Traduction : L’anse la plus solide

Rajab 1435 ~ Mai 2014

Source : الفتاوى الحايرية

http://lanse-solide.at.ua/load/quelle_est_la_signification_de_la_democratie_et_quelle_est_la_difference_entre_elle_et_la_shura_conseil_consultatif/53-1-0-401 

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Published by Sulaymân Abû Mâlik - La démocratie et le vote

Chapitre trois

 

Réfutation des Ambiguïtés et Mensonges qui servent à justifier la Religion Démocratie

 

 


Allah le Très Haut dit : « C'est Lui qui a fait descendre sur toi le Livre : il s'y trouve des versets sans équivoque, qui sont la base du Livre, et d'autres versets qui peuvent prêter à diverses interprétations. Les gens, donc, qui ont au coeur une inclinaison vers l'égarement, mettent l'accent sur les versets à équivoque, cherchant la dissension en essayant de leur trouver une interprétation, alors que nul n'en connaît l'interprétation, à part Allah. Mais ceux qui sont bien enracinés dans la science disent : "Nous y croyons : tout est de la part de notre Seigneur !" Mais, seuls les doués d'intelligence s'en rappellent. "Seigneur ! Ne laisse pas dévier nos coeurs après que Tu nous aies guidés; et accorde-nous Ta miséricorde. C'est Toi, certes, le Grand Donateur ! » [1] 

 

Allah le Très Haut a mis pour nous en évidence dans ces versets le fait que les gens, dans leur attitude face à Sa Loi, sont de deux catégories :

 

1-Les gens qui sont bien enracinés dans la science : ils la prennent et ils y croient dans son ensemble, et ils relient entre eux le général et le particulier, ce qui est absolu et ce qui est restrictif, l’abrégé et le détaillé, et tout ce qui se présente à eux, ils le renvoient aux fondements clairs et évidents, aux bases essentielles, et aux racines solides qui permettent la compréhension des Sources de la Loi.

2-Les gens de la maladie et de l’égarement : ils suivent ce qui est ambigu, ils le prennent, et s’en réjouissent en recherchant la fitna[2]… et en se détournant de ce qui est clair, évident et explicite …

 

Et ici, dans ce sujet relatif à la démocratie, aux assemblées parlementaires du chirk, et ce qui s’y rapporte … les gens suivent la voie des gens de la maladie et de l’égarement, et ils suivent les on-dit et les ambiguïtés, et ils prennent des propos singuliers, sans rattacher ces références à leurs sources claires, ni aux commentaires et explications des bases de la Religion, et de ses fondements essentiels … et ceci pour recouvrir la Vérité du mensonge, et la lumière des ténèbres ….

 

Pour cela, nous allons réfuter ici brièvement leurs ambiguïtés les plus connues dans ce domaine, et nous les dévoilerons et les réfuterons avec l’aide d’Allah le Souverain, le Grand Donateur, Celui qui déplace les nuages et détruit les coalisés…

 

 

Ambiguïté Numéro Une

 

Le travail de Yousouf (sur lui la Paix) auprès du roi d’Egypte,

Et la réponse à leur ambiguïté

 

Sache que tient à cette ambiguïté une partie de ceux qui sont pauvres en arguments… Ils disent : « Youssouf (sur lui la Paix) n’a-t-il pas occupé la fonction de ministre auprès d’un roi mécréant qui ne jugeait pas par ce qu’ALLAH (le Très Haut) a révélé ? Ainsi il est permis de prendre part aux gouvernements mécréants et d’entrer dans leurs parlements et leurs assemblées, etc.… »

Nous disons, et la réussite provient d’ALLAH (le Très Haut) :

 

Premièrement : le fait d’argumenter par cette ambiguïté en faveur de l’entrée dans les parlements polythéistes, et dans le but de les rendre licites, est certes vain et erroné, parce que ces parlements polythéistes sont fondés sur une religion autre que la Religion d’ALLAH (le Très Haut), qui est la religion démocratie, dans laquelle la prérogative exclusivement divine qui consiste à légiférer, à rendre licite ou illicite, est attribuée au peuple et non pas consacrée à ALLAH l’Unique.

Et ALLAH (le Très Haut) a dit :

 « Et quiconque désire une religion autre que l'Islam, ne sera point agrée, et il sera, dans l'au-delà, parmi les perdants.»[3]

 Quelqu’un oserait-il prétendre que Youssouf (sur lui la Paix) a suivi une autre religion que la Religion de l’Islam ou une autre voie que la voie de ses Pères Monothéistes, ou qu’il aurait juré de respecter une autre religion… ?? Ou qu’il aurait légiféré conformément à une autre religion ?? .. Comme c’est le cas de ceux qui ont été égarés par ces parlements… ?

 

Comment aurait il pu le faire alors qu’il a proclamé haut et fort la religion du Tawhid tandis qu’il était en situation de faiblesse en ces termes :

 « Certes, j'ai abandonné la religion d'un peuple qui ne croit pas en Allah et qui nie la vie future. Et j'ai suivi la religion de mes ancêtres, Ibrahim, Ishaq et Ya’qob. Il ne nous convient pas d'associer à Allah quoi que ce soit.»[4]

Et il dit : « Ô mes deux compagnons de prison ! Qui est le meilleur : des seigneurs éparpillés ou Allah, l'Unique, le Dominateur suprême ? Vous n'adorez, en dehors de Lui, que des noms que vous avez inventés, vous et vos ancêtres, et à l'appui desquels Allah n'a fait descendre aucune preuve. Le pouvoir n'appartient qu’à Allah. Il vous a commandé de n'adorer que Lui. Telle est la religion droite; mais la plupart des gens ne savent pas.»[5]

L’aurait-il propagée, déclarée, et prêchée alors qu’il était faible…puis il l’aurait cachée et contredite après avoir reçu l’autorité… ?!

Répondez-nous ô vous les réformateurs… !

Ensuite ne savez-vous pas, ô politiciens, que la fonction de ministre relève du pouvoir exécutif alors que le parlement relève du pouvoir législatif, et il y a entre l’un et l’autre maintes différences, et la comparaison que vous évoquez ici ne saurait être valable. Sachez donc que le fait d’argumenter au moyen de l’histoire de Youssouf (Paix sur lui) en faveur de la légalisation des parlements ne peut être valable. Cependant cela ne va pas nous empêcher de continuer à démontrer la nullité de leur argumentation par cette histoire en faveur de la participation aux fonctions d’état dans notre époque de mécréance.

 

Deuxièmement : La comparaison entre, d’une part,  les fonctions politiques de beaucoup de ces gens qui ont été égarés au sein de ces états taghout qui légifèrent en dehors d’ALLAH et qui combattent les alliés d’ALLAH et s’allient avec Ses ennemis, et d’autre part, la fonction de Youssouf(Paix sur lui) est une analogie (qiyas) mauvaise et nulle pour plusieurs raisons :

 

  1. La prise de fonctions au sein de ces gouvernements qui jugent par autre que ce qu’ALLAH a révélé nécessite de prêter serment d’allégeance à leur constitution et de jurer allégeance et fidélité au taghout qu’ALLAH a ordonné de désavouer : « Ils veulent prendre pour juge le taghout, alors que c'est en lui qu'on leur a commandé de ne pas croire. »[6]. Il est obligatoire pour eux de prêter serment sur cette mécréance avant d’accéder à leurs postes,  précisément comme c’est le cas lors de l’investiture des membres du parlement. Et celui qui prétend que Youssouf(Paix sur lui) le véridique, le noble, fils du noble, fils du noble, était semblable à ces derniers, alors qu’ALLAH fait son éloge en disant : « Ainsi [Nous avons agi] pour écarter de lui le mal et la turpitude. Il était certes un de Nos serviteurs élus.»[7]…celui qui prétend cela serait alors  le plus  mécréant des êtres et le plus mauvais, reniant ainsi la voie droite et transgressant la Religion. Il est même pire que ibliss le maudit qui a fait exception (des croyants) dans son serment en disant : « ‹Par Ta puissance ! dit [Satan]. Je les séduirai assurément tousSauf Tes serviteurs élus parmi eux›.»[8]

Et il ne fait aucun doute que Youssouf (sur lui la Paix) d’après la parole d’ALLAH(Le Très Haut), fait bien partie des Serviteurs Elus d’ALLAH, et même des plus Nobles d’entre eux.

 

  1. Celui qui est investi d’une fonction d’Etat au sein de ces gouvernements –qu’il prête serment sur la constitution ou non-  doit obligatoirement suivre la législation mécréante et ne peut en sortir ni s’en écarter, et qu’est-il sinon un adorateur et un serviteur obéissant de ceux qui ont inventé cette constitution avec ce qu’elle comprend de vérité et de mensonge, de perversité, d’injustice et de mécréance…

Est-ce que Youssouf le véridique (sur lui la Paix) était ainsi ?!... De sorte que l’on argumente de son exemple pour justifier les fonctions mécréantes de ces gens ? Certes celui qui attribue une chose semblable, au Prophète d’ALLAH, fils du Prophète d’ALLAH, fils du Prophète d’ALLAH, fils de l’Ami d’ALLAH, nul doute alors sur sa mécréance et nul doute qu’il est un hérétique et qu’il a outrepassé les limites de l’Islam. Parce qu’ALLAH (le Très Haut) dit :« Nous avons envoyé dans chaque communauté un Messager, [pour leur dire] : "Adorez Allah et écartez-vous du taghout"»[9].

Et ceci est le fondement majeur et l’intérêt essentiel de l’existence pour Youssouf (sur lui la Paix) et les autres messagers d’ALLAH. Et serait-il possible qu’il appelle les gens au Tawhid dans l’aisance et la difficulté, en position de faiblesse et d’autorité puis qu’il contredise le Tawhid comptant ainsi parmi les polythéistes ?! Comment serait ce possible alors qu’ALLAH l’a décrit comme étant parmi Ses Serviteurs Elus ? D’ailleurs certains commentateurs du Coran ont mentionné que la parole : « Car il ne pouvait pas se saisir de son frère, selon la religion du roi»[10] prouve que Youssouf (sur lui la Paix), n’appliquait pas le régime du roi ni sa loi, et qu’il ne s’y pliait pas et qu’il n’était pas contraint de le faire. Est-ce qu’on trouve chez les ministres des tawaghits et leurs parlements de nos jours une situation semblable à cela ? C'est-à-dire que le fonctionnaire dirige ce qu’on appellerait « un état dans l’état » ? Et si ce n’est pas le cas alors il n’y a pas de place ici pour cette analogie (qiyâss).

 

  1. Youssouf (sur lui la Paix) à été investi de cette fonction par une autorité provenant d’ALLAH (à Lui la Puissance et la Majesté) ; ALLAH (le Très Haut) dit : « Ainsi avons-nous affermi (l'autorité de) Youssouf dans ce territoire.» [11]C’est donc une autorité qui provient d’ALLAH et non pas du roi ou d’un autre que lui, et nul ne peut lui nuire ou l’écarter de cette fonction, même si Youssouf s’écarte de l’ordre du roi ou de sa loi et la contredit. Et est-ce qu’il y a, pour ces ignobles fonctionnaires des tawaghits contemporains, un poste semblable à cela, parmi leurs fonctions pourries dans lesquelles ils ne sont en réalité que des pantins entre les mains du taghout ?…Y a-t-il donc quelque chose de semblable chez eux qu’on puisse comparer avec la fonction de Youssouf (sur lui la Paix) et son autorité ?

 

  1. De plus Youssouf (sur lui la Paix) a été réellement et complètement investi de sa fonction (et des pleins pouvoirs) par le roi. ALLAH (Pureté et Grandeur à lui) a dit : « Et lorsqu'il lui eut parlé, il dit : "Tu es dès aujourd'hui près de nous, en une position d'autorité et de confiance". »[12]. Et il lui a été attribué une totale liberté d’action sans opposition dans son autorité, « Ainsi avons-nous affermi (l'autorité de) Youssouf dans ce territoire et il s'y installait là où il le voulait ». Il n’y avait donc personne pour le contester,  ni lui demander des comptes, ni pour le surveiller dans aucune de ses actions. Y a-t-il quelque chose de semblable chez les ministres des tawâghit de nos jours, ou n’ont-ils que des privilèges mensongers et factices...qui cessent et leur sont retirés, si l’un d’eux vient à se montrer trop gourmand, ou s’il apparaît de lui une quelconque déviance ou qu’il sort des ordres du chef ou de la religion du roi ? Et qu’est donc un ministre pour les tawâghit, sinon un serviteur de la politique du chef ou du roi, qui obéit à son ordre et s’abstient de ce qu’il lui interdit, et qui n’a pas le droit de diverger d’un seul des ordres du roi, ni de la constitution fût-ce en contradiction avec l’ordre d’ALLAH et Sa Religion… ?!

Et la prétention que cela est semblable avec le cas de Youssouf (sur lui la Paix)  et sa fonction, est la plus grande calomnie, la mécréance envers ALLAH et le reniement des éloges qu’ALLAH a fait de Youssouf (sur lui la Paix).

Ainsi, si les désoeuvrés comprennent que la situation de Youssouf (sur lui la Paix) et sa fonction, n’existe plus de nos jours chez les ministres et fonctionnaires des tawaghits…et qu’il n’y a donc point de place pour l’analogie ici, alors qu’ils abandonnent donc le bavardage et les divagations à ce sujet…

 

Troisièmement : Parmi les réfutations montrant la nullité de cette ambiguïté, il y a ce qu’ont mentionné une partie des exégètes, sur le fait que le roi avait embrassé l’Islam, et cela est rapporté de Moujahid élève de Ibn ‘Abbas (qu’ALLAH soit satisfait d’eux), et cette parole écarte définitivement l’ambiguïté qu’ils tirent de cette histoire…

En ce qui nous concerne nous croyons que le fait de suivre le sens général et apparent d’un verset du Livre  d’ALLAH (le Très Haut) est prioritaire sur les paroles, les commentaires, les spéculations et les déductions de tous les hommes qui ne s’appuient pas sur des références et des preuves…Et parmi les arguments en faveurs de cet avis, la parole d’ALLAH (tabâraka wa ta’âla: « Ainsi avons-nous affermi (l'autorité de) Youssouf dans ce territoire». Et ceci ALLAH (le Très Haut) l’a exposé ailleurs dans son Livre quand il a décrit la situation de ceux à qui Il donne l’autorité sur la terre parmi les croyants, en disant : « ceux qui, si Nous leur donnons la puissance sur terre, accomplissent la Salat, acquittent la Zakat, ordonnent le convenable et interdisent le blâmable. Cependant, l'issue finale de toute chose appartient à Allah.».[13]

Et il n’y a pas de doute que Youssouf (sur lui la Paix) fait parti de ceux-là, et des plus nobles d’entre eux, ceux qui quand ALLAH leur donne autorité ordonnent le bien et interdisent le mal…Et il n’y a aucun doute pour qui connaît la Religion de l’Islam que le plus grand bien (à ordonner) est le Tawhid, qui est le fondement majeur dans la prêche de Youssouf et de ses pères (que la Paix soit sur eux)…et le plus grand mal est le chirk contre lequel Youssouf mettait en garde, qu’il détestait et haïssait,  tout en prenant les seigneurs du polythéisme comme ennemis.

Ceci prouve clairement que Youssouf (sur lui la Paix), après qu’ALLAH lui a donné l’autorité, exécutait la religion de ses pères Ya’qob, Ishaq et Ibrahim, l’ordonnait, et interdisait et combattait tous ce qui s’y oppose et la contredit … et qu’il ne gouvernait donc pas par autre que ce qu’ALLAH a révélé, ni aidait ceux qui gouvernaient par autre que ce qu’ALLAH a révélé, ni n’aidait les seigneurs législateurs et les tawaghits adorés en dehors d’ALLAH,  ni ne les soutenait, ni ne s’alliait à eux - comme font ceux qui se sont égarés dans les fonctions de l’état, de nos jours …Et encore moins en s’alliant avec eux dans leurs législations comme font de nos jours ces égarés dans les parlements – mais au contraire il est clairement établi que Youssouf (sur lui la Paix) réprouvait leur état et blâmait leur mal, gouvernait par le Tawhid et y appelait, rejetait et repoussait celui qui s’écartait du Tawhid ou le contredisait, qui qu’il soit … Et ceci est confirmé par la Parole d’ALLAH (le Très Haut), et nul ne décrit le Véridique et Noble, descendant de Nobles, par autre que cela, si ce n’est un mécréant mauvais qui a renié sa voie (celle de Youssouf et des autres prophètes , sur eux la Paix) Pure et Parfaite.

 

Et parmi les preuves qui indiquent cela aussi et le confirment, comme éclaircissement et explication, est la parole d’ALLAH :

 

« Et le roi dit : "Amenez-le moi : je me le réserve pour moi- même". Et lorsqu'il lui eut parlé, il dit : "Tu es dès aujourd'hui près de nous, en une position d'autorité et de confiance".» [14]

 

Et que pensez-vous des propos qu’a tenu Youssouf au roi à ce moment-là, jusqu’à ce que le roi l’accepte et qu’il lui donne autorité et confiance ? Le voyez-vous se préoccuper à rappeler l’histoire de la femme du roi, alors qu’elle est terminée et que la vérité a été rendue apparente à ce sujet…Ou le voyez-vous discuter au sujet de l’unité de la patrie !...Ou de problèmes économiques etc. Ou alors d’autre chose ?? Il n’appartient à personne de tergiverser sur l’inconnu et de parler ici sans preuve, et celui qui le ferait serait parmi les menteurs, mais le commentaire de la Parole du Très Haut  « et lorsqu’il lui eut parlé »  se trouve clairement dans la Parole d’ALLAH : « Et Nous avons envoyé dans chaque communauté un messager [pour leur dire] : adorez Allah, et écartez vous du Taghout », et sa parole « En effet, il t'a été révélé, ainsi qu'à ceux qui t'ont précédé: ‹Si tu donnes des associés à Allah, ton oeuvre sera certes vaine; et tu seras très certainement du nombre des perdants. »[15], et la Parole du Très Haut dans Sa description du point le plus important de la prêche de Youssouf (sur lui la Paix).  « Certes, j'ai abandonné la religion d'un peuple qui ne croit pas en Allah et qui nie la vie future". Et j'ai suivi la religion de mes ancêtres, Ibrahim, Ishaq et Ya’qob. Il ne nous convient pas d'associer à Allah quoi que ce soit. Ceci est une grâce d’Allah sur nous et sur tout le monde; mais la plupart des gens ne sont pas reconnaissants.», et Sa Parole encore : « Ô mes deux compagnons de prison ! Qui est le meilleur : des seigneurs éparpillés ou Allah, l'Unique, le Dominateur suprême ? Vous n'adorez, en dehors de Lui, que des noms que vous avez inventés, vous et vos ancêtres, et à l'appui desquels Allah n'a fait descendre aucune preuve. Le pouvoir n'appartient qu’à Allah. Il vous a commandé de n'adorer que Lui. Telle est la religion droite; mais la plupart des gens ne savent pas.».

Il n’y a point de doute que ceci est la plus importante parole pour Youssouf (sur lui la Paix) et c’est ce qui constitue la Religion Droite pour lui, le Fondement majeur de sa Da’wa et de sa Voie, et de la Voie de ses Pères. Et s’il ordonne le bien, ceci est le plus grand bien qu’il puisse ordonner. Et s’il interdit le mal alors il n’y a rien de plus mauvais pour lui que ce qui s’y oppose et le contredit … Ainsi lorsque ceci est clarifié, alors la réponse du roi à Youssouf : « "Tu es dès aujourd'hui prés de nous, en une position d'autorité et de confiance" », apparaît comme une indication claire que le roi l’a suivi et a été d’accord avec lui, et qu’il a abandonné et délaissé la voie de la mécréance pour suivre la voie de Ibrahim, Ishaq, Ya’qob et Youssouf (sur eux la Paix)… Ou disons que si il y a un doute en cela : au minimum, le roi l’a approuvé dans son Tawhid et la voie de ses pères, et lui a donné toute liberté pour en parler et en faire la prêche, et blâmer ce qui s’en écarte, et il ne s’est pas opposé à lui en rien, et ne l’a pas chargé de quoi que ce soit qui aille à son encontre…

Ainsi il te suffit de cela pour distinguer la différence majeure qu’il y a entre le cas de Youssouf(sur lui la Paix), et le cas de ces égarés parmi les partisans des tawâghit qui les aident dans leurs fonctions, de nos jours, ou qui participent à leurs législations par le biais de leurs parlements.

 

Quatrièmement : Si tu as compris tous ce qui a été dit précédemment, et que tu as réalisé avec certitude que la fonction de ministre de Youssouf (sur lui la Paix) n’était pas en divergence avec le Tawhid, ni en opposition avec la voie d’Ibrahim, comme c’est le cas des fonctionnaires de l’état à notre époque…et supposant que le roi soit resté sur sa mécréance, alors la question relative à la fonction de Youssouf (sur lui la Paix) ne serait cependant qu’une question parmi les questions annexes qui ne présentent pas de conflit avec les fondements de la religion. Et ce une fois qu’il a été bien établi qu’il ne pouvait émaner de Youssouf (sur lui la Paix) la mécréance, ni le chirk, ni l’alliance avec les mécréants, ni le fait de légiférer en dehors d’ALLAH, mais qu’il s’attachait au contraire à ordonner le Tawhid et à interdire tout ce qui le contredit…Et ALLAH (le Très Haut) a dit à propos des prescriptions secondaires : « A chacun de vous, Nous avons assigné une législation (chir’at)  et un plan à suivre (minhâj) .»[16] .

 

Et les législations des prophètes étaient variées quant à leurs prescriptions annexes, mais elles étaient identiques en ce qui concerne le Tawhid ; le Messager d’ALLAH (Paix et Bénédictions sur lui) a dit : « Nous, communauté des prophètes, nous sommes demi frères et notre Din est unique ». Ce qui signifie : frères de mères différentes et d’un seul père … ce qui indique l’uniformité dans la base du Tawhid et la variété dans les ramifications de la législation et des prescriptions.

Ainsi il se peut que certaines choses faisant partie des prescriptions annexes, aient été interdites dans une législation de ceux qui nous ont précédés, puis nous soient rendues licites, comme par exemple la consommation des ovins, et il se peut aussi qu’il arrive le contraire, ou que des prescriptions qui étaient dures chez ceux qui nous ont précédés nous soient allégées, et ainsi de suite… Pour cette raison tout ce qui fait office de Loi dans les Législations divines de ceux qui nous ont précédés n’est pas forcément une Loi pour nous… Particulièrement quand une indication contraire apparaît à ce sujet dans notre Loi.

Et la preuve est dans notre législation sur l’abrogation de ce qui était licite pour Youssouf (sur lui la Paix)[17], et son interdiction pour nous. Il est rapporté par Ibn Hibbân dans son recueil authentique, par Abou Ya’laa et at-Tabarânî  que le prophète (Paix et Bénédictions sur lui) a dit :« Vous serez ruinés par des chefs odieux, qui s’entoureront des plus mauvaises gens, et qui retarderont les prières de leurs temps ; que celui parmi vous qui atteint cette époque ne soit ni responsable (dans l’état), ni policier, ni percepteur, ni trésorier. » 

Le plus  vraisemblable (concernant ce hadith) est que ces chefs ne sont pas mécréants mais plutôt des pervers odieux, parce que dans ses mises en garde, le Prophète (Paix et Bénédictions sur lui) mentionne habituellement la chose la pire et la plus mauvaise, et s’il s’était agi de chefs mécréants, le Prophète (Paix et Bénédictions sur lui) l’aurait mentionné, or leurs plus grands crimes mentionnés par le Prophète (Paix et Bénédictions sur lui) ici, sont de s’entourer des plus mauvaises gens, de retarder la prière. Et avec cela le prophète (Paix et Bénédictions sur lui) a interdit explicitement au musulman d’être leur trésorier. Si la fonction de trésorier auprès des chefs injustes est interdite dans notre loi, alors qu’en est t-il de ces fonctions  auprès des rois de la mécréance et des chefs du polythéisme ? « Et [Youssouf] dit : "Assigne-moi les dépôts du territoire : je suis bon gardien et connaisseur". »[18]. Et ceci est une indication claire et une preuve évidente que cela faisait partie de la Loi de ceux qui étaient avant nous, et que cela est abrogé dans notre Loi…Et ALLAH (le Très Haut) sait mieux.

 

Cela est suffisant pour qui cherche la guidée, quant à celui qui fait prévaloir ses sentiments, ses préférences et les paroles des hommes sur les arguments et les preuves, celui-ci même si des montagnes d’ambiguïtés étaient aplanies devant lui, il n’atteindrait pas la guidée. « Celui qu'Allah veut éprouver, tu n'as pour lui aucune protection contre Allah.»[19] 

 

Et avant de conclure nos propos au sujet de cette ambiguïté, je voudrais indiquer qu’une partie de ces égarés qui justifient le chirk et la mécréance par leurs sentiments et leurs préférences en faveur des fonctions mécréantes et des parlements polythéistes, mêlent à leurs arguments et ambiguïtés des paroles du Cheikh de l’Islam Ibn Taymiya (qu’ALLAH le Très Haut lui fasse miséricorde)  à propos de la fonction de Youssouf (sur lui la Paix)… Et ils ne font par ceci en réalité que recouvrir la vérité du mensonge, mentir sur le Cheikh el-Islam, et lui attribuer des paroles qu’il n’a pas prononcées. Car le Cheikh (qu’ALLAH le Très Haut lui fasse miséricorde)  n’a pas argumenté par ce récit pour justifier le chirk dans la législation, ni pour justifier la mécréance ou le jugement par autre que ce qu’ALLAH a révélé …, Allah l’en a préservé et loin de nous d’attribuer cela au Cheikh el-Islam à sa conduite dans la religion, et de tels dires détestables sont indignes de son intelligence, dires que ne peuvent prononcer que ces gens ignobles en ces temps avancés. Nous disons cela, bien que nous n’ayons pas lu entièrement les dires du Cheikh el Islam concernant le récit de Youssouf car ces dires ne peuvent de toute manière provenir d’une personne raisonnable, à plus forte raison du Savant Erudit Cheikh el-Islam (qu’ALLAH le Très Haut lui fasse miséricorde)…Et comment cela se pourrait-il alors que ses paroles s’appuient en permanence sur le fondement qui vise à éloigner les plus grands maux et à obtenir les plus hauts intérêts, en cas d’opposition. Et tu sais que le plus haut intérêt dans l’existence est l’intérêt du Tawhid, et que le plus grand mal est le mal du chirk. Le Cheikh a mentionné que Youssouf(sur lui la Paix) accomplissait ce qui lui était prescrit en fait de justice et de bienfaisance, comme pour ce qui est des dépôts, et le Cheikh dit en décrivant la fonction de Youssouf (sur lui la Paix) : « Et il a appliqué la justice et le bien qui lui étaient prescrits et a appelé à la Foi autant que possible. ».Et il dit : « Mais il a accompli ce qui était possible de justice et de bienfaisance. » 

            Et il n’a absolument pas mentionné que Youssouf (sur lui la Paix) aurait légiféré en dehors d’ALLAH (le Très Haut), ni n’aurait participé au jugement par autre que ce qu’ALLAH a révélé, ni suivi la démocratie ou quelque autre religion s’opposant à la religion d’ALLAH, comme c’est le cas de ces égarés qui mêlent la parole du Cheikh (qu’ALLAH lui fasse miséricorde) avec leurs vils arguments et leurs ambiguïtés ruineuses, afin d’égarer la masse et de recouvrir la vérité par le mensonge et la Lumière par les ténèbres…

           Quant à nous, ô frère du Tawhid, notre référence et notre argument auxquels nous revenons en cas de divergence, c’est la Révélation et rien d’autre – la Parole d’ALLAH et la parole du Messager(Paix et Bénédictions sur lui)… Et de toute personne autre que le messager d’ALLAH (Paix et Bénédictions sur lui), on accepte ou on rejette la parole. Ainsi, même si une parole telle que celle attribuée au Cheikh el-Islam avait été prononcée par ce dernier– et nous le considérons exempt de cela- nous ne l’accepterions pas de lui, ni de qui que se soit d’autre de plus érudit que lui parmi les savants, jusqu’à ce que nous vienne une preuve tirée de la Révélation…

 

 « Dis: ‹Je ne vous avertis que par ce qui m'est révélé›. »[20]. « Dis: ‹Apportez votre preuve, si vous êtes véridiques!»[21]

 

          Alors prends garde à cela et accroche-toi à ton Tawhid de toutes tes forces, et ne te laisses pas séduire ni préoccuper par les ruses et les propos séditieux des partisans du chirk et des adversaires du Tawhid … et ne te laisses pas atteindre par leurs divergences, mais soit parmi les gens du groupe bien établi dans la Religion d’ALLAH, que le Messager d’ALLAH (Paix et Bénédictions sur lui) a décrit en disant « ceux qui divergent d’eux ou s’opposent à eux ne leur nuiront en rien, et ils seront ainsi jusqu’à ce que vienne l’ordre d’ALLAH ».



[1]  S 3  V 7-8

[2] Peut être traduit en français par sédition, tentation, dissension et égarement. Le mot fitna dans le Qor’an renvoie également au chirk et au kufr comme dans le verset : “La fitna est pire que le meurtre”, mentionné plusieurs fois, ainsi que l’ont clairement expliqué les exégètes. 

[3]  S3     V  85

[4]  S 12  V  37-38

[5]  S 12  V  39-40

[6]  S 2   V  60

[7]  S 12  V 24

[8]  S 38  V 82-83

[9]  S 16  V 36

[10]  S 12  V 76

[11]  S 12  V 56

[12]  S 12  V 54

[13]  S 22 V 41

[14]  S 12 V 54

[15]  S 39 V 65

[16]  S 5 V 48

[17]  C'est-à-dire la permission pour lui de travailler chez un roi mécréant, si tant est qu’il en ait été ainsi…

[18]  S 12 V 55

[19]  S 5   V 41

[20]  S 21 V 45

[21]  S 27 V 64

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Chapitre deux

 

La démocratie : une religion mécréante innovée,

 Dont les partisans sont soit des seigneurs législateurs ou des suiveurs qui les adorent

 

Sache que l’origine de ce mauvais terme « la démocratie » est grec et non  arabe. Il est l’alliance abrégée de deux mots : « demos » qui signifie le peuple et « cratos » qui signifie le gouvernement, le pouvoir, ou la législation. Et cela veut dire que la traduction littérale du mot « démocratie » est : « le gouvernement par le peuple » ou « le pouvoir du peuple » ou « la législation par le peuple ».

 

Et ceci est la principale caractéristique de la démocratie selon ses partisans, et c’est pour cela qu’ils en font les éloges. Or c’est, ô frère du tawhid, dans le même temps, une des caractéristiques essentielles de la mécréance, du chirk et du mensonge, qui contredit et annule la religion de l’Islam et la voie du Tawhid, et qui s’y oppose le plus fermement. Car tu as compris, dans ce qui a été dit auparavant, que le fondement majeur pour lequel a été instaurée la création, pour lequel ont été révélés les Livres, et envoyés les Messagers, et l’Anse la plus solide de l’Islam est le Tawhid de l’adoration à ALLAH (le Très Haut), et le reniement de l’adoration de tout autre que Lui. Et tu as compris quel’obéissance dans la législation fait partie des actes d’adoration qui doivent être consacrés exclusivement à ALLAH (le Très Haut), sans quoi l’homme est un associateur et compte parmi les damnés.

 

Et peu importe que soit réellement appliquée cette caractéristique dans la démocratie ou non, comme y appelle de tous leurs vœux les démocrates parmi les laïques et ceux qui se revendiquent de l’Islam, ou que le pouvoir reste comme il l’est en fait aujourd’hui, c'est-à-dire : le pouvoir des notables parmi le gouvernement et leurs proches parmi leurs familles et parmi les grands commerçants, et les riches qui détiennent les richesses et les médias et qui peuvent avec leurs moyens faire parvenir qui ils veulent au parlement (palais de la démocratie), de même que leur maître ou leur seigneur (le roi ou le gouverneur) peut dissoudre l’assemblée ou la saisir à tout moment et comme il le veut.

Ainsi la démocratie, dans les deux cas, revient à la mécréance envers ALLAH (le Très Grand), et à l’association (chirk) au Seigneur des cieux et des terres, et représente une totale contradiction avec la Voie du Tawhid et la Religion des Envoyés.

 

Et cela pour plusieurs raisons :

 

            -Premièrement : parce que la démocratie est la législation par le peuple ou le pouvoir du taghout, elle n’est pas l’Ordre d’ALLAH (le Très Haut). ALLAH  ordonne à Son Prophète (Paix et Bénédictions sur Lui) de juger par ce qu’ALLAH lui a révélé, et lui interdit de suivre les passions des gens, de la majorité ou du peuple, et il le met en garde contre le fait qu’ils ne l’induisent en erreur au sujet d’une partie de ce qu’ALLAH lui a révélé. Ainsi ALLAH dit : 

 

 « Juge alors parmi eux d'après ce qu’Allah a fait descendre. Ne suis pas leurs passions, et prends garde qu'ils ne tentent de t'éloigner d'une partie de ce qu’Allah t'a révélé.».[1]

 

C’est ainsi dans la religion du Tawhid et la voie de l’Islam. Quand à la religion démocratie et à la voie du chirk, ses partisans disent : « Et juge entre eux par ce qui plait au peuple et suis leurs passions, et prends garde qu’on ne t’écarte d’une partie de ce qu’ils veulent et ce qu’ils désirent et légifèrent ». Voilà ce qu’ils disent, et c’est ainsi qu’est dirigée la démocratie, et c’est bien une mécréance claire, un chirk déclaré, pour qui fait cela. Mais la vérité concernant les démocraties est pire que cela, et si l’on voulait parler de leur situation réelle on dirait : « Et juge parmi eux par les passions du taghout et de ses notables et qu’aucune législation ne soit instituée sans son approbation ni son consentement » !!!

Ceci est un égarement évident et clair, bien plus c’est un chirk majeur et de la rébellion.

 

            -Deuxièmement : parce que la démocratie est le pouvoir du peuple ou du taghout, conformément à la constitution et non pas conformément à la loi d’ALLAH (le Très Haut). C’est ce que dictent leurs constitutions et leurs livres qu’ils sanctifient et élèvent plus que le Coran. La preuve est que la décision de leurs livres prévaut sur la décision du Coran, et que leurs lois prédominent sur la Loi du Coran.

Ainsi, la décision ou la législation du peuple dans la démocratie – si tant est qu’il ait un réel pouvoir de décision- ne saurait être acceptée que si elle trouve sa source dans les textes de la constitution et se conforme à ses clauses. Car la constitution est la reine des lois et le livre sacrée chez eux, et il n’y a point de considération dans la religion démocratie pour les versets du Coran ou les Hadiths du Messager (Paix et Bénédictions sur lui), et une loi ou une législation ne peut être instituée en conformité avec eux (c'est-à-dire avec le Coran et la Sunna) que si elle est conforme au texte de leur livre sacré (la constitution). C’est ainsi qu’est leur loi, si vous avez des doutes à ce sujet…

 

ALLAH dit : « Puis, si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez-là à Allah et au Messager, si vous croyez en Allah et au Jour dernier. Ce sera bien mieux et de meilleur interprétation (et aboutissement).».[2]

 

Et la religion de démocratie dit : « Puis si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez-le au peuple, à son assemblée et à son chef, conformément à la constitution  inventée et à la loi terrestre ».

 

Et ALLAH dit : « Fi de vous et de ce que vous adorez en dehors d'Allah! Ne raisonnez-vous pas? »[3]

 

Partant de là, si le peuple voulait que soit établi le jugement par la loi d’ALLAH (le très Haut),par le biais de cette démocratie et à travers son assemblée polythéiste législatrice, ceci ne pourrait être établi qu’avec la permission du taghout et par la voie de la constitution et à travers les textes de ses articles. Parce que la constitution est le livre saint de la démocratie, ou disons sa thora et son évangile falsifiés au gré des passions et des penchants.

 

            -Troisièmement : la démocratie est un fruit de l’infecte laïcité, et sa fille bâtarde… Parce que la laïcité est une théorie de mécréance qui tend à l’éloignement de la religion de la vie quotidienne, et à la séparation de la religion avec l’état et le pouvoir.

           

Et la démocratie c’est le pouvoir du peuple ou le pouvoir du taghout, mais elle n’est pas, dans tout les cas, le pouvoir d’ALLAH Le Très Grand, Le Très élevé, et comme tu le sais elle n’accorde aucune considération à la loi d’ALLAH le Très Haut, le Juge Suprême, sauf à se conformer au préalable aux articles de la constitution, et deuxièmement aux passions du peuple et avant tout cela aux prétentions du taghout et de ses notables…

 

A cause de cela, si le peuple tout entier disait au taghout ou au seigneur de la démocratie : « nous voulons que soit appliquée la Loi qu’ALLAH a révélée, et que le droit de légiférer n’appartienne plus en aucun cas à personne parmi le peuple ni  ses représentants parmi les députés ou le gouvernement. Et nous voulons faire appliquer l’Ordre d’ALLAH concernant l’apostat, et l’Ordre d’ALLAH concernant le fornicateur, le voleur, le buveur de vin, etc. Nous voulons ordonner à la femme le port du hijab et la décence, et interdire l’exhibition, la nudité, l’obscénité, la débauche, la fornication, l’homosexualité et les autres turpitudes… » Ils leur diraient aussitôt : ceci s’oppose à la religion démocratie et à ses principes de « liberté » !!!

Ainsi voilà la « liberté » selon la démocratie : c’est s’affranchir de la Religion d’ALLAH et la rejeter ainsi que Ses Lois, et c’est la transgression de Ses interdits. Quant à la loi de la constitution et aux limites de leur législation, elles sont protégées et sacrées dans leur démocratie puante ; bien plus, toute personne qui s’y oppose, s’en écarte ou la contredit est châtiée…

Et malheur à vous, malheur à vous, malheur à vous, malheur à vous… jusqu’à ce que la langue se lasse.

La démocratie, ô frère du Tawhid, est bien une religion autre que la religion d’ALLAH (le Très Haut), elle est la loi du taghout et non pas la loi d’ALLAH, elle est la législation des seigneurs opposés et éparpillés, et non pas la législation d’ALLAH l’Unique, Le Dominateur Suprême. Celui qui parmi les créatures l’accepte et qui est d’accord avec elle, a en réalité accepté que le droit de légiférer lui soit attribué conformément aux articles de la constitution, et que ce qu’il légifère prédomine sur la loi d’ALLAH l’Unique, le Dominateur Suprême. 

             

Et peu importe après cela, qu’il ait légiféré ou qu’il n’ait pas légiféré, qu’il ait remporté les élections législatives ou non : son agrément avec les polythéistes quant à la religion démocratie, et son acceptation que l’autorité et la législation lui soient confiées, et que son autorité soit placée au dessus de l’autorité d’ALLAH, de Son Livre et de Sa Loi : cela constitue la mécréance à part entière. Ceci est un égarement évident et clair dans tout les cas, et cela est du chirk vis-à-vis  d’ALLAH et de l’adversité envers Lui.

 

Le peuple dans la religion démocratie se fait représenter par ses députés et autres représentants, et chaque groupe, chaque parti, chaque clan parmi le peuple se choisit un seigneur parmi ces seigneurs dispersés, afin qu’il légifère pour eux en suivant ses passions et ses caprices… Mais comme cela est connu : en conformité avec les articles et les textes de la constitution et dans ses limites.

 

Et parmi eux certains choisissent leur maître adoré et leur législateur selon leurs pensées et leurs idéologies, c’est alors  le seigneur de tel parti ou la divinité de tel autre parti. D’autres parmi eux choisissent leur seigneur en fonction du clan et du groupe, c’est alors la divinité du clan untel ou l’idole adoré de tel autre clan. Et d’autre parmi eux choisissent une divinité qu’ils prétendent être « salafi » tandis que d’autre prennent un seigneur « ikhwani » …et voilà pour eux leurs maîtres adorés qu’ils soient barbus ou rasés…et ainsi de suite.

 

« Ou bien auraient-ils des associés [à Allah] qui auraient établi pour eux des lois religieuses qu'Allah n'a jamais permises? Or, si l'arrêt décisif n'avait pas été prononcé, il aurait été tranché entre eux. Les injustes auront certes un châtiment douloureux. ».[4]

 

Ces représentants sont en réalité des idoles qui ont été dressées, des statues adorées, des divinités érigées dans leurs temples et leurs forteresses du polythéisme (le parlement), qui adoptent pour eux-mêmes et leurs suiveurs la religion démocratie et la loi de la constitution ; à elle ils se réfèrent pour leurs jugements, et ils légifèrent conformément aux textes de ses articles.

Et celui qui gouverne au-dessus de tout cela, c’est leur seigneur, leur divinité, leur grande idole qui approuve ce qu’ils légifèrent et l’authentifie, ou le refuse et le rejette …c’est le chef, le roi ou le président…

 

Ceci, ô frères du Tawhid, est la vérité sur la démocratie et sa voie, la religion du taghout, et non pas la religion d’ALLAH … c’est la voie des polythéistes et non pas la voie des Prophètes … la loi des seigneurs et des divinités dispersées et divisées, non pas la Loi d’ALLAH l’Unique le Dominateur Suprême.

« Ô mes deux compagnons de prison ! Qui est le meilleur : des Seigneurs éparpillés ou Allah, l'Unique, le Dominateur suprême ? Vous n'adorez, en dehors de Lui, que des noms que vous avez inventés, vous et vos ancêtres, et à l'appui desquels Allah n'a fait descendre aucune preuve. »[5].

            « Y a-t-il donc une divinité avec Allah? Allah est Très Elevé au-dessus de ce qu'ils [Lui] associent.».[6]

 

Alors choisis ô serviteur d’ALLAH … ou bien la Religion d’ALLAH, Sa Loi Purifiée, Sa Lumière éclatante et Sa Voie droite … ou bien la religion de la démocratie, son polythéisme et sa mécréance, et son chemin tortueux et sans issue … L’ordre d’ALLAH l’Unique le Dominateur Suprême, ou bien l’ordre du taghout…

 

« Le bon chemin s'est distingué de l'égarement. Donc, quiconque mécroit au taghout tandis qu'il croit en Allah saisit l'anse la plus solide, qui ne peut se briser. »[7]

 

 



[1]  S 5    V 49

[2]  S 4    V 59

[3]  S 21  V 67

[4]  S 42  V 21

[5]  S 12  V 39-40

[6]  S 27  V 63

[7]  S 2  V 256

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Chapitre premier

 

Exposé sur le Fondement majeur,

 le But de la Création et de la Religion, de la Révélation des Livres et de l’Appel des Envoyés,

 et sur la Religion d’Ibrahim (Paix sur lui), et  l’Anse la plus solide qui est la clé du Salut.

 

Sache, qu’ALLAH te fasse miséricorde, que l’essentiel de cette religion, son fondement et son pilier, et la première chose qu’ALLAH (le Très Haut) a prescrit aux fils d’Adam de connaître et de pratiquer, avant la prière, la zakat et les autres adorations, est le reniement du taghout et son désaveu ainsi que le Tawhid d’ALLAH, purifié de toute forme de chirk. Et c’est pour cela, qu’ALLAH (le Très Haut) a créé toute la création, a envoyé les Messagers, a fait descendre les Livres, a prescrit le Jihad et le martyr. Et c’est aussi à cause du Tawhid, que fut instaurée l’adversité entre les alliés  du Rahmân et  les alliés de chaytân. Et c’est pour cela qu’à l’origine doivent être instauré l’Etat Islamique et le Califat bien guidé.

ALLAH (le Très Haut) a dit :

 

« Et je n’ai créé les djinns et les hommes pour qu’ils m’adorent »[1] c'est-à-dire qu’ils me consacrent exclusivement l’adoration. Il (le Très Haut)  dit « Nous avons envoyé dans chaque communauté un Messager, [pour leur dire] : "Adorez Allah et écartez-vous du taghout"»[2].

 

            Et ceci est l’anse la plus solide des anses de l’Islam, et aucune prêche, aucun jihâd, aucune prière, aucun jeûne, aucun pèlerinage, ne saurait être accepté sans cela. Il ne peut y avoir de préservation contre le feu, que par l’attachement ferme à ce pilier. Car c’est la seule anse dont ALLAH(le Très Haut) a garanti l’invulnérabilité. Quand aux autres anses de la religion et ses autres prescriptions, elles ne suffisent pas à elles seules sans ce fondement salutaire.

ALLAH (le Très Haut) dit :

 

«Pas de contrainte dans le Din,  le bon chemin s'est distingué de l'égarement. Donc, quiconque renie le taghout tandis qu'il croit en Allah saisit l'anse la plus solide, qui ne peut se briser. » [3]

Et Il (le Très Haut) dit : « Et à ceux qui s'écartent des taghout pour ne pas les adorer, tandis qu'ils reviennent à Dieu, à eux la bonne nouvelle ! Annonce la bonne nouvelle à Mes serviteurs »[4]

 

Vois comment ALLAH (le Très Haut) a placé la mention du reniement et du désaveu du taghout avant celle de la Foi en Lui et du repentir. Tout comme il a fait précéder la négation sur l’affirmation dans la Profession de Foi du Tawhid : « Il n’y a point de divinité » (négation) «  si ce n’est ALLAH » (affirmation). Et cela uniquement pour attirer l’attention concernant ce pilier fondamental de l’anse la plus solide ! La foi en ALLAH (le Très Haut) n’est valide et utile qu’accompagnée du reniement du taghout.

 

Les tawaghît que tu dois renier et dont tu dois t’éloigner de l’adoration afin de saisir l’anse solide et salutaire ne sont pas seulement les pierres, les statues, les arbres et les tombes, qui sont adorés par la prosternation, l’invocation, le vœux, la circumambulation…Mais son sens est plus général que cela. Le taghout englobe tout ce qui est adoré en dehors d’ALLAH (le Très Haut), par quelque forme d’adoration que se soit et qui ne réprouve pas à être adoré.

 

Le  taghout provient de « toghiane » qui est le dépassement par le serviteur des limites pour lesquelles ALLAH (le Très Haut) l’a créé. L’adoration est de plusieurs sortes ; tout comme la prosternation, l’inclination, l’invocation, le vœu, le sacrifice, sont des adorations, de même l’obéissance dans la législation est une adoration. ALLAH (le Très Haut) dit concernant les chrétiens : « Ils ont pris leurs savants[5] et leurs moines comme Seigneurs en dehors d’Allah… »[6]. Alors qu’eux ne se prosternaient pas, ni ne s’inclinaient devant les savants. Mais ils leur ont obéi dans l’autorisation de l’illicite et dans l’interdiction du licite, et ils se sont accordés avec eux sur cela. ALLAH (le Très Haut) a alors désigné ces gens du Livre, à cause de leur obéissance à leurs savants et à leurs moines dans la désobéissance à ALLAH, comme ayant pris ces derniers comme seigneurs en dehors d’Allah. Car l’obéissance dans la législation est une adoration qu’il n’est pas permis de consacrer à un autre qu’ALLAH (le Très Haut). Et si l’homme la consacre à un autre qu’Allah (le Très Haut), fusse dans une seule prescription, il devient par cela mouchrik[7].

 

Et il y a une indication claire et une preuve de cela dans la controverse qui opposa à l’époque du Prophète (Paix et Bénédictions sur Lui), les alliés de Rahman et les alliés de chaytân, concernant la bête morte et  l’interdiction de la consommer. Lorsque les associateurs ont voulu convaincre les musulmans, qu’il n’y avait pas de différence entre la bête que les musulmans égorgeaient, et la bête qui mourait de mort naturelle, en argumentant et en prétextant, que la bête morte est comme égorgée par ALLAH (le Très Haut) .ALLAH (le Très Haut) a alors fait descendre Son Jugement sur cette affaire d’au-dessus des sept cieux et a dit : « Si vous leur obéissez, vous deviendrez certes des associateurs. »[8].

 Dès lors entre dans l’appellation de taghout toute personne qui s’érige en législateur avec ALLAH (le Très Haut), qu’il soit gouvernant ou gouverné, représentant du pouvoir législatif, ou représenté par ses élus, parce qu’il a par cela dépassé les limites pour lesquelles ALLAH (le Très Haut) l’a créé. Car il fut créé serviteur d’ALLAH (le Très Haut), et son Maître lui a ordonné de se soumettre à Sa Loi, mais il a refusé, s’est enorgueillit, a outrepassé et transgressé les limites d’ALLAH(le Très Haut). Il a voulu se faire l’égal d’Allah et s’associer à Lui dans l’attribut de la législation, qu’il n’est pas permis d’attribuer à autre qu’ALLAH. Et toute personne qui fait cela, s’est certes érigée en divinité  législatrice. Il ne fait aucun doute que ce dernier fait partie des chefs de la rébellion, desquels il est nécessaire pour l’homme de se désavouer et de  s’écarter, ainsi que de ceux qui adorent ces taghout et les assistent, afin que soit valide son Tawhid et son Islam. ALLAH a dit :

 

« Ils veulent prendre pour juge le taghout, alors que c'est en lui qu'on leur a commandé de ne pas croire. »[9]

 

                Moujâhid a dit : «  Le taghout est le chaytân sous une apparence humaine vers qui les gens vont chercher le jugement et il est aussi leur chef. »

                Et le Cheikh de l’Islam Ibn Taymiya dit : « Et c’est pour cela qu’est nommé taghout celui que les gens prennent comme juge et qui juge par autre que le Livre d’ALLAH. »

                Ibn el Qayyîm a dit : « Le taghout est tout ce en quoi le serviteur dépasse ses limites devenant ainsi adoré, suivi ou obéi. Et le taghout de chaque peuple est celui qu’ils prennent comme juge en dehors d’ALLAH et de Son messager, ou qu’ils adorent en dehors d’ALLAH, ou qu’ils suivent sans aucune preuve venant d’ALLAH, ou qu’ils obéissent sans savoir si cela est dans l’obéissance à ALLAH. »

               Il dit aussi : « Celui qui cherche le jugement en dehors de ce avec quoi est venu le messager, alors il a certes pris pour arbitre et pour juge le taghout. »

              

               Et parmi les sortes de tawaghits adorés en dehors d’ALLAH de nos jours, et qu’il est obligatoire pour tout monothéiste de renier et de désavouer ainsi que ceux qui les suivent, et ceci afin de saisir l’Anse la plus solide et d’être préservé du feu, parmi donc les sortes de tawâghit figurent ces divinités et prétendus seigneurs, désignés par beaucoup de gens comme associés et législateurs en dehors d’ALLAH : « Ou bien auraient-ils des associés [à Allah] qui auraient établi pour eux des lois religieuses qu’Allah n'a jamais permises ? Or, si l'arrêt décisif n'avait pas été prononcé, il aurait été tranché entre eux. »[10]. Ainsi ils les ont suivi en faisant du pouvoir de légiférer un droit et une qualité légitime pour eux mêmes et pour leurs parlements et pour leurs autorités d’état, régionales ou locales. Et ils ont décrété cela dans leurs lois, leurs constitutions, et cela est bien connu et répandu chez eux. Ainsi ils se sont érigés en seigneurs pour tous ceux qui leur obéissent, les suivent et s’accordent avec eux  sur cette mécréance et ce polythéisme déclarés, comme a jugé ALLAH à propos des chrétiens quand ils ont suivi les savants et les moines de façon similaire.

             Mais le cas de ceux là (les divinités de notre époque) est pire, car ces savants avaient fait cela (décrété le licite et l’illicite, en contredisant la loi d’Allah), et les gens s’étaient accordés avec eux sur cela… mais ils ne l’avaient pas institué et rendu obligatoire ; et ils n’avaient pas rédigé des constitutions, des livres ou des décrets, de sorte que soit châtié celui qui s’en écarte ou s’y oppose,  et de sorte qu’ils le mettent sur un pied d’égalité avec le Livre d’ALLAH et même le fassent prévaloir sur le Livre d’ALLAH dans leurs jugements … comme c’est le cas de ceux-là (à notre époque) ..!

 

            Si tu as compris cela, sache que le plus haut degré d’attachement à cette Anse solide et le degré le plus élevé du reniement du taghout, est le point culminant de l’Islam : c'est-à-dire le Jihad contre le taghout, et contre ses alliés et ceux qui le suivent, et l’empressement à le détruire, et à faire sortir les gens de l’adoration du taghout vers l’Adoration d’ALLAH, le Très Haut, l’Unique. Et ce Jihâd consiste entre autre en l’affirmation de la vérité et sa proclamation, comme l’ont fait les Prophètes et conformément à leur Voie, qu’ALLAH (le Très Haut) nous a clairement exposée, lorsque Il nous a ordonné de prendre comme exemple la Nation et la Voie d’Ibrahim (Paix sur lui) et son Appel, en disant :

 

« Certes, vous avez eu un bel exemple [à suivre] en Ibrahim et en ceux qui étaient avec lui, quand ils dirent à leur peuple : "Nous vous désavouons, vous et ce que vous adorez en dehors d’Allah. Nous vous renions. Entre nous et vous, l'adversité et la haine sont à jamais déclarées jusqu'à ce que vous croyiez en Allah, Seul»[11].

 

 « L’adversité et la haine sont déclarées », c'est-à-dire : se sont manifestées et sont apparentes. Et médite sur la mention de l’adversité avant la haine, parce qu’elle est plus importante. L’homme peut en effet haïr les alliés du taghout sans les prendre pour adversaires, il n’aura alors pas accompli son devoir tant que ne se manifestent de sa part l’adversité et la haine…

 

Et observe comment  ALLAH (le Très Haut) a mentionné leur désaveu des associateurs, avant le désaveu de leur objet de culte, car le premier est le plus important des deux. Et ceci car beaucoup de gens renient les idoles, les tawaghits, les constitutions, les lois humaines et les religions mensongères, mais ils ne se désavouent pas de leurs serviteurs, de ceux qui soutiennent et des partisans de ces fausses divinités. Ils n’ont ainsi pas accompli leur devoir. Mais s’ils se désavouent des adorateurs polythéistes, alors cela implique forcément le désaveu de leurs objets d’adoration et de leurs fausses religions…

 

Quand au moindre degré de l’obligation qui s’impose à tout être responsable, sans lequel l’homme ne saurait être sauvé, c’est le fait de s’écarter du taghout, et de s’abstenir de l’adorer et de le suivre dans son chirk et dans son mensonge. ALLAH (le Très Haut) à dit : 

 

« Nous avons envoyé dans chaque communauté un Messager, [pour leur dire] : "Adorez Allah et écartez-vous du Taghout"»[12].

           

Et Il dit aussi :

 

« Et éloignez-vous de la souillure des idoles»[13].

 

 Et ALLAH (le Très Haut) dit à propos de l’invocation d’Ibrahim :

 

« Et éloigne-moi ainsi que mes enfants de l'adoration des idoles.»[14].

 

Ainsi, si l’homme ne réalise pas cela dans la vie terrestre en s’écartant du taghout, de son adoration et en s’abstenant de le suivre, alors il sera dans la vie dernière parmi les perdants. Et rien d’autre ne lui sera bénéfique ou profitable en ce moment-là s’il a négligé ce noble fondement.

Et il regrettera lorsque le regret ne lui sera plus profitable, et il souhaitera pouvoir revenir à la vie terrestre pour réaliser ce pilier essentiel, et pour saisir cette Anse solide et pour suivre cette Voie Glorieuse.

 

ALLAH (le Très Haut) dit :

« Quand les meneurs désavoueront les suiveurs à la vue du châtiment, les liens entre eux seront bien brisés ! Et les suiveurs diront : "Ah ! Si un retour nous était possible ! Alors nous les désavouerions comme ils nous ont désavoués" - Ainsi Allah leur montrera leurs actions; source de remords pour eux; mais ils ne pourront pas sortir du Feu. »[15]

 

            Mais hélas, hélas,  il sera trop tard, et il n’y aura pas de retour vers ce monde… Serviteur d’Allah, si tu désires ardemment le Salut et espère la Miséricorde de ton Seigneur qu’Il réserve à ceux qui Le craignent, éloigne toi de tous les tawâghit, et abstiens toi de les associer à Allah … !  Car seul s’éloignera des tawâghit le Jour du Jugement, et sera sauvé de leur destination dans la vie dernière, celui qui s’est séparé et écarté d’eux dans le bas monde… Quand à celui qui a agréé leur religion mensongère et les y a suivis, alors un crieur, dans les cours de la Résurrection, proclamera : « Que chacun suive ce qu’il adorait ! Et ceux qui adoraient le soleil suivront le soleil, ceux qui adoraient la lune suivront la lune, et ceux qui adoraient les tawaghits suivront les tawaghits » jusqu’à la parole du Prophète (Paix et Bénédictions sur Lui) dans le hadith, à propos des Croyants, auxquels il sera dit : « Qu’est ce qui vous retient alors que les gens sont partis ? Et eux diront : Nous nous sommes autrefois séparés d’eux et nous avons encore plus besoin en ce jour de nous séparer d’eux ; et nous avons entendu un crieur proclamer : Que chaque peuple rejoigne ce qu’il adorait… ainsi nous attendons seulement notre Seigneur. »

 

Et médite sur la parole des Croyants : « Nous nous sommes autrefois  séparés d’eux et nous avons encore plus besoin en ce jour de nous séparer d’eux », c’est a dire : nous nous sommes séparés d’eux dans le bas monde alors que nous avions besoin de leur argent, de leurs biens, de leurs affaires mondaines, alors comment ne nous séparerions nous pas d’eux en ce Grand Jour ?! Il y a à ce sujets d’autres indications pour nous éclairer, telle que cette parole d’ALLAH :

 « Rassemblez les injustes et leurs pairs et tout ce qu'ils adoraient »[16], leurs pairs c'est-à-dire : leurs semblables, leurs alliés,  leurs partisans et ceux qui les soutiennent dans leurs mensonges.

 Ensuite ALLAH dit après cela : « Ce jour-là donc, ils seront tous associés dans le châtiment. Ainsi traitons-Nous les criminels. Quand on leur disait: ‹Point de divinité à part Allah›, ils se gonflaient d'orgueil ».[17]

 

Alors prend garde, ô serviteur d’ALLAH à ne pas te détourner de la parole du Tawhid, et à ne pas négliger ce qu’elle implique d’affirmation et de négation[18], et à ne pas t’enorgueillir au lieu de suivre la Vérité et à ne pas soutenir le taghout… et qu’ainsi tu sois parmi les damnés, et que tu les rejoignes dans leur châtiment...

 

Ensuite, sache qu’ALLAH a loué ce Monothéisme pure et ce Principe Noble, la Religion de l’Islam, et qu’il l’a choisi pour ses serviteurs monothéistes. Ainsi celui qui vient avec cela sera agréé, et celui qui vient avec une autre religion, elle lui sera rejetée au visage, et il sera parmi les perdants. Et ALLAH a dit « Et c'est ce que Ibrahim recommanda à ses fils, de même que Jacob: ‹Ô mes fils, certes Allah vous a choisi la religion: ne mourrez point, donc, autrement qu'en Musulmans›! (soumis à Allah).».[19]

Et Il a dit : « Certes, la religion acceptée d'Allah, c'est l'Islam.»[20]

Et aussi : « Et quiconque désire une religion autre que l'Islam, elle ne sera point agréée de sa part, et il sera, dans l'au-delà, parmi les perdants.»[21]

 

Et prends garde à ne pas suivre les pas des chrétiens, des juifs et de leurs semblables, ou que tu ne suives d’autres religions déviantes et qu’ainsi tu t’égares. Et cela comprend toute voie, tout mode de vie, tout régime, toute loi parmi les lois humaines que les créatures suivent et qu’ils adoptent comme religion. Et ce sont toutes des religions dont le désaveu et l’éloignement est obligatoire, ainsi que le reniement et le désaveu de leurs adeptes, à l’exception de la voie du Tawhid et du Din de l’Islam. ALLAH nous a ordonné de dire à tous  les mécréants, pour marquer notre désaveu de leurs voies et de leurs croyances :

 

 « Dis : "Ô vous les infidèles ! Je n'adore pas ce que vous adorezEt vous n'êtes pas adorateurs de ce que j'adore. Je ne suis pas adorateur de ce que vous adorez.Et vous n'êtes pas adorateurs de ce que j'adore. A vous votre religion, et à moi ma religion".»[22] … c'est-à-dire le désaveu de toute voie parmi les voies de la mécréance, fondée  sur des principes et un mode de vie qui s’écartent de la Religion de l’Islam, et qui constitue leur religion qu’ils agréent. Et parmi cela se trouve le communisme, le socialisme, la laïcité, et leurs semblables parmi les théories et voies innovées qu’ont inventées les créatures et qui sont issues de leurs pensées dégradantes, et qu’ils ont agréées comme religions pour eux-mêmes … Et parmi cela « la démocratie », qui est une religion autre que la religion d’ALLAH (le très Haut)… Et voici pour toi des paroles brèves, pour exposer l’égarement de cette religion innovée et inventée par laquelle beaucoup de gens ont été éprouvés, même parmi ceux se réclamant de l’Islam. Ainsi, pour que tu saches que c’est une religion autre que la religion du Tawhid, une voie parmi les voies déviantes du Droit Chemin … et que devant la porte de chacune d’elles se tient un chaytân qui appelle au feu. Alors éloigne-toi d’elle, et appelle les gens à s’en éloigner !...

 

Voici un rappel pour les croyants…

Une mise en garde pour les insouciants…

Une exposition des preuves pour les opposants obstinés…

Et un alibi auprès du Seigneur des mondes.

 



[1]  S 51 V 56

[2]  S 16 V 36

[3]  S 2   V 256

[4]  S 39 V 17

[5]  Savants : en arabe « ahbâr », pluriel de « habr » : on le trouve souvent traduit par « rabbins », mais il signifie plus généralement : savant, érudit, docteur ; ce sont donc les gens de science dans la religion (que ce soit chez les chrétiens ou autre)

[6] S 9  V31

[7] Mouchrik : associateur, polythéiste ; celui qui se rend coupable du chirk, en attribuant à Allah un égal, un rival, ou un associé, et qu’il fasse cela par sa croyance, ses paroles, ou ses actes.

[8]  S  6   V 121

[9]  S 2    V 60

[10]  S 42  V 21

[11]  S 60  V 4

[12]  S 16  V 36

[13]  S 22  V  30

[14]  S 14  V 35

[15]  S 2    V 166-167

[16]  S 37  V 22

[17]  S 37  V  33-35

[18] C’est à dire l’affirmation que seul Allah est digne d’adoration, et la négation de toute adoration attribuée à tout autre que Lui ; la réalisation de cela en parole et actes ;  et ce qui découle de cela en matière d’alliance avec les alliés d’Allah, et de désaveu des alliés du taghout ennemis d’Allah.

[19]  S  2    V 132

[20]  S 3     V 19

[21]  S 3     V 85

[22]  S 109 V 1-6

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Question concernant le jugement légal de ceux qui participent aux élections turques.





Question : 

Qu’Allah vous rétribue par le bien, nous profitons beaucoup de vos Fatwas.

La population turque participe aux élections avec un taux de participation de 95% dans les élections nationales et locales. Pour cette raison, je considère mécréante toute personne qui participe à ces élections sachant que chaque citoyen a déjà entendu dire de prés ou de loin, que donner sa voix était du koufr. D’autant plus que notre époque est époque de science et de technologie, le coran est présent dans chaque maison ainsi que les exégèses, la population entière sait que l’Etat turc est laïc, gouverne par autre que la Chari3a d’Allah et n’a rien à voir avec l’islam. Malgré cela, les « gosiers » fonctionnaires de l’Etat appellent les gens à participer aux élections, pire encore, disent que c’est obligatoire.

Ai-je tort ?



Réponse du Cheykh Abou Mohammed Al Maqdissi  :

Alhamdoulillah, Prières et Salutations sur le Messager d’Allah, 

Cher frère, oui vous avez tort d’appliquer le verdict du takfir sur toute personne qui participe aux élections, il est obligatoire de détailler (at-Tafssil).

Même si nous interdisons la participation aux élections présidentielles ou législatives et que nous considérons cet acte comme du koufr qu’on appelle les gens à éviter, nous faisons la différence entre le takfir de l’acte et le takfir de son auteur. En effet, le takfir de l’auteur de cet acte, et plus particulièrement la masse des gens al ghayr moumtani3ina bi chawka [2], mérite un examen des conditions et empêchements (du takfir) avant l’application du verdict du takfir sur eux. Par conséquent, nul grief sur toi si tu dis que la participation aux élections présidentielles et législatives est du koufr, mais c’est une erreur de dire que tout participant est kafir.

Aussi, [il faut tenir compte] notamment de la généralisation de l’ignorance, de la coloration [prétendument] islamique de beaucoup de candidats aux élections et de leur prétention d’œuvrer pour faire gouverner la Chari3a. La réalité de la participation de ces candidats [au processus des élections] et le mécanisme koufrî de leur action et autres parmi les choses qui font partie de la réalité de ces entreprises, échappe à la connaissance des gens. 

Ainsi, la simple existence du Coran dans la maison du A3djamî (non-arabe) n’est pas suffisante pour considérer que l’établissement de la preuve lui a été fait, notamment dans les détails qui concernent ce genre de registres nouveaux. De même en ce qui concerne la disponibilité des livres islamiques, ceci ne suffit pas pour le takfir dans ce genre de registres qui sont sujets à probabilités et dans lesquels, les intentions des participants varient ainsi que leur degrés de compréhensionLe problème se situe dans la connaissance de la réalité de cette acte et le fait de saisir la réalité de ce qu’il constitue vraiment, à savoir un acte moukaffir, afin que ce réalise l’intention délibérée de commettre l’acte moukaffir, qu’il soit visé et que soit écartés l’erreur, l’ignorance et l’interprétation.

L’Etat turc, bien que sa laïcité soit une chose connue pour vous et moi, sème la confusion et déguise cette réalité auprès des gens du commun et de la société notamment sous la gouvernance du régime actuel qui se vêtit des couleurs de l’islam et du nationalisme.

Nous te recommandons de consulter notre livre « Al Ichraqatou fi souâlâti sawwaqa » spécifiquement la réponse à la deuxième question intitulée : Al Djawâbou Al Moufîd fi anna Al Mouchârakata fil Al Barlamân wa Intikhâbâtihi Monaqadatoun li At-Tawhid. (Réponse profitable sur le fait que la participation au parlement et son élection contredit le Tawhid.)



[2]Al ghayr Moumtani3îna bi Chawka : Ce ne sont pas des gens qui s'abstiennent (de se conformer à une législation islamique) en possèdent une certaine force ou puissance dans l’exercice de leur abstention. Wa Allahou a3lam.

Source : http://www.tawhed.ws/FAQ/display_que...
حث

Le Jugement relatif aux gens qui participent aux élections 
et aux imâm qui lisent les circulaires qui appellent au vote.



   Question :

Baraka Allahou fikoum d’avoir répondu à ma question précédente concernant la participation aux élections actuelles en Iraq. Par la suite, une circulaire a été diffusée et adressée de la part de Mahmoud As-Samîd3î aux imams des moquées en Iraq, les poussant à faire pression sur les musulmans lors des prêches du vendredi le 5/03/2010, afin qu’ils se dirigent vers les urnes le jour du 7/03/2010. 
Il s’agit de les appeler à donner leur voix en faveur de celui dont le Din est « satisfaisant » dans la perspective que ce candidat soit au service des musulmans au sein du parlement et qu’il mette fin aux procédés menant à la torture et l’exaction de Ahl as-sounna en Iraq. C’est pour cette raison, que l’ensemble des imams des mosquées se sont mis à appliquer les termes de cette circulaire malgré le fait qu’un certains nombre d’entre eux étaient contraints à le faire. 
Je souhaiterais que vous clarifiiez le jugement légal d’une telle situation ainsi que le cas de Mahmoud As-Sam3îdi, des imâms des mosquées et des musulmans qui partent voter, chose qui relève du koufr bawah (évident).

Qu’Allah bénisse votre travail au service de l’Islam et des musulmans.




Réponse du Cheykh Abou Mohammed Al Maqdissi  :

Bismi Allahi Ar-Rahmâni Ar-Rahîm. Prières sur le Messager d’Allah,

Cher frère,

Pour commencer, nous ne sommes pas d’accord avec tes propos qui consistent à dire que la participation aux élections ferait partie du koufr bawah (évident). L’étude de cette question mène à la conclusion que c’est un koufr non-claire ou un koufr probable (Mouhtamal). En effet, comme cela nous est apparu lors des différentes questions qui nous sont parvenues suites aux élections irakiennes, les gens qui se dirigent vers les urnes n’ont pas forcément l’intention délibérée et ne visent par tous l’élection de représentants législateurs (au parlement). 

Certains parmi eux visent d’atténuer le pouvoir des Rafidas et leur domination au sein des affaires (des musulmans) comme l’ont laissé croire ceux qui les ont appelés à voter. D’autres encore, visent à travers leur participation, de voter blanc (mettre un bulletin nul) se basant sur les rumeurs qui disent que celui qui ne participe pas, verra sa voix attribuée aux Rawafids et autres. Sans aucun doute, tout ceci fait partie des ambiguïtés et des brouillages de piste que les adeptes de la démocratie ont diffusés afin de pousser les gens à la participation. 

Nous avons averti contre cela et interdit la participation aux élections en général y compris le vote blanc. Mais l’objectif ici est de démontrer que la visée et les actions des gens lors de cette participation varient [en fonction des personnes]. Le fait que peu de gens saisissent la réalité d’une telle action fait que le koufr qui y est rattaché n’est pas un koufr bawah (évident) contrairement à ce qu’a mentionné le frère dans l’énoncé de sa question.

Concernant le fait que les imams appliquent les instructions qui figurent dans la circulaire distribuée par As-Samid3î , ceci est certes Bâtil ( invalide) et il ne leur est pas permis de lui obéir car nul obéissance à une créature dans la désobéissance au Créateur. Il nous est également parvenu de la part de nos frères en Iraq que ce fameux Mahmoud As-Samîd3î est l’adjoint du président du conseil du Waqf [1] sunnite qui n’est personne d’autre que l’ennemi d’Allah Ahmad Abdel-Ghafour As-Sâmirâiî. 

Dire que certains imâms étaient contraints d’obéir à As-Samîd3î dans cela, est une erreur de sa part qui prouve que le questionneur ne connaît pas les délimitations légales de la contrainte réelle. Le simple fait d’avoir peur pour son poste et son salaire ne constitue pas une contrainte légale, notamment dans ce genre d’affaires comme la participation aux parlements Chirki (associateurs). 

Ceci dit, étant donné la propagation de la fitna au sujet des ambiguïtés entretenues par les imams de l’égarement, parmi elles, le fait de vouloir alléger la souffrance et de mettre fin au meurtre des gens de la sounna en votant pour celui qui compte exclure les responsables de ce types d’exactions (meurtre, torture, etc.), parmi les souffrances que les gens de la sounna en Iraq ont amèrement du subir au point d’aspirer à y mettre fin par n’importe quel moyen, il faut absolument tenir compte des ambiguïtés [existantes] chez ces gens et même chez les imâms en s’abstenant du takfir pour ce genre de questions ambiguës à moins que ce soit fait après la démonstration et l’établissement de la preuve. Celui qui insiste après que les preuves lui ont été dressées et clarifiées en restant parmi ceux qui appellent à la démocratie, celui là, on ne prie pas derrière lui et on ne le prend pas pour imam mais il est écarté et exclu en prenant exemple sur la méthodologie des Salafs vis-à-vis de ceux qui appellent aux innovations moukaffira (al bida3 al moukaffira)

Et Allah demeure Le Plus Savant.



[1]Conseil du Waqf : conseil des affaires religieuses, chargé des legs pieux.


Source : http://www.tawhed.ws/FAQ/display_que...حث


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Le Minhaj (Voie) de Ahlou Sounna wa-l-Jama'a ce qui veut dire la voie de la Sounna et du Concensus, ou bien le minhaj des Salaf-Sâlih la voie des pieux prédécesseurs, tout cela revient au même c'est la voie à laquelle nous restons ferme, cette voie c'est celle du Prophète sala Allahu alayhi was Salam.

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