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Articles avec #le mariage

Voici un résumé d'une fatwa du Sheikh Ibn Taymiyya prise du Majmou', volume 32 livre du mariage.


Est-il permis à un père de contraindre sa fille vierge, pubère, au mariage?

Il y a deux avis notoires chez les savants.

Selon les Malikites et Shafi’ites il est permis de le faire, les Hanafites eux disent que non.

On rapporte les deux versions de l’Imam Ahmad.

L’avis le plus juste est l’interdiction d’un tel acte.

Ceux qui l’autorisent ont divergé quant à savoir quelle est la cause permettant cette contrainte, est-ce la virginité ou le jeune âge ?

Il y a 4 avis :
_Ce sont les deux réunis
_C’est la virginité
_C’est le jeune âge
_C’est l’un ou l’autre à partir du moment où il est présent.

L’avis le plus juste est que ce soit le jeune âge, le Prophète [paix sur lui] a dit : « On ne marie pas la fille vierge sans son accord, quant à celle qui fut déjà mariée, c’est à elle d’ordonner qui elle souhaite. » 
On lui a dit : « Mais la vierge n’ose pas parler.»
Il répondit : « Son silence vaut pour acceptation. »

Dans une autre version il dit : « Le père doit demander l’autorisation à sa fille »

Il a donc interdit de la marier sans son accord. De même que si c'est une fille vertueuse son père ’n'a pas le droit d’user à sa guise de son propre argent sans son autorisation. Sachant que sa partie intime est plus importante que son argent, comment donc va-t-il agir avec, dans ce qu’elle déteste alors que c’est une fille droite.

Les textes et le consensus prouvent que le jeune âge est une cause permettant de disposer des biens d’une personne.

Mais de dire que la virginité permet aussi cela est contraire aux fondements même de l’islam.

Ceux qui voient une permission dans le fait de contraindre une fille au mariage sont troublés face au cas où la fille désigne un homme bon et apte, et le père un autre similaire. Faut-il choisir celui qu’elle a désigné ou bien celui que son père souhaite pour elle ?

Celui qui dit qu’il est impératif de prendre son choix à elle, annule par cela ce sur quoi il s’est basé en permettant au père de la forcer au mariage.

Celui qui donne la primauté au père émet par la un avis dont le mal est connu de tous, le Prophète a dit : « « La femme ayant déjà été mariée a plus de droit sur elle-même que son représentant légal (walî). Et la femme vierge doit donner son accord pour son mariage, accord qu’elle peut exprimer par son silence. »

Les gens se sont basé sur ce hadith pour dire que le père à plus de droit que sa fille vierge dans le choix de son mari, ils n’ont pas saisi le sens du hadith, le Prophète [Paix sur lui] dit qu’il faut demander l’autorisation à la vierge, mais eux ne rendent pas cela obligatoire, ils disent que c’est juste souhaitable.

Le Prophète [Paix sur lui] a bien différencié entre la vierge et celle déjà mariée, la première donne son accord par son silence, tandis que l’autre émet l’ordre avec qui elle souhaite épouser.

Etant donné que la fille vierge de par sa pudeur, n’ose pas parler de son mariage, c’est à son père qu’il faut demander, qui devra ensuite prendre son autorisation, et non lui ordonner qui elle devra épouser.

Quant à celle déjà mariée, elle n’a plus cette pudeur de la vierge, donc on lui demande directement et elle ordonne à son tuteur de la marier.

Voila ce qu’indique les paroles du Messager [Paix sur lui].

La marier par contrainte est contraire aux fondements et à la raison, son tuteur ne peut la forcer à vendre un bien, manger un plat, boire une boisson ou porter un vêtement qu’elle ne désire pas. Comment donc va-t-il la forcer à donner sa vulve et vivre avec un homme qu’elle ne désire pas !!

Allah a dit qu’il a mis entre les deux époux de l’affection et de la bonté, si cela ne doit arriver que par haine et répugnance où sont donc l’affection et la bonté en cela ?!

Le législateur n’a pas forcé la femme à épouser celui qu’elle ne souhaite pas, au contraire même, s’il devait y avoir de la haine et discorde entre elle et son époux, alors il n’appartiendra plus au mari de décider de son sort mais à une autre personne, qui jugera en fonction de son intérêt à elle et pourra décider sans l’accord du mari de la séparer de ce dernier. Comment donc la mettre captive à jamais auprès de lui sans son accord, car la femme est comme une prisonnière auprès de son mari comme a dit le Messager [paix sur lui] : 

« Craignez Allah en vos femmes, elles sont auprès de vous comme des prisonnières, vous les avez prises selon un pacte conclu avec Allah et vous cohabitez avec elles par la parole d’Allah. »

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Published by Abou Malik - Le mariage

Introduction



Les savants s’accordent a dire que le mariage est très recommandé et mérite d’être encouragé parce qu’il possède beaucoup de vertus et d’intérêts, notamment les enfants, car il a pour but de perpétuer l’espèce, ainsi que l’amour d Allah  en agissant dans ce sens pour que l’espèce humaine ne risque pas de disparaître. A travers le mariage, il y a aussi l’amour de l’Envoyé d Allah  en participant à l’accroissement des fidèles qui seront sa fierté dans l’autre monde. 


Le mariage comporte aussi la recherche de la bénédiction à travers les invocations des fils pieux et l’intercession des enfants morts en bas âge

Parmi les autres utilités du mariage, il y a celle qui consiste à se prémunir contre Chaytân en repoussant les contraintes des désirs aveugles. 


Le mariage comporte aussi un moyen d’exaltation de l’âme et de sa familiarité à travers la fréquentation de l’épouse. 


L’utilité du mariage réside également dans le fait de décharger le cœur des obligations de tenir la maison pour tout ce qui touche la cuisine, le nettoyage, le lavage de la vaisselle, de la literie et de la préparation d’une vie décente. En effet, il est souvent difficile a l’homme seul d’accomplir la plupart des taches ménagères. D’ailleurs s’il en charge entièrement, il risque de perdre beaucoup de temps et de ne plus pouvoir se consacrer au savoir et au travail. En ce sens la bonne épouse est une aide précieuse dans la foi en s’acquittant des tâches ménagères qui peuvent devenir une source de soucis pour le cœur en cas de disfonctionnement dans la tenue du ménage.


L’utilité du mariage se mesure également à l’aune du combat de l’âme en s’exerçant à assumer les responsabilités du ménage, à assurer les droits des membres de la famille, à endurer leurs mauvais caractères, à supporter la gêne qu’ils peuvent causer, à s’employer à les diriger et à les concilier sur le droit chemin de la foi, d’acquérir pour eux des biens licites et à s’occuper de l’éducation des enfants. Il s’agit la d’actions qui ont beaucoup de mérites car il supporte sur la charger de diriger et de protéger les autres, or cette charge est grande et elle a beaucoup de mérite. Seul peut s’y montrer prudent celui qui craint la déficience en assumant la famille et les enfants équivaut au combat sur le chemin d Allah En effet, il est rapporté dans le Sahîh de Muslim, que le Prophète  a dit : « Entre un dinar que tu dépenses sur le chemin de Dieu, un dinar que tu dépenses pour affranchir une âme, un dinar que tu donnes en aumône à un nécessiteux et un dinar que tu dépenses pour ta famille, le meilleur c’est le dinar dépensé en faveur de ta famille. »

(Mukhtasar Minhâj al-Qâsidîn) alimam Ibn Qudâma al-Maqdisî

 

Certains défauts du mariage






Le mariage comporte certains défauts. 
Le premier et le plus grave c'est l'impuissance à rechercher ce qui est licite. Ceci est rare, mais il arrive à l'époux de s'emparer de ce qui n'est pas à lui. 

Le deuxième c'est l'incapacité d'assumer les droits des femmes et d'endurer leur mauvais caractère et leur gêne. Or cela représente une menace car l'homme est un berger, responsable de son troupeau. 

Le troisième c'est lorsque les gens de la maison et les enfants l'empêchent de mentionner Allah  et le privent de la possibilité de s'en réjouir durant ses jours et ses nuits. Ainsi le cœur ne peut plus se consacrer à la méditation et à l'action pour la vie future. 
Tel est donc l'ensemble des défauts et des intérêts du mariage. Juger le cas d'une personne pour savoir ce qui est meilleur pour elle, le mariage ou le célibat d'une manière générale, dépend de la possibilité de connaître l'ensemble de ces choses. Il convient donc pour l'aspirant de soumettre son cas personnel à l'examen de l'ensemble de ces données. S'il est à l'abri de ces défauts et s'il a en sa faveur les aspects utiles comme lorsqu'il possède des biens licites, un bon caractère tout en étant un jeune homme qui a besoin d'assouvir ses désirs et qui a besoin d'être aidé dans les tâches ménagères, nul doute que le mariage sera meilleur pour lui. Mais si ces intérêts manquent et que l'individu n'a que les défauts, il convient dans ce cas de renoncer au mariage.


Toutefois il faut savoir que ceci s'applique à celui qui n'a pas besoin du mariage. En revanche lorsqu'il en a besoin il est tenu de l'assumer. 



(Mukhtasar Minhâj al-Qâsidîn) alimam Ibn Qudâma al-Maqdisî

 

Un bon ménage



Dix qualités :sont à considérer chez la femme pour assurer un bon ménage. 


La première : c'est la foi qui en est le principe et le fondement en raison de la parole du Prophète  « Attache-toi à celle qui possède la foi ».Si elle ne possède pas la foi, elle affectera celle de son époux et l'assiégera. Si elle se dirige dans la voie de la jalousie, il ne cessera d'être la proie des épreuves et des troubles qui gâcheraient sa vie. 


La deuxième : c'est le bon caractère, car chez la femme au mauvais caractère, sa nuisance prend le pas sur son utilité. 


La troisième : la beauté physique, car elle assure la protection dans le mariage contre les tentations. C'est pourquoi on recommande au fiancé de regarder sa future épouse. Il est vrai qu'il y a des personnes qui ne regardent pas la beauté et ne recherchent pas la jouissance. Ainsi on rapporte que l'imâm Ahmad ibn Hanbal  a préféré une femme borgne sur sa sœur. Mais ceci est rare car les natures y répugnent souvent. 


La quatrième : c'est la légèreté de la dot. Ainsi Sa'îd ibn al-Musayyib a marié sa fille contre deux dirhams en guise de dot. De même 'Umar  a dit : « N'exagérez pas pour ce qui est des dots des femmes. » Mais de même qu'il n'est pas bon d'exagérer la dot du côté de la femme, de même il n'est pas bon de s'enquérir sur les biens qu'elle possède, du côté de l'homme. Al-Thawrî  disait : « Lorsqu'un homme se marie et se demande : qu'a-t-elle comme biens ? Sache alors que c'est un voleur. » 


La cinquième : c'est la virginité, la loi religieuse la recommande et la femme vierge aime mieux son époux et l'adopte plus que la femme non vierge. En effet cela favorise l'affection, car les natures humaines sont portées à la familiarité avec le premier compagnon. En plus cela est plus parfait pour l'affection du mari pour son épouse parce que la nature répugne à se familiariser avec celle qui a cohabité avec un autre. 



Le sixième : c'est que la femme soit féconde



La septième : c'est la lignée. En effet, il convient que la femme soit issue d'une bonne famille, réputée pour sa religion et sa rectitude. 



La huitième : c'est qu'elle soit étrangère à la famille et aux proches du mari. Mais s'il convient à l'homme de regarder sa future épouse avant de la choisir, il convient au tuteur de la femme de se pencher sur la religion du futur époux, sur son caractère et sur sa situation parce que le mariage l'engage par des liens solides. Ainsi lorsque le tuteur la donne à un libertin ou à un innovateur, il commet une grave injustice à son encontre et contre sa propre personne. Un homme a demandé à al-Hasan  : « A qui dois-je donner la main de ma fille ? » Il lui a dit : « A celui qui craint Allah  . En effet s'il l'aime, il l'honorera ; et s'il la déteste, il ne se montrera pas injuste envers elle. » 

(Mukhtasar Minhâj al-Qâsidîn) alimam Ibn Qudâma al-Maqdisî
Les règles de cohabitation et les devoirs respectifs des époux


S'agissant de l'époux, il est tenu de respecter l'équité et la politesse en douze domaines. 


Le premier : il est tenu d'offrir un grand repas à l'occasion du mariage car cela est recommandé. 


Le deuxième : il doit avoir un bon caractère dans ses rapports avec son épouse et endurer sa gêne. Il est dit dans le Hadîth authentique : « Recommandez le bon traitement des femmes car elles sont issues d'une côte. Or ce qui est le plus tordu dans une côte c'est sa partie supérieure. Si vous cherchez à la redresser vous risquez de la briser et si vous la laissez, elle ne cessera d'être tordue. Recommandez donc le bon traitement des femmes ».

Sache que le bon caractère envers la femme ne consiste pas dans le fait de s'abstenir à lui nuire, mais dans le fait de supporter sa gêne et de faire preuve de mansuétude devant ses caprices et ses colères pour mieux se conformer à l'attitude de l'Envoyé d'Allah . En effet il est rapporté, dans les deux Recueils authentiques, d'après le Hadîth transmis par 'Umar  que les épouses du Prophète  lui demandaient des explications, et il arrivait à l'une d'elle de l'éviter durant toute la journée. 


Le troisième : l'époux est tenu de jouer et de plaisanter avec sa femme. En effet le Prophète  s'était engagé dans une course avec 'Âisha . Il lui arrivait également de jouer et de plaisanter avec ses épouses. Par ailleurs il a dit à Jâbir  : « Pourquoi pas une vierge pour que tu la cajoles et qu'elle te cajole. » 


Le quatrième : il faut que cela soit fait avec mesure. Ainsi, le mari ne doit pas trop se montrer conciliant quand il est question de ses responsabilités et de sa charge de chef de maison, pour éviter de perdre complètement son estime auprès de la femme. Voilà pourquoi il convient d'user en ce domaine avec juste mesure. 


Le cinquième : il s'agit de la mesure en matière de jalousie. En effet, l'époux ne doit pas fermer les yeux sur les principes, qui, lorsqu'on ne les respecte pas, peuvent conduire à des conséquences désastreuses. Pour le reste, le mari ne doit pas non plus céder à la suspicion. Il faut savoir aussi que le Prophète  déconseillait au mari de rentrer de voyage en pleine nuit pour ne pas surprendre les gens de sa maison. 


Le sixième : la mesure et le juste milieu en matière de dépenses sans tomber dans les excès : ni être dépensier ni être avare. De même que le mari ne doit pas se réserver la bonne nourriture et en priver sa famille car cela provoque le ressentiment. 


Le septième : le mari doit posséder suffisamment de connaissances sur tout ce qui se rapporte aux dispositions légales relatives aux menstrues pour mieux cohabiter avec sa femme quand elle a ses règles, pour l'initier convenablement en ce domaine, pour dissiper de son cœur toute tentation à l'innovation blâmable et pour lui apprendre les dispositions relatives à la prière, aux menstrues. Ainsi, il lui fait comprendre que si son cycle se termine et que le sang de ses menstrues s'arrête juste le temps nécessaire pour accomplir une rak'a avant la prière de maghrib, elle doit récupérer les deux prières de dhuhr et de 'asr qui ont précédé. Si le sang de ses règles s'arrête juste le temps nécessaire pour faire une rak'aavant la prière de l'aube elle doit récupérer les prières précédentes de maghrib et de 'isha. Il faut savoir que les femmes négligent parfois ce genre de choses. 


Le huitième : s'il a des épouses, il est tenu d'être équitable envers elle. Cette équité porte sur la répartition des nuits entre elles et sur les dépenses et les cadeaux en leur faveur, et non sur l'amour et les rapports intimes, car il ne peut en être le maître. S'il doit voyager et qu'il veut que l'une d'elles l'accompagne, il est tenu de recourir au tirage au sort et de se soumettre à son verdict. 


Le neuvième : il s'agit de la rébellion. Si la rébellion provient de la femme, le mari doit la corriger et l'obliger à obéir. Mais il est tenu de procéder par progression dans cette éducation en commençant par l'exhortation et l'intimidation. Si ces procédés s'avèrent inefficaces il la néglige dans le lit en lui tournant le dos ou en dormant seul et il ne lui adresse pas la parole pendant trois jours. Si ces procédés sont inefficaces, il lui assène des coups légers sans blesser son corps ni toucher son visage. 


Le dixième : il s'agit des rapports intimes. Il est recommandé de commencer par la Tasmiya (le fait de prononcer le Nom d'Allah  ), d'éviter de se mettre en direction de la Qibla, de se couvrir d'un drap, de ne pas rester nus pendant les rapports et de commencer par le jeu, les caresses et les baisers. Certains savants recommandent les rapports intimes le vendredi. Enfin lorsque le mari atteint son orgasme, qu'il attende un peu pour que son épouse puisse en jouir car il arrive qu'elle mette du temps pour l'avoir. Parmi les autres règles qui régissent les rapports intimes il convient pour la femme qui a ses menstrues de mettre une robe qui va des hanches jusqu'aux genoux lorsque son mari veut jouir de son corps, car il ne lui est pas permis de la pénétrer pendant ses règles, quelque soit la position, y compris par derrière. De même celui qui désire refaire l'amour avec sa femme doit laver son organe et faire ses ablutions mineures. Par ailleurs il ne lui est pas permis de couper ses cheveux et ses ongles ou de se saigner pendant qu'il est en état d'impureté. Quant au 'azl (Il consiste à éjaculer à l'extérieur), il est permis même s'il y une réprobation à ce sujet. 


Le onzième : il s'agit des règles relatives à la naissance des enfants. Elles sont au nombre de six.


La première : règle consiste en ceci : le mari ne doit pas manifester beaucoup de joie à l'annonce de la naissance d'un garçon, et il ne doit manifester de la tristesse à l'annonce de la naissance d'une fille, car il ne saura jamais dans lequel des deux réside le bien.

La deuxième : il doit faire l'appel à la prière dans l'oreille du nouveau-né dès sa naissance.

La troisième : il doit lui donner un beau nom. Il est dit dans le Sahîh de Muslim : « Vos noms les plus agréables à Allah — qu'il soit exalté et magnifié — sont 'Abdullâh et 'Abdur-rahmân ». Par ailleurs, celui qui a un mauvais nom, il est préférable qu'il le change. En effet le Prophète  a changé les noms d'un certain nombre de personnes. Parmi les noms qui sont laids il y a ceux-ci : Aflah, Nâfi', Yâsir, Râbah, Baraka.

La quatrième : al-'aqîqa qui consiste à sacrifier un mouton à l'occasion de la naissance d'un enfant.
La cinquième : mâcher une datte ou un produit sucré et le donner au nouveau-né.

La sixième : la circoncision. 


Le douzième : domaine, c'est ce qui se rapporte à la répudiation qui est la chose licite la plus détestable à Allah  En effet l'homme ne doit pas surprendre la femme par la répudiation lorsqu'elle n'a commis aucune faute. De même qu'il n'est pas permis à la femme de le pousser à la répudier. S'il veut la répudier il doit considérer quatre choses : 

La première : il doit la répudier pendant une période de pureté au cours de laquelle il ne l'a pas touchée pour que la période où elle lui sera interdit de se remarier (al- 'idda) ne soit pas longue.

La deuxième : il doit se limiter à une seule répudiation en prononçant la formule consacrée, pour qu'il lui soit encore possible de la reprendre s'il regrette sa décision.

La troisième : il doit se montrer aimable en ce qui concerne la répudiation en lui donnant tout ce qu'elle avait et dont elle jouissait pour réparer le dommage. En effet on rapporte qu'al-Hasan ibn 'Alî  a répudié une femme et lui a envoyé dix mille Dirhams. En les recevant elle a dit : « C'est peu de biens de la part d'un bien-aimé qui nous a quittés. » 

La quatrième : il ne doit pas dévoiler ses secrets intimes. En effet, il est rapporté dans le Hadîth authentique recensé par Muslim : « L'Homme qui aura au jour de la Résurrection la pire des positions auprès d Allah, c'est celui qui échange des secrets avec sa femme puis les dévoile en public ».
S'agissant des devoirs de l'épouse en matière de bonne cohabitation, il existe de nombreux aHâdith qui attestent les droits du mari sur son épouse. Rappelons à ce sujet ce que rapporte Abu Umâma - رضي الله عنه - : « J'ai entendu l'Envoyé d'Allah  dire : « S'il était permis qu'un être se prosterne devant un autre, j'ordonnerais à la femme de se prosterner devant son mari ». Ceci en raison de l'importance de son droit sur elle. Il importe de souligner ici deux points importants concernant les devoirs de la femme.

Le premier : c'est la chasteté et la vertu.

Le deuxième : c'est le contentement. C'était d'ailleurs l'attitude des femmes des Anciens Pieux  (As-Salafu As-Salîh ). A cette époque lorsqu'un homme sortait de chez lui son épouse lui disait : « Prends garde à l'acquisition des biens illicites, car nous pouvons endurer la faim mais nous ne pourrons jamais endurer le feu de l'Enfer. » 

Parmi les autres obligations de l'épouse, il y a celle qui consiste à ne pas dilapider ses biens. En effet, lorsqu'elle nourrit les autres avec son consentement elle aura autant de rétribution que son époux. Mais lorsqu'elle le fait sans consentement il aura la rétribution conséquente et elle subira les mauvaises conséquences. Il faut aussi que les parents de la future épouse lui assure une bonne éducation avant son mariage, pour l'initier aux règles de la cohabitation. L'épouse doit garder sa maison en s'occupant de son ménage, en évitant de trop converser avec ses voisins, en restant enfermée pendant l'absence de son mari. Ainsi elle préserve son honneur quand il est présent ou absent, cherche à le rendre gai et joyeux quelque soit la situation, évite de le trahir quant à son honneur et à ses biens, ne permet à personne de fouler son lit, ne fait accéder à sa maison que celui qui bénéficie de sa permission. Que son souci majeur soit porté sur la maison et son entretien et sur sa propre amélioration en donnant la priorité au droit de son mari sur son propre droit et le droit de tous ses proches. 


fin 

(Mukhtasar Minhâj al-Qâsidîn) alimam Ibn Qudâma al-Maqdisî

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Le Minhaj (Voie) de Ahlou Sounna wa-l-Jama'a ce qui veut dire la voie de la Sounna et du Concensus, ou bien le minhaj des Salaf-Sâlih la voie des pieux prédécesseurs, tout cela revient au même c'est la voie à laquelle nous restons ferme, cette voie c'est celle du Prophète sala Allahu alayhi was Salam.

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