Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

1 2 > >>

Articles avec #le prophete muhammad sala allahu alayhi wa salam

Voir les commentaires

Published by Sulaymân Abû Mâlik - Le Prophète Muhammad sala Allahu alayhi wa salam

Certains diront peut-être en lisant le titre :

« Muhammad signifie en arabe "le Béni", comment le terme, employé par les mécréants, Mahomet qui peut être compris par l'expression "houmid" qui en est la négation* peut-il être un miracle ?! »

Beaucoup d'écrivain orientalistes et/ou contre l'Islâm, malgré leur bagage en arabe, continuent toujours à écrire Mahomet au lieu de Muhammad ou Mohamed. Le nom du Prophète Muhammad  a toujours été déformé à l'époque. Exemple : Au XIIIe Siècle, Allexandre du Pont écrit : "Mahumet" mais aussi "Mahumette".

Ce qui est étonnant aussi, c'est que, parmi ceux qui aujourd'hui veulent écrire correctement le nom du Prophète , certains l'ont écrit Mahommed ! En inversant les voyelles "a" et "o" [Exemple dans le livre "L'Islam, découverte et rencontre" Desclée de Brouwer, Sept. 2006].

Salman Rushdie (Qu'Allâh  le maudisse), auteur des versets sataniques, utilisa le nom "Mahoond", qui dans l'édition française nous donne "Mahound", alors que cette appelation signifie "le prince des ténèbres", autre nom du Diable !!!

Bref certains se demanderont qu'est-ce qu'il y a de miraculeux dans ce qui vient d'être dit...

Tout d'abord il faut savoir qu'à l'époque du Prophète , les mécréants écorchaient déjà le nom de notre Messager Muhammad .
Comme c'est le cas d'Oum Djamîl, qui n'est autre qu'Oum Qabîha la femme d'Aboû Lahab qui sont tous deux destinés en Enfer. Cette vilaine femme au lieu de dire Muhammad disait "Moudhammam". Comme le rapporte Al-Hâfidh Aboû Ya'la [1/53, voir Tafsîr Ibnou Kathîr de la Sourate 17 Verset 45] d'après Asma Bint Abî Bakr , Oum Djamîl disait :

Moudhammam nous a rejeté.
Et sa Religion nous a fait frire.
Et son affaire (ou sa Mission) nous a défié.


Alors que "Moudhammam" signifie "celui qui mérite d'être blâmé" ou encore "celui qui est l'objet des reproches" !

Eh bien le miracle dans tout ce qui vient d'être dit est dans la parole de notre bien aimé Prophète Muhammad  lorsqu'il a dit :

« Vous ne vous étonnez pas comment Allâh détourne de moi les insultes et les injures des Qouraychites ?! En fait, ils injurent Moudhammam et ils maudissent Moudhammam, alors que je suis Muhammad. »

[Hadîth rapporté dans le receuil authentique d'Al-Boukhârî sous le numéro 3533, d'après Aboû Hourayrah]

* Le "Mâ" en arabe est l'équivalent du préfixe latin "a" signifiant l'absence ou encore les articles de négation "non", "sans" etc...


الله أكبر

Texte écrit par : Abû Muhammad At-Talûchî

Wa-s-Salâtou wa-s-Salâmou 'Alâ Rasoûlillâh

Voir les commentaires

Lecture du début jusqu'à la page 50 (le pouvoir chez les autres arabes)

Cadre de vie des tribus arabes:


La position naturelle et géographique de la péninsule lui donnait une importance considérable, son entourage de déserts et de sables lui conférait l'aspect d'une forteresse infranchissable, et de ce fait, difficile à envahir.
De plus, elle était à elle seule une ouverture sur le monde, le nord ouest ouvrait sur l'Afrique, le nord est sur l'Europe, l'est sur la Perse, l'Asie Centrale et l'Etreme Orient, qui amenait en Inde et en Chine.
De ce fait, le nord et le sud de la péninsule devint un véritable centre culturel, religieux et artistique.

Les tribus arabes :

On compte les arabes disparus, tels les 'Ad et Thamoud, les arabes de souche descendants de Qahtan, appelés les Qahtanites, et enfin, les arabes d'adoption, descendants d' Ismaïl, nommés les Adnanites.
Parmi les Adnanites, on compte les Azdites, qui comprennent notamment les Aws et Khazraj ainsi que d'autres...
L'origine des arabes d'adoption est leur premier ancêtre, Ibrahim alayhi salam , originaire de l'Iraq et qui migra ensuite vers Harrân, puis en Palestine. 
Une fois en Egypte LE Pharaon (à ne pas confondre avec Pharaon tout court lol, tenta d'abuser de Sarah, la femme d'Ibrahim, qui resta chaste et digne. En récompense, le Pharaon donna sa fille Hajir, comme domestique pour Sarah, qui la maria plus tard à Ibrahim. Le nouveau couple eurent ensemble Ismaïl, et Hajir dut être exilée avec son enfant dans une vallée stérile du Hijaz, à cause de la jalousie de Sarah.
C'est alors qu'Allah fit jaillir la source de Zamzam, pour nourrir Hajir et Ismaïl.
Plus tard, la tribu de Jourhoum vint s'installer près de la source. Ismaïl se maria ensuite avec une femme jourhoumite, avec qui il eut 12 garçons, qui donnèrent naissance aux 12 tribus.
La tribu de Nabit et celle de Kaydar furent celles qui prospérèrent le plus.

C'est cette dernière qui donna naissance à Adnan, 21 eme aieul dans la chronologie du prophète (alayhi salat wa salam) , dont se réclament les arabes adnanites.

Les Qouraichites descendent donc de Kinana, puis Moudar, puis Nizar, puis Maad, puis Adnan (en remontant).

La tribu de Abd Manaf faisait partie des Qoraich, et se divisait en 4 familles, dont Hachim, celle du prophète (alayhi salat wa salam) Mohammed Ibn Abdillah, Ibn Abdil-Mouttalib, Ibn Hâchim.

Le pouvoir chez les arabes :

On compte les rois couronnés en état de dépendance, comme la monarchie du Yémen, de la Syrie et de Hira, et les chefs de tribus et de clans.
De la monarchie du Yémen, on retient l'histoire du juif Thou Nouwwas en 523 G, qui jeta au fossé enflammé les chrétiens refusant d'abandonner leur religion (bataille du fossé), ainsi que l'histoire de Abraha, ibn Al Achram, qui prit le pouvoir comme général en 549 G et qui mobilisa une armée pour détruire la Kaaba (les gens de l'Elephant).

En Syrie, le dernier roi Jalabaibn Al Ayhom se convertit à l'islam au temps de Omar ibn al Khattab.

Au Hijaz, Ismail dirigea la Mecque et la Kaaba toute sa vie et fut remplacé par ses fils Nabit et Kaydar.
La tribu des Moudar avait un grand rôle notamment lors du pélerinage.
Un certain Kousay prit ensuite le contrôle de la Mecque avant de l'envahir en 440, il avait alors un grand pouvoir, lui et les Qoraichites.
A sa disparition, Banou Abd Manaf tirèrent au sort Hachim ibn Abd Manaf, à qui succéda Abd al Mouttalib ibn Hachim ibn Abd Manaf, grand père du prophète (alayhi salat wa salam).

Lecture de la page 50 à 70 :

Le pouvoir chez les autres arabes :


Les tribus situées près de Hira dépendait formellement mais pas rééllement de la monarchie de Hira. Quant aux tribus de la steppe à l"intéreur de la péninsule, elles étaient libres, obéissaient à des chefs et répondaient à l'esprit de clan.

Le chef de tribu était très écouté, et son pouvoir peut être comparé à celui du tyran.

La situation politique :


Les trois provinces voisines des terres étrangères connaissaient une situation politique dramatique, les sujets étant complètement lésés et dirigés par leurs seigneurs.
L'injustice dominait et les droits individuels étaient inexistants.
Quant aux tribus situées à l'intérieur de la péninsule, leur situation n'était guère meilleure, les divergences tribales, raciales et religieuses prévalaient.
Le gouvernement du Hijaz était respecté, vu comme le centre religieux.

Les religions des arabes :

La majorité des Arabes se réclamaient de la religion d'Ibrahim alayhi salam et adoraient Allah, qu'ils considéraient comme dieu unique. Ils négligeaient certains aspects du culte mais restèrent attachés au monothéisme, jusqu'à l'arrivée du chef de Khouzaaa, Amr Ibn Louhay, qui bouleversa totalement la situation à cause notamment de l'un de ses voyages en Syrie, où il vit les gens adorer des idoles. Il revint donc de ce voyage avec Houbal, une idole, et la plaça à l'intérieur de la Kaaba, incitant les gens à l'adorer.
Son peuple le suivit, ainsi que les gens du Hijaz, et le chirk se répandit largement.
Les trois plus grandes idoles étaient alors Manat, al Lat et al Ozza.
Assisté, soit disant, d'un djinn, Amr Ibn Louhay, sut à quel endroit les idoles du peuple de Nouh alayhi salam étaient enterrées, il les déterra alors et les offrit aux tribus de sorte que chacune d'entre elle disposait d'une idole.
Jusqu'à l'arrivée du Prophète  qui les détruisit, il s'y trouva 360 idoles.

Les idoles étaient alors vues par le peuple comme une innovation positive.
Les gens s'attachaient à elles, les créditaient d'un pouvoir d'intercession auprès d'Allah  , faisaient le pélerinage et se prosternaient devant elles, leur offraient des sacrifices, leur réservaient une partie de leur nourriture, considéraient une partie de leur nourriture comme tabou...

De plus, les Arabes s'adonnaient également à la consultation du sort par le biais de Zalam, baguettes non couvertes de plumage. Ces zalam leur permettaient de prendre des décisions mais aussi de décider si l'un d'eux était de leur généalogie ou non. Ils étaient également supersititieux à l'égard de certains jours, certaines femmes etc...

Certains rites d'Ibrahim alayhi salam demeuraient toutefois en vigueur, telle la circumambulation, le pélerinage, la Oumra etc...
Les Qoraichites introduisirent néanmoins dans ces rites une foule d'innovation, se considérant entre autres d'un rang supérieur.

Si les profanes effectuaient le hajj pour la première fois, ils revêtaient les vêtements des Khoums (qoraichites), sinon, ils l'effectuaient nus. Les femmes ne se revêtaient quant à elles que d'un simple lambeau.

Après l'état de sacralisation ihram, les Qoraichites n'entraient dans leurs maisons que par l'arrière, pratique qu'Allah (subhanahu wa ta'ala) décrit comme mauvaise dans le Saint Coran.
Les juifs tenaient également un rôle important, suite à l'émigration de plusieurs tribus juives au Hijaz, le judaisme se répandit parmi les Arabes. Parmi les plus illustres tribus juives, on compte celles de Khaybar, an Nadir, Kouraidha...
Le juif Thou Nouwas appela les chrétiens de Najran au judaisme,jetant dans un fossé de flammes ceux qui rejetaient son appel. Entre 20 000 et 40 000 personnes périrent en 523 G. Le Coran relate cette histoire (sourate bouroudj).

Le christianisme entra en Arabie par l'intermédiaire des Romains et des Abyssiniens. Certains se convertirent au christianisme par l'appel de l'ascète Faymiyoun.
En 525 de l’ère chrétienne, le chrétien Abraha régna sur le Yémen et y répandit sa religion, au point de construire une église au Yémen, nommée la Kaaba Yéménite. Il voulut alors détruire le temple d’Allah, mais Celui-ci l’en empêcha par un châtiment.

Certaines tribus arabes et certains rois de Hira se convertirent tout de même au christianisme.
Le mazdéisme se retrouvait ça et là, quant au sabéisme, la religion du peuple d’Ibrahim, il connut sérieusement le déclin face au judaisme et au christianisme.

La situation religieuse :


Les Arabes qui prétendaient suivre le culte d’Ibrahim en étaient donc très loin, prônant même l’associationnisme (chirk). Avec le temps, ils reprirent les traditions et habitudes des païens.

Les juifs quant à eux étaient dominateurs et orgueilleux, et les chrétiens étaient devenus tels des paganistes, perdus dans la confusion entre l’homme et Dieu.

Aspect de la société arabe antéislamique :

La situation sociale :
Chez les nobles, la relation entre l’homme et sa famille était très développée, l’homme demeurant toutefois le détenteur de l’autorité. Les relations homme-femme étaient régies par un contrat de mariage, la femme devant obéissance à ses parents.
Dans d’autres milieux, la mixité, la débauche, la fornication et la prostitution étaient de mise. Il existait alors plusieurs formes de mariage, dont certaines où la femme avait des rapports sexuels avec plusieurs hommes, en désignant un arbitrairement comme le père en cas de grossesse ! Les hommes avaient le droit à un nombre illimité d’épouses. Le divorce dépendait uniquement de la volonté de l’homme. La fornication avait libre court dans tous les milieux, et les gens allaient jusqu’à se vanter d’être fornicateurs.

Certains enterraient leurs filles vivantes par crainte de la pauvreté, ceci n’étant toutefois pas une pratique générale. L’esprit de clan (al assabiyya) régissait les relations humaines, mais la rivalité au sujet de la noblesse et du courage menait parfois à des guerres entre tribus de même souche (Aws et Khazraj).
Les guerres inter tribales étaient quant à elles fréquentes et ne s’interrompait qu’au cours des mois sacrés.
La femme n’avait aucune valeur, et les autorités bien trop préoccupées à faire du profit au détriment de leur peuple.

Lecture de la page 70 à 95 :

Aspect de la société arabe antéislamique (suite)



La situation économique :

Le commerce était le principal moyen d’obtenir de l’or, or la tournée commerciale était rarement possible, du fait des nombreux conflits.
Ainsi, les marchés ne se tenaient principalement que pendant les mois sacrés. L’artisanat arabe accusait un énorme retard. On trouvait néanmoins le tissage et la teinture au Yémen, à Hira et en Syrie. Cependant étant donné les nombreuses guerres et les pillages qui vont de pair, la pauvreté, la faim et la nudité étaient générales.

La morale :

Le comportement des gens de l’époque antéislamique présentait des contradictions, car bien que s’adonnant parfois à des comportements immoraux, ils faisaient également preuve de qualités précieuses parmi lesquelles la générosité qui se manifestait notamment par des prix du sang très élevés. Boire du vin était considéré dans leur société comme un moyen de susciter la générosité. 
Le jeu de hasard se pratiquait également beaucoup et les gains étaient dépensés en majeure partie pour nourrir les pauvres. Le Coran ne nie pas d’ailleurs l’utilité du vin et de ces jeux, mais précise que pour les deux le péché est plus grand que le bénéfice.

Plusieurs autres qualités caractérisaient leur caractère, notamment le respect des engagements auxquels ils tenaient plus que tout, allant jusqu’à tuer leurs propres enfants ou détruire leur maison, la noblesse d’âme également et le refus de subir l’humiliation et l’injustice. Ils faisaient montre également d’une grande détermination, de bonté, patience et douceur, simplicité et nomadisme. Toutes ces qualités peuvent expliquer en partie le choix de ce peuple afin de porter le message universel.



Généalogie et famille du prophète  



La généalogie du prophète  

Elle comporte trois parties, la première fait l’unanimité et remonte à Adnân, la seconde fait objet de divergences et va de Adnân à Ibrahim et la troisième apparaît assez faible et va de Ibrahim à Adam.

La famille prophétique :

Il s’agit de la famille Hâchimite, en référence à son grand-père Hâchim ibn Abd Manâf.

Hâchim :

C’est lui qui se chargea du ravitaillement en eau et de la nourriture des pèlerins du côté de Bani Abd Manaf. Il fut le premier à nourrir les pèlerins de la Mecque. Son surnom Hachim (il s’appelait en vérité Amr) venait du fait qu’il cassait le pain (hachama = casser). Il est celui qui institua les voyages d’hiver et d’été des Qoraich. Sa femme mit au monde leur fils Abdil Mouttalib en 497G, il fut éduqué par la famille de sa femme exclusivement. Hâchim eut au total 4 fils et 5 filles. 

Abdoul-Mouttalib :

Al Mouttalib, le frère de Hâchim s’occupa après lui du ravitaillement en eau et en nourriture des pèlerins. Lorsqu’il eut 7 ou 8 ans, Al Mouttalib emmena Abdoul Mouttalib avec lui, et ce dernier grandit ainsi chez lui. A la mort d’Al Mouttalib, Abdoul Mouttalib fut investi à sa place et connaissait déjà une grande renommée. 
L’histoire du puits de Zamzam est fortement liée à ce dernier, en effet, en rêve, il reçut l’ordre de creuser ce dernier, ce qu’il fit, et il trouva à cet emplacement des épées des cuirasses et deux gazelles en or qu’avaient laissées les Jourhoumites. Il forgea une porte pour la Kaaba à partir des épées, porte qu’il orna de plaques d’or obtenues en fondant les gazelles. Ainsi fut institué le ravitaillement en eau de Zamzam des pèlerins. Allah aida Abdoul-Mouttalib en lui envoyant une pluie face aux qoraichites qui lui disputait la charge de ce ravitaillement. En remerciement, Abdoul Mouttalib fit le serment de sacrifier un fils pour Allah, si Allah lui en donnait 10. 
Une autre histoire liée à Abdoul Mouttalib est celle de la bataille de l’éléphant, qui eut lieu fin février ou début mars 571G peu avant la naissance du prophète  alors qu’Abraha As Sabah, l’Abyssinien, représentant du Négus au Yémen, construisit une église à San’a pour y détourner le pèlerinage des arabes. Un homme de Bani Kinanasouilla la kiblah de l’église une nuit, ce qui rendit Abraha fou de rage, et il décida alors, accompagné d’une armé de 60 000 hommes et de 9 ou 13 éléphants, de détruire la Ka’ba. Toutefois, Allah voulut qu’entre Mouzdalifa et Mina, son éléphant s’agenouilla et refusa d’avancer. Allah leur envoya ensuite des oiseaux qui leur envoyaient des pierres, ce qui anéantit complètement l’armée. Quant à Abraha, il fut frappé d’une maladie qui lui prit tous les doigts avant que son cœur ne sorte de sa poitrine et ainsi il mourut. 
Abdoul Mouttalib avait 10 fils et 6 filles.

Abdoullah :

Le père du prophète  . Il était le fils le plus beau et le plus aimé d’Abdoul Mouttalib.
Rappelons qu’Abdoul Mouttalib avait fait le serment de sacrifier un de ses fils si Allah lui en donnait 10. Le nom de Abdillah sortit du tirage au sort, il était donc le fils à sacrifier. Alors qu’il s’apprêta à l’immoler, les qoraichites l’en empêchèrent et lui conseillèrent de consulter une devineresse, qui lui dit d’ajouter 10 chameaux chaque fois que le nom d’Abdillah sortira. Arrivé au nombre de 100, le sort choisit les chameaux. Il égorgea alors les 100 chameaux à la place de son fils. Ainsi, la rançon (diya) qui était alors de 10 chameaux, passa à 100 chameaux après cet évènement, ce que l’islam approuva par la suite.
Le prophète  est donc issu de 2 offrandes, comme il le dit dans un hadith, celle d’Ismail et d’Abdillah. 
AbdoulMouttalib choisit pour son fils la meilleure des femmes qoraichites en terme de généalogie et de rang social, Amina, fille de Wahb ibn Abd Manaf. Il mourut, selon la majorité des avis des historiens, avant la naissance du prophète 
Abdoullah laissa à sa mort 5 chameaux, un troupeau de mouton, une servante abyssinienne du nom de Baraka ou Oum Ayman, nourrice du prophète 

La naissance et les 40 ans avant la mission prophétique :

La naissance :


Le prophète  naquit dans le carré de Bani Hachîm à La Mecque le lundi 9 Rabia Al Awwal en 571G. Sa mère rapporte qu’il est sorti d’elle une lumière qui éblouit les palais de Syrie. On rapporte également, avec une chaîne de transmission cependant non nette, que 14 balcons s’écroulèrent au palais de Kisra et le feu qu’adoraient les Mages s’éteignit. Le prophète  fut circoncis le septième jour après sa naissance. Thouwayba, la captive affranchie d’Abi Lahab l’allaita après sa mère, ce fut la même Thouwayba qui allaita Hamza Ibn Abdil Mouttalib.

Mohammad chez Bani Saad : 

Abdoul Mouttalib prit Halima, une femme de Bani Saad ibn Bakr, comme nourrice pour le prophète  
Son oncle Hamza ibn Abdil Mouttalib est donc également son frère de lait par deux fois, par Thouwayba et aussi par sa propre nourrice qui allaita un jour le prophète  
Halima témoigne de la bénédiction que lui a apporté le prophète  , alors qu’aucune nourrice ne voulait de lui, étant orphelin de père. Elle se résigna à le prendre n’ayant trouvé aucun nourrisson à part lui, et dès lors, sa situation changea, ses seins se gonflèrent de lait, et ses animaux jadis très pauvres en lait, offrirent du lait en abondance. 
Le prophète resta avec elle jusqu’à ses 4 ou 5 ans, jusqu’au moment où l’ange Gabriel lui fendit le cœur, duquel il sortit une sangsue qu’il lava dans une cuvette en or avec de l’eau de Zamzam avant de la bander et de la remettre en place. 

Retour de Mohammad chez sa mère : 

Mohammad resta chez sa maman jusqu’à ses 6 ans. Un jour alors que sa maman Amina décida d’aller commémorer le décès de son époux en visitant sa tombe, qui se trouvait alors à 500 km, une maladie la toucha et elle en mourut.

Mohammad à la charge de son grand père :

Abdoul Mouttalib se chargea donc de son petit-fils après la mort de sa maman, et lui vouai beaucoup de compassion. Abdoul Mouttalib mourut à son tour à la Mecque alors que le prophète  avait un peu plus de 8 ans. Il était cependant déjà à la charge de son oncle, Abou Tâlib.

Mohammad chez son oncle Abou Tâlib :

Encore une fois, Mohammad était très aimé et bien soigné par son oncle.

L’appel à la pluie :

Un jour que les qoraichites se plaignirent de la sécheresse, Abou Tâlib prit le prophète  , mit son dos contre le Ka’ba et lui fit signe du doigt, c’est alors que les nuages apparurent et apportèrent une pluie bienfaisante.

Rencontre avec le moine Bahirâ :

A 12 ans, lors d’un voyage de commerce en Syrie avec son oncle, Mohammad rencontra le moine Bahirâ, qui le reconnut et l’appela ‘le guide des mondes’, affirmant l’avoir reconnu grâce à plusieurs signes : la prosternation des arbres d’Al Aqaba lors de son passage, le sceau de la prophétie en dessous du cartilage de son épaule. Il affirme que ce prophète est mentionné dans leurs livres. Dans le but de le protéger, le moine conseilla à Abou Talib de ramener l’enfant à la Mecque, ainsi il le renvoya là bas par crainte des romains et des juifs.

La guerre des Foujjâr :

Il s’agit d’une guerre qui opposa le groupe Qoraich et Kinana contre Kays Aylan. 
Les Kinanites finirent par gagner le conflit qui fut nommé ainsi en raison de la violation de l’interdiction de combattre pendant les mois sacrés. Mohammad, qui avait alors une vingtaine d’années, y assista, en ramassant les flèches.

Le pacte de Foudoul :

Ce pacte fut conclu par certaines tribus des qoraichites et prévoit l’assistance de tout mecquois victime d’une injustice, accord qui contraignait également le coupable à réparer son injustice. Le prophète  affirma plus tard que dans l’islam, il aurait été tout aussi favorable à la conclusion de ce pacte.

Une vie d’efforts et de travail :

Le prophète n’avait pas de travail fixe au début, il gardait parfois des moutons. A 25 ans, il se rendit en Syrie pour le commerce avec un jeune homme nommé Maysara, au service de Khadija, une commerçante noble et riche. 

Le mariage de Mohammad avec Khadija :

Après avoir constaté et entendu de la part de Maysara les éloges de Mohammad, Khadija lui fit savoir par l’intermédiaire d’une de ses amies, Nafisa bint Maniya, qu’elle aimerait l’épouser. Le prophète  demanda alors à ses oncles de demander à l’oncle de Khadija la main de celle-ci. Il l’épousa alors qu’elle avait 40 ans, sa dot étant de 20 vaches. Elle lui donna 6 enfants, dont 2 garçons qui moururent en bas âge. Les filles devinrent toutes musulmanes et émigrèrent à Médine. Elles moururent avant leur père, sauf Fatima, qui mourut 6 mois après lui.

La construction de la Ka’ba et la question d’arbitrage :

Les qoraichites entreprirent de la reconstruire lorsque Mohammad eut 35 ans. Al Walid ibn al Moughira commença le premier la démolition. La Ka’ba fut divisée en plusieurs parties, chaque partie gérée par une tribu. La question de qui s’occuperaient de replacer la pierre noire divisa les tribus qui décidèrent de prendre comme juge le premier qui pénétrerait la mosquée. Il s’agit alors de Mohammad, qui utilisa un manteau de façon à ce que chaque chef de tribu en tint un morceau pour soulever la pierre, puis Mohammed se chargea de la placer.

Aspects généraux de la biographie du prophète  avant le début de la mission :

Il était un modèle de pensée lumineuse. Il ne buvait pas de vin ni ne mangeait ce qui avait été sacrifié ou immolé pour les dieux. Il n’assistait pas aux fêtes des idolâtres et éprouvait de l’aversion pour l’adoration des idoles. Lorsque par deux fois, il voulut commettre quelque bêtise de jeunesse, ALLAH l’en éloigna en l’endormant. Il était surnommé Al Amîn, le probe, et aidait les pauvres.

L’époque mecquoise :

L’époque mecquoise de la vie de Mohammad en tant que messager dura 10 ans, et se divise en une étape de 3 ans de l’appel secret, une étape qui s’étend jusqu’à l’émigration à Médine de la propagation du message au niveau de la Mecque, et une étape de généralisation de l’appel en dehors de la MecqueL’époque médinoisedura quant à elle 13 ans.

Voir les commentaires

C'est un devoir pour tout musulman d'éprouver de l'amour et de l'attachement pour l'ensemble des "Ahl oul Bayt" (littéralement, « Gens de la Maison » (du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam)). 


La question fondamentale qui se pose est de savoir quelles sont les personnes qui sont désignées par l'appellation de "Ahl oul Bayt". Cette question fait l'objet d'une profonde divergence entre les musulmans sounnites et les chiites imâmites. 



Pour les chiites duo-décimains (imâmites), l'expression "Ahl oul Bayt" désigne de façon exclusive un nombre limité de personnes apparentées au Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam)... Il s’agit de Ali (radhia Allâhou anhou) (cousin et gendre du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam)), Fâtimah (radhia Allâhou anha) (fille bien-aimée du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) et épouse de Ali (radhia Allâhou anhou)), deux de leurs enfants, Hassan (radhia Allâhou anhou) et Housseïn (radhia Allâhou anhou), ainsi que neuf de ses descendants mâles, à savoir :



1- Ali Zaïn oul Âbidîne, fils de Housseïn (radhia Allâhou anhou), connu sous le titre de « As Sadjâd ».

2- Mouhammad « Al Bâqir » r.a., fils de Ali r.a. (fils de Housseïn (radhia Allâhou anhou)).

3- Dja’far « As Sâdiq » r.a., fils de Mouhammad « Al Bâqir » r.a. 

4- Moussa « Al Kâdhim » r.a., fils de Dja’far « As Sâdiq » r.a.

5- Ali « Ar Ridhâ » r.a., fils de Moûssa « Al Kâdhim » r.a.

6- Mouhammad Al Djawâd r.a., fils de Ali « Ar Ridha » r.a. 

7- Ali « Al Hâdiy » r.a., fils de Mouhammad Al Djawâd r.a.

8- Hassan Al Askrariy r.a., fils de Ali “Al Hâdiy” r.a.

9- Mouhammad “Al Mahdiy”, fils hypothétique de Hassan Al Askaraiy r.a. (L’existence même de cet enfant n’est pas prouvée de façon indiscutable. En effet, il y a, dans certaines références chiites, des données contradictoires à son sujet : Alors que certains textes affirment que cet enfant a réellement existé, d’autres indiquent au contraire que Hassan Al Askariy r.a., lorsqu’il est décédé en l’an 260 de l’Hégire, n’a laissé derrière lui aucun enfant, ni personne parmi ses épouses ou esclaves enceinte…)

(Une petite remarque au passage: Je me demande bien selon quels critères les chiites ont établi cette liste des "Ahl oul Bayt"… et surtout, pourquoi y ont-ils exclus les autres filles du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) à part Fâtimah (radhia Allâhou anha), ainsi que leur époux… mais encore tous les autres enfants de Fâtimah (radhia Allâhou anha) et de Ali (radhia Allâhou anhou) à part Hassan (radhia Allâhou anhou) et Housseïn (radhia Allâhou anhou)… ???!) 



Pour les sounnites, les "Ahl oul Bayt" sont l’ensemble des membres de la famille du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam), ses enfants et descendants, bien entendu, mais aussi et surtout toutes ses épouses… (a noter que, selon ce qui ressort des propos de certains Compagnons (radhia Allâhou anhoum), même les proches du Prophète Mouhammad (sallâllâhou alayhi wa sallam) qui avaient accepté l'Islam et à qui il est interdit de donner la Zakâte entrent dans l'appellation de "Ahl oul Bayt")...

Dans les lignes suivantes, Incha Allah, on s’attachera à démontrer que l’approche sounnite à ce sujet est en pleine conformité avec le Qour'aane et la Sounnah, ainsi que la sémantique arabe. C’est d’ailleurs par ce dernier aspect que je vous propose de débuter :



D’un point de vue sémantique…

L’expression "Ahl oul Bayt" est composée de deux termes distincts: "Ahl" (littéralement : famille, gens) et"Bayt" (littéralement : maison). Concernant le mot "Ahl", les plus illustres lexicographes arabes s’accordent sur le fait que, lorsqu'il est employé pour un homme, il désigne les gens qui lui sont le plus proche, c’est à dire son épouse, mais également ses enfants… C’est ce que mentionne l’auteur du « Qâmoûs » (Volume 3 / Page 432), du « Tâdj oul ‘Ouroûs » et du « Lisân oul Arab » (Volume 11 / Page 28)…

D’ailleurs, cette racine ("Ahl") a donné en arabe des verbes dérivés, tels que "Ta ahhala", qui signifie"se marier", "prendre une épouse" (Voir la définition de ce terme dans les ouvrages de référence suivants: "As Sihâh" de Al Djawhari, "Asâsoul Balâghah" de Az Zamakhchari, "Maqâyyîs oul loughah" de Aboul Housseïn Ahmad Ibné Fâris. Voir également "Al Moufradât fî gharâibil Qour'aane" de l'Imâm Ar Râghib Al Isfihâni – Page 28). On comprend donc déjà qu’il ne peut être question, en arabe, quand on fait usage du terme "Ahl", d’exclure de cette appellation l’épouse. Celle-ci entre systématiquement dans l’acception de "Ahl". 

A partir de là, il est aisé de comprendre pourquoi, quand on revient à nouveau vers les plus grandes références lexicographiques arabes, on y lit que les "Ahl oul Bayt" (que l’on traduirait littéralement, dans son sens premier, par: "les proches qui sont réunis sous un même toit"… Bien entendu, l'expression a connu une évolution sémantique et sa portée s’est étendue par la suite bien au delà du simple espace confiné de la maison (« bayt »), pour toucher tous ceux qui sont unis par les liens de parenté) d’un Prophète se compose de ses épouses, et éventuellement, de ses enfants (s’il en a)… Ainsi, Az Zoubeïdi, dans son « Tâdj oul ‘Ouroûs » écrit en substance ceci (les passages entre parenthèses sont des ajouts personnels) :

"Et le "Ahl", pour un homme, c’est sa femme ; et ses enfants entrent également (dans le sens du mot). Et c’est de cette façon qu’a été commentée la Parole d’Allah (dans le Qour'aane au sujet de Moussa (alayhis salâm)) « Wa Sâra bi ahlihi » (Il est parti avec sa famille), c’est à dire son épouse (…)"

(Réf: "Tâdj oul 'Ouroûs", sous le terme "Ahl")

Il est à noter également que le fait que l’ensemble des épouses du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) comptent, entre autres, parmi ses "Ahl oul Bayt" est explicitement mentionné par Ibn oul Mandhoûr Al Afriqi r.a. dans son célèbre "Lisân oul 'Arab" (Réf: "Lisân oul 'Arab" – Volume 11 / Pages 28 à 30).



Après cette analyse lexicographique, venons-en à nos références premières et fondamentales que sont le Qour'aane et la Sounnah…



Quelles sont les personnes concernées par l'appellation de "Ahl oul Bayt" selon le Qour'aane…?

Quand on consulte le texte coranique, on trouve des éléments très explicites qui attestent que l'expression "Ahl oul Bayt" désigne nécessairement l'(es) épouse(s) d'un homme…

Ainsi, dans un passage de la Sourate "Hoûd", qui relate une rencontre entre Ibrâhim (alayhis salâm), son épouse (alayhas salâm) et des anges, voici ce que l'on peut lire:

وَلَقَدْ جَاءَتْ رُسُلُنَا إِبْرَاهِيمَ بِالْبُشْرَى قَالُوا سَلَامًا قَالَ سَلَامٌ فَمَا لَبِثَ أَنْ جَاءَ بِعِجْلٍ حَنِيذٍ (69) فَلَمَّا رَأَى أَيْدِيَهُمْ لَا تَصِلُ إِلَيْهِ نَكِرَهُمْ وَأَوْجَسَ مِنْهُمْ خِيفَةً قَالُوا لَا تَخَفْ إِنَّا أُرْسِلْنَا إِلَى قَوْمِ لُوطٍ (70) وَامْرَأَتُهُ قَائِمَةٌ فَضَحِكَتْ فَبَشَّرْنَاهَا بِإِسْحَاقَ وَمِنْ وَرَاءِ إِسْحَاقَ يَعْقُوبَ (71) قَالَتْ يَا وَيْلَتَا أَأَلِدُ وَأَنَا عَجُوزٌ وَهَذَا بَعْلِي شَيْخًا إِنَّ هَذَا لَشَيْءٌ عَجِيبٌ (72) قَالُوا أَتَعْجَبِينَ مِنْ أَمْرِ اللَّهِ رَحْمَةُ اللَّهِ وَبَرَكَاتُهُ عَلَيْكُمْ أَهْلَ الْبَيْتِ إِنَّهُ حَمِيدٌ مَجِيدٌ (73)

"Et Nos émissaires sont, certes, venus à Abraham avec la bonne nouvelle, en disant : "Salam!" Il dit : " Salam ! ", et il ne tarda pas à apporter un veau rôti.

Puis, lorsqu'il vit que leurs mains ne l'approchaient pas, il fut pris de suspicion à leur égard et ressentit de la peur vis-à-vis d'eux. Ils dirent : "N'aie pas peur, nous sommes envoyés au peuple de Lot".

Sa femme était debout, et elle rit alors; Nous lui annonçâmes donc (la naissance d') Isaac, et après Isaac, Jacob.

Elle dit : "Malheur à moi ! Vais-je enfanter alors que je suis veille et que mon mari, que voici, est un vieillard ? C'est là vraiment une chose étrange ! "

Ils dirent : "T'étonnes-tu de l'ordre d'Allah ? Que la miséricorde d'Allah et Ses bénédictions soient sur vous, gens de cette maison ("Ahl al Bayt") ! Ils est vraiment digne de louange et de glorification !"

(Sourate "Houd" – Versets 69 à 73)

On voit bien ici que les anges, en s'adressant à la femme de Ibrâhim (alayhis salâm), l'interpellent par l'expression "Ahl al Bayt"…

Par ailleurs, lorsque le Qour'aane relate le récit du départ de Moussa (alayhis salâm) de Madyan, voici les termes qui sont employés:

فَلَمَّا قَضَى مُوسَى الْأَجَلَ وَسَارَبِأَهْلِهِ آَنَسَ مِنْ جَانِبِ الطُّورِ نَارًا قَالَ لِأَهْلِهِ امْكُثُوا إِنِّي آَنَسْتُ نَارًا لَعَلِّي آَتِيكُمْ مِنْهَا بِخَبَرٍ أَوْ جَذْوَةٍ مِنَ النَّارِ لَعَلَّكُمْ تَصْطَلُونَ (29) 



"Puis, lorsque Moïse eut accompli la période convenue et qu'il se mit en route avec sa famille ("bi ahl ihi"), il vit un feu du côté du Mont. Il dit à sa famille : «Demeurez ici, J'ai vu du feu. Peut-être vous en apporterai-je une nouvelle ou un tison de feu afin que vous vous réchauffiez»."

(Sourate 28 / Verset 29))

"ahl" (traduit par "famille"), les exégètes sounnites (et chiites – Voir "Tafsîr Madjma'oul Bayân" – Volume 4 / Page 250, "Tafsîr Qoummi" – Volume 2 / Page 139, "Tafsîr Noûr ous Saqalayn" – Volume 4 / Page 126…) s'accordent pour considérer qu'il s'agit de l'épouse de Moussa (alayhis salâm).



A ces deux passages, s'ajoute bien entendu celui de la Sourate "Al Ahzâb" (les Coalisés) qui, lui, est encore plus explicite sur le fait que les épouses du Prophète Mouhammad (sallâllâhou alayhi wa sallam) font partie des "Ahl oul Bayt":

يَا نِسَاءَ النَّبِيِّ مَنْ يَأْتِ مِنْكُنَّ بِفَاحِشَةٍ مُبَيِّنَةٍ يُضَاعَفْ لَهَا الْعَذَابُ ضِعْفَيْنِ وَكَانَ ذَلِكَ عَلَى اللَّهِ يَسِيرًا (30) وَمَنْ يَقْنُتْ مِنْكُنَّ لِلَّهِ وَرَسُولِهِ وَتَعْمَلْ صَالِحًا نُؤْتِهَا أَجْرَهَا مَرَّتَيْنِ وَأَعْتَدْنَا لَهَا رِزْقًا كَرِيمًا (31) يَا نِسَاءَ النَّبِيِّ لَسْتُنَّ كَأَحَدٍ مِنَ النِّسَاءِ إِنِ اتَّقَيْتُنَّ فَلَا تَخْضَعْنَ بِالْقَوْلِ فَيَطْمَعَ الَّذِي فِي قَلْبِهِ مَرَضٌ وَقُلْنَ قَوْلًا مَعْرُوفًا (32) وَقَرْنَ فِي بُيُوتِكُنَّ وَلَا تَبَرَّجْنَ تَبَرُّجَ الْجَاهِلِيَّةِ الْأُولَى وَأَقِمْنَ الصَّلَاةَ وَآَتِينَ الزَّكَاةَ وَأَطِعْنَ اللَّهَ وَرَسُولَهُ إِنَّمَا يُرِيدُ اللَّهُ لِيُذْهِبَ عَنْكُمُ الرِّجْسَ أَهْلَ الْبَيْتِ وَيُطَهِّرَكُمْ تَطْهِيرًا (33) وَاذْكُرْنَ مَا يُتْلَى فِي بُيُوتِكُنَّ مِنْ آَيَاتِ اللَّهِ وَالْحِكْمَةِ إِنَّ اللَّهَ كَانَ لَطِيفًا خَبِيرًا (34)

"Ô femmes du Prophète ! Celle d'entre vous qui commettra une turpitude prouvée, le châtiment lui sera doublé par deux fois ! Et ceci est facile pour Allah..

Et celle d'entre vous qui est entièrement soumise à Allah et à Son messager et qui fait le bien, Nous lui accorderons deux fois sa récompense, et Nous avons préparé pour elle une généreuse attribution.

Ô femmes du Prophète ! Vous n'êtes comparables à aucune autre femme. Si vous êtes pieuses, ne soyez pas trop complaisantes dans votre langage, afin que celui dont le cœur est malade [l'hypocrite] ne vous convoite pas. Et tenez un langage décent.

Restez dans vos foyers; et ne vous exhibez pas à la manière des femmes avant l'Islam (Jahiliyah). Accomplissez le Salat, acquittez la Zakat et obéissez à Allah et à Son messager. Allah ne veut que vous débarrasser de toute souillure, ô gens de la maison [du prophète] ("Ahl al Bayt") , et vous purifier pleinement.

Et gardez dans vos mémoires ce qui, dans vos foyers, est récité des versets d'Allah et de la sagesse. Allah est Doux et Parfaitement Connaisseur."

(Sourate 33 / Versets 30 à 34)

"(Ces versets constituent) un texte clair et explicite démontrant que les épouses du Prophète Mouhammad (sallâllâhou alayhi wa sallam) font partie des "Ahl oul Bayt"..."

Il est à noter que nous tenons également un rapport de Ibné Abbas (radhia Allâhou anhou) et d'autres éminents savants parmi les Tâbéines r.a.(génération suivant celle des Compagnons (radhia Allâhou anhoum)) qui indique que, selon eux, dans le passage de la Sourate "Al Ahzâb" cité, l'expression "Ahl oul Bayt" désigne exclusivement les épouses du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam)… (Réf: "Fath oul Qadîr" de Ach Chawkâni r.a.- Volume 4 / Page 270). Et dans une autre narration (citée par Ibnou Abi Hâtim, Ibnou Asâkir et Ibnou Mardâwayh), Ibnou Abbâs (radhia Allâhou anhou) affirme que la révélation de ce verset est exclusivement liée aux épouses du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam). (Réf: "Dâïrat oul Ma'ârif Al Islâmiyah – Ourdou" - Volume 3 / Page 376) 



Les "Ahl oul Bayt" dans les Traditions Prophétiques…

L'expression "Ahl oul Bayt" est employé dans pas mal de Traditions authentiques… Et quand on passe en revue toutes ces Traditions, on constate là encore que cette appellation ne peut avoir le sens limité que les chiites affirment, à savoir qu'elle désigne exclusivement Ali (radhia Allâhou anhou), Fâtimah (radhia Allâhou anha), Hassan (radhia Allâhou anhou), Houssein (radhia Allâhou anhou) et quelques uns de ses descendants… 

Dans les lignes qui vont suivre, je vais citer partiellement trois Traditions qui comptent parmi les plus explicites sur le sujet: 

1er Hadith (à chaque fois, les commentaires entre parenthèses sont des ajouts personnels)

Anas (radhia Allâhou anhou) raconte: "J'étais présent lors du "Walîmah" (repas organisé après la célébration d'un mariage) de Zeïnab (radhia Allâhou anha) (il s'agit de Zeïnab Binté Djahash (radhia Allâhou anha), épouse du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) et mère des croyants). Les gens mangèrent à leur faim du pain et de la viande. Le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) m'avait envoyé pour inviter les gens. Lorsqu'il (c'est à dire le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam)) eut fini (le repas), il se leva et je le suivis. (Lorsque les gens virent le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) se lever, ils s'en allèrent… exception faite de) Deux hommes (qui) restèrent assis pour discuter et ne sortirent pas. Le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) alla rendre visite à ses différentes épouses et salua chacune d'entre elle en disant: "Que la paix soit sur vous Ô "Ahl oul Bayt" !" (…)" 

(Sahîh Mouslim – Hadith N° 2565 – Les arabophones peuvent consulter le Hadith dans son intégralitéici ).



2ème Hadith:

Dans un long Hadith, rapporté aussi bien par l'Imâm Boukhâri et l'Imâm Mouslim, Hadith qui relate l'histoire de l'accusation mensongère dont avait été victime notre mère Aïcha (radhia Allâhou anha) avant qu'elle ne soit complètement innocentée par des versets révélés par Allah, il y un passage qui évoque un sermon que le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) prononça à un moment donné, alors qu'il était profondément affecté par les rumeurs qui étaient répandues contre son épouse… Dans ce sermon, en s'adressant aux personnes présentes, voici notamment ce qu'il dit:

"Ô assemblée des musulmans ! Qui m'excusera (autre sens possible: "Qui me soutiendra") (si je punis) un homme dont le mal a atteint "Ahl Bayti") (…)";

(Rapporté parBoukhâri – Hadith N° 4381 /Mouslim – Hadith N° 4974 / Traduction intégrale du Hadithici )

Ici, le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) a clairement désigné notre mère Aïcha (radhia Allâhou anha) comme étant son "Ahl Bayt"…





Ibrâhim r.a. rapporte qu'il questionna 'Alqamah r.a. en ces termes: 

"As-tu questionné à Aïcha (radhia Allâhou anha)(au sujet des récipients) dans lesquels il est blâmable de préparer le "Nabîdh" (sorte de boisson élaborée par macération de dattes ou de raisin) ?" Il répondit: "Oui ! J'ai posé la question (suivante à Aïcha (radhia Allâhou anha) : Ô mère des croyants ! Quels sont (les récipients) que le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) empêchaient (qu'on utilise) pour préparer du "Nabîdh" ." Elle répondit: "Il nous avait empêché, nous, membres de sa famille (en arabe "Ahl al Bayt"), que nous préparions du "Nabîdh" dans le "Doubbâ" et le "Mouzaffat" (deux types de récipient que l'on utilisait exclusivement auparavant pour préparer les boissons fermentées ennivrantes) (…)"..

(Rapporté parBoukhâri – Hadith N° 5166 /Mouslim – Hadith N°3694 / Traduction du Hadith consultable en ligneici )





Les multiples références linguistiques cités plus haut, ainsi que les passages coraniques et les Hadiths évoqués attestent tous de la justesse de l'approche des sounnites concernant l'identité des gens comptant parmi les "Ahl oul Bayt" du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam): 

Cette expression désigne en premier lieu l'ensemble des épouses du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam), et, par extension, englobe également ses enfants, mais aussi ses oncles (qui se sont convertis à l'Islam - comme l'indique certaines références qui n'ont pas été mentionnées dans ce présent article...) ainsi que leurs enfants (tel que Ali (radhia Allâhou anhou) par exemple, cousin du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam)…

Wa Allâhou A'lam !

Et Dieu est Plus Savant !!

 

www.muslimfr.com

Voir les commentaires

 


muhammad mohamed mouhammad mouhamed muhamed mouhamad allah prophete mort paix benediction messager rassul audio rappel coran qu'ran sunna sounna hadith haqq savant oulema oulama jihad djihad anasheed nasheed anashid nashid tafsir asl oussoul fiqh...

 

Voir les commentaires

Lecture de la page 562 à 575



LA TROISIEME ETAPE



La troisième étape s’ouvre après la conquête de la Mecque et comporte deux périodes :

Une période de djihad et de combat
Une période de conversion à l’islam des tribus et nations

Nous commencerons bi idhnillah par la première période.



L’EXPEDITION GHAZWA DE HOUNAYN



Introduction 

Suite à la conquête de la Mecque, de nombreuses tribus se soumirent et se convertir, à l’exception toutefois des plus hostiles parmi lesquelles : des fractions de Hawâzin et Thâkîf, ainsi que Nasr, Jachm, Saad ibn Bakr et de certains de Bani Hilal, toutes ces tribus se réclamant de Kays Aylân.

Elles se rejoignirent donc sous le commandement de Mâlik ibn Awf an Nasri, qui décida d’emmener avec eux leurs femmes, enfants et biens, ce que Dourayd ibn As Soumma,expert en matière de guerre, contesta, mais sa parole ne fut pas retenue.

Mâlik envoya des espions se renseigner sur les musulmans mais ceux-ci revinrent mutilés, affirmant avoir vu des hommes blancs montés sur des chevaux blancs et noirs.

Le prophète  de son côté, envoya Houdoud al Aslami se renseigner auprès de l’ennemi.


Le messager d’Allah quitte la Mecque pour Hounayn

Il quitta la Mecque le 6 du mois de Chawwal de l’an 8, à la tête de 12 000 hommes, dont 2000 mecquois. Sur la route, les musulmans virent Thât Anwât, un lotus verdoyant où les arabes avaient l’habitude d’accrocher leurs armes et de faire leurs offrandes. Ils demandèrent alors au prophète  de leur fournir un tel arbre, ce à quoi il répondit par la parole de Moussa :alayhi : à son peuple : « Vous êtes un peuple ignorant, il s’agit de pratiques du même ordre que celles de vos prédécesseurs. »


Arrivée de l’armée islamique à Hounayn et mise en déroute de l’ennemi

Elle arriva à Hounayn la nuit précédant le 10 Chawwal. Les musulmans firent face à la vallée et furent pris de court par des ennemis en embuscade qui leur envoyèrent une pluie de flèches, ils battirent alors en retraite. 
Le prophète  , avec à ses côtés quelques muhajirins et membres de sa famille, dirigea sa mule vers les infidèles et demanda à Allah  Son secours. Il donna l’ordre à son oncle l Abbas d’appeler ses compagnons, dont 100 se réunirent alors autour de lui, firent face à l’ennemi et combattirent. Le prophète  jeta ensuite une poignée de sabledisant « soyez défigurés », et cette poignée en effet imprégna leurs yeux et provoqua leur déroute.

70 personnes furent tuées du côté des Thakîf, les musulmans s’emparèrent des biens et armes et de la caravane.
Le Coran cite cette bataille :

لَقَدْ نَصَرَكُمُ اللّهُ فِي مَوَاطِنَ كَثِيرَةٍ وَيَوْمَ حُنَيْنٍ إِذْ أَعْجَبَتْكُمْ كَثْرَتُكُمْ فَلَمْ تُغْنِ عَنكُمْ شَيْئاً وَضَاقَتْ عَلَيْكُمُ الأَرْضُ بِمَا رَحُبَتْ ثُمَّ وَلَّيْتُم مُّدْبِرِينَ
9.25. Allah vous a déjà secourus en maints endroits. Et [rappelez-vous] le jour de Hunayn, quand vous étiez fiers de votre grand nombre et que cela ne vous a servi à rien. La terre, malgré son étendue vous devint bien étroite; puis vous avez tourné le dos en fuyards.

ثُمَّ أَنَزلَ اللّهُ سَكِينَتَهُ عَلَى رَسُولِهِ وَعَلَى الْمُؤْمِنِينَ وَأَنزَلَ جُنُوداً لَّمْ تَرَوْهَا وَعذَّبَ الَّذِينَ كَفَرُواْ وَذَلِكَ جَزَاء الْكَافِرِينَ
9.26. Puis, Allah fit descendre Sa quiétude [Sa “sakina”] sur Son messager et sur les croyants. Il fit descendre des troupes (Anges) que vous ne voyiez pas, et châtia ceux qui ont mécru. Telle est la rétribution des mécréants.


L’opération de poursuite et butin

Certains des ennemis, en déroute, se rendirent à Taif, d’autres à Nakhla, ou Awtas. Le prophète  envoya Abou Amir al Ansari avec un groupe à Awtas, l’armée des associateurs prit la fuite. 
Il envoya également un autre groupe à Nakhla qui rattrapa et tua Dourayd ibn as Soumma.

Concernant les ennemis s’étant échappé à Taif, le prophète  les poursuivit lui-même.

Le butin s’étendait à 6000 prisonniers24 000 chameaux, 40 000 moutons et 4000 onces d’argent. Il ne fut pas partagé avant la fin de la ghazwa de Taif.


La Ghazwa de Taif

Le messager  y poursuivit Malik ibn Awf an Nasri et son armée. Khalid ibn al Walid fut à la tête de 1000 hommes, suivi par le prophète  .
Là, il ordonna la destruction d’une forteresse appartenant à Malik.
A Taif, il imposa le siège aux occupants d’une forteresse de Malik, mais les musulmans furent attaqués de flèches et connurent des pertes. Le prophète  fit utiliser unemachine de guerre pour faire une brèche dans la forteresse et l’incendier, mais les musulmans furent contraints de descendre de leur char, car les ennemis leur envoyèrent des socs de charrue incandescents. Le prophète  ordonna de couper et brûler les vignobles mais l’ennemi demanda l’arrêt de cela, au nom d’Allah et de la parenté, ce qui fut accepté. 
Il fut décidé que quiconque sortirait de la forteresse et rejoint les musulmans sera libre, et 23 hommes en sortirent, et chacun fut confié à un musulman. 
Voyant que la forteresse demeurait imprenable et que les musulmans subissaient des pertes, le prophète  donna l’ordre de lever le siège


Le partage du butin

Le prophète  passa 10 jours à al Jouarâna où il finit par partager le butin. Il en donna une grosse part en premier lieu aux mecquois et ne réserva rien aux Ansar, qui, frustrés, se plaignirent. Le prophète  leur fit alors un discours dans lequel il affirmait son attachement à eux, et fit des invocations en leur faveur, annonçant que eux, retourneraient à Médine avec lui. Les Ansar répondirent que le messager  leur suffisait. 


Arrivée de la délégation de Hawâzin

Un convoi de Hawâzin, composé de 14 hommes dirigés par Zouhair ibn Sard et comprenant Abou barkan, oncle de lait du prophète  , arriva pour se convertir.

Ils demandèrent ensuite la libération des membres de leur famille,ce que le messager accepta, ainsi que les Ansar et les Muhajirrin tandis que Bani Tamin, Bani Fizara refusèrent.
Finalement, tous les prisonniers furent rendus.


Omra et retour à Médine

Le prophète  effectua ensuite une omra et rentra à Médine dans les 6 dernières nuits de Thil Qaada de l’an 8.

Lecture de la page 576 à 581



MISSIONS ET SARAYYA FAITES APRES LA CONQUETE DE LA MECQUE



Dès le début du mois de Moharram de l’an 9, le prophète  envoya des missionnaires à de nombreuses tribus.
Il envoya également des sarayya dont voici les détails :


Sariyya de Oyayna ibn Hisn al Fizari

Mois de Muharram de l’an 9
Envoyée vers Bani Tamim, qui avaient attaqué les tribus et les empêchaient de payer la Jizya
L’ennemi prit la fuite, les musulmans capturèrent néanmoins 11 hommes, 21 femmes et 30 garçons. Par la suite, 10 chefs de Tamim se rendirent chez le prophète  , ils firent parler leur orateur puis leur poète, mais après avoir entendu l’orateur de l’islam Thabit ibn Kays ibn Chammas et le poète de l’islam Hassan ibn Thabit, ils se convertirent à l’islam. Sur ce, le prophète  leur rendit femmes et enfants.


Sariyya de Koutba ibn Amir

Mois de Safar de l’an 9
Envoyée auprès d’une tribu faisant partie de Khathaam
Violents combats, les musulmans tuèrent des ennemis et s’emparèrent d’hommes et enfants.


Sariyya d’ad Dahhâk ibn Soufyan al Kilâbi

Mois de Rabi’ al Awwal de l’an 9
Envoyée vers Bani Kilab, qui refusèrent toujours de se convertir à l’islam, les musulmans les mirent en déroute et en tuèrent certains.


Sariyya de Alqama ibn Moujazziz al Madlaji

Mois de Rabi’ al Akhir de l’an 9
Envoyée contre des Abyssins qui avaient l’intention de commettre des actes de piraterie contre des habitants de la Mecque.
Les ennemis prirent la fuite.


Sariyya d’Ali ibn Abi Talib

Mois de Rabi’ al Awwal de l’an 9
Envoyée pour détruire l’idole al Kalas appartenant à Tay
Les musulmans détruisirent l’idole, ils constituèrent prisonnière la sœur de Ady ibn Hatim, qui demanda la grâce du prophète  qu’elle obtint. Elle poussa son frère ensuite à aller voir le prophète  et il finit par se convertir.

Lecture de la page 582 à 596



L’EXPEDITION GHAZWA DE TABOUK
Au mois de Rajab de l’an 9 de l’Hégire




Cause de la Ghazwa

La force romaine continuait de s’opposer aux musulmans depuis le meurtre contre l’ambassadeur du prophète  venu voir le roi de Basra.
César, conscient du danger que représentaient les musulmans pour sa puissance, décida de les exterminer et prépara une armé gigantesque regroupant Byzantins et Arabes alliés des tribus de Bani Ghassan et autres.


Préparation de l’ennemi et préparation des musulmans

Les hypocrites parmi les musulmans créèrent un lieu de complots et de machinations, la mosquée Masjid Dirar, afin de se regrouper sans attirer les soupçons. Ils demandèrent au prophète  d’y prier, ce qu’il ne fit pas, et il détruisit la mosquée sur ordre d’Allah à son retour de la razzia.

L’armée ennemie comportait 40 000 combattants. La situation était critique d’autant qu’il s’agissait d’une période de grande chaleur et récolte de fruits.

Cependant, malgré ces facteurs peu encourageants, le prophète  décida de mener de front une razzia contre les byzantins avant qu’ils ne puissent eux avancer vers la Maison de l’islam.

Le prophète  demanda donc aux arabes et aux mecquois leur assistance. Une partie de la sourate le Repentir fut révélée. Tous les musulmans se mobilisèrent mis à part les excusés (malades…), certains hypocrites et trois hommes dont nous parlerons inchaAllah après.
Pour l’occasion, Abou Bakr donna tout ce qu’il possédait, Omar, Othman et d’autres acquittèrent également de grandes aumônes.

Mohammed ibn Maslama fut chargé de la commande de Médine tandis que Ali fut chargé de veiller sur les membres de la famille du prophète  .
Il réunit 30 000 combattants, mais l’équipement était si peu important qu’un même chameau servait à 18 hommes. L’armée fut nommée Jaichoul-Osrah (l’armée de la détresse).

En route, l’armée passa par al Hijr, l’oued des Thamoud, le prophète  interdit de boire son eau et d’y faire les ablutions.
Il invoqua Allah  qui envoya un nuage chargé de pluie pour assouvir la soif de l’armée.


L’armée islamique à Tabouk

L’armée campa à Tabouk, prête à affronter l’adversaire. Mais les Byzantins et leurs alliés, effrayés, se dispersèrent et aucun combat n’eut lieu.
Yahna ibn Rouba, leader d’Aylah, ainsi que les gens de Jarbâ et d’Adhroh vinrent demander la réconciliation et se soumirent au paiement de la Jizya. Le prophète leur rédigea alors un pacte.

Puis le prophète  envoya Khalid ibn al Walid à Okaydir, l’homme de Doumatil-Jandal avec 420 cavaliers. Khalid captura Okaydir et l’emmena au prophète . Okaydir sauva sa peau grâce à un accord de paix avec le prophète  et au paiement de chameaux, bétails, cuirasses et lances, ainsi qu’au paiement de la Jizya.


Retour à Médine et histoire de ceux qui restèrent à l’écart

Les musulmans revinrent à Médine au mois de Rajab de l’an 9, après avoir passé 20 jours à Tabouk et 50 jours en tout (avec la route), il revinrent donc victorieux et sans avoir eu à combattre, et ce, par la grâce d’Allah  .
12 hypocrites tentèrent l’assassinat du prophète  , mais Allah  les remplit de terreur et Houdhayfa les frappa d’un bâton qui les fit sauver et révéla leurs noms au prophète  .

Au cours de cette razzia, trois hommes faisant partie des croyants, restèrent à l’écart, sans aucune excuse. Il s’agit de Kaab ibn MalikMourara ibn ar Rabia et Hilal ibn Omayya. Contrairement aux hypocrites qui présentèrent des excuses au prophète , excuses qu’il accepta, les trois hommes jouèrent la carte de la franchise.
Le prophète  ordonna donc de ne point leur parler puis après 40 nuits passées ainsi, il leur donna l’ordre de ne pas s’approcher de leurs femmes, ils restèrent ainsi 10 nuits jusqu’à ce qu’Allah  révéla leur pardon :

وَعَلَى الثَّلاَثَةِ الَّذِينَ خُلِّفُواْ حَتَّى إِذَا ضَاقَتْ عَلَيْهِمُ الأَرْضُ بِمَا رَحُبَتْ وَضَاقَتْ عَلَيْهِمْ أَنفُسُهُمْ وَظَنُّواْ أَن لاَّ مَلْجَأَ مِنَ اللّهِ إِلاَّ إِلَيْهِ ثُمَّ تَابَ عَلَيْهِمْ لِيَتُوبُواْ إِنَّ اللّهَ هُوَ التَّوَّابُ الرَّحِيمُ
9.118. Et [Il accueillit le repentir] des trois qui étaient restés à l'arrière si bien que, toute vaste qu'elle fût, la terre leur paraissait exiguë; ils se sentaient à l'étroit, dans leur propre personne et ils pensaient qu'il n'y avait d'autre refuge d'Allah qu'auprès de Lui. Puis Il agréa leur repentir pour qu'ils reviennent [à Lui], car Allah est L'accueillant au repentir, le Miséricordieux .

Impacts de la Ghazwa et allusion au coran

Cette expédition contribua à étendre l’autorité des musulmans et poussèrent les gens à reconnaître que seul l’islam était le vrai chemin.
Allah donna l’ordre de violenter les hypocrites, leurs aumônes cessèrent d’être acceptées, on ne pria plus sur leurs morts, ne demanda plus le pardon pour eux ni ne visita leurs tombes.

Le Coran fait allusion à cette expédition dans la sourate le Repentir, at Tawba.


Autres évènements qui eurent lieu au cours de cette année

Il y eut entre autres la lapidation d’une femme Ghâmidite qui avait reconnue avoir forniqué, la mort du Négus d’Abyssinie, sur lequel le prophète  pria, la mort d’Oum Koulthoum, fille du prophète  et enfin, la mort d’Abdoullah ibn Obay, l’hypocrite. Malgré l’opposition de Omar, le prophète  demanda le pardon pour lui et pria sur lui. Par la suite, Allah donna raison à Omar.

Lecture de la page 598 à 616



LE PELERINAGE D'ABI BAKR



Au mois de Thul Qa'da ou de Thul Hijja de l'an 9, le prophète  envoya Abou Bakr comme commandeur du pélerinage. Des versets de la sourate Le Repentir vinrent également annuler les pactes déjà conclus.

Abou Bakr fit une déclaration publique, annonçant que désormais, aucun associateur n'accomplirait le pélerinage et que personne ne pourrait plus faire la circumambulation nu. C'était une déclaration de la fin du paganisme.



OBSERVATIONS SUR LES GHAZWA



On conclut de ces expéditions que le prophète  était le plus grand général du monde, qu’il sut imposer la sécurité et élargir la sphère de l’islam. Il créa par la suite un groupe de généraux qui rencontrèrent les persans et les romains sur les champs de bataille après sa mort.

Il fit de la guerre alors synonyme de pillage, d’abus de femmes, de dépravation, une guerre sainte, purifiée de tout mal et aux nobles intentions.
A la suite de la conquête de la Mecque et plus encore après l’expédition de Tabouk, les gens entrèrent en masse dans l’islam.

Il y eut également de nombreuses délégations de différents tribus venues se convertir, ces délégations eurent lieu pour la plupart après la conquête de la Mecque, mais certaines eurent lieu avant cela.

Parmi ces délégations, citons celles de Abdil-Kays, de la tribu Dous, de Sada, de Othra, Bali, Thaqif, Hamadan, Bani Fizara, Najran (qui ne se convertit pas mais bénéficia d’un pacte leur permettant de conserver leur religion), Bani Hanifa, Toujib …

De ces délégations, on peut retenir quelques histoires célèbres.

On note la visite du grand poète qui satirisait le prophète  , Kaab ibn Zouhair ibn Abi Salma, venu repentant, se convertissant à l’islam en l’an 8 et qui par la suite composa des vers en la faveur des muhajirins et des ansars.

On retient aussi l’histoire de Musaylima le menteur, de la tribu de Bani Hanifa, qui attesta que Mohammed  était bien prophète mais qui se prétendait lui aussi prophète et prétendait partager son pouvoir avec le prophète  . Il fut tué en l’an 12, du temps de Abou Bakr dans la guerre de Yamama.
Il y eut un deuxième faux prophète nommé al Aswad al Ansi au Yémen qui eut la tête tranchée par Fairouz un jour et demi avant le décès du prophète  .

On note enfin Amir et Abad de Bani Amir ibn Saasaaa qui complotèrent pour tuer le prophète  , mais qui furent empêchés par Allah  .

Malgré la fulgurante propagation de l’islam, il restait néanmoins des bédouins brutaux qui s’étaient faussement convertis à l’islam et qu’Allah  mentionne dans le Coran :

الأَعْرَابُ أَشَدُّ كُفْراً وَنِفَاقاً وَأَجْدَرُ أَلاَّ يَعْلَمُواْ حُدُودَ مَا أَنزَلَ اللّهُ عَلَى رَسُولِهِ وَاللّهُ عَلِيمٌ حَكِيمٌ
9.97. Les Bédouins sont plus endurcis dans leur impiété et dans leur hypocrisie, et les plus enclins à méconnaître les préceptes qu'Allah a révélés à Son messager. Et Allah est Omniscient et Sage.

وَمِنَ الأَعْرَابِ مَن يَتَّخِذُ مَا يُنفِقُ مَغْرَماً وَيَتَرَبَّصُ بِكُمُ الدَّوَائِرَ عَلَيْهِمْ دَآئِرَةُ السَّوْءِ وَاللّهُ سَمِيعٌ عَلِيمٌ
9.98. Parmi les Bédouins, certains prennent leur dépense (en aumône ou à la guerre) comme une charge onéreuse, et attendent pour vous un revers de fortune. Que le malheur retombe sur eux ! Allah est Audient et Omniscient.

D'autres parmi eux étaient sincères :

وَمِنَ الأَعْرَابِ مَن يُؤْمِنُ بِاللّهِ وَالْيَوْمِ الآخِرِ وَيَتَّخِذُ مَا يُنفِقُ قُرُبَاتٍ عِندَ اللّهِ وَصَلَوَاتِ الرَّسُولِ أَلا إِنَّهَا قُرْبَةٌ لَّهُمْ سَيُدْخِلُهُمُ اللّهُ فِي رَحْمَتِهِ إِنَّ اللّهَ غَفُورٌ رَّحِيمٌ
9.99. (Tel autre,) parmi les Bédouins, croit en Allah et au Jour dernier et prend ce qu'il dépense comme moyen de se rapprocher d'Allah et afin de bénéficier des invocations du Messager. C'est vraiment pour eux (un moyen) de se rapprocher (d'Allah) et Allah les admettra en Sa miséricorde. Car Allah est Pardonneur et Miséricordieux.

Quant aux musulmans de la Mecque, Médine, à Thakif et dans une partie du Yémen et à Bahrain, leur foi était solide.

Lecture de la page 617 à 627



IMPACT DU SUCCES DE L’APPEL


Le prophète  sut, sur les ordres d’Allah  révélés au début de la sourate Mudathir, se lever, répondre à l’appel et rester debout plus de 20 ans, portant le lourd fardeau qu’était sa mission envers le monde des hommes.

Il alla de bataille en bataille, contre les hommes ennemis d’Allah mais aussi contre Shaytan. Son œuvre révolutionna la société , réalisa l’égalité des hommes, tous perçus comme « frères ».



LE PELERINAGE D’ADIEU



Le samedi 24 du mois de Dhul Qa’da de l'an 10, le prophète  se prépara à effectuer ce dernier pèlerinage, avec l’intention de cumuler omra et pèlerinage. Il fit alors lacircumambulation autour de la Kaaba le 4 dhul Hijja, puis le parcours entre as Safa et al Marwa. Le 8, il alla vers Mina puis s’installa sous une tente à Arafat. Une foule de124 000 ou 144 000 hommes l’entourait. Il fit quelques recommandations lors d’un discours, affirmant qu’il ne savait pas s’il y aurait pour lui un autre pèlerinage après celui-ci. Après son discours, Allah  lui révéla ces versets :

الْيَوْمَ أَكْمَلْتُ لَكُمْ دِينَكُمْ وَأَتْمَمْتُ عَلَيْكُمْ نِعْمَتِي وَرَضِيتُ لَكُمُ الإِسْلاَمَ دِيناً 
5.3. Aujourd'hui, J'ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. Et J'agrée l'Islam comme religion pour vous.

Il se rendit ensuite à Mouzdalifa puis au Haram et à la Kaaba. Sur la route de Muzdalifa à Mina, il croisa sur son chemin l’arbre appelé Jamratou l Akaba, il y jeta 7 cailloux en disant chaque fois le Takbir. Il immola 100 moutons, 63 de sa propre main et 37 par Ali.

Le 10 de Dhul Hijja, jour du sacrifice, il prononça aussi un discours, demandant aux hommes s’il avait bien transmis le message.
Il prononça aussi un discours pendant les jours du Tachrik, après la révélation de la sourate an Nasr. Il se rendit une nouvelle fois à la Kaaba faire la circumambulation d’adieu.



LES DERNIERES MISSIONS



L’état romain avait décidé de tuer tous ses sujets se convertissant à l’islam, comme ce fut le cas du gouverneur de Maân, Farwa ibn Amr al Jouthami. Le prophète décidé donc de réagir et leva une armée gigantesque au mois de Safar de l’an 11 sous le commandement de Osâma ibn Zayd ibn Haritha, afin de terroriser les romains. Seulement,l’expédition fut retardée à cause de la maladie du prophète  et fut finalement la première mission du califat d’Abou Bakr as Siddiq.

Lecture de la page 628 à 637



LE DECES DU PROPHETE 



Signes d’adieu

Avant sa mort le prophète  montra plusieurs signes laissant présager sa mort prochaine. Au Ramadhan de l’an 10, il fit la retraite pieuse pendant 20 jours, alors qu’il la faisait 10 jours d’habitude. Jibril étudia 2 fois le Coran avec lui.
Lors du pèlerinage d’adieu, il avait affirmé qu’il ne savait pas s’il reverrait les gens l’année suivante. La révélation de la sourate aN Nasr fut aussi un signe d’adieu, et il comprit alors ce que cela signifiait.

Au mois de Safar de l’an 11, il se rendit à Ohod pour prier en faveur du repos de l’âme des martyrs. Il se rendit également à Al Bakia et demanda pardon pour les morts.


Début de la maladie

A son retour d’un enterrement à al Bakia, le 28 ou le 29 Safar de l’an 11, il fut sujet à des maux de tête et une forte chaleur. Sa maladie dura 13 ou 14 jours.


La dernière semaine

La maladie devint plus intense, ses femmes l’autorisèrent à aller où il voulait et c’est chez Aicha qu’il décida de passer sa dernière semaine. 5 jours avant sa mort, la fièvre l’atteignit, il demanda à ce qu’on lui verse de l’eau et se sentant mieux, il alla sur le mimbar et prononça un discours, exhortant les gens à ne pas adorer sa tombe. Il affirma également que s’il devait choisir un ami autre qu’Allah  , il choisirait Abou Bakr.

Sous l’effet de la douleur, il appela les gens leur proposant de leur écrire un document leur permettant de ne pas s’égarer, mais Omar, sachant que c’était là des paroles non souhaitées, s’y opposa, affirmant que le Coran suffisait.

Il fit également 3 recommandations, dont le narrateur n’a mémorisé que 2, à savoir expulser les juifs, les chrétiens et les polythéistes de la péninsule arabe et traiter les délégations comme à l’accoutumée.
Jusque 4 jours avant sa mort, le prophète  dirigeait toutes les prières, jusqu’à ce que la maladie se fit trop douloureuse et qu’il ordonne à Abou Bakr de diriger celle-ci.

La veille de sa mort il affranchit ses esclavesfit une aumône et donna ses armes aux musulmans. Sa cuirasse fut hypothéquée chez un juif.

Le prophète  mourut le lundi 12 Rabi’ al Awwal de l’an 11, dans la matinée, à 63 ans et 4 mois. Sa dernière recommandation aux gens fut de dire « la prière, la prière et la bienfaisance ! ». Il demanda également à Allah  de le faire rejoindre l’éternel.


Réaction des compagnons

Omar ibn al Khattab fut tellement affligé qu’il pensa que la nouvelle de la mort du prophète  venait des hypocrites et que le prophète  était allé auprès d’Allah  de la même façon que Moussa s’était absenté de son peuple 40 nuits.
Cependant, après qu’il eut entendu le discours d’Abou Bakr, il se rendit à l’évidence.
Abou Bakr en effet annonça la nouvelle aux hommes, leur parlant en ces termes :
« A présent, ceux d’entre vous qui adoraient Mohammed, qu’ils sachent que Mohammed est mort. Ceux d’entre vous qui adoraient Allah, qu’ils sachent qu’Allah est vivant et ne saurait mourir. » Suite à quoi il récita ce verset

وَمَا مُحَمَّدٌ إِلاَّ رَسُولٌ قَدْ خَلَتْ مِن قَبْلِهِ الرُّسُلُ أَفَإِن مَّاتَ أَوْ قُتِلَ انقَلَبْتُمْ عَلَى أَعْقَابِكُمْ وَمَن يَنقَلِبْ عَلَىَ عَقِبَيْهِ فَلَن يَضُرَّ اللّهَ شَيْئاً وَسَيَجْزِي اللّهُ الشَّاكِرِينَ
3.144. Muhammad n'est qu'un messager - des messagers avant lui sont passés - S'il mourait, donc, ou s'il était tué, retourneriez-vous sur vos talons ? Quiconque retourne sur ses talons ne nuira en rien à Allah; et Allah récompensera bientôt les reconnaissants.

Il y eut des discussions au sujet de la succession du prophète  à l’issue desquelles Abou Bakr fut finalement choisi. 
La toilette du prophète  se fit sans ôter ses vêtements, il fut lavé 3 fois avec l’eau contenant du Sidr (jujubier) puis enveloppé de 3 vêtements blancs de coton.Il fut enterré à l’endroit même de sa mort, sous son lit, selon une parole qu’il avait dite à Abou Bakr. Il ne fut enterré qu’au début de la nuit du mercredi.

Lecture de la page 638 à 647



LA MAISON PROPHETIQUE



La maison à la Mecque du prophète  ne comprenait que lui et sa femme Khadija Bint Khouwaylid, qu’il épousa alors qu’elle avait 40 ans et lui 25. Elle enfanta des garçons qui moururent tous en bas âges et des filles : Zaynab, qu’il maria au fils de sa tante Abil As ibn Al Rabi’a avant l’hégire, Roukayya et Oum Koulthoum qu’il maria à Othman ibn Affan et Fatima, qu’il maria à Ali, qui eurent ensemble al Hassan et al Houssayn, ainsi que Zaynab et Oum Koulthoum.

Au total, le prophète  épousa 13 femmes, dont deux moururent de son vivant, à savoir Khadija et Zaynab Bint Khouzayma.


Sawda Bint Zamaa

Epousée au mois de Chawwal de l’an 10 de la prophétie, quelques jours après la mort de Khadija
Elle était la veuve de son cousin as Sakran ibn Amr.


Aicha Bint Abi Bakr as Siddik

Epousée au mois de Chawwal de l’an 11 de la prophétie, alors qu’elle avait 6ans, elle rejoignit le domicile conjugal à 9 ans. Elle était la seule vierge de ses femmes.


Hafsa Bint Omar ibn Al Khattab

Epousée en l’an 3 de l’hégire, veuve de Khanis ibn Houthafa as Sahmi.


Zaynab bint Khouzaima

Surnommée Oum al Massakin, la mère des démunis, elle fut épousée en l’an 4 de l’hégire mais mourut quelques mois après le mariage. Elle était la veuve de Abdillah ibn Jahch, tombé en martyr à Ohod.


Oumm Salama Hind Bint Abi Omayya

Épousée au mois de Chawwal de l’an 4. Elle était la veuve d’Abi Salama.


Zaynab bint Jahch ibn Rayyâb

Epousée au mois de Thul Qa’da de l’an 5. Elle était la fille de la tante paternelle du prophète  et la femme divorcée du fils adoptif du prophète  , Zayd ibn Haritha.


Jouwayriyya bint al Hârith

Fille du maître de Bani Moustalak. Epousée au mois de Cha’ban de l’an 6.


Oumm Habiba Ramla Bint Abi Soufyan

Fille de Abou Soufyan, veuve de Oubaydallah ibn Jahch. Elle avait émigré avec son mari en Abyssinie mais son mari redevint chrétien et mourut.
Amr ibn Omayya ad Damori, envoyé par le prophète  remettre une lettre au Négus, demanda la main de Oumm Habiba pour le prophète  au mois de Moharram de l’an 7.


Safiyya bint Houyay ibn Akhtab

Femme juive, prisonnière de Khaybar, affranchie puis épousée par le prophète  en l’an 7.


Maymouna bint al Harith

Sœur d’Oumm al Fadl Loubaba bint al Harith, épousée lors de la Oumra de compensation au mois de Thul Qa’da.

Le prophète  eut également 2 captives, Maria la copte, offerte par al Makawkis qui lui donna Ibrahim qui mourut en bas âge, et Rayhanna bint Zayd, faisant partie des prisonniers Kouraidhites.


Il épousa donc un grand nombre de femmes à la fin de sa vie, après avoir passé 30 années de sa jeunesse avec une seule femme, Khadija, bien plus âgée que lui.

Le prophète  épousa les filles de Omar et de Abou Bakr, tout comme il donna ses filles en mariage à Ali et Othman, afin de renforcer les liens qu’il avait avec ces quatre personnages, tous très impliqués dans l’islam.

Il épousa également des femmes de tribus ennemies, ou filles d’ennemis, afin de désarmer cette hostilité, la place que tenait le gendre chez les Arabes étant très importante.

Enfin, il veilla également à choisir de nombreuses femmes différentes, afin de les éduquer et des les instruire, et qu’elles puissent ainsi propager l’islam auprès de la gente féminine.

Il y eut également le cas de Zaynab bint Jahch, ancienne femme de Zayd, son fils adoptif, qu’il épousa sur ordre d’Allah  , afin de faire comprendre aux Arabes qu’en islam,le fils adoptif n’avait désormais plus le même statut que le vrai fils.
Les mères des croyants avaient des qualités hors du commun, malgré la vie qu’elles menaient, dans la privation et la pauvreté.

Lecture de la page 648 à 658



QUALITES ET MORALITES



Le prophète  se différenciait des autres hommes par la perfection de son caractère. Physiquement il était de taille moyenne, le visage rond, blanc et frais, qui rougissait lors de la colère. Son rire consistait en un simple sourire. Ses yeux étaient noirs, avec de longs cils.

Entre ses épaules, il y avait le sceau de la prophétie, se constituant d’un ensemble de tâches pareilles à des grains de beauté.

il jouissait également d’une éloquence hors du commun, et d’une générosité sans limites. Il était également timide. Avant l’islam il était surnommé « le probe ». Il étaithumble et modeste, et respectait fidèlement ses engagements. Il répondait au mal par le pardon et ne s’affligeait pas pour un intérêt personnel. Il ne parlait qu’en cas de besoin.

Il fit aux gens entre autres 3 recommandations ; ne blâmer ni ne déshonorer personne, s’abstenir de la fornication et ne parler que de choses pouvant valoir une récompense de la part d’Allah  .

Allah  l’avait donc éduqué de la plus parfaite manière, et fit même son éloge dans le Coran :

وَإِنَّكَ لَعَلى خُلُقٍ عَظِيمٍ
68.4. Et tu es certes, d'une moralité imminente.


Il reste le plus grand homme de tous les temps.

Voir les commentaires

Lecture de la page 477 à 494



LA DEUXIEME ETAPE

UNE PHASE NOUVELLE



Avec le pacte d’al Houdaybiyya s’écroula la plus forte des trois ailes des coalisés parmi lesquels on compte les Qoraich, Ghatafan et les juifs.

Après ce pacte, la première décision du prophète  fut d’attaquer Khaybar, devenu le centre des intrigues et complots fomentés par les juifs. 

Le prophète  concentra son action autour de deux axes :

L’appel islamique avec les correspondances aux rois et aux princes
Les activités militaires.



CORRESPONDANCE AUX ROIS ET AUX PRINCES


A la fin de l’an 6, le prophète  adopta un cachet « Mohamed rassoul Allah » et commença à adresser des lettres aux différents souverains.

Négus, roi d’Abyssinie

Le négus s’appelait Ashama ibn Al Abjar, roi des chrétiens. Il reçut la lettre des mains de Amr ibn Omayya A Damori à la fin de l’an 6 ou au début de l’an 7.
Dans ses lettres, le prophète  citait toujours ce verset du Coran :

قُلْ يَا أَهْلَ الْكِتَابِ تَعَالَوْاْ إِلَى كَلَمَةٍ سَوَاء بَيْنَنَا وَبَيْنَكُمْ أَلاَّ نَعْبُدَ إِلاَّ اللّهَ وَلاَ نُشْرِكَ بِهِ شَيْئاً وَلاَ يَتَّخِذَ بَعْضُنَا بَعْضاً أَرْبَاباً مِّن دُونِ اللّهِ فَإِن تَوَلَّوْاْ فَقُولُواْ اشْهَدُواْ بِأَنَّا مُسْلِمُونَ
3.64. - Dis : “ô gens du Livre, venez à une parole commune entre nous et vous : que nous n'adorions qu'Allah, sans rien Lui associer, et que nous ne prenions point les uns les autres pour seigneurs en dehors d'Allah”. Puis, s'ils tournent le dos, dites : “Soyez témoins que nous, nous sommes soumis”.

La conséquence de cette missive fut la conversion à l’islam du Négus.


Al Moukawkis, roi d’Egypte

Le roi se nommait Jourayj ibn Matta, roi des Coptes. Il répondit aimablement au prophète  , lui envoya des vêtements, une mule nommée Daldal, et deux servantes, dont Myriem, que le prophète  épousa et avec laquelle il eut son fils Ibrahim, et Sirin, captive qu’il offrit à Hassan ibn Thabit.
Le roi ne songea pas à se convertir toutefois.


Kisra, roi Perse.

Il était le roi des Zoroastriens. Il déchira la lettre. Plus tard, il fut tué par son propre fils, Chayrawayh, qui prit le pouvoir. Le prophète  fut mis au courant de ce meurtre par révélation et en tint informé les émissaires du roi, qui se rendirent compte que l’information était vraie. Ceci fut à l’origine de la conversion de Bathan, représentant de Kisra au Yémen et des persans vivant avec lui au Yémen.


César, ou Hercules, roi de Rome

Le roi posa de nombreuses questions à Abou Soufyan, le plus proche en généalogie du prophète  afin de savoir s’il était véridique. Reconnaissant sa véracité, César offrit au porteur de la lettre de l’argent et des vêtements, qui lui furent volés par des gens de Bani Joutham. Le prophète  envoya alors Zayd ibn Haritha avec 500 hommes, qui attaquèrent les Jouthamites. Ils revinrent avec 1000 chameaux, 5000 moutons et 100 prisonniers, mais en vertu d’un traité d’alliance entre les musulmans et eux, l’un des dirigeants jouthamite protesta et les biens et les prisonniers furent rendus.


Al mounthir ibn Sawa, gouverneur de Bahrain

Il répondit au prophète  que son peuple comportait des musulmans, des juifs et des zoroastriens. Le prophète  répondit que les non musulmans devaient payer la Jizya (impôt).


Houtha ibn Ali, roi de Yamama

Il donna une réponse imprécise au prophète  et lorsque celui-ci fut informé par Jibril de sa mort, il annonça à Yamama la venue d’un imposteur se prétendant prophète et qui sera tué par des compagnons.


Al Harith ibn Abi Chimmer al Ghassani, roi de Damas

Il demanda à César la permission de combattre le prophète  .


Jayfar, roi de Oman et son frère Abd, les deux fils d’al Jalandi

Ils finirent par se convertir à l’islam, laissèrent le prophète  prendre l’aumône et administrer leurs affaires.

Lecture de la page 494 à 516



LES ACTIVITES MILITAIRES APRES LA RECONCILIATION D’AL HOUDAYBIYYA




La Ghazwa de la forêt ou la Ghazwa de Thi Kird


Elle eut lieu suite au vol des chamelles du prophète  par les Bani Fizara. Certains bandits furent tués, d’autres prirent la fuite.



L’expédition Ghazwa de Khaybar et de Wadil Koura

Au mois de Mouharram de l’an 3 de l’Hégire



Khaybar était une grande ville située à 110 ou 150 km au nord de Médine, qui était le siège des complots et la source des exhortations à la guerre contre les musulmans.
Les habitants de Khaybar avaient en effet réunis les coalisés et incités les Bani Qoraidha à la rupture du pacte contre les musulmans.
Khaybar était une promesse d’Allah 

وَعَدَكُمُ اللَّهُ مَغَانِمَ كَثِيرَةً تَأْخُذُونَهَا فَعَجَّلَ لَكُمْ هَذِهِ وَكَفَّ أَيْدِيَ النَّاسِ عَنكُمْ وَلِتَكُونَ آيَةً لِّلْمُؤْمِنِينَ وَيَهْدِيَكُمْ صِرَاطاً مُّسْتَقِيماً
48.20. Allah vous a promis un abondant butin que vous prendrez, et Il a hâté pour vous Celle-ci et repoussé de vous les mains des gens, afin que tout cela soit un signe pour les croyants et qu'Il vous guide dans un droit chemin;

seuls ceux qui avaient prêté serment de fidélité au prophète  purent partir pour Khaybar, ce qui faisait au total 1400 hommes. C’est à ce moment que Abou Hourayra arriva à Médine et se convertit à l’islam, il participa donc avec ses compagnons à Khaybar.

Les hypocrites, à la tête desquels se trouve Abdoullah ibn Oubay, mirent les juifs au courant de l’intention du prophète  de les attaquer, ainsi avertis, les habitants de Khaybar purent demander le soutien de Ghatafan, qui accepta à condition de recevoir la moitié des récoltes de Khaybar en cas de victoire.
Cela dit, les Ghatafan, alors en route pour Khaybar, perçurent un vacarme derrière eux leur faisant croire qu’on s’attaquait à leur famille et ils firent donc demi-tour.


Les châteaux de Khaybar 

Khaybar était divisée en deux parties, dont la première comportait 5 châteaux et la deuxième 3. Les combats se déroulèrent dans la première partie, tandis que la deuxième se rendit sans combat.

Le drapeau fut remis à Ali ibn Abi Talib.


Conquête du château de Naaim

Ali y appela les juifs à l’islam, ce qu’ils refusèrent. Ils s’approchèrent des musulmans, avec leur roi Marhab qui demanda un duel. Amir répondit à sa demande mais fut tué à cause de sa propre épée. Marhab demanda donc un autre adversaire, il se mesura alors à Ali qui le tua. Le frère de Marhab sortit et Az Zoubair le tua. Un combat s’engagea alors durant lequel plusieurs héros juifs perdirent la vie. Le château finit par être pris d’assaut par les musulmans.


Conquête du château d’As Saab ibn Mouaad

Les musulmans, sous les ordres de Al Houbab ibn al Mounthir al Ansari lui imposèrent un siège de 3 jours. Voyant les musulmans éprouvés par la faim, le prophète  invoqua Allah  qui permit la conquête de ce château qui était celui qui contenait le plus de nourriture. Les musulmans avaient commencé à égorger des ânes, mais le prophète  en interdit la consommation.


Conquête de la forteresse d’az Zoubair

Les juifs se réfugièrent dans cette forteresse inaccessible. Les musulmans leur imposèrent un siège de 3 jours et leur coupèrent la route vers l’eau. Une bataille féroce eut ensuite lieu de laquelle il y eut un mort musulman pour 10 morts juifs. Les musulmans en sortirent vainqueurs.


Conquête de la forteresse d’Oubay

Les musulmans l’assiégèrent également, jusqu’à ce que deux héros juifs appelèrent au duel et furent tués par des héros musulmans, desquels fit partie Abou Doujana, l’homme au bandeau rouge. Les musulmans attaquèrent ensuite le château, duquel les juifs s’enfuirent, cherchant refuge à An Nazzar.


Conquête du château d’an Nazzar

Il s’agit du plus inaccessible des châteaux de la première partie de Khaybar. Les juifs y trouvèrent refuge, avec femmes et enfants.
Voyant que les juifs résistaient à coups de pierres, le prophète  ordonna l’utilisation de machine de guerre avec lesquels ils détruisirent les murs du châteaux. Les juifs s’enfuirent alors, laissant femmes et enfants. La première partie de Khaybar était alors conquise.


Conquête de la deuxième partie de Khaybar

Ibn Ishak mentionne pour sa part que des combats eurent lieu dans cette zone tandis que Al Wakidi soutient que cette partie fut prise à l’issue de négociations uniquement.
Peut-être les combats eurent-ils lieu pour le château de al Kamous ; les deux autres étant livrés sans combat.
Le siège dura 14 jours avant que les juifs ne demandent la réconciliation.


La négociation

Le prophète  demanda aux juifs de sortir de Khaybar et accepta d’épargner le sang de ceux qui étaient restés dans les châteaux. Il leur laissa femmes et enfants, leur demandant de céder leurs terres et leurs richesses. Cependant, les deux fils d’Abil Houkaik dissimulèrent beaucoup d’argent et le prophète  ordonna de les tuer. Il constitua également Safiyya Bint Houyay ibn Akhtab prisonnière, elle qui venait de consommer son mariage avec Kinana, l’un des fils de Abil Houkaik.


Le partage du butin

Le prophète  s’accorda avec les juifs pour ne pas les expulser et les laisser cultiver leurs terres, à condition qu’ils lui en remettent la moitié des récoltes. Il divisa donc la terre en 3600 lots dont 1800 revinrent au prophète  et aux musulmans. Le butin de Khaybar s’avéra très riche, wa el hamduliLLAH. Lors des combats il y eut un total de 16, 18, 19 ou 22 musulmans tués contre 93 juifs tués.


L’arrivée de Ja’far ibn Abi Talib et des Acharites et le mariage avec Safiyya

L’arrivée du cousin du prophète, Ja’far fut une excellente nouvelle et fit suite à la demande du prophète  au Négus de lui renvoyer les émigrés.
Le prophète  proposa l’islam à Safiyya, la captive, qui accepta, se convertit, fut affranchie et épousa le prophète  .


La brebis empoisonnée

A Khaybar, Zaynab bint al Harith, femme de Salam ibn Michkam, offrit une brebis empoisonnée au prophète  qui macha un morceau avant de le cracher immédiatement et d’affirmer qu’elle était empoisonnée. La coupable avoua et fut pardonnée, avant d’être finalement tuée, car un musulman, Bichr ibn al Bara, mourut après avoir mangé de la brebis.


Fadk

A Khaybar, le prophète  envoya Mahisa ibn Massoud appeler à l’islam les juifs de Fadk, qui tardèrent à réagir. Ils proposèrent ensuite, après qu’Allah  eut mis de la terreur dans leurs cœurs, d’offrir au prophète  la moitié des récoltes de Fadk contre la paix, ce qui fut accepté. Ce butin revenait exclusivement au prophète puisqu’il n’y eut pas de combat.


Wadil Koura

Les musulmans se rendirent dans cette localité juive, où ils furent accueillis par des flèches, dont l’une tua Mada’m, un serviteur du prophète  .
Ce dernier les appela à l’islam mais ils refusèrent. Az Zoubair tua deux ennemis. 11 ennemis furent tués et ils finirent par capituler.


Taymâ

Les juifs de Taymâ, avertis de la défaite de leurs correligionnaires, proposèrent d’emblée la paix aux musulmans. Un document émis par le prophète  fut rédigé, selon lequel les Bani Adiya, habitants de cette localité seraient protégés, en échange du paiement de la Jizya.

Les musulmans rentrèrent ensuite à Médine scandant la formule ‘Allaho Akbar, La ilaha ila Allah’, à la fin du mois de Safar ou de Rabi’ al Awwal de l’an 7 de l’hégire.


Sariyya d’Abban ibn Saaid

Elle eut lieu parce qu’il était risqué de laisser Médine vide, à la merci des bédouins aux alentours qui n’attendaient qu’une occasion pour attaquer les musulmans. Le prophète  , envoya une sariyya dirigée par Abban ibn Saaid pour faire peur aux bédouins. La sariyya eut lieu au mois de Safar de l’an 7 de l’hégire.

Lecture de la page 517 à 536



LES AUTRES EXPEDITIONS EN SARIYYA OU GHAZWA REALISEES A L’AN 7 DE L’HEGIRE



La ghazwa de Dhatir-Riqâa

Le prophète  était désormais désireux de s’attaquer à la troisième aile des coalisés représentée par les bédouins errant dans le désert de Najd, un ennemi redoutable à cause de son nomadisme, qui rendait difficiles les attaques.

Il lança donc l’expédition ghazwa de Dhatir-Riqaa, nommée ainsi à cause des bandeaux de chiffons que les compagnons portaient aux pieds. Elle aurait eu lieu au mois deRabi’ al Awwal de l’an 7, suite à l’information reçue par le prophète  selon laquelle les Banou Thaalaba et les Banou Mouhârib ibn Ghatafan organisaient un rassemblement.

Alors qu’il s’était endormi sous un arbre, un bédouin prit l’épée du prophète  le menaçant et lui demandant qui pourrait le préserver de lui, ce à quoi le prophète  répondit Allah, avant que l’épée ne tombe des mains du bédouin et fut saisie par le prophète  qui l’épargna en échange de la promesse qu’il ne s’attaquera jamais au prophète  ni n’aidera quiconque souhaiterait l’attaquer.

Cette ghazwa eut pour effet de semer la terreur parmi les bédouins, dont certaines tribus se soumirent petit à petit au point plus tard d’embrasser l’islam.

Cette ghazwa fut suivie de plusieurs sarayya envoyées par le prophète  jusqu’au mois de Chawwal de l’an 7, que je ne mentionnerai pas ici.



LA OUMRA DE COMPENSATION



Le prophète  ordonna à ses compagnons l’accomplissement de cette omra à laquelle prirent part les hommes présents à al Houdaybiyya ainsi que d’autres, au total 2000 participants.

Les musulmans purent effectuer cette omra sans être inquiétés par les Qoraichites, qui, au matin du 4ème jour, leur demandèrent de quitter la Mecque, le délai ayant expiré, ce que firent les musulmans.

Lors de cette ‘omra, le prophète  épousa Maymouna, fille de Al Harith al Amiriyya.

La ‘omra fut nommée OumratoulKada, car elle était une application du pacte d’al Houdaybiyya, ou Oumratoul Kadiyya, Oumratoul-Kisas ou encore Oumratous-Soulh.

A la suite de cette ‘omra eurent lieu plusieurs sariyya que je ne citerai pas ici.



LA BATAILLE DE MOATAH



Il s’agit de la plus grande et la plus sanglante bataille qui eut lieu du vivant du prophète  .
Elle eut lieu au mois de Joumouda al Oula de l’an 8, alors qu’un émissaire envoyé par le prophète  au maître de Basra avait été froidement assassiné. A cette époque, le meurtre d’un émissaire était considéré comme un grave crime, une déclaration de guerre.

Ainsi le prophète  mobilisa une armée de 3000 combattants et plaça à son commandement Zayd ibn Haritha, puis s’il venait à être tué, Jaafar, puis Abdoullah ibn Rawaha.

Arrivée en terre syrienne, l’armée musulmans fut mise au courant de l’effectif de la gigantesque armée ennemie : 200 000 hommes. Sur les conseils de Abdoullah ibn Rawaha, l’armée musulmane ne se découragea pas, cherchant le victoire ou le martyre.

Cependant, Zayd fut tué, ainsi que Jaafar, qui sera, au paradis doté de deux ailes, ce qui lui valut le surnom de Jaafar le voltigeur ou Jaafar aux deux ailes et Abdoullah ibn Rawaha perdit également la vie.
Le drapeau fut alors remis à Khalid ibn al Walid qui livra une lutte acharnée et restructura l’armée, ce qui trompa l’ennemi, qui pensait que celle-ci avait reçu des renforts.

L’ennemi se retira alors et les musulmans purent regagner Médine sains et saufs.


Au total 12 musulmans furent tués contre une multitude de romains. La bataille, même si elle n’aboutit pas à la vengeance espérée, participa à redorer la réputation des musulmans, et à montrer qu’ils étaient secourus par Allah.
A la suite de cela, certaines tribus jusqu’alors intraitables, acceptèrent la paix et même se convertirent à l’islam tels les Banou Salim, les Achjaaites, Ghatafan, Thoubyan, Fizara …

Cette bataille était le début d’une lutte féroce avec les romains et de l’occupation de terres lointaines par les musulmans.


La Sariyya de Thâtis Salâsil

Lors de la bataille de Moata, des tribus arabes vivant à l’entrée de la Syrie s’étaient rangées du côtés des romains. Ainsi, le prophète  estima nécessaire de rechercher avec eux une alliance, dans le but d’éviter à l’avenir la possibilité de la mobilisation d’une armée si vaste du côté ennemi.
Il envoya donc Amr ibn al As au mois de Joumouda al Akhira de l’an 8 avec 300 hommes d’élite, auxquels s’ajoutèrent 200 de renforts par la suite.
Les musulmans rencontrèrent une troupe qu’ils attaquèrent, et qui prit la fuite.


La Sariyya d’Ibn Katada en direction de Khadra

Elle eut lieu au mois de Cha’ban de l’an 8, alors que les Banou Ghatafan se mobilisaient. Le prophète  envoya contre eux Abou Kutada avec 15 hommes, qui tuèrent certains ennemis, en firent d’autres prisonniers et amassèrent un butin.

Lecture de la page 537 à 562



L’EXPEDITION GHAZWA DE LA CONQUETE DE LA MECQUE



Cause de l’expédition

Elle eut lieu en raison de la violation d’une clause du pacte par les Qoraichites. En effet, le pacte d’al Houdaybiyya prévoyait que quiconque pouvait se ranger soit du côté du prophète  soit des associateurs, et que l’agression contre une quelconque des tribus serait considérée comme une agression contre le clan d’appartenance de cette tribu.

Banou Bakr (du côté des associateurs), désireux de se venger d’une haine qui les opposait jadis à Khouzaa (qui étaient avec le prophète  ), attaqua Khouzaa au mois deChawwal de l’an 8 et les menaça même à l’intérieur du Haram.


Abou Soufyan se rend à Médine pour renouveler le pacte

Se rendant compte des conséquences d’une telle trahison du pacte, les Qoraichites décidèrent d’envoyer Abou Soufyan renouveler le pacte. Celui-ci s’adressa au prophète  , puis à Abou Bakr, puis à Omar, sans obtenir de réponse. Il s’adressa alors à Ali qui lui conseilla d’accorder sa protection aux gens, ce qu’il fit, en lui disant néanmoins que cela ne lui servirait à rien.


Préparation de la Ghawa et tentative de discrétion

Trois jours avant que le prophète  n’eut appris la violation du pacte par les qoraichites, il avait ordonné à Aicha de préparer son attirail, sans en dire davantage.
Puis il donna l’ordre de se préparer aux musulmans, et envoya une sariyya dirigée par Katada ibn Ribai orientée à une distance de Médine, destinée à détourner l’attention des ennemis et à leur faire penser que le messager prendrait cette direction. Cette sariyya, par la suite, rejoignit le prophète  vers La Mecque.
Cependant, un dénommé Hatib ibnAbi Baltaa envoya une lettre aux qoraichites, par l’intermédiaire d’une femme qui cacha la lettre dans ses tresses, afin de les avertir de l’arrivée imminente du prophète  .
Allah  informa le prophète  de cette ruse et celui-ci ordonna à Ali et d’autres d’intercepter la lettre, ce qu’ils firent avec succès.


Mouvements de l’armée

Le prophète  quitta Médine le 10 Ramadhan de l’an 8 avec 10 000 compagnons. En cours de route, il croisa Al Abbas ibn Abdil Mouttalib, qui, converti à l’islam, émigrait à Médine. Il vit également son cousin Abou Soufyan ibn al Harith et le fils de sa tante Abdoullah ibn Abi Omayya, mais se détourna d’eux en raison des mauvais comportements qu’ils avaient à son égard. 
Plus tard, l’armée islamique campa à Marr ad Dhahran, où ils allumèrent 10 000 feux. Omar y assura la garde du prophète  .


Abou Soufyan devant le prophète 

Al Abbas rencontra Abou Soufyan ibn Harb, qu’il prit sur sa monture, l’informant que le prophète  se dirigeait vers la Mecque et lui proposant de l’amener au prophète et de lui demander sa protection en sa faveur.
Le prophète  l’appela à l’islam et celui-ci se convertit. Le prophète  attesta ensuite que quiconque se réfugiera chez Abou Soufyan, dans la mosquée sacrée, ou reste chez lui, sera en sécurité.


Progression de l’armée islamique

Le 17 Ramadhan, le prophète  quitta Marr ad Dhahran pour se diriger vers la Mecque. Il ordonna à Al Abbas de retenir Abou Soufyan à un endroit d’où il pourrait voir défiler l’armée. 
Sur les conseils d’al Abbas, Abou Soufyan se précipita alors vers les Qoraich leur annoncer l’arrivée de Mohamed  et leur dire que celui qui se réfugiera chez lui, dans sa maison ou la mosquée sacrée sera en sécurité. Sur ce, seuls certains égarés sortirent à la recherche du combat, parmi lesquels Ikrima ibn Abi Jahl, Safwan ibn Omayya, Souhayl ibn Amr ou encore al Khandama.
Sur le chemin, Khalid ibn al Walid mit hors d’état de nuire tous les associateurs qu’il trouvait. Deux compagnons, qui avaient quitté les rangs de l’armée, trouvèrent la mort, à savoir Karz ibn Jabir al Fihri et Khanis ibn Khalid ibn Rabiaa. 10 associateurs furent tués et les autres fuirent. 


Entrée dans la mosquée sacrée

Le prophète  entra alors dans la Mosquée Sacrée, où il s’empara de la Pierre Noire, effectua la circumambulation autour de la Kaaba et, à l’aide d’un arc, détruisit les 360 idoles qui s’y trouvaient, récitant ces versets :

وَقُلْ جَاء الْحَقُّ وَزَهَقَ الْبَاطِلُ إِنَّ الْبَاطِلَ كَانَ زَهُوقاً
17.81. Et dis : “La Vérité (l'Islam) est venue et l'Erreur a disparu. Car l'Erreur est destinée à disparaître”.


قُلْ جَاء الْحَقُّ وَمَا يُبْدِئُ الْبَاطِلُ وَمَا يُعِيدُ
34.49. Dis : “La Vérité [l'Islam] est venue. Et le Faux [la mécréance] ne peut rien commencer ni renouveler”.

Puis il demanda à Othman ibn Talha, qui possédait la clef, d’ouvrir la Kaaba, où il découvrit des images montrant Ibrahim et Ismail consulter les flèches, ainsi qu’un pigeon de bois qu’il détruisit, et donna l’ordre d’effacer les images.
Ensuite, il fit une tournée dans le temple prononçant le Takbir et la formule de Tawhid. Il fit enfin un discours aux Qoraichites, annonçant qu’Allah  les avait débarrassés de l’orgueil et du culte des ancêtres de l’époque anté islamique, leur récitant entre autres la parole de Youssouf :

قَالَ لاَ تَثْرَيبَ عَلَيْكُمُ الْيَوْمَ يَغْفِرُ اللّهُ لَكُمْ وَهُوَ أَرْحَمُ الرَّاحِمِينَ
12.92. - Il dit : “Pas de récrimination contre vous aujourd'hui ! Qu'Allah vous pardonne. C'est Lui Le plus Miséricordieux des miséricordieux.

Il rendit la clef à son détenteur, Othman ibn Talha, puis ordonna à Bilal d’appeler à la prière du haut de la Kaaba. Alors que Itab ibn Ousayd, Abou Soufyan et Al Harith ibn Hicham tenait une discussion, le prophète  leur rapporta tous leurs propos, suite à quoi Itab et al Harith se convertirent à l’islam.

Ensuite, le prophète  entra chez Oum Hani, fille d’Abi Talib, où il pria 8 raka’ats pour la victoire obtenue.


Exécution des plus grands criminels

Le prophète  ordonna l’exécution de 9 criminels, et ce, même s’ils se trouvaient sous les voiles de la Kaaba. Parmi eux : Abdoul Ouzza ibn Khatal, Abdoullah ibn Abi Sarh, Ikrima ibn Abi Jahl, al Harith ibn Noufayl ibn Wahb, Mikyas ibn Sababa, Habbar ibn al Aswad, deux esclaves chanteuses qui satirisaient le prophète  et Sarah, l’esclave porteuse de la lettre d’al Hatib.

Ibn Abi Sarh fut sauvé sur intercession de Othman et se convertit. Ikrima s’enfuit vers le Yémen avant d’obtenir la grâce du prophète  et de se convertir. Ibn Khatal, Mikyas et al Harith furent tués. Habbar s’enfuit puis embrassa l’islam sincèrement. L’une des deux esclaves fut tuée et l’autre épargnée par intercession et convertie.


Conversion à l’islam de Safwan ibn Omayya et Foudala ibn Amir

Safwan, en tant que dirigeant de Qouraich, eut peur pour lui-même et s’enfuit, par la suite, on intercéda en sa faveur et le prophète  lui garantit la sécurité. Par la suite, il embrassa l’islam. Quant à Foudala, il voulut tuer le prophète  alors que celui-ci effectuait la circumambulation, il lui révéla ses intentions et l’homme se convertit aussitôt.


Discours du messager d’Allah 

Il prononça un discours dans lequel il loua Allah  , affirma la sainteté de la Mecque et l’interdiction d’y verser le sang, ou d’y couper un arbre. Les Ansar exprimèrent ensuite leur crainte de voir le messager  rester à la Mecque et délaisser Médine, ce à quoi il répondit qu’il vivra parmi eux et mourra parmi eux.


L’acceptation de serments de reconnaissance et de fidélité

Les Mecquois prirent conscience que le seul moyen de réussir était de devenir musulman. Ainsi, ils assurèrent au messager  leur fidélité et leur obéissanceHind bint Otba, femme de Abou Soufyan, prêta elle aussi ce serment, elle se convertit à l’islam et brisa les idoles se trouvant chez elle.


Séjour et activités du messager  à la Mecque

Il passa 19 jours à la Mecque, y appela à l’islam et y ordonna de renouveler les pierres du Haram. Il envoya également plusieurs sarayya afin de briser les idoles se trouvant autour de la Mecque :

Ainsi, Khalid ibn al Walid alla détruire al Ouzza à Nakhla, il détruisit la statue puis revint au messager qui lui dit de retourner car le travail n’était pas accompli, là bas, il se trouva face à une femme nue noire, à la tête de cobra qu’il tua.

Amr ibn al As alla détruire Souwa’a, le gardien de l’idole se soumit à l’islam.

Saad ibn Zayd al Achhali détruisit Manat et fit face à une femme nue noire à la tête de taureau qu’il tua aussitôt.

Khalid ibn al Walid fut ensuite envoyé appeler Bani Jouthaima à l’islam, mais ceux-ci professèrent la religion des sabéens, Khalid les tua alors et en captura d’autres. Le prophète  dégagea sa responsabilité de cet acte et envoya Ali payer le prix du sang des morts.

Conclusion : le pacte d’al Houdaybiyya était donc un prélude à la plus grande victoire de l’islam, une victoire qui permit la conquête de la Mecque et mis fin au paganisme, dès lors totalement enrayé de la péninsule arabiqueToutes le tribus embrassèrent l’islam et l’armée islamique augmenta considérablement ses effectifs.


Il était désormais temps d’appeler le reste du monde à l’islam.

Voir les commentaires

Lecture de la page 426 à 433



L’expédition Ghazwa contre Bani Qoraidhah



Le jour où les musulmans rentrèrent à Médine de la bataille des coalisés, Jibril apparut au prophète  , l’incitant à aller attaquer Bani Qoraidhah et lui annonçant qu’il l’assisterait en jetant l’effroi dans leurs cœurs.

Le prophète  appela alors les musulmans à prier le ‘asr chez Bani Qoraidhah.
Le drapeau confié à Ali, les musulmans sortirent donc, et n’ayant pas atteint leur objectif lorsque l’heure du asr fut arrivé, certains d’entre eux prirent la décision de retarder la prière (jusqu’à après le icha) et d’autres prièrent en cours de route, comprenant différemment la parole du prophète  . Néanmoins, aucun n’était à blâmer.

3000 musulmans équipés de 30 chevaux se rendirent donc chez Bani Qoraidhah, dont le chef Kaab ibn Asad leur fit trois propositions :

bani qoraidhah embrassent l’islam et donc se voient garantir la sécurité

ils tuent leurs propres enfants et femmes pour combattre ensuite le prophète et les musulmans

ils attaquent le prophète et ses compagnons qu’ils assiègent le jour du sabt

les musulmans ne se prononcèrent sur aucune proposition. Bani Qoraidhah demandèrent alors que leur fut envoyé Abou Loubaba, un de leurs alliés musulmans qui leur conseilla de se soumettre au prophète  faute de quoi ils seraient égorgés, trahissant par là le prophète  en dévoilant ses plans. Il n’osa plus ensuite retourner au prophète  et s’attacha au cyprès de la mosquée jurant ne pas en partir à moins que le prophète  ne l’en détache, ce qu’il fit après avoir reçu une révélation montrant que le repentir de celui-ci avait été accepté par Allah.

les Banou Qoraidhah décidèrent alors de se soumettre et le prophète  leur accorda la faveur de les faire juger par Saad ibn Mouath, un des leurs. Celui-ci demanda la peine de mort pour les hommes et la capture des femmes et des enfants ainsi que le partage des biens, ce que le prophète  approuva.

Des fossés furent creusés au marché de Médine, et 600 ou 700 juifs y furent emmenés groupes par groupes pour être décapités.

Houyay ibn Akhtab, père de Safiya fut au nombre des exécutés. Une femme fut également exécutée pour le meurtre du musulman Khallad ibn Souwayd en lui jetant une meule.

Le prophète  décida d’épargner ceux qui n’avaient pas procréé, dont Atiyya al Kouradhi qui se convertit plus tard à l’islam.

D’entre les femmes, le prophète choisit Rayhana Bint Amr ibn Khounaka et l’épousa.

La prière de Saad ibn Mouath lors de la bataille des coalisés, qui avait demandé à Allah de ne point le faire mourir avant de voir les Bani Qouraidhah fut ainsi réalisée, et suite à l’exécution des juifs, ses blessures se rouvrirent et il mourut.
Selon des hadiths authentiques, le Trône d’Allah  se balança à sa mort.
Cette expédition eut lieu au mois de Thil Kaada de l’an 5 et le siège dura 25 nuits.

Lecture de la page 434 à 442



Les activités militaires après l’expédition Ghazwa contre Bani Qouraidhah



Le meurtre de Salâm ibn Abil-Houkaik

Celui-ci, surnommé Abou Rafia, était l’un des plus grands criminels juifs et il maltraitait le prophète  .

Les khazrajites demandèrent donc la permission de le tuer, puisque les Awsites s’étaient chargés du meurtre de Kaab ibn Al Achraf. Permission leur fut accordée et un commando dirigé par Abdoullah ibn Atik exécuta Abou Rafia dans son château, selon Al Boukhari. Selon Ibn Ishaq, les 5 khazrajites abordèrent ensemble Abou Rafia et le coup d’épée fatal aurait été donné par Abdillah ibn Anis.

Ceci eut lieu au mois de Thil Qaada ou Thil Hijja de l’an 5.


La Sariyya de Mohammed ibn Maslama

30 cavaliers quittèrent Médine au mois de Moharram de l’an 6 pour aller attaquer Bani Bakr ibn Kilab. Ceux-ci prirent la fuite et les musulmans rentrèrent à Médine avec du butin et avec Thoumama ibn Athal al Hanafi, chef de Bani Hanif, qui prévoyait d’assassiner le prophète  sur ordre de Musaylima. Il fut attaché à un arbre de la mosquée jusqu’à ce que le prophète  décide de le libérer, il se convertit alors à l’islam.
Plus tard, il imposa un boycott aux mecquois en bloquant le transport de froment.


L’expédition Ghazwa contre Bani Lihyan

Bani Lihyan étaient ceux qui avaient trahi et provoqué la mort de 10 compagnons à Ar Rajia.
Dans le but de venger ceux-ci le prophète  sortit avec ses compagnons au mois de Rabi’ al Awwal ou Joumouda al Oula de l’an 6, mais ne put capturer personne, les Bani Lihyan s’étant réfugiés au sommet des montagnes.


Continuation de l’envoi des missions et des Sariyya :


Sariyya de Okacha ibn Mouhassin à Al Ghamr

mois de Rabi’ al Awwal ou Rabi’ al Akhir de l’an 6
but : atteindre Bani Asad
fin : fuite des ennemis, les musulmans s’emparèrent de 200 chameaux.


Sariyya de Mohammad ibn Maslama à Thil Koussa

mois de Rabi’ al Awwal ou Rabi’ al Akhir de l’an 6
but : se rendre à la résidence de Bani Thaalaba
fin : Bani Thaalaba massacrèrent les musulmans pendant leur sommeil, seul Ibn Maslama, blessé, parvint à s’échapper.


Sariyya d’Abi Obayda ibn al Jarrah à Thil Kassa

Mois de Rabi al Awwal de l’an 6
But : venger le meurtre des compagnons de Ibn Maslama
Effectif : 40 hommes
Fin : fuite des ennemis, un seul homme fut capturé, obtention d’un butin


Sariyya de Zayd ibn Haritha à al Jamoum

Mois de Rabi’a al Akhir de l’an 6
But : attaquer Bani Salim
Fin : capture d’une femme nommée Halima qui dévoila la cachette des Bani Salim. Capture de prisonniers et de butin. Le prophète  affranchit et épousa Halima.


Sariyya de Zayd ibn Haritha à al Isa

Mois de Joumada al Oula de l’an 6.
Effectif : 170 cavaliers
Fin : les musulmans s’emparèrent de la caravane de Qoraich conduite par Aboul As, gendre du prophète  , qui sollicita l’intervention de Zaynab auprès du prophète  qui ordonna alors de rendre les biens et qui rendit Zaynab à son mari (le verset interdisant les femmes croyantes aux mécréants n’étant pas encore révélé).


Sariyya de Zayd à At Tarf (ou Tark)

Mois de Joumada al Akhira de l’an 6
Effectif : Zayd avec 5 hommes
But : se rendre chez Bani Thaalaba
Fin : l’ennemi prit la fuite, les musulmans prirent possession de 20 chameaux.


Sariyya de Zayd à Wadi al Koura

Mois de Rajab de l’an 6
Effectif : Zayd et 12 hommes
Fin : les habitants de Wadi al Koura tuèrent 9 musulmans, les 3 autres, dont Zayd, prirent la fuite.


Sariyya d’al Khabt

Eut lieu avant Houdaybiyya
Effectif : 300 cavaliers commandés par Abi Obayda ibn al Jarrah
But : observer une caravane des Qoraich
La faim tenaillait les musulmans au point qu’ils durent se nourrir de fruits gaulés nommés Khabt, d’où le nom de l’expédition. La mer rejeta un cachalot dont ils purent se nourrir 15 jours.

Lecture de la page 443 à 454



L’expédition Ghazwa contre Banil Moustalak (ou Ghazwa alMouraysia)



Elle eut lieu au mois de Cha’ban de l’an 5 ou 6, alors que le prophète  apprit que le chef de Bani Moustalak, nommé Al Harith ibn Abi Dirar prévoyait de s’attaquer à lui.
Il mobilisa alors lui aussi ses compagnons, dont certains hypocrites.
Il eut des échanges de tirs de flèches et les musulmans en sortirent victorieux, emmenant avec eux du butin et des prisonniers femmes et enfants.
Jowahiryya, la fille de Al Harith, était du nombre des prisonnières, le prophète  paya la rançon nécessaire à sa libération et l’épousa.


Rôle des hypocrites avant la Ghazwa de Bani Moustalak

Abdoullah ibn Oubayd et ses compères ne cessaient de comploter contre l’islam et se mirent à forger des mensonges sur la personnalité du prophète  .
C’est alors que celui-ci épousa Zaynab Bint Jahch, après son divorce d’avec son fils adoptif Zayd ibn Haritha, ce qui était vu par les Arabes d’alors comme un inceste.
Les commentaires allèrent bon train, d’autant que Zaynab était la 5e femme du prophète.
Les musulmans dans leur majorité acceptèrent les remarques avec patience.


Rôle des hypocrites dans l’expédition Ghazwa contre les Bani Moustalak

Abdoullah ibn Oubay affirma que s’ils retournaient à Médine, les plus puissants en expulseraient les plus faibles, propos qu’il réfuta mais qu’Allah ne tarda pas à dénoncer :

يَقُولُونَ لَئِن رَّجَعْنَا إِلَى الْمَدِينَةِ لَيُخْرِجَنَّ الْأَعَزُّ مِنْهَا الْأَذَلَّ وَلِلَّهِ الْعِزَّةُ وَلِرَسُولِهِ وَلِلْمُؤْمِنِينَ وَلَكِنَّ الْمُنَافِقِينَ لَا يَعْلَمُونَ
63.8. Ils disent : “Si nous retournons à Médine, le plus puissant en fera assurément sortir le plus humble ”. Or c'est à Allah qu'est la puissance ainsi qu'à Son messager et aux croyants. Mais les hypocrites ne le savent pas.

Abdoullah ibn Abdillah ibn Oubayd, son propre fils, proposa même au prophète  de le tuer.


Le propos mensonger

C’est au cours de cette expédition qu’eut lieu « al ifk » le mensonge qui toucha Aicha, la femme du prophète  .

Celle-ci ayant perdu un collier, elle s’était éloignée de l’armée et fut prise d’un sommeil profond, jusqu’à ce que Safwan ibn al Mouaattal, qui avait été évincé de l’armée pour sa paresse, la découvrit et la ramena, sans mot dire, à l’armée. Abdoullah ibn Oubay fonda donc un mensonge à leur égard. Le prophète  resta soucieux un moment, lorsqu’Allah révéla un verset dans lequel il clamait l’innocence de Aicha.

إِنَّ الَّذِينَ جَاؤُوا بِالْإِفْكِ عُصْبَةٌ مِّنكُمْ لَا تَحْسَبُوهُ شَرّاً لَّكُم بَلْ هُوَ خَيْرٌ لَّكُمْ لِكُلِّ امْرِئٍ مِّنْهُم مَّا اكْتَسَبَ مِنَ الْإِثْمِ وَالَّذِي تَوَلَّى كِبْرَهُ مِنْهُمْ لَهُ عَذَابٌ عَظِيمٌ
24.11. Ceux qui sont venus avec la calomnies sont un groupe d'entre vous. Ne pensez pas que c'est un mal pour vous, mais plutôt, c'est un bien pour vous. A chacun d'eux ce qu'il s'est acquis comme pêché.

Les trois fomentateurs du mensonge furent condamnés à 80 coups tandis que Abdoullah ibn Oubayd n’eut aucune punition, peut-être en vertu d’un compromis dont il jouissait.

Lecture de la page 455 à 458



Les missions et expéditions Saraya après la Ghazwa d’al Mouraysia



Sariyya de Abdir Rahman ibn Awf à Doumatil Jandal, résidence des Bani Kalb

Mois de Chaaban de l’an 6
La tribu embrassa l’islam
Conformément à l’ordre du prophète  , Abdour Rahman épousa la fille de leur chef.


Sariyya de Ali à Fadk chez Bani Saad ibn Bakr

Mois de chaaban de l’an 6
Un groupe des Fadk projetait de traiter avec les juifs
Ali attaqua Bani Saad avec 200 hommes, l’ennemi s’enfuit et les musulmans s’emparèrent de 500 chameaux et 2000 moutons.


Sariyya d’Abou Bakr ou de Zayd en direction de Wadi al Koura

Mois de ramadhan de l’an 6
La tribu des Fizara voulait assassiner le prophète 
Abou Bakr tua un certain nombre d’ennemis.


Sariyya de Karz ibn Jabir al Fihri en direction d’al Arniyin

Mois de chawwal de l’an 6
Des gens de Akl et Orayna s’était convertis à l’islam pour la forme et disaient ne pas vouloir vivre à Médine. Le prophète  les envoya alors aux pâturages avec des chameaux, or ils tuèrent le berger du prophète  , prirent les chameaux et redevinrent mécréants.
Le prophète  envoya donc vers eux Karz avec 20 compagnons. Aveuglé par Allah, l’ennemi fut capturé, pieds et mains coupés avant de mourir.


Il existerait également une sariyya de Amr ibn Omayya ad Damori et Salama ibn Abi Salama au mois de chawwal de l’an 6, destinée à tuer Abou Soufyan, qui avait envoyé des bédouins tuer Mohammed  . Mais les émissaires ne parvinrent pas à leur but.

Conclusion : les ennemis de l’islam perdaient peu à peu leur force et leur moral.

Lecture de la page 459 à 476




La oumra d’Al Houdaybiyya au mois de Dhil Qa’da de l’an 6 de l’hégire




Le prophète  décida de faire cette omra suite à un rêve qu’il fit dans lequel il accédait à la Kaaba avec ses compagnons.
Le prophète  et ses compagnons partirent donc un lundi, premier jour de dhil Qa’da avec Oumm Salama et 1400 hommes.
Le prophète  prépara donc ses sacrifices et se mit en état de sacralisation, afin de faire savoir aux Qoraichites qu’il ne venait pas pour combattre. Un espion l’informa néanmoins que les qoraichites s’étaient mobilisés pour l’empêcher d’atteindre la Kaaba, sur ce il décida de combattre, sur les conseils d’Abou Bakr, quiconque leur obstruerait le chemin de la Kaaba.
Khalid ibn Walid avait en effet mobilisé 200 cavaliers et décida d’attaquer les musulmans en prière, ce qu’il ne fut pas possible de faire, Allah ayant révélé les lois concernant la prière en cas de peur.

Le prophète  changea de trajectoire et se retrouva à l’autre bout d’al Houdaybiyya.

Suite à la venue de plusieurs intermédiaires qui rapportèrent les propos du prophète  , qui était déterminé à atteindre la Kaaba quoi qu’il arrive, les qoraichites tendirent à accepter une réconciliation. De jeunes qoraichites tentèrent de s’infiltrer dans le camp des musulmans afin de raviver la guerre, mais ils furent capturés par Mohammed ibn Maslama et libérés ensuite par le prophète  .

Afin d’expliquer clairement l’objectif de sa venue à la Mecque, le prophète  envoya Othman ibn Affan. Les qoraichites l’écoutèrent, lui permirent de faire le tour de la Kaaba, ce qu’il déclina, se refusant à l’effectuer avant le prophète  .

Des rumeurs virent le jour parmi les musulmans selon lesquelles Othman aurait été tué. Le prophète demanda alors aux musulmans de prêter serment de fidélité, et de ne jamais prendre la fuite, ce qu’ils acceptèrent, sauf un hypocrite. Ce serment fut reçu sous un arbre et le Coran y fait allusion :

لَقَدْ رَضِيَ اللَّهُ عَنِ الْمُؤْمِنِينَ إِذْ يُبَايِعُونَكَ تَحْتَ الشَّجَرَةِ فَعَلِمَ مَا فِي قُلُوبِهِمْ فَأَنزَلَ السَّكِينَةَ عَلَيْهِمْ وَأَثَابَهُمْ فَتْحاً قَرِيباً
48.18. Allah a très certainement agréé les croyants quand ils t'ont prêté le serment d'allégeance sous l'arbre . Il a su ce qu'il y avait dans leurs cœurs, et a fait descendre sur eux la quiétude, et Il les a récompensés par une victoire proche


Le pacte de réconciliation

Les qoraichites envoyèrent donc Souhayl ibn Amr conclure le pacte dont voici les clauses :

Le messager d’Allah  devra renoncer au pèlerinage pour cette année, de façon à ce que les arabes ne puissent jamais dire qu’il est entré à la Mecque malgré les qoraichites. L’année prochaine toutefois les musulmans pourront accomplir le pèlerinage en paix.

Un armistice de 10 ans devra être observé

Celui qui veut se ranger du côté des musulmans en est libre et ainsi celui qui veut se ranger du côté des associateurs

Celui qui passe du côté de Mohammed  en tant que fugitif (sans autorisation de ses parents) devra être rendu.


L’extradition d’Abi Jandal

Abou Jandal était un musulman retenu et supplicié par les qoraichites. Souhayl exigea son retour parmi les associateurs, ce que Mohammed  accepta, par respect pour le pacte, conseillant à Abou Jandal de patienter.


Problème des femmes émigrées

Les qoraichites réclamèrent leurs femmes converties à l’islam et émigrées à La Mecque, toutefois le prophète  refusa de les rendre, prétextant que la clause du contrat traitait des hommes uniquement.
Allah par la suite révéla ce verset :


يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا إِذَا جَاءكُمُ الْمُؤْمِنَاتُ مُهَاجِرَاتٍ فَامْتَحِنُوهُنَّ اللَّهُ أَعْلَمُ بِإِيمَانِهِنَّ فَإِنْ عَلِمْتُمُوهُنَّ مُؤْمِنَاتٍ فَلَا تَرْجِعُوهُنَّ إِلَى الْكُفَّارِ
60.10. ô vous qui avez cru ! Quand les croyantes viennent à vous en émigrées, éprouvez-les; Allah connaît mieux leur foi; si vous constatez qu'elles sont croyantes, ne les renvoyez pas aux mécréants. 

suite à quoi les musulmans divorcèrent de leurs femmes mécréantes.

Le pacte de al Houdaybiyya était donc une réelle victoire pour les musulmans et une reconnaissance des qoraichites de leur incapacité à résister.


Tristesse des musulmans et discussion de Omar avec le prophète 

Néanmoins, les musulmans restaient déçus à l’idée de devoir rebrousser chemin sans avoir atteint l’objectif initial de faire le pèlerinage cette année. De plus, ils ne comprenaient pas pourquoi le prophète  devait accepter cette pression des qoraichites. Omar ibn al Khattab en vint à discuter avec le prophète  à ce sujet, acte qu’il regretta par la suite.


Dénouement de la crise des faibles

Abou Bachir, un musulman torturé à la Mecque parvint à fuir les associateurs. Les qoraichites envoyèrent donc des émissaires au prophète  lui rappelant les clauses du pacte, et celui-ci leur rendit le fugitif. Abou Bachir néanmoins parvint à fuir de nouveau en tuant l’un des émissaires. Le prophète  accusa alors Abou Bachir d’être capable de raviver la guerre. Alors, Abou Bachir s’éloigna et atteignit le bord de mer, où il fut rejoint par l’autre fugitif Abou Jandal, et ainsi tous les évadés se réunirent là-bas, interceptant les caravanes des qoraichites se rendant en Syrie. Les Qoraichites annoncèrent donc au prophète  qu’ils ne réclameraient plus quiconque le rejoignait, sur ce, Mohammed  appela les fugitifs à rejoindre Médine.


Conversion à l’islam de certains héros qoraichites

Au début de l’an 7 se convertirent à l’islam Amr ibn al AsKhalid ibn Al Walid et Othman ibn Talha.

 

Voir les commentaires

Lecture de la page 381 à 394


Regroupement et inhumation des martyrs

Le prophète  ordonna à ceux qui avaient transporté des martyrs à Médine de les ramener sur le champ de bataille afin de les enterrer sur les lieux, tels quels, sans lavage mortuaire, avec leurs vêtements.

Hamza fut enterré dans la même tombe que Abdillah ibn Jahsh, son neveu et frère de lait.

Selon un rapport fait par l’imam Ahmed, le prophète  loua grandement Allah en voyant le recul des associateurs.

De nombreuses femmes à qui l’on annonça la mort de leur mari, frères, père ou autre, firent preuve d’une grande patience et témoignèrent un amour profond pour le messager d’Allah, s’enquérant de ses nouvelles, et prétendant que puisqu’il allait bien, leur affliction était moindre.

Le prophète  rentra à Médine le 7 Chawwal de l’an 3 de l’hégire.

Concernant le bilan de la bataille on compte 70 musulmans tués ( 65 ansar, 1 juif et 5 Muhajirin) et 22 ou 37 associateurs tués.


Etat d’urgence à Médine

Les musulmans passèrent leur nuit en alerte, surveillant le prophète  et scrutant les montagnes voisines. 


L’expédition ghazwa des Hamra al Asad

Le prophète , craignant un retour des associateurs à l’attaque de Médine, décida de se lancer à la poursuite de l’armée de la Mecque. Il emmena avec lui tous les participants de la bataille d’Ohod, et permission fut donnée à Jabir ibn Abdillah de les accompagner. 

Ils campèrent à Hamra al Asad, à 15 km de Médine. 

Les associateurs entreprirent de repartir sur Médine mais se découragèrent. Abou Soufyan mena une guerre psychologique dans le but de décourager les musulmans, et sa tentative fut couronnée de succès, le prophète  séjourna 3 jours à Hamra avant de retourner à Médine.Il condamna à mort Abou Azza al Joumahi, un poète qu’il avait grâcié à Badr à condition qu’il ne dénigre plus l’islam et qui n’avait pas tenu sa promesse.
Il condamna aussi Mouaawiya ibn al Moughira ibn Abil As, un des espions de la Mecque.


Conclusion 

On peut dire que la bataille de Ohod fut une guerre sans réel vainqueur, puisque les associateurs, certes de force supérieure, finirent la guerre en se sauvant de l’ennemi.
60 versets de la sourate Al Imran traitent de la guerre d’Ohod, et expliquent les raisons des pertes affligées aux musulmans, dues à la désobéissance de ceux-ci envers le prophète  .

les buts de cette bataille étaient entre autres de faire connaître aux musulmans les conséquences néfastes de la désobéissance au prophète  , de réduire la fierté des musulmans, d’accroître leur capacité à supporter les épreuves…

Lecture de la page 395 à 410



Les expéditions Sariyya entre Ohod et al Ahzâb



La bataille d’Ohod eut de mauvaises répercussions sur le moral et le prestige des musulmans. Après celle-ci, les ennemis de l’islam d’entre les juifs, les bédouins et les hypocrites ne tardèrent pas à se manifester. Ainsi, moins de 2 mois après Ohod, Banou Asad entreprirent l’attaque de Médine. Les tribus Adl et Kâra tuèrent 10 compagnons lors d’un guet apens, les Banou Amir en tuèrent 70.
Banou an Nadir dressèrent un piège destiné à éliminer le prophète  .

La poursuite de l’armée de la Mecque par le prophète  jusqu’à Hamra al Asad redonna un peu de prestige aux musulmans.


L’expédition Sariya d’Abi Salama

Banou Khouzayma entreprirent d’attaquer les musulmans, le prophète  apprit que Talha et Salama, fils de Kouzayma appelaient Bani Asad à se battre contre les musulmans. 
150 combattants sous le commandement d’Abi Salama furent dépéchés pour les musulmans, à la rencontre de ceux-ci, qui rebroussèrent chemin. Les musulmans en ramenèrent un troupeau de chameaux et de moutons. Ceci eut lieu au mois de Mouharram de l’an 4.



La mission de Abdillah ibn Anis

Le prophète  envoya ce dernier supprimer Khalid ibn Soufyan al Houthali, qui mobilisait des troupes dans le dessein d’attaquer les musulmans. Sa tête fut apportée au prophète  à la fin du mois de muharram.


La mission d’ar Rajia

Au mois de Safar, des gens de Adl et de Kara, se prétendant musulmans, demandèrent au prophète de leur envoyer des compagnons pour leur apprendre l’islam. Ceci était en fait un guet apens et les compagnons furent tués.


La tragédie de Bir Maaouna

Abou Bara Amir ib Malik se présenta au prophète , qui ne parvint pas à obtenir sa conversion, et lui demanda d’envoyer avec lui des compagnons pour présenter l’islam aux gens de Najd. 70 compagnons parmi les meilleurs furent dépêchés. Tous périrent. C’est durant cette tragédie que Amr ibn Omayya tua deux hommes de Bani Kilab, alliés du prophète  et qu’il pense en être des ennemis.


La Ghazwa de Bani an Nadir

Le prophète  se rendit auprès d’eux, en vertu du pacte qui les liait, leur demandant d’aider à payer la rançon que devait Amr ibn Omayya pour le meurtre commis.
Ils le firent patienter, le temps de chercher la somme, prétendirent-ils. Pendant ce temps ils complotèrent dans le but d’éliminer le prophète  Celui-ci se sauva, mis au courant de leurs intentions par Allah  par l’intermédiaire de l’ange Jibril.
Il envoya ensuite un émissaire aux BanI An Nadir leur demandant expressément de quitter Médine, ce que ceux-ci refusèrent, forts du soutien de Abdoullah ibn Oubay.
Le prophète  décida alors de les combattre,en marchant jusqu’à leurs terres et en les assiègeant, Ali Ibn Abi Talib comme porte drapeau.
Le siège dura 6 nuits, Bani An Nadir furent contraints d’accepter l’exode, abandonnés qu’ils furent des autres tribus (Banou Kouraidha, Abdoullah ibn Oubay…).
Ils quittèrent Médine avec 700 chameaux, emportant tout ce qu’ils pouvaient, à l’exception des armes, que le prophète  leur avait interdit d’emmener, et détruisant leurs maisons.
Ceci eut lieu au mois de Rabi al Awwal de l’an 4, Allah  révéla à cette occasion la sourate l’Exode.
Il existe une autre version des faits par Abou Dawoud et d’autres.


La deuxième expédition Ghazwa de Badr (deuxième, dernier ou petit Badr) 

Au mois de Chaaban de l’an 4, le prophète  et ses compagnons (1500 hommes) se rendirent à Badr, au rendez-vous fixé à Ohod avec les Qoraichites. 
Abou Soufyan était à la tête d’une armée de 2000 hommes mais en cours de chemin, il perdit confiance et lui et son armée battirent en retraite.
Les musulmans passèrent 8 jours à Badr avant de rentrer à Médine, maîtres de la situation.


L’expédition Ghazwa de Doumatil-Jandal

6 mois plus tard, le prophète apprit que les tribus basées à proximité de Doumatil-Jandal se livraient au brigandage et pensaient s’attaquer à Médine.
1000 hommes sortirent avec le prophète  au point de surprendre l’ennemi, qui s’enfuit aussitôt.

Lecture de la page 411 à 425



L’expédition Ghazwa contre al Ahzâb (les coalisés)



Alors que la sécurité régnait à nouveau dans la région, les juifs montèrent un complot destiné à « exterminer » pour de bon les musulmans. Bani an Nadir prirent en effet contact avec les Qoraichites de la Mecque afin de s’allier à eux pour attaquer Médine. Ils firent de même avec d’autres tribus si bien qu’ils réunirent 10 000 combattants au total comprenant Qoraich, Kinana, leurs alliés parmi Touhama, Bani az Zahran, Bani Ghatafan et Banou Asad.

Cette gigantesque armée encercla Médine.
Le prophète  réunit donc un conseil consultatif pour prendre une décision militaire. Soulayman al Farisi proposa le creusage d’un fossé autour de Médine, et ainsi, les musulmans, pourtant tenaillés par la faim, s’activèrent à creuser ladite tranchée.

C’est alors que l’un des miracles de la prophétie eut lieu, alors que Jabir ibn Abdillah égorgea un animal et que sa femme moulut un sa’a de grains, afin de nourrir le prophète  et un petit groupe de compagnons.

Le prophète  amena avec lui 1000 personnes qui mangèrent à leur faim, alors que la viande et les grains ne diminuaient pas.

Le même épisode se produisit avec des dattes offertes au prophète.
Lors du creusage, le prophète effrita également sans difficulté un roc qui jusque là résistait à tous les pics.

Le prophète  se retrancha donc avec 3000 musulmans au mont Salaa, les femmes et les enfants quant à eux restèrent dans les blockhaus de Médine.

Les associateurs, confus à la découverte de la tranchée, décidèrent d’assièger les musulmans, qui dès lors les assaillaient de flèches.
Certains des meilleurs cavaliers qoraichites dont Ikrima ibn Abi Jahl, Amr ibn Abd Wadd et Dirar ibn al Khattab parvinrent à se frayer un passage dans la tranchée et Amr, le plus courageux, demanda un duel. On lui envoya alors Ali ibn Abi Talib, qui le tua, ce qui provoqua la fuite des autres cavaliers qoraichites.

C’est à ce moment que le prophète  et les musulmans, occupés à se défendre, manquèrent certaines prières.

Cette lutte continua dura des jours, sans pourtant de véritable corps à corps, 6 musulmans et 10 associateurs périrent suite aux tirs à l’arc.

Pendant cela, le chef de Bani an Nadir se rendit chez le chef de Bani Qoraidhah, lui demandant son aide dans la lutte contre Mohamed. Celui-ci refusa d’abord en vertu du pacte qui le liait à Mohammed, puis accepta, rompant ainsi le pacte.


Dès lors les juifs de Banou Qoraidhah se livrèrent à la guerreSafiyya, tante paternelle du prophète  se livra alors à un acte de courage hors du commun, en allant tuer un juif qui faisait la ronde devant leur blockhaus, de crainte qu’il ne découvre qu’aucun soldat musulman ne gardait celui-ci, et que les femmes et enfants étaient ainsi à leur merci. 

Les musulmans derrière la tranchée paniquèrent, lorsqu’ils apprirent le revirement des Banou Qoraidhah du côté des associateurs et réalisèrent que leurs femmes et enfants étaient sans défense.

Allah  y fait allusion sourate 33 versets 10 et 11 :

إِذْ جَاؤُوكُم مِّن فَوْقِكُمْ وَمِنْ أَسْفَلَ مِنكُمْ وَإِذْ زَاغَتْ الْأَبْصَارُ وَبَلَغَتِ الْقُلُوبُ الْحَنَاجِرَ وَتَظُنُّونَ بِاللَّهِ الظُّنُونَا
33.10. Quand ils vous vinrent d'en haut et d'en bas [de toutes parts], et que les regards étaient troublés, et les cœurs remontaient aux gorges, et vous faisiez sur Allah toutes sortes de suppositions...

هُنَالِكَ ابْتُلِيَ الْمُؤْمِنُونَ وَزُلْزِلُوا زِلْزَالاً شَدِيداً
33.11. Les croyants furent alors éprouvés et secoués d'une dure secousse.

وَإِذْ يَقُولُ الْمُنَافِقُونَ وَالَّذِينَ فِي قُلُوبِهِم مَّرَضٌ مَّا وَعَدَنَا اللَّهُ وَرَسُولُهُ إِلَّا غُرُوراً
33.12. Et quand les hypocrites et ceux qui ont la maladie [le doute] au cœur disaient : “Allah et Son messager ne nous ont promis que tromperie”.

وَإِذْ قَالَت طَّائِفَةٌ مِّنْهُمْ يَا أَهْلَ يَثْرِبَ لَا مُقَامَ لَكُمْ فَارْجِعُوا وَيَسْتَأْذِنُ فَرِيقٌ مِّنْهُمُ النَّبِيَّ يَقُولُونَ إِنَّ بُيُوتَنَا عَوْرَةٌ وَمَا هِيَ بِعَوْرَةٍ إِن يُرِيدُونَ إِلَّا فِرَاراً
33.13. De même, un groupe d'entre eux dit : “Gens de Yatrib ! Ne demeurez pas ici. Retournez [chez vous]”. Un groupe d'entre eux demande au Prophète la permission de partir en disant : “Nos demeures sont sans protection”, alors qu'elle ne l'étaient pas : ils ne voulaient que s'enfuir.

Le prophète  songea un moment à faire un compromis avec les Ghatafan, demandant leur retrait en échange du tiers des récoltes de Médine, mais abandonna l’idée.

C’est alors que Naim ibn Massaoud ibn Amir al Achja-i , de Banou Ghatafan, se rendit auprès du prophète, lui annonçant sa conversion gardée secrète.
Etant considéré par eux comme un allié, il parvint à monter un stratagème auprès de Bani Qoraidhah et des Qoraichites, les amenant tous deux à se retirer. 
Puis Allah  envoya un vent très violent aux associateurs ainsi que des anges, ce qui conduisit à l’abandon des associateurs.

Cette ‘bataille’ eut lieu aux mois de Chawwal et Dhil Qaada de l’an 5 de l’hégire.
La bataille des coalisés avait été une guerre sans véritable affrontement, une guerre psychologique, qui renforça considérablement la puissance de Médine.

Voir les commentaires

Lecture de la page 299 à 318


Iblis se retire du champ de bataille

Iblis, qui avait pris la forme de Sourakah ibn Malik ibn Jaacham al Madlaji quitta les ranges des associateurs, en apercevant les anges. 


L’écrasante défaite

Les associateurs commencèrent à se sauver, voyant la situation tourner au carnage dans leurs rangs. Abou Jahl essaya de résister lorsque deux jeunes médinois lui firent face et le transpercèrent de leurs épées. Ibn Mas’oud l’acheva et lui trancha la tête, qu’il apporta ensuite au prophète  .

Durant cette bataille il y eut quelques scènes de manifestations de la grandeur de la foi des musulmans, entre autres des combats opposèrent le père au fils. Le prophète interdit de tuer certains associateurs, venus à la bataille contre leur gré ; il décida d’épargner également Al Abbas ibn Abdil Mouttalib.


Bilan humain du combat

Il y eut parmi les musulmans 14 martyrs, six mecquois et huit médinois. 70 associateurs furent faits prisonniers 70 furent tués.


La nouvelle de la victoire

A la Mecque, les Qoraichites furent défaits d’apprendre cette nouvelle, Abou Lahab mourut peu de temps après d’un abscès, il connut un triste sort, personne n’osait approcher son cadavre, si bien qu’on l’enterra en poussant son corps dans un trou à l’aide d’un bâton.
Les qoraichites interdirent les lamentations funèbres, dans le but de ne pas causer de joie aux musulmans.

A Médine, un accueil triomphal fut réservé au prophète  . La nouvelle fut apprise après l’enterrement de la fille du prophète  Roukayya.


Les divergences au sujet du butin

Des divergences virent le jour parmi les musulmans au sujet du partage du butin, divergences tranchées par Allah  :

يَسْأَلُونَكَ عَنِ الأَنفَالِ قُلِ الأَنفَالُ لِلّهِ وَالرَّسُولِ فَاتَّقُواْ اللّهَ وَأَصْلِحُواْ ذَاتَ بِيْنِكُمْ وَأَطِيعُواْ اللّهَ وَرَسُولَهُ إِن كُنتُم مُّؤْمِنِينَ
8.1. Ils t'interrogent au sujet du butin. Dis : “Le butin est à Allah et à Son messager.” Craignez Allah, maintenez la concorde entre vous et obéissez à Allah et à Son messager, si vous êtes croyants.

A l’arrivée du prophète  à Médine, il ordonna de tuer an Nadr ibn al Harith, le porte drapeau des associateurs ainsi que Okba ibn Abi Mouait, qui avait auparavant rivalisé de haine à l’égard du prophète  avec ses multiples agressions.

Bon nombre de médinois se convertirent à l’islam, dont certains hypocrites comme Abdoullah ibn Oubai dont la conversion n’est qu’une conversion de forme.


La question des prisonniers

Abou Bakr fut d’avis de demander une rançon tandis que Omar proposa de les tuer. Le prophète  choisit de demander une rançon mais fut après coup démenti par Allah :

مَا كَانَ لِنَبِيٍّ أَن يَكُونَ لَهُ أَسْرَى حَتَّى يُثْخِنَ فِي الأَرْضِ تُرِيدُونَ عَرَضَ الدُّنْيَا وَاللّهُ يُرِيدُ الآخِرَةَ وَاللّهُ عَزِيزٌ حَكِيمٌ
8.67. Un prophète ne devrait pas faire de prisonniers avant d'avoir prévalu [mis les mécréants hors de combat] sur la terre. Vous voulez les biens d'ici-bas, tandis qu'Allah veut l'au-delà. Allah est Puissant et Sage .


لَّوْلاَ كِتَابٌ مِّنَ اللّهِ سَبَقَ لَمَسَّكُمْ فِيمَا أَخَذْتُمْ عَذَابٌ عَظِيمٌ
8.68. N'eût-été une prescription préalable d'Allah, un énorme châtiment vous aurait touché pour ce que vous avez pris. [de la rançon]

les mecquois qui étaient dans l’incapacité de payer leur rançon devaient instruire 10 jeunes médinois.Le prophète  grâcia son gendre Abou al As, à la condition qu’il libère sa fille Zaynab, lui permettant ainsi d’émigrer.


Le coran fait allusion à la bataille de Badr

La sourate Le Butin fut révélée à propos de cette bataille. Allah attira l’attention des musulmans sur leurs erreurs et les amène à la modestie en leur rappelant le bienfait et l’aide qu’Allah leur a apportée.

En l’an 2 de l’hégire le jeûne du Ramadhan fut établi ainsi que la zakat al fitr. Les quantités à extraire de la zakat al mal furent également définies.

Lecture de la page 319 à 338



LES ACTIVITES MILITAIRES ENTRE BADR ET OHOD



De la bataille de Badr les associateurs mais aussi les juifs en sortirent très déçus. A Médine, certains d’entre eux, parmi lesquels Abdoullah ibn Oubai, se convertirent à l’islam de façon hypocrite, lorsqu’ils ne virent plus que cette solution pour garder leur puissance.

Les bédouins, vivant du pillage, haïssaient également les musulmans, craignaient que ceux-ci ne créent un état fort, leur empêchant de s’adonner à leur activité.


L’expédition de Bani Salim à Al Koudr

Le prophète  obtint l’information selon laquelle les Banou Salim et les Banou Ghatafan se préparaient à attaquer Médine. Le prophète  sortit donc avec 200 cavaliers les poursuivant. Ceux-ci prirent la fuite et l’armée médinoise s’empara des 500 chameaux qu’ils laissèrent derrière eux.


Complot pour l’assassinat du prophète 

Safwan ibn Omayya et Omair ibn Whab al Joummhi, deux qoraichites, s’entendirent pour aller tuer le prophète  . Omair alla vers le prophète  faisant mine de vouloir s’entretenir avec lui au sujet de son fils retenu prisonnier. Le prophète  lui raconta alors la scène de sa discussion avec Safwan et montra qu’il savait qu’il était venu le tuer.Ce dernier se convertit immédiatement à l’islam, sachant qu’une telle information ne pouvait venir que d’Allah  et son fils fut libéré. Par son intermédiaire, de nombreuses personnes se convertirent.


L’expédition Ghazwa de Kaynoukaa

Bien qu’un pacte unissait les musulmans aux juifs, ces derniers le violaient constamment, ourdissant des complots contre les musulmans. Un jour alors qu’un juif s’en prit de manière indécente à une femme musulmane, un musulman le tua et appela les musulmans à son secours, l’affrontement alors fut inévitable. 

Le prophète  marcha donc avec ses soldats sur Bani Kaynoukaa au mois de Chawwal de l’an 2 de l’hégire. Ils les assiègea et ceux-ci se soumirent. Plus tard, à la demande de Abdoullah ibn Oubai ibn Saloul, le prophète  les laissa sortir, leur donnant l’ordre de ne plus s’approcher de Médine.


L’expédition Ghazwa d’As Sawik

Abou Soufyan sortit avec 200 cavaliers dans le but d’attaquer Mohammed. Cependant, il se contenta de commettre quelques actes de piraterie et de tuer un Ansar et son allié avant de prendre la fuite, abandonnant leur bouillie sucrée ‘as sawik’ que les musulmans ramassèrent.
Cette expédition eut lieu deux mois après Badr (thil Hijja an 2).


L’expédition Ghazwa de Thi Amr

Elle fut la plus grande expédition militaire dirigée par le prophète  avant Ohod et eut lieu au mois de Moharram en l’an 2. Le prophète  apprit que Bani Thaalaba et Bani Mouharib prévoyaient d’attaquer les extrémités de Médine. Il sortit avec 450 hommes et à son arrivée sur les lieux, l’ennemi se dispersa. Le prophète  y passa tout le mois de Safar de l’an 3 de manière à montrer à l’ennemi sa puissance.


Le meurtre de Kaab ibn Al Achraf

Il était l’un des juifs les plus hostiles à l’islam et commença à attiser la haine entre les associateurs et les musulmans en composant des poèmes à la mémoire des associateurs morts à Badr, il alla jusqu’à chanter la beauté des femmes des compagnons de façon indécente. Le prophète  donna alors l’ordre de le tuer, ce qui fut fait au mois de Rabi’ al Awwal de l’an 3 de l’hégire.


L’expédition Ghazwa de Bahran

Le prophète  passa deux mois de l’an 3 dans un minerai du Hijaz en compagnie de 300 combattants. Aucune bataille n’eut cependant lieu.


L’expédition Sariyya de Zayd ibn Haritha

Elle eut lieu au mois de Joumoudal-Akhira de l’an 3. Zayd ibn Haritha partit à la tête de 100 cavaliers à la rencontre d’une caravane de commerce des qoraichites. Ils s’emparèrent de la caravane et les qoraichites fuyèrent. Ils capturèrent le guide de la caravane Fourat ibn Hayyan qui se convertit à l’islam.

Suite à cet évènement, les qoraichites n’en furent que plus décidés à attaquer les musulmans sur leur territoire, ce qui amena à la bataille d’Ohod que nous allons voir inchaALLAH.

Lecture de la page 338 à 360



L’expédition Ghazwa d’Ohod




Préparatifs des Qoraichites pour une bataille de revanche

Les qoraichites étaient désireux de prendre leur revanche de Badr et ils préparèrent donc une guerre à grande échelle, menée par Ikrama ibn Abi Jahl, Safwan ibn Omayya, Abou Soufyan ibn Harb et Abdoullah ibn Abi Rabi’aa.
Ils vendirent la caravane sauvée par Abou Soufyan, ce qui leur apporta une somme élevée.

Les associateurs avaient regroupé 3000 combattants composés de qoraichites, de leurs alliés et des Abyssins. Des femmes participèrent même à l’expédition afin d’encourager les hommes.
Abou Soufyan détenait le commandement général, Khalid ibn al Walid la cavalerie avec Ikrima ibn Abi Jahl et Bani Abdid Dar détenaient le drapeau.


Le départ de l’armée mecquoise et la préparation des musulmans

L’armée mecquoise se dirigea donc vers Médine. Al Abbas ibn Abdil Mouttalib se chargeait de surveiller ses mouvements et de communiquer au prophète  les renseignements nécessaires. Ainsi, les musulmans ne quittèrent plus les armes, un commando de Ansar assurait la garde du prophète  .

L’armée de la Mecque campa tout près de Ohod, le vendredi 6 Chawwal de l’an 3 de l’hégire.
Le prophète  convoqua un conseil consultatif pour décider de la stratégie à adopter, il proposa de ne pas sortir de Médine, mais sur l’insistance de Hamza et de son groupe,il ordonna de quitter Médine, à la rencontre de l’ennemi.

Il y avait 3 escadrons,

Les mouhajirrin
Les ansar awsites
Les ansar kazrajites

L’armée se dotait de 1000 combattants et 100 cuirasses, sans aucun cheval.


La rébellion de Abdillah ibn Obay et ses compagnons

Celui-ci se révolta et se retira de l’armée, emmenant avec lui 300 combattants, souhaitant par là décourager les musulmans, dont deux groupes faillirent déserter, si ce n’était le soutien d’Allah, et à donner confiance aux associateurs.

Le prophète  continua donc avec le reste de l’armée composée de 700 combattants.


Le plan de défense

Le prophète  ordonna aux archers de ne pas bouger de leur position, afin de fermer la seule brèche par laquelle les associateurs auraient pu attaquer derrière leur dos.
Ceci eut lieu le samedi 7 Chawwal de l’an 3.


Préparatifs de l’armée Mecquoise

Abou Soufyan détenait le commandement général, Khalid ibn al Walid fut placé au flanc droit et Ikrima ibn Abi Jahl au flanc gauche.
Les qoraichites tentèrent de semer le désordre au sein des musulmans en demandant aux Ansar de se retirer et de les laisser combattre avec leur cousin. Proposition qui se vit refusée de façon violente. Ils essayèrent également de rallier les Aws à leur cause grâce à Abou Amir le crapuleux, leur ancien chef. Tout cela en vain.


Le premier accrochage et focalisation de le bataille autour du drapeau

Le premier à enclencher la lutte fut l’associateur Talha ibnAbi Talha al Abdari, surnommé par les musulmans le bélier du bataillon. Il fut aussitôt tué par le musulman az Zoubeir, ce qui lui valut l’éloge du prophète  .

Ensuite, les musulmans s’attachèrent à attaquer les porteurs de drapeaux Bani Abdid Dar, qui furent tués jusqu'au dernier.

La bataille sur les autres fronts

« Amit Amit » était le slogan des musulmans lors de cette bataille. Abou Doujana, portant so célèbre bandeau rouge symbole de combat à mort, se saisit de l’épée du prophète  et ne rencontrait pas un associateur sans le tuer, jusqu’à atteindre Hind bint Otba, qu’il épargna par honneur à l’épée qu’il portait. 
Hamza ibn Abdil Mouttalib se battit également avec force jusqu’au moment où il fut tué par Wahchi ibnHarb, un esclave à qui son maître avait promis la liberté s’il tuait Hamza, en vengeance à son oncle tué à Badr. 


Le contrôle de la situation

Malgré cette perte cruelle, les musulmans contrôlaient la situation malgré leur moindre nombre. 
Les archers furent efficaces et les associateurs commençaient à battre en retraite et les musulmans se firent combattifs, avec le secours d’Allah  .

Lecture de la page 360 à 381


L’erreur monumentale des archers

Lorsqu’ils virent les musulmans dominer la situation et ramasser le butin derrière les associateurs en fuite, certains archers quittèrent leur position, malgré l’ordre préalablement donné par le prophète  qui était de ne pas bouger, afin de ramasser leur part de butin.

Leur commandant en chef, Abdoullah ibn Joubair, conserva sa position avec quelques uns de ses compagnons (9).

Le flanc de l’armée musulmane se trouva ainsi dégarni.


Khalid ibn Al Walid monte un plan visant à l’encerclement de l’armée musulmane

Il prit l’armée musulmane par derrière et ne tarda pas à éliminer Abdoullah ibn Joubair et ses compagnons. Alertés par les cris des musulmans, les associateurs en fuite firent demi tour et reprirent le combat.


Attitude héroïque du prophète 

Celui-ci fut pris au dépourvu par l’armée mecquoise. Prenant alors un risque important, il appela les musulmans à se regrouper autour de lui. Les associateurs cependant l’approchèrent avant les musulmans.


La dispersion des musulmans au vu de la situation

Certains musulmans perdirent la raison et décidèrent de fuir vers Médine ou vers les montagnes environnantes. La confusion régna au point que les musulmans s’entretuèrent ! Ainsi, Houthayfa vit son père Al Yaman se faire tuer par les musulmans. 
Ensuite, une fausse nouvelle se répandit selon laquelle le prophète  avait été tué, ce qui en découragea certains autres, bien que certains tels Anas ibn An Nadir décida de combattre jusqu’au martyr.
Puis, voyant de tels gens se sacrifier, les musulmans reprirent de leur vigueur et apprirent que la nouvelle de la mort du prophète  était fausse.

Un groupe de compagnons constitué de Abou Bakr, Omar et Ali entre autres se chargeait du prophète  .


Violence des combats autour du prophète  et moment le plus critique de sa vie

7 Ansar et 2 muhajirrins protégaient le prophète. Les 6 ansars furent tués, le septième fut rendu incapable de combattre à cause de ses blessures. Les associateurs concentraient leurs efforts pour tuer le prophète  .
Otba ibn Abi Wakkâs cassa une dent du prophète  et le blessa à la lèvre inférieure. Il fut également blessé au front par Abdullah ibn Chihab az Zouhri qui lui asséna aussi un violent coup à l’épaule. 
Le prophète  demanda à Allah de pardonner à son peuple car il ne sait pas.
Les deux qoraichites restant à défendre le messager furent Saad ibn Abi Wakkâs et Talha ibn Obaydillah, qui firent tous deux preuve d’un courage hors du commun qui parvint à éloigner le commando de qoraichites.
Allah  fit ensuite descendre Son secours, et certains rapportent avoir vu deux hommes vêtus de blanc, qui n’étaient autres que Jibril et Mikail.

Puis les compagnons se rallièrent autour du messager d’Allah  . On compte parmi eux Abou Doujana, l’homme au bandeau rouge, Mosaab ibn Omair, Ali ibn Abi Talib, Omar, Qatada…

Les associateurs redoublèrent d’efforts pour les attaquer mais leurs tentatives étaient vaines.


Exploits et nouvelle de la mort du prophète 

Au cours de la bataille certains compagnons réalisèrent de véritables exploits, tels Abou Talha et Abou Doujana s’offrant comme bouclier pour le prophète  . Qatada, AbdourrRahman ibn Awf et Malik ibn Sinan montrèrent des preuves de bravoure et d’amour du prophète  .
Mosaab ibn Omair fut le porte drapeau jusqu’au moment où il fut tué, et le drapeau revint à Ali.
L’associateur ayant tué Mosaab pensait avoir tué Mohammed  et répandit alors la nouvelle de sa mort aussi bien parmi les associateurs que les musulmans, ce qui réduisit les attaques des associateurs et découragea les musulmans.


Le messager d’Allah  continue la lutte et sauve la situation

Il rejoignit son armée encerclée et rallia autour de lui 300 compagnons. Il organisa ensuite un retrait.
Certains musulmans furent pris de somnolence comme une sécurité venant d’Allah  .
Le prophète  fraya enfin un passage pour le reste de son armée vers le point de sécurité.
Il tua Obay ibn Khalaf, celui-ci se sachant tué sans pourtant n’avoir aucune blessure, le prophète  lui ayant dit à La Mecque qu’il le tuerait.


Dernière attaque des associateurs

Après que le prophète  eut rejoint son poste de commandement, les associateurs tentèrent d’escalader la montagne et sur les ordres du prophète  , Omar combattit avec un groupe de mouhajirin et Saad parvint à tous les repousser avec une seule flèche.

Les associateurs s’occupèrent ensuite à mutiler les corps des martyrs musulmans qu’ils trouvaient.

Abou Soufyan donna rendez vous à l’armée musulmane l’année d’après à Badr, ce qui fut accepté.

Voyant que les associateurs enfourchaient leurs chameaux pour retourner à la Mecque, les musulmans purent alors inspecter les blessés et les tués. Certaines femmes, commeAicha, arrivèrent et s’occupèrent de désaltérer les blessés.
Al Ousayrim, à qui on avait déjà proposé l’islam en vain, avoua qu’il était à Badr pami les musulmans, mû par sa foi en Allah. Le prophète  annonça le paradis pour lui, bien qu’il n’eut jamais accompli aucune prière.
Au contraire, Kazman, qui combattit aux côtés des musulmans, fut promis à l’enfer, n’ayant combattu qu’au nom de sa tribu.

Voir les commentaires

1 2 > >>
Haut

Le Minhaj (Voie) de Ahlou Sounna wa-l-Jama'a ce qui veut dire la voie de la Sounna et du Concensus, ou bien le minhaj des Salaf-Sâlih la voie des pieux prédécesseurs, tout cela revient au même c'est la voie à laquelle nous restons ferme, cette voie c'est celle du Prophète sala Allahu alayhi was Salam.

Pages

Hébergé par Overblog