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Articles avec #le qu'ran et la sunna

      Lire cette article.

 

Voici certains ahadith(s) faisant mention du verset de la lapidation:

 

Al-Bukhari rapporte dans son Sahih volume 8, livre 82, n° 816:

 

Ibn 'Abbas rapporte que 'Umar ibn al-Khattab a dit: "Je crains que dans la suite des temps quelqu'un ne vienne dire: "Par Dieu, nous ne trouvons pas de verset relatif à la lapidation dans le Livre d'Allah"; on tomberait alors dans l’erreur d'abandonner une prescription révélée par Allah. La lapidation, dans le Livre d'Allah, est de droit contre quiconque, homme ou femme, commet l'adultère alors qu'il est marié, quand la preuve est faite par le témoignage, par la grossesse ou l'aveu." Sufyan a ajouté: "J'ai rapporté ce récit de cette façon." 'Umar a ajouté: "Certes, le Messager d'Allah salla Allahu 'alayhi wa Sallam a appliqué la peine de la lapidation, et nous l'avons fait après lui."

 

Muslim rapporte dans son Sahih livre 17, n° 4194:

 

'Abdullah ibn 'Abbas rapporte que 'Umar ibn al-Khattab s'est assis sur le Minbar et a dit: "Allah envoya Muhammad salla Allahu 'alayhi wa Sallam avec la Vérité; Il lui révéla le Livre et parmi les versets qui lui furent révélés, il y avait le verset relatif à la lapidation. Nous l’avons lu, compris et retenu. C'est pour cela que l'Envoyé d'Allah salla Allahu 'alayhi wa Sallam a fait lapider et que nous avons, après lui, fait aussi lapider. Je crains que par la suite des temps quelqu'un ne vienne dire: "Par Allah, nous ne trouvons pas de verset relatif à la lapidation dans le Livre d'Allah"; on tomberait alors dans l’erreur d'abandonner une prescription révélée par Allah. La lapidation, dans le Livre d'Allah, est de droit contre quiconque, homme ou femme, commet l'adultère alors qu'il est marié, quand la preuve est faite par le témoignage, par la grossesse ou l'aveu."

 

Certains ont tendance à penser que ce verset fut retiré du Qur'an et affirment que cela est la preuve que le Qur'an est falsifié ou incomplet. Voyons si leur position tient la route.

 

Le verset présumé est:

 

"Le vieil homme et la vieille femme qui ont commit l'adultère, lapidez les."

 

Un autre avis qui le verset est:

 

"Le vieil homme et la vieille femme qui ont commit l'adultère, lapidez les comme châtiment d'Allah et Allah est le Puissant, le Sage."

 

L'imam Ibn Hajar al-Asqalani dit dans son commentaire du Sahih Al-Bukhari:

 

"Umar a dit: "Quand ce verset est descendu, je me suis rapproché du Prophète salla Allahu 'alayhi wa Sallam et lui ai demandé: "Devrais-je l'écrire?" et il a semblé détesté cela (ce que 'Umar a dit ndt). Puis 'Umar a dit: "Ne vois tu pas que si l'homme âgé commet l'adultère, ils n'est point flagellé, et que si l'homme jeune le commet, il est alors lapidé?" (Fath al-Bari d'Ibn Hajar al-Asqalani, Kitab: Al Hudud, Bab: Al-I'tiraf bil-Zina, commentaire du haditn n° 6327.)

 

Ici nous voyons clairement que le Prophète salla Allahu 'alayhi wa Sallam ne voulait pas que le verset soit écrit car il (le verset) n'était pas destiné à faire parti des Textes du Qur'an. Les savants de l'Islam sont unanimes sur le fait que la récitation de ce verset fut abrogé mais que le statut légal qu'il renfermé fut maintenu.

 

Toutefois, la seule raison pour laquelle 'Umar eu cette réaction et voulait mettre le verset dans le Qur'an était qu'il craignait qu'un jour les gens penseraient que le jugement de la lapidation était annulé. Cependant, les compagnons ne l'ont pas autorisé d'agir ainsi car ils savaient que sa récitation fut abrogé. Pour pouvoir inclure un verset dans le Qur'an, il fallait qu'il y ait plusieurs témoins et 'Umar sut le seul (à en être témoin). 'Umar lui même savait que sa récitation était abrogé mais avait certaines craintes que les gens dans le future ne croiront pas à la sentence de la lapidations pour les adultérins.

 

L'imam Ibn Hajar al-Asqalani dit dans son commentaire du Sahih al-Bukhari:

 

"Concernant le verset dont la récitation a était abrogé mais dont l'injonction/statut légal est resté, ce que 'Umar craignait est arrivé. Une tribu des Khawarij et la plupart d'entre eux ainsi que les Mu'tazilites ont rejeté la lapidation."

 

Et il dit plus loin:

 

"Il est rapporté par Abder-Razzaq et at-Tabari venant d'un autre avis qu'Ibn 'Abbas a dit que 'Umar a dit: "Il viendra des gens qui mentirons (ou ne croiront pas) sur la lapidation" (Fath al-Bari d'ibn Hajar al-Asqalani, Kitab: Al-Hudud, Bab: Rajam Al-Hublah min Zana Izha Ahsanat, commentaire du haditn n° 6328.)

 

L'imam an-Nawawi a dit dans son commentaire du Sahih Muslim:

 

"Ceux (c'est à dire les versets) dont la récitation fut abrogé et dont l'injonction statut légal (que le verset contient) est resté."

 

Et il dit plus loin:

 

"Les compagnons du Prophète salla Allahu 'alayhi wa Sallam ont abandonné l'écriture de ce verset et ceci est la preuve clair que ce qui est abrogé ne doit pas être écrit dans le Qur'an et que la déclaration de 'Umar à propos de la lapidation quand il était sur le Minbar et le silence des compagnons et d'autres que eux qui étaient présent et qui ne sont pas opposé à lui est la preuve que la sentence de la lapidation (est toujours en vigueur)." (Sharh Sahih Muslim de l'imam an-Nawawi, Kitab: Al-Hudud, Bab: Rajam Al-Thayb fil-Zina, commentaire du hadith n° 3201)

 

Al-Sindi a dit dans son commentaire des Sunan d'Ibn Majah:

 

"Le verset de la lapidation: Sa récitation a était abrogé est son injonction est toujours en vigueur." (Sharh Sunan Ibn Majah d'Al-Sindi, Kitab: Al Hudud, Bab: Al-Rajam, commentaire du hadith n° 2543)

 

Muhammad Shams al-Haqq al-Adhim Abadi a dit dans son commentaire des Sunan d'Abu Dawad:

 

"Il est de ceux dont la réciation a était abrogé mais dont l'injonction est resté en vigueur." (Awn al-Mabud Sharh Sunan Abu Dawud de Muhammad Shams al-Haqq al(Adhim Abadi, Kitab: Al-Hudud, Bab: Fil-Rajam, commentaire du hadith n° 3835.)

 

Conclusion:

 

On peut voir de façon clair qu'il y avait un consensus des compagnons et des savants sur le fait que la récitation du verset sur la lapidation a était abrogé. Comment la totalité des compagnons qui ont tout sacrifié pour cette Religion aurait pu se décider, tout ensemble, à altérer délibérément le Qur'an en retirant un verset? Quel aurait été le but de faire cela si la loi que contenait ce verset à tout même était maintenu? Ainsi il n'y avait aucun mobile à retirer ce verset.

 

Il apparait donc clairement que sa récitation était destiné à être abrogé tandis que son injonction/statut légal lui était maintenu.

 

Par Bassam Zawadi.

 

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Published by Sulaymân Abû Mâlik - Le Qu'ran et la Sunna

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Par l’Imâm Ibn Al-Qayyîm Jawziyya

Extrait du livre :

Le remède Coranique 

 

 

Le cri s’échappant de ceux qui écoutent le Coran

Le cri s’échappant de ceux qui écoutent le Coran ou autre chose peut être dû à divers facteurs :

Le premier : Il se peut que la personne atteigne, alors qu’elle écoute le Coran, un degré de foi qui n’est pas le sien et qui provoque en elle une véritable secousse laissant échapper un cri. Il s’agit alors d’un cri de désir.


Le second : Il se peut qu’elle se remémore un péché qu’elle a commis. Elle émettra alors un cri par peur et tristesse pour sa propre personne. Il s’agit d’un cri de crainte.


Le troisième : Il se peut qu’elle entrevoie un défaut en elle dont elle ne peut se départir, ce qui provoque en elle un chagrin tel qu’elle pousse un cri de tristesse.


Le quatrième : Il se peut qu’elle entrevoie la perfection de l’Etre aimé, mais se rende compte que le chemin menant à Lui est barré. Elle pousse alors un cri plein de regrets et de tristesse.


Le cinquième : Il se peut que l’Etre aimé Se soit éloigné de cette personne et qu’elle se soit occupée d’autre que Lui. En entendant les propos de l’Etre aimé, elle s’est alors remémoré Sa beauté, et a vu la porte ouverte et le chemin clairement tracé. Elle pousse alors un cri de joie et de bonheur en raison de ce qui lui est apparu.


Quoi qu’il en soit, la raison principale de ce cri est la force de la cause (le Coran) et la faiblesse du réceptacle (le serviteur) qui ne peut le supporter. La vraie force consiste à ce que le Coran fasse son effet à l’intérieur de la personne sans que cela ne transparaisse extérieurement. Cela est plus fort et plus durable. En effet, si la personne laisse transparaître ce que le Coran lui fait ressentir, son effet s’estompera, voire disparaîtra complètement.


Voilà donc le statut religieux du cri émanant d’une personne sincère. Or le cri émane soit d’un être sincère, soit d’un voleur, soit d’un hypocrite.


Que doit-on faire pour tirer profit du Coran ? 


Si tu cherches à bien profiter du Coran, alors :

Il faut que ton cœur soit concentré sur (les versets) que tu récites ou que tu écoutes.


Il faut prêter ton oreille à ceux-ci.


Il faut faire acte de présence en te mettant dans la peau de celui à qui Allah -exalté soit il- s'est adressé directement par le Coran qui constitue Sa vraie parole. 


C'est en effet un discours émanant de Lui et adressé à toi par la langue de Son Envoyé -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallam- ; le Très-Haut a dit : 


« En quoi réside un rappel, oui, pour quiconque possède un cœur, tend l'oreille et porte témoignage »

(Sourate 50, verset 37) 


Le remède Coranique


Les maladies du cœur dans leur totalité sont soit des maladies dues aux ambiguïtés, soit des maladies dues aux passions, or le Coran est le remède des deux.


Il comporte les arguments explicites et les preuves irréfutables qui permettent de distinguer le vrai du faux et de dissiper ainsi les maladies dues aux ambiguïtés qui corrompent le savoir acquis (par le serviteur), sa conception et sa faculté de perception, de sorte qu'il voit les choses différemment de ce qu'elles sont en réalité


Quant à sa guérison des maladies dues aux passions, c'est en raison de ce qu'il comporte comme sagesses, exhortations inspirant le désir (de la rétribution d’Allâh) et la crainte ( de Son châtiment) et appelant à renoncer aux jouissances de ce bas monde et à aspirer à l'au-delà, et comme paraboles et narrations riches en leçons et éclairs de clairvoyance. 


L’éloignement du livre et de la Sounna


Quand les hommes ont manqué de faire du Livre et de la Sunna leur juge et ont manqué de s'en remettre à eux, pensant qu'ils peuvent ne pas se contenter d'eux et préférant à eux les opinions personnelles (ar-Ra’iy), les raisonnements analogiques (Al-Qiyyâs), les appréciations subjectives (Al-Istihsan), les paroles des docteurs de la loi, il leur est arrivé à cause de cela que leur prime nature a été corrompue, leurs cœurs se sont obscurcis, leur intelligence s'est entachée et leur raison a régressé.


Ces idées se sont tellement généralisées et ont tellement prédominé au milieu d'eux, que les enfants ont grandi et les adultes ont vieilli dans cet esprit là; ils ne les considéraient plus comme des choses blâmables.


Les formes d’abandon du Coran

Les formes d’abandon du Coran sont multiples :

1 – Ne pas l’écouter, ni croire en lui ou tendre l’oreille vers lui 

2 – Ne pas le mettre en pratique, ne pas s’en tenir à ce qu’il considère licite ou illicite, même si on le lit et croit en lui.

3 – Ne pas le prendre comme arbitre et juge en ce qui concerne les fondements de la religion et ce qui en découle. Croire qu’il n’apporte aucune certitude et que ses preuves sont uniquement verbales et n’apporte aucunes sciences.

4 – Ne pas méditer, chercher à le comprendre et à savoir ce qu’à voulu Celui qui l’a prononcé.

5 – Ne pas le prendre comme remède pour l’ensemble des maladies du cœur, en cherchant au contraire la guérison en dehors de lui.

Tout cela s’inscrit dans le cadre de la parole d’Allah :

« Le messager dit : Seigneur ! Mon peuple a vraiment délaissé ce Coran. »

(Sourate Al Furqân verset 30)

Ceci, même si certains types d’abandon sont moins graves que d’autres. Il en est de même pour la gêne dans la poitrine que l’on peut éprouver au sujet du Coran :

Parfois cette gêne peut concerner le fait qu’il soit révélé et soit la vérité venant d’Allah ta’ala.


Parfois cela peut concerner Celui qui l’a prononcé, ou le fait qu’il soit créé  et qu’Il ait inspiré à certaines de Ses créatures de le prononcer.


Parfois cela peut concerner le fait qu’il peut être insuffisant, qu’il ne suffit pas aux serviteurs qui doivent faire appel avec lui aux raisonnements, analogies, avis et autres lois forgées par les hommes.


Parfois cela peut concerner ses arguments et ce qu’on a voulu à travers lui : Est ce le sens premier que l’on saisit lorsqu’on l’entend ?? Ou a t’on voulu qu’on interprète et que l’on s’écarte du sens premier vers des interprétations détestables et polysémies.


Parfois cela peut concerner ces sens qui, même s’ils sont voulus, incitent à se poser la question : Est ce vraiment ce qui est cherché ? Ou s’est on figuré que s’était ce qui était voulu pour un intérêt quelconque ?

Tous ces gens éprouvent une gêne dans leur cœur vis à vis du Coran, ils savent cela et le ressentent dans leur poitrine.

Tu ne trouveras aucun innovateur dans sa religion sans qu’il n’éprouve une gêne vis à vis des versets qui s’opposent à son innovation. De même tu ne trouveras aucun injuste pervers sans qu’il n’éprouve dans sa poitrine une gêne vis à vis des versets qui se dressent entre lui et sa volonté.

Médite sur cela et choisis ensuite par toi même ce que tu voudras.


La lecture du Coran


La vraie lecture (du Coran) est la lecture du sens et la conformité à lui :


En tenant pour vraies ses informations,


En se soumettant à ses ordres,


En s'interdisant ce qu'il a interdit,


En le prenant pour guide: là où il te conduit, tu te laisses conduire


La lecture du Coran englobe la lecture du mot et du sens.


La lecture du sens est plus noble que la simple lecture du mot, et les gens qui s'intéressent au sens sont ceux qui ont le privilège d'être qualifiés de gens du Coran (ahl al qur'ân), c'est à dire des gens qui sont loués dans ce monde et dans l'au-delà. Ils sont vraiment des gens de la lecture et de la conformité.



Méditer sur les versets du Coran


Il n'y a pas une chose plus utile pour le cœur que la lecture du Coran avec méditation et réflexion.


C'est de cette manière que procèdent les anciens. Il arrive que l'un d'eux répète le même verset (toute la nuit) jusqu'au matin.


La méditation du Coran est de deux sortes :


1- Il y a le fait de méditer dessus, afin de parvenir à ce que Allâh vise par lui.


2- Il y a aussi le fait de méditer sur le sens des signes vers lesquels Allâh appelle Ses serviteurs, pour qu'ils méditent dessus.


La première consiste à méditer sur l'argument coranique, c'est donc une méditation sur Ses signes révélés.


La deuxième consiste à méditer sur la preuve visible, c'est donc une méditation sur Ses signes dont on est les témoins oculaires


Allâh à donc fait descendre le Coran pour qu'on médite dessus et qu'on y réfléchisse. Pour le mettre en pratique, et non pas seulement pour le réciter tout en se détournant de lui.


Al Hassan al Basri -qu’Allâh lui fasse Miséricorde- a dit: « Allâh a fait descendre le Coran pour œuvrer selon lui, mais les gens ont fait de sa récitation une œuvre. »


Méditer sur les messages du Coran

Médite sur le message du Coran, tu y verras un Roi à qui appartient toute chose et toute la louange. Toute affaire est entre Ses mains, provient de Lui et revient à Lui. Etabli sur son trône, rien ne Lui échappe dans Son royaume, Il sait ce qu’il y a dans les âmes de Ses serviteurs, Il connaît leurs secrets et ce qu’ils déclarent au grand jour. Il dirige Seul Son royaume, Il entend et voit, donne et prive, récompense et châtie, honore et avilit, crée et nourrit, fait vivre et mourir, prédestine et décrète. Toute chose, grande ou petite, vient de Lui et remonte vers Lui, pas une fourmi ne se déplace sans Sa permission, et aucune feuille ne tombe sans qu’Il ne le sache.

Médite sur la manière dont Il magnifie, loue et fait les éloges de Sa Personne. Il conseille Ses serviteurs et leur indique ce qui les mènera au succès et à la réussite, Il les y encourage et les met en garde contre ce qui causera leur perte. Il se fait connaître d’eux par Ses noms et attributs, et Se fait aimer d’eux par Ses bienfaits et largesses. Il leur rappelle ainsi Ses bienfaits et leur ordonne d’accomplir des œuvres qui auront pour conséquence de rendre Ses bienfaits plus complets encore. Il les a avertit également de Son courroux, Il leur rappelle les bienfaits qu’Il leur a réservés s’ils Lui obéissent, et le châtiment qu’Il leur a préparé s’ils Lui désobéissent. Il les informe du sort qu’Il a réservé à Ses alliés et Ses ennemis, et de la fin de chacun d’entre eux. Il loue Ses alliés à travers leurs actes pieux et les meilleurs de leurs attributs, et blâme Ses ennemis par les pires de leurs actes et leurs plus horribles attributs. Il donne des exemples, multiple les preuves et les évidences, Il répond aux ambiguïtés de Ses ennemis de la meilleure façon, confirme la parole du véridique et montre la fausseté du menteur. Il ne dit que la vérité et guide vers le chemin droit, Il appelle vers la demeure de la paix (le paradis) et décrit ses caractéristiques, sa beauté et ses bienfaits. Il met en garde contre la demeure de la perdition (l’enfer) et décrit ses châtiments, sa laideur et ses peines. Il rappelle à Ses serviteurs leur pauvreté face à Lui, le grand besoin qu’ils éprouvent à Son égard de tout point de vue, et qu’ils ne peuvent se passer de Lui, serait ce le temps d’un clin d’œil.

Il leur rappelle qu’Il n’a pas besoin d’eux, ni d’aucune créature, et qu’Il est le Riche qui n’a besoin de personne, alors que tous éprouvent le plus grand besoin à Son égard. Personne n’obtient le plus petit bien si ce n’est par Sa grâce et Sa miséricorde, et personne n’est touché par le plus petit mal si ce n’est par Sa justice et Sa sagesse.

Le serviteur remarquera aussi dans les propos de son Seigneur qu’Il réprimande Ses biens aimés de la plus douce des façons et que , malgré tout , Il efface leurs faux pas , pardonne leurs erreurs , accepte leurs excuses , rectifie leur corruption , les défend , les soutient , les conseille , Se porte garant de leurs intérêts , les sauve de toute affliction et tient envers eux Sa promesse . Il est leur allié et ils n’ont en dehors de Lui aucun allié, Il est leur Véritable Maitre, leur Secoureur contre leurs ennemis, quel bon Maître et quel bon Secoureur ! 

Si par le biais du Coran les cœurs parviennent à contempler ce Roi , Immense , Miséricordieux , Généreux et Beau , comment peuvent ils ne pas l’aimer , se concurrencer pour se rapprocher de Lui , user de leurs temps dans le but de susciter Son affection , L’aimer plus que toute autre chose et préférer Sa satisfaction à celle de tout autre ?? Comment les cœurs peuvent ils ne pas se consacrer à Son rappel et faire de Son amour , du désir qu’ils lui  portent et de Sa compagnie , leur nourriture , leur aliment et leur remède , tel que s’il venait à manquer , les cœurs se corrompraient , périraient et ne tireraient aucun profit de la vie !

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Ibn Al Jawzî a dit:

 

Ibn Mâjah et At Tirmidhî -qu’Allâh leur fasse Miséricorde- rapportent ce qui suit d'après la version transmise par Mûsâ Ibn ‘Âbid, Al Muqbarî et Al Adra’ As Salamî -qu’Allâh les agrée- : « Il y avait un homme qui avait l'habitude de réciter le Qur’ân à haute voix. A sa mort, à Madînah, les gens emportèrent sa dépouille pour l'inhumer. 

 

Le Prophète -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallam- leur dit : « Soyez bienveillant à son égard tout comme Allâh est Bienveillant avec lui, car il aimait Allâh et Son Messager. » 

 

Puis, assistant à son inhumation, il -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallam- dit : « Elargissez sa tombe afin qu'Allâh le traite avec largesse ! » 

 

L'un des compagnons lui demanda alors : « Ô Envoyé d'Allâh, es-tu triste pour lui ? » 

 

Il lui dit : « Certes oui, il aimait Allâh et Son Messager. ». »

 

Abû Is-hâq -qu’Allâh lui fasse Miséricorde- rapporte d'après 'Abd Ur Rahmân Ibn Yazîd, d'après Ibn Mas‘ûd -qu’Allâh les agrée- : « Chaque serviteur ne doit s'interroger sur lui-même que par rapport au Qur’ân. S'il aime le Qur’ân, qu'il sache qu'il aime Allâh et Son Messager -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallam-. » 

 

Al Hur -qu’Allâh lui fasse Miséricorde- rapporte cette parole selon la version transmise par Shubah, Abû Is-hâq -qu’Allâh leur fasse Miséricorde-, Abû Lahwâ et 'Abdu Llâh Ibn Mas‘ûd -qu’Allâh les agrée- : « Celui qui désire aimer Allâh et Son Messager -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallam-, qu'il lise le Mus-haf. » 

 

Nous rapportons également cette parole d'après la version transmise par Salamah Ibn Kahil, 'Abd Ur Rahmân Ibn Yazîd et Ibn Mas‘ûd -qu’Allâh les agrée- : « Que celui qui désire savoir s'il aime Allâh  soumette son cas à l'épreuve du Qur’ân ; car celui qui aime le Qur’ân, aime Allâh. En effet, le Qur’ân, c'est la Parole d'Allâh. » 

 

Ahmad Ibn Abî Al Hawârî -qu’Allâh lui fasse Miséricorde- rapporte ceci : « J'ai entendu Ibn ‘Uyaynah -qu’Allâh lui fasse Miséricorde- dire : « Vous n'atteindrez pas le summum de cette affaire tant qu'il y aura une seule chose qui vous soit plus chère qu'Allâh, car celui qui aime le Qur’ân aime Allâh. ». » 

 

Le même Ahmad Ibn Al Hawârî rapporte d'après Muhammad Ibn Hafs que 'Urwa Ar Raqqî a dit -qu’Allâh leur fasse Miséricorde- : « L'amour d'Allâh, c'est l'amour du Qur’ân, et l'amour de l'Envoyé d'Allâh -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallam- consiste à pratiquer sa Sunnah. » 

 

Abû Sa'îd Al Kharrâz -qu’Allâh lui fasse Miséricorde- disait : « Celui qui aime Allâh aime Sa Parole et ne se rassasit pas de sa récitation. » 

 

Abû Tâlib Al Makkî -qu’Allâh lui fasse Miséricorde- rapporte que Sahl Ibn ‘Abdi Llâh -qu’Allâh l’agrée- a dit : « Le signe de l'amour d'Allâh, c'est l'amour porté au Qur’ân. » 

 

 

Source : Al Istinshâq Nasîm Ul Uns min Nafahât Riyâd Ul Quds. 

 

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Les règles de convenance relative au Coran




La plus grande vertu du Coran Munificent c'est qu'il est la Parole de Allah Allah l'a loué dans de nombreux versets comme ces Paroles divines 




« Ceci est un Livre que nous avons révélé : un Livre béni »[Coran : 6-92].





« Oui, ce Coran conduit dans une voie droite »[Coran : 17-9]





« L'erreur ne s'y glisse pas de nulle part »[Coran : 41-4].



Dans le Hadîth recencé par Bukhârî et que rapporte 'Othmân ibn 'Affân, le Prophète dit : « Le meilleur d'entre vous est celui qui s'initie au Coran et l'enseigne ». 


De même Anas rapporte que l'Envoyé de Allah a dit « Dieu a Ses gens parmi l'ensemble des hommes. Ceux qui étaient présents lui ont demandé : Qui sont-ils, Ô Envoyé de Dieu ? Il a répondu :« Les gens du Coransont les gens de Dieu et Son élite ». Le Prophète a dit : « Dieu ne punit pas un coeur qui a retenu le Coran ». 


Ibn 'Omar rapporte que le Prophète a dit : « On dira au récitant du Coran : récite, élève la voix et psalmodie comme tu le faisais dans le bas-monde car ton rang se situe au dernier verset que tu réciteras ». Hadîth authentifié par Tirmidhî. 


Barîda rapporte que le Prophète - a dit : « Le Coran rencontrera au jour de la Résurrection celui qui l'étudiait et le fréquentait lorsque sa tombe s'ouvrira et qu'il en sortira comme un homme livide. Le Coran lui dira : Est-ce que tu me reconnais ? L'homme lui répondra : Je te reconnais pas ! Le Coran lui dira : je suis ton compagnon, le Coran qui, à force de me lire, t'a assoiffé dans les moments de grande chaleur, t'a fait subir les longues veillées durant tes nuits. Sache que chaque commerçant escompte un profit de son commerce et qu'aujourd'hui tu tires profit de ton commerce. On lui donnera alors la puissance dans sa droite et l'éternité dans sa gauche. On mettra la couronne de la dignité sur sa tête et on revêtira ses parents de deux robes d'honneur avec lesquelles le bas-monde ne peut rivaliser. Ses parents se demanderont : comment avons-nous gagné cela ? On leur répondra ! Grâce à l'étude du Coran par votre fils. Ensuite on lui dira : Récite et monte dans les hauteurs du Paradis et ses appartements. Ainsi il ne cessera de monter tant que durera sa récitation, qu'elle soit lente ou rapide ». 


Par ailleurs Ibn Mas'ûd disait : « Il convient pour celui qui a appris le Coran par cœur qu'on le reconnaisse par ses longues veillées nocturnes quand les gens restent endormis, par ses journées passées à jeûner quand les gens ne cessent de manger et de boire, par sa tristesse quand les gens sont réjouis, par ses pleurs quand les gens sont joyeux, par son silence quand les gens se mettent à bavarder et par son recueillement quand les gens se pavanent et montrent leur fierté »


Al-Fudhayl disait : « Celui qui a appris le Coran par cœur porte l'étendard de l'Islam. Il convient pour lui de ne pas verser dans les futilités du langage avec ceux qui le font, de ne pas tomber dans l'insouciance avec ceux qui sont insouciants, de ne pas se distraire avec ceux qui se laissent aller à la distraction. Tout ceci par respect pour Allah - تعالى- »


Il convient également de n'avoir nul besoin des gens, au contraire il convient que les gens recourent à son service. 


De même l'Imâm Ahmad Ibn Hanbal a dit : «J'ai vu en songe le Seigneur de la Toute-puissance et j'ai dis : Seigneur ! Qu'est-ce qui fait rapprocher ceux qui veulent se rapprocher de Toi ? Il a dit : Ce sont Mes paroles, Ô Ahmad! J'ai dit : Seigneur ! Quelles soient comprises ou non comprises ? Il a dit : Qu'elles soient comprises ou non »





Les règles de convenances relatives à la récitation du Coran







Celui qui lit le Coran doit auparavant effectué ses ablutions mineurs ( al wudhû ), respecter les convenances, baisser la tête, ne pas croiser ses jambes, ou s'accouder, ou s'asseoir comme les gens orgueilleux. Du reste la meilleure attitude consiste à réciter le Coran, debout en prière et à être dans la Mosquée. 
Quant au volume de la récitation, les habitudes des anciens pieux furent différentes, certains d'entre eux récitaient intégralement le texte du Coran en vingt-quatre heures. D'autres récitaient le texte au bout d'un jour et d'une nuit. D'autres encore récitaient le texte entier en trois jour. D'autres encore le faisaient en une semaine. D'autres encore le faisaient au bout d'un mois parce qu'ils étaient occupés par autre chose, par la propagation de la science, ou par l'enseignement, ou par une autre forme de dévotion, ou par autre chose se rapportant à l'acquisition des biens du bas-monde. 
Aussi, ce qui convient le mieux, c'est ce qui n'empêchent pas l'homme de vaquer à ses occupations importantes, ne nuit pas à son corps et ne le prive pas du bénéfice de la compréhension et de la psalmodie du texte coranique. 


Ibn 'Abbas disait : « La lecture lente et attentive des deux sourates al baqara ( la Vache ) et Al 'Imrân ( la famille de 'Imrân ) m'est préférable a la lecture rapide et hâtive du texte entier du Coran »


Donc, celui qui profite d'un moment de repos et d'inactivité se doit de beaucoup lire le Coran pour avoir beaucoup de récompense. Ainsi, on rapporte que 'Othmân récitait le Coran entier au cours d'une seule raka'a qui lui servait comme witr. De même L'Imâm ach-Chafi'i récitait soixante fois le texte intégral du Coran au cours du mois de Ramadan. Quant à la régularité de la récitation, il convient qu'elle soit en fonction de ce qui est possible comme nous l'avons indiqué. 


Certains préféraient, lorsqu'ils terminaient la récitation du Coran entier de jour, le faire au cours des deux raka'a de la prière de l'aube ou juste après, et lorsqu'ils terminaient la récitation du Coran en pleine nuit, de le faire au cours des deux premières raka'a du Maghrib ou juste après pour accueillir ainsi par leur récitation le début de la nuit ou du jour. 


Du reste, Ibn Mas'ûd disait : « L'invocation de celui qui termine la récitation du texte intégral du Coran est exaucée ». On rapporte à ce propos que lorsqu'Anas terminait la récitation du Coran entier, il rassemblait les gens de sa famille pour faire des invocations. 





L'amélioration de la voix






Il est recommandé d'améliorer la récitation. Et si le récitant n'a pas une belle voix, il doit l'embellir autant que faire se peut. Quant à la récitation mélodieuse, elle était détestable pour les anciens pieux. Il est recommandé d'effectuer la récitation à voix basse, en effet, il est dit dans le Hadîth : " Le mérite de la récitation à voix basse par rapport à la récitation à voix haute s'apparente au mérite de l'aumône faite secrètement par rapport à celui de l'aumône effectuée publiquement ".

Néanmoins le récitant doit entendre sa propre récitation. Il est bon cependant de réciter de temps en temps à haute voix dans un but précis et louable comme lorsqu'on veut apprendre le Coran convenablement ou lorsqu'on veut lutter contre la paresse ou chasser le sommeil. 
Quant au statut de la récitation pendant la prière, le volume de la récitation pendant la prière obligatoire et les moments où la récitation s'effectue à voix haute et ceux où elle s'effectue à voix basse, tout ceci est bien connu et figure dans les ouvrages de fiqh
Il reste que celui qui possède un Texte du Coran ( Mushaf ) se doit de lire chaque jour quelques versets pour qu'il ne soit pas abandonné. 


Le récitant du Coran Munificent se doit de voir la bienveillance de Allah avec Ses créatures en leur permettant de saisir le sen de Sa Parole. Il doit savoir également que ce qu'il lit n'est pas un langage humain. Il doit aussi se représenter la Grandeur de Celui qui parle et méditer Sa Parole, car la méditation constitue le but de la lecture. Du reste si la méditation ne se réalise qu'au terme de la répétition du même verset, le récitant est tenu de le répéter autant de fois qu'il le faut. 
En effet, on rapporte qu'Abû Dharr disait que le Prophète a passé toute une nuit debout dans la prière en répétant le verset suivant 



« Si Tu les châties... Ils sont vraiment Tes serviteurs. Si Tu leur pardonnes... Tu es, en vérité, Le Puissant, Le Juste ».[Coran : 5- 118].



De même Tâmîm al-Dârî a passé toute une nuit debout dans la prière en répétant le verset suivant 




« Est-ce que ceux qui font le mal pensent que Nous les traiterons comme ceux qui croient et qui accomplissent des oeuvres bonnes puisque tous sont égaux dans la vie et dans la mort ? Ils ont le jugement faux ».[Coran : 45-21].



Et c'est ce qu'avait fait ar-Rabî Ibn Khaytam au cours d'une nuit. Il convient pour le récitant de s'éclairer à la lecture de chaque verset et d'en saisir le sens qui convient. Ainsi, lorsqu'il lit la Parole divine 




« Louange à Dieu qui a crée les Cieux et la terre »[Coran : 6-1]



qu'il sache Sa Toute-Puissance et saisisse Son Pouvoir dans tout ce qu'Il voit. Lorsqu'il récite le verset suivant 



« Ne voyez-vous pas comment vous engendrez ? »[Coran : 56-58],



qu'il réfléchissent, comment quelques gouttes de spermes se transforment en chair, os, veines et nerfs, et des formes différentes comme la tête, la main, le pied ; et comment elles se multiplient en des facultés nobles comme l'ouïe, la vue, l'intellect, etc... Qu'il médite donc sur ces merveilles ! 
Lorsqu'il lit des versets qui relatent les états des négateurs, qu'il ressente la crainte de la domination s'il néglige de se conformer à l'ordre divin. 
De même, le récitant doit abandonner tout ce qui l'empêche de comprendre, comme lorsque Chaytân lui donne l'impression qu'il n'a pas articulé convenablement une lettre ou un son, car cela détourne son attention et l'empêche de saisir le sens de ce qu'il lit. Il en est de même lorsque le récitant s'obstine à commettre un péché ou s'enfle d'orgueil ou subit un désir irrésistible, car cela constitue la cause d'assombrissement du coeur et de sa rouille. En effet, cela s'apparente à la rouille sur le miroir ; il empêche la manifestation de la Vérité. C'est que le coeur est comparable au miroir ; les désirs sont semblables à la rouille et les entités de sens au Coran sont comparables aux images qui apparaissent sur la surface du miroir. Quant aux exercices spirituels du coeur pour chasser les désirs, ils sont assimilés au polissage du miroir. 
De même le lecteur du Coran doit savoir qu'il est visé par le Discours divin et Sa menace, et que les récits qui y figurent n'ont pas pour but d'égayer les soirées mais d'édifier et d'exhorter. Qu'il fasse dont attention pour se comporter comme un serviteur qui reçoit une missive bien précise de la part de son Maître. Qu'il médite le Livre divin et agisse selon ses exigences, car le pêcheur qui lit le Coran et le répète est semblable à celui qui lit le message du roi puisse se détourne de l'occupation de son royaume et de ce qu'il ordonne dans son message. Un tel serviteur se contente de l'étudier tout en désobéissant à Ses commandements, et s'il néglige l'étude en s'entêtant dans le péché, il mérite d'avantage de mépris. 
Enfin le lecteur du Coran doit s'affranchir de sa force et de sa puissance et ne pas se regarder avec un oeil satisfait et purificateur. Car celui qui regarde autour de ses manquements et ses insuffisances, y puise le moyen d'assurer sa proximité et son rapprochement d’Allah . 

source:(Mukhtasar Minhâj al-Qâsidîn) al-imam ibn Qudama al-maqdisi

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Introduction du Shaykh 'AbdALLAH Basfar :

ALLAH azawajel aide et facilite l'apprentissage du Saint Coran, il nous a mis dans notre « fitra -nature innée- l'amour de Son livre comme Il nous a mis l'amour de Son Prophète et des lieux saints, vous pouvez voir des gens fondre en larmes lorsqu'ils aperçoivent la Maison Sacrée de la Mecque.
C'est ainsi pour le Coran ; enfants, jeunes, personnes âgées, femmes, hommes tous les Musulmans désirent mémoriser une partie du Saint Coran Si ce n'est pas la totalité.

Le Prophète sallalahou aleyi wa a comparé la poitrine qui ne contient rien du Coran comme une maison vide.
Il sallalahou aleyi wa a aussi dit : " ALLAH a une famille. " Qui sont-ils ? Lui demanda-t-on. Il répondit
Les gens du Coran, ce Sont Sa famille et Ses particuliers -ahlouhou wa khassatouh.

Ce n'est pas nous qui décidons d'apprendre le Coran, c'est ALLAH azawajel qui choisit à qui Il apprend Son livre. ALLAH azawajel dit : « Thouma awrathna Ikitaha ladhina stafayna min 'ibadina « Nous avons donné Le Livre à ceux que Nous avons choisi parmi Nos serviteurs ~.
Avec le Coran que tu as dans ton coeur ALLAH azawajel te protège contre toute sorte de maladies, malheurs etc...

Il est aussi rapporté dans certains Hadiths que celui qui apprend le Coran dans Sa jeunesse, ALLAH mélange le Coran à Sa chair, son Sang et ses os et il sera ressuscité avec les nobles Anges. Quand à celui qui est âgé, il aura aussi d'énormes récompenses car il a plus de difficultés.

Le Prophète sallalahou aleyi wa salam a dit : « Le meilleur d'entre vous est celui qui a apprit le Coran et qui l'enseigne. »

Comment apprendre le Saint Coran?


-La volonté

Si je veux apprendre le Coran, il faut que ce soit une volonté qui vienne entièrement de moi et non quelqu'un qui me pousse à cela, je peux répéter la page milles fois je ne l'apprendrais pas, il faut qu'il y ait une réelle volonté qui vient du coeur.
Bien sur il est tout à fait possible d'encourager une personne pour apprendre le Coran, mais ici je parle du cas où la personne est obligée à apprendre le Coran contre son grès.

- L’ intention

Tout d'abord je me demande pourquoi est-ce que je veux apprendre le Coran ?
Si j'apprends pour ALLAH azawajel c'est bon. Mais Si je me rend compte que ma motivation est une chose de la vie d'ici-bas il faut que je sache que le suis dans la mauvaise voie.

Je dois renouveler ma niya -intention- et faire en sorte de n'apprendre que pour la satisfaction de Dieu ; car sache que parmi les trois premières personnes qui entreront en enfer, il y a une personne qui a mémorisé le Coran pour qu'on dise d'elle qu'elle connaît le Coran.

Donc il faut avoir une intention pure et la renouveler assez souvent car on peut commencer à apprendre le Coran avec une bonne intention, mais plus on avance dans l'apprentissage, plus les gens nous encouragent et nous respectent pour ce qu'on a apprit plus notre Intention peut changer on apprend beaucoup plus pour ne pas décevoir ou pour satisfaire les gens la prochaine fois qu'ils nous demanderont où en sommes-nous dans la mémorisation du Coran.

D'après 'Omar Ibn Al Khattab , le Prophète sallalahou aleyi wa a dit:
« Certes les actions ne sont récompensées que selon les intentions qui les motivent et chacun sera récompensé conformément à son intention », Ibn Abbâs -radiya Allahou 'anhou-, disait : « L'Homme apprend en fonction de son intention ».

- Craindre ALLAH azawajel et s'éloigner des péchés


S'éloigner des péchés du coeur et du corps (mains, jambes, langue etc.).
Parmi les péchés du coeur il y a le kibr (la fierté), la jalousie, comment ALLAH peut accorder à un serviteur Sa parole alors qu'Il voit son coeur préoccupé par de telles choses? Parmi les choses qui aident à tenir Sa langue il y a le jeûne surérogatoire. Le temps passe très vite et il ne faut pas perdre Sa jeunesse dans les verbiages futiles, les discutions inutiles ou devant la télé ou Internet. Comparons le temps que nous accordons à nos amis pour discuter de tout et n'importe quoi et celui que nous accordons à La Parole d'ALLAH .

L'Imam Chafi'i disait : « Je me suis plaint à Waki' de ma mauvaise mémoire, il m'a conseillé de délaisser les péchés et il m'a dit Sache que la science est une lumière. Et que La Lumière d'ALLAH n'est pas donnée à un pécheur. »

- Vider son coeur de toute Chose futile et l'occuper par l'apprentissage du Coran

La personne qui veut mémoriser le Coran doit en faire sa principale préoccupation, elle doit faire des invocations, son esprit doit être constamment avec le Coran, nuit et jour. Lorsque Allah voit Son serviteur dans cet état, Il lui accordera certainement l'apprentissage du Coran, Il est Le plus Généreux des Généreux. Mais que l'on ne soit qu'a demi préoccupé par le Coran, Si on l'apprend tant mieux, Si on l'apprend pas tant pis.
Celui qui montre de la négligence envers le Livre d'ALLAH , ALLAH montrera de la négligence envers lui. Qu'ALLAH nous préserve de cela.


- Connaître, aimer et respecter le Coran


Celui qui connaît quelque chose l'aime mais celui qui ignore quelque chose la prend comme ennemi, c'est pour cela qu'on doit connaître les bienfaits du Coran et sa valeur.
On doit aimer le Coran et les gens du Coran, ceux qui ont passé leur vie au service de Ce Livre.

Respecter le Coran Ce n'est pas un livre comme les autres, c'est La Parole d'ALLAH .
On ne doit pas poser le Coran n'importe où mais dans un endroit pur et ne pas déposer des choses dessus.
Lorsqu' ALLAH voit Son Serviteur prendre soin de Sa parole et la respecter, Il le juge digne de porter Son livre dans sa poitrine In cha ALLAH.


- Corriger sa lecture et sa prononciation

Une fois par an le Prophète sallalahou aleyi wa récitait la totalité du Coran à Djibril, il le fit deux fois l'année de sa mort.
Si le Prophète sallalahou aleyi wa récitait le Coran et le révisait alors que c'était à lui qu'Il était révélé, que dire de nous?

Avant de me mettre à apprendre une page je la récite devant mon Professeur pour qu'il me corrige mes fautes de prononciations pour ne pas apprendre avec des erreurs. Il est connu qu'une personne qui corrige une page avant de l'apprendre apprend deux fois plus vite qu'une autre qui ne l'a pas fait.
S'il ne m'est pas possible de réciter devant un professeur j'écoute sur une cassette la partie à apprendre.

Une chose très importante : Apprendre à prononcer les lettres arabes pour bien faire la différence entre un « dal » et un « dad », un « zay » et un « za » emphatique etc.
Pour cela il faut obligatoirement avoir un professeur car il me corrige alors que moi je ne suis pas conscient(e) de mes fautes. Ce n'est pas suffisant d'apprendre avec des 1 K7 car elles ne me répondent pas et ne m'arrêtent pas à chaque faute.
Et plus le professeur est Hàfiz (personne qui connaît le Coran par coeur), plus il est moutquine (personne qui a une bonne lecture du Coran, qui respecte toutes les règles de tajwid) mieux c'est car il est soucieux de faire réussir ses élèves, de les pousser jusqu'à ce qu'ils parviennent à finir le Coran.
C'est très important que le professeur encourage l'élève et le pousse à finir le Coran surtout à un moment où l'élève n'est plus très motivé. C'est ainsi qu'est l'être Humain, des moments nous avons envie d'apprendre des pages et des pages de Coran tellement nous sommes motivés, et par d'autres moments notre motivation est très faible, Si du moins elle est encore présente.
Qu'ALLAH nous préserve de la flemme et de l'incapacité surtout lorsqu'il s'agit d'apprendre Sa Parole.

- Rechercher l'âge d'or pour apprendre le Noble Coran


La tranche d'age dans laquelle il est recommandé d'apprendre le Coran est de 5 à 23 ans. Plus c'est jeune mieux c'est car la mémoire est plus performante. Mais cela ne veut pas dire que Si j'ai 25 ans c'est trop tard J'ai vu de mes propres yeux un Frère âgé d'une cinquantaine d'années mémoriser la moitié du Coran en quelques mois ! Tout dépend d'ALLAH , ensuite de ma volonté et du travail que je fournirai.

- Trouver les bons moments


Il est conseillé d'apprendre quelques instants avant salat al Fajr et après cette salat jusqu'au levé du soleil car ce sont des moments bénis pour la communauté Musulmane.

Un médecin musulman qui s'occupe de malades présentant des troubles de la mémoire dit dans un exposé sur la mémorisation du Coran
« Le matin l'esprit est bien reposé et c'est le meilleur moment de la journée pour apprendre, de plus ce que l'on fait le matin est aimé par le coeur c'est un effet que j'ai constaté de par mon expérience personnelle, [...] pour vous en convaincre il faut essayer pendant quelques jours Le matin est donc dans la mesure du possible le meilleur moment pour apprendre le Coran. [...) (et lorsque) l'on récite avant de dormir dans son lit ce que l'on a appris du Coran, pendant la journée on se rend compte que cela améliore énormément la qualité de la mémorisation. »

Un savant disait : « Dors bien, lèves-toi avant le Fajr et apprends, tu n'oublieras pas Si ALLAH le veut ».

- Trouver le bon endroit

Eviter les endroits vastes tels la rue, la forêt etc. C'est peut-être bon pour la lecture mais c'est mauvais pour la mémorisation. Il faut plutôt préférer les endroits fermés et bien aérés.
Le meilleur de ces endroits est bien sûr la mosquée; car nos yeux ne peuvent pas se poser sur des choses interdites et mauvaises
Le mieux serait de choisir un endroit par sourate, par exemple sourate Al Baqara je l’apprends à la mosquée, sourate Ali 'Imrane je l'apprend à la bibliothèque etc. Si j'ai la possibilité d'avoir de l'eau de Zam-Zam je la bois avec l'intention d'apprendre le Coran. C'est ainsi que faisaient les Salafs Salahs -pieux prédécesseurs-.

- Rester concentré et ne pas se décourager


Mes yeux regardent le Coran, ma bouche récite, mes oreilles écoutent, mais mon coeur est préoccupé par autre chose, même Si je répète plusieurs fois il ne m'est pas possible d'apprendre sans la présence d'esprit.

Un autre point important, lorsque l'on commence à mémoriser une sourate par coeur il ne faut pas se mettre dans la tête que cette sourate est difficile à mémoriser ou que j'aurais des difficultés à l'apprendre ; cela S'enregistrera dans ma tête et je trouverais une très grande difficulté à mémoriser cette sourate car dès le début je me suis mis un obstacle dans la tête. Même Si mon entourage me dit que telle sou rate est difficile à mémoriser je dois me dire que j'ai la capacité à l'apprendre, qu'ALLAH azawajel m'aidera s'Il le veut.

- Répéter plusieurs fois


Après avoir appris une page je la répète entre 50 et 100 fois pour plus de facilités lors des révisions.
Ibn AI Djawziya -rahimahullah- conseillait de répéter la page 50 fois minimum.
Sachez qu'en Ouzbékistan ils répètent 300 fois la page.

Chacun apprend à sa vitesse, quelqu'un répète quinze fois, un autre doit répéter la page vingt fois pour l'apprendre, l'essentiel c'est que tout le monde arrive à apprendre sa page.


-Souligner au crayon les mots que j'oublie


Par exemple j'apprends la deuxième page de sourate Al Baqara " Ina ladhina kafarou sawa-oun 'alayhim..." et le mot "sawa-oun" m'échappe à chaque fois, je le souligne et lorsque je repasse devant ce mot je le répète plusieurs fois.

- Apprendre sur le même Coran


Mes yeux photographient la page dans mon cerveau; tel verset est en haut, tel autre en bas etc. Donc je dois apprendre sur le même Coran et préférer celui qu'on appelle « Moushaf Al Houfâz » -le livre de ceux qui mémorisent le Coran- car chaque page commence par un verset et termine par un verset, ceux-ci ne sont pas coupés d'une page à une autre.

- Elever et embellir la voix


Lorsque j'apprend je doit m'efforcer d'élever la voix pour que mes oreilles entendent et facilitent ainsi la mémorisation.
Le Prophète a dit : " Ne fait pas partie de nous celui qui n'embellit pas sa voix lorsqu'il lit le Coran ". Il est aussi conseillé de prendre une mélodie car lorsque l'on révise, les mots reviennent avec la mélodie."

- Comprendre le sens de ce que j'apprends


Si je ne suis pas arabophone je lis la traduction du passage à apprendre et j'essaye de comprendre en Arabe. C'est aussi bien de lire l'exégèse - tafsir- du Coran car ça aide énormément la mémoire.
Je dois aussi faire très attention aux moutashabihat -similitudes-. Le tiers du Coran se ressemble. Il est demandé aux professeurs d'indiquer aux élèves que tel verset existe aussi dans telle sourate pour que ceux-ci insistent bien sur le wasl des ayat -la continuité des versets- pour ne pas passer d'une sourate à une autre sans s'en rendre compte.

- La révision permanente (!)


Le plus important quand on S'est mit à apprendre le Coran c'est la révision. Cela ne sert à rien d'avancer dans l'apprentissage et de ne pas réviser ce que l'on a appris auparavant, c'est comme construire une maison d'une main et en même temps démolir ce qu'on a construit de l'autre.

Parmi les choses qui aident à la révision des pages, il y a le fait de prier pendant la nuit ou la journée des prières surérogatoires avec ce qu'on a appris.

Il est rapporté dans le Sahih Boukhari que le Messager d'ALLAH sallalahou aleyi wa a dit :

« Misère à celui qui dit J'ai oublié tel ou tel verset du Coran ! Car en fait, c'est ALLAH qui a causé l'oubli (en omettant de le réciter constamment). Vous devez, alors, le réciter fréquemment, parce que le Coran échappe des coeurs des hommes plus rapidement que le font les chameaux (quand ils sont relâchés). »

Une autre chose qui aide à ne pas oublier le Coran est que lorsque je veux avancer dans une sourate, avant de commencer à apprendre une nouvelle page je révise toute la sourate du début. Par exemple, je suis en train d'apprendre sourate Al Kahf, je suis arrivée à la huitième page; lorsque j'ouvre mon Coran au lieu de commencer directement à mémoriser la neuvième page, je referme mon Livre et commence à réciter la sourate du début jusqu'à ce que j'arrive à la neuvième page et là je commence à l'apprendre. Et cela même Si la sourate est longue et il ne me reste que quelques pages à mémoriser pour la finir.

Depuis que je mets en pratique cette méthode je trouve que ma capacité à mémoriser est beaucoup plus élevée qu'au départ, Je suis aussi très motivée car je sais que je suis en train de bâtir sur du solide.

- Déterminer un moment pour le Coran


Je doit choisir un moment de la journée pour le Coran, un moment que je n'accorderai à rien d'autre, famille, invités, courses, ménage etc. Il faut que Je sois dur(e) envers moi-même et que Je sois déterminé(e). Le mieux serait d'établir un programme, par exemple une page par jour, à la fin du mois je doit en connaître trente alors je vérifie est-ce j'ai respecté mon programme ou non. Pendant les vacances ou les périodes libres je dois augmenter la quantité journalière à apprendre pour avancer plus vite etc.

- Faire des Invocations et des dou'as


Moi je veux apprendre le Coran. Qui a la capacité de m'aider à atteindre mon but? Par ALLAH, personne ne détient cette capacité Si ce n'est ALLAH ! Même pas mon professeur, mon école, mes parents Je dois demander à ALLAH de placer le Coran dans mon coeur, Lui demander de me faciliter l'apprentissage. Demander tout cela avec sincérité et volonté pour qu'ALLAH réalise mon voeux, Il est certes Celui qui répond à l'invocation de celui qui L'invoque.
Il a dit : « Invoquez-moi, Je vous répondrai. »

- L'assiduité dans l'apprentissage


Certaines personnes apprennent dix hizb, vingt hizb et s'arrêtent ; quand tu leur demande pourquoi elles se sont arrêtées, elles te répondent « Fais moi des invocations pour que Dieu m'aide a continuer » bien sûr qu'on va lui faire des invocations mais pourquoi elle s'est arrêtée, les douas ça ne suffit pas Si je ne fais rien à coté, il faut continuer, suivre le chemin jusqu'à arriver à son but in cha- ALLAH.
Si nous avons pendant une période plus de travail que d'habitude, nous diminuons la quantité quotidienne à apprendre mais nous ne nous arrêtons en aucun cas, car recommencer après s'être arrêté est très difficile.

- Appliquer ce que j'ai appris

Je dois essayer au maximum d'appliquer ce que j'apprends pour que ça reste bien dans ma mémoire. Les Compagnons du Prophète dès qu'ils apprenaient un verset ils le mettaient en pratique, à tel point que certains Compagnons mirent des années et des années pour finir la mémorisation du Coran ! Lorsque le Coran était récité et qu'ils entendaient « Ya ayyouha ladhina Amanou ! » -Ô Vous qui avez cru !- ils tendaient l'oreille et étaient prêts à exécuter les ordres de ce verset.

- Enseigner ce que j'ai appris


Il a été rapporté que le Prophète a dit : " Le meilleur d'entre vous est celui qui a apprit le Coran et qui l'a enseigné ".
Je ne suis pas obligé(e) d'attendre de finir de mémoriser le Coran pour commencer à enseigner. Je peux enseigner quelques règles de tajwid de bases à des personnes débutantes ou moins savantes que moi pour la baraka du 'ilm -la bénédiction de Dieu dans ma science-.

J'ai entendu dire par mon professeur -qu'ALLAH le bénisse- « La valeur d'un savant n'est pas en fonction de la quantité de sa science mais plutôt en fonction de ses élèves et il nous citait en exemple Shaykh Ibn Taymiyah -rahimahullah- qui avait de nombreux élèves qui devinrent d'éminents savants dont Ibn AI Djawziya et Ibn Kâthir -rahimahumullah-.



- Conclusion


InchaALLAH après avoir lu ces conseils, je me fais un programme et je le suis petit à petit jusqu'à mémoriser tout le Coran.
Si j'apprend une page par jour je fini la mémorisation dans 2 ans inchaALLAH.

Je me conseille ainsi qu'à vous de ne pas perdre de temps, la vie est courte, le temps passe vite et la mémorisation du Coran n'est pas donnée à tout le monde ; ALLAH peut m'éprouver pour voir Si je suis apte à porter le Coran dans ma poitrine. Je ne doit pas baisser les bras devant chaque difficulté ou chaque épreuve, serait-ce un professeur sévère, un entourage qui n'est pas favorable à ce que je fais, une mauvaise mémoire ou des oublis fréquents. Dans toute chose qu'ALLAH crée il y a une sagesse, et la sagesse qu'il y a dans l'oubli du Coran est que quand je l'oublie je le révise et je passe beaucoup de temps avec Lui. Mais Si je ne l'oublierais pas je le délaisserais.
Quelque chose que nous nous procurons avec facilité n'a pas beaucoup de valeur pour nous, mais par contre quelque chose qui est rare et que nous avons du mal à nous procurer a beaucoup de valeur pour nous et nous lui accordons beaucoup d'estime. C'est ainsi pour la mémorisation du Coran, il faut que je m'arme de beaucoup de patience, de modestie et de persévérance car ce n'est pas chose facile ! Comme ça le jour où j'aurais mémorisé la totalité du Livre d'ALLAH je serais conscient(e) de la valeur de ce qu'il y a dans ma poitrine et je ne serais pas avare de le partager car celui qui a le Coran a un trésor qui ne diminue jamais.
Quel bon ami le Coran ! Le jour où nul ami dévoué ne s'enquerra d'un ami
Je dois demander à ALLAH de m'honorer en m'élevant au rang de Hafiz AI Coran et de me faciliter le chemin du bien. Aussi, je vous conseille de garder ces feuilles qui contiennent les 21 conseils et de les ressortir de temps en temps car on oublie beaucoup et le fait de les relire vous motivera pour aller de l'avant.

Je demande à ALLAH de nous aider à mémoriser Son Livre et de nous choisir parmi ceux qui portent Sa Parole dans leur poitrine, de purifier notre intention et de nous protéger contre l'ostentation.

Amîn !

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Al-Hâfidh Abî al-Fadâ Ismâ-îl Ibn ‘Oumar Ibn Kathîr


Allâh  dit :
« Nous faisons descendre du Coran, ce qui est une guérison et une miséricorde pour les croyants. Cependant, cela ne fait qu’accroître la perdition des injustes. »
[1]


Allâh dit de Son livre révélé à Son Envoyé Muhammad 
-sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallam- que ce Qor’ân ni :

« Le faux ne l’atteint (d’aucune part), ni par devant ni par derrière : c’est une révélation émanant d’un Sage, Digne de louange. »
[2]

Ce qui constitue : 
« une guérison [Chifâ] et une miséricorde [Rahma] pour les croyants ». Ce qui veut dire : qu’il débarrasse les cœurs de leurs maladies comme doute, hypocrisie, polythéisme et déviations - Le Qor’ân est la guérison de tout cela. De plus, il est une miséricorde qui apporte la foi et la sagesse, et incite à la demande du bien. Ceci dit, il ne profite qu’à celui qui y croit, y adhère sincèrement et l’applique. Pour celui-là, il constitue certes un remède et une miséricorde. Quant au mécréant injuste à l’égard de lui-même, l’écoute du Qor’ân ne fait que l’éloigner davantage et le raffermir dans sa mécréance. Mais cela n’est aucunement dû au Qor’ân, incontestablement Allâh  dit :

« Dis : < Pour ceux qui croient, il est une guidée et une guérison >. Et quant à ceux qui ne croient pas, il y a une surdité dans leurs oreilles et ils sont frappés d’aveuglement en ce qui le concerne ; ceux-là sont appelés d’un endroit lointain. »
[3]

Et :

« Et quand une Sourate est révélée, il en est parmi eux qui disent : < Quel est celui d’entre vous dont elle fait croître la foi ? > Quant aux croyants, elle fait certes croître leur foi, et ils s’en réjouissent. - Mais quant à ceux dont les cœurs sont malades, elle ajoute une souillure à leur souillure, et ils meurent dans la mécréance. »
[4]

Et les versets allant dans ce sens son nombreux. Qatâda a dit de la parole d’Allâh : 
« Nous faisons descendre du Coran, ce qui est une guérison et une miséricorde pour les croyants. » Cela concerne le croyant qui l’entend, en tire profit, le mémorise et le craint. Mais « elle ne fait qu’accroître la perdition des injustes » c’est-à-dire : qu’ils n’en tirent pas de profit et ne le mémorise pas. Certainement, Allâh a fait de ce Qor’ân un remède et une miséricorde pour les croyants. [5]


Notes

[1
Coran, 17/82
[2
Coran, 41/42
[3
Coran, 41/44
[4
Coran, 9/124-125
[5] Kitâb « Tafsîr al-Qor’ân al-‘Adhîm » de Ibn Kathîr, 3/86

 

 

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C'est une caractéristique de style littéraire en arabe, ou une personne se désigne en employant le pronom "nahnu" (nous) par respect ou glorification.

 

Il peut aussi employer le mot "ana" (je), indiquant une personne, ou à la troisième personne "huwa" (il).

 

Tous ces trois styles sont utilisés dans le qur'an, ou ALLAH s'adresse aux arabes dans leur propre langue.



ALLAH  se réfère parfois à lui-même au singulier, par son nom ou par l'utilisation d'un pronom, et parfois par l'utilisation d'un pluriel, comme c'est le cas dans la phrase (sens rapprochés) :



إِنَّا فَتَحْنَا لَكَ فَتْحاً مُّبِيناً

 



" En vérité Nous t'avons accordé une victoire éclatante "
Al-Fath ; Sourate 48 Verset 1 / et d'autres phrases similaires.



Mais ALLAH  ne se désigne jamais en utilisant la forme "duel", parce que le pluriel fait référence au respect qu'il  mérite, et peut aussi désigner ses noms et attributs, tandis que le "duel" évoque un nombre spécifique (et rien d'autre), et il est bien au dessus de celà.



Al-Aqeedah al-Tadmuriyyah de shaykhul-islam Ibn Taymiyyah p.75



Ces mots, inna "vraiment nous" et nahnu "nous", ainsi que d'autres formes de pluriel, peuvent être employés par une personne parlant au nom d'un groupe ou ils peuvent être employés par une seule personne dans le but de marquer le respect ou la glorification, comme celà est fait par certains monarques lorsqu'ils font des déclarations ou émettent des décrets, dans lesquels ils disent "Nous avons décidés..."ect.



Dans des cas comme celui-là, seulement une personne s'exprime mais le pluriel est utilisés comme marque de respect. 
Celui qui mérite le respect plus que tout autre est ALLAH  , ainsi quand IL dit dans le qur'an inna "en vérité nous" et nahnu "nous", c'est pour le respect et la glorification et non pas pour indiquer la pluralité des nombres.



Si un ayah de ce type cause de la confusion, il est essentiel de se référer aux ayat clairs et sans ambiguités pour avoir une clarification, et si un chrétien, par exemple, prend un ayah comme (sens rapprochés) :




إِنَّا نَحْنُ نَزَّلْنَا الذِّكْرَ وَإِنَّا لَهُ لَحَـفِظُونَ

 




" En vérité c'est nous qui avons fait descendre le coran, et c'est nous qui en sommes gardien " 
Al-hijr ; Sourate 15 :Verset : 9




comme preuve d'une pluralité divine, il nous est possible de réfuter cette prétention en citant des ayat aussi clairs et dépourvus d'ambiguités que (sens rapprochés):




وَإِلَـهُكُمْ إِلَـهٌ وَحِدٌ لاَّ إِلَـهَ إِلاَّ هُوَ الرَّحْمَـنُ الرَّحِيمُ

 



" Et votre Divinité est une divinité unique. Pas de divinité à part Lui, le Tout Miséricordieux, le trés Miséricordieux. " 
Al-Baqarah ; 163



et



قُلْ هُوَ اللَّهُ أَحَدٌ

 



" Dis : Il est ALLAH, Unique. " 
Al-Ikhlas ; 1



Ainsi que d'autres ayat qui ne peuvent être interprétés que d'une seule façon. Par conséquent cette confusion sera dissipés pour celui qui recherche la vérité.



Toutes les fois ou ALLAH utilise la forme plurielle en se réfèrant à lui-même, celà est fondés sur le respect et l'honneur qu'IL mérite, et sur le grand nombre de ses noms et attributs, et sur le grand nombre de ses troupes et ses anges.



Source : Al-Aqueedah al-Tadmuriyyah de Sheykhul Islâm Ibn Taymiyya, p.109

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Le Professeur Van der Hoven, psychologue hollandais, a annoncé une découverte peu commune. En effet, il dit avoir expérimentalement prouvé l'influence favorable de la lecture du Coran et la prononciation répétée du nom d'Allah sur la santé humaine. 

Le point le plus saisissant dans cette recherche est le fait que Van der Hoven n'est pas musulman, a rapporté IslamNews. 

Le Professeur Van der Hoven confirme sa découverte grâce à une étude approfondie durant les trois dernières années. 

Certains de ses patients n'étaient pas musulmans et bon nombre d'entre eux ne connaissaient aucun mot arabe. Il a été enseigné à chaque patient comment prononcer correctement le mot "Allah". Le résultat est étonnant, particulièrement au sujet de ceux qui souffraient de troubles d'esprit, de dépression et de tension psychologique. 

"Les musulmans qui peuvent lire l'arabe et lisent régulièrement le Coran, sont protégés contre les maladies psychologiques. La répétition du mot "Allah" en arabe a également des effets favorables, selon le psychologue hollandais. En même temps il a expliqué que chaque lettre du mot " Allah " joue son propre rôle dans le traitement des troubles psychologiques. 

La prononciation de la première voyelle "A" soutient le fonctionnement du système respiratoire, contrôlant la respiration. La prononciation de la consonne du type arabe "L" détend l'aspiration. La prononciation de la dernière lettre "h" selon les règles de la langue arabe soutient le contact des poumons et du cœur qui stimule alternativement le battement du cœur, indique l'étude. 

Jeudi 08 Mars 2007


Source : saphirnews.com

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Abu Bakr bin Abi Shubayh rapporte du Prophète : 


« Celui qui fait revivre une de mes Sunnah et que les gens la pratiquent, il aura une récompense égale à celui qui la pratique sans que la rétribution de ces gens soit diminuée. Et celui qui introduit une innovation, que les gens la mettent en pratique, aura le même péché que celui qui l’aura commise, sans rien diminuer de son péché. » 

 

Ibn Mâjah

 

 

Les dangers de passer la nuit sans dormir. 

 `Ayshah a dit : 
« Le messager d’Allah ne dormait pas avant la prière d’Isha et ne restait pas pour parler après cette prière » 
Rapporté par Ibn Majah. 

 Et lorsqu’elle (`ayshah ) entendit Ourwa qui parlait après la prière d’Isha, elle dit : 
« Quelle est cette causerie après la prière du soir ! Je n’ai jamais vu le messager d’Allah allongé avant cette prière, et je ne l’ai jamais vu non plus parler après elle ; soit il priait donc il gagnait de bonnes actions ou il dormait, alors il était protégé » 
Rapporté par Abderrazzak. 

 Et Al-Aswad a dit : « J’ai demandé à `Ayshah , comment était la prière du prophète ». Elle dit : 
« Il dormait la première partie de la nuit, et se levait pour prier pendant la dernière partie de la nuit » 
Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim.

 

Ne pas délaisser ce qui est tombé comme nourriture comme font les gens.

D'après Anas -qu'Allah l'agrée- qui dit que le Messager d'Allah -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- lorsqu'il finissait de manger, il léchait ses 3 doigts et il dit : « Lorsqu'une partie de la nourriture de quelqu'un tombe, qu'il la ramasse, lui enlève la saleté, qu'il la mange et qu'il ne la délaisse pas pour le diable... »[21]. ([21] Rapporté par Ahmad.)

 

Se laver le nez lors du réveil.

 

D'après 'Abû Hurayra , le Prophète  a dit: 

« Quand l'un de vous se réveille, qu'il aspire l'eau par ses narines trois fois; puis qu'il la rejette à chaque reprise; car le diable passe la nuit sur son nez » 

(Unanimement rapporté)

 

Essuyer son lit avec sa main avant de s'y introduire.

 

Selon Abou Hourayra (رضي الله عنه), Le Messager d'Allâh (صلى الله عليه و سلم) a dit : "Quand l'un de vous s'apprête à se mettre dans son lit, qu'il balaie le lit avec le bout de son habit car il ne peut pas savoir ce qui y est entré après lui. Puis qu'il dise : "En Ton nom, Seigneur! j'ai couché mon côté et en Ton nom je le relève. Si Tu retiens mon âme, sois clément avec elle, et si Tu la ressuscites, sauvegarde-la par les moyens avec lesquels Tu sauvegardes Tes esclaves vertueux"". (Al-Boukhâri, Mouslim)

 

Délaissez ceux qui ne nous regarde pas.

Abu Hurayra radiallahu 'anhu rapporte du prophète  qu'il a dit:

[Il fait partie du bon islam que l'homme délaisse ce qui ne le regarde pas]

Rapporté par Thirmidi et d'autres et recensé par l'imam Nawawi dans ses quarantes ahadith

 

Dormir en état de pureté.

 

Celui qui se couche en état de pureté, demeurera près de lui (ou près de sa tête) un ange; Pas une heure de la nuit sans qu'il se lève ne se passe où l'ange dit:" Seigneur pardonne ton serviteur untel, car il s'est couché en état de pureté".


Silsilat ahadith sahiha, hadith n°2539

 

La récitation du Coran lors des 2 raka'ats sunnah d'Al Fajr.

 

Selon Ibn Abbas qu'Allah l'agrée, le Messager d'Allah  récitait dans les deux unités de prière surérogatoires de l'aube,

dans la première: «Dites: «Nous avons cru en Dieu et à ce qui nous a été descendu...». (Sens approché sourate 2 - verset 136). 

Et dans la deuxième il récitait: «Nous avons cru à Dieu et atteste que nous sommes Musulmans». (Sens approché sourate 3 - verset 52).

Dans une autre version il est dit: «Dans la deuxième il récitait le verset 64 du chapitre 3 sens approché : «Dis: «O gens du Livre! Venez à une parole... ». (Mouslim, Riyad as salihin N° 1107)

Selon Abou Hourayra qu'Allah l'agrée, le Messager d'Allah  a récité dans les deux unités de prière surérogatoires de l'aube: «Dis: «O vous les Mécréants!... » (Sens approché sourate 109) et: «Dis: «C'est Lui Dieu, seul et unique... » (Sens approché sourate 112). 

(Rapporté par Moslem, Riyad as salihin N° 1108)

 

Dormir après le Dhor.

1 - il est rapporté d'après Anas, que le prophète salAllahou aalayhi wa salam a dit:« Prenez la sieste car les démons ne la prennent pas. »

2 - Al-Hassan al-Basri passa auprès de gens qui se trouvaient dans le marché au milieu de la journée et, s’étant aperçu qu’ils faisaient un grand bruit, il dit : « Ne vont-ils pas prendre la sieste ? » 
- « Non » Lui dit-on. - « Je pense que leur nuit ne peut être que mauvaise. »

3 - "L’homme ne peut faire un acte pire que de remplir son ventre. En fait, il lui suffit quelques bouchées pour le maintenir debout. S’il ne peut s’en contenter, qu’il affecte le tiers de son estomac au manger, un autre tiers à la boisson et l’autre tiers à l’air. "(Rapporté par at-Tirmidhi et Ibn Madjar et cité dans Sahih al-Djami, 5674).

 

Faire l'Aumône lors du repentir.

Boukhari 4418 et Muslim 2769 Rapporte dans l'histoire de Ka'b Ibn Malik sa parole : 

"Ô Messager d’Allah ! Mon repentir m’incite à faire l’aumone de tout ce que je possède pour Allah et son Messager." 

Le Messager d’Allah
صلى الله عليه وسلم dit : 

"Garde une partie de tes biens, cela est préférable pour toi." 

 

Ibn l-Qayim mentionne dans son ouvrage Zad Al Mi'ad : 

" Et dans la parole de ka'b : " à faire l’aumone de tout ce que je possède" il y a la preuve qu'il est recommandé au musulman lors du repentir de faire une aumône selon ce qu'il possède comme fortune."

 

Se mettre de l'huile d'olive sur le visage est une sounnah.

 

D'après Abû Asîd  : « Le Prophète  a dit :

 

« Consommez de l'huile (d'olive) et frottez-vous en [le visage...], car elle provient d'un arbre béni. »
(Rapporté par At-Tirmidhî : 1775 et cité dans « Sahîh al-Djâmi' »)

 

De plus Allâh  dit :

 

"ainsi qu'un arbre (l'olivier) qui pousse au Mont Sinaï, en produisant l'huile servant à oindre et où les mangeurs trempent leur pain." Coran : 23/20

 

Placer sa main droite sur sa joue avant de dormir.

 

Hafsah  a dit :

« Quand le Prophète  se couchait, il plaçait sa main droite sous sa joue droite. » 
(Rapporté par At-Tabarani et cité dans : « sahîh al-djâmi’ », n° 4523).

Hafsah  a dit : « Quand le Prophète  se couchait, il plaçait sa main droite sous sa joue et disait :

«Maître, protège-moi contre Ton châtiment le jour où Tu ressusciteras Tes serviteurs. - Allâhumma qînî ‘adhâka yawma tab’athu ‘ibâbâk. »
(Rapporté par Abû Dâwûd et cité dans : « sahîh al-djâmi’ », n°4532).

 

Déchaussement.

 

D'après 'Abû Hurayra , l'Envoyé d'Allâh  a dit : 

"Lorsque l'un de vous se chausse, qu'il commence par le pied droit, et lorsqu'il se déchausse, qu'il commence par le pied gauche et qu'il ait les deux pieds nus ou les deux pieds chaussés". 

Numéro du Hadith dans le Sahîh de Muslim [Arabe uniquement]: 3913

 

 

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Le Minhaj (Voie) de Ahlou Sounna wa-l-Jama'a ce qui veut dire la voie de la Sounna et du Concensus, ou bien le minhaj des Salaf-Sâlih la voie des pieux prédécesseurs, tout cela revient au même c'est la voie à laquelle nous restons ferme, cette voie c'est celle du Prophète sala Allahu alayhi was Salam.

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