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Articles avec #le tawhid d'allah dans le jugement

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Réplique à une ambiguïté murjite

 

La libéralisation de la parole sur le juge en ce qui concerne le jugement par la passion ou par le pot-de-vin

 

 Parle sheikh Nasir al-Fahd

 

Il [shaykh Al Fahd] fut questionné : parmi la division connue du jugement par autre que ce que Allâh a révélé, figure le juge lorsqu’il se conforme au jugement d’Allâh extérieurement et intérieurement mais qu’il délivre un jugement par passion, par désir dans une affaire donnée, et ce, une fois ou deux fois comme il est connu, il ne mécroit pas, telle est la doctrine des prédécesseurs. Ceci est-il correct ? Et quel est le statut de celui qui lâche le verdict de mécréance sur lui dans les affaires minimes [dans lesquelles il aura délaissé le jugement par la Loi d’Allâh par passion, etc.] ?

 

Il (qu’Allâh le préserve) répondit : cette question est confuse pour de nombreux frères au point que les murjites [soient parvenus] à avoir une emprise sur eux. De là, il y a le débat dans l’audio[1] entre : « (…) et l’autre d’entre ceux qui voient la mécréance de celui qui juge par autre que ce que Allâh a révélé, il lui demanda (…) s’il juge dans une seule affaire ? » Alors il répondit : « il ne devient pas mécréant. » Il dit : « et dans deux affaires ? » Il lui dit : « il ne mécroit pas. » Et il poursuivit en ajoutant petit à petit[2] jusqu’à l’embarrasser, il lui dit : « donne-moi le nombre suite auquel il atteint la mécréance. » Il ne parvint pas à répondre. Et les murjites comptèrent ce propos [comme étant un] coup fatal, décisif ! Alors qu’il est mauvais et faux.

 

Et la libéralisation de la parole est que le juge dans une telle situation est de deux sortes : 

 

Le premier : celui dont sa référence est la Législation d’Allâh dans l’ensemble de ses affaires mais il aura jugé dans quelques affaires par sa passion et non par la Législation d’Allâh. Ce qui signifie qu’il s’en serait pris à l’intégrité des témoins par exemple alors qu’ils sont honnêtes ou aurait douté d’une condition existante ou aurait évoqué un empêchement non-existant, et ce qui ressemble à cela. Ainsi, ses égards (considérations) envers le jugement sont tous, en apparence, la Législation d’Allâh et leur intérieur est la passion : celui-ci est donc un désobéissant ayant commis un péché majeur et sa désobéissance augmente en fonction des affaires qu’il aura jugé, minimes ou nombreuses soient-elles. Par contre, il ne devient pas mécréant tant que son jugement se fait par le biais de la Législation d’Allâh, et ce, même s’il est injuste et que proviendrait de lui également le fait de retarder le jugement dans certaines affaires, comme le fait qu’il délaisse la condamnation de l’un de ses proches, de celui qui l’aura acheté par de l’argent (bien)[3] et ce qui ressemble à cela. Celui-là est un injuste ayant commis un péché majeur mais il ne devient pas mécréant car son acte constitue une désobéissance (délaissement du jugement d’Allâh) et n’est pas un jugement par la législation du Tâghût [et par] d’autres lois.

 

Ainsi, il y a une différence entre celui qui délaisse le jugement par ce que Allâh a révélé dans des affaires et celui qui juge par autre que ce que Allâh a révélé dans des affaires.

 

Le second : celui dont sa référence est la Législation d’Allâh dans l’ensemble de ses affaires mais il aura jugé dans une affaire en se tournant vers le Tâghût tel qu’il juge, par exemple, pour le vol par la loi française, pour la fornication par une autre loi et ce qui est similaire à cela. Celui-ci devient mécréant même s’il n’aurait jugé [par autre que ce que Allâh a révélé] que dans une seule affaire uniquement, cela, car il aura jugé par le Tâghût [et non par la Législation d’Allâh].

 

Si tu as pris connaissance de la différence entre les deux affaires, la réponse à l’ambiguïté des murjites te sera claire.

 

Et Allâh demeure le Plus Savant.

 

 

 

Shaykh Nâsir Al Fahd (puisse Allâh le raffermir et hâter sa libération)

 

 

Traduction : L’anse la plus solide

Rajab 1435 ~ Mai 2014

 

Source : الفتاوى الحايرية

 

 

 

 

[1] Ndt : le shaykh fait référence à un audio précis dans lequel il y aura eu un débat quant à la question du juge qui juge par autre que ce que Allâh a révélé dans des affaires, devient-il mécréant ou non. Aucune précision n’est donnée à son sujet mis à part cette citation qu’il en fait afin de répondre au questionneur et afin d’apporter une réplique, par la même occasion, à cette ambiguïté murjite.

 

[2] Ndt : ce qui signifie que la personne a continué dans ses interrogations telles que suit : « et dans trois affaires ? », « et dans quatre affaires ? », « et dans cinq affaires ? », etc. Il obtenait toujours la même réponse : « il ne devient pas mécréant. »

 

[3] Ndt : qui lui aura versé un pot-de-vin.

 

Source: http://lanse-solide.at.ua/load/fatawa/questions_liees_a_la_foi_al_iman_et_a_la_mecreance_al_kufr/replique_a_une_ambiguite_murjite_liberalisation_de_la_parole_sur_le_juge_en_ce_qui_concerne_le_jugement_par_la_passion_ou_par_le_pot_de_vin/47-1-0-405#sthash.1kBqzE7z.dpuf

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Published by Sulaymân Abû Mâlik - Le Tawhid d'Allah dans le jugement

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Louange à Allah, nous le louons et nous lui demandons pardon, et nous cherchons refuge auprès d'Allah contre nous même, et contre nos mauvaises actions. Celui qu'Allah guide, il ne sera point perdu, et celui qu'Allah égare, il ne sera point guidé. Et je témoigne que LE Seul qui mérite l'adoration est Allah et que Mohammed est Son serviteur et Son messager.

 

Ammâ Ba’d,

 

J'ai lu toutes les paroles de Khâlid Al-Anbarî et il est devenu clair pour moi, par la lecture de ses dires et de certains de ses livres qu'il est un murji'î parmi les purs murji'ia ; de ceux qui suivent l'école de pensée de Jahm ibn Safwân dans l'irjâ'.

Ceci est l'école de pensée qui – de ses Usûl – affirme que personne ne mécroit sans reniement (Juhûd) ou Istihlâl tant qu'il reconnaît et approuve qu'Allah existe, ainsi il ne mécroit pas et ne quitte pas la Milla. Et cet égarement s'est propagé à notre époque, et cette propagation n'était due à rien d'autre que lui et ses semblables, ils se sont égarés et ont égaré les gens.

 

Et Khâlid Al-Anbarî a menti sur les 'Ulâma de la Umma et ses Imâms, ceux qui voient le Kufr de celui qui gouverne avec les lois forgées. Parmi ces Imâms, il y a le Sheykh, l'Imâm, le Mujâhid Muhammad ibn Ibrahîm Âl'a-Sheykh, qu'Allah lui fasse miséricorde. Al-Anbarî a menti, changé et joué avec les paroles du Sheykh et a menti sur lui à plusieurs reprises et cela deviendra clair assez vite. Il a voulu tromper les gens en leurs faisant penser que le Sheykh voyait que juger avec les lois forgées, nécessitait une explication et qu'il (celui qui s'en rendait coupable) ne mécroyait pas à moins de renier (les Lois d'Allah) et de le rendre Halâl. Mais s’il gouverne avec les lois forgées sans croire cela alors il n'est pas Kâfir. Et pour ce qui est de ses mensonges, ils sont comme suit :

 

Le premier mensonge : Al-Anbarî a mentionné dans son livre « Al Hukm bi'Ghayri ma-Anzâl'Allâh wa Usûl at-Takfîr » à la page 131 une partie de la Risâla du Sheykh Muhammad ibn Ibrahîm « Risalât Tahkîm Al-Qawanîn », où il dit :

« En vérité, dans cette Risâla il y a une indication claire qu'il y a un Tafsîl »

 

Il vise le fait de forger des lois ; celui qui se rend coupable d'une telle chose n'est pas mécréant sans Juhûd ou Istihlâl. Et le texte qu'il a rapporté est le suivant :

« Remarque donc comment le Très-Haut a taxé ceux qui jugent par ce qui est différent de ce qu'Il a fait descendre de : mécréants, injustes et pervers. Et il est impossible qu'Allah qualifie celui qui gouverne par ce qui est contraire à ce qu'Il a fait descendre de mécréant sans qu'il ne le soit; il est absolument mécréant, soit d'une mécréance relative à l'acte soit d'une mécréance relative à la conviction , et l'explication d'Ibn ‘Abbas de ce verset (le verset 44 de la sourate 5) rapportée par Taouss indique que le gouverneur qui ne juge pas selon ce qu'Allah a fait descendre est mécréant : c'est soit une mécréance relative au cœur, qui l'exclue de l'Islam, soit une mécréance relative à l'acte extérieur qui ne l'excommunie pas. »

Et cela est tout ce qu'il a rapporté, à la lettre près.

 

Il a donc délaissé ce que le Sheykh dit après cela concernant les lois forgées, comme le Sheykh le dit :

 

 1) Cas où le gouverneur qui juge par autre chose que ce qu'Allah a fait descendre renie l'obligation de gouverner avec la shari'a […]

2) Cas où le gouverneur ne renie pas la légitimité du jugement d'Allah et de Son Envoyé mais croit qu'il y a une loi meilleure que la charî‘a de l'Envoyé d'Allah, une loi qui à son avis, est plus complète et répond mieux aux besoins des gens en matière de jugement […]

3) Cas où le gouverneur ne croit pas que la loi qu'il soutient est meilleure que celle d'Allah et de Son Envoyé, mais pense quand même qu'elle lui est égale […]

4) Cas où le gouverneur croit que la loi par laquelle il juge n'est ni pareille, ni à plus forte raison meilleure que le jugement d'Allah et de Son Envoyé, mais croit qu'il est permis de juger par ce qui est différent de la charî‘a […]

5) Ce cas est le plus grave, il englobe les cas précédents, il manifeste une opposition claire à la charî‘a, un dédain de ses lois et une rupture avec Allah et Son Envoyé. Ce cas consiste à supplanter les tribunaux religieux en établissant des tribunaux auxquels on a fournit tout le matériel nécessaire et dans lesquels on a supervisé des lois, on a développé leurs principes fondamentaux et leurs cas subsidiaires [...] 

Tout comme les tribunaux religieux qui disposent d'ouvrages dont les sources sont le Livre d'Allah et la Sunna de Son Envoyé, ces tribunaux ont pour référence un système formé de toutes pièces de lois françaises, de lois américaines, de lois britanniques, de prescriptions de certaines écoles d'hérétiques attribuées à l'Islam […]

Que peut-il y avoir comme mécréance plus flagrante que celle-ci et que peut-il y avoir comme contradiction au témoignage de la prophétie de Muhammad plus manifeste que celle-ci? [...]»

 

Regarde ce que fait Al-Anbarî ! Il veut, avec ces citations susmentionnées, te révéler que le Sheykh ne fait pas le Takfîr sur celui qui forge des lois. Même si ici, il dit les concernant : « Que peut-il y avoir comme mécréance plus flagrante que celle-ci.», en visant les forgeurs de loi.

 

Le second mensonge : Al-Anbarî mentionne dans sa première déclaration, ses paroles suivantes :

 « J'ai trouvé d'autres paroles du Sheykh (Muhammad ibn Ibrahîm) dans ses Fatâwa vol. 1/8, où il exprime des mots plus clairs qui ne nécessitent pas de clarification datée du 9/1/1385, soit 5 ans après la publication de la Risâla Tahkîm Al-Qawanîn. »

 

Nous citerons les paroles du Sheykh Muhammad, mais le fait est qu'ici, il essaie de convaincre le lecteur que le Sheykh a changé d'avis par rapport à cette Fatwâ concernant les lois forgées, et pour cela, il a mentionné la date afin de faire croire que cette Fatwâ (celle se trouvant dans le vol. 1/8 des Fatawa du Sheykh) abroge son avis antérieur, alors qu'il (Al-Anbarî) dit :

« …et je ne dis pas qu'il (Sheykh Muhammad) a changé d'avis... »

Pourtant, après quelques lignes, il dit que le Sheykh a changé d'avis afin de tromper le lecteur et faire croire qu'il a réellement changé d'opinion. Il affirme (dans un premier temps) qu'il n'a pas changé d'avis et par la suite ment sur le Sheykh Muhammad en disant qu'il a en fait changé de position.

 

 

Le troisième mensonge : quand il a cité que le Sheykh avait changé d'avis dans sa Fatwâ, Al Anbarî dit à propos des paroles de cette dernière qui sont :

 «Ceci est  la manifestation du sens de « Muhammad est le Messager d'Allah », qui est le fait de gouverner avec la Shari'a exclusivement et rejeter ce qui s'y oppose comme lois et toutes autres choses qu'Allah n'a pas révélé et dont celui qui juge avec ou prend le jugement de ce dernier, croit que cela est une bonne chose et croit que c'est permis, alors c'est un Kâfir dont le Kufr l'expulse de la Milla. 

Et s’il fait cela sans croire que c'est permis, alors il est un Kâfir dans le Kufr Al-Amalî, qui n'expulse pas de la Milla.»

 

Al-Anbarî commente :

« Cette explication claire du Sheykh Al-Allâmah Muhammad ibn Ibrahîm, qu'Allah lui fasse miséricorde, est ce que j'ai exposé dans mon livre pour réfuter ceux qui font le Takfîr des gouverneurs sans condition. »

 

Et je réponds à ce mensonge comme suit :

Comment se fait-il que le Sheykh Muhammad aurait changé d'opinion sans que cela soit inconnu ou propagé par ses étudiants ? Et s’il a eu un changement d'avis, il n'aurait pas était caché par le Sheykh Muhammad Abdur-Rahmân Al-Qassim, le compilateur des Fatâwa du Sheykh Muhammad ibn Ibrahîm et de ses livres.

 

De plus, il a même mentionné la « Risâla Tahkîm Al-Qawanîn » dans une nouvelle édition (publié) des Fatâwa. Même son étudiant, celui qui a collecté ses Fatâwa, a rapporté l'approbation du Sheykh Muhammad dans le Vol. 12/284  où Sheykh Muhammad dit :

« ...Et les lois sont du Kufr, qui expulse de la Milla, croyant qu'elles sont Hakima (applicables) et que certaines sont meilleures. »

 

Puis il dit :

« Pour celui qui met en place ces lois dans le but que les gens s'y soumettent, alors cela est du Kufr même s’il dit « nous nous sommes trompés, et le Hukm de la Shari'a est plus juste », car il y a une différence entre celui qui les approuve et son implication et en faire une référence [pour les gens]. Ils en font une référence et ceci est du Kufr qui expulse de la Milla. »

 

Et Al-Qassim l'a aussi rapporté dans le chapitre intitulé « Juger avec d'autres lois est du Kufr Al-Akbâr », et il cite la même chose dans « Risâla Tahkîm Al-Qawanîn ».

 

Donc, s’il avait eu un changement d'opinion, il aurait fait cela de manière claire ou il aurait omis cette Risâla et ne l'aurait pas inclus dans les volumes qui ont succédé le volume où il aurait changé d'opinion. Et comment le Sheykh aurait il changé d'avis sur une Fatwâ générale, qui est devenu claire et fortement propagée, par ce qui serait contenu dans une lettre spécifique écrite pour un groupe spécifique ?! Il aurait était plus normal qu'il change son opinion dans une lettre générale car le texte – dans lequel Al-Anbarî affirme qu'il contient un revirement d'opinion – est une lettre/réponse spécifique qu'il a écrite au comité central des 'Ulâma de Delhi dans laquelle il éloge le comité et son  objectif d'amener un bénéfice [aux musulmans]. Et nous constatons que la « Risâla Tahkîm Al-Qawanîn » a était publiée à plusieurs reprises, s’il y avait eu un changement d'opinion, alors ces publications n'auraient pas étaient répétées. Le Sheykh Abdullah Ibn Jibrîn, qu'Allah le préserve, fait partie des élèves du Sheykh et il a objecté le fait que Sheykh Muhammad ait changé d'avis dans ses commentaires des paroles d'Al-Anbarî. Et aussi, Al-Lajnâ Ad-Da'imah li'l-Bu'hûth Al-Ilmîyah wal-Iftâ' a déclaré à propos du livre d'Al-Anbarî ' Al-Hukm Bi'Ghayri ma-Anzâl'Allah wa Usûl at-Takfîr ' :

« Il ment sur les gens de science. De là, il attribue à 'Alâmah Sheykh Muhammad ibn Ibrahîm Al'a-Sheykh, ce qu'il n'a pas dit. »

 

Nous allons maintenant revenir au texte dans lequel Al-Anbarî affirme qu'il contient un changement d'opinion et nous allons mentionner ce qu'il rapporte de ce texte et le texte en entier qui se trouve dans les Fatâwa du Sheykh Muhammad Vol. 1/78. Cette lettre est une réponse envoyée au Secrétaire Général du Comité Central des 'Ulâma à Delhi. Le comité a décidé d'inviter les différents comités Islamiques pour déterminer les avis de ses membres concernant les lois qui sont appliquées pour le bénéfice que l'on peut en tirer dans le Dîn et la société et qui sont appropriées à l'éducation Islamique afin de planifier la mise en place de lois générales pour les Musulmans en Inde. Ils ont donc demandé au Sheykh Muhammad des questions concernant le Fiqh afin qu'il puisse bénéficier de son opinion les concernant. Il leur a donc répondu sur les questions de Fiqh mais dans un premier temps, il a fait une introduction avant de répondre :

 

« J'aimerais commencer avec une courte introduction des choses qui nous plaisent et qui plaisent à tous les Musulmans avec Ghirah dans son Dîn est ce que nous trouvions des comités dont le but est de corriger les conditions de vie et de rester ferme sur la base du Dîn et de ses nobles enseignements. Et aussi de mener la guerre contre tout ce qui s'oppose à la Shari'a Islamique comme innovations, hérésies et mensonges. Et aussi de lutter contre ce qui est pire que ça, concernant les athées, les Zanadiqa, les orientalistes et autres qui essaient d’insuffler des doutes dans la croyance de base des Musulmans et en tentant de les égarer de la Sunnah de leur Prophète 'alayhi as-Salat was-Salam et de la Shari'a en les faisant gouverner avec les lois forgées qui s'opposent à la Shari'a Islamique. Et le plus important, la connaissance de la base du Tawhîd qu'Allah à envoyé à Ses Messagers 'alayhim as-Salam et son application via la science et les actes, ainsi que mener la guerre contre tout ce qui s'y oppose comme le Shirk Al-Akbar qui expulse de la Milla, et lutter aussi contre le Shirk Al-Asghâr. Et ceci est la manifestation du sens de « Muhammad est le Messager d'Allah »  qui est le fait de gouverner avec la Shari'a exclusivement et rejeter ce qui s'y oppose comme lois et toutes autres choses qu'Allah n'a pas révélé et dont celui qui juge avec ou prend son jugement de ce dernier, croit que cela est une bonne chose et croit que c'est permis, alors c'est un Kâfir dont le Kufr l'expulse de la Milla. »

 

Voilà sa parole mot pour mot.

 

Le Sheykh Muhammad a donc parlé à deux reprises à propos des lois. Dans un premier temps il dit « les lois », puis a ajouté « forgées » et il a considéré que les lois forgées sont le travail des athées, des Zanadiqa et des orientalistes qui les (les lois forgées) ont introduites dans la vie des Musulmans. Il a donc encouragé le comité à faire la guerre contre ces derniers afin de défendre les Musulmans et a mentionné que ces lois forgées entre dans la catégorie des éléments qui se manifeste dans Al-'Ulûhiyya et dans le sens de « La Illâha ila Allâh ». Et dans un deuxième temps, il a mentionné les lois, qui entre dans la manifestation de « Muhammad est le Messager d'Allah ». Et le point important ici est qu'il n'a pas ajouté le terme « forgées ». Mais il y a plutôt ajouté des termes tels que «...lois et toutes autres choses qu'Allah n'a pas révélé... » Il vise par « lois et toutes autres choses », les innovations que les hérétiques ajoutent (à la Religion), qui annulent le suivi du Messager d'Allah. Et il a ajouté, en parlant de ces lois, une explication car elle rentre dans la catégorie de la Bid'a. Il (Sheykh Muhammad) a donc mentionné les lois à deux reprises ; une première fois dans le sens lié à « La illâha il-Allâh » et la deuxième fois dans le sens lié à « Muhammad Ar-Rasûl Allâh ». Il est donc clair qu'il a deux sens et que leurs significations sont différentes, sinon cela serait redondant. Puis dans le premier cas, il a ajouté le terme « forgées. » et dans le deuxième, le terme « lois » est isolé. Il a seulement ajouté pour « toutes autres chose qu'Allah n'a pas révélé. » et dans cela, il y avait besoin d'une explication. Dans tous les cas, cette explication est basée sur une hypothèse positive du Sheykh Muhammad ainsi que sur sa Fatwâ à propos des lois forgées et le fait que nous laissons ses paroles s'expliquer d'elles- même. Ceci est plus approprié, le fait que ses différents termes ne se contredisent pas, plutôt que d'affirmer un changement d'opinion.

 

Ses mensonges sur le Sheykh Muhammad Al-'Amîn Ash-Shanqîtî, qu'Allah lui fasse miséricorde :

 

Al-Anbarî a cité dans son livre « Al-Hukm bi'Ghayri ma-Anzâl'Allâh wa-Usûl at-Takfîr » à la page 70 et 71 en tentant de tromper le lecteur que Sheykh Shanqîtî ne considère pas les lois forgées comme étant du Kufr. Et il fait partie des 'Ulâma dont Al-Anbarî dit qu'il ne fait pas le Takfîr sur celui qui gouverne avec les lois forgées excepté s’il le fait avec Juhûd, et il se base sur la citation suivante des paroles du Sheikh Ash-Shanqîtî :

 

« Et sache que la raison pour cette partie de l'étude est que Al-Kufr, Al-Dhulm et Al-Fisq ; tous sont utilisés dans la Shara' des fois en visant les péchés et d'autres fois le Kufr qui expulse de la Milla.  « Et quiconque ne juge pas par ce qu'Allah a révélé, les voilà Al Kâfirîn » s'opposant aux Messager et abandonnant les Lois d'Allah, alors ce Dhulm et ce Fisq n'expulse pas de la Milla.»

 

Ici il ne mentionne même pas les lois forgées et Al-Anbarî omet les paroles de notre Sheykh Ash-Shanqîtî qui sont claires concernant ces dites lois (forgées) comme il l'a dit dans son Tafsîr de la Sourate Al-Kahf, à propos du verset « Et Il n’associe personne à Son jugement » où il dit :

« Sur base de ces textes célestes que nous avons mentionnés précédemment, il apparaît de la plus claire des manières : Ceux qui suivent les lois inventées par les hommes légiférées par Satan sur la langue de Ses alliés, opposées à la loi d’Allah qu’Il légiféra par la langue de Ses messagers : nul ne doute de leur mécréance et idolâtrie si ce n’est celui à qui Allah a voilé la vue et l’a aveuglé de la lumière de Sa révélation comme eux. »

 

Et il dit ensuite :

«Sache qu’il est obligatoire de faire la nuance entre le système forgé et qui, lorsqu’il est pris pour juge, implique la mécréance envers le Créateur des cieux et de la terre, et entre le système qui n’implique pas cela. » 

 

Et il dit :

« Quant au fait de prendre pour juge un système législatif opposé à la loi du Créateur des cieux et de la terre, c’est une mécréance envers Le Créateur des cieux et de la terre. »

 

Puis il mentionne certaines de ces lois concernant l'héritage, le mariage et les Hudûd et la façon dont elles (les lois) s'opposent au Shara'. Et il dit :

 « Prendre pour juge ce genre de système dans la vie des gens, pour leurs biens, leurs honneurs, leurs familles, leurs raisons et leurs religions, ceci est une mécréance envers Le Créateur des cieux et de la terre... »

 

Alors comment Al-Anbarî a pu omettre ces paroles claires concernant les lois forgées ?!

 

Son mensonge sur l'Imâm Ibn Kathîr, qu'Allah lui fasse miséricorde :

 

Il a cité des textes de l'Imâm qu'il utilise pour tromper le lecteur et montrer qu'il (Ibn Kathîr) est parmi ceux qui ne font pas le Takfîr de ceux qui gouvernent avec les lois forgées, il cite à la page 69 qu'il fait partie de ceux qui ne font pas le Takfir concernant ces lois malgré le fait qu'Ibn Kathir a des paroles claires concernant le Yasaq des Tatars en affirmant que c'est une compilation de lois forgées et qu'il fait le Takfir pour cela – allant même jusqu'à rapporter le 'Ijma' à ce sujet comme il le dit, qu'Allah lui fasse miséricorde, dans son Tafsir du verset : « Est-ce donc le Houkm du temps de l'Ignorance qu'ils cherchent ? » [Sourate Al-Ma'idah] Il dit : « Allah le Très Haut dénigre ceux qui sortent de la loi d'Allah comportant tout le bien et interdisant tout le mal, et se dirigent vers une autre loi composée d'opinions, de passions et de termes forgés par les hommes sans se baser sur la loi d'Allah (Shari'ah). Et cela est identique aux gens de la Djâhiliyah qui gouvernaient selon des lois ignorantes et égarées. »

 

Et c'est identique à ce par quoi les Tatars gouvernent, issu de Gengis Khan, qui leur a forgé le Yâsiq, qui correspond à un livre de lois composées de différentes législations juives, chrétiennes et musulmanes, et où se trouvent beaucoup de lois qu'il a tout simplement tirées de sa pensée et de ses passions. Ce livre est devenu une législation suivie par ses descendants, qu'ils mettent en avant par rapport au jugement du Coran et de la Sounnah. Or quiconque fait cela est devenu mécréant, et il est obligatoire de le combattre. »

 

Et Ibn Kathir dit dans Al-Bidayah wa Nihayah vol. 13 page 118 et 119 : « Alors quiconque abandonne la loi claire révélée sur Mouhammad  fils de ‘Abdallah, le dernier des prophètes, et recourt au jugement d’une autre loi abrogée, il devient mécréant. Alors que dire de celui qui recourt au jugement du Yâsaq et l’a fait primer sur elle ? Celui qui fait cela est un mécréant et ceci à l’unanimité des musulmans. »

 

 

L'autre problématique est la façon dont Al-Anbari cite les paroles des 'Ulama qui n'ont pas vécu l'époque des gouvernances où les lois forgées furent introduites mais qui sont mort avant cela. Il cite leurs paroles (en essayant) de tromper et de démontrer qu'ils (ceux qu'il cite) étaient sur son Madhhab sur cette question qui est que nul ne mécroit en gouvernant avec les lois (forgées) à moins qu'il le fasse par Juhud ou le rende Halal.

 

Et cette époque, qui est survenue chez les Musulmans – qui est la gouvernance par les lois forgées, n'est apparue qu'à l'époque des Tatars durant la vie d'Ibn Taymiyya et d'Ibn Kathir. Il a donc évité de citer les paroles de ces deux Imams qui exposent clairement le kufr de ceux qui prennent le Hukm du Yasaq, et à la place, dans son livre susmentionné à la page 138, il mentionne que le Takfir d'Ibn Kathir et d'Ibn Taymiyyah envers les Tatars était causé par d'autres annulations de l'Islam en plus du Yasaq, malgré les paroles claires d'Ibn Kathir que leurs jugements/statuts Légaux (aux Tatars) sont liés au Yasaq. Puis cette époque fut révolue et laissa place à l'époque de la gouvernance avec les lois forgées occidentales durant la colonisation militaire qu'a subit le monde Islamique, ces derniers ayant exporté leurs tribunaux. Les 'Ulama qui ont vécu cette période en ont donc parlé, tel que Shaykh Ahmad Shakir comme il le dit dans "Umdaat At-Tafsir Mukhtasar Tafsir Ibn Kathir of Ahmad Shaakir", Vol. 4/ 173-174  à propos du verset : « Est-ce donc le Houkm du temps de l'Ignorance qu'ils cherchent ? » Il dit : « La question de ces lois forgées est claire comme la clarté du soleil. C’est du Kufr clair, il n’y a rien qui soit méconnu concernant cela et il n’y a aucune excuse pour quiconque s'affilie à l’Islam, quel qu’il soit, d’agir sur cela, de s’y soumettre ou de l’approuver. »

 

Al-Shaykh Mahmud Shakir, dont Al-Anbari a aussi essayé – à la page 131 – de tromper le lecteur en lui faisant penser qu'il (Mahmud Shakir) ne faisait pas le Takfir pour les lois forgées excepté si cela est accompagné d'un rejet (des lois de la Shari'ah).

 

Shaykh Mahmud Shakir a dit – parole rapportée par son frère Muhammad Shakir dans le commentaire du Tafsir d'Ibn Kathir - : « Ainsi, leur question (aux Ibadhiyya qui questionnaient Abu Mijliz ndt) ne portait pas sur ce avec quoi argumentent les innovateurs de notre époque qui est le fait de juger dans ce qui est lié aux sang, aux biens et à l’honneur des musulmans avec une loi qui contredit la Charî3a des musulmans, ni sur le fait d’établir une loi contraignante qui oblige les musulmans de demander un jugement autre que Celui qu’Allah a décrété dans Son Livre à travers la langue de Son Prophète sallallahu 'alayhi wassalam. Cet acte constitue un détournement du Jugement d’Allah et c’est un koufr au sujet duquel personne parmi les gens de la Qibla –malgré leurs divergences- ne peut douter du takfir de celui qui le proclame et qui y appelle. »

 

Tout comme Shaykh Muhammad ibn Ibrahim quand il a statué du Hukm des lois forgées, ainsi que  Shaykh Muhammad Ash-Shanqiti – tous ainsi que d'autres savants qui ont vécu ces époques où les lois forgées étaient présentes – ne méritent plus qu'il (Al-Anbari) cite leurs paroles concernant ces lois. Mais à la place, il rapporte d'autres paroles concernant ces lois pour faire croire qu'elles sont en accord avec son Madhhab et sa croyance que celui qui gouverne avec ces lois ne mécroit pas tant qu'il ne rend pas Halal ce qu'il fait ou ne le fasse pas par rejet (de la Shari'ah), et par conséquent, ce ne sera qu'un grand péché. Al-Anbari va même plus loin en affirmant le 'Ijma' que celui qui gouverne par autre que ce qu'Allah a révélé en faisant at-Tashrî' Al-'Âm avec ces lois (forgées) ne mécroit pas s’il ne le rend pas Halal, sachant qu'Al-Anbari ne fait pas la différence entre juger par autre que ce qu'Allah a révélé par passion dans un cas précis (trancher dans un litige ndt) et gouverner avec les lois forgées de manière générale ; les deux sont la même chose pour lui. Et il cite le 'Ijma' pour l'ensemble de ces choses sans faire de distinction.

 

Mais les 'Ulama de l'Islam ont fait la distinction entre les deux. Et s’ils mentionnent le jugement par autre que ce qu'Allah a révélé, ils distinguent celui qui le fait par passion, mais s’ils parlent des lois forgées, ils ne font aucune distinction entre celui qui le rend Halal et celui qui le fait par rejet ou celui qui le fait par passion, et cette compréhension est celle de Muhammad ibn Ibrahim comme il le dit lui même : « Quant à celui qui place des lois (qawânîn) bien structurées en exigeant la soumission à celles-ci, alors cela est de la mécréance, même s’il dit : « Nous avons tort est le jugement de la loi islamique est plus juste. » Ceci est une mécréance qui exclut de la religion. »

 

Tout comme ce qui a était rapporté des paroles d'Ibn Kathir qui a fait le Takfir des Tatars dû au fait que ces derniers ont recherché le Hukm du taghut, référez vous à ses paroles (celle d'Ibn Kathir ndt). Ainsi que notre Shaykh Ash-Shanquiti et les deux fils de Shakir et d'autres qu'eux, qui n'ont pas fait de distinction dans le cas des lois forgées.

 

Voilà ce que j'ai été capable de rassembler en guise de réfutation contre lui de manière rapide et réactive. Nous demandons à Allah de tous nous guider vers ce qu'Il aime et agréé et de nous détourner d'Al-Anbari et de ses semblables parmi les Murjiyat Al-'Asr, Nous demandons à Allah de les guider au Madhhab des Salafs de cette Ummah, car Il est certes capable de toutes chose. Puisse Allah bénir Son Messager Muhammad, sa famille et ses compagnons.

 

 

Écrit par le Sheikh Hamud ibnu 'Oqlâ'a As-Shuaybî – 1421 H.

 

Ancien professeur  de Shari'ah et d'Usul ad-Din à l'université Islamique « Muhammad ».

 

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 « Je n’aurais jamais imaginé que ce qu’ALLAH a décrété dans Son Livre ou par la bouche de Son Messager (Paix et Bénédictions sur lui), puisse avoir besoin de l’approbation des serviteurs d’ALLAH ; mais j’ai été surpris de voir que la Parole du Seigneur (Le Très Haut) demeurait consignée dans Le Livre– sanctifiée cependant dans nos cœurs- jusqu’à ce que les serviteurs d’ALLAH, dans le parlement, consentent à établir la Parole d’ALLAH comme Loi. Et je n’aurais jamais imaginé également que si la décision des serviteurs d’ALLAH dans le parlement venait à diverger de la Prescription d’ALLAH dans le Coran, ce serait alors à la décision des créatures d’ALLAH d’être établie comme loi, utilisée par le pouvoir, et dont la mise en application serait garantie par le pouvoir exécutif ; et même si elle contredit le Coran et la Sunna.

La preuve de cela est qu’ALLAH a interdit la consommation de l’alcool tandis que le parlement l’a autorisée. ALLAH a ordonné d’exécuter les sentences légales[1], et que le parlement les a abandonnées. Ainsi la conclusion, à la lumière de ces exemples, est que ce que décide le parlement est établi en tant que loi, en dépit de son opposition à l’Islâm. »

 

 Ces paroles sont un résumé de la conclusion faite par un Savant de l’Islâm  après que ce dernier ait occupé la fonction de député durant huit ans. Ce député Savant avait perçu la nécessité de délivrer des sermons sur les minbars, et d’écrire dans les journaux,  et ce, après avoir longtemps emprunté ces méthodes, et acquis une conviction plus forte en leur utilité… Il avait cependant remarqué qu’à elles seules, elles ne permettaient pas de changer les lois, ni d’influencer durablement les pouvoirs législatifs, judiciaires et exécutifs…alors il présenta sa candidature pour devenir membre du parlement, recherchant une nouvelle méthode pour élever la Parole d’ALLAH (Le Très Haut) en mettant en application la Chari’a de l’Islam, pour sauver les hommes de l’égarement, les délivrer du mensonge, et les conduire à la plénitude de l’Islam.

 

Le Savant réussit à devenir membre du parlement sous la devise : « Donnez-nous votre voix, pour que nous réformions les affaires de ce monde au moyen de la Religion ». Et les gens lui donnèrent leurs voix, confiants en lui, en dépit de tous les moyens de falsifications et d’altération dans les élections. Le député resta donc membre du parlement durant deux mandats successifs, puis il dit après cela : « Il est difficile de trouver, d’un point de vue islamique, un écho conséquent à ces deux mandats ».

 

Un jour, le député savant partit au département de la sécurité pour régler une affaire concernant un citoyen. Là, il fut surpris de voir au bureau des moeurs environ une trentaine de femmes, assises sur les dalles, et il demanda : « Quelle est leur crime ? ». La personne interrogée répondit : « Ce sont des femmes dépravées (prostituées) ». Il demanda alors : « Et où sont les hommes dépravés ? Il s’agit d’un pêché qui ne peut avoir lieu qu’entre un fornicateur et une fornicatrice ». Alors le responsable l’informa que le fornicateur n’était pour eux dans cette affaire qu’un simple témoin du fait qu’il a commis la fornication avec elle, en lui donnant pour cela de l’argent ; elles ne sont donc pas jugées parce qu’elles ont commis la fornication, mais parce qu’elles ont perçu un « salaire ». Le coupable de fornication qui a reconnu les faits se transforme alors en témoin contre la prostituée et la loi ne tient pas compte du fait qu’il se soit rend coupable et qu’il reconnaisse la fornication.    

            

Le député savant se mit en colère, d’une colère pour ALLAH, et l’homme lui dit en toute simplicité : « Nous exécutons une loi que vous avez décidée au parlement ». Le député savant réalisa que même si la majorité du peuple appelait à l’application de la Chari’a, en s’appuyant sur le livre d’ALLAH et la Sunna de son Messager (Paix et Bénédiction sur Lui), l’espoir d’appliquer la Chari’a ne pourrait se réaliser (selon ce régime) que par la voie du parlement qu’ils appellent « le pouvoir législatif ». Et ceci parce que le pouvoir judiciaire ne juge que par la loi promulguée par le parlement, et que le pouvoir exécutif ne travaille pas pour défendre le Coran et la Sunna, ni pour défendre l’Islâm, mais uniquement pour défendre les décisions prises par le parlement depuis son assemblée sacrée… Le député savant fut alors convaincu que l’arrivée au but serait possible si les députés du parlement savaient ce qu’était la Parole d’ALLAH, la parole de Son Prophète (Paix et Bénédiction sur Lui), et la prescription de l’Islâm, afin qu’ils la décident.

 

Le député savant partit, et présenta un projet de loi pour que soient appliquées les peines prescrites par la Chari’a, et un projet de loi pour l’interdiction de l’usure (ribâ) avec une proposition pour une solution de remplacement, et un projet de loi pour l’utilisation des moyens de communications et des médias en faveur des Prescriptions d’ALLAH, et un projet de loi pour protéger le caractère sacré du mois de Ramadhân avec l’interdiction de manger en public pendant les journées, et un projet de loi pour éloigner des plages la débauche, et beaucoup d’autres propositions islamiques. Un grand nombre de membres du parlement s’accordèrent avec lui sur ces propositions de loi. Le député savant partit alors accomplir la ‘umra[2], et certains membres du parlement l’accompagnèrent aussi. Près de la Pierre Noire ils s’engagèrent ensemble devant ALLAH à soutenir et faire triompher la Chari’a d’ALLAH au parlement, puis ils prirent l’avion vers Al-Medina El-mounawara (Médine), et ils prirent l’engagement dans l’enceinte de la Mosquée du Prophète (Paix et Bénédiction sur Lui) d’élever leurs voix pour soutenir la Loi d’ALLAH, et non pour soutenir en fonction de leur appartenance, un parti politique.

 

Le député savant chargea les trois composantes du pouvoir de l’Etat en question, de reconnaître les interdictions et les violations de la Chari’a, et menaça alors le ministre de la justice affirmant qu’il lui enverrait une requête parlementaire après quelques mois s’il n’avait pas présenté d’ici-là sa réalisation complète des lois d’application de la Chari’a islamique. Mais le ministre ne présenta rien au député de ce qu’il lui avait demandé. Alors le député présenta sa requête parlementaire. Or cette requête, selon les usages du parlement, oblige la personne visée à y répondre tant que cette personne est un membre du ministère ou n’a pas quitté les fonctions de ministre. Le député insista sur sa requête contre le ministre, mais le gouvernement prit position en faveur de son ministre, et persista jusqu’à faire tomber la requête. Quand ensuite l’insistance du député se renforça, le gouvernement réalisa alors un remaniement ministériel, d’où ne sortit que le ministre de la justice, c’est-à-dire que le ministre fut limogé du ministère pour que la requête soit annulée, et cette pratique se répéta jusqu’à devenir une règle parmi les règles de connivence au parlement.

            

Le député savant se tourna une deuxième fois vers les membres du parlement et leur dit : « Les projets de lois islamiques ont été déposés en diverses commissions, et vous vous êtes engagés devant ALLAH dans les Lieux Saints pour que vos voix soient pour ALLAH et son Messager », et il leur demanda de signer la demande d’application immédiate de la Chari’a islamique ce qu’ils acceptèrent. Ils s’accordèrent sur le contenu de leur requête, et le député savant déposa ce document à l’assemblée du parlement demandant au nom de tous les députés l’examen des lois de la Chari’a d’ALLAH. Le chef du gouvernement se leva et demanda au nom de tous les députés l’examen des lois de la Chari’a d’ALLAH. Et il dit aux députés : « Certes le gouvernement n’a pas moins d’enthousiasme que vous pour l’Islam, mais nous, nous vous demandons de saisir l’occasion de réaliser l’harmonie politique ». Les députés qui étaient d’accord applaudirent, eux qui s’étaient engagés dans les lieux Saints à œuvrer pour l’application de la Chari’a d’ALLAH, et ils s’accordèrent avec sa demande ; et la demande d’application directe de la Chari’a fut alors perdue, et le gouvernement sortit vainqueur.

            

Le désespoir atteint le député Savant, à cause de l’échec de ses tentatives destinées à faire mettre en application la Chari’a avec les membres qu’il avait sollicités, et qui lui avaient répondu puis avaient été équitables…Puis il fut surpris un jour d’une proposition du chef du gouvernement pour qu’on s’accorde en vue de constituer une commission générale pour la mise en application de la Chari’a islamique. Alors est  apparue clairement la réalité de l’affaire, et il compris que cette décision étonnante du gouvernement n’avait d’autre but que d’étouffer le grand scandale qui avait touché l’image du pays. Et le gouvernement n’avait pas pris une décision pour l’intérêt de l’Islâm. Le député avait l’esprit large, et bien qu’il pensa à s’en écarter, il rejoint cependant la commission, mais le député Savant avait perçu l’impossibilité de conduire l’Etat à l’application de la Loi d’ALLAH, car si l’Etat voulait la satisfaction d’ALLAH, il y avait bien des affaires qui ne nécessitaient guère de formalités. Ainsi la fermeture des lieux de fabrication de l’alcool peut se réaliser par une simple signature. La fermeture des bars peut se réaliser de même par une simple signature.

            

Il y avait des choses  apparentes qui indiquaient au Savant député ce qu’était réellement le fond de l’affaire. Ces indices conjugués ont inspiré au Savant député  une base parmi les bases sur lesquelles doivent reposer les relations avec les parlements. Cela l’a conduit à ceci : que la Loi d’ALLAH ne se réalisera jamais par les mains des gens siégeant au parlement.

           

Les gens furent surpris, de même que le député savant, du fait de la dissolution du parlement, alors qu’il était président de la commission chargée de débattre sur l’application de la Chari’a. Il poursuivit cependant au sein de cette commission ses études pour l’élaboration de législation pendant encore une trentaine d’audiences. Pendant que dans les coulisses du parlement fut prise une décision importante qui touchait à la vie privée des gens. Le député Savant se positionna contre cette décision, car elle était en contradiction avec l’Islam et la constitution. Mais une règle stipulait que : le parlement tout entier peut être dissous par simple décision, si le gouvernement veut imposer une chose aux gens fût-elle en contradiction avec l’Islam. 

            

Quant à la règle essentielle sur laquelle s’est appuyé le parlement, le député Savant l’a résumée ainsi : « Quels que soient les arguments que j’ai apportés, ou ce sur quoi je me suis appuyé en conformité avec le Livre et la Sunna, le défaut et la faille du parlement ainsi que son malheur, résident dans le fait que la démocratie accorde le droit de décision absolu à la majorité, sans restriction ni condition, fut-ce en opposition avec l’Islam ».

           

Le député Savant ressentit alors que la pression exercée sur lui s’accentuait de la part du gouvernement, du chef du parlement, et du parti majoritaire. Le président du parlement fomenta des agitations contre lui, et l’accusa de saboter les travaux de la commission. Mais il persista dans son dévouement et ses efforts. Et il présenta de nombreuses questions qui ne figuraient pas dans les listes des travaux. Il fit de nombreuses demandes qui avaient été rejetées et découvrit qu’elles avaient été dissimulées, et qu’elles n’avaient absolument pas été examinées. Alors il retourna ensuite à l’usage de l’arme de la requête parlementaire qui ne peut être rejetée. Il interpella ainsi les ministres du gouvernement sur leur position concernant les tribunaux islamiques, les donations, les instituts religieux, les écoles d’apprentissage du Coran, ainsi que sur leur position en matière de méthodes pédagogiques dans les universités religieuses et leur prétendu développement, au sujet des mosquées et de la promulgation des lois les concernant, n’autorisant personne fut-ce les vieillards, à former des assemblées d’adoration, ni à dire fut-ce dans le but du conseil religieux, une parole qui contredise une décision administrative ou une loi établie. Et celui qui ferait cela serait emprisonné et soumis à une amende, et s’il s’oppose on lui multiplie son amende ou son emprisonnement.

            

Le député savant présenta une requête au ministre du tourisme, parce que des élèves dans les écoles hôtelières ont été forcés à goûter des vins, ils ont refusé et ont alors été renvoyés. Il présenta une autre requête au ministre de l’information, dans le but de purifier les médias de la débauche qui porte atteinte au plus haut point à la droiture et aux bonnes mœurs, ainsi qu’aux choses sacrées. Il adressa aussi une troisième requête au ministre des transports et des communications au sujet des lacunes et des manquements concernant ces domaines. Et le député Savant s’aperçut qu’il déposait requête après requête dans les cloaques. Alors il se présenta devant le parlement pour demander des comptes à son président, et l’accusa de sortir du protocole parlementaire. Le chef du parlement ordonna dans un jeu irritant, que soient insérées les trois requêtes dans  une séance unique, alors que chacune des requêtes nécessitait à elle seule des jours d’audience. Ensuite il appela l’assemblée parlementaire à se prononcer en faveur du parti majoritaire pour rendre vaines ces requêtes. On appela le  ministre du tourisme, mais le gouvernement intervint pour s’opposer à l’insertion de la requête concernant son ministère sur les listes de travail, parce qu’il s’y trouvait une parole déplacée, qui est d’après le procès-verbal : « l’accusation de l’auteur de la requête faite à l’encontre du ministre d’avoir occulté la vérité dans sa réponse aux questions ».

            

Ensuite l’affaire fut soumise aux députés du parlement qui décidèrent de faire rejeter la requête et d’annuler ce qu’on appelle le droit constitutionnel pour un parlementaire de demander des comptes au gouvernement. Ensuite ce fut le tour de la deuxième requête , celle présentée au ministre de l’information, et comme les députés avait soutenu le vin, ils soutinrent la danse, en dépit de leur engagement devant ALLAH à soutenir Sa Chari’a…Ensuite ce fut le tour du ministre des transports, mais les députés virent que l’accusation du ministre concordait avec leurs passions ; alors le député Savant se leva vers la chaire et dit aux députés du parlement : « Messieurs les respectables députés, je ne suis pas le serviteur d’une fonction, et je n’ai que faire d’un siège pour lui-même, et ma devise était, avec les gens de mon parti, « donnez-moi votre voix pour que nous réformions les affaires de ce monde et que nous oeuvrions pour le Din», et je pensais qu’il suffisait, pour atteindre ce but, de présenter des projets de loi islamiques, mais il m’est apparu que cette assemblée ne reconnaît pas l’autorité d’ALLAH, sauf lorsqu’il s’agit de servir l’esprit de parti, et il est improbable qu’elle permette à la Parole d’Allah d’être la plus élevée…  

 

J’ai trouvé que mon travail parmi vous dans ce but était une impasse, c’est pourquoi j’annonce ma démission du parlement, sans regret pour cette fonction. »

 

Et le député Savant rentra chez lui, en avril 1981, et la séance fut levée.


Le député savant quitta le parlement, puis il quitta cette vie quelques années plus tard, et le parlement continua à juger, à légiférer, et à gouverner en s’opposant à ce qu’ALLAH a révélé.

 

 

وصلى الله على محمد النبي الأمي وعلى آله وصحبه وسلم

 

 

Abou Muhammad ‘Âssim el Maqdissi

(Qu’Allah le protège et le fasse sortir des prisons du taghout de Jordanie)

 

 

Traduit par « El Mouwahhidoûn »

‏السبت‏، 27‏ رجب‏، 1425

11/09/2004

 

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Ibn Taymiya dit dans Al Fatâwâ Al Koubrâ, volume 5 page 18 :



فإن العقاب لا يجوز أن يكون إلا على ترك واجب أو فعل محرم ولا يجوز إكراه أحد إلا على ذلك والإيجاب والتحريم ليس إلا لله ولرسوله فمن عاقب على فعل أو ترك بغير أمر الله ورسوله وشرع ذلك دينا فقد جعل لله ندا ولرسوله نظيرا بمنزلة المشركين الذين جعلوا لله أندادا أو بمنزلة المرتدين الذين آمنوا بمسيلمة الكذاب وهو ممن قيل فيه: { أَمْ لَهُمْ شُرَكَاءُ شَرَعُوا لَهُمْ مِنَ الدِّينِ مَا لَمْ يَأْذَنْ بِهِ اللَّهُ } الشورى: 21

 

« La punition ne peut avoir lieu que lorsqu’on abandonne une obligation ou bien lorsqu’on commet un interdit, et il n’est pas permis d’astreindre qui que ce soit à autre que cela. Et l’obligation comme l’interdiction n’appartiennent qu’à Allah et Son messager, donc celui qui puni un acte ou un abandon sans qu’Allah ne l’ai commandé, ni Son messager, et légifère cela et en fait une obéissance permanente: il a donné un égale à Allah, et un semblable à Son messager, il est au rang des idolâtres qui ont donné à Allah des égaux, ainsi que les apostats qui crurent en Moussaylima le menteur. Il est de ceux sur qui il fut dit: « Auraient-ils des associés qui leur auraient légiféré des lois qu’Allah n’a jamais permise ? » (sourate 42 verset 21) » fin de citation.

 

 

Ibn Taymiya a dit dans Majmoû‘ Al Fatâwâ volume 8 page 220 :

 

فَمَنْ كَانَ مِنْ الْمُطَاعِينَ مِنْ الْأُمَرَاءِ وَالْعُلَمَاءِ وَالْمَشَايِخِ مُتَّبِعًا لِلرَّسُولِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَمَرَ بِمَا أَمَرَ بِهِ وَدَعَا إلَيْهِ وَأَحَبَّ مَنْ دَعَا إلَى مِثْلِ مَا دَعَا إلَيْهِ ، فَإِنَّ اللَّهَ يُحِبُّ ذَلِكَ ، فَيُحِبُّ مَا يُحِبُّهُ اللَّهُ ؛ لِأَنَّ قَصْدَهُ عِبَادَةُ اللَّهِ وَحْدَهُ ؛ وَأَنْ يَكُونَ الدِّينُ لِلَّهِ ؛ وَمَنْ كَرِهَ أَنْ يَكُونَ لَهُ نَظِيرٌ يَدْعُو إلَى ذَلِكَ ؛ فَهَذَا يَطْلُبُ أَنْ يَكُونَ هُوَ الْمُطَاعَ الْمَعْبُودَ ؛ وَلَهُ نَصِيبٌ مِنْ حَالِ فِرْعَوْنَ وَأَشْبَاهِهِ ؛ فَمَنْ طَلَبَ أَنْ يُطَاعَ دُونَ اللَّهِ فَهَذَا حَالُ فِرْعَوْنَ ؛ وَمَنْ طَلَبَ أَنْ يُطَاعَ مَعَ اللَّهِ فَهَذَا يُرِيدُ مِنْ النَّاسِ أَنْ يَتَّخِذُوا مِنْ دُونِ اللَّهِ أَنْدَادًا يُحِبُّونَهُمْ كَحُبِّ اللَّهِ ؛ وَاَللَّهُ سُبْحَانَهُ أَمَرَ أَنْ لَا يُعْبَدَ إلَّا إيَّاهُ وَلَا يَكُونَ الدِّينُ إلَّا لَهُ

 

« Quiconque se fait obéir parmi les dirigeants, les savants ou les Cheykh, en se conformant au prophète salla llahou ‘alayhi wa sallam, ordonnant ce qu’il ordonna et y incitant les gens, et aime celui qui incite à la même chose que lui : alors Allah aime cela : il aime ce qu’Allah aime car son objectif est d’adorer Allah uniquement, et que l’obéissance permanente soit pour Allah. Quant à celui qui n’aime pas avoir un rival qui incite à cela : celui là demande à être le seul obéit et le seul adoré et il aura une part du cas de Pharaon et ses semblables. Celui qui demande à être obéit en dehors d’Allah, il est comme Pharaon, et celui qui demande à être obéit avec Allah : celui là veut que les gens prennent en dehors d’Allah des égaux qu’ils aiment comme ils aiment Allah, alors qu’Allah ordonna qu’on n’adore que Lui et que l’obéissance permanente ne soit que pour Lui. »

 

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Sheikh Muhammad Ibn Ibrahim Al Sheikh et la législation en dehors d'Allah.

 

Sheikh Muhammad Ibn Ibrahim Al Sheikh dit dans Majmoû‘ Al Fatâwâ 6/188, 189 :

 

 

 (1451 ـ س : هل تجب الهجرة من بلاد المسلمين التي يحكم فيها بالقانون ج : البلد التي يحكم فيها بالقانون ليست بلد إسلام . تجب الهجرة منها ، وكذلك إذا ظهرت الوثنية من غير نكير ولا غيرت فتجب الهجرة فالكفر بفشو الكفر وظهوره . هذه بلد كفر. أما إذا كان قد يحكم فيها بعض الأفراد أو وجود كفريات قليلة لا تظهر فهي بلد إسلام . ... ولعلك أن تقول : لو قال من حكم القانون : أنا أعتقد أنه باطل فهذا لا أثر له ، بل هو عزل للشرع ، كما لو قال أحد : أنا أعبد الأوثان، وأعتقد أنها باطل. وإذا قدر على الهجرة من بلاد تقام فيها القوانين وجب ذلك

 

 

« Fatwa n° 1451, question : Est-il obligatoire d’émigrer d’un pays de musulmans gouverné par une loi forgée

 

Réponse : Le pays dans lequel on gouverne par une loi forgée n’est pas un pays islamique, et il est obligatoire de le quitter, tout comme le pays dans lequel l’idolâtrie apparaît ouvertement sans qu’il n’y ait de blâme ou sans qu’on change la situation, il faut quitter un tel pays. En effet, la mécréance arrive lorsqu’il y a propagation de la mécréance et qu’elle apparaît au grand jour. Un tel pays est un pays mécréant. Par contre, s’il arrive qu’on juge par cette loi dans certains cas isolés, ou qu’il y ait certaines mécréance en petit nombre et sans qu’elles ne soient apparentes au grand jour, alors c’est un pays d’Islam… » 

 

Jusqu’à ce que le Cheykh dise : 

 

« …Et tu pourras dire, si une personne qui gouverne par une loi forgéedirait « Mais j’ai conviction que cette loi est fausse » que ceci (cette prétention) n’a aucun effet sur lui. Au contraire, il a cessé d’appliquer la loi islamique, et c’est comme si une personne disait « J’adore les idoles, mais j’ai conviction que ces idoles sont fausses. Et s’il est capable d’émigrer de ce pays où on gouverne par les lois humaines forgées, cela devient une obligation pour lui » Fin de citation.

 

 

Mouhammad Ibn Ibrâhîm Âl Cheykh dit dans majmoû’ Fatâwâ, volume 12 page 280 :



القوانين كفر ناقل عن الملة . اعتقاد أنه حاكمة وسائغة وبعضهم يراها أعظم فهؤلاء نقضوا شهادة أن محمد رسول الله. ولا إله إلا الله أيضاً نقضوها ، فإن من شهادة أن لا إله إلا الله لا مطاع غير الله كما أنهم نقضوها بعبادة غير الله.وأما الذي قيل فيه : كفر دون كفر . إذا حاكم إلى غير الله مع اعتقاد أنه عاص وأن حكم الله هو الحق فهذا الذي يصدر منه المرة نحوها أما الذي جعل قوانين بترتيب وتخضيع فهو كفر وإن قالوا أخطأنا وحكم الشرع أعدل...فهذا كفر ناقل عن الملة



Réponse : Les lois humaines sont une mécréance qui expulse de la religion. Le fait de croire que ces lois sont justes et permises, et certains même en disent encore plus que cela, ces gens là annulent leur attestation que Mouhammad est le messager d’Allah, et annulent également leur attestation qu’il n’y a de divinité qu’Allah. En effet, il fait partie de l’attestation qu’il n’y a de divinité qu’Allah qu’il n’y a aucun être obéit en dehors d’Allah. Aussi, ils l’ont annulée en adorant autre chose qu’Allah. Quant à ce qu'on appel « koufr doûna koufr » (petite mécréance) c’est lorsqu’il se réfère à un autre qu’Allah, en ayant la conviction qu’il est pêcheur et que le jugement d’Allah est la vérité, alors cela est ce qui lui arrive une fois ou quelque chose comme ça. Quant à celui qui place des lois (qawânîn) bien structurées en exigeant la soumission à celles-ci, alors cela est de la mécréance, même s’il dit : « Nous avons tort est le jugement de la loi islamique est plus juste.» Ceci est une mécréance qui exclut de la religion. » Fin de citation.

 

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Quand est ce que juger par autre que ce qu’Allah a révélé constitue une mécréance majeure (kufr akbar) ?

 

 

Par le sheikh Abder Rahman ibn Salih al Mahmud.

 

Extrait du livre "Al Hukm bi ghayri ma anza Allah"

 

Comme il est plus probable que ces versets sont généraux dans leurs applications, est ce que juger par autre que ce qu’Allah a révélé constitue du shirk majeur ou mineur ? L’avis correct – de la majorité des savants – sera exposé par la suite.

 

Avant de s’embarquer sur une discussion plus détaillé du sujet, je voudrais citer deux passages, un d’Ibn al Qayyim et un autre d’Ibn Taymiyah, concernant ce sujet. La raison de ma volonté de les citer est qu’ils parlent exactement du même sujet que nous traitons ici, ils parlent du verset Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les kâfirûnIls expliquent l’origine du différend concernant ce sujet et donnent des exemples de situation ou c’est du kufr majeur et quand c’est du kufr mineur. Je me suis assuré de citer les points pertinents.

 

  1. Ibn al Qayyim, qu’Allah lui fasse miséricorde, a dit (quand il mentionne le kufr mineur) :

 

« C’est l’interprétation d’Ibn ‘Abbâs et de la plupart des sahâbah sur le verset Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les kâfirûnIbn ‘Abbâs dit : ‘Ce n’est pas le genre de kufr qui expulse de l’Islam. C’est du kufr mais ce n’est pas comme mécroire en Allah et au jour dernier.’ C’était aussi l’avis de Tâwûs. ‘Atâ’ a dit : ‘C’est une forme de kufr moindre, une forme d’injustice moindre, une forme de perversité moindre.’ 

 

Certains d’entre eux ont interprété le verset en disant que ne pas juger par ce qu’Allah a révélé car il rejette Ses jugements. C’est l’avis de ‘Ikrimah. Mais cet avis n’est vraisemblablement pas correct, car les rejeter est du kufr, qu’il juge par cela ou non.

 

Certains ont interprété ce verset en disant que ce qui est visé est de ne pas juger par ce qu’Allah a révélé du tout, ce qui inclut de ne pas juger sur la base du Tawhîd et de l’Islam. Ceci est l’interprétation de ‘Abdul ‘Azîz al Kanâni. Ceci semble aussi être incorrect, car la menace concerne le fait de ne pas juger par les jugements révélés, ce qui signifie ne pas du tout juger avec la Shari’ah ou ne pas juger avec quelques aspect de la Shari’ah.

 

D’autres l’ont interprété en disant que ce qui est visé est de juger délibérément d’une manière qui va à l’encontre du texte, non par ignorance ou mauvaise interprétation... Al Baghawi l’a rapporté des savants.

 

D’autres encore l’ont interprété en disant que cela visé les gens du Livre. C’est l’avis de Qatâdah, Ad Dahhâk et d’autres. Ceci ne semble pas être correct et va à l’encontre du sens apparent du texte, il ne doit dont pas être accepté.

 

L’avis correct est que juger conformément par autre que ce qu’Allah a révélé inclut le kufr majeur et mineur, en fonction de la situation du juge. S’il croit qu’il est obligatoire de juger conformément à ce qu’Allah a révélé dans ce cas, mais il s’en détourne mais pas par insoumission, tout en reconnaissant qu’il mérite un châtiment, alors c’est du kufr mineur. Mais si il croit que ce n’est pas obligatoire et que c’est à lui de choisir, même si il est certains que c’est le jugement d’Allah, alors c’est du kufr majeure. S’il est ignorant du jugement ou fait une erreur, alors il est dans l’erreur et est sujet au jugement de ceux qui se trompent. » Fin de citation [Madârij as Sâlikîn, 1/336-337]

 

Points à retenir de cette parole d’Ibn al Qayyim :

 

  • Il considère l’avis de ceux qui limite le sens du verset à ceux qui rejette (qu’il est obligatoire de juger conformément à ce qu’Allah a révélé) comme faible. Il dit que le simple fait de rejeter est du kufr, qu’il juge avec la Shari’ah ou non.


  • Il considère comme faible l’avis de ceux qui disent que ce qui est visé est de ne pas juger du tout avec ce qu’Allah a révélé.


  • Il ne commente pas ce qu’Al Baghawi a rapporté, même si il dit ce qu’il dit.


  • Il considère comme faible l’avis de ceux qui l’applique seulement sur les gens du Livre.


  • En ce qui concerne le kufr mineur, il dit « dans ce cas… ».

 

  1. Sheikh al Islam Ibn Taymiyah a dit, à la suite de son commentaire sur les textes dans lesquels le Messager d’Allah sala Allahu ‘alayhi was Salam et d’autres ordonnent de juger conformément à ce qu’Allah a révélé :

 

« (Allah) lui a ordonné de juger par ce qu’Allah a révélé et l’a mis en garde de crainte qu’ils se détournent de certaines choses qu’Allah a fait descendre sur lui. Il lui a dit que c’était le jugement d’Allah, et quiconque recherché quoique ce soit d’autre comme jugement recherché en faite le jugement de la jâhiliyah. Et Il dit : Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les kâfirûnSans aucun doute, quiconque ne croit pas qu’il soit obligatoire de juger selon ce qu’Allah a révélé à Son Messager est un kâfir, et quiconque croit qu’il est permit de gouverner les gens selon ses propres opinions, se détournant et ne suivant pas ce qu’Allah a révélé est aussi un kâfir. Il n’y a aucune nation qui n’enjoint pas de juger avec justice, mais la justice selon eux peut être ce que pense leur leader. En effet, beaucoup de ceux qui affirment être musulman juge selon leurs coutumes, lesquels n’ont pas étaient révélé par Allah, tel que les coutumes des bédouins ou les commandements de leur chef. Ils pensent que c’est ce avec quoi ils devraient gouverner, à la place du Qur’an et de la Sunnah. Ceci est du kufr. Beaucoup de gens sont devenu musulmans, mais ils continuent de ne pas juger avec tout autre chose que leurs coutumes courantes parmi eux et qui sont dicté par leurs chefs. S’ils savent qu’il n’est pas permit de juger pas autre que ce que Allah a révélé et n’adhère pas à cela, mais plutôt ils s’autorisent à juger avec ce qui va à l’encontre de ce qu’Allah a révélé, alors ils sont kâfir ; Autrement ils sont ignorant, comme ceux que nous avons décrit plus haut.

 

Allah a ordonné à tous les musulmans, quand ils se disputent concernant une chose, de référer ce différent à Allah et Son Messager. Allah a dit :

 

Puis, si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez-le à Allah et au Messager, si vous croyez en Allah et au Jour dernier. Ce sera bien mieux et de meilleure interprétation (et aboutissement)(Qur’an 4 : 59)

 

 Non!... Par ton Seigneur! Ils ne seront pas croyants aussi longtemps qu’ils ne t’auront demandé de juger de leurs disputes et qu’ils n’auront éprouvé nulle angoisse pour ce que tu auras décidé, et qu’ils se soumettent complètement [à ta sentence]  (Qur’an 4 : 65)

 

Quiconque n’adhère pas au fait de se référer à Allah et Son Messager dans le jugement concernant les litiges qui apparaissent entre les gens, Allah a juré par Lui-même qu’une tel personne ne croit pas. Mais si il adhère au jugement d’Allah et de Son Messager, intérieurement et extérieurement, mais désobéit et suit ses passions, alors son statut est semblable à ceux des pécheurs.

 

Ce verset est l’un des éléments que les Khawârij ont utilisé comme preuve pour rendre mécréant les figures d’autorité qui n’ont pas jugé par ce qu’Allah a révélé. Alors ils (les Khawârij) ont déclaré que leur croyance était le jugement d’Allah. Les gens ont exprimé plusieurs opinions –plus que nous pouvons en listé ici – mais ce que j’ai mentionné ici est celui qui est indiqué par le verset.

 

Le fait est que juger avec justice est absolument obligatoire, en tout temps et en tout lieu, pour toute personne, dans le cas de chaque personne. Juger par ce qu’Allah a révélé à Muhammad sala Allahu ‘alayhi was Salam est un type de justice spécifique, c’est la meilleur et la plus parfaite justice. Juger avec cette justice est obligatoire pour le Prophète ‘alayhi as Salat was Salam et pour tous ceux qui le suivent. Quiconque n’adhère pas aux jugements d’Allah et Son Messager est un kâfir.

 

Et ceci est obligatoire pour la ummah (communauté Islamique) pour toutes leurs disputes, que ce soit à propos de la croyance ou pour des questions pratiques. Allah a dit :

 

Les gens formaient (à l’origine) une seule communauté (croyante). Puis, (après leurs divergences,) Allah envoya des prophètes comme annonciateurs et avertisseurs; et Il fit descendre avec eux le Livre contenant la vérité, pour régler parmi les gens leurs divergences.(Qur’an 2 : 213)

 

Donc, dans les questions qui sont communes à la ummah dans son ensemble, il n’est pas permit de juger ou gouverner selon autre chose que le Qur’an et la Sunnah. Personne n’a le droit de faire en sorte que les gens suivent un savant, un amîr, un sheikh ou un roi. Quiconque croit qu’il peut juger entre les gens conformément à ce genre de choses, et ne juge pas selon la Qur’an et la Sunnah, est un kâfir.

 

Les juges des musulmans jugent dans des cas spécifiques et non en ce qui concerne des questions générales. S’ils jugent un cas spécifique, alors ils doivent le faire selon le Livre d’Allah ; si ce n’est pas possible, alors selon la Sunnah du Messager d’Allah. S’ils n’y trouvent pas de réponse, alors le juge doit s’efforcer de faire son ijtihad. » Fin de citation [Minhâj as Sunnah, 5/130-132.]

 

Points à retenir de la parole de sheikh al Islam :

 

  • Il mentionne celui qui considère comme permit (de juger par autre que ce qu’Allah a révélé), et le rend mécréant.


  • Il mentionne ceux qui juge selon leurs propres coutumes, tel que les coutumes des bédouins et les ordres de leurs chefs, pensant que c’est ce avec quoi il devrait juger. C’est du kufr.


  • Quiconque n’adhère pas au fait de se référer au jugement d’Allah et de Son Messager, Allah a juré par Lui-même qu’une tel personne n’est pas croyante.


  • Quiconque n’adhère pas au jugement d’Allah et de Son Messager est kâfir.


  • Celui qui y adhère (à la Shari’ah d’Allah), intérieurement et extérieurement, mais désobéit et suit ses passions à le même statut que les pécheurs. Nous devons remarquer qu’il dit : « intérieurement et extérieurement ».


  • Nous devons aussi noter qu’il vise les affaires qui sont commune à la ummah, et que personne n’a le droit d’inviter les gens à suivre les paroles d’un savant, d’un sheikh, ou d’un roi. Plutôt le jugement ne devrait pas passer par eux mais par le Qur’an et la Sunnah. Ici il vise la loi général (shari’ah) qui s’applique à tous.

 

À partir de cette introduction, nous allons maintenant traité de ce sujet en détail, qui est d’examiner les cas dans lesquels juger par autre que ce qu’Allah a révélé constitue du kufr majeur.

 

Les cas ou le kufr est majeur

 

 

Ces cas peuvent être divisés en trois catégories :

 

La croyance (le déni et le fait croire que le licite est illicite et vice versa)


Ceci est basé sur le principe qui est unanimement reconnu par les savants, que quiconque reni (rejette) une chose qui est bien connu et très bien établit comme faisant partie de L’islam (dont aucun musulmans ne serait excusé de l‘ignorer), que se soit l’un des principes de base (usûl ad dîn) ou une chose moindre, ou qui reni ne serait ce qu’une lettre du Message que le Messager d’Allah sala Allahu ‘alayhi was Salam a transmit – qui inclut le fait de renier les obligation et considérer permit ce qui est interdit – tout cela est du kufr majeur qui expulse de l’Islam.

 

Étant donné que certaines personnes sont très confuses à propos du fait que commettre un acte harâm ou négliger une obligation sans renier que cela soit harâm ou que certaines choses sont obligatoire, et pensent que tout ceci relève de la première catégorie (tout ce qui expulse de l’Islam), il est nécessaire de clarifier ce sujet. Dans le passé, les khawârij se sont égarés à ce sujet, et certains d’entre ceux qui se sont trop précipité à donné des jugements sur les gens peuvent aussi s’égaré de manière similaire.

 

Après avoir cité les avis des savants, et définit la problématique, nous allons maintenant lister les cas dans lesquels juger par autre que ce qu’Allah a révélé constitue une mécréance majeur :

 

  1. Il est dit dans Al Mughni : « Quiconque croit en la licéité d’une chose ou il y a un consensus quant à sont interdiction, et que ce jugement est très connu parmi les musulmans, et qu’il n’y a pas de place pour la confusion car les textes le concernant sont clair –tel que le porc, l’adultère et d’autre chose sur lesquels il n’y a pas de divergence – est un kâfir, pour les même raisons que nous avons mentionné concernant celui qui ne prie pas… » [Al Mughni, 12/276 avec le commentaire, publié chez Dâr Hajr.]

 

  1. Al Qarrâfi a dit dans Al Furûq : « L’essence du kufr est la violation spécifique de l’inviolabilité de la Seigneurie, en ne reconnaissant pas l’existence du Créateur, ou en rejetant une chose qui est bien connu et bien établi en Islam (dont nul musulman n’a d’excuse de l’ignorer), tel que renier la prière ou le jeûne. Ceci n’est pas limité aux obligations ou aux actes d’adoration ; si une personne renie une chose qui est permise et bien connu, il est un kâfir, par exemple quelqu’un qui dirait qu’Allah ne nous permet pas de manger des figues ou des raisins. Il ne devrait pas venir à l’idée que celui qui renie une chose unanimement reconnu est un kâfir dans tout cas de figure ; la chose reconnue par consensus doit être un sujet bien établi en Islam, dans la mesure où il n’y a pas d’excuse pour celui qui l’ignore. » [Al Furûq d’Al Qarrâfi, 4/ 115/117, 1ère édition, 1346AH, Dâr Ihyâ’ al Kutub al ’Arabiyah, Caire.]

 

  1. L’autheur de Nihâyat al Muhtâj dit en ce qui concerne l’apostasie :

 

« …ou mécroire au Messager d’Allah… (ou permettre ce qui est interdit par consensus), quand cette prohibition est une chose qui est bien connu et bien établi en Islam (pour lesquels aucun musulman ne peut être excusé de l’ignorer), et qu’il n’y a pas d’excuse possible de l’ignorer, comme l’adultère, la sodomie, boire de l’alcool, ect., - car renier et rejeter ce qui est bien établi et prouvé qu’elle fait partie de la religion de Muhammad sala Allahu ‘alayhi was Salam c’est mécroire en lui (le Prophète). Et l’inverse s’applique aussi, c-a-d, interdire une chose qui est permis par consensus – même si c’est makrûh ceci s’applique quand même – tel que les sujets lié au mariage et au commerce. Ou renier une obligation qui fait l’objet d’un consensus, tel que renier une prosternation des cinq prières quotidienne. Ou en rendant obligatoire une (prosternation) qui est connu comme n’étant pas obligatoire par consensus, tel qu’ajouter une sixième prière ; ou renier qu’une chose est prescrite par la Shari’ah sur laquelle il y a un consensus et que cela est connu, même si c’est nafl, tel que les habituelles prières nafl ou la prière du ’Aid, comme l’a clairement dit Al Baghawi. » [Nihâyat al Muhtâj Sharh al Minhâj, 7/411, édition Al Halabi.]

 

  1. Sheikh al Islam Ibn Taymiyah a dit : « Quiconque ne croit pas que les cinq prières quotidiennes, la zakah, jeûner le mois de Ramadân et faire le pèlerinage à la maison sacré (Ka’bah) sont obligatoire, et ne considèrent pas comme illicite tout ce qu’Allah et Son Messager ont interdit tel que les actes immoraux, l’injustice, le shirk et le mensonge, est un kâfir et un apostat. On doit lui demander de se repentir ; si il se repent, très bien, sinon il doit être tué, selon le consensus de al aimmah (les imams, les grand juristes) des musulmans. Et le fait qu’il prononce les shahâdatayn ne l’aide en rien. » [Majmû’ al Fatâwa, 35/105.]

 

  1. Dû à l’importance du sujet, je voudrais citer une longue parole du sheikh al Islam Ibn Taymiyah concernant cette problématique, dans laquelle il explique la différence entre commettre un péché et croire qu’une chose interdite est permise – ce qui est du kufr majeur. C’est un commentaire important, surtout concernant le sujet que nous traitons ici. Il dit :

 

« Il est bien établi dans le madhab d’Ahl as Sunnah wal Jamâ’ah, basé sur les preuves du Qur’an et de la Sunnah, qu’ils ne considèrent pas les gens de la Qiblah (c-a-d les musulmans) comme des kâfir pour avoir commit des péchés, et ils ne les considèrent pas hors de l’Islam pour avoir fait des actes interdit tel que l’adultère, le vol ou boire de l’alcool, à moins que cela soit accompagné d’un abandon de la Foi. Si cela comprend de rejeter certains aspects de la Foi qu’Allah nous a enjoint, tel que la croyance en Allah, en Ses Anges, en Ses Livres, en Ses Messagers et en la résurrection après la mort, de ce fait il devient un kâfir. Il devient aussi un kâfir s’il ne croit pas que certains devoirs bien établi sont obligatoires, ou s’il ne considère pas comme interdit les choses qui sont bien connu comme étant interdites.

 

Si tu dis que les péchés peuvent être divisé entre ne pas faire ce qui est ordonné et faire ce qui est interdit (les péchés par omission et les péchés par commission), je dis que si une personne ne fait pas ce qui est ordonné, soit il croit que cet ordre est obligatoire, soit il ne croit pas que se soit le cas. S’il croit que cela est obligatoire mais ne le fait pas, alors il ne néglige ce devoir complètement, car il en fait une part, qui est de croire en son obligation, et néglige l’autre part, qui est de l’accomplir. La même chose s’applique à ce qui est interdit ; si une personne le fait, soit il croit que cela est interdit, soit il n’y croit pas. S’il croit que cela est interdit mais le fait quand même, alors il a accomplit à la fois un devoir (qui est de croire en l’interdiction) et accomplit en même temps une chose interdite, il aura donc à la fois une hasanah (bonne œuvre) et une sayi’ah (mauvaise œuvre). Ce que nous visons ici est ce qui concerne les sujets qui sont bien établi et connu en Islam, dont personne ne pourrait être excusé de ne pas croire dans ces obligations ou interdictions. En ce qui concerne celui qui n’a pas la croyance correcte quant à un acte qu’il accomplit ou un acte dont il s’abstient, à cause d’une mauve interprétation ou de l’ignorance pour lequel il peut être excusé, la méthode dont nous parlons ici de ce manque de croyance correcte est similaire à la manière à laquelle nous examinons soit son acte, soit son manque basé sur une mauvaise interprétation ou l’ignorance pour laquelle il peut être excusé.


Quant au fait de ne pas croire à ces lois cela est de la mécréance, mais faire un simple acte harâm n’est pas du kufr – cette question est traité à l’endroit approprié. Ceci est indiqué par le Livre d’Allah dans le verset :


Mais s’ils se repentent (en rejetant le shirk et en acceptant le monothéisme Islamique), accomplissent la Ṣalāt et acquittent la Zakāt, ils deviendront vos frères en religion.(Qur’an 9 : 11).

Accepter et croire (aux lois d’Allah) est ce qui est exigé, selon le consensus ; concernant le fait de ne pas faire ce qui est ordonné, il y a divergence. La même chose s’applique au verset :


Et c’est un devoir envers Allah pour les gens qui ont les moyens, d’aller faire le pèlerinage de la Maison. Et quiconque ne croit pas (rejette le Hajj, alors il mécroit en Allah)... Allah Se passe largement des mondes.(Qu’ran 3/97)


-Ne pas croire que le Hajj est obligatoire et ne pas le faire est du kufr. Croire qu’il (le Hajj) est obligatoire et le faire est ce qui est voulu par le texte, comme il a était dit par les salafs qui affirment : cela veut dire que celui qui ne pense pas que le Hajj est une bonne œuvre, ou que ne pas le faire n’est pas un péché. Mais en ce qui concerne le seul fait de pas le faire, il y a divergence entre les savants.

 

Il y a aussi un hadith d’Abu Bardah ibn Nayyâr, que le Prophète a envoyé à un homme qui avait épousé la femme de son père. Il (le Prophète) lui à ordonné de le décapiter et de prendre ses biens et d’en donner un cinquième à la trésorerie Islamique (comme pour le butin de guerre) ; le fait que ses biens ai était saisi et qu’un cinquième ai était versé à la trésorerie Islamique indique qu’il était un kâfir et non un simple scélérat. Son kufr était dû au fait qu’il ne considérait pas comme harâm ce qu’Allah a interdit. » [Majmû’ al Fatâwa, 20/90-92.]

 

Ibn Jarîr a dit en commentant cet incident :

 

« Ainsi l’acte, de celui qui épousa la femme de son père est une preuve éclatante du fait qu’il a démenti le Prophète dans ce qu’il rapporté de la part d’Allah, et de son Djuhûd d’un verset clairement révélé, la conséquence de son acte fut donc de le tuer et de couper sa tête, c’est pour cela que le Prophète ordonna sa mort et sa décapitation car ceci est sa Sunnah pour celui qui a apostasié de l’Islam » [Tahdhîb Al Athâr 2/148, édition Ar Rashîd.]

 

Sheikh al Islam Ibn Taymiya dit aussi :

 

« Les sahâbah –tel que ‘Umar, ‘Ali et d’autres- en ont fait de même quand Qudâmah ibn ‘Abdullah a bu du vin. Il était de ceux qui avaient combattu à Badr, et il pensait qu’il était permit aux croyants qui font des œuvres vertueuses et qu’il en faisait partie, tout cela à cause d’une mauvaise interprétation du verset :

 

Ce n’est pas un péché pour ceux qui ont la foi et font de bonnes œuvres en ce qu’ils ont consommé (du vin et des gains des jeux de hasard avant leur prohibition) pourvu qu’ils soient pieux (en évitant les choses interdites après en avoir eu connaissance) et qu’ils croient (en acceptant leur prohibition) et qu’ils fassent de bonnes œuvres…(Qur’an 5 : 93)

 

Les sahâbah se sont accordés sur le fait que s’il persiste dans cela il doit être tué, et s’il se repent il doit être fouetté. Et il s’est repentit et a donc était fouetté(note du sheikh Al Mahmûd : Il doit être noté que Qudâmah a bu du vin pensant que cela était permit, mais il se trompé. Les sahâbah était d’accord qu’après que la preuve lui soit établi et expliqué ainsi qu’a ceux qui pensé comme lui, ils devaient être tué, sinon ils étaient fouetté. Ils se sont repentit du fait de croire qu’il était permit de consommer de l’alcool, et ont étaient fouetté. Voir Al Mughni d’Ibn Qudâmah, 12/276 ; Al I’tisâm, 2/46. La version original de cette histoire est rapporté dans Musannaf ‘Abdu Razzâq, 9/240 ; Sunan al Bayhaqi al Kubra, 8/315-316 ; Musannaf Ibn Abi Shaybah, 10/39.).


Quant au fait de pécher, le fait de couper la main du voleur et la flagellation du fornicateur sont mentionné dans le Qur’an, mais ne statut pas du kufr de son auteur. Le Qur’an parle aussi du combat entre deux groupes de croyants, quand l’un d’eux est dans l’erreur, ils sont toujours des croyants et des frères… »[Majmû’ al Fatâwa, 20/92.]


Le sujet peut être davantage clarifié en se référant à ce qu’Ibn Taymiyah dit en distinguant entre le croyant qui va à l’encontre de la Shari’ah en commettant un péché, et celui qui ne croit pas qu’une chose qui est bien établi et bien connu, pour laquelle il ne peut y avoir d’excuse pour ne pas y croire, que sa croyance soit accompagné par le fait d’accomplir un acte harâm ou négliger un devoir obligatoire. Le premier est un croyant qui fait une erreur, et le deuxième est un kâfir. Quiconque dit que le zina est permit, quand ses pairs ne peuvent connaitre son statut, il rejette la croyance obligatoire qu’Allah a interdit le zina, ect. Mais quiconque croit que le zina est interdit, puis commet ce péché, c’est un pécheur qui mérite d’être punit, mais il n’est pas un kâfir.


Ayant introduis le sujet de rejeter une obligation bien établi et considérer comme interdit une chose qui est permit, et la manière dont ceci est lié à la Foi, nous allons maintenant retourner au fait de ne pas juger avec ce qu’Allah a révélé, et le lien entre ces deux sujets.


Les savants ont inclut dans ce sujet tout ce qui indique le rejet des lois d’Allah, ou préférer toutes autres lois que celles d’Allah, ou la croyance que la religion ne s’applique pas dans nos vies, car tout ceci inclut le rejet de certains éléments de la Foi et de la Shari’ah qui sont bien établi et bien connu dans le Livre d’Allah, et la Sunnah de Son Messager et du consensus de la ummah.


Par conséquent les savants ont statué du kufr majeur sur ce qui suit :


  1. Quand le gouverneur ou le juge qui juge par autre que ce qu’Allah a révélé renie que le jugement d’Allah et de Son Messager est celui qui doit être suivi, et c’est ce qui est rapporté d’Ibn ‘Abbâs (Ibn Jarîr, 10/357, récit numéro 12063.). C’était aussi l’avis d’Ibn Jarîr que ceci constitue un rejet du jugement shar’i révélé par Allah. Tout ceci n’est pas sujet à divergence entre les savants. Le principe bien établi sur lequel ils se sont accordé est que quiconque renie et rejette un des principes de base de la religion, ou un sujet mineur sur lequel il y a consensus, ou renie ne serait ce qu’une seule lettre qui est clairement rapporté du Messager d’Allah sala Allahu ‘alayhi was Salam, devient un kâfir, d’un kufr qui l’expulse de l’Islam (Voir Tahkîm al Qawânîn de sheikh Muhammad ibn Ibrâhîm, p. 5, 1ère édition.).

 

Les paroles d’Ibn Jarîr sur lesquels sheikh Muhammad Ibn Ibrâhîm s’est référé :

 

« Si quelqu’un venait à dire que le verset vise tout ceux qui ne juge pas conformément à ce qu’Allah a révélé, alors comment peut-on maintenant la limiter ?Nous dirions qu’Allah l’affirme dans des termes généraux concernant les gens qui, selon le jugement d’Allah donné dans Son Livre, reniaient et rejetaient Son jugement, Il a donc dit qu’en se détournant du jugement D’Allah de la même façon qu’eux, ils sont devenu des kâfir. On peut dire la même chose de toutes personne qui ne juge pas conformément à ce qu’Allah a révélé et le rejette, il est un kâfir qui mécroit en Allah, comme l’a dit Ibn ‘Abbâs, car rejeter le jugement d’Allah après avoir su qu’Il l’a révélé dans Son Livre est comme rejeter Son Messager après avoir su qu’il est un Prophète. » [Tafsîr at Tabari, 10/358.]

 

Pensez à ce qu’a dit at Tabari :

 

« … est comme rejeter Son Messager après avoir su qu’il est un Prophète. »

 

Compare donc ce qui vient d’être dit à ce que nous avons dis à propos du fait de considérer ce qui est interdit (juger par autre que ce qu’Allah a révélé) comme étant permit.

 

  1. « Quand un gouverneur ou un juge qui juge par autre que ce qu’Allah a révélé ne rejette pas que le jugement d’Allah et de Son Messager est vrai, mais il croit que le jugement d’un autre que le Messager est meilleur, et plus adapté à ce que les gens ont besoin pour trancher dans leur litiges, soit de manière absolue soit relativement à certains événements nouveaux issus de l'évolution du temps et le changement des situations. Sans aucun doute ceci est une mécréance majeure, car le gouverneur a préféré les lois inventées par de simples créatures, et qui ne sont que des idées qu'élaborent la leurs faibles intellects et le résultat de la pensée humaine, au jugement du Sage et Digne de louanges. » [Tahkîm al Qawânîn, p. 5. Voir aussi Majmû’ al Fatâwa d’Ibn Taymiyah, 27/58.]

 

  1. Quand il ne croit pas qu’il (le jugement de tout autre que celui d’Allah) est meilleur que le jugement d’Allah et de Son Messager, mais qu’ils sont égaux. Ceci est similaire aux deux exemples précédents, et ceci est le kufr qui expulse une personne de l’Islam, car cela indique qu’il considère les créatures à ‘égal du Créateur, et cela va à l’encontre du verset :

 

Il n’y a rien qui Lui ressemble…(Qur’an 42 : 11)

 

-et d’autres versets similaire qui indique qu’Allah est unique dans Sa perfection et qu’Il est au dessus de toutes ressemblances à Ses créatures dans Son essence, Ses attributs, Ses œuvres et Son jugement entre les gens concernant leurs litiges (Voir Tahkîm al Qawânîn, p. 5 et 6.)

 

  1. Quand il ne croit pas que le jugement du gouverneur qui juge selon ce qu’Allah n’a pas révélé est égal au jugement d’Allah et de son Messager, sans parler de croire que cela est meilleur, mais il croit qu’il est permit de juger d’une manière qui va à l’encontre du jugement d’Allah, ceci est comme le cas précédent et la même chose s’y applique, car il croit que ce qui est bien établi dans les textes clair et sahîh comme étant interdit est permit (Voir Tahkîm al Qawânîn p.6.).

 

Regarde comment il à lié le fait de croire qu’il est permit d’une manière qui va à l’encontre de ce qu’Allah a révélé avec le fait de considéré permise une chose interdite, car ils sont tout deux interdit, et sont tout deux un rejet de la Shari’ah.

 

Sheikh ‘Abdul’Azîz ibn Bâz a dit :

 

« Quiconque juge par autre que ce qu’Allah a révélé tout en pensant que cela est meilleur que les lois d’Allah est un kâfir selon le consensus des musulmans. La même chose s’applique à celui qui gouverne avec les lois humaines à la place des lois d’Allah et pense que cela est permit –même s’il dit que juger avec la Shari’ah est meilleur- c’est un kâfir car il considère comme permit ce qu’Allah a interdit. » [Majmû’ al Fatâwa d’Ibn Bâz, 4/416.]

 

D’autres cas similaire sont aussi assimilés à ce qui a été précédemment dit. Ils sont tous inclut dans cette rubrique, on y trouve :

 

  1. Ceux qui croient que le système Islamique n’est adapté à notre époque.

 

  1. Ou ils croient que l’Islam est la raison de la faiblesse et de l’état arriéré des musulmans.

 

  1. Ou que l’Islam est limité à la relation cultuelle entre le croyant et son Seigneur, sans qu’il participe aux autres domaines de la vie.

 

  1. Ou qu’ils pensent qu’appliquer le jugement d’Allah en coupant la main du voleur ou lapidé l’adultérin n’est pas approprié à notre époque.

 

Ces cas et exemples ont étaient mentionné par Ibn Bâz quand il parlait des annulatif de l’Islam, Il a dit :

 

« Sont inclut dans la quatrième catégorie (Tiré de Nawâqid al Islam du sheikh Muhammad Ibn ‘Abdul Wahhâb, qui est « Celui qui a la conviction qu’une guidée, autre que celle du Prophète (salla Allahou ‘alayhi wa salam) est plus parfaite que la sienne, ou qu’un jugement autre que le sien est meilleur, comme ceux qui préfèrent le jugement des tawâghît à son jugement, est un mécréant. ».) ceux qui croient que les systèmes juridiques forgés par les hommes sont meilleur que la Shari’ah Islamique, ou qu’ils sont égaux, ou qu’il est permit de s’y référer dans le jugement –même s’il croit que la Shari’ah est meilleur- ou que le système Islamique n’est pas adapté au vingtième siècle, ou qu’il est la cause de la faiblesse et de l’arriération des musulmans, ou qu’il est limité à la relation entre le croyant et Son Seigneur, sans que cela ne participe à toutes autres aspect de la vie. Y est aussi inclut ceux qui pense qu’implanter le jugement d’Allah en coupant la main du voleur ou lapider l’adultérin n’est pas approprié à notre époque. Et est aussi inclut toute personne qui croit qu’il est permit de juger par un autre système que la Shari’ah d’Allah en ce qui concerne les transactions, les peines légales, ect –même si il ne croit pas que cela soit meilleur que la Shari’ah d’Allah- car en ayant cette croyance, il a permit ce qu’Allah a interdit, selon le consensus des savants, et toute personne qui considère permit ce qu’Allah a interdit –parmi les choses bien connu et bien établi comme interdite en Islam, et dont personne est excusé de l’ignorer, tel que l’adultère, l’alcool, le riba et juger par autre que ce qu’Allah a révélé- est un kâfir selon e consensus des musulmans. » [Majmû’ al Fatâwa d’Ibn Bâz, 1/137.]

 

Ces sujets sont souvent traités par les savants quand ils réfutent les bâtinis qui, d’une façon ésotérique, ont mal interprété les lois. Nul ne doute de leur mécréance. Les savants on aussi évoqué ces sujets pour réfuter les soufis extrémistes qui ont affirmé avoir connaissance de l’invisible et qui ont aussi affirmé, en se basant sur l’histoire de Mûsa et Al Khidr, qu’il est permit d’outrepasser la loi du Prophète Muhammad sala Allahu ‘alayhi was Salam dans le cas de ceux qu’ils appellent awliyâ’ (« les saints »).

 

Sheikh al Islam Ibn Taymiyah a dit :

 

«S’ils pensent qu’une autre guidance que celle du Prophète sala Allahu ‘alayhi was Salam est plus parfaite que la sienne, ou que les awliyâ’ sont autorisé à outrepasser la Shari’ah de Muhammad –comme Al Khidr ‘alayhi as Salam est allé au-delà des lois de Mûsa (Moïse) ‘alayhi as Salam- il est alors un kâfir qui doit être tué après l’avoir exhorté à se repentir, car l’appel de Mûsa n’était pas universel et Al Khidr n’était pas obligé de suivre Mûsa. En effet, Al Khidr a dit à Mûsa, je sais quelque chose dont Allah m’a informé que tu ignore, et tu sais des choses qu’Allah t’a révélées et que j’ignore.

 

Mais Muhammad Ibn ‘Abdullah ibn ‘Abdul Muttalib ‘alayhi as Salat was Salam est le Messager d’Allah envoyé à tous, jinns et humains, Arabes et non Arabes, proches et éloignés, rois et sujets, ascètes et non ascètes. Allah dit :

 

Et Nous ne t’avons envoyé qu’en tant qu’annonciateur et avertisseur pour toute l’humanité…(Qur’an 34 : 28)

 

Quiconque croit qu’une personne parmi les hommes, les savants, les serviteurs ou les rois, est autorisé à ne pas le suivre (c-a-d Le Prophète), lui obéir ou prendre ce qui lui a était donné, le Livre et la Sagesse (la Sunnah) est un kâfir. » [Majmû’ al Fatâwa d’Ibn Taymiyah, 27/58 et 59.]

 

Ce sujet est clair et il n’y a pas de divergence entre les savants en ce qui le concerne.

 

La législation forgée par l’homme qui va à l’encontre des lois d’Allah


C’est une des façons de juger par autre que ce qu’Allah a révélé qui relève du kufr akbar. Avant de rentrer dans les détails de ce qu’ont dit les savants à ce sujet, nous devons d’abors noter les points suivants :

  1. D’après ce que nous avons déjà exposé (notamment dans le chapitre 2) il est clair que le jugement et la législation, les ordres et les interdictions, décider de ce qui est halâl ou hâram ou permit –que se soit sur un individu, une famille, une communauté ou état, dans tout les aspects de la vie- tout cela est un droit réservé à Allah seul sans associé.


Nous avons précédemment présenté les preuves de cela, sans cité toutes les preuves en détail. Ce qui a était cité avant est suffisant pour celui qu’Allah a guidé sur la voie droite.


  1. Quand les hommes –à la place d’Allah- légifèrent des lois qui s’appliquent à tous et mettent en place des systèmes qui vont à l’encontre des lois d’Allah, cela indique deux choses :

 

  1. Rejeter la Shari’ah d’Allah, car si ils ne l’avaient pas rejeté, pourquoi la remplacerait elle par autre chose ?

  2. Transgresser sur un droit qui est exclusif à Allah, le droit de juger et de légiférer, qui sont exclusif à Lui seul.

 

De là, nous constatons que certains savants ont décrit cela comme faire de ce qui est interdit une chose permise, car celui qui fait cela pense qu’il est permit de juger par autre que ce qu’Allah a révélé. Nous citerons certains de leur commentaire à ce sujet in cha Allah.

 

  1. Quiconque médite sur l’histoire pour laquelle le verset Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les kâfirûn fut révélé constatera qu’il n’est vise pas seulement le fait de tomber dans le péché (ou dans l’injustice, comme ils avait l’habitude de faire concernant les adultérins, quand ils appliqué la peine aux pauvre et non aux notables) ; plutôt, c’est un enjeu majeur, ou les juifs se sont accordé à échanger le jugement d’Allah concernant les adultérins. Il doit être noté ici qu’ils n’ont pas fait de cela (c-a-d échanger la loi d’Allah) une chose permise mias se sont plutôt détourner du jugement d’Allah, le marié adultérin devait être lapidé, et ils ont échangé cela (le châtiment) par la flagellation et le noircissement du visage. Ils ont fait leur propre système qu’ils ont appliqué à tout le monde. En même temps, ils sentaient qu’ils faisaient une mauvaise chose, et s’en sont senti coupable. De là, quand Muhammad Ibn ‘Abdullah sala Allahu ‘alayhi was Salam est venu à eux, et ils savaient aux fond d’eux que c’était le Messager d’Allah, ils voulaient, d’une manière sournoise, d’attribuer altération du jugement d’Allah au Messager d’Allah. En essayant de faire croire que le jugement d’Allah était la flagellation au lieu de la lapidation.

 

Ceci (l’altération du jugement sur l’adultérin) était un incident mais il a intégré leur système, et Allah les a donc décrit comme des gens qui se hâte vers la mécréance (Qur’an 5 : 41), et les a jugé kâfir. Tout cas similaire au leur –que se soit des gens s’affiliant à l’Islam ou non- est sujet au même hukm (jugement) que celui de ces juifs.

 

Il doit être noté ici que la cause de ce jugement était que les juifs se sont accordés sur cela, et ce n’était pas une situation précise. De là, dans certains récits, il est dit que les juifs ont dit « nous nous sommes accordé » ou « nous nous sommes mit d’accord entre nous pour le garder secret »…

 

  1. L’avis qui dit que cela n’est pas du kufr à moins qu’il considère cela comme étant permit, même s’il établi un système législatif qui affecte tout le monde, ceci est un avis faible, car l’acte (du cœur) seul de considérer cela comme permit est du kufr majeur, sans prendre en compte qu’il légifère des lois ou non. Les juifs, par leurs seuls actes –comme il est stipulé par la cause de révélation du verset- sont devenu des kâfir, et leur kufr n’était pas conditionné sur le fait qu’ils disent que ce qu’is faisaient était permit.

 

  1. L’avis qui dit que cela n’est pas du kufr tant que la personne ne croit pas que se soit permit est la base de l’avis des murji’ah, qui pense que la Foi se trouve uniquement dans le cœur, et que les actes n’ont aucune incidence sur la foi. Sheikh al Islam Ibn Taymiyah les à critiqué pour adhérer à cet avis et a expliqué dans plusieurs de ses écrits ce qui était erroné dans cette avis. (Voir Al Îman al Awsat –Majmû’ al Fatâwa, 7/528, 541, 556, 609 et 616.)

 

  1. Il est essentiel de différencier entre la législation générale qui vise tout le monde sans distinction, tel que les lois qui sont appliqué à tous, et un cas individuel ou un incident isolé. Ce sujet sera traité en détail in cha Allah.

 

Après avoir noté ces points, nous allons maintenant détailler le sujet.

 

Nous devons prendre en compte que ceci inclut toute personne qui affirme qu’il a le droit de décider ce qui est permit et interdit à la place d’Allah. Cela s’applique aussi à ceux qui établissent des lois forgées et font d’elles un système qui donne des jugements, que se système vienne d’une personne, ou qu’il l’importe de l’orient, de l’occident ou de n’importe quel endroit, ou des systèmes de la jâhiliyah. Tout cela est inclut dans le même statut (c-a-d le kufr majeur).

 

Nous allons citer les commentaires des savants à ce sujet, et nous donnerons une brève conclusion générale.

 

Ibn Hazm

 

Il dit :

 

Le report d’un mois sacré à un autre est un surcroît de mécréance. Par là, les mécréants sont égarés: une année, ils le font profane, et une année, ils le font sacré, afin d’ajuster le nombre de mois qu’Allah a fait sacrés…(Qur’an 9 : 37)

 

 Abou Mohammed a dit :

 

« et d’après la langue par laquelle le Coran a été révélé, le surcroît (Az-Ziyâda) à une chose ne peut qu’en faire partie, et ne vient pas d’autre chose, il est donc vrai que le report (d’un mois sacré) est une mécréance et c’est un acte parmi les actes, et c’est rendre licite ce qu’Allah le Très Haut a interdit. Donc quiconque rend licite ce qu’Allah a interdit, tout en sachant qu’Allah l’a rendu illicite, il est alors mécréant par cet acte en lui-même » [Al-Fasl li Ibn Hazm, 3/245, version édité.]

 

Ceci est une parole clair de la part d’Ibn Hazm que permettre ce qu’Allah a interdit et interdire ce qu’Allah a permit est du kufr, est que le simple acte est du kufr en soit, si cela est fait en connaissance du jugement shar’i en question, puis va à son encontre en permettant ce qu’Allah a interdit et interdisant ce qu’Allah a permit.

 

Ash Shâtibi

 

Il a parlé de ce sujet, notamment quand il parle de ceux qui suivent une bid’ah (innovation). Il cite le verset :

 

Ô les croyants: ne déclarez pas illicites les bonnes choses qu’Allah vous a rendues licites. Et ne transgressez pas. Allah, (en vérité,) n’aime pas les transgresseurs. (Qur’an 5 : 87)

 

Puis il mentionne les raisons de sa révélation, et comment certains sahâbah ont décidé de ne pas se marrier ou de ne pas manger de viande…il dit :

 

« …il y a plusieurs éléments qui sont liés à ce problème, le premier est que la prohibition des choses permise et tout ce qui est similaire à cela peuvent avoir plusieurs types. Le premier est quand les gens affirment croire qu’une chose est interdite –c’est ce que font les kuffâr- tel que al bahîrah, as sâ’ibah, al wasîlah et al hâmi, et toute autre cas dans lequel Allah a mentionné que les kuffâr ont commit des interdits sur base de leur seul opinion. Un autre exemple est quand Allah adit :

 

Et ne dites pas, conformément aux mensonges proférés par vos langues: «Ceci est licite, et cela est illicite», pour forger le mensonge contre Allah…(Qur’an 16 : 116)

 

Et il y a des cas similaires ou les musulmans interdisent des choses permises en se basant sur leur propre opinion… » [Al I’tisâm, 1/328.]

 

Ici Ash Shâtibi pointe du doigt la différence entre une personne qui abandonne quelque chose par ascétisme, et permettre ou interdire d’une façon qui va à l’encontre des lois d’Allah –qui est du kufr. Il compare les actes des gens de la jâhiliyah, qui ont interdit les bahîrah, les sâ’ibah, ect… à ce que certains musulmans font quand ils rendent des choses halâl ou harâm en se basant sur leur seule opinion. Ceci est l’essence même de ce que font les législateurs de loi humaine.

 

Ash Shâtibi l’explique dans un autre passage, quand il dit :

 

« Si tu médite sur le fondement de la bid’ah (l’innovation), tu constatera qu’elles varient en degré. Dans certains cas c’est du kufr flagrant, tel que la bid’ah de la jâhiliyah que le Qur’an cite dans les versets comme suit :

 

Et ils assignent à Allah une part de ce qu’Il a Lui-même créé, en fait de récoltes et de bestiaux, et ils disent: «Ceci est à Allah - selon leur prétention! - et ceci à nos divinités.»…(Qur’an 6 : 136)

 

Et ils dirent: «Ce qui est dans le ventre de ces bêtes est réservé aux mâles d’entre nous, et interdit à nos femmes.» Et si c’est un mort-né, ils y participent tous… (Qur’an 6 : 139)

 

Allah n’a pas institué la Bahirala Sāïbala Wasīlani le Hām. Mais ceux qui ont mécru ont inventé ce mensonge contre Allah…Qur’an 5 : 103)

 

La même chose est vrai pour les innovations des hypocrites quand ils ont prit l’Islam comme un moyen de protéger leur personne et leur bien, et d’autres cas similaires ou il n’y a nul doute que c’est du kufr flagrant. » [Al I’tisâm, 2/37.]

 

Qu’est ce qui est inclut dans le passage « d’autres cas similaires » ? Il n’y a aucun doute que les lois humaines qui contredisent les lois d’Allah devrait y être inclut en premier, est la raison est que ces lois, comme les lois de la jâhiliyah, implique les hommes à légiférer à la place d’Allah.

 

Troisièmement, Ash Ashâtibi dit :


 

« Il a aussi était rapporté que les kuffâr étaient coupable d’autres innovations mineurs, mais elles étaient néanmoins sérieuses, tel que quand ils ont alloué une part de leur labour et de leur bétail à Allah, et une autre part à leurs (sois disants) associés (à Allah), puis ils ont décidé que ce qui était pour leurs soit disant associés n’atteindrait pas Allah, mais ce qui était pour Allah pouvait atteindre les soit disant associés (cf. Qur’an 6 : 136) ; et leur tabou concernant les bahîrah, les sâ’ibah, les wasîbah et les hâmi ; et tuer leur propre enfants par folie, sans science (cf. Qur’an 6 : 140) : et leur échec à être juste en ce qui concerne les représailles (qasâs) et l’héritage ; leur injustice en matière de mariage et de divorce ; leur consommation des biens des orphelins au moyen de fourberie et de d’escroquerie ; et d’autre choses similaires qui sont mentionnés dans la Shari’ah et cités par les savants –jusqu’à établir des lois et des législations qui sont devenu une coutume (ou usage) pour eux et il est devenu facile pour eux d’échanger la religion du Prophète Ibrâhîm ‘alayhi as Salam, qui a résulté de leur adoption et acceptation d’un principe additionnel qui les a habilité à établir des lois sans restriction, basé sur leurs caprices et leurs désires… » [Al I’tisâm, 2/210-302.]

 

Médite bien sur sa paroles «établir des lois et des législations qui sont devenu une coutume (ou usage) pour eux… »

 

Sheikh Al Islam Ibn Taymiyah

 

Nous avons déjà cité beaucoup de parole du sheikh sur ce sujet. Ici nous citerons encore plus de parole de lui en ce qui concerne ce sujet. Comme il est bien connu, il se distingue du fait qu’il était un contemporain avec une réelle expérience durant sa vie de gens légiférant des lois qui sont apparu dans le monde musulman, une expérience dont nous regarderons dans une autre partie du livre in cha Allah.

 

Ibn Taymiyah a décrit le cas de celui qui ose échanger la Shari’ah et fait du faux une vérité et vice versa. Il dit – et pense au contexte dans lequel il parlait- :

 

« Si le juge est un homme engagé religieusement, mais émet un jugement sans science, il est parmi les gens de l’enfer. S’il est bien informé mais émet un jugement qui va à l’encontre de ce qu’il sait être correct, il est alors parmi les gens de l’enfer. S’il émet un jugement injuste sans science, il est plus approprié qu’il devrait être parmi les gens de l’enfer. Il en est ainsi s’il juge dans un cas individuel. Mais s’il émet un jugement général concernant la religion des musulmans, faisant de la vérité le faux et du faux la vérité, faisant de la Sunnah une bid’ah et de la bid’ah une Sunnah, faisant de ce qui est bien un mal et du mal un bien, interdisant ce qu’Allah et Son Messager ont enjoint et enjoindre à ce qu’Allah et Son Messager ont interdit, alors cela est un autre affaire et il sera jugé par le Seigneur des mondes, le Dieu des Messagers, le Seul Maitre du jour de la rétribution, A Lui la louange ici-bas comme dans l’au-delà. A Lui appartient le jugement. Et vers Lui vous serez ramenés.(Qur’an 28 : 70) C’est Lui qui a envoyé Son messager avec la guidée et la religion de vérité [l’Islam] pour la faire triompher sur toute autre religion. Allah suffit comme témoin.(Qur’an 48 : 28). » [Majmû’ al Fatâwa, 35/388, voir aussi 3/267 et 268.]

 

Regarde comme il a décrit le jugement général qui contredit la Shari’ah comme étant tune chose très sérieuse, et comment il l’a différencié du jugement d’un cas isolé. Nous avons déjà cité ce qu’Ibn Taymiyah a dit dans Minhâj as Sunnah et comment il a distingué entre les choses qui sont commune à toute la ummah, et les choses qui sont spécifique à l’individu.

 

Dans plusieurs de ses paroles, Ibn Taymiyah explique que si quelqu’un outre passe une des lois bien établi en Islam, il doit être combattu, selon le consensus des musulmans. Nous citerons ses commentaires à ce sujet plus tard in cha Allah.

 

Ibn al Qayyim

 

Il dit :

 

« Il est rapporté dans le Coran et il existe un authentique Consensus que la Religion d’Islam a abrogé toutes les religions précédentes, et que celui qui suit la Torah ou l’Évangile et ne suit pas le Coran est un mécréant. Allah a abrogé toutes les lois qui se trouvaient dans la Torah, l’Évangile, ou d’autres religions, et a rendu obligatoires les Lois de l’Islam aux djinns et aux hommes. De ce fait, il n’y a pas d’interdit sauf celui que l’Islam a interdit, ni d’obligation sauf celle que l’Islam a prescrite. » [Ahkâm Ahl adh Dhimmah, 1/259.]

 

Ibn Kathîr

 

Il est l’un des savants les plus récents qui a vécu à l’époque des Tatars. En commentant ce verset :

 

Est-ce donc le jugement du temps de l’Ignorance qu’ils cherchent? Qu’y a-t-il de meilleur qu’Allah, en matière de jugement pour des gens qui ont une foi ferme?(Qur’an 5 : 50)

 

Il a dit :

 

« Allah le Très Haut dénigre ceux qui sortent de la loi d'Allah comportant tout le bien et interdisant tout le mal, et se dirigent vers une autre loi composée d'opinions, de passions et de termes forgés par les hommes sans se baser sur la loi d'Allah (Shari'ah). Et cela est identique aux gens de la Djâhiliyah qui gouvernaient selon des lois ignorantes et égarées


Et
 c'est identique à ce par quoi les Tatars gouvernent, issu de Gengis Khan, qui leur a forgé le Yâsiq, qui correspond à un livre de lois composé de différentes législations juives, chrétiennes et musulmanes, et où se trouvent beaucoup delois qu'il a tout simplement tirées de sa pensée et de ses passions. Ce livre est devenu une législation suivie par ses descendants, qu'ils mettent en avant par rapport au jugement par le Coran et la Sounnah.

Or quiconque fait cela est devenu
 mécréant, et il est obligatoire de le combattre jusqu'à ce qu'il revienne à la loi d'Allah et de Son Envoyé, et qu'il ne gouverne que par cela, dans tous les domaines. » [Tafsîr Ibn Kathîr, 3/122 et 123, Ash Sha’b édition.]



Le simple de se référer au Yâsiq pour tout jugement est du kufr ; il n’est pas conditionné par le fait de prononcer les paroles qui indique qu’il considère cela comme permit. De là, Ibn Kathîr dit dans Al Bidâyah wan Nihâyah :



« Quiconque délaisse la Shari’ah claire, qui a été révélé à Muhammad Ibn Abdullah, le Sceau des Prophètes, et prend le Hukm d’autre chose que cela parmi les lois du Kufr qui sont abrogées, il a mécrut. Donc que dire de celui qui prend le Hukm du Yâsiq et le met avant elle [la Shari’ah de l’Islam]?! Quiconque agit ainsi, il a mécrut selon le consensus des Musulmans. » [Al Bidâyah wan Nihâyah, 13/119.]



Regarde comment Ibn Kathîr a jugé celui qui se réfère aux lois abrogés pour le jugement ; en ce qui concerne ceux qui se réfère au Yâsiq pour le jugement et les lois humaines contemporaine, qui sont encore pire.



Quiconque pense que la fatwa d’Ibn Kathîr et le consensus (ijmâ’) qu’il applique sur les Tatar, ou que leur kufr était due à une autre raison que le fait de se référer au Yâsiq pour le jugement est entrain d’essayer d’interpréter ses paroles d’une façon différente de ce qu’elles visent. En fait, il visé une porté général quand il dit : «cela est identique aux gens de la Djâhiliyah qui gouvernaient selon des lois ignorantes et égarées » et «Et c'est identique à ce par quoi les Tatars gouvernent, issu de Gengis Khan ». Puis il dit : «Or quiconque fait cela est devenu mécréant » il a donc donné des exemples, puis a indiqué que ces jugements étaient généraux dans leur application. Leur avis (à ceux qui interprète la parole d’Ibn Kathîr) n’a aucun fondement. Ô Allah, nous cherchons refuge auprès de toi pour ne pas être submergé par nos passions et nos désires.



Sheikh ‘Abdul Latîf ibn ‘Abdur Rahmân    

 

Il a était questionné à propos des coutumes des pères et grand pères par lesquels les bédouins traditionnel et d’autres ont gouverné : sont ils mécréant à cause de cela, après avoir était informé de leur erreur ? Il répondit :

 

« Quiconque se réfère à tout autre chose que le Livre d’Allah et la Sunnah de Son Messager sala Allahu ‘alayhi was Salam pour le jugement, après avoir était averti, est un kâfir. Allah dit : Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les kâfirûn (Qur’an 5 : 44) et Il dit :Désirent-ils une autre religion que celle d’Allah…(Qur’an 3 : 83). » [Ad Durar as Saniyah, 8/241. Voir aussi 8/271 à 275, 1èreédition, 1356 AH, ou il mentionne l’affirmation de ceux qui se réfère au taghût pour le jugement, que si ils ne se réfèrent pas à eux pour le jugement les tribus ne l’accepteraient pas et cela amènerait des combats entre eux. Il réfute cet argument illusoire.]

 

  1. Sheikh Hamad ibn ‘Atîq<

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Il a mentionné les choses qui font apostasier un musulman. Y est inclut le fait de donner des associés à Allah (shirk) ; obéir et être en accord extérieurement avec la religion des mushrikîn ; se lier d’amitié avec les mushrikîn ; s’assoir avec les mushrikîn dans leur assemblé de shirk sans les dénoncer ; se moquer d’Allah ou de Son Livre ou de Son Messager ; exprimer son aversion ou sa colère quand une personne est appelé à la religion d’Allah, ou quand Ses versets sont récité, ou quand on enjoint au bien ou que le mal est réprouvé ; ne pas aimer ce qu’Allah a révélé à Son Messager, que se soit le Livre ou la Sagesse (Sunnah) ; ne pas être d’accord avec ce qu’indique les versets du Qur’an et les ahâdîth ; ce disputer à ce propos ; rejeter quoique se soit du Qur’an, même si c’est un seul verset ou une partie d’un verset ; se détourner de ‘apprentissage de la religion d’Allah et être négligent la concernant ; pratiquer la magie ou la sorcellerie (sihr) ; renier la résurrection. [Voir la liste détaillé, avec les preuves, dans Sabîl an Najât wal Fakâk, p. 74 à 83, édité par Al Walîd ibn ‘Abdur Rahmân al Firyân.]

 

Puis il dit :

 

« Le quatorzième point est : se référer pour le jugement à tout autre chose que le Livre d’Allah et la Sunnah de Son Messager sala Allahu ‘alayhi was Salam. Ibn Kathîr a dit : comme les gens de la jâhiliyah avaient l’habitude de faire quand ils jugeaient avec les notions égarés et ignorantes qu’ils ont fabriqué de leurs propres opinions et désires, et comme les Tatars ont fait quand ils ont gouverné avec les décrets royaux de leur roi Genghis Khan qui leur a compilé un livre comprenant des lois dérivés de plusieurs sources intitulé le Yâsiq. Il contenait des lois juives, chrétiennes et Islamiques, ainsi que des coutumes tribals ect…Il (le Yâsiq) est devenu la loi à suivre pour ses enfants, qui ont préféré cela au jugement du Livre d’Allah et de la Sunnah de Son Messager ‘alayhi as Salat was Salam. Quiconque fait cela est un kâfir et doit être combattu jusqu’à qu’il revienne au jugement d’Allah et Son Messager, et ne juge pas avec tout autre chose que se soit dans les issues majeur ou mineur. Allah dit : Est-ce donc le jugement du temps de l’Ignorance qu’ils cherchent? Qu’y a-t-il de meilleur qu’Allah, en matière de jugement pour des gens qui ont une foi ferme?(Qur’an 5 : 50).

 

Et je dis que ceci est comme les gens du commun parmi les bédouins et leurs semblable font, quand il se réfère pour le jugement aux coutumes de leur ancêtres et les maudites lois fabriqué par leurs chefs, qu’ils appellent shar’ ar rifâqah (les lois de la bienveillance) et leur ont donné préséance sur le Livre d’Allah et la Sunnah de Son Messager. Quiconque fait cela est un kâfir qui doit être combattu jusqu’à qu’il retourne au jugement d’Allah et de Son Messager. Sheikh al Islam Ibn Taymiyah a dit : « Sans le moindre doute, quiconque ne croit pas qu’il est obligatoire de juger ou gouverner selon ce qu’Allah a révélé à Son Messager est un kâfir. Quiconque croit qu’il est permit de juger entre les gens selon ce qu’il pense être juste, sans suivre ce qu’Allah a révélé, est un kâfir. Car il n’y a pas de nation qui n’enjoint pas à juger en toute justice, mais selon eux, la justice peut être ce que leur chef pense être juste. En effet beaucoup de ceux qui se disent musulman juge ou gouverne selon leur coutumes qui n’ont pas était révélé par Allah, tel que les coutumes des bédouins et les ordres de leur chefs, et ils pensent que c’est ce avec quoi ils doivent juger ou gouverner, et non le Qur’an et la Sunnah. Ceci est l’essence même du kufr. Beaucoup de gens sont devenu musulman mais juge et gouverne toujours selon leurs coutumes dicté par leurs chefs. S’ils savaient qu’il n’est pas permit pour eux de juger ou gouverner par tout autre chose que ce qu’Allah a révélé, mais ils n’adhèrent pas à cela, et ils s’autorisent à juger ou gouverner avec ce qui va à l’encontre de ce qu’Allah a révélé, ils sont alors kâfir. » Ces paroles sont tirés de Minhâj as Sunnah an Nabawiyah, et sont un commentaire du verset Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les kâfirûn(Qur’an 5 : 44). Puisse Allah lui faire miséricorde et le pardonner. » [Sabîl an Najât wal Fakâk, Hamad ibn ‘Atîq, p. 83 et 84, édité par Al Walîd ibn ‘Abdur Rahmân al Firyân, publié en 1409 AH.]

 

Nous avons cité en longueur les paroles de sheikh Hamad ibn ‘Atîq, avec ses citations d’Ibn Kathîr et Ibn Taymiyah –même si nous avons déjà cité leurs paroles avant- afin que le lecteur puisse clairement comprendre ce qu’on dit les grands savants. Ils parlaient en terme général concernant quiconque fait la même chose qu’eux ; ce n’est pas certains le pensent, qu’Ibn Kathîr visait exclusivement les Tatars et que cela n’allé pas au-delà de ces derniers sans inclure personne d’autre. Nous l’avons bien démontré précédemment.

 

Sheikh Ash Shawkâni

 

Ash Shawkâni a consacré un essaie séparé à l’éloignement de la religion dans la terre du Yémen à son époque, que soit sur la partie sous autorité des Ottomans ou une autre partie. Il a divisé le Yémen en trois parties, et a décrit la situation de chacune d’elles en donnant des exemples de choses qui allé à l’encontre de l’Islam et constituait du kufr (et qui se trouvé dans chaque partie du Yémen). Parmi les choses qu’il a citées concernant la deuxième partie de ce pays était :

 

« Maintenant que tu a un tableau complet de ce qui se passe dans la première des trois parties, passons à la seconde partie, celle des gens de la zone n’est pas sous le contrôle des Ottomans, comme la terre de la qiblah (le nord) et l’est, ect.

 

Tu dois savoir, qu’Allah te bénisse, que tout ce que nous avons mentionné à propos de la première partie (du Yémen), ou les habitants ne prient pas ou ne font aucun des devoirs obligatoires, excepté quelques rares individus, est aussi le cas de la terre qui est en dehors du contrôle Ottoman ; en effet, sa situation est même pire la bas… mais en plus de cela, il y a de sérieux problème et des déviations effroyables parmi eux, des choses que l’on ne trouve pas dans la première partie. Par exemple, ils se réfèrent pour le jugement à ceux parmi eux qui connaissent les lois du tâghût concernant toutes les affaires qu’ils rencontrent, sans que personne ne les réprouve et sans aucun sentiment de honte envers Allah ou Ses serviteurs. Ils n’ont peur de personne. Ils peuvent juger d’une telle manière entre les gens qui viennent à eux. Ceci est bien connu de tout le monde, mais personne n’est capable de le réprouver ou l’écarter. Ceci est plus évident encore qu’un phare en haut d’une colline. Et cela est du kufr sans le moindre doute, mécréance en Allah et Sa Shari’ah qu’Il a prescrit à travers Son Messager et a choisi pour Ses serviteurs dans Son Livre et sur les lèvres de Son Messager. En effet, ils ont mécru en toutes les lois, de Adam ‘alayhi as Salam à maintenant. Il est obligatoire d’accomplir le Jihad contre ces gens et de les combattre jusqu’à qu’ils acceptent le jugement de l’Islam et s’y soumettent, et juge entre eux selon la Shari’ah pure, et abandonnent tout les tâghûts diaboliques qu’ils suivent actuellement. En plus de cela ils persistent dans d’autre domaine en dehors du fait de juger conformément au tâghût et s’y référer pour les jugements. Chacune de ces choses est suffisante pour leur donner le statut de kâfir et les expulser de la sphère de l’Islam. Ceci inclut leur abolition du droit de la femme à l’héritage, et persiste sur cela en se soutenant les uns des autres. Il est établi dans les principes de base de l’Islam que quiconque renie une chose qui est définitive et bien connu en Islam, et le rejette et fait ce qui va à son encontre, se rebelle contre cela, s’entête à le rejeter, et considère son acte comme permit ou prend cela à la légère, est un kâfir qui mécroit en Allah et à la Shari’ah pure qu’Allah a choisi pour Ses serviteurs. » [Risâlah ad Dawâ’ al Âjil fi Daf’ al Adw wa’s Sâ’il, inclut dans Ar Rasâ’il as Salafiyah de Ash Shawkâni, p. 33 et 34.]

 

Ce que dit Ash Shawkâni dit indique un certains nombre de choses :

 

  1. Que se référer au tâghût pour le jugement constitue du kufr majeur.

 

  1. Que se référer au tâghût pour le jugement est juste l’un des nombreux actes de kufr, dont chacun d’entre eux est suffisant pour donner à celui qui le commet le statut de kâfir.

 

  1. Il donne des exemples de kufr, tel que leur acceptation du rejet des droits à l’héritage de la femme et leur persistance et coopération dans cela, et il (Ash Shawkâni) affirme que c’est du kufr majeur.

 

Sheikh Muhammad ibn Ibrâhîm


Ce qu’il a dit sur e sujet est clair, cela (les lois forgés) sont du kufr majeur qui expulse sont auteur de l’Islam, est qui est de plusieurs types. Nous avons précédemment cité les quatre premiers ; il en a mentionné deux de plus, qui sont :


« Ce cas est le plus grave, il englobe les cas précédents, il manifeste une opposition claire à la Sharî‘a, un dédain de ses lois et une rupture avec Allah et Son Envoyé. Ce cas consiste à supplanter les tribunaux religieux en établissant des tribunaux auxquels on a fournit tout le matériel nécessaire et dans lesquels on a supervisé des lois, on a développé leurs principes fondamentaux et leurs cas subsidiaires, on les a pourvus du pouvoir législatif, du pouvoir juridique, du pouvoir exécutif, d'ouvrages de référence et toute sorte de documentation.

Tout comme les tribunaux religieux qui disposent d'ouvrages dont les sources sont le Livre d'Allah et la Sunna de Son Envoyé, ces tribunaux ont pour référence un système formé de toute pièce de lois françaises, de lois américaines, de lois britanniques, de prescriptions de certaines écoles d'hérétiques attribuées à l'Islam etc…

Dans beaucoup de pays musulmans, ces tribunaux sont déjà à l'œuvre, leurs portes sont grandes ouvertes, des foules de gens y rentrent, les juges jugent entre eux par des lois contraires à celles de la Sunna et du Livre, on leur impose ces lois, on les engage à déclarer leur fidélité à elles et on les oblige à s'y soumettre. Que peut-il y avoir comme mécréance plus flagrante que celle-ci et que peut-il y avoir comme contradiction au témoignage de la prophétie de Muhammad plus manifeste que celle-ci? Les preuves détaillées de ce que nous avons présenté dans ce paragraphe (n°5) sont très connues et très nombreuses… » [Tahkîm al Qawânîn, p.6 et 7.]

 

Puis il mentionne le dernier type et dit :

« Enfin, il y a le jugement de nombreux chefs de tribus et de clans bédouins et d'autres comme eux. Ils se réfèrent aux contes de leurs ancêtres et à leurs habitudes qu'ils appellent "salloum": c'est un ensemble de lois qu'ils ont hérité et par lesquelles ils jugent et se font juger lors de leurs conflits. Agissant ainsi, ils ne font que perpétuer les lois du paganisme anté-Islamique et se passer du jugement d'Allah et de Son Envoyé. Il n'est de mouvement et de force qu'en Lui ! » [Tahkîm al Qawânîn, p.6 et 7.]

Il est intéressant de souligner que le sheikh connaissait la situation de ceux qui préconisaient les lois forgés et il s’est référaient à leur sources (celle de ces lois), qui diffèrent des sources de la Shari’ah Islamique. Ceci est un élément de base dans le cas de la législation qui va à l’encontre des lois d’Allah, il y a donc deux points importants :

 

  1. La base à partir de laquelle on légifère cette loi et sa légitimité.


  2. L’application générale, ce qui veut dire que la loi s’applique et est obligatoire pour tous.


Il est clair que les lois humaines – et tout ce qui est du même acabit parmi les coutumes héritées tel que le sallûm des tribus bédouins, qu’ils acceptent à l’exclusion de toutes autres lois et qui va à l’encontre des lois d’Allah – proviennent d’un rejet complet de la Shari’ah de l’Islam et de Celui Qui l’a révélé. Mais ce n’est pas le moment d’en parler en détail.


Sheikh Ash Shanqîti


Il a beaucoup parlé de ce sujet, et nous avons cité certains de ses commentaires avant, auxquelles nous ajouterons ce qui suit. Il dit, en commentaire du verset :


et Il n’associe personne à Son jugement.  (Qur’an 18 : 26)


« On peut comprendre de ces versets, comme la parole d’Allah Et Il n’associe personne à Son jugement.que ceux qui suivent les lois des législateurs qui codifient des lois autres que la loi d’Allah sont des idolâtres, qui donnent des associés à Allah. Cette compréhension fut mentionné explicitement dans d’autres versets, comme dans Sa parole au sujet de ceux qui suivent la loi de Satan sur la permission de la viande de cadavre en prétendant que c’est ce qu’Allah a tué :sourate 6 verset 121 : Et ne mangez pas de ce sur quoi le nom d’Allah n’a pas été prononcé, car ce serait (assurément) une perversité. Les diables inspirent à leurs alliés de disputer avec vous. Si vous leur obéissez, vous deviendrez certes des idolâtres. Il déclara qu’ils furent idolâtre en leur obéissant, et ceci est l’idolâtrie dans l’obéissance et le suivit de la loi opposée à la loi d’Allah ta‘âlâ. Le sens de l’adoration de Satan dans la parole d’Allah 60. Nevous ai-Je pas engagés, enfants d’Adam, à ne pas adorer le Diable? Car il est vraiment pour vous un ennemi déclaré, 61. et [ne vous ai-Je pas engagés] à M’adorer? Voilà un chemin bien droit. sourate 36, et au sujet d’Ibrâhîm 44. Ô mon père, n’adore pas le Diable, car le Diable désobéit au Tout Miséricordieux.sourate 19 verset 44 et « Et ce n’est qu’un diable rebelle qu’ils invoquent.sourate 4 verset 117, c'est-à-dire : ils n’adorent que Satan, en le suivant dans sa loi.C’est pour cela qu’Allah nomma « associés » ceux qui sont obéis dans ce qu’ils embellissent comme péchés dans le verset Et c’est ainsi que leurs divinités ont enjolivé à beaucoup d’idolâtres le meurtre de leurs enfants, afin de les ruiner et de travestir à leurs yeux leur religion.sourate 6 verset 137, et le prophète salla llahou ‘alayhi wa sallam expliqua à ‘Ady Ibn Hâtim qu’Allah l’agrée, lorsqu’il l’interrogea sur le verset Ils ont pris leurs rabbins et leurs moines, ainsi que le Christ fils de Marie, comme Seigneurs en dehors d’Allah, alors qu’on ne leur a commandé que d’adorer un Dieu unique. Pas de divinité à part Lui! Gloire à Lui! Il est au-dessus de ce qu’ils [Lui] associent.sourate 9 verset 31, il lui expliqua qu’ils leur permettaient ce qu’Allah a interdit et leur interdisaient ce qu’Allah a permis, et qu’ils les suivaient dans cela, et que ceci était les prendre pour seigneurs.


Parmi les preuves les plus criantes à ce sujet : c’est qu’Allah Jalla wa ‘alâ, dans sourate Les Femmes, démontra qu’il est étonnant que celui qui veut prendre pour juge une autre loi que la loi d’Allah, prétende en même temps avoir la foi. Ceci n’est en faite que parce leur prétention de la foi tout en voulant prendre un autre juge que la loi d’Allah n’est qu’un mensonge caractérisé qui ne peut qu’étonner. C’est dans la parole d’Allah N’as-tu pas vu ceux qui prétendent croire à ce qu’on a fait descendre vers toi [prophète] et à ce qu’on a fait descendre avant toi? Ils veulent prendre pour juge le Ṭāğūt, alors que c’est en lui qu’on leur a commandé de ne pas croire. Mais le Diable veut les égarer très loin, dans l’égarement.sourate 4 verset 60.


Sur base de ces textes célestes que nous avons mentionnés précédemment, il apparaît de la plus claire des manières : Ceux qui suivent les lois inventées par les hommes légiférées par Satan sur la langue de Ses alliés, opposées à la loi d’Allah qu’Il légiféra par la langue de Ses messagers : nul ne doute de leur mécréance et idolâtrie si ce n’est celui à qui Allah a voilé la vue et a aveuglé de la lumière de Sa révélation comme eux. » Fin de citation [Adwâ al Bayân, 4/91 et 92.]


Le sheikh ne conditionne pas leur kufr par un aveu de la langue du fait qu’ils considèrent permit ce qui est interdit et vice versa, ou proférer des paroles de rejet et de déni. Nous avons déjà cité que le sheikh a dit :

« Toute personne qui suit les lois dune autre que le leader des fils d’Adam ‘alayhi as Salam, Muhammad ibn ‘Abdullah sala Allahu ‘alayhi was Salam, son suivi de ces lois, qui s’oppose à la Shari’ah, est du kufr flagrant… » [Adwâ al Bayân, 3/439.]



Le sheikh a aussi un long commentaire – de 12 pages – sur le verset de la sourate ash Shûrâ, le chapitre 42 du Qur’an :



Sur toutes vos divergences, le jugement appartient à Allah…(Qu’ran 42 : 10)



Il a exposé le principe de base sur lequel ce sujet repose, et le lien entre ce dernier et le Tawhîd, et il a expliqué – en examinant les versets du Qur’an – les attributs de Celui Qui est habilité à avoir la pouvoir de décision, en les comparant aux législateurs et aux partisans des lois humaines. C’est une comparaison importante qui mérite d’être publié dans un livre entier dédié à ce sujet. [Voir Adwâ’ al Bayân, 7/162 et 163.]

 

L’un de ses commentaires – qui mérité d’être cité ici – est :

« C’est un décret divin venant du Créateur dans lequel Il affirme clairement que celui qui suit la loi du shaytân qui va à l’encontre de la loi du Tout Miséricordieux est un mushrik qui donne des associés à Allah. » [Adwâ’ a Bayân, 7/170.]

Et il dit :

« L’une des indications les plus clair de cela est que quand les kuffâr permettent une chose dont ils savent qu’Allah l‘a interdit, ou interdisent une chose dont ils savent qu’Allah l’a permise, ils ajoutent des kufr à leur kufr originel. C’est ce que dit Allah : Le report d’un mois sacré à un autre est un surcroît de mécréance. Par là, les mécréants sont égarés: une année, ils le font profane, et une année, ils le font sacré, afin d’ajuster le nombre de mois qu’Allah a fait sacrés. Ainsi rendent-ils profane ce qu’Allah a fait sacré. Leurs méfaits leurs sont enjolivés. Et Allah ne guide pas les gens mécréants. (Qur’an 9 : 37) Quelque soit le cas, il n’y a aucun doute que toute personne qui obéit à tout autre qu’Allah dans des lois qui vont à l’encontre de ce qu’Allah a prescrit l’a associé à Allah (shirk).» [Adwâ’ al Bayân, 7/173.]

Si nous ajoutons à tout cela à ce qu’a dit le sheikh au début concernant ceux qui suivent les lois humaines et les a jugé kâfir, il sera clair qu’il a lié cet important sujet aux base de l’Islam et au Tawhîd, à tel point qu’il a dit que quiconque suit une loi autre que celle d’Allah à prit ce législateur comme seigneur et l’a associé à Allah. Il dit :

« Les versets qui le prouve sont nombreux. Nous en avons déjà cité plusieurs et reciterons seulement ce dont nous avons besoin ici… » [Adwâ’ al Bayân, 7/169.]

Et cela car le sheikh se ressentait une profonde amertume et un chagrin profond concernant l’état de la ummah, du fait qu’elle a tourné le dos à la parfaite Shari’ah d’Allah et l’a remplacé par les ordures des législateurs de l’est et de l’ouest, et le suivit des imbéciles et des hypocrites.

Sheikh Ahmad Shâkir et sheikh Mahmud Shâkir

Sheikh Ahmad shâkir a écrit plusieurs commentaires dans ‘Umdat at Tafsîr, la version abrégé du Tafsîr d’Ibn Kathîr [Voir Hawâshi ‘Umdat at Tafsîr, 3/125, 4/146 et 147, 155 à 158 et 165 à 168.]. Parmi celles la, sa note de bas de page sur le commentaire d’Ibn Kathîr sur le verset :

Est-ce donc le jugement du temps de l’Ignorance qu’ils cherchent?...(Qur’an 5 : 50)

Nous avons déjà cité le commentaire d’Ibn Kathîr sur ce verset. Sheikh Ahmad Shâkir a dit, commentant cela (il est à noter que son commentaire est long mais nous citons qu’une partie de cela) :

« Je dis, comment peut il être juste, selon les lois d’Allah, pour les musulmans de gouverner dans leur terre conformément aux lois hérétiques et païennes d’Europe ? Lois qui sont sujet aux passions, aux désires et fausses opinions, qu’ils changent au gré de leurs envies, et ceux qui les instaurent se fichent de savoir si elles sont en accord avec la Shari’ah Islamique ou non.

Les musulmans n’ont jamais fait face à un tel problème – de ce que nous connaissons de leur histoire – excepté à cette époque, l’époque des Tatars. Ne voyez vous pas comment Al Hâfiz Ibn Kathîr, au 8èmesiècle, à décrit et condamné d’une façon virulente les lois humaines inventé par l’ennemi de l’Islam, Genghiz Khan ? Ne pense tu pas que cela s’applique aussi au musulmans de cette époque, au 14èmesiècle ? Mais les musulmans aujourd’hui sont dans une situation bien pire et s’égare davantage que par la passé, car la plupart des nations musulmane, ont pratiquement tous pleinement adopté de tels lois qui vont à l’encontre de la Shari’ah, qui ressemble au Yâsiq inventé par un kâfir dont le kufr était flagrant. Ces lois sont légiférées par des gens qui affirment suivre l’Islam. Ils les apprennent aux enfants des musulmans, et pères et fils en sont fier. Ils confient leurs affaires aux suiveurs de ce Yâsiq moderne, et ils rabaissent ceux qui s’y opposent, décrivant ceux qui les appellent à adhérer à leur religion et leur shari’ah d’arriéré rétrograde et rigide, et utilise d’autre terme insultant. Le sujet de ces lois humaines est clair comme le soleil en plein jour : ils constituent du kufr flagrant… » [‘Umdat at Tafsîr, 4/173 et 174. Voir aussi son commentaire de Sharhh at Tahâwiyah, p. 258, édition Dâr al Ma’ârif, Egypte, 1373 AH, et dans Al Maktab al Islami édition, p. 364, 4èmeédition.]


Son frère Mahmûd Shâkir commenté le Tafsîr d’At Tabari sur le verset :


Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, les voilà les mécréants (kâfirûn).(Qur’an 5 : 44)


Ou At Tabari rapporte le récit d’Abu Majlaz et des Ibâdiyah – dont nous parlerons plus tard -. Sheikh Mahmûd y a ajouté un long commentaire dans lequel il dit :


« Ainsi, leur question ne portait pas sur ce avec quoi argumentent les innovateurs de notre époque qui est le fait de juger dans ce qui est lié aux sang, aux biens et à l’honneur des musulmans avec une loi qui contredit la Charî3a des musulmans, ni sur le fait d’établir une loi contraignante qui oblige les musulmans de demander un jugement autre que Celui qu’Allah a décrété dans Son Livre à travers la langue de Son Prophète ‘alayhi as Salat was Salam. Cet acte constitue un détournement du Jugement d’Allah et c’est un koufr au sujet duquel personne parmi les gens de la Qibla –malgré leurs divergences- ne peut douter du takfir de celui qui le proclame et qui y appelle. »  [Commentaire du Tafsîr At Tabari, 10/348.]


Tel sont les paroles des savants qui on vécu les calamités qui ont frappé l’Égypte et d’autres contrées, ou la Shari’ah d’Alah à était rejeté et les lois humaines et les systèmes jâhili qui vont à l’encontre des lois d’Allah ont été imposé à la ummah.


Rashîd Rida


Une question venant d’Inde lui à était adressé concernant le fait de gouverner avec la loi Anglaise, à savoir si cela était permit pour les musulmans de gouverner avec cette dernière. Il mentionna les différents avis concernant le verset : Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, les voilà les mécréants (kâfirûn)., et l’avis selon lequel l’application du verset est général, il expliqua que ceux qui ont eu cet avis, ont interprété le verset de deux façons, la première est de dire que c’est un kufr mineur. Puis il a dit :


« Certains d’entre eux ont dit que le kufr est basé sur un des principes généraux, que quiconque ne juge pas selon ce qu’Allah a révélé car il s’y oppose, ou parce qu’il le rejette ou croit qu’il est injuste, ou quand il sait que c’est le jugement d’Allah, et ce qui est similaire, que c’est une chose que personne ayant un temps soit peu de Foi ou de soumission à la Religion d’Allah ne pourrait faire, est un kâfir dans le sens du kufr majeur.


Nul doute sur le cas de ces gouverneurs qui promulgue leurs lois légiférées est pire et il est plus dur de justifier leurs actes. Cette interprétation du kufr (comme étant un kufr mineur) ne peut s’appliquer dans leurs cas, et il est difficile d’imaginer qu’une personne qui croit et se soumet à la Religion d’Allah et croit que Son Livre stipule certains jugement, pourrait par la suite l’échanger par choix et le remplacer par un autre jugement, s’en détournant volontairement et le remplacer par autre chose, et penser que sa Foi ou son Islam compte toujours. Il est clair que les musulmans sont obligé, dans un tel cas ou avec un tel gouverneur, de le forcer à annuler ce qu’il a imposé comme lois allant à l’encontre des jugements d’Allah, et non de seulement se contenter de ne pas l’aider ou de ne pas le soutenir. S’ils ne sont pas capable de le faire, alors le territoire en question ne peut être considérer comme un Dâr Islam (une terre musulmane)… » [Fatâwa Rashîd Rida, 1/132 et 133.]


Il semble que le sheikh pensait que le jugement sur les actes de ces gens était clair. Il est très difficile de les excuser en disant qu’ils ne renient ni ne rejettent le jugement d’Allah dans le cas ou ils ont volontairement échangé le jugement d’Allah et l’ont remplacé avec les lois de la jâhiliyah. En ce qui concerne les commentaires à la fin de cette citation, que un tel terre ne peut être considéré comme un Dâr Islam, nous l’avons cité pour démontrer jusqu’à quel point il est allé en considérant qu’un territoire gouverné par ceux qui imposent des lois humaines, et refusent de réagir à ceux qui veulent annuler ces lois et gouverner avec la Shari’ah d’Allah, comme un pays non Islamique. Toutefois, il y a beaucoup à dire sur ce sujet, mais ce n’est pas le moment de l’examiner en détail. [Sheikh Muhammad Rashîd Rida, qu’Allah lui pardonne, a commit de nombreuse erreurs dans sa fatwa, dans laquelle il essayait de défendre ceux qui ne juge pas par ce qu’Allah a révélé. Ce que nous avons cité ici montre que même s’il tenait à les défendre, le sujet est tout de même très clair. Les points qu’il a mentionné ont étaient exposé par le sheikh Muhammad Qutb dans son livre Wâqi’unâ al Mu’âsir, p. 231 à 241.]


Abdul Razzâq ‘Afîfi


Dans son essai « Al Hukm bi ghayri ma anzala Allah », il a établit après son introduction une liste des différent types de ceux qui juge par autre que ce qu’Allah a révélé. Après avoir mentionné le premier type ainsi que le second, il dit :


« Le troisième type est celui qui s’affilie à l’Islam et connait ses jugements, mais il légifère – fait des lois, pour le peuple et met en place un système qui doit être suivit par le peuple et donc se dernier doit s’y référer pour tout jugement, sachant qu’ils vont à l’encontre des jugements de l’Islam. Une telle personne est un kâfir, hors de l’Islam. La même chose s’applique à celui qui organise la formation des comités ou des conseils dans ce but, et ordonne au peuple de se référer à ce système et à ces lois pour tout jugement, ou les force à cela, sachant qu’ils vont à l’encontre de la Shari’ah de l’Islam. Et la même chose s’applique encore à celui qui émet des jugements sur cette base là et l’applique dans différents cas, et ceux qui leur obéissent en s’y référant, par choix, dans un jugement, sachant que ce jugement est contraire à l’Islam. Ils se détournent tous du jugement d’Allah. Le même statut (de kufr qui expulse de l’Islam) s’applique aussi sur ceux qui font sciemment des lois qui concurrence et s’oppose aux lois de l’Islam, et ceux qui imposent leur implantation ou force la ummah à les suivre, ou devenir juge pour juger le peuple selon ces lois ou mettre en place ces jugements. La même chose s’applique aussi à ceux qui obéissent aux gouverneurs et accepte les lois qu’ils appliquent pour lesquels Allah n’a donné aucune autorité. Chacun d’eux a suivit ses propres passions et désires, et non la guidée d’Allah.


Et Satan a très certainement rendu véridique sa conjecture à leur égard. Ils l’ont suivi donc, sauf un groupe parmi les croyants.(Qur’an 34 : 20)


Ils sont partenaires dans l’égarement, l’hérésie, le kufr et la transgression ; leur connaissance des lois d’Allah et leur croyance en ce qu’elles contiennent ne leurs est d’aucune utilité quand ils s’en sont détourné et se sont tenu à l’écart de leurs jugements en implantant des lois légiférés par eux même et s’en réfère à elles pour les jugements - tout comme Iblîs n’a pas bénéficié de son savoir de la vérité et de sa croyance en cette dernière, quand il s’en est détourné et ne s’y est pas soumit. De cette façon ils ont prit leur propre passion et désire comme divinité… » [Shubahât hawl as Sunnah et la dissertation Al Hukm Bi ghayri ma anzala Allah, p. 64 et 65, édition Dâr al Fadîlah, 1417AH.]


Puis il a cité les versets qui stipule qu’il est obligatoire de suivre les lois d’Allah et de juger avec ce qu’Allah a révélé, et a expliqué la situation de ceux qui mettent en place des lois humaines, et a affirmé qu’ils s’opposent au Qur’an et à la Sunnah et essaient d’amoindrir la Shari’ah.


Le sheikh dit clairement que e kufr n’est pas limité au fait de croire que juger par autre que ce qu’Allah a révélé est permit, quand il dit : «leur connaissance des lois d’Allah et leur croyance en ce qu’elles contiennent ne leurs est d’aucune utilité quand ils s’en sont détourné et se sont tenu à l’écart de leurs jugements en implantant des lois légiférés ».


Muhammad as Sâlih al ‘Uthaymîn 


En répondant à une question à propos du statut de celui qui juge par autre que ce qu’Allah a révélé – après une longue et bénéfique introduction – il a mentionné le premier type de kufr majeur et a dit :


« Nous disons : quiconque ne juge pas par ce qu’Allah a révélé à cause du fait qu’il prend cela à la légère, ou il ne le respecte pas, ou il croit qu’il y a quelque chose de mieux et de plus bénéfique au peuple, est un kâfir dont le kufr l’expulse de l’Islam. Parmi eux il y a ceux qui imposent des lois au peuple qui vont à l’encontre des lois de l’Islam pour être une voie à suivre. Ils imposent ces lois qui vont à l’encontre de l’Islam seulement car ils croient qu’elles sont mieux pour le peuple, car il fait partie du bon sens qu’une personne ne se détourne d’une voie à une autre qui s’y oppose à moins qu’il croit que la voie vers laquelle il se détourne est meilleur et celle dont il s’est détourné est à des manques à certains égards… » [Al Majmû’ ath Thamîn min Fatâwa Fadîlat ash Sheikh Muhammad ibn Sâlih ibn ‘Uthaymîn, 1/36, compilé et édité par Fahd ibn Nasîr as Sulaymân.]


Puis il parle de la situation quand le jugement par autre qu’Allah constitue du zulm (injustice) ou du fisq (perversion) qui ne fait pas de son auteur un kâfir –qui est la deuxième catégorie.


En réponse à une autre question concernant la différence entre un cas spécifique et la mise en place d’une législation et de lois qui s’applique à tous, il a dit :


« Oui il y a une différence. Les affaires qui sont considérés comme étant des législations universelles ne peuvent être examiné de la même façon que plus haut (c-a-d précédemment) ; ils font seulement partie de la première catégorie (c-a-d comme étant du kufr majeur), car ce législateur qui institue des lois qui s’oppose à celles de l’Islam ne le fait seulement car il croit qu’elles sont meilleur que celles de l’Islam et plus adapté aux besoins du peuple – comme nous l’avons fait remarqué plus haut.


Juger par autre que ce qu’Allah a révélé peut prendre deux formes :


  1. Remplacer un jugement d’Allah par un jugement inventé par l’homme, quand le législateur connait le jugement d’Allah mais pense que le jugement qui s’u oppose est meilleur et plus bénéfique au peuple que le jugement d’Allah, ou que se détourner du jugement d’Allah vers un autre jugement est permit, alors il promulgue la loi (forgée) qui est une référence sur laquelle le jugement doit être établi. Une tel personne est kâfir dont le kufr l’expulse de l’Islam, car celui qui agit de la sorte ne se contente pas d’Allah comme Seigneur, ni de Muhammad comme Messager, ni de l’Islam comme Religion. Les versets suivants s’appliquent sur lui :

 

Est-ce donc le jugement du temps de l’Ignorance qu’ils cherchent? Qu’y a-t-il de meilleur qu’Allah, en matière de jugement pour des gens qui ont une foi ferme?(Qur’an 5 : 50)

 

Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, les voilà les mécréants (kâfirûn).(Qur’an 5 : 44)

 

 C’est parce qu’ils ont dit à ceux qui ont de la répulsion pour la révélation d’Allah: «Nous allons vous obéir dans certaines choses». Allah cependant connaît ce qu’ils cachent. Qu’adviendra-t-il d’eux quand les Anges les achèveront, frappant leurs faces et leurs dos? Cela parce qu’ils ont suivi ce qui courrouce Allah, et qu’ils ont de la répulsion pour [ce qui attire] Son agrément. Il a donc rendu vaines leurs œuvres.(Qur’an 47 : 26-28)

 

Sa prière, son jeûne, sa zakat et son hajj ne lui sont d’aucun bénéfice, car celui qui rejette une partie de l’Islam a rejeté tout le reste. Allah azza wa jal dit :

 

Croyez-vous donc en une partie du Livre et rejetez-vous le reste? Ceux d’entre vous qui agissent de la sorte ne méritent que l’ignominie dans cette vie, et au Jour de la Résurrection ils seront refoulés au plus dur châtiment, et Allah n’est pas inattentif à ce que vous faites.(Qur’an 2 : 85)

 

Ceux qui ne croient pas en Allah et en Ses messagers, et qui veulent faire distinction entre Allah et Ses messagers et qui disent: «Nous croyons en certains d’entre eux mais ne croyons pas en d’autres», et qui veulent prendre un chemin intermédiaire (entre la foi et la mécréance), les voilà les vrais mécréants! Et Nous avons préparé pour les mécréants un châtiment avilissant.

(Qur’an 4 : 150 et 151)

 

  1. Quand le juge donne un jugement qui s’oppose au jugement d’Allah dans un cas spécifique, sans en faire un jugement ayant une application universel. Cela peut prendre trois formes :

 

  1. Quand il le fait tout en connaissant le jugement d’Allah, mais il croit que le jugement qui s’y oppose (au jugement d’Allah) est meilleur et plus bénéfique, ou qu’il lui est égal, ou que se détourner du jugement d’Allah est permit. Cette personne est un kâfir dont le kufr l’expulse de l’Islam, pour les même raison mentionné précédemment dans le 1-.

 

  1. Quand il le fait tout en connaissant le jugement d’Allah et croit qu’il (le jugement d’Allah) est meilleur est plus bénéfique, mais il va à son encontre avec l’intention de faire du mal à la personne contre qui le jugement est donné ou avantager celui pour qui le jugement est émit en le favorisant. Une telle personne est un zâlim (un injuste) et non un kâfir, et il est d nombre de ceux qui sont visés dans le verset :

 

Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, ceux-là sont des injustes (zâlimûn).(Qur’an 5 : 45)


C- quand il le fait, mais va à l’encontre du jugement d’Allah par passion, ou pour un intérêt qu’il obtiendra par ce jugement. Une telle personne est un fâsiq (pervers) et non un kâfir et il est du nombre de ceux qui sont visés par le verset :


Ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, ceux-là sont les pervers (fâsiqûn).(Qur’an 5 : 47)


Cette affaire – je vise le fait de juger par autre que ce qu’Allah a révélé – est l’une des affaires majeur avec laquelle les gouverneurs de notre époque sont testés. Nous ne devrions pas nous hâter à leur donner un jugement sans qu’ils le méritent à moins d’être sur de leur situation, car c’est une affaire sérieuse. Nous demandons à Allah de réformer les leaders des musulmans et leurs conseillers. Ceux à qui Allah à donné la science doivent l’expliquer à ces gouverneurs afin d’établir la preuve contre eux et leur montrer la voie de l’Islam, puis ceux qui sont à détruire (pour leur rejet de la Foi) pourrait périr après que la preuve clair, et ceux qui sont à préserver (c-a-d les croyants) pourront vivre après la preuve clair (cf. Qur’an 8 : 47). Personne ne devrait pense qu’il est lui-même insignifiant et penser qu’il est incapable de parler de ce sujet, et personne ne devrais craindre qui que se soit en ce qui concerne ce sujet, pour que l’honneur, le pouvoir et la gloire appartiennent à Allah, Son Messager ainsi que les croyants. Et Allah est source de puissance. » Fin de citation [Al Majmû’ at Thamîn, 1/37 à 39.]


Nous avons cité la seconde fatwa en entier, afin de donner une vue clair et complète de la fatwa tel que l’a écrit le sheikh. Mais la seconde catégorie sera traitée dans la prochaine partie in cha Allah.


Il est important de remarquer que le sheikh a inclut dans la catégorie du kufr majeur le fait de penser que juger par autre que se qu’Allah a révélé est permit ou croire qu’un jugement autre que celui d’Allah est meilleur ou égal à Son jugement, ou que juger par ces jugements inventés est permit, que se soit dans une application général ou un cas individuel.


Tout ceci est un résumé des avis des savants concernant ce sujet, et dont il est clair que les types de jugements par autre que ce qu’Allah a révélé, qui constitue du kufr majeur, peut inclure les cas suivants :


  1. Celui qui s’approprie le droit de faire des lois, et imposer ce qui est permit et ce qui est interdit à la place d’Allah, que se soit un individu, un groupe, un parlement ou autre chose, afin qu’ils promulguent des lois générales s’appliquant à tous, qui vont à l’encontre des lois d’Allah et les imposent au peuple, et ne les autorise pas à se référer à la Shari’ah d’Allah dans les jugements.

 

  1. Ceux qui mettent en place des systèmes ou des lois qui s’opposent aux lois d’Allah. Tout comme les lois humaines implantaient dans beaucoup de pays musulman, qui imposent et dictent ce qui est prohibé et ce qui est permit, à la place d’Allah, et vont à l’encontre du Qur’an et de la Sunnah.

 

  1. Les coutumes tribales, le sois disant « sallûm », qui se transmet de génération en génération. Si ces coutumes vont à l’encontre des lois d’Allah et qu’ils connaissent le jugement d’Allah, et insistent pour se référer au droit coutumier qui s’oppose au jugement d’Allah et de Son Messager sala Allahu ‘alayhi was Salam dans les jugements.


Nous devons tout de même prêter attention aux règles et conditions du takfir. Cela s’applique à ce type de situation comme aux autres.

 

 

Obéir à ceux qui échangent les lois d’Allah sachant qu’ils vont à l’encontre de la Shari’ah et du jugement d’Allah


C’est un sujet délicat et subtile, il est à noter que le titre est assez long afin d’être précis sur le sujet à traiter dans cette partie, qui est une des catégories de jugement par autre que ce qu’Allah a révélé qui constitue du kufr majeur.


Nous avons qualifié ce sujet de « subtile » (lit. Glissant) à cause des paroles et autres fatwa que certains ont émit le concernant, et résultant au takfir des pays musulman entier qui sont gouvernés par ces lois (forgées), et ils n’ont pas fait d’exception sauf pour ceux qui s’opposent à eux ou déclare qu’ils boycottent la société entière. Sans aucun doute, cet avis est extrême qui dérive d’une bonne compréhension des textes et comment ils s’appliquent dans la réalité de la vie.


Ce sujet a déjà était discuté en détail plus haut, quand nous avons parlé du verset :


Ils ont pris leurs rabbins et leurs moines, ainsi que le Christ fils de Marie, comme Seigneurs en dehors d’Allah, alors qu’on ne leur a commandé que d’adorer un Dieu unique. Pas de divinité à part Lui! Gloire à Lui! Il est au-dessus de ce qu’ils [Lui] associent.(Qur’an 9 : 31)


Et d’autres versets similaires, ainsi que le hadith de ‘Adiyy ibn Hâtim. Nous avons aussi cité les commentaires d’Ibn Taymiyah sur ce verset et ce hadith. Nous répèterons seulement le commentaire d’Ibn Taymiyah, car il est très important, et afin de pouvoir l’examiné par la suite :


Il a dit :


« Ceux qui ont prit leurs rabbins et leurs moines comme seigneurs en leurs obéissant quand ils ont permit ce qu’Allah avait interdit et interdit ce qu’Allah avait permit sont de deux types :


  1. Ceux qui savaient qu’ils (les rabbins et les moines) avaient altéré la religion d’Allah, ils les ont donc suivit dans cette altération, et ils ont accepté leur permission de ce qu’Allah a interdit et leur interdiction de ce qu’Allah a permit, suivant leurs leadeurs même s’ils savaient qu’ils allaient à l’encontre de la Religion des Messagers. Ceci est du kufr, et Allah et Son Messager l’ont décrit comme étant du shirk…

 

  1. Ils ont clairement compris que leurs rabbins et leurs moines interdisaient ce qu’Allah a permit et autorisé ce qu’Allah a interdit, mais ils leurs ont obéit dans la désobéissance à Allah. Ils sont comme les musulmans qui commettent des péchés sachant que se sont des péchés, ils rentrent donc dans la catégorie des pécheurs… » [Al Îmân, p. 67, édition Al Maktab al Islâmi ; Majmû’ al Fatâwa, 7/70.]

 

Sur cette base, les suiveurs gouvernés par autre que ce qu’Allah a révélé ne peuvent être qualifié de kâfir à moins que certaines conditions soit présente, les plus importante sont :


  1. Ils savent que les dirigeants qui gouvernent par autre que ce qu’Allah a révélé ont altéré et échangé les lois d’Allah, et ils les suivent dans cela.


  2. Il y a une chose qui indique qu’ils les acceptent et les approuvent, ils ont donc la même croyance que ceux qui émettent des lois à la place d’Allah concernant ce qui est permit et ce qui est interdit, et ils les suivent.


Nous ne pouvons dire ici que le jugement concernant ces gens est le même que le jugement concernant ceux qui juge par autre que ce qu’Allah a révélé et fait des lois dont l’applicabilité est générale, car il se peut que celui qui est gouverné, les suit (les lois) à cause de certaines de ses passions ou désires, dans ce cas il serait un pêcheur. Ou il peut être ignorant et donc penser que cette loi promulguée par ces dirigeants est conforme au jugement d’Allah ; ou il peut être forcé de les suivre ; ou il peut avoir une raison impérieuse de le faire, dans le but que certains droits lui soit restitué, ect.


Car tous ces cas sont possibles, et nous disons donc qu’il faut une preuve évidente, car le principe de base concernant les musulmans en général est qu’ils sont musulmans jusqu’à preuve du contraire, et ils ne peuvent pas être considéré comme mécréant tant qu’il n’y a pas quelque chose d’évident qui annule leur Islam et qui remplisse les conditions de cette annulation.


Le jugement concernant ces suiveurs – qui sont gouvernés et n’ont pouvoir sur cette situation – est souvent similaire au jugement spécifique dans le cas du juge. S’il le fait en croyant que ce qu’il fait est permit, alors son kufr constitue du kufr majeur. Sinon, c’est un fâsiq (pervers) qui a commit un péché majeur. La même chose s’applique aux suiveurs. S’ils suivent ceux qui légifèrent des lois à la place d’Allah, sachant ce qu’ils font, mais leur obéit car ils les acceptent et les approuvent dans ce qu’ils font, alors le même jugement (le kufr majeur) s’appliquent sur eux, sinon, se sont des pervers.

 

Afin que le sujet soit clair – de crainte qu’il y ai une confusion – nous citerons la fatwa de sheikh Muhammad ibn Sâlih al ‘Uthaymîn concernant ce sujet :

 

Il lui demande quel est le jugement sur les suiveurs des savants ou des gouverneurs qui permettent ce qu’Allah a interdit et vice versa ?

 

Il répondit :

 

« Ceux qui suivent les savants ou les gouverneurs qui permettent ce qu’Allah a interdit, et vice versa, se divisent en trois catégories :


  1. Ceux qui les suivent en cela car ils approuvent ce qu’ils disent et y donne préséance sur le jugement d’Allah et ils ont de l’aversion pour ce qu’Allah a révélé, et ne pas aimer ce qu’Allah a révélé est du kufr, car Allah dit :

 

C’est parce qu’ils ont de la répulsion pour ce qu’Allah a fait descendre. Il a rendu donc vaines leurs œuvres.(Qur’an 47 : 9)

 

Les œuvres ne sont vaines qu’à cause du kufr, et donc quiconque déteste ce qu’Allah a fait descendre est un kâfir.

 

  1. Ceux qui les suivent en cela malgré qu’ils approuvent le jugement d’Allah et savent qu’il est meilleur et plus approprié aux gens et pour le pays, mais à cause de certains désires personnels il les suit. Une telle personne n’est pas un kâfir mais un fâsiq (pervers).

 

Si on nous demande pourquoi il n’est pas kâfir, ma réponse est, car il ne rejette pas le jugement d’Allah, mais il suit ce qui s’y oppose à cause de certains désire, il est comme d’autres pécheurs.

 

  1. Ceux qui les suivent par ignorance, pensant que c’est le jugement d’Allah. Cette catégorie peut être divisée en deux :

 

  1. Ceux qui sont capable d’accéder à la vérité par eux même, mais ils sont négligent. Une telle personne est un pêcheur, car Allah nous a ordonné de demander au gens de science quand nous ignorons quelque chose.

 

  1. Ceux qui sont ignorant et ne sont pas capable d’accéder à la vérité par eux même, et donc ils les suivent par imitation, pensant que ceci est la vérité. Une telle personne n’est pas à blâmer, car il fait ce qui lui a était ordonné de faire, et il est excusé pour cela… » [Al Majmû’ ath Thamîn, 2/129-130.]

 

En se basant sur ce qui vient d’être dit, seule la première catégorie est dans le kufr majeur, qui est la première catégorie cité par Ibn Taymiyah (voir plus haut), sujet aux conditions et règles que nous avons mentionnées. Et Allah est le plus savant.


Voici le sommaire des trois catégories qui constitue du kufr majeur qui s’applique à ceux qui juge par autre que ce qu’Allah a révélé :


  1. Ce qui concerne la croyance, c'est-à-dire rejeter et croire que juger par autre que ce qu’Allah a révélé est permit, ect (Ceci inclut plusieurs catégories).

 

  1. Légiférer une législation qui s’oppose aux lois d’Allah (promulguer des lois humaines en tant que lois du pays). (Ceci inclut plusieurs catégories).

 

  1. Obéir à ceux qui échange les lois d’Allah, sachant qu’ils vont à l’encontre de la Shari’ah d’Allah. (Ceci inclut une seule catégorie).

 

Voir les commentaires

Published by Abou Malik - Le Tawhid d'Allah dans le jugement

 

Par le sheikh Abder Rahman ibn Salih al Mahmud.


 

Extrait du livre "Al Hukm bi ghayri ma anza Allah"

 

Les versets de la sourate al Ma’idah concernant le fait de juger par autre que ce qu’Allah a révélé.

 

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Les versets de la sourate al Mâ’idah.


Ces versets - concernant le fait de juger par autre que ce qu’Allah a révélé, et qui mettent en garde contre cela et contre le fait de suivre l’égarement des Gens du Livre qui se sont détourné et ont altéré le Livre d’Allah et qui ont refusé de gouverner avec ce dernier, et qui (les versets) enjoignent à gouverner avec le Livre d’Allah et préviennent contre la fitnah de ces gens et d’autres qui les ont suivi dans cette démarche – ces versets sont tous apparut dans un contexte bien précis, du verset 41 au verset 50. Voilà les versets en question :



Ô Messager! Que ne t’affligent point ceux qui concourent en mécréance; parmi ceux qui ont dit: «Nous avons cru» avec leurs bouches sans que leurs cœurs aient jamais cru et parmi les Juifs qui aiment bien écouter le mensonge et écouter d’autres gens qui ne sont jamais venus à toi et qui déforment le sens des mots une fois bien établi. Ils disent: «Si vous avez reçu ceci, acceptez-le et si vous ne l’avez pas reçu, soyez méfiants». Celui qu’Allah veut éprouver, tu n’as pour lui aucune protection contre Allah. Voilà ceux dont Allah n’a point voulu purifier les cœurs. A eux, seront réservés, une ignominie ici-bas et un énorme châtiment dans l’au-delà. Ils sont attentifs au mensonge et voraces de gains illicites. S’ils viennent à toi, sois juge entre eux où détourne-toi d’eux. Et si tu te détournes d’eux, jamais ils ne pourront te faire aucun mal. Et si tu juges, alors juge entre eux en équité. Car Allah aime ceux qui jugent équitablement. Mais comment te demanderaient-ils d’être leur juge quand ils ont avec eux la Thora dans laquelle se trouve le jugement d’Allah? Et puis, après cela, ils rejettent ton jugement. Ces gens-là ne sont nullement les croyants. Nous avons fait descendre la Thora dans laquelle il y a guide et lumière. C’est sur sa base que les prophètes qui se sont soumis à Allah, ainsi que les rabbins et les docteurs jugent les affaires des Juifs. Car on leur a confié la garde du Livre d’Allah, et ils en sont les témoins. Ne craignez donc pas les gens, mais craignez Moi. Et ne vendez pas Mes enseignements à vil prix. Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, les voilà les mécréants. Et Nous y avons prescrit pour eux vie pour vie, œil pour œil, nez pour nez, oreille pour oreille, dent pour dent. Les blessures tombent sous la loi du talion. Après, quiconque y renonce par charité, cela lui vaudra une expiation. Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, ceux-là sont des injustes. Et Nous avons envoyé après eux Jésus, fils de Marie, pour confirmer ce qu’il y avait dans la Thora avant lui. Et Nous lui avons donné l’Evangile, où il y a guide et lumière, pour confirmer ce qu’il y avait dans la Thora avant lui, et un guide et une exhortation pour les pieux. Que les gens de l’Evangile jugent d’après ce qu’Allah y a fait descendre. Ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, ceux-là sont les pervers. Et sur toi (Muḥammad) Nous avons fait descendre le Livre avec la vérité, pour confirmer le Livre qui était là avant lui et pour prévaloir sur lui. Juge donc parmi eux d’après ce qu’Allah a fait descendre. Ne suis pas leurs passions, loin de la vérité qui t’est venue. A chacun de vous Nous avons assigné une législation et un plan à suivre. Si Allah avait voulu, certes Il aurait fait de vous tous une seule communauté. Mais Il veut vous éprouver en ce qu’Il vous donne. Concurrencez donc dans les bonnes œuvres. C’est vers Allah qu’est votre retour à tous; alors Il vous informera de ce en quoi vous divergiez. Juge alors parmi eux d’après ce qu’Allah a fait descendre. Ne suis pas leurs passions, et prends garde qu’ils ne tentent de t’éloigner d’une partie de ce qu’Allah t’a révélé. Et puis, s’ils refusent (le jugement révélé) sache qu’Allah veut les affliger [ici-bas] pour une partie de leurs péchés. Beaucoup de gens, certes, sont des pervers. Est-ce donc le jugement du temps de l’Ignorance qu’ils cherchent? Qu’y a-t-il de meilleur qu’Allah, en matière de jugement pour des gens qui ont une foi ferme?(Qur’an 5 : 41-50)

 


Dans ce passage, les extraits suivant doivent être prit en considération :



Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, les voilà les mécréants (kâfirûn).(Qur’an 5 : 44)



Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, ceux-là sont des injustes (zâlimûn).(Qur’an 5 : 45)

 


Ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, ceux-là sont les pervers (fâsiqûn).(Qur’an 5 : 47)

 


Nous parlerons en bref et en termes générales de ces âyât et citerons ce que les savants ont dit les concernant. Pour un tafsîr détaillé de chaque verset et de qui a était dit sur ces derniers, référez vous aux livres de tafsîr. Car c’est un long sujet qui est divisé en plusieurs parties.

 


La cause de révélation

 


Il y a plusieurs opinions concernant la raison de la révélation de ces versets, les plus importants de ces avis sont les 2 suivants :

 


Le premier avis est qu’ils ont étaient révélé concernant les juifs qui commettaient l’adultère, comme il est rapporté par ‘Abdullah ibn ‘Umar, qu’Allah les agréé tout deux. Il dit :

 


« Un juif et une juive furent amenés au messager d’Allah ‘alayhi salât wa salâm, et tous deux avaient commis l’adultère. Le messager d’Allah leur demanda « Que trouvez-vous comme sentence dans votre Livre sacré ? » Ils répondirent « Nos rabbins ont innové la sentence qui est de nous mettre sur le dos d’un âne avec le visage enduit de noire. » ‘Abdallah Ibn Salâm qu’Allah l’agrée dit alors « Ô messager d’Allah, dis leur de venir avec la Torah ! » On apporta la Torah, et le juif cacha le verset prescrivant la lapidation, et ne lut que ce qui se trouvait avant et après. Ibn Salâm dit alors : « Lève donc ta main ! » Le verset de la lapidation était dessous, alors le messager d’Allah, qu’Allah prie sur lui et le salue, ordonna qu’on les lapide. » » [Rapporté par Al Bukhârî dans son Sahîh numéro6819, ce récit est rapporté dans d’autre recueil.]

 

 

Selon Muslim qui rapporte d’Al Barâ’ ibn Âzib :



« Le Messager d’Allah, (salla Allahou ‘alayhi wa salam), rencontra un juif à qui on avait noirci le visage et qui se faisait fouetter. Le Messager (salla Allahou ‘alayhi wa salam), les appela alors et leur dit : « Est-ce là la sentence que vous trouvez dans la Torah ? » - Le juif répondit : « Oui » - Alors le Messager d’Allah appela l’un de leurs savants et lui dit : « Je t’abjure par Celui qui révéla la Torah à Moussa, est-cela la sentence que vous trouvez dans la Torah ? » - Il dit : « Non, par Allah ! Et si tu ne m’avais pas abjuré de cette manière je ne te l’aurais pas dit. Nous trouvons dans la Torah la peine de lapidation pour l’adultère, mais cette chose s’est répandue chez les nobles des nôtres, alors lorsque nous trouvions un noble le commettre, nous le laissions, et lorsque c’était un miséreux nous lui appliquions la sentence. Alors, nous nous sommes dis : « Trouvons une sentence que nous appliquerons autant sur le miséreux que sur le noble ! » - Alors, nous nous sommes entendus sur le fouet et le noircissement du visage » - Le Messager d’Allah (salla Allahou ‘alayhi wa salam) dit : « Ô Allah, je suis le premier à faire revivre ce qu’ils ont fait mourir » - Puis, il ordonna de le lapider, et Allah révéla ensuite le verset : O Messager ! Que ne t’affligent point ceux qui concourent en mécréanceIl dit aussi : « Si vous avez reçu ceci, acceptez-le » - Il (le savant juif) dit à ces gens : « Allez chez Mohammad et s’il vous décrète le fouet, alors acceptez le, et s’il vous ordonne la lapidation alors prenez garde ». Allah révéla alors :Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les mécréantsEt ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les injustesEt ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les perversEt tous furent révélés sur les mécréants » [Rapporté par Mouslim n°3212 et Abou Daoud dans ses Sounan n°385].



Il y a d’autre récits et versions de ce hadith, plusieurs d’entre eux sont rapporté par at Tabari et Ibn Kathîr dans leurs tafsîrs respectifs. Les narrations d’Al Barâ’ ibn ‘Âzib rapporté par Muslim et ailleurs démontrent clairement la raison de la révélation de ces versets.



Le second avis est qu’ils ont étaient révélé concernant 2 groupes de juifs au sujet de leur application de la diyah (le prix du sang). Un groupe avait prit le dessus sur l’autre, et la diyah pour l’un de leur mort était deux fois le prix de l’un de ceux de l’autre groupe, ou bien pour l’un des groupes, une personne serait tuée en retour, alors que pour l’autre groupe, il n’y avait que la diyah qui était payé.

 

 

Il est rapporté qu’Ibn ‘Abbâs (qu’Allah l’agréé) a dit :



« Il y a avait la tribu des Qurayzah et celle des An Nadîr. La tribu des An Nadîr considéré avoir un meilleur statut que les Qurayzah, en conséquence, si un homme des Qurayzah tuait un membre de la tribu des An Nadîr, il était tué en retour, mais si un homme des An Nadîr tué un des Quraydah, il devait se racheter en payant la somme de 100 wasq (unité de poids) de dattes. Quand le Prophète sala Allahu ‘alayhi was Salam a émigré à Médine, un homme des An Nadîr tua un homme des Qurayzah, et ils dirent « prenons le Prophète comme juge entre nous ». Ils sont alors allés vers lui (le Prophète), puis fut révélé les paroles : Et si tu juges, alors juge entre eux en équité.L’équité veut dire, une âme pour une âme. Puis fut révélé :Est-ce donc le jugement du temps de l’Ignorancequ’ils cherchent?» Fin de citation [Rapporté par Abu Dawûd, Kitâb ad Diyât, Bâb an Nafs, hadith numéro 4494. Il est aussi rapporté dans le Sahîh Abu Dawûd, hadith numéro 3772 ; Nasâ’i le rapporte dans Kitâb al Qidsâmah, Bâb Ta’wîl Qawlihi ta’âla. Dans Sunan an Nasâ’i, hadith numéro 4410.]



Il y un autre récit d’Ibn ‘Abbâs que nous citerons entièrement car on y trouve plus de détails et parce qu’il explique les différentes sortes de diyah. Il est rapporté qu’Ibn ‘Abbâs a dit :

 


« Allah a révélés Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les mécréantseux sont les perverseux sont les injustesIbn ‘Abbas dit : Allah les a révélé sur deux groupes de juif dont l’un avait dominé l'autre au point qu'ils ont consenti mutuellement que pour chaque personne que la tribu victorieuse (Al-‘Aziza) avait tué de la tribu vaincue (Ad-Dhalila) alors la rançon était de 50 wasq (unité de poids) et que pour chaque personne que la tribu vaincue avait tué des victorieux alors la rançon était de 100 wasq et ils sont restés dans cet état jusqu’à ce que le Prophète salla Allahou ‘alayhi wa salam arrive à Médine. Ensuite, les deux tribus ont été vaincues et ce jour ils ne l'ont pas combattu à cause du traité de paix. Puis, la tribu vaincue a tué une personne de la tribu victorieuse et la tribu victorieuse a envoyé quelqu'un exigeant 100 wasq. Donc la tribu vaincue a dit : « Est-il possible que ces deux personnes aient la même religion, la même généalogie, la même ville et que la rançon pour certains d'entre eux soit la moitié de celle des autres ? Nous vous donnions cette rançon en raison de votre injustice envers nous et maintenant que Muhammad salla Allahou ‘alayhi wa salam est venu, nous ne vous donnerons plus cela. » Ainsi une guerre a presque commencée entre eux et ensuite ils ont consenti à ce que le Messager d'Allah salla Allahou ‘alayhi wa salam juge entre eux. Alors la tribu victorieuse a dit : « Par Allah, Muhammad ne vous donnera pas deux fois la somme de ce que nous leur avons donné car ils (la tribu vaincue) ont dit vrai, ils ne nous ont donné cette rançon par injustice de notre part et en raison de notre pouvoir sur eux. Envoyez secrètement quelqu'un à Muhammad qui puisse vous informer de son avis, s'il vous donne ce que vous voulez, consentez à le faire arbitrer et s'il ne le fait pas, alors prend garde et ne consentez pas à le faire trancher dans notre litige. » Donc, ils ont envoyé certaines personnes parmi les hypocrites à Muhammad salla Allahou ‘alayhi wa salam. Quand le messager d'Allah est venu, Allah l'a informé de leur affaire et de ce qu'ils désiraient et Il, Azza wa Jall, a révélé :Ô Messager ! Que ne t’affligent point ceux qui concourent en mécréancejusqu’à ceux-là sont les perversAlors il (ibn ‘Abbas) a dit : « Par Allah ils ont été révélés en ce qui concerne ces deux (tribus Juives) et c’est eux qu'Allah, Azza wa Jall a désigné (dans ces versets) [sourate Al-Mai’da : 41-47] » Fin de citation [Rapporté par l’imam Ahmad, 1/246. Authentifié par Shâkir, numéro 2212. Rapporté par Nasâ’i 8/19 ; Dans Sahih an Nasâ’i, hadith numéro 4411. Rapporté par Ibn Jarîr, 10/326, édité par Shakîr, récit numéro 11984.]

 


Et donc, comme ces deux causes de révélations sont toutes deux certifié comme étant sahîh, on peut dire : ces deux raisons peuvent exister dans une même situation, de sorte que ces versets ont étaient révélé concernant tout ce qui a était précédemment cité, comme le dit Ibn Kathîr [Tafsîr Ibn Kathîr, 3/10, Ash Sha’b éditions]. Et Allah est le plus savant.



Il y a encore d’autres avis sur la cause de révélation, mais ils sont soit da’îf (faible), tel que l’opinion selon laquelle cela aurait concerné l’histoire d’Abu Lubâbah et Banu Qurayzah, ou qu’il aurait était révélé concernant le juif ‘Abdullah ibn Sûriya qui a apostasié après être devenu musulman, ou que ces versets concerné les hypocrites.



 partir des ces causes de révélations, les points suivants doivent être noté :



  1. Qu’il y a un lien fort entre les causes de révélations et les versets cités, car ils mentionnent les juifs qui ont altérer les mots en altérant leurs ordre (chronologique dans la phrase), et affirmé que si ils viennent à toi, alors juge entre eux ou détourne toi d’eux, et comment peuvent ils te prendre comme juge alors qu’ils ont la Tawrât (Thora), ect. Par conséquent toutes histoires concernant la cause de révélation qui ne mentionne pas les juifs ne peut être correcte.


 

  1. Que ces versets qui ont étaient révélés exposent les juifs et leurs alliés parmi les hypocrites, et statuent que ceux qui jugé ou gouverné par autre que ce qu’Allah a révélé sont coupable de kufr, de fisq et de zulm, et ordonne le Messager sala Allahu ‘alayhi was Salam de juger et gouverner avec les lois qu’Allah lui a révélé, et met en garde contre la tentation d’ignorer certaines des lois qu’Allah fait descendre, ect - ces versets ont étaient révélé concernant une seul loi sur laquelle les juifs se sont mit d’accord d’échanger, et se sont basé sur autre que ce qu’Allah a révélé. Cette loi concerné soit l’adultère, ou soit al qisâs (prix du sang). Ces versets visent aussi toutes situation qui ressemblent à ce qu’on fait les juifs, sans prendre en compte l’époque ou le lieu.

 

 

 

  1. L’accord entre deux parties sur une affaire qui va à l’encontre du jugement d’Allah ne fait pas de ce jugement un jugement licite. C’est un point sur lequel beaucoup de gens se trompent.

 

 

  1. La relation entre les hypocrites et les juifs, et le rôle que chacun a joué pour mener une guerre contre l’Islam en essayant de contourner les lois de l’Islam. Quiconque étudie l’histoire verra qu’ils ont persisté dans cette voie en tout temps et en tout lieu.

 

 

 

  1. Al Barâ’ ibn ‘Âzib a dit : « tous furent révélés sur les mécréants » Nous en parlerons dans la partie suivante in cha Allah.

 

 

 

Qui est visé dans ces versets, et sont ils généraux ou spécifique ?

 

 

 

Ici nous nous concentrerons sur les passages Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les mécréantseux sont les perverseux sont les injustes.

 


Les salafs, qu’Allah leur fasse miséricorde, ont divergé sur l’interprétation de ces versets et on trouve de nombreux avis. Nous citerons certains avis, puis nous examinerons les divergences relatives à ces versets. Et Allah est Source de puissance et vers Lui nous recherchons assistance.

 


Ces différents avis peuvent être résumés comme il suit :

 


  1. Que ceux qui sont visé ici sont les juifs qui ont altéré le Livre d’Allah et ont changé Ses lois. Cet avis est rapporté par Al Barâ’ ibn ‘Âzib quand il dit - comme mentionné dans le Sahîh Muslim – concernant ces trois versets : «tous furent révélés sur les mécréants »



Il est rapporté qu’Abu Sâlih a dit :   « Ces trois versets de la sourate al Mâ’idahEt ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les mécréantseux sont les perverseux sont les injustesne concerne pas les musulmans du tout ; ils concernent les kuffâr » Fin de citation [Tafsir at Tabari, 10/346, récit numéro 12023.]

 

 

Il est rapporté qu’Ad Dahhâk a dit : « Ces versets ont étaient révélé concernant les gens du Livre » Fin de citation [Tafsîr at Tabari 10/347, récit numéro 12024 et 12028.]

 

 

Il est rapporté qu’Abu Majlaz a dit : « Ils ont étaient révélé concernant les juifs, les chrétiens et les gens du shirk » Fin de citation [Tafsîr at Tabari 10/347, récit numéro 12025 et 12026.]

 

 

Il est rapporté qu’Ikrimah a dit : « Ces versets concerne les gens du Livre » Fin de citation [Tafsîr at Tabari, 10/351, récit numéro 12031 et 12033.]

 

 

Il est rapporté que Qatâdah a dit : « Il nous a était mentionné que ces versets ont étaient révélé concernant un juif assassiné » Fin de citation [Tafsîr at Tabari, 10/351, récit numéro 12032.]

 

 

Il est rapporté que ‘Ubaydullah ibn ‘Abdullah ibn ‘Utbah ibn Mas’ûd a mentionné l’histoire de la dispute entre les deux tribus juives de Qurayzah et An Nadîr concernant les meurtres, et il a dit « Ce qui sont visé sont les juifs, et ils (les versets) furent révélé sur eux » Fin de citation [Tafsîr at Tabari, 10/352, récit numéro 12037].



Il est aussi rapporté qu’Ibn ‘Abbâs à cette avis [Ad Durr al Manthûr, 3/87 et 88, ou deux récits d’Ibn ‘Abbâs sont rapporté ou il dit que ces versets concernent les juifs.], et aussi un avis similaire est rapporté de Hudhayfah. Comme il est rapporté qu’il a dit concernant le verset Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les mécréants : « Quel bon frère pour vous que ces enfants d’Israël. Si tout ce qui est agréable (c-a-d les éloges) est pour vous, tous ce qui est amère (c-a-d les condamnations verbale) est pour eux. Et certes, vous suivrez leur chemin pas à pas. » Fin de citation [Tafsîr at Tabari, 10/349-350, récit numéro 12027, 12029 et 12030 ; Tafsîr ‘Abdur Razzâq, 1/191.]

 


Le passage « certes, vous suivrez leur chemin » doit être compris dans le sens qu’il pensait que ces versets concernent les enfants d’Israël.

 


Ceux qui adhère à cet avis cite comme preuve le fait que « le Saint Qur’an indique que ces versets concernent les juifs, car dans les versets précédents, Allah mentionne qu’ils ont changé certains mots de leurs places, et qu’ils ont dit, « Si on vous donne ça », dans le sens le jugement altéré qui n’est pas le jugement d’Allah, et qu’ils ont dit « prenez le », « mais si il ne vous donne pas cela », c'est-à-dire le jugement altéré, mais qu’on vous donne le jugement d’Allah, alors prenez garde. Ils ont donc enjoint à la prudence dans le cas du jugement d’Allah, qu’ils connaissaient et considérait comme étant la vérité. Puis Allah a dit,Et Nous y avons prescrit pour eux vie pour viecela indique que l’on parle bien d’eux. » Fin de citation [Adwâ’ al Bayân, 2/90.]



Cet avis est aussi celui d’Az Zajjâj, qui dit pour l’appuyer :



« Parmi les meilleurs avis que nous avons exposé concernant cela est l’avis d’Ash Sha’bi, qui dit : Ceci est spécifiquement à propos des juifs (Ceci est ce qu’Az Zajjâj a dit, citant Ash Sha’bi ; il apparaitra plus tard un commentaire d’Ash Sha’bi qui est différent). Trois éléments prouvent ce que nous affirmons : les juifs sont mentionnés au préalable dans le verset, « Pour les juifs », le pronom les désigne ; le contexte du verset l’indique aussi, car après cela il est dit, Et Nous y avons prescrit pour eux vie pour vie, et ce pronom concerne les juifs, selon le consensus ; et les juifs sont ceux qui ont rejeté la lapidation… » Fin de citation [I’râb al Qur’an, 2/21-22, aux éditions Beirut.]

 


Puis il mentionne quelques objections et les réfute.

 


C’est ce qu’Ibn Jarîr pensait être l’avis le plus correct, il pensait que ces versets étaient révélé concernant les kuffâr parmi les gens du Livre, puis il a affirmé que ces verset avait une porté plus général et incluaient quiconque renie les lois d’Allah. [Tafsîr at Tabari, 10/358]

 


  1. Certains ont dit que « les kâfirûn » (c-a-d les mécréants) visait les musulmans, « les zâlimûn » (c-a-d les injustes) visait les juifs et « les fâsiqûn » (c-a-d les pervers) visait les chrétiens.

 

 

Parmi ceux qui ont adopté cet avis il y a Ash Sha’bi. Il est rapporté qu’il a dit :

 


« Un verset nous concerne et deux versets concerne les gens du Livre.Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les injustesEt ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les perversconcerne les gens du Livre » Et selon une autre version, il dit : « Le premier verset concerne les musulmans, le second les juifs et le troisième vise les chrétiens » Fin de citation [Tafsîr at Tabari, 10/353-355, récit numéro 12038 et 12046]

 

 

Et c’est aussi l’avis d’Abu Bakr ibn al ‘Arabi, quand il dit :

 

 

«Parmi eux il y ceux qui ont dit que les kâfirûnconcerne les mushrikîn (il est cité comme tel dans Ahkâm al Qur’an d’Ibn al ‘Arabi. Dans Al Jâmi’ li Ahkâm al Qur’an d’Al Qurtubi, il est dit, Al kâfirûnconcerne les musulmans… » Cité d’Ibn Al ‘Arabi.). les zâlimûnconcerne les juifs et les fâsiqûnvise les chrétiens. C’est aussi mon avis, car c’est le sens apparent des versets, et c’est l’avis d’Ibn ‘Abbâs, Jâbir, Ibn Abu Zâ’idah et Ibn Shubrumah. » Fin de citation [Ahkâm al Qur’an d’Ibn Al ‘Arabi, 2/621.]


 

Ash Shanqîti pensait aussi que c’est l’avis le plus correct, quand il dit :

 

 

« Le sens apparent, à partir du contexte de ces versets, est que le passage ceux-là sont les kâfirûnvise les musulmans, car avant cela, Allah dit, en s’adressant aux musulmans de cette ummah :Necraignez donc pas les gens, mais craignez Moi. Et ne vendez pas Mes enseignements à vil prix(Qur’an 5 : 44), puis Il dit :Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les kâfirûn. Allah s’adresse donc ici aux musulmans, et c’est l’apparent du contexte du verset, et sur cette base, le kufr mentionné ici peut être soit le kufr mineur, ou soit le kufr majeur, quand celui qui le fait, l’accomplit en croyant que cela est permit, ou il vise ainsi de renier et rejeter les lois d’Allah même si il les connait. Mais dans le cas de celui qui juge par autre que ce qu’Allah a révélé, reconnaissant qu’il commet un péché et un acte blâmable, mais il est poussé à agir de la sorte par passion et désire, il est un pécheur parmi les musulmans. Le contexte du Qur’an indique aussi clairement que le verset ceux-là sont les zâlimûnconcerne le juifs, car avant cela Allah dit : Et Nous y avons prescrit pour eux vie pour vie, œil pour œil, nez pour nez, oreille pour oreille, dent pour dent. Les blessures tombent sous la loi du talion. Après, quiconque y renonce par charité, cela lui vaudra une expiation. Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, ceux-là sont des zâlimûn.(Qur’an 5 : 45). Ce verset s’adresse donc à eux (les juifs), comme l’indique clairement le contexte. Et le verset ceux-là sont les fâsiqûnconcerne les chrétiens, et cela car Allah dit juste avant : Que les gens de l’Evangile jugent d’après ce qu’Allah y a fait descendre. Ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, ceux-là sont les pervers.(Qur’an 5 : 47). » Fin de citation [Adwâ’ al Bayân, 2/92.]

 

 

Puis il explique que le kuffr, le zulm et le fisq sont tous de deux types, majeur ou mineur. Puis il dit :

 

 

«Ce qui compte est le sens général des mots et non la cause spécifique lié à la révélation. J’ai exprimé mon avis précédemment et Allah est le plus savant. » Fin de citation [Adwâ’ al Bayân, 2/93.]

 

 

  1. Que ce qui est visé par ces versets est le kufr mineur, le zulm mineur et le fisq mineur. Cet avis est basé selon l’hypothèse que ces versets parleraient des musulmans.

 

 

Cet avis est rapporté d’un grand savant de la ummah, Ibn ‘Abbâs. Il est rapporté de lui par de multiples isnads qui se renforcent les uns aux autres, et qui, pris tous ensemble, sont sahîh.

 

Y sont inclut :


 

  • Il est rapporté qu’Ibn ‘Abbâs a dit :


 

Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les kâfirûnc’est du kufr, mais ce n’est pas l’incroyance en Allah, Ses Anges, Ses Livres et Ses Messagers. »

 

 

  • Il est rapporté de Tawûs, qui rapporte d’Ibn ‘Abbâs concernant le verset Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les kâfirûn qu’il a dit : « Ce n’est le kufr auquel vous pensez. »


 

  • Et il est rapporté d’Ibn ‘Abbâs les paroles suivantes : « Ce n’est pas le kufr auquel vous pensez, ce n’est pas le kufr qui expulse de la sphère de l’Islam. Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les kâfirûn est une forme de kufr moindre que le kufr majeur. » Certains ont ajouté : « …une forme de zulm moindre et une forme de fisq moindre. » [Tafsîr at Tabari, 10/355-356 et bien d’autres]

 

 

Cet avis est aussi rapporté de ‘Atâ’, qui dit : une forme de kufr moindre, une forme de zulm moindre, une forme de fisq moindre [Voir Tafsir at Tabari, 10/355]. Et il est aussi rapporté de Tawûs qui dit : « Ce n’est pas le kufr qui expulse la personne de l’Islam. » [Tafsîr at Tabari, 10/356 ; Tafsîr ‘Abdur Razzâq, 1/191.]


 

  1. Que ce qui est visé par le verset Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les kâfirûn est celui qui ne juge pas par ce qu’Allah a révélé car il rejette ce jugement. Les versets qui décrivent ceux qui ne jugent pas par ce qu’Allah a révélé comme étant des zâlimûn et des fâsiqûn, visent ceux qui acceptent et approuvent la Shari’ah d’Allah (les lois Islamiques) mais ne jugent pas conformément à ces dernières.

 

 

Il est rapporté qu’Ibn ‘Abbâs a dit :


 

« Quiconque rejette ce qu’Allah a révélé s’est rendu coupable de mécréance, et quiconque l’accepte et l’approuve mais ne juge pas avec est un zâlim et un fâsiq. » [Tafsîr at Tabari, 10/357, récit numéro 12063. Il est aussi rapporté de ‘Ikrimah ; voir al Baghawi, 3/61]

 

 

Plusieurs mufassirîn ont mentionné cet avis et ont dit que le type de kufr qui expulse son auteur de l’Islam s’applique seulement à celui qui rejette ce qu’Allah a révélé.

 

 

  1. Il a était dit que ces versets ont étaient révélé concernant les gens du Livre, et qu’ils visent aussi toute l’humanité, musulmans et mécréants compris.

 

 

Cet avis est mentionné par Hudhayfah quand il dit, concernant le verset de la sourate al Mâ’idah :

 

 

« Quel bon frère pour vous que ces enfants d’Israël. Si tout ce qui est agréable (c-a-d les éloges) est pour vous, tous ce qui est amère (c-a-d les condamnations verbales) est pour eux. Et certes, vous suivrez leur chemin pas à pas. » Fin de citation [Tafsîr at Tabari, 10/349-350, récit numéro 12027, 12029 et 12030 ; Tafsîr ‘Abdur Razzâq, 1/191. Aussi rapporté par Al Hâkim dans Al Mustadrak, 2/312-313. Il dit que c’est un hadith sahîh selon les conditions de Bukhari et Muslim, malgré cela ils ne l’ont pas rapporté, et Adh Dhahabi est du même avis.]

 


Parmi ceux qui était aussi des cet avis, il y a Ibrâhîm an Nakha’i. Il dit concernant le verset Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les kâfirûn« Ces versets ont étaient révélé concernant les enfants d’Israël, et Allah y inclut aussi cette ummah. » [Tafsîr ‘Abdur Razâq, 1/191 ; At Tabari, 10/356/357, récit numéro 12058, 12059 ; Ad Durr al Manthûr, 3/87, Dâr al Fikr édition]

 


Il est aussi rapporté qu’Al Hassan a dit :

 


« Il a était révélé concernant les juifs, et il est aussi valable pour nous. » [At Tabari, 10/357, récit numéro 12060 ; Ad Durr al Manthûr, 3/88.]

 


Des récits des compagnons sont rapporté d’Ibn Mas’ûd, lesquels indiquent que le sens est général, et il est rapporté de ‘Ilqimah et de Masrûq qu’ils ont questionné Ibn Mas’ûd à propos des pots de vin, et il répondit : cela fait parti des choses illégal (cf. Qur’an 5 : 62 et 63), Ils ont dit, qu’en est il quand les pots de vins sont donné pour changer un jugement ? Il répondit, c’est du kufr, puis il récita Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les kâfirûn.[At Tabari 10/321, récit numéro 11960 et 11963 ; voir aussi, 10/357, récit numéro 12061.]

 


Il est rapporté qu’As Suddi a dit :

 


Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révéléquiconque ne juge pas conformément à ce qu’Allah a révélé et le délaisse délibérément, et donne consciemment un jugement injuste, il est du nombre des kâfirîn. » [At Tabari, 10/357, récit numéro 12062.]

 


  1. Que ce verset doit être interprété différemment de son sens apparent, mais dans le sens de juger ou gouverner avec toutes les lois d’Allah, incluant le fait de juger ou gouverner avec le Tawhid et les lois de l’Islam. C’est ce qui est rapporté de ‘Abdul ‘Azîz al Kinâni, qui dit, quand on l’a questionné à propos de ces versets :

 

 

« Ils s’appliquent à tout ce qu’Allah a révélé, et non pour une partie. Toute personne qui ne gouverne pas avec tout ce qu’Allah a révélé est un kâfir, un zâlim et un fâsiq. En ce qui concerne celui qui gouverne conformément à ce qu’Allah a révélé en ce qui concerne le Tawhîd et interdisant le shirk, mais ne juge pas avec tout ce qu’Allah à révélé comme lois, ces versets ne s’applique pas à lui. » [Tafsîr al Baghawi, 3/61. Voir aussi le Tafsîr d’al Qurtubi, 6/190.]

 

 

  1. Il y a un avis qui explique que ce qui est visé sont ceux qui rejettent délibérément le jugement d’Allah qui est clairement établi dans les textes, mais pas ceux qui sont confus sur un jugement spécifique ou font une erreur d’interprétation. [Tafsîr al Baghawi, 3/61.]



Az Zajjâj a dit :

 


Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les kâfirûnveut dire, quiconque déclare qu’un des jugements d’Allah qui à était transmit par les Prophètes ‘alayhim as Salam est invalide, est un kâfir. Les fuqaha’ sont d’accord que quiconque dit que les mariés ne doivent pas être lapidé en cas d’adultère est un kâfir, et ceci est le kufr de celui qui rejette un des jugements du Prophète est dû à son incrédulité en ce dernier, et quiconque mécroit au Prophète est un kâfir. » [Ma’âni al Qur’an wa I’râbuhu d’Az Zajjâj, 2/178, publié par ‘Âlam al Kutub, Beirut.]



  1. Les khawârij ont dit que c’est du kufr qui expulse la personne de l’Islam, et ils considéraient que cela est général, l’appliquant à tous les jugements. Il est connu que les premiers khawârij, comme les derniers tels que les Ibâdiyah, qui pensaient que quand ‘Ali à accepté les deux arbitres, cela était un jugement par autre que ce qu’Allah a révélé, et était donc du kufr.

 

 

Maintenant nous allons examiner ces avis et indiquer lequel d’entre eux est le plus correct.

 

 

Analyse


 

Le but ici n’est pas de déterminer si juger par autre que la révélation d’Allah est du kufr mineur ou majeur, car ce point sera traité dans la prochaine partie. Le but ici est plutôt de déterminer si ces versets parlent spécifiquement des gens du Livre, ou des musulmans, ou si ils s’appliquent à tous, comme le suggère les opinions précédemment cités.


 

Le but n’est pas non plus de déterminer la cause de révélation de ces versets, car nous l’avons déjà exposé précédemment et démontré - comme il est rapporté dans les récits sahîh - qu’ils ont étaient révélé concernant les gens du Livre.

 

 

Sur cette base nous disons :


 

Celui qui médite sur ces diverses opinions remarquera qu’il y a en faite deux avis :

 

 

  1. Que le jugement de ces versets s’applique spécifiquement aux gens du Livre, et non aux musulmans.


 

  1. Que le jugement de ces versets s’appliquent aux deux, les gens du Livre et, ceux parmi les musulmans qui agissent comme les gens du Livre.



En ce qui concerne l’avis qui stipule que certains de ces versets s’appliquent spécifiquement aux musulmans, d’autre aux juifs, et d’autre encore aux chrétiens, rejoint le second avis, car notre propos est centré sur le premier verset,  Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les kâfirûn.Les gens du Livre sont inévitablement inclut dans ce jugement.

 


Nous disons qu’ils y a finalement que deux avis car le reste de ces avis, excepté le premier, sont inclut dans ce que nous avons listé dans le deuxième avis.

 


  • L’avis que le premier verset  Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les kâfirûn concerne les musulmans, le second concerne les juifs et le troisième concerne les chrétiens, implique que leurs sens est général, car le zulm et le fisq que les gens du Livre ont commit est celui qui expulse de l‘Islam, donc les gens du Livre sont inclut dans le jugement du premier verset, comme stipulé avant.



  • Le troisième avis, qui dit que c’est un kufr moindre… se base sur l’hypothèse que le verset parle des musulmans, ou qu’ils (les musulmans) y sont inclut avec les gens du Livre, et par conséquent, ce verset s’applique aussi aux musulmans.



  • La même chose s’applique au quatrième avis, il peut donc être interprété dans le sens ou il vise ceux qui rejettent (le jugement d’Allah).



  • Le cinquième avis stipule qu’il est général dans son application.



  • Le sixième avis stipule qu’il s’applique aux musulmans.



  • Le septième avis est similaire au quatrième.



  • L’avis des khawârij se base aussi sur l’hypothèse que les versets visent les musulmans. C’est un avis faux comme nous le verrons plus tard.



Pour résumé, il y 2 avais concernant ce sujet :

 


  1. Que ces versets s’appliquent seulement aux gens du Livre.



  2. Qu’ils sont généraux et s’appliquent aux deux, les gens du Livre et les musulmans -avec une différence dans la façon de les appliquer aux musulmans.



L’avis qui est le plus susceptible d’être correct est le second – que les versets sont généraux dans leur sens. Les preuves qui appuient cela sont les suivantes :



  1. Que les savants ont dit que la cause de révélation et ce qui est indiqué dans un verset peut être liés. Indubitablement, la cause de révélation est liée aux juifs qui ont échangé un jugement d’Allah concernant le marié coupable d’adultère et le qisâs (la peine). Le contexte du verset l’indique, sans aucun doute : qui déforment le sens des mots les juifs Nous y avons prescrit pour eux vie pour vie Que les gens de l’Evangile jugent.

 

 

Tous indiquent que la cause de révélation est liée aux gens du Livre, mais ce qu’implique le verset est différent, comme nous l’avons dit plus haut. La preuve que ces deux éléments sont liés est que certains des récits rapporté qui stipulent qu’ils (les versets) concernaient les gens du Livre et d’autres récits affirment que ces versets concernent une victime juive, tué par les juifs, comme le rapporte Qatâdah. Certains - tel que Ad Dahhâk – ont dit que ces versets concernent les gens du Livre, sans être spécifique à ces derniers.


 

Nous devons remarquer que dire qu’il est plus probable que ces versets soit généraux ne contredit pas le fait qu’ils furent révélé sur les gens du Livre, car le point ici est l’application des termes dans leur généralité. Nous en parlerons plus en détail plus tard.


 

  1. Dans le commentaire de certains d’entre ceux qui on dit qu’il s’applique seulement aux gens du Livre, il y a une indication que cela est tout de même général. Par exemple, le commentaire de Hudhayfah :

 

 

Quel bon frère pour vous que ces enfants d’Israël. Si tout ce qui est agréable (c-a-d les éloges) est pour vous, tous ce qui est amère (c-a-d les condamnations verbale) est pour eux. Et certes, vous suivrez leur chemin pas à pas. »

 

 

De façon similaire, Ibn ‘Abbâs dit :


 

« Ce que les gens sont bon. Si tout ce qui est agréable est pour vous, tous ce qui est amère est pour les gens du Livre. »


 

C’est comme si il pensait que ces paroles visé aussi les musulmans : Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les kâfirûn[Ad Durr al Manthûr, 3/88]. D’ailleurs, il est rapporté de lui qu’il pensait que ces versets étaient spécifiques aux juifs. Il est aussi rapporté de lui qu’ils concernaient ceux qui rejettent (les lois d’Allah) ou qu’il vise le kufr mineur. Ceci indique que sa parole, qui s’applique aux juifs, ne veut pas dire qu’il ne pensait pas qu’elle pouvait être plus vaste et inclure aussi les musulmans. On peut en dire de même pour l‘avis de Hudhayfah.

 

 

  1. En ce qui concerne l’avis d’Abu Majlaz - « Ces versets ont étaient révélé concernant les juifs et les chrétiens » (selon un autre récit, « Ils ont étaient révélé concernant les juifs, les chrétiens et les gens du shirk ») – nous devons garder à l’esprit qu’Abu Majlaz répondait aux khawârij Ibâdiya (nous parlerons de ce sujet en détail plus tard in cha Allah). Ainsi, il expliquait que quiconque agit similairement aux juifs fait partit des gens du shirk et est donc sujet au jugement de ce verset.

 

 

  1. En ce qui concerne l’avis d’Abu Sâlih - « (Ces versets) ne visent pas du tout les musulmans ; ils visent les kuffâr »-, et l’avis d’Al Barâ’ ibn ‘Âzab - « Ils concernent tous les kuffâr » - il n’y a rien qui indique qu’ils concernent exclusivement les gens du Livre.


 

Effectivement, on pourrait dire :

 

 

  1. Les commentaires d’Abu Majlaz et d’Abu Sâlih indiquent que les termes dans ces versets s’adressent aux kuffâr parmi les gens du Livres. Ceci n’exclut pas l’idée qu’ils peuvent être généraux dans leur application, incluant les gens du Livre et toutes personnes qui agissent comme eux - car ce qui importe est l’application générale de ces paroles.



  2. D’ailleurs on peut comprendre des paroles d’Abu Sâlih que ces termes peuvent être appliqué exclusivement aux kuffâr et que les musulmans ne sont pas inclut, il est possible qu’il tentait de réfuter ceux qui considéraient les gouverneurs injuste comme étant des mécréants. C’est ce qu’implique le récit sahîh d’Ibn ‘Abbâs. Donc ce qui est rapporté d’eux deux est similaire.



Leur conclusion est donc la même, qui est, que ce qui est indiqué par ces verset n’est pas limité aux seuls gens du Livre. Ceci sera expliqué dans les prochains points.



  1. Le sens apparent des termes utilisés dans ces versets est général, car le terme « man » (quiconque) est utilisé, ce qui indique une visée générale.

 

 

De là, Ibn al Qayyim a mentionné l’avis que ces versets visent uniquement les gens du Livres, il dit juste après : « Cela est peu probable, et va à l’encontre du sens apparent des termes utilisés, il n’est donc pas valide. » [Madârij as Sâlikîn, 1/336. Bukhari a inclut un chapitre qui utilise ce verset comme preuve ; ce chapitre est intitulé Bâb Ajr man qadâ bi’l Hikmah li Qawlihi ta’âla « Wa man lam yahkum bimâ anzala Allah fa ûlâ’ika hum al Fâsiqûn. ». Ibn Hajar (31/120) dit : « Du titre de Bukhari, il apparait qu’il pensait qu’il était plus probable que les sens soit général ». Puis il rapporte qu’Ismâ’îl al Qâdi a dit : « Le sens apparent des ces versets indiquent que quiconque agit de manière similaire aux leurs et invente une loi qui va à l’encontre de la loi d’Allah, et en fait la voie à suivre, est sujet au même menace qu’eux, qu’il soit un juge ou non » (Fath al Bâri, 13/120 – Salafiyah 1èreédition).]


 

  1. Même si nous supposons que c’était l’avis de certains des salafs - je veux dire l’avis qui dit qu’ils s’appliquent seulement aux gens du Livre – l’avis de la majorité des salafs était que l’application est générale. C’est aussi l’avis des savants de l’Islam qui sont venu après eux. C’est ce qui est indiqué par d’autres versets dans le Qur’an, tel que l’ordre de juger ou gouverner conformément au Livre d’Allah, et la déclaration que celui qui ne se réfère au Qur’an et à la Sunnah pour les jugements n’est pas croyant, et l’interdiction de se référer au jugement du tâghût, ect.

 

 

  1. Quoi qui l’en soit, ce qui compte est l’application général du texte, et non le raison spécifique de la révélation – cela est bien connu. Le point sur lequel ceux qui divergent est que ces versets ont étaient révélé sur les juifs, pour une raison spécifique, donc on applique ces versets uniquement sur eux. Mais dans le but de réfuter cela, nous disons que quelque soit les versets ou les ahâdîth, ils ont tous était révélé pour une raison spécifique, si le texte a une porté général ou spécifique, il doit être prit tel quel. Il n’y a pas d’objection possible sur ce point là. Mais si le texte n’indique ni l’un ni l’autre, alors l’avis le plus correct est que ce qui est pris en compte est le sens général des termes (et non la cause spécifique de la révélation). Ceci est l’avis de la majorité des savants, et leur preuve est exposé dans les livres d’Usûl al Fiqh [Voir Al Mustafâ d’Al Ghazâli, 2/20 (édition Bûlâq) ; Sharh al Kawtkab al Munîr, 3/177 ; Al Muwâfaqât, 3/281 avec le commentaire d’Ad Drrâz, aux éditions Muhammah. Il est aussi publié par Dâr Ibn ‘Affân, édité par Hasan Salmân, 3/34.]

 

 

Cette question peut être clarifiée en attirant l’attention sur ce qui suit :

 

 

  1. Que le contexte des versets de la sourate al Mâ’idah - le 5èmechapitre du Qur’an – indiquent que le sens est général et non restreint aux gens du Livre, par exemple :

 

 

  1. La phrase commence avec les termes Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé (Qur’an 5 : 44). Le pronom conditionnel « man » (ceux) est l’un des signes les plus clairs concernant le sens général. De là, certains sahâbah et mufâssirîn ont dit que le sens est général.

 

 

  1. Les mots dans ces versets sont adressé au Messager d’Allah sala Allahu ‘alayhi was Salam, tel que sois juge entre eux ou détourne toi d’eux (Qur’an 5 : 42) et Juge donc parmi eux d’après ce qu’Allah a fait descendre. Ne suis pas leurs passions (Qur’an 5 : 48). Ces paroles sont adressées au Prophète et à sa ummah.


 

  1. Il est rapporté que le Prophète ‘alayhi as Salat was Salam et ses compagnons se référaient aux versets révélé à l’encontre des gens du Livre et des mushrikîn, et les ont utilisé comme preuve quand ils débattaient avec des musulmans, ce qui indique qu’ils ont comprit ces versets comme étant général dans leur application, et non spécifique.



Ash Shâtibi a dit dans Al Muwâfaqât : « Quelqu’un pourrait dire que même si les pieux salafs connaissaient les objectifs de la Shari’ah et étaient Arabe, ils comprenaient les textes comme étant généraux dans leur application même si le contexte indique le contraire. Ceci montre que ce qui compte à leurs yeux est l’application générale des termes comme ils apparaissent, même si le contexte indique autre chose… » Fin de citation [Al Muwâfaqât, 4/34 – édition Dâr Ibn ‘Affân]

 


Ensuite, Ash Shâtibi a mentionné des exemples, et nous en citerons quelques un sous peu. Il dit :

 


« C’est comme le verset Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les kâfirûnmême si il a était révélé concernant les juifs comme il est indiqué par le contexte. Les savants l’ont comprit comme étant général dans son application, et ne vise pas seulement les kuffâr. Ils ont dit, c’est un kufr mineur. » Fin de citation [Al Muwâfaqât, 4/39, édition Dâr Ibn ‘Affân.]

 


Dans son tafsîr du verset :

 


Ferez-vous de la charge de donner à boire aux pèlerins et d’entretenir la Mosquée sacrée (des devoirs) comparables [au mérite] de celui qui croit en Allah et au Jour dernier et lutte dans le sentier d’Allah?...(Qur’an 9 : 19)

 


Al Qurtubi cite le hadith d’An Nu’mân ibn Bashîr qui a dit :

 


« J’étais près du minbar du Messager d’Allah ‘alayhi as Salat was Salam quand un homme a dit, « ça ne me gênerais pas si, après être devenu musulman, je ne devais que donner à boire aux pèlerins » Un autre a ensuite ajouté « ça ne me gênerais pas si, après être devenu musulman, je ne devais que m’occuper de l’entretien du Masjid al Harâm » puis un autre répliqua « le jihad dans la voie d’Allah est meilleur que ce que vous avez cité » ‘Umar le réprimanda en disant « n’élève pas ta voix au minbar du Messager d’Allah un vendredi, Mais quand tu prit la prière de Jumu’ah, consulte le concernant votre différent »Puis Allah révéla ces paroles : Ferez-vous de la charge de donner à boire aux pèlerins et d’entretenir la Mosquée sacrée (des devoirs) comparables [au mérite] de celui qui croit en Allah et au Jour dernier et lutte dans le sentier d’Allah?…. » Fin de citation [Sahîh Muslim, Kitâb al Îmân, Bâb Fadl ash Shahâdah fi Sabîl Allah ta’âla, hadith numéro 1879.]

 


Al Qurtubi dit après avoir parlé de ce point :



« Si l’on disait qu’à partir de ce principe de base, il est permit d’utiliser comme preuve lors d’un débat avec un musulman, les versets qui ont étaient révélé concernant les kâfirîn et il est connu que les jugements les concernant sont différent, on peut donc lui dire qu’il n’est pas farfelu d’appliquer des jugements aux musulmans qu’Allah a révélé sur les mushrikîn. ‘Umar a dit, « Si nous le souhaitions, nous pourrions consommer de la nourriture frit et grillé, assiette après assiette, mais nous avons entendu les paroles d’Allah Vous avez dissipé vos [biens] excellents et vous en avez joui pleinement durant votre vie sur terre…(Qur’an 46 : 20) »Ce verset parle des kuffâr, mais ‘Umar l’a prit comme menace contre le fait d’être comme eux à certains égards, et aucun des sahâbah n’a contredit cette interprétation. Il se peut que ce verset (Qur’an 5 : 44) est de ce type. Ceci est un point très important qui résout le problème et dissipe la confusion. Et Allah est le plus savant. » Fin de citation [Tafsîr al Qurtubi, 8/92, édition Dâr al Misriyah.]

 


Le commentaire de ‘Umar sur le versetVous avez dissipé vos [biens] excellents…et aussi rapporté par Ash Shâtibi. [Voir Al Muwâfaqât, 4/34-35.]

 


Shaykh al Islam Ibn Taymiyah a dit:



«Les textes du Qur’an et de la Sunnah, qui comprend le message de Muhammad sala Allahu ‘alayhi was Salam, transmit dans un sens général qui s’applique à toute l’humanité pas une application générale du texte et du sens, ou seulement du sens. Les engagements d’Allah dans Son Livre et la Sunnah de Son Messager s’appliquent aux générations contemporaines de cette ummah comme ils s’appliquent aux premières générations. Allah nous a raconté l’histoire des nations qui sont venu avant nous afin qu’elles soient une leçon pour nous, afin que nous comparons notre situation à la leurs et faire une analogie entre les générations présentes et les nations passés, et afin que les croyants parmi les contemporains puissent prendre exemple sur les prédécesseurs, et les kafirîn et les hypocrites parmi les contemporains pourraient tirer des leçons de ce qu’on fait les kuffâr et les hypocrites des générations antérieurs. » Fin de citation [Majmû’ al Fatâwa, 28/425, nous devons noter que ces paroles d’Ibn Taymiyah apparaissent dans un essai important concernant la guerre avec les Tatars et la victoire des musulmans sur eux, et le rôle qu’a joué Ibn Taymiyah dans cela, et combien les musulmans on souffert de cette situation, et le nombre important d’hypocrites et de gens qui ont tenté de le décourager. Ibn Taymiya a exposé un parallèle unique en son genre entre ce qui c’est passé durant sa vie, et les campagnes militaire du Prophète sala Allahu ‘alayhi was Salam. Ibn Taymiyah a commencé son essai en disant « Allah a accomplit Sa promesse, en accordant la victoire à Son serviteur, à fait de Ses troupes des troupes victorieuses ayant défait les confédérés de Lui-même.Et Allah a renvoyé, avec leur rage, les infidèles sans qu’ils n’aient obtenu aucun bien, et Allah a épargné aux croyants le combat. Allah est Fort et Puissant.(Qur’an 33 : 25)… Ces tribulations (fitnah) par lesquels les musulmans furent testés avec ces ennemis corrompu qui sont allé à l’encontre de la Shari’ah de l’Islam a son parallèle avec ce qui c’est passé avec les musulmans du temps du Messager d’Allah sala Allahu ‘alayhi was Salam, dans les batailles concernant ce qu’Allah a fais descendre comme révélation dans Son Livre… » (Majmû’ al Fatâwa 28/424 et 467). Cet essai est unique parmi les essais qu’Ibn Taymiyah a écrits, et il contient un exemple pratique du sujet dont nous parlons dans ce livre.]



D’autres exemples comme :



  1. Le récit de

‘Umar radhia Allahu anhu que nous avons cité plus haut.

 

 

  1. Le contexte dans lequel le Prophète ‘alayhi as Salat was Salam a cité le verset L’homme cependant, est de tous les êtres le plus grand disputeur. (Qur’an 18 : 54) dans le cas de ‘Ali radhia Allahu anhu et Fâtimah radhia Allahu anha, même si ce verset est descendu concernant les kuffâr. Le hadith ce trouve dans le sahîh al Bukhari (Sahîh al Bukhari, Kitâb al Tahajjud, Bâb Tahrîd an Nabi ‘ala Salât al Layl, hadith numéro 1127.).

 

 

  1. Le contexte dans le lequel Abu Hurayrah radhia Allahu anhu a cité le verset



Certes ceux qui cachent ce que Nous avons fait descendre en fait de preuves(Qur’an 2 : 159) quand il a expliqué pourquoi il narré les ahadith. Ceci est rapporté chez al Bukhari (Sahîh al Bukhari : Kitâb al ‘Ilm, Bâb Hifz al ‘Ilm, hadith numéro 118.).

 

 

  1. Abu Bakrah a cité le hadith, « Aucun peuple ne réussira si une femme les gouvernent » [Sahîh al Bukhari : Kitâb al Fitan, chapitre 18, hadith numéro 7099.] quand il débattait avec des musulmans, même si ce hadith visait, à la base, les kuffâr.



Et il y a plusieurs autres exemples.

 


Ceci indique que ce que nous avons dit plus haut, que ces versets qui ont étaient révélé pour une raison spécifique, peuvent être généraux dans leur application, et ceci inclut les versets de la sourate al Mâ’idah qui parlent du jugement et de la gouvernance par autre que ce qu’Allah a révélé.

 


  1. Ici se trouve une conclusion inévitable, qui est que ceux parmi les générations contemporaines qui disent qu’ils s’appliquaient seulement aux gens du Livre, ont fait une autre erreur en plus du fait que cet avis est le moins valide, quand ils affirment que les juifs sont devenu des kuffâr et on eu ce statut - dans les versets de la sourate al Mâ’idah qui parlent du jugement et de la gouvernance par autre que ce qu’Allah a révélé – car ils ont rejeté le Message de Muhammad sala Allahu ‘aayhi was Salam et ont commit du shirk majeur.

 

 

Ceci est une erreur manifeste, car si cela était correcte, le Qur’an auraient statué de leur mécréance sans le lié à la raison pour laquelle ces versets furent révélé. De plus si cela était correcte, ce verset Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les kâfirûnserait insensé. Le jugement de ce verset (qu’ils sont kâfir) est basé sur le fait qu’ils n’ont pas jugé conformément à ce qu’Allah a révélé, et l’observation que cet avis dénuerait de sens beaucoup de textes du Qur’an et de la Sunnah est suffisant pour affirmer que cet avis est erroné.

 

 

Il en est de même pour ce qui est de l’avis de ceux qui affirment que quand Ibn Kathîr a qualifié les Tatars de kâfir car ils ont gouverné conformément au Yâsiq, il l’a fait à cause de leur kufr et de leur shirk. Cela est une distorsion et une déviation des paroles des savants. Ibn Kathîr a lié ce qu’il a dit au fait qu’ils ont gouverné conformément au Yâsiq, rien d’autre, et ses paroles ne sont pas ambigus.


 

En se basant sur les arguments précités nous pouvons affirmer que l’avis correct est que les musulmans sont inclut dans les jugements de ces versets. 

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