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Published by Sulaymân Abû Mâlik - Minhaj

Texte tiré du Magazine Al-Joumou'ah, écrit par le Cheikh 'Abdoul Kader Ibn 'Abdoul-'Aziz, traduit par Assabyle.coM

Il est nécessaire de se référer, pour tout sujet de désaccord entre Musulmans, à Allah et Son Messager . Et il est important que le Musulman sache cela et qu'il le mette en pratique car ce principe témoigne de la soumission complète de sa personne à Allah , sans quoi il ne serait être Musulman. 

Allah  dit: Puis, si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez-le à Allah et au messager, si vous croyez en Allah et au jour dernier [Sourate An-Nisâ' 4:59] 


Il  dit aussi :Sur toutes divergences, le jugement appartient à Allah, Tel est Allah mon Seigneur ; en Lui je place ma confiance et c'est à Lui que je retourne [Sourate Ach-Choûrâ 42:10]

Ibn Al-Qayim a dit : "Sur La base de ces versets, les savants ont consenti que faire référence à Allah signifie faire référence à Son Livre, à son Messager de son vivant et à la Sunnah de son Messager après sa mort". 

Les premiers versets de sourate An-Nisa, sont aussi une preuve à ce que la Shari'ah a été réalisée et est complétée. Ibn Al-Qayim a commenté ces versets en disant : "Ils couvrent tout ce sur quoi les croyants peuvent être en désaccord sur leur religion, de la plus petite chose à la plus grande, même si cela est caché ou évident. Et s'il n'y avait pas de solution claire à leur désaccord dans le Livre d'Allah et la sunnah de Son Messager, ou s' ils (le Coran et la sunnah) n'étaient pas assez développé pour cela, alors Il () ne nous aurait pas ordonné de se référer à eux".

La Shari'ah est le Juge et ne devra pas être jugée: c'est son pouvoir et son rôle. Cela veut dire que la Shari'ah gouverne et juge si les paroles des gens et leurs faits et gestes sont corrects ou pas. Elle tranche entre eux lors de conflits ou désaccords. Elle confirme le droit et abolit le mensonge. 

Mais cette notion est parfois violée à travers de fausses pratiques :

Le fanatisme : Les fanatiques des différents Madhahib, ou écoles de pensée, jugent le Coran et la Sunna par rapport à ce que leur Imam dit. Par exemple, Abou Al-Hassan Al-Karkhy , un éminent Imam Hanafi a dit : "Tout verset du Coran qui diverge de la compréhension de notre Madhab est soit incorrectement interprétée, soit a été abrogée. C'est aussi le cas pour chaque hadith".

La démocratie : Aujourd'hui, un des exemples sordides de gens qui prennent la Charia divine à leurs guises, est celui de la démocratie, aussi définie par le fait de prendre l'opinion des gens, soit directement, soit à travers leur parlement, pour rendre effectif les Lois Islamiques. Si le but de ce sous jugement est de soumettre la Charia du Créateur à la bonne volonté de Ses créatures ou de réduire la Charia à un choix, comme toute lois ou invention humaine, alors c'est de l'ignorance totale et flagrante ainsi que de la Mécréance.

Dans l'explication de la foi Islamique, l'Imam At-Tahawih a dit, concernant celui qui gouverne par autre chose que la loi d'Allah : "S'il pense que gouverner par ce qu'Allah a révélé n'est pas obligatoire et qu'on a le choix dans ceci, ou qu'il l'a négligé, à ce moment il a commit Al Koufr (la mécréance). Il recevra bientôt le jugement d'Allah". 

Personne dans cette Oumma n'est parfait sauf le Prophète  . C'est la raison pour laquelle Allah  nous a ordonné, durant un conflit, de faire référence à Lui et à Son Messager, , et de ne plus se référer à l'opinion des gens ou à quelconque paroles ou lois autre que les leurs. De cela nous comprenons que quiconque se réfère à d'autres paroles que celles d'Allah et de Son Messager, , est dans l'erreur. Cela stipule également que les paroles de quelques sectes, prétendant que leurs Imams sont infaillible, n'est pas fondé. 

Pour affirmer ce principe, l'Imam Malik a dit, "Toute parole peut être rejetée, exceptez celle du Prophète, ". Des formulations semblables ont été citées par Abou Hanifa, Ahmed, Chafii et d'autres, même si les termes exacts sont parfois différents. Allah  dit : S'il provenait d'un autre qu'Allah, ils y trouveraient certes maintes contradictions[Sourate An-Nisâ' 4:82] 

Se référer au Coran et à la sunnah doit être fait par ceux qui y sont qualifiés, en l'occurrence les savants, Allah dit: Demandez donc aux gens du rappel si vous ne savez pas [Sourate An-Nahl 16:43] 

Par respects envers tous nos savants et pour faire référence à eux, nous informons les Musulmans de deux types de savants: 

1) Des savants qui sont profondément enterrés sous leurs livres et qui ont perdu le contact avec le monde extérieur. Ibn Al-Qayim a dit, "Le Mufti et le Gouverneur ne peuvent pas gouverner équitablement à moins qu'ils aient deux genres de connaissance. La première est la compréhension de la réalité, être totalement impliqué dans celle-ci et être capable de dériver de ce qui s'est passé des faits en se basant sur les évidences, les indications et les signes, jusqu'à ce qu'ils soient totalement informés. La seconde est la compréhension des décisions d'Allah inscrites dans Son Livre ou dictées à travers les paroles de Son Messager, , et comprendre comment les appliquer à la réalité en considération". 


De plus, Abou Batah Al-Akbari a rapporté que l'Imam Ahmed a dit : "Il n'est pas admis pour un homme de s'établir comme Mufti à moins qu'il ait cinq caractéristiques. En premier lieu, il doit avoir l'intention (bonne). S'il n'a pas d'intention, il n'y aura aucune lumière en lui ou dans sa parole. Deuxièmement, il doit avoir la connaissance, la tolérance, la dignité et la tranquillité. Troisièmement, il doit être sûr de sa parole et ses connaissances. Quatrièmement, il doit être auto-suffisant (financièrement) si non, il sera influencé par les gens. Cinquièmement, il doit connaître les gens". 

Ibn Al-Qayim a commenté ces paroles en disant : "La connaissance des gens est une grande caractéristique, que chaque Mufti et Gouverneur devraient avoir. Ils devraient fréquenter les gens, être très bien informé pour engendrer le bien et défendre le mal, et ainsi, appliquer l'un à l'autre. Autrement, ils feront plus de mal que de bien. S'ils ne sont pas bien informés au sujet des gens, ils peuvent prendre l'oppresseur pour l'opprimé et le légitime pour le malfaiteur, et vice versa. S'ils sont ignorant des gens, de leurs circonstances et de leurs coutumes, ils ne seront pas capables de distinguer entre le bon et le mauvais. Ils doivent être très bien informés des ruses des gens, des tromperies, des fraudes, des coutumes et des traditions. Une fatwa est sujet au changement dépendamment du temps, des places, des coutumes et des traditions et tous cela fait aussi parti de la religion d'Allah". 


2) Des savants qui vendent leurs âmes pour la possession des biens de ce monde. Le Messager d'Allah , a dit : "L'amour de l'argent et des vis de ce bas monde ruinera la religion de quelqu'un plus efficacement que deux loups affamés qui peuvent ruiner un troupeau de mouton, s'ils restent seul avec lui". (Rapporté par Darami) 

Ibn Al-Qayim a dit : "Lorsque les gens de science s'attachent à la vie ci bas et se mettent à l'aimer, ils diront certainement ce qui n'est pas vrai au sujet d'Allah dans leurs fatwas, leurs jugements, leurs paroles et leurs actions". C'est dû au fait que les décisions d'Allah ne sont pas toujours en accord avec les désirs des gens, particulièrement ceux en position de pouvoir et ceux qui prennent des trajectoires douteuses. Leurs besoins sont toujours accomplis en désaccord avec la Vérité. Si les Savants et les Gouverneurs ont un amour du pouvoir et suivent des trajectoires douteuses, ils ne trouverons leur chemin uniquement dans ce qui s'oppose à la vérité. 

Méfiez-vous de ces deux types de savants. Ceux qui ont perdu le contact avec la réalité et ceux qui optent pour les biens de ce bas monde plutôt que dire la vérité, surtout lorsqu'il s'agit de Jihaad, d'enjoindre le bien et d'interdire le mal, et tout ce qui touchent aux lois des tyrans. Ibn Taymiyyah a décrit ces deux types de savants en ces mots:

 

"Il est impératif, à propos du Jihaad, de prendre l'opinion des gens de bonnes foi qui ont de l'expérience dans cette vie, et non pas de ceux qui préfèrent ce bas monde et qui ont des opinions non fondés sur la religion. Leurs opinions et celles des savants qui manquent de contact avec la vie et la réalité ne devraient pas être considérés".

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La dénomination Ahl Sunna wal Djama`a est composée de deux noms : 
Le premier nom Ahl Sunna signifie : ceux qui ont adhéré à la religion pratiquée par le Prophète (  ).
Une pratique de la religion de l'Islam que l'on connaît sous le nom de sunna. L'équivalent en français, de Ahl Sunna est : Les sunnites. 


Le deuxième nom determinée, al Djama`a, signifie éthymologiquement un groupe d'individus. Au niveau religieux, al Djama`a désigne le groupe d'individus constituant une communauté formée sur le modèle de la pratique religieuse du prophète (  ). al Djama`a a pour équivalent en français : La communauté sunnite[1] Cela dit, la dénomination "Ahl Sunna wal Djama`a", est employée chez les savants pour deux significations, l'une particulière, et l'autre générale : 

1- La signification particulière : 

C'est lorsqu'elle signifie les Ancêtres pieux, c'est-à-dire les trois premières générations de l'Islam. Dans ce cas, les deux expressions sont synonymes :
Ahl Sunna wal Djama`a Ancêtres pieux
Plus précisément, les Ahl Sunna wal Djama`a sont les Compagnons du Prophète (  ), la génération qui leur a succédé, puis la suivante, et enfin, tous ceux qui, parmi la communauté, adhèrent à leur conception de la religion. De cette signification spécifique, sont exclues toutes les tendances "dites" innovatrices.
Toujours dans ce cas précis, le terme sunna (voie établie, instituée, ou tracée) est opposé à bid`a (innovation) et le terme djama`a (communauté) est opposé à firqa (division) [2].
Ce sens, bien qu'il soit spécifique, c'est celui qui est le plus employé chez les savants musulmans. 


2- La signification générale :

C'est la signification incluant certaines tendances innovatrices qui dans leurs propos sont parfois en accord avec les Ancêtres pieux (trois premières générations) dans une question donnée, et qui sont en opposition avec une tendance en particulier. Ce type de signification est le moins employé du fait qu'il dépend de conditions particulières, qui sont :
1) - Qu'il doit s'agir d'un article de foi en particulier.
2) - Qu'il doit s'agir d'opposition à une tendance en particulier.
Exemple : L'emploi de la désignation "Ahl Sunna wal Djama`a" permet de se distinguer des rafidites dans les questions relatives au califat ou aux Compagnons. On dit dans ce cas que les membres de la communauté sont divisés en deux parties : d'un côté les sunnites et de l'autre les rafidites. Certains courants innovateurs comme les ach`arites, maturidites, kulabites, sont rangés aux côtés des sunnites pour leurs propos concordant avec celui des Ancêtres pieux, dans les deux questions que sont le califat et les Compagnons. Ceci lorsqu'il discorde avec les rafidites.

Ibn Taymiyya explique que : "L'on veut désigner par l'expression "ahl sunna" : tous ceux qui reconnaissent et attestent le califat aux trois Califes. Toutes les tendances y sont comprises, excepté les rafidites.
Parfois, on veut désigner par ce nom, uniquement, les Ahl al-hadith (les traditionnistes) dans son sens pur. Ne sont concernés que ceux qui attestent les attributs d'Allah en disant : le Coran est incréé, Allah sera vu après la résurrection. Qui attestent également la prédestination, ainsi que d'autres fondements connus chez les "Ahl Sunna wal Djama`a."


Ainsi, Ibn Taymiyya parle des deux cas comme suit :
Le premier cas : Les Ahl sunna en terme général, cela englobe tout, sauf les rafidites.
Le deuxième cas : Les Ahl sunna en terme particulier, cela désigne uniquement les traditionnistes (ahl al-hadith) [3] 


[1] Nous traduisons "Ahl Sunna wal Djama`a" par le seul nom au pluriel de sunnites, car ce nom désigne, en français, aussi bien ceux qui adhèrent à la sunna du prophète  (Ahl Sunna) et ceux qui forment une communauté fondée sur la sunna (al-djama`a).

[2] `Abdullah Ibn `Abbas dit à propos de l'explication du verset suivant : "Le jour où des visages blanchiront et d'autres noirciront." [S.3 / V.106]. Ce sont les visages des Sunnites qui blanchiront et ce sont ceux des partisans de l'innovation et de la division qui noirciront." [Tafsîr Ibn Kathir]

[3] Docteur. Muhammad Khalîfa at-Tamîmî, Mu'taqad Ahl Sunna wal Djama`a fî al-'asmâ' wa sifât.


Sources : La Tahawiyya

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"Etant donné que l'ordre est parvenu de se conformer au maintien de la communauté (Jama'at) et qu' il se réfère au suivi de la vérité et à sa recherche, ainsi ceux qui la détiennent sont en infériorité, et ceux qui s’oppose à cette vérité sont nombreux...”



Allah Le Très Haut a créé Ses esclaves pour être enclin à reconnaître la vérité, être rassurés avec celle-ci et l'accepter. Il a implanté dans la nature de l'homme, l’amour pour la vérité et le dégoût pour le mensonge.

Comme indiqué dans le Hadîth Qoudsî, rapporté par `Iyâd ibn Himar : le Prophète  a transmis de la part d'ALLAH : "J’ai créé tous mes serviteurs fervents [1], mais les démons leur sont venus ensuite pour les détourner de leur religion ; ils leur ont interdit ce que Je leur avais autorisé et leur ont autorisé ce que Je leur avais interdit, et leur ont ordonné de m’associer ce dont Je n’ai descendu aucune autorité..." [2]


Nettoyer son intention pour la recherche de la vérité

Chaque humain doit nettoyer son intention pour la recherche de la vérité et doit s’efforcer de se retirer de l'ignorance et de la partialité. On dénombre trois choses qui causent une réprimande, un péché et un châtiment :


  • 1°: Abandonner la vérité après sa divulgation et son explication
  • 2°: Pousser l’homme dans sa recherche pour qu’elle lui soit clarifiée.
  • 3°: Se détourner de la recherche de la science à cause de la passion, la paresse ou autre chose.
Ces trois choses sont la cause du plus grand malheur car elles détruisent la foi. Les gens de notre époque se sont divisés sur ces catégories et chacune d'entre elle est impressionnée par elle-même et pense être au niveau de la perfection de la science et de la religion. Ceci est de la tricherie et de la tromperie de Satan. Il n'y a pas de force ni de puissance sans l'aide d'Allah. 


L'obligation de revenir au Coran et à la Sunnah 

Allah Le Très Haut a rendu obligatoire et a ordonné aux musulmans, en cas de litige de revenir à Son Livre et à la Sunnah de Son Prophète  . Le Très Haut dit :


فإن تنازعتم في شيء فردوه إلى الله والرسول إن كنتم تؤمنون بالله واليوم الآخر ذلك خير وأحسن تأويلا


"Puis, si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez-là à Allah et au Messager, si vous croyez en Allah et au Jour dernier. Ce sera bien mieux et de meilleur interprétation (et aboutissement)." [An-Nisa, 59]


-Revenir à Allah signifie se tourner vers Son Livre, 
-Revenir au Prophète  c’est s’adresser à lui de son vivant, se tourner vers sa Sunnah après sa mort . 
-Le verset indique que celui qui, en cas de litige, ne se tourne pas vers le Livre d'Allah et à la Sunnah de Son Prophète  , n'est pas un croyant car Allah Le Très Haut dit : "...si vous croyez en Allah et au Jour dernier !"


Le comportement à adopter face aux divergences

L’Envoyé d’Allah , nous a informé que de nombreuses confusions et divergences surviendront après lui parmi ses partisans sur les principes de base de l'Islam ainsi que sur ses branches, en terme de pratique, de compréhension et de conviction. 


Comme mentionné dans le hadith rapporté par Abu Dawud et Tirmidhi d'après Irbâd Ibn Sâriya, le Prophète  a dit : "En effet, celui qui vivra parmi vous verra beaucoup de divergences. Vous devez suivre ma Sunna et la Sunna des Califes orthodoxes bien guidés après moi. Campronnez-vous à cela et accrochez-vous-y à l'aide de vos molaires s'il le faut. Méfiez-vous des choses nouvelles (en matière de religion), car toute nouveauté est innovation et toute innovation est égarement" [3]


Allah Le Très Haut ne nous a pas ordonné ni Son Envoyé de suivre la majorité des gens en cas de litige et de divergence.

Allah Le Très Haut n’a pas dit ni Son Envoyé  que les gens de tout temps doivent se référer à la majorité de leurs contemporains et les suivre.

Au contraire, l'obligation pour les gens est de se tourner vers le Livre d'Allah, la Sunnah de Son Prophète  , ainsi que la Sunnah des califes orthodoxes et bien guidés et sur quoi étaient les compagnons , la génération d'après (tabi3ins) et les dirigeants des musulmans.

Les adeptes de la vérité étaient en minorité dans le passé, et le seront à l'avenir inshaALLAH, c’est pourquoi l'homme ne doit pas s’attrister à cause du nombre restreint des adeptes de la vérité et du grand nombre de ceux qui s'y opposent.

Ali ibn Abu Talib a merveilleusement dit : "On ne connait pas la vérité par les hommes, mais connais donc la vérité, et après tu connaitras ceux qui la suivent."

Ainsi, comme a dit Abou Shama : "Etant donné que l'ordre est parvenu de se conformer au maintien de la communauté (Jama'at) et qu'il se réfère au suivi de la vérité et à sa recherche, ainsi ceux qui détiennent la vérité sont en infériorité, et ceux qui s’opposent à cette vérité sont nombreux.... Car, la vérité est celle dans laquelle était la première communauté depuis l’époque du Prophète , et ses compagnons  et ne regarde pas le nombre des adeptes des mensonges après eux”


L'orgueil : un obstacle dans la recherche de la vérité

Toute personne censée devrait se protéger de l'identification avec les mécréants qui parlent des croyants comme Allah le mentionne dans le Coran : 

"Les incrédules disent aux croyants : «Si ce Coran avait vraiment de la valeur, ces gens-là ne nous auraient jamais devancés pour y croire.» Mais, ne parvenant pas à se faire guider par ce Livre, ils diront : «C’est une vieille imposture !" [Al-Ahqaf, 11]; 

"C’est ainsi que Nous mettons à l’épreuve les hommes les uns par les autres , afin qu’ils disent : «Sont-ce là ceux d’entre nous que Dieu a comblés de Ses faveurs?» Mais n’est-Il pas le mieux Informé de ceux qui Lui sont véritablement reconnaissants ?" [Al-Anam, 53]


Certains des prédécesseurs dirent, "Personne quitte la vérité sans qu'il ne se soit pas enflé d'orgueil."

Le Prophète d'Allah  a expliqué que l’orgueil est le rejet de la vérité et l’humiliation des gens.


L'invocation de son Seigneur : remède contre le doute

Le musulman, en particulier dans les temps de doute, doit faire davantage d’invocation comme l’indique le hadith suivant rapporté par Muslim et d'autres de Aïcha  :

Le Prophète  quand il se levait la nuit, disait : "O mon Dieu ! Dieu de Jibril, de Mikaël et d’Israfil. Créateur des cieux et de la terre, l’Omniscient, Tu décides entre Tes Créatures dans ce qu’ils différent, guide-moi dans ce qu’il y a de plus véridique par Ta permission, Tu guides qui Tu veux dans le droit chemin".


****************

[1] Dans le sens : prédisposés à l’adoration du Seigneur, en ayant aucune inclination pour toute autre adoration. (N. du T.)


[2] Rapporté par Muslim (2865) et Ahmed (162/4)


[3] Ce hadith est rapporté par Abû Dawud (4607), At Tirmidi (2672) et ibn Majah (43-44) ; At Tirmidi a jugé ce hadith authentique (hassan sahih)




Traduit par : Le Jardin des Croyantes Publication

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Question : Est-ce que nous sommes coupables si nous n'appelons pas les kuffar à l'Islam alors que nous résidons parmi eux ? En général, la plupart d'entre eux connaissent l'Islam mais d'une façon incorrecte.


Réponse : Da'wah à l'Islam est une des grandes vertus et c'est le travail des prophètes et des gens de rectification( les réformateur).
Si vous le faites alors vous les avez suivis et si vous ne le faisait pas, alors vous devez au moins manifester le Dine .Manifester le Dine n'est pas simplement en faisant la prière et le jeûne devant eux .Au contraire, vous devez manifester votre Bara'ah (désaveux) envers eux et leur Dine et la haine envers eux et de leur Dine en raison de la parole du Très haut :

Certes, vous avez eu un bel exemple [à suivre] en Abraham et en ceux qui étaient avec lui, quand ils dirent à leur peuple: ‹Nous vous désavouons, vous et ce que vous adorez en dehors d'Allah. Nous vous renions. Entre vous et nous, l'inimitié et la haine sont à jamais déclarées jusqu'à ce que vous croyiez en Allah, seul﴿    Sourate Moumtahanah 60,verset 4

Observé ici Sa parole : “
Nous vous désavouons, vous et ce que vous adorez” De là, il a commencé par al Bara'ah envers eux avant leurs objets d'adorations. C'est parce qu'il y a certains qui déclarent leur désaveu de leurs objets d'adoration alors qu'ils ne déclarent pas leur désaveu envers eux. Observé ici à Sa parole :”Nous vous renions...” Et ne croyant pas non seulement dans leurs objets d'adoration. Et (regardez) Sa parole : " l'inimitié et la haine ..." ainsi, il a commencé par l'inimitié en finissant par la haine (la mentionnant en premier) .C'est parce qu'il y en a certains qui les détestent mais qui ne s'opposent pas à eux avec l'inimitié. Donc, celui qui se mélange avec eux, alors il doit réaliser la Millah d'Ibrahim, autrement, on ne lui permet pas de résider parmi eux


Sheikh Nasir ibn Hamd al Fahd

source 
http://www.hoor-al-ayn.com/articles/...the%20West.pdf

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Texte tiré du "Le Chemin des fidèles"

Source: darulilm.info



Beaucoup de musulmans ne comprennent pas l'importance de la loi d'Allah dans leur vie ainsi que son importance pour la communauté. C'est probablement l'une des principales raisons pour lesquelles il est difficile de trouver une solution aux problèmes auxquels ils font face aujourd'hui en tant que personnes comme par exemple : choisir leur partenaire de vie, l'école où envoyer leurs enfants, un travail qui n'est pas hellal et sans parler des problèmes de la société auxquels ils sont confrontés tels que la pornographie, l'alcool, les intérêts, la promiscuité, l'éducation, la drogue, la récession, la politique étrangère et ainsi de suite. 

L'homme doit être en mesure d'identifier un lien entre les problèmes que rencontrent les individus en tant que musulman de trouver le bon emploi, la vie de famille, etc. et les lois qui régissent sa société. C'est parce que tous les autres systèmes qui sont en vigueur dans la société, proviennent du gouvernement, dans la réalité, si le gouvernement est corrompu, alors les gens vont également être corrompu et induit en erreur.

C'est une des raisons pour laquelle la dawa du Prophète  dans les premiers stades de la Mecque a été portée sur les dirigeants (le roi de Perse, et Héraclius de Rome). Les règles doivent répondre aux choses de leur peuple et ils seront soit une source de bonté et d'orientation pour eux ou soit une source de corruption et d'erreurs. La chute de la société ou les gens commenceront à son règne.

Le dernier Prophète Muhammad  a déclaré: "Les nœuds de l'Islam éclateront un par un jusqu'à ce que plus aucun ne soit lié. Le premier à être libre sera le gouvernement et le dernier le noeud sera la prière." (Musnad Imam Ahmed)

Cependant, d'autre part, les changements qui se produiront dans le but de corriger l'erreur et la méchanceté de la classe dirigeante viendra naturellement des gens. Parce qu'ils seront en mesure de voir et de sentir l'oppression des gouverneurs eux-mêmes. Comme ce fut le cas des Prophètes tels que Moïse, Jésus et Muhammad, et ceux d'avant eux, qu'Allah ait pitié d'eux tous.

Allah  dit : "Il vous enjoint la Créance qu’il avait impartie à Nûh, celle que nous t’avons révélée et que nous avions impartie à Ibrâhim, Mûssa et ‘Issa. "Élevez la Créance, ne vous divisez pas pour elle". Il paraît énorme aux associateurs que tu en appelles à Lui ! Allah choisit qui Il veut. Qui revient vers Lui y est conduit. " (al-Shura, 13)

De nos jours, la racine ainsi qu'une solution permanente réside dans le rétablissement de la loi d'Allah ce qui fera que tous les problèmes de la société seront réglés car elles sont basées sur la Révélation. A notre époque, celui qui appelle et qui travaille pour la loi d'Allah est un signe de son sidq (sincérité) et pour ceux qui parlent contre lui - c'est un signe de nifaq (hypocrisie), et celui qui est muet sur la situation doit revoir son din (religion).

Allah dit : "Allah a promis à ceux d'entre vous qui ont cru et fait les bonnes oeuvres qu'Il leur donnerait la succession sur terre comme Il l'a donnée à ceux qui les ont précédés. Il donnerait force et suprématie à leur religion qu'il a agréée pour eux. Il leur changerait leur ancienne peur en sécurité. Ils M'adorent et ne M'associent rien et celui qui mécroît par la suite, ce sont ceux-là les pervers."(An-Nur, 55)

Ce qui est le plus étrange ce sont les gens qui prétendent que nous n'avons pas besoin charia, ou que le système et la manière dont les musulmans pratiquent est "mauvais". Surtout quand il s'agit de personnes qui ne rencontrent pas un problème dans les pays où ils vivent, il ou elle ne trouve pas un problème avec l'alcool, l'adultère, l'athéisme, le chirk, et toutes autres formes de corruption dans la société. C'est l'un des châtiment d'Allah à Ses serviteurs, que leurs coeurs soit négligeant des affaires de la Oumma et soient satisfaits de la mécréance et la désobéissance.

Le Prophète Muhammad  a déclaré: "Le cas de celui qui respecte les limites prescrites par Allah, comparé à celui qui les transgresse, ressemble à ces gens qui tirent au sort pour se réserver des places à bord d’un bateau ; certains obtiennent le pont supérieur et d’autres vont à l’entrepont. Lorsque ces derniers ont besoin d’eau, ils doivent nécessairement passer par le pont supérieur. Afin de ne pas déranger ceux du pont supérieur ils suggèrent de creuser un trou dans leur partie du bateau. Et si ceux du pont supérieur les laissent faire, tout le monde fera naufrage ; au cas contraire tout le monde sera sain et sauf." Bukhārī Kitāb-Ush-Shirkah

Frères et soeurs dans l'Islam, nous devons réaliser que nous sommes en obligation de travailler pour la charia, conformément à la méthodologie du Prophète Muhammad . Nous qui vivons en Occident avons à offrir aux gens une alternative non seulement de croire (à partir de l'incrédulité dans iman), mais aussi pour l'ordre social (la loi de l'homme à la loi d'Allah).

Nous ne devrions pas être limité à la compréhension de ce qui précède, mais nous devons suivre son application dans la société.

Allah  dit: "Et craignez une calamité qui n'affligera pas exclusivement les injustes d'entre vous. Et sachez que Dieu est dur en punition." (Al-Anfal, 25)


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Cheikh El Islam Ahmad Ibn Taymyyia a dit:


وليس لأحد أن ينصب للأمة شخصا يدعو إلى طريقته ويوالي ويعادي عليها غير النبي ولا ينصب لهم كلاما يوالي عليه يعادي غير كلام الله ورسوله وما اجتمعت عليه الأمة بل هذا من فعل أهل البدع الذين ينصبون لهم شخصا أو كلاما يفرقون به بين الأمة يوالون به على ذلك الكلام أو تلك النسبة ويعادون

« Il ne revient à personne d’imposer à la oumma un homme et d’appeler à son chemin et d’allier et se désavouer en fonction de cette personne sauf s’il s’agit du prophète. Et il n’est pas permis d’imposer une parole et de s’allier et se désavouer sur cette parole sauf s’il s’agit de la parole d’Allah et de son messager ou du consensus de la communauté. Plutôt, ceci fait parti des actes des gens d’innovations qui élèvent une personne ou une parole et divisent la communauté en s’alliant sur cette parole et en se désavouant en fonction de cette alliance. » (Recueil de Fatawa de Cheikh El Islam (20/164))


فمن جعل شخصا من الأشخاص - غير رسول الله - من أحبه ووافقه كان من أهل السنة والجماعة، ومن خالفه كان من أهل البدعة والفرقة كما يوجد ذلك في الطوائف من أتباع أئمة في الكلام في الدين وغير ذلك كان من أهل البدع والضلال والتفرق

« Et celui qui prend une personne, autre que le Messager d’Allah, et dit que ceux qui l’aiment et qui sont d’accord avec cette personne font parti d’Ahl El Sounna wal Djama’a, et dit que celui qui le contredit fait parti des gens d’innovation et de division, comme on le voit chez les sectes qui suivent les imams dans toutes leurs paroles dans la religion ou autre, celui-là fait parti des gens d’innovation, d’égarement et de division. » (Recueil de Fatawa de Cheikh El Islam (3/347))


ومن نصب شخصا كائناً من كان فوالى وعادى على موافقته في القول والفعل فهو من الذين فرقوا دينهم وكانوا شيعاً

« Et celui qui élève une personne, peu importe qu’elle soit, et s’allie et se désavoue en fonction de l’agrément de ses paroles et ses actes, celui-là fait parti des gens qui émiettent leur religion et qui se divisent en sectes » (Recueil de Fatawa de Cheikh El Islam (20/8))

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Les Khawârij et les Sahâba, pourquoi ? Car beaucoup de nos opposant nous cite l’histoire des Khawârij avec les Sahâba pour montrer du doigt notre croyance et nous réfuter avec ce premier contexte historique entre les Khawârij et la communauté Musulmane à savoir les Sahâbah et les Tâbi’în ici. Il est donc essentiel de prendre connaissance de cette histoire brièvement et d’en conclure : nous implique t’elle ou pas ? 

 

La première personne qui se caractérisa de cette secte hérétique était au temps du Prophète -sala Allahu alayhi was Salam- comme dans le récit rapporter par Al Boukhârî dans son Sahîh:

      

 

« Dhul-Khuwaisirah parvenus chez le Prophète -sala Allahu alayhi was Salam- et dit « Ô Muhammad! Soit Juste. » Le Prophète (salut et bénédictions d’Allah sur lui) lui répondu : « Malheur à toi. Si je n’établis pas la justesse qui le fera alors ? Et Alors Omar Ibn Khatâb (qu’Allah soit satisfait de lui) se précipita et dit : « Ô Messager d'Allah, puis-je lui trancher la tête? » Mais le Prophète (salut et bénédictions d’Allah sur lui) dit : Laisse-le, de la descendance de celui-là, des gens dont votre prière et votre jeûne seront inférieures aux leurs, ils liront le Coran, mais sans que leur lecture ne descende plus bas que le gosier. Ils s'éloigneront de la religion à la vitesse de la flèche qui se dirige vers la cible » (Fin de citation.)

 

Il faut retenir un point essentiel dans ce récit qui donnera la lumière sur beaucoup de chose concernant les Khawârij, et on remarquera que ce point sera présent chez les Khawârij qui sortirons à l’époque de Ali, c’est la parole d’Al’Khouwaisirah : (( « Ô Muhammad! Soit Juste. » Le Prophète (salut et bénédictions d’Allah sur lui) lui répondu : « Malheur à toi. Si je n’établis pas la justesse qui le fera alors ? »)), Effectivement, comme nous l’avons vu, Al Khouwaisirah a accusé le Prophète de ne pas avoir été juste alors que tout le monde connait la justesse du Prophète paix et salut d’Allah sur lui, on remarque donc que ce Khouwaisirah s’est imaginé une fausse injustice qui n’a même pas lieu d’être et qui est même impensable et s’est appuyé sur cette imagination tordu pour en accuser la meilleur des créatures c’est pour cela que le Prophète paix et salut d’Allah sur lui répondis ((« Malheur à toi. Si je n’établis pas la justesse qui le fera alors ? »)).

Et on remarquera que les Khawârij au temps de Ali agirons de la même manière en s’imaginant des péchés qui ne le sont même pas et conclurons sur cette imagination tordu que les Sahâba ont commis un péché et toute personne qui a commis un péché n’a pas juger d’après ce qu’Allah a révélé et ne pas juger d’après ce qu’Allah a révélé est une mécréance donc toute personne qui n’a pas juger d’après ce qu’Allah a révélé à mécru : c’est donc un Mouchrik ! Aussi simple que cela d’après leur logique tordue ! 
Les Khawârij au temps de Ali : 

Cheykh Abou Mohamed Al Maqdisî dit dans " Al Risâla Al Thalâthiniyah Fil Tahdhîr Minal Ghoulou Fil Takfîr " au dernier chapitre : 


Ali qu’Allah soit agrée de lui s’approcha donc d’eux et leurs dits : Pourquoi est vous en colère contre moi ? 


Ils lui dirent: La première chose qui nous a mis en colère contre toi est lorsque nous avons combattu avec toi le jour de Jamal, lorsque nous avons vaincus les gens de Jamal tu nous as permis les biens que nous avons trouvé leurs camps militaire mais tous nous as interdis de bénéficier de leurs femme et leurs enfants ! Pourquoi as-tu rendu licite tous sauf leurs femmes et leurs enfants ?! 


Il répondit (Ali) : Je vous ai permis de bénéficier de leurs biens étant donné qu’ils ont attaqués la caisse d’Etat de Bassora avant que je vienne à eux, et les femmes et les enfants ne nous ont pas combattus sachant qu’ils avaient le statut d’Islam étant que la terre était une terre d’Islam, de plus il est interdit de prendre en esclave ceux qui n’ont pas apostasiés, et supposons que je vous ai rendu licite leurs femmes, qui d’entre vous aurait osez prendre en captivité Aicha ?!! Ils ont éprouvé alors une certaine honte de cela… 


Puis ils lui dirent: ce qui nous a mis en colère contre toi aussi c’est le fait que tu supprime " Amîr Al Mo²minîne " de ton nom dans le livre qui a été écrit entre toi et Mou’âwiyâh quand Mou’âwiyâh t’a controverser sur ce statut ! 


Il dit (Ali) : J’ai fait comme a fait le prophète paix et salut d’Allah sur lui le Jour d’Al Houdaybiyah. Puis ils dirent (les Khawârij) : pourquoi as-tu fait juger deux arbitres alors que le droit était de ton côté ?Il dit : J’ai précédemment déjà vu le prophète paix et salut d’Allah sur lui faire juger Sa’d Ibn Mou’âdh sur Banî Qouraydha et s’il l’aurait voulus il ne l’aurait pas fait j’ai alors fait de même … et il leurs a rappelé aussi que c’était eux les premiers qu’ils l’ont incité à cela tout en les interdisant mais ils n’ont pas accepté et maintenant ils le rendent mécréant pour cette chose qu’eux même y ont appelé !! 


Puis il dit (Ali) avez-vous autre chose hormis cela ? Ils se turent tous et la plus part d’entre eux dirent : Certes par Allah il a été véridique. (Fin de citation.)

 

Ce qu’on retient de cette histoire entre Ali et les Khawârij : 


Les khawârij ont accusé Ali d’avoir : 

-supprimer le titre de croyant lors de l’écriture de la conciliation entre le partie de Mou’âwiyah et de Ali.

-d’avoir fait juger les hommes dans la religion d’Allah. 

-et de n’avoir pas autorisé la captivité (appelé Al Sabyou) des femmes et des enfants. 

On remarque donc que les Khawarij ont accusé Ali de chose qui n’atteint même pas le degré de pécher puis on battit sur cette accusation le Takfîr étant donné pour eux que les pécher sont une grande mécréance. 

Et voici le débat entre Ibn Abass et les Khawârij : 

      

 

« Je suis venu à vous de la part des Compagnons du Messager d’Allah (Salalahu alaihi wa salam), des Muhajirin et des Ansâr, pour vous informer de ce qu’ils disent. Ils savent ce qu’ils disent car le Coran a été descendu sur eux, et ils connaissent mieux la révélation que vous car elle fut révélée parmi eux. Et aucun d’eux n’est parmi vous. » L’un d’eux dit : « Ne discutez pas avec les gens de Quraysh (puisque Ibn ‘Abbâs était Qurayshite), car Allah ('Azawajal) a dit

:

"Ce sont plutôt des gens chicaniers." {Az-Zukhruf : 58} 


Ibn ‘Abbâs continua : « Et je suis venu à un peuple dont il n’y a jamais eu plus sévère dans l’effort que lui. Leur visage est devenu pâle à force de veiller, comme si leurs mains et leurs pieds ne les dissuadaient pas. » 


Certains partirent et d’autres restèrent. Quelques-uns dirent : « Parlons avec lui et voyons ce qu’il a à dire. » 


Je dis: « Informez-moi des raisons de votre rancune envers le fils de l’oncle du Messager d’Allah (Salalahu alaihi wa salam) et son gendre, et envers les Muhâjirin et les Ansâr ? »


Ils répondirent : « Pour trois raisons. » 

Je dis: « Lesquelles ? »


Ils dirent : « La première est qu’il a rendu des hommes juges dans les affaires d’Allah, alors qu’Allah ('Azawajal) dit


"Le pouvoir n'appartient qu'à Allah." {Yusuf : 40} Donc le jugement n’appartient ni aux hommes ni aux juges. » 


Je dis : « Cela fait seulement une raison. » 


Ils continuèrent : « Quant aux autres raisons, il combattit ses ennemis mais ne prit aucun prisonnier ou butin de guerre. Donc si ceux qu’il a combattus étaient mécréants, leur emprisonnement et leur butin devient licite. S’ils étaient croyants, les combattre ne serait pas permis. » 


Je répondis : « Voici deux raisons, quelle est la troisième ? »


Ils dirent : « Il supprima le titre de ‘Chef des croyants » pour lui-même, il est donc le chef des mécréants. » 


Je dis : « Avez-vous autre chose à rajouter ? »


(Ils dirent:) « Cela nous suffit. »


(Ibn Abbas:) « Puis-je vous réciter du Livre d’Allah et de la Sunnah de Son Prophète (Salalahu alaihi wa salam) ce qui réfutera vos propos et vous obéirez ? »


(Ils dirent:) « Oui ! »


(Ibn Abbas:) « Concernant votre parole selon laquelle il a autorisé des hommes à juger dans les affaires d’Allah, alors je vais vous réciter ce qui montre qu’Allah a délégué son jugement aux hommes pour le prix de quatre dihramsconcernant un lapin ou un autre gibier. Allah a dit : 


"Ô les croyants ! Ne tuez pas de gibier pendant que vous êtes en état d'Ihram. "
Jusqu’à : « …d'après le jugement de deux personnes intègres parmi vous »


Alors je vous implore par Allah : Le jugement des hommes concernant les lapins et les autres gibiers est-il meilleur, ou est-ce le jugement concernant leur sang et leur réconciliation ?


Vous savez que si Allah avait voulu, Il aurait jugé et n’aurait pas relégué cela à des hommes. Et Allah ('Azawajal) a dit au sujet de la femme et de son époux :
"Si vous craignez le désaccord entre les deux [époux], envoyez alors un arbitre de sa famille à lui, et un arbitre de sa famille à elle. Si les deux veulent la réconciliation, Allah rétablira l'entente entre eux." {An-Nisaa : 35} Allah a donc fait du jugement des hommes une tradition authentique. Alors délaisseriez-vous cela [i.e. cet égarement] ?
»


(Ils dirent:) « Oui ! »


(Ibn Abbas:) « Quant à votre parole selon laquelle il a combattu et ne prit pas de prisonniers et de butin de guerre, dénigrez-vous ‘Aisha ? Vous devez déclarer licite pour elle ce que vous avez déclaré licite pour d’autres ! Si vous faites cela, vous deviendriez mécréants, car elle est votre mère. Et si vous dites ‘Elle n’est pas notre mère’, alors vous avez mécru car Allah dit :

 

"Le Prophète a plus de droit sur les croyants qu'ils n'en ont sur eux-mêmes; et ses épouses sont leurs mères." {Al-Ahzâb : 6}


Vous tournez donc autour de deux égarements. Quel que soit celui que vous adoptez vous tombez dans l’égarement. » Ils se mirent à se regarder les uns les autres. 
Je dis : « Abandonnez-vous cela ? »

 

(Ils dirent:) « Oui ! »


(Ibn Abbas:) « Quant à votre parole : il a supprimé le titre de ‘Chef des croyants’ de son nom, alors je vous apporte celui qui vous plait et je vous verrai. En effet, vous avez entendu que le jour d’Al-Hudaybiyyah, le Prophète (Salalahu alaihi wa salam) a conclu un pacte avec Suhayl Ibn ‘Am r et Abu Sufyân Ibn Harb. Le Messager d’Allah (Salalahu alaihi wa salam) dit alors au Chef des Croyants (‘Ali) ‘Ecris ô ‘Ali : Ce sont les termes du pacte de paix acceptés par Muhammad le Messager d’Allah.’ Alors les païens s’écrièrent ‘ Non, par Allah ! Si nous savions que tu étais le Messager d’Allah nous ne t’aurions pas combattu !’ Le Messager d’Allah (Salalahu alaihi wa salam) répondit : ‘Ô Allah ! Toi Tu sais que je suis le Messager d’Allah ! Ecris ô ‘Ali : Ce sont le terme du pacte de paix acceptés par Muhammad Ibn ‘Abdillah.’
Donc par Allah, le Messager d’Allah (Salalahu alaihi wa salam) était meilleur que ‘Ali, pourtant il n’a pas été révoqué de la Prophétie lorsqu’il a effacé le titre [de Messager d’Allah] de son nom.
»


Ibn ‘Abbâs continua : « C’est ainsi que 2000 personnes se repentirent, et les autres furent tués dans leur égarement. » (Fin de citation.)

 

Al-Mustadrak (2/150-152) de Al-Hakîm, et l’Isnâd est Sahih selon les conditions de Muslim.

 

Donc ni dans le débat qui a eu lieu entre Ibn Abâss et les Khawârij et ni la discussion qui a lieu entre les Khawârij et Ali les Sahâba ont dénigré les Khawârij sur le sujet dyu Hokm contraire à ce qu’Allah a rélévé et je mets au défis les pseudos salafi de nous ramener ne serais ce qu’un seul texte authentique ou les Sahâba ont dénigré les Khawârij sur cela, ou il est stipuler qu’ils ont débattu sur cela. 

Ils ont seulement dit à Ali et Ibn Abass ((Le jugement n’appartient certes qu’a Allah)) Pourquoi ? Car selon eux Ali a fait juger les hommes dans la religion d’Allah or pour eux cela c’est un pécher et toute personne qui pèche à mécru en Allah, d’ailleurs lorsque les Khawârij dirent à Ali que le jugement n’appartiens qu’a Allah il leurs répondirent (Ali): ((كلمة حق يراد بها باطل «parole de vérité ayant voulu avec le faux »)) qu’elle est cette parole de vérité ?! C’est ce que les Khawârij ont dit à Alî " Le jugement n’appartient certes qu’a Allah " et Abou Majliz aussi lorsque les Khawârij lui dirent ((« Vois-tu la Parole d'Allah « Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, les voilà les mécréants » est-ce la vérité ? » Il a répondu : « oui. » Ils ont dit : « Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, les voilà les injustes» est-ce la vérité ? Il a répondu : « oui ». Ils ont dit : « Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, les voilà les pervers » est-ce la vérité ? » Il a répondu : « oui. »)) il approuva à chaque fois que la mécréance du jugement contraire à ce qu’Allah a révélé est une chose véridique mais comme pour Abou Majliz, Ibn Abass et Ali, leurs débat et réfutation des Khawârij a été au tours de cette chose que les Khawârij ont appelé " mécréance " non autours du " jugement contrairement à ce qu’Allah a révélé " c’est pour cela qu’Ibn Abass et Ali ont démontré aux Khawârij que les chose sur lesquels ils se sont appuyé pour rendre mécréant Ali et annulé son obéissance ne sont même pas des pécher au commencement mais des chose permises et pareil avec Abou Majliz lorsque les Khawârij lui dirent ((gouvernent-ils par ce qu'Allah a révélé ?)) Il répondit ((C'est la religion à laquelle ils se tiennent et appellent, ainsi s'ils en laissent quelque chose ils savent qu'ils sont tombés dans le péché.)) donc le débat était autours de ce délaissement ou ce que les Khawârij ont appelé comme jugement contrairement à ce qu’Allah a révélé, attient- il le degré de la mécréance ou pas ? non autours "du jugement contrairement à ce qu’Allah a révélé " la preuve c’est qu’il dit juste après ((Mais ces versets ont été révélés en ce qui concerne les Juifs, les Chrétiens et les Gens du shirk)) en d’autre terme Abou Majliz veux leurs dire que les versets sont véridique mais les choses sur lesquels vous avez battit votre compréhension pour ainsi dire qu’ils ont jugé en dehors de ce qu’Allah a révélé son vaine et fausse et c’est sur cela que le débat entre les Khawârij et les Salaf a toujours eu lieu, c’est-à-dire les actes commis par ces dirigeants ou les musulman en générale. 

 

Donc de là la question se pose qu’elles sont les fondements des Khawârij ? Toute personne qui ne juge pas d’après ce qu’Allah a révélé est une mécréante est-ce le fondement des Khawârij? 


Voici quelques textes qui le précisent :


• Ibn Taymiya dit: 


« Il faut savoir que l’avis auquel personne de Ahl Sounnah n’a jamais adhéré, qui est celui des Khawârij et des Mou’tazila, c’est l’avis que ceux qui commettent des grands péchés restent éternellement en enfer ; en effet cet avis est un avis hérétique bien connu, et tous les compagnons du prophète ainsi que leurs élèves et les imam des musulmans sont d’accord pour dire que nul ayant un atome de Foi dans son cœur ne s’éternisera dans l’Enfer , et ils furent aussi tous d’accord pour dire que notre prophète, salla llahou ‘alayhi wa sallam, intercédera en faveur de ceux qui faisaient des grands péchés dans sa communauté, après qu’Allah le lui permette. » Majmoû3 Al Fatâwâ volume 7 page 222.

 

• Nawawî dans dans Charh Mouslim: 


« Al Qâdhî ‘Iyâdh qu’Allah lui fasse miséricorde dit : les gens divergèrent quant à celui qui désobéit à Allah parmi ceux qui adhèrent aux deux attestations de la Foi : Les Mourji’a dirent que la désobéissance ne nuit pas à la Foi, alors que les Khawârij dirent qu’elle y nuit, et qu’il devient mécréant par celui-ci » volume 1 page 100.

 

• Abou Al Hassan Al Ach3arî a dit dans Maqâlât Al Islâmiyîn page 22 : 


« Les Khawârij sont unanimes sur la mécréance d’Alî Ibn Abî Tâlib qu’Allah l’agrée, s’il avait fait arbitrage, mais ils divergent quant à savoir si sa mécréance est idolâtrie ou non ? Et ils sont unanimes que tout grand péché est une mécréance, excepté les Najadât qui eux n’adhèrent pas à ça. Et ils sont tous d’accord pour dire qu’Allah châtie ceux qui font les grands péchés d’un supplice éternelle ; excepté les Najadât. »

 

Et il dit page 32 : 


« Quant au sujet de la menace, l’avis des Mou‘tazila et des Khawârij est le même, car ils disent que ceux qui commettent des grands péchés et meurent sur cela sont en enfer pour l’éternité ; sauf que les Khawârij disent que ceux qui commettent les grands péchés sortent de l’Islam et que leur supplice est celui des mécréants, alors que les Mou‘tazila disent que leur supplice n’est pas celui des mécréants. »

 

• ‘Abdallah Abou Boutayn dit dans Dourar As-Saniyya volume 1 page 360, 361 : 

 

 

« Quant aux Khawârij ; ce sont ceux qui se sont révolté contre ‘Alî, qu’Allah l’agrée, et qui tuèrent ‘Outhmân avant cela, qu’Allah l’agrée, et ils jugèrent ‘Alî, Outhmân, Talha, Zoubayr, Mou‘âwiya, le groupe d’Alî et de Mou‘âwiya mécréants, et légalisèrent de faire couler leurs sangs. Et le fondement de leur doctrine est : l’extrémisme, qui est interdit, et contre lequel avertit le prophète qu’Allah prie sur lui et le salue. Ils jugèrent donc mécréant celui qui commet un grand péché, certains même juge mécréant celui qui commet un petit péché ; ils jugèrent mécréant ‘Alî et ses compagnons bien qu’ils n’aient fait aucun péché, mais bien parce qu’ils ont pris deux arbitres : ‘Amr Ibn ‘Âç et Aboû Moûsâ Al Ach‘arî, et dirent « Seul Allah juge ». Et ils basèrent leur doctrine de juger mécréant pour les péchés, sur des versets généraux qu’ils ont mal compris, comme par exemple le verset « Et quiconque désobéit à Allah et Son messager, il aura le feu de l’enfer éternellement à tout jamais. » Sourate 72 verset 23, et le verset « Et quiconque désobéit à Allah et Son messager et transgresse Ses limites, Il le fera entrer en enfer pour l’éternité » Sourate 4 verset 93, et d’autres versets encore. Et Ahl Sounnah wal Jamâ‘a sont unanime pour dire que ceux qui commettent des grands péchés ne restent pas éternellement en enfer s’ils meurent monothéistes ; et que si l’un d’entre eux entre en enfer pour ses péchés, il en sortira. »

 

Et Al Hâfhd Ibn Hajar dit ((لكن من أصولهم المتفق عليها بينهم الأخذ بما دل عليه القرآن ورد ما زاد عليه من الحديث مطلقا، « mais parmi leurs fondements sur lequel il y a eu unanimité c’est qu’ils prennent ce qu’il est stipuler dans le coran et refusant tout d’ajout d’un récit à l’absolue »)). 


Le grand érudit Al Barrak qu’ALLAH le préserve résume leurs fondement dans une question qui lui a été posé :

     

 

« Le fondement de leur pensée est de juger mécréant celui qui est coupable de grands péchés. Ils considèrent aussi certaines choses comme étant des péchés alors qu’ils n’en sont pas, et ils jugent mécréant celui qui le commet, comme par exemple le fait de prendre un arbitre entre ‘Alî et Mou‘âwya. Ils jugèrent ‘Alî et Mou‘âwia mécréants, ainsi que ceux qui étaient avec eux. Ils se divisèrent ensuite en plusieurs groupes en fonction de leurs chefs.

 

Parmi leurs fondements connus : ils nient la sounnah. Parmi cela : essuyer les chaussons lors de l’ablution, et lapider l’adultérin marié.


Il nous apparaît alors qu’une personne n’est pas un Khârijî tant qu’il ne professe pas ces deux fondements :


1)
Juger mécréant celui qui fait un grand péché.
2)
Nier la pratique et l’argumentation de la sounnah.» (Fin de citation.)

Source : http://www.islamlight.net/index.php?...=1398&id=17766 .

 

Il y a suffisance ici Inshallah pour démontrer que parmi les fondements des Khawârij c’est le Takfir des pécheurs non qu’ils jugent mécréant celui qui ne juge pas d’après ce qu’Allah a révélé sachant que les Khawârij jugent mécréant celui qui ne juge pas d’après ce qu’Allah car il a commis un pécher qui est une mécréance chez eux étant donné que commettre un pécher est un jugement contraire à ce qu’Allah à révéler selon eux.

Les pseudos salafi essaye d’interpréter avec corps et âme que le sens voulu d’Ibn Massoud concernant le pot de vin dans le Hokm lorsqu’il a été questionné sur le verset de sourate Mâ²idah( comme nous allons le voir et réfuter cela InshAllah) mais ils ne peuvent échapper aux interprétations des autres Salaf de ce verset en l’interprétant sur le Koufr Akbar comme Al Sadî, cela implique donc que ces Salaf sont des Khawârij si parmi les fondements des Khawârij est de bannir le dirigeant qui ne gouverne pas d’après ce qu’Allah a révélé ! 

Nous allons donner un exemple pour prouver la vanité de leurs Ta’rîf au dogme des Khawârij, Al Tabarî et Ibn Kathîr et d’autre Moufasirine rapporte l’avis d’Al Sadî concernant la parole d’Allah {Et ceux qui ne gouvernent pas d’après ce qu’Allah a révélé eux sont les mécréant}:

 

12062 - حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ الْحُسَيْنِ قَالَ ، حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ مُفَضَّلٍ قَالَ ، حَدَّثَنَا أَسْبَاطٌ ، عَنِ السُّدِّيِّ : " وَمَنْ لَمْ يَحْكُمْ بِمَا أَنْزَلَ اللَّهُ " ، يَقُولُ : وَمَنْ لَمْ يَحْكُمْ بِمَا أَنْزَلْتُ ، فَتَرَكَهُ عَمْدًا وَجَارَ وَهُوَ يَعْلَمُ ، فَهُوَ مِنَ الْكَافِرِينَ .

Nous as narré Ibn Al Houssayn il dit : nous as narré Ahmed Ibn Al Moufadhal il dit : nous as narré Asbât par Al Sadî : {Celui qui ne juge pas d’après ce qu’Allah a révélé eux sont les mécréants} il dit : " Celui qui ne juge pas d’après ce que tu as révélé tout en le délaissant délibérément avec injustice et en étant conscient, il fait donc partie du nombre des mécréants ". (Fin de citation.)

 

Illustrons cela par exemple : un Juge Islamique à délaisser la loi d’Allah - tout en étant conscient qu’il a délaissé la loi d’Allah et ce délibérément de sa part suivant le madhab d’Al Sadî sur cela- en fouettant une personne qui a volé au lieu de lui couper la main (seulement à titre d’exemple). 

A : Pour les Khawârij c’est un mécréant car il n’a pas jugé d’après ce qu’Allah a révélé. 

 

 

B : Pour Al Sadî c’est un mécréant car la condition ignorance n’est pas acquise chez lui et il n’a pas été forcé de le faire aussi, il l’a donc fait par son choix c’est donc un Kafer. 

 

C : Pour la plus part je dirais même le Joumhour (public) des gens de la Sunna ce n’est pas un Kafer sauf s’il rend licite son acte. 

 

D : Pour les pseudos Salafi contemporain celui qui dit que c’est un mécréant il a rejoint le dogme des Khawârij car il ne peut être mécréant seulement avec l’Istihlâl ! 
Vous voyez leurs compréhensions tordu ? 

Ps : une question se pose, si pour Al Sadî la condition d’ignorance (Al Jahl) et la non préméditation (Al ‘Amd) ne sont pas requise chez ce juge il va donc le considéré musulman comme les Pseudo Salafi ? 

Oui, sauf qu’eux ils le considèrent musulman car il n’a pas rendu licite sont acte qui est la seul condition accepter sur ce sujet et celui qui conditionne d’autre condition c’est un Khâriji alors qu’Al Sadî considère cet acte comme étant de la mécréance il la seulement excuser car il est ignorant, donc cela ne change rien. 

Le différend donc entre Ali et les Khawârij concerne le cas où la situation décrite par les Khawârij comme étant une mécréance, elle concerne donc Al Sourah (la configuration) non la question du jugement contraire à ce qu’Allah a révélé, donnons un exemple : si une personne venait à dire que se soigner avec les médicaments est contraire à la parole d’Allah {et quand je suis malade, c'est Lui qui me guérit} puis il dit : celui qui demande une aide auprès du Docteur a adoré une autre divinité en dehors d’Allah il est donc mécréant car le guérisseur c’est Allah pas autrui, le réfutateur lui dit : se soigner est une cause légale tout en lui présentant les preuves. 

Bref imaginez-vous qu’un troisième venait à dire que la divergence entre les deux est sur la mécréance ou non de celui qui demande l’aide ou la guérison à autre qu’Allah ?!!!! 

Donc les deux se sont mis d’accord que demander de l’aide à autre qu’Allah est un Chirk Akbar mais la divergence est sur la configuration est-elle une demande d’aide à autre qu’Allah donc un Chirk Akbar ou seulement un moyen légale autoriser par la législation de se soigner. 

Les conclusions tirées de ce point : 

- Les Khawârij ont accusé Ali d’avoir commis des mécréance qui en réalité ne sont même pas considéré comme des pécher au commencement. 

- Le débat d’Ibn Abass et Ali et des autres Sahâba avec les Khawârij n’a été qu’autour de ces péchers cité. 

- Ni Ibn Abass et ni les autres Sahâba n’ont répondu au Khawârij que cela était du Koufr douna Koufr et ce même en prenant compte de l’authenticité de cet Athar, car Ali à la base n’a même pas commit de pécher encore moins un jugement contraire à ce qu’Allah a révélé (A’oudhoublillâh).

- La parole d’Ibn Abass mécréance moindre que la grande n’est seulement un avis parmi tant d’autre (comme nous allons le voir) concernant le Tafsir du verset de la Table Servie (en supposant que le Athar est vrai), elle n’a rien avoir avec la réfutation des Khawârij. 

Par le frère Abou Mussab.

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Al-Imâm Chams id-Dîn Abî ‘Abdullâh Muhammad Ibn Abî Bakr az-Zar’î al-Ma’roûf Ibn Qayyîm al-Djawziyyah [691-751 H]



Ecarte-toi des ennemis des gens du Livre [al-Qor’ân] et la Sounnah afin que tu ne sois pas infecté par leur perdition. Méfie-toi de deux ennemis qui ont fait périr [en égarement] la plupart des créatures :

 

- Celui qui, par ses suspicions et mensonges, les a éloignés du sentier d’Allâh - Subhânahu wa ta’âla.

 

Et :

 

- Celui qui a été épris [et trompé] par sa vie d’ici-bas et par son pouvoir.



Celui qui avait déjà été crée avec une force et une disposition à faire un acte quelconque, a le plaisir de s’en servir en ses oeuvres [et ses actes].

 

Alors, la jouissance de celui qui en dispose pour la vie d’une telle force [et d’une telle disposition] ; la jouissance de celui qui avait été crée avec la force de manger et de boire consiste dans sa façon de s’en servir ; celui crée avec la force de la science et du savoir se réjouit par ce qu’il mobilise d’énergie [force] dans sa science et celui déjà crée avec la force [faculté d’aimer] Allâh - Subhânahu wa ta’ala - de lui repentir de s’attacher par cœur à Lui, de désirer Son approchement et de Le fréquenter [en prière], trouve une telle jouissance et un tel bien-être en l’emploi de sa force. En revanche, tous les autres plaisirs inférieurs à celle-ci sont chichement obtenues et périssables. Alors, la plus louable d’entre les conséquences de tels plaisirs est celle de ceux qui sont pour « non » contre un tel homme. [1]



Notes

 

[1] Kitâb « al-Fawâ-îd » de Ibn al-Qayyîm, p.94

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Pour ce qui est de l'étudiant, il doit donner la préséance à la pureté de l'âme par rapport aux vices et aux mauvais caractères, car la science est une dévotion pour le coeur. 
De même, il doit couper cours à tous les attachements inutiles qui le détournent de l'apprentissage, car la déconcentration empêche la perception des réalités. 

Du reste, les anciens pieux (As-Salaf) préféraient la science à tout. On rapporte ainsi que l'Imam Ahmad Ibn Hanbal - رحمه الله - ne s'est marié qu'après la quarantaine. De même, on a offert à Abou Bakr Al Anbârî une servante, au moment qu'elle entrait auprès de lui, il réfléchissait à la solution d'une question qu'il n'avait pu résoudre. Il dit alors aux gens de sa maison : « Faites-là sortir pour la vendre.» La servante lui dit : « Y a-t-il une faute ? » il dit : « Non, mais tu as détourné mon attention. Or tu ne mérites pas de me priver de mon savoir ». Cela dit, l'étudiant doit s'en remettre totalement à son maître tel un malade devant son médecin en se montrant humble devant lui et en se dévouant à son service. Ainsi Ibn 'Abbâs - رضى الله عنه - tenait l'étrier de Zayd Ibn Thabit - رضى الله عنه - et disait : « C'est ainsi qu'on nous a recommandé de traiter les savants ». 

Il reste que lorsque l'étudiant répugne à tirer profit de quelqu'un qui n'a pas une grande réputation en matière de savoir, il fait preuve de beaucoup d'ignorance parce que la sagesse est l'objet perdu du croyant, partout où il le trouve il le prend. Aussi, l'étudiant doit céder devant son maître car l'erreur de celui-ci est plus profitable que sa propre justesse. 

'Ali Ibn Abî Tâlib - رضى الله عنه - disait : « Le droit du savant sur toi consiste en ceci : tu dois saluer les gens en général et lui réserver une salutation particulière. Tu dois t'asseoir devant lui sans faire, en sa présence, des signes avec ta main ou des clins d'oeil. Tu ne dois pas le submerger de questions. Tu ne dois pas intervenir pour la réponse. Tu ne dois pas insister auprès de lui lorsqu'il se relâche. Tu ne dois pas t'y reprendre lorsqu'il refuse. Tu ne dois pas saisir son vêtement lorsqu'il se lève. Tu ne dois pas répandre ses secrets. Tu ne dois médire de personne en sa personne. Tu ne dois pas rechercher ses trébuchements et s'il lui arrive de trébucher, tu dois accepter son excuse. Tu ne dois pas lui dire : j'ai entendu untel dire cela, ou : qu'untel autre m'a dit le contredire de ce qu'il affirme. Tu ne dois pas décrire un autre savant en sa présence. Tu ne dois pas te détourner de sa longue compagnie. Tu ne dois pas répugner à le servir. Lorsqu'il a besoin de quelque chose tu dois le servir en premier, car il est pour toi comme un palmier : tu dois attendre que les dattes tombent ». 

De même que celui qui s'engage dans le savoir doit, à ses débuts, ne pas écouter les divergences des gens car cela perturbe son esprit et le déconcentre. Il doit également prendre le meilleur en toute chose parce que la vie entière ne suffit pas pour embrasser tout le savoir. Ensuite il doit investir le maximum de sa force dans la plus noble des sciences, à savoir la science relative à la vie future, qui permet d'acquérir la certitude obtenue par Abî Bakr As Siddiq - رضى الله عنه - puisque l'Envoyé d'Allah - صلى الله عليه وآله وسلم - a témoigné en sa faveur en disant : « Abû Bakr ne vous a devancé ni par beaucoup de jeûne ni par beaucoup de prière mais par quelque chose qui s'est imprimée dans son coeur ». Telles sont les obligations de l'étudiant

S'agissant de l'enseignant, il a lui aussi ses obligations. Il doit notamment être bienveillant avec les étudiants en les traitant comme ses propres enfants. Il ne doit pas également exiger une rémunération pour la dispense du savoir,ni vouloir par là un compliment ou une récompense mais répandre la science pour plaire à Allah - تعالى -. Il ne doit pas non plus se considérer comme le bienfaiteur de ses étudiants, mais au contraire qu'ils ont beaucoup de mérite dans la mesure où ils ont préparé leurs coeurs pour se rapprocher d'Allah - تعالى - en y semant le savoir. Ils sont en quelque sorte semblables à celui qui prête la terre pour qu'on la cultive. Ainsi, l'enseignant ne doit demander la récompense que d'Allah - تعالى -.
Du reste, les Anciens Pieux trouvaient mille excuses pour ne pas accepter le cadeau de l'étudiant. 

De même l'enseignant ne doit pas retenir aucun conseil utile pour l'élève. Il doit également lui faire éviter les mauvais caractères par allusion et non pas en le blâmant car le blâme déchire le voile du respect. Il doit aussi tenir compte de la faculté d'assimilation de l'élève et du degré de son aptitude intellectuelle en s'abstenant de lui inculquer ce que sa compréhension ne peut saisir et que son esprit ne peut embrasser. En effet, on rapporte que le Prophète - صلى الله عليه وآله وسلم - a dit : « On m'a ordonné de m'adresser aux gens en fonctionne du degré d'aptitude de leur esprits ». 

Pour sa part, 'Ali - رضى الله عنه - disait : « Il y a ici un savoir que tu pourrais assumer si tu en avais l'aptitude ». 

De son côté, Ash- Shafi'i - رحمه الله - disait : « Celui qui dispense un savoir à des ignorants ne fait que le perdre, et celui qui en prive ceux qui le méritent commet une injustice ». De même, l'enseignant doit agir selon les exigences de son savoir et faire en sorte que ses paroles ne soient pas démenties par ses actes.

Allah - تعالى - a dit : « Commanderez-vous aux gens de faire le bien, et vous oubliez vous-mêmes de le faire, alors que vous récitez le Livre? » ( Coran 2 : 44 ). 



les vices de la science, les mauvais savants et les savants de la vie future


Les mauvais savants sont ceux dont la seule finalité de leur savoir consiste à jouir du bas monde et à occuper une position éminente auprès de leurs adeptes. Abû Hurayra rapporte que le Prophète - صلى الله عليه وآله وسلم - a dit : « Celui qui s'initie à un savoir qu'on doit rechercher pour plaire à Allah - تعالى - et qui l'apprend pour acquérir uniquement des biens du bas monde ne retrouvera pas l'odeur du Paradis au jour de la Résurrection ».

Il est dit dans un autre Hadîth : « Est en Enfer celui qui apprend le savoir pour se montrer fier devant les savants ou pour s'engager dans des disputes avec les gens stupides ou pour attirer l'attention d'autrui » . Hadîth recensé par At-Tirmidhi. D'ailleurs, il existe de nombreux Hadîth qui vont dans ce sens. Par ailleurs, l'un des Anciens Pieux a dit : « L'homme qui aura le pire des remords au moment de la mort c'est un savant négligent ».

Sache donc que le savant est tenu de recommander les commandements et les interdictions, mais qu'il n'est pas tenu d'être un ascète ou quelqu'un qui se détourne de ce qui est permis. Toutefois, il doit user du minimum des biens du bas monde autant qu'il le peut, parce que tous les corps n'acceptent pas les privations de la même façon. C'est que les hommes diffèrent quant à la capacité de ce domaine. Ainsi on rapporte que Sufyân Ath-Thawri prisait les bons plats et disait : « Lorsqu'elle est mal nourrie, la bête ne travaille pas ». Quant à l'Imam Ahmad Ibn Hanbal, il possédait une grande endurance à supporter la vie dure et les privations. C'est que la nature des hommes diffère à ce sujet.

Il reste que, parmi les nombreuses qualités des savants de la vie future, il y a le fait qu'ils savent que le bas monde est vil, que la vie future est noble et que ces deux mondes sont semblables à deux épouses du même mari. Voilà pourquoi ces savants préfèrent la vie future. Leurs actes ne contredisent pas leurs paroles. En plus ils inclinent vers la science profitable pour la vie future et évitent les sciences de peu d'utilité par préférence pour ce qui est également bénéfique. Ceci est illustre par ce qu'on a rapporté à propos de Shaqiq al-Balkhi qui a dit à Hatim al-'Assam : « Tu m'as tenu compagnie pendant une certaine durée, qu'as-tu appris ? » Hatim lui répondit : « Huit choses ».

La première : « J'ai regardé les hommes et j'ai constaté que chacun d'eux avait quelque chose qu'il aimait. Mais lorsqu'il arrivait dans la tombe, ce qu'il aimait le quitte. Voilà pourquoi j'ai fait de mes bonnes actions l'objet de mon amour pour qu'elles soient avec moi dans la tombe ».

- La deuxième : « J'ai médité la Parole d'Allah : « Celui qui aura préservé son âme des passions » [Coran 79 -40] et j'ai forcé mon âme à repousser les désirs jusqu'elle s'installe dans l'obéissance à Allah - تعالى -».

- La troisième : « J'ai constaté que chaque homme, qui possédait un objet de valeur, le préservait. Puis j'ai médité la Parole d'Allah - تعالى - : « Ce qui se trouve auprès de vous s'épuise, et ce qui se trouve auprès d'Allah demeure ». [Coran : 16 : 96], et ainsi chaque fois que je possédais un objet de valeur je le dirigeai vers Lui pour qu'il me soit gardé auprès de Lui ».

La quatrième : « J'ai constaté que les hommes se référait aux biens, à la réputation et à la généalogie alors qu'ils ne sont rien. Puis j'ai médité la Parole 
d'Allah - تعالى - : « Le plus noble d'entre vous, auprès d'Allah, est le plus pieux d'entre vous ». [Coran 49 : 13] et je me suis efforcé d'acquérir la Crainte révérencielle pour que je sois noble auprès de Lui ».

- La cinquième : « J'ai constaté que les hommes s'enviaient les uns les autres. J'ai alors regardé la Parole d'Allah - تعالى - : « C'est Nous qui avons réparti entre eux leur nourriture dans la vie de ce monde " [Coran 43 : 32] et j'ai abandonné l'envie » ».

- La sixième : « J'ai constaté qu'ils étaient hostiles les uns envers les autres. J'ai médité la Parole d'Allah - تعالى - : « Le démon est un ennemi pour vous. Considérez-le donc comme un ennemi ». [Coran 35 : 6]) et je l'ai alors pris pour unique ennemi » 

- La septième : « J'ai constaté qu'ils s'humiliaient dans la recherche des subsistances. J'ai médité la Parole d'Allah - تعالى - : « Il n'y a pas de bête sur la terre dont la subsistance n'incombe pas à Dieu » » [Coran 11 : 6] et je me suis occupé de ce que je Lui dois tout en abandonnant mes biens auprès de Lui ".

- La huitième : « J'ai constaté qu'ils mettaient toute leur confiance dans leurs commerces, leurs métiers et dans la bonne préservation de leurs corps, quant à moi j'ai placé ma confiance en Allah - تعالى - ». 

Parmi les autres qualités des savants de la vie future, il y a celle qui consiste à se détourner des Sultans et des grands de ce monde et à prendre garde à leur fréquentation. A ce sujet, Hudhayfa disait : « Prenez garde aux attitudes qui génèrent les discordes et les séductions !» On lui a demandé : « Lesquelles ? » et il a répondu : « Frapper aux portes des princes, et lorsque l'un d'entre vous accède auprès de l'émir, confirme ses propos par le mensonge et le vante par des qualités qu'il ne possède pas » . 

De même, Sa'id Ibn Musayyib disait : « Lorsque vous voyez un savant fréquenter les princes, prenez garde à lui car c'est un voleur.» 

Parmi les autres qualités des savants de la vie future, il y a celle qui consiste à ne pas se hâter pour produire les fatwa (consultations juridique) et ne pas trancher par des fatwa que là où ils sont surs du bien fondé de leur jugement. D'ailleurs, les Anciens Pieux se débarrassaient de la Fatwa qu'on leur soumettait jusqu'à ce qu'elles reviennent au premier d'entre eux. Ainsi, Abdurrahmân ibn Abî Laylâ disait : « J'ai connu dans cette mosquée cent vingt compagnons de l'Envoyé d'Allah - صلى الله عليه و سلم -. Aucun d'eux n'a été interrogé sur un Hadith ou sur une fatwa sans qu'il ne désire vivement que son frère le décharge en y répondant. Mais cette affaire est dévolue maintenant à des gens qui prétendant aujourd'hui posséder la science. Il se risquent à répondre à des questions qui, si elles étaient posées à Omar Ibn al-Khattab, il rassemblerait tous les compagnons qui avaient participé à la Bataille de Badr pour les consulter ». 

Parmi les autres qualités des savants de la vie future, il y a le fait que leur recherche porte essentiellement sur la connaissance des oeuvres pour déterminer ce qui les affecte, trouble les coeurs et déclenche les obsessions. Car l'approche des formes des oeuvres est facile, mais toute la difficulté consiste à les purifier. Et comme le fondement de la foi repose sur la protection contre le mal, il n'est pas possible de s'en prémunir convenablement tant qu'on reste ignorant. 

Parmi les autres qualités des savants de la vie future, il y a celle qui consiste à scruter les secrets derrière les actes légaux et à percer la sagesse qui les détermine. Ainsi lorsque le savant ne parvient pas à scruter la cause, il lui suffit de s'en remettre à la Loi religieuse. Enfin parmi leurs qualités, il y a celle qui consiste à suivre les compagnons ( al sahaba ), et leurs meilleurs successeurs, et à éviter tout innovateur. 


(Mukhtasar Minhâj al-Qâsidîn) l' imam Ibn Qudâma al-Maqdisî 

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Le Minhaj (Voie) de Ahlou Sounna wa-l-Jama'a ce qui veut dire la voie de la Sounna et du Concensus, ou bien le minhaj des Salaf-Sâlih la voie des pieux prédécesseurs, tout cela revient au même c'est la voie à laquelle nous restons ferme, cette voie c'est celle du Prophète sala Allahu alayhi was Salam.

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