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Quand est ce que juger par autre que ce qu’Allah a révélé constitue une mécréance majeure (kufr akbar) ?

 

 

Par le sheikh Abder Rahman ibn Salih al Mahmud.

 

Extrait du livre "Al Hukm bi ghayri ma anza Allah"

 

Comme il est plus probable que ces versets sont généraux dans leurs applications, est ce que juger par autre que ce qu’Allah a révélé constitue du shirk majeur ou mineur ? L’avis correct – de la majorité des savants – sera exposé par la suite.

 

Avant de s’embarquer sur une discussion plus détaillé du sujet, je voudrais citer deux passages, un d’Ibn al Qayyim et un autre d’Ibn Taymiyah, concernant ce sujet. La raison de ma volonté de les citer est qu’ils parlent exactement du même sujet que nous traitons ici, ils parlent du verset Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les kâfirûnIls expliquent l’origine du différend concernant ce sujet et donnent des exemples de situation ou c’est du kufr majeur et quand c’est du kufr mineur. Je me suis assuré de citer les points pertinents.

 

  1. Ibn al Qayyim, qu’Allah lui fasse miséricorde, a dit (quand il mentionne le kufr mineur) :

 

« C’est l’interprétation d’Ibn ‘Abbâs et de la plupart des sahâbah sur le verset Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les kâfirûnIbn ‘Abbâs dit : ‘Ce n’est pas le genre de kufr qui expulse de l’Islam. C’est du kufr mais ce n’est pas comme mécroire en Allah et au jour dernier.’ C’était aussi l’avis de Tâwûs. ‘Atâ’ a dit : ‘C’est une forme de kufr moindre, une forme d’injustice moindre, une forme de perversité moindre.’ 

 

Certains d’entre eux ont interprété le verset en disant que ne pas juger par ce qu’Allah a révélé car il rejette Ses jugements. C’est l’avis de ‘Ikrimah. Mais cet avis n’est vraisemblablement pas correct, car les rejeter est du kufr, qu’il juge par cela ou non.

 

Certains ont interprété ce verset en disant que ce qui est visé est de ne pas juger par ce qu’Allah a révélé du tout, ce qui inclut de ne pas juger sur la base du Tawhîd et de l’Islam. Ceci est l’interprétation de ‘Abdul ‘Azîz al Kanâni. Ceci semble aussi être incorrect, car la menace concerne le fait de ne pas juger par les jugements révélés, ce qui signifie ne pas du tout juger avec la Shari’ah ou ne pas juger avec quelques aspect de la Shari’ah.

 

D’autres l’ont interprété en disant que ce qui est visé est de juger délibérément d’une manière qui va à l’encontre du texte, non par ignorance ou mauvaise interprétation... Al Baghawi l’a rapporté des savants.

 

D’autres encore l’ont interprété en disant que cela visé les gens du Livre. C’est l’avis de Qatâdah, Ad Dahhâk et d’autres. Ceci ne semble pas être correct et va à l’encontre du sens apparent du texte, il ne doit dont pas être accepté.

 

L’avis correct est que juger conformément par autre que ce qu’Allah a révélé inclut le kufr majeur et mineur, en fonction de la situation du juge. S’il croit qu’il est obligatoire de juger conformément à ce qu’Allah a révélé dans ce cas, mais il s’en détourne mais pas par insoumission, tout en reconnaissant qu’il mérite un châtiment, alors c’est du kufr mineur. Mais si il croit que ce n’est pas obligatoire et que c’est à lui de choisir, même si il est certains que c’est le jugement d’Allah, alors c’est du kufr majeure. S’il est ignorant du jugement ou fait une erreur, alors il est dans l’erreur et est sujet au jugement de ceux qui se trompent. » Fin de citation [Madârij as Sâlikîn, 1/336-337]

 

Points à retenir de cette parole d’Ibn al Qayyim :

 

  • Il considère l’avis de ceux qui limite le sens du verset à ceux qui rejette (qu’il est obligatoire de juger conformément à ce qu’Allah a révélé) comme faible. Il dit que le simple fait de rejeter est du kufr, qu’il juge avec la Shari’ah ou non.


  • Il considère comme faible l’avis de ceux qui disent que ce qui est visé est de ne pas juger du tout avec ce qu’Allah a révélé.


  • Il ne commente pas ce qu’Al Baghawi a rapporté, même si il dit ce qu’il dit.


  • Il considère comme faible l’avis de ceux qui l’applique seulement sur les gens du Livre.


  • En ce qui concerne le kufr mineur, il dit « dans ce cas… ».

 

  1. Sheikh al Islam Ibn Taymiyah a dit, à la suite de son commentaire sur les textes dans lesquels le Messager d’Allah sala Allahu ‘alayhi was Salam et d’autres ordonnent de juger conformément à ce qu’Allah a révélé :

 

« (Allah) lui a ordonné de juger par ce qu’Allah a révélé et l’a mis en garde de crainte qu’ils se détournent de certaines choses qu’Allah a fait descendre sur lui. Il lui a dit que c’était le jugement d’Allah, et quiconque recherché quoique ce soit d’autre comme jugement recherché en faite le jugement de la jâhiliyah. Et Il dit : Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les kâfirûnSans aucun doute, quiconque ne croit pas qu’il soit obligatoire de juger selon ce qu’Allah a révélé à Son Messager est un kâfir, et quiconque croit qu’il est permit de gouverner les gens selon ses propres opinions, se détournant et ne suivant pas ce qu’Allah a révélé est aussi un kâfir. Il n’y a aucune nation qui n’enjoint pas de juger avec justice, mais la justice selon eux peut être ce que pense leur leader. En effet, beaucoup de ceux qui affirment être musulman juge selon leurs coutumes, lesquels n’ont pas étaient révélé par Allah, tel que les coutumes des bédouins ou les commandements de leur chef. Ils pensent que c’est ce avec quoi ils devraient gouverner, à la place du Qur’an et de la Sunnah. Ceci est du kufr. Beaucoup de gens sont devenu musulmans, mais ils continuent de ne pas juger avec tout autre chose que leurs coutumes courantes parmi eux et qui sont dicté par leurs chefs. S’ils savent qu’il n’est pas permit de juger pas autre que ce que Allah a révélé et n’adhère pas à cela, mais plutôt ils s’autorisent à juger avec ce qui va à l’encontre de ce qu’Allah a révélé, alors ils sont kâfir ; Autrement ils sont ignorant, comme ceux que nous avons décrit plus haut.

 

Allah a ordonné à tous les musulmans, quand ils se disputent concernant une chose, de référer ce différent à Allah et Son Messager. Allah a dit :

 

Puis, si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez-le à Allah et au Messager, si vous croyez en Allah et au Jour dernier. Ce sera bien mieux et de meilleure interprétation (et aboutissement)(Qur’an 4 : 59)

 

 Non!... Par ton Seigneur! Ils ne seront pas croyants aussi longtemps qu’ils ne t’auront demandé de juger de leurs disputes et qu’ils n’auront éprouvé nulle angoisse pour ce que tu auras décidé, et qu’ils se soumettent complètement [à ta sentence]  (Qur’an 4 : 65)

 

Quiconque n’adhère pas au fait de se référer à Allah et Son Messager dans le jugement concernant les litiges qui apparaissent entre les gens, Allah a juré par Lui-même qu’une tel personne ne croit pas. Mais si il adhère au jugement d’Allah et de Son Messager, intérieurement et extérieurement, mais désobéit et suit ses passions, alors son statut est semblable à ceux des pécheurs.

 

Ce verset est l’un des éléments que les Khawârij ont utilisé comme preuve pour rendre mécréant les figures d’autorité qui n’ont pas jugé par ce qu’Allah a révélé. Alors ils (les Khawârij) ont déclaré que leur croyance était le jugement d’Allah. Les gens ont exprimé plusieurs opinions –plus que nous pouvons en listé ici – mais ce que j’ai mentionné ici est celui qui est indiqué par le verset.

 

Le fait est que juger avec justice est absolument obligatoire, en tout temps et en tout lieu, pour toute personne, dans le cas de chaque personne. Juger par ce qu’Allah a révélé à Muhammad sala Allahu ‘alayhi was Salam est un type de justice spécifique, c’est la meilleur et la plus parfaite justice. Juger avec cette justice est obligatoire pour le Prophète ‘alayhi as Salat was Salam et pour tous ceux qui le suivent. Quiconque n’adhère pas aux jugements d’Allah et Son Messager est un kâfir.

 

Et ceci est obligatoire pour la ummah (communauté Islamique) pour toutes leurs disputes, que ce soit à propos de la croyance ou pour des questions pratiques. Allah a dit :

 

Les gens formaient (à l’origine) une seule communauté (croyante). Puis, (après leurs divergences,) Allah envoya des prophètes comme annonciateurs et avertisseurs; et Il fit descendre avec eux le Livre contenant la vérité, pour régler parmi les gens leurs divergences.(Qur’an 2 : 213)

 

Donc, dans les questions qui sont communes à la ummah dans son ensemble, il n’est pas permit de juger ou gouverner selon autre chose que le Qur’an et la Sunnah. Personne n’a le droit de faire en sorte que les gens suivent un savant, un amîr, un sheikh ou un roi. Quiconque croit qu’il peut juger entre les gens conformément à ce genre de choses, et ne juge pas selon la Qur’an et la Sunnah, est un kâfir.

 

Les juges des musulmans jugent dans des cas spécifiques et non en ce qui concerne des questions générales. S’ils jugent un cas spécifique, alors ils doivent le faire selon le Livre d’Allah ; si ce n’est pas possible, alors selon la Sunnah du Messager d’Allah. S’ils n’y trouvent pas de réponse, alors le juge doit s’efforcer de faire son ijtihad. » Fin de citation [Minhâj as Sunnah, 5/130-132.]

 

Points à retenir de la parole de sheikh al Islam :

 

  • Il mentionne celui qui considère comme permit (de juger par autre que ce qu’Allah a révélé), et le rend mécréant.


  • Il mentionne ceux qui juge selon leurs propres coutumes, tel que les coutumes des bédouins et les ordres de leurs chefs, pensant que c’est ce avec quoi il devrait juger. C’est du kufr.


  • Quiconque n’adhère pas au fait de se référer au jugement d’Allah et de Son Messager, Allah a juré par Lui-même qu’une tel personne n’est pas croyante.


  • Quiconque n’adhère pas au jugement d’Allah et de Son Messager est kâfir.


  • Celui qui y adhère (à la Shari’ah d’Allah), intérieurement et extérieurement, mais désobéit et suit ses passions à le même statut que les pécheurs. Nous devons remarquer qu’il dit : « intérieurement et extérieurement ».


  • Nous devons aussi noter qu’il vise les affaires qui sont commune à la ummah, et que personne n’a le droit d’inviter les gens à suivre les paroles d’un savant, d’un sheikh, ou d’un roi. Plutôt le jugement ne devrait pas passer par eux mais par le Qur’an et la Sunnah. Ici il vise la loi général (shari’ah) qui s’applique à tous.

 

À partir de cette introduction, nous allons maintenant traité de ce sujet en détail, qui est d’examiner les cas dans lesquels juger par autre que ce qu’Allah a révélé constitue du kufr majeur.

 

Les cas ou le kufr est majeur

 

 

Ces cas peuvent être divisés en trois catégories :

 

La croyance (le déni et le fait croire que le licite est illicite et vice versa)


Ceci est basé sur le principe qui est unanimement reconnu par les savants, que quiconque reni (rejette) une chose qui est bien connu et très bien établit comme faisant partie de L’islam (dont aucun musulmans ne serait excusé de l‘ignorer), que se soit l’un des principes de base (usûl ad dîn) ou une chose moindre, ou qui reni ne serait ce qu’une lettre du Message que le Messager d’Allah sala Allahu ‘alayhi was Salam a transmit – qui inclut le fait de renier les obligation et considérer permit ce qui est interdit – tout cela est du kufr majeur qui expulse de l’Islam.

 

Étant donné que certaines personnes sont très confuses à propos du fait que commettre un acte harâm ou négliger une obligation sans renier que cela soit harâm ou que certaines choses sont obligatoire, et pensent que tout ceci relève de la première catégorie (tout ce qui expulse de l’Islam), il est nécessaire de clarifier ce sujet. Dans le passé, les khawârij se sont égarés à ce sujet, et certains d’entre ceux qui se sont trop précipité à donné des jugements sur les gens peuvent aussi s’égaré de manière similaire.

 

Après avoir cité les avis des savants, et définit la problématique, nous allons maintenant lister les cas dans lesquels juger par autre que ce qu’Allah a révélé constitue une mécréance majeur :

 

  1. Il est dit dans Al Mughni : « Quiconque croit en la licéité d’une chose ou il y a un consensus quant à sont interdiction, et que ce jugement est très connu parmi les musulmans, et qu’il n’y a pas de place pour la confusion car les textes le concernant sont clair –tel que le porc, l’adultère et d’autre chose sur lesquels il n’y a pas de divergence – est un kâfir, pour les même raisons que nous avons mentionné concernant celui qui ne prie pas… » [Al Mughni, 12/276 avec le commentaire, publié chez Dâr Hajr.]

 

  1. Al Qarrâfi a dit dans Al Furûq : « L’essence du kufr est la violation spécifique de l’inviolabilité de la Seigneurie, en ne reconnaissant pas l’existence du Créateur, ou en rejetant une chose qui est bien connu et bien établi en Islam (dont nul musulman n’a d’excuse de l’ignorer), tel que renier la prière ou le jeûne. Ceci n’est pas limité aux obligations ou aux actes d’adoration ; si une personne renie une chose qui est permise et bien connu, il est un kâfir, par exemple quelqu’un qui dirait qu’Allah ne nous permet pas de manger des figues ou des raisins. Il ne devrait pas venir à l’idée que celui qui renie une chose unanimement reconnu est un kâfir dans tout cas de figure ; la chose reconnue par consensus doit être un sujet bien établi en Islam, dans la mesure où il n’y a pas d’excuse pour celui qui l’ignore. » [Al Furûq d’Al Qarrâfi, 4/ 115/117, 1ère édition, 1346AH, Dâr Ihyâ’ al Kutub al ’Arabiyah, Caire.]

 

  1. L’autheur de Nihâyat al Muhtâj dit en ce qui concerne l’apostasie :

 

« …ou mécroire au Messager d’Allah… (ou permettre ce qui est interdit par consensus), quand cette prohibition est une chose qui est bien connu et bien établi en Islam (pour lesquels aucun musulman ne peut être excusé de l’ignorer), et qu’il n’y a pas d’excuse possible de l’ignorer, comme l’adultère, la sodomie, boire de l’alcool, ect., - car renier et rejeter ce qui est bien établi et prouvé qu’elle fait partie de la religion de Muhammad sala Allahu ‘alayhi was Salam c’est mécroire en lui (le Prophète). Et l’inverse s’applique aussi, c-a-d, interdire une chose qui est permis par consensus – même si c’est makrûh ceci s’applique quand même – tel que les sujets lié au mariage et au commerce. Ou renier une obligation qui fait l’objet d’un consensus, tel que renier une prosternation des cinq prières quotidienne. Ou en rendant obligatoire une (prosternation) qui est connu comme n’étant pas obligatoire par consensus, tel qu’ajouter une sixième prière ; ou renier qu’une chose est prescrite par la Shari’ah sur laquelle il y a un consensus et que cela est connu, même si c’est nafl, tel que les habituelles prières nafl ou la prière du ’Aid, comme l’a clairement dit Al Baghawi. » [Nihâyat al Muhtâj Sharh al Minhâj, 7/411, édition Al Halabi.]

 

  1. Sheikh al Islam Ibn Taymiyah a dit : « Quiconque ne croit pas que les cinq prières quotidiennes, la zakah, jeûner le mois de Ramadân et faire le pèlerinage à la maison sacré (Ka’bah) sont obligatoire, et ne considèrent pas comme illicite tout ce qu’Allah et Son Messager ont interdit tel que les actes immoraux, l’injustice, le shirk et le mensonge, est un kâfir et un apostat. On doit lui demander de se repentir ; si il se repent, très bien, sinon il doit être tué, selon le consensus de al aimmah (les imams, les grand juristes) des musulmans. Et le fait qu’il prononce les shahâdatayn ne l’aide en rien. » [Majmû’ al Fatâwa, 35/105.]

 

  1. Dû à l’importance du sujet, je voudrais citer une longue parole du sheikh al Islam Ibn Taymiyah concernant cette problématique, dans laquelle il explique la différence entre commettre un péché et croire qu’une chose interdite est permise – ce qui est du kufr majeur. C’est un commentaire important, surtout concernant le sujet que nous traitons ici. Il dit :

 

« Il est bien établi dans le madhab d’Ahl as Sunnah wal Jamâ’ah, basé sur les preuves du Qur’an et de la Sunnah, qu’ils ne considèrent pas les gens de la Qiblah (c-a-d les musulmans) comme des kâfir pour avoir commit des péchés, et ils ne les considèrent pas hors de l’Islam pour avoir fait des actes interdit tel que l’adultère, le vol ou boire de l’alcool, à moins que cela soit accompagné d’un abandon de la Foi. Si cela comprend de rejeter certains aspects de la Foi qu’Allah nous a enjoint, tel que la croyance en Allah, en Ses Anges, en Ses Livres, en Ses Messagers et en la résurrection après la mort, de ce fait il devient un kâfir. Il devient aussi un kâfir s’il ne croit pas que certains devoirs bien établi sont obligatoires, ou s’il ne considère pas comme interdit les choses qui sont bien connu comme étant interdites.

 

Si tu dis que les péchés peuvent être divisé entre ne pas faire ce qui est ordonné et faire ce qui est interdit (les péchés par omission et les péchés par commission), je dis que si une personne ne fait pas ce qui est ordonné, soit il croit que cet ordre est obligatoire, soit il ne croit pas que se soit le cas. S’il croit que cela est obligatoire mais ne le fait pas, alors il ne néglige ce devoir complètement, car il en fait une part, qui est de croire en son obligation, et néglige l’autre part, qui est de l’accomplir. La même chose s’applique à ce qui est interdit ; si une personne le fait, soit il croit que cela est interdit, soit il n’y croit pas. S’il croit que cela est interdit mais le fait quand même, alors il a accomplit à la fois un devoir (qui est de croire en l’interdiction) et accomplit en même temps une chose interdite, il aura donc à la fois une hasanah (bonne œuvre) et une sayi’ah (mauvaise œuvre). Ce que nous visons ici est ce qui concerne les sujets qui sont bien établi et connu en Islam, dont personne ne pourrait être excusé de ne pas croire dans ces obligations ou interdictions. En ce qui concerne celui qui n’a pas la croyance correcte quant à un acte qu’il accomplit ou un acte dont il s’abstient, à cause d’une mauve interprétation ou de l’ignorance pour lequel il peut être excusé, la méthode dont nous parlons ici de ce manque de croyance correcte est similaire à la manière à laquelle nous examinons soit son acte, soit son manque basé sur une mauvaise interprétation ou l’ignorance pour laquelle il peut être excusé.


Quant au fait de ne pas croire à ces lois cela est de la mécréance, mais faire un simple acte harâm n’est pas du kufr – cette question est traité à l’endroit approprié. Ceci est indiqué par le Livre d’Allah dans le verset :


Mais s’ils se repentent (en rejetant le shirk et en acceptant le monothéisme Islamique), accomplissent la Ṣalāt et acquittent la Zakāt, ils deviendront vos frères en religion.(Qur’an 9 : 11).

Accepter et croire (aux lois d’Allah) est ce qui est exigé, selon le consensus ; concernant le fait de ne pas faire ce qui est ordonné, il y a divergence. La même chose s’applique au verset :


Et c’est un devoir envers Allah pour les gens qui ont les moyens, d’aller faire le pèlerinage de la Maison. Et quiconque ne croit pas (rejette le Hajj, alors il mécroit en Allah)... Allah Se passe largement des mondes.(Qu’ran 3/97)


-Ne pas croire que le Hajj est obligatoire et ne pas le faire est du kufr. Croire qu’il (le Hajj) est obligatoire et le faire est ce qui est voulu par le texte, comme il a était dit par les salafs qui affirment : cela veut dire que celui qui ne pense pas que le Hajj est une bonne œuvre, ou que ne pas le faire n’est pas un péché. Mais en ce qui concerne le seul fait de pas le faire, il y a divergence entre les savants.

 

Il y a aussi un hadith d’Abu Bardah ibn Nayyâr, que le Prophète a envoyé à un homme qui avait épousé la femme de son père. Il (le Prophète) lui à ordonné de le décapiter et de prendre ses biens et d’en donner un cinquième à la trésorerie Islamique (comme pour le butin de guerre) ; le fait que ses biens ai était saisi et qu’un cinquième ai était versé à la trésorerie Islamique indique qu’il était un kâfir et non un simple scélérat. Son kufr était dû au fait qu’il ne considérait pas comme harâm ce qu’Allah a interdit. » [Majmû’ al Fatâwa, 20/90-92.]

 

Ibn Jarîr a dit en commentant cet incident :

 

« Ainsi l’acte, de celui qui épousa la femme de son père est une preuve éclatante du fait qu’il a démenti le Prophète dans ce qu’il rapporté de la part d’Allah, et de son Djuhûd d’un verset clairement révélé, la conséquence de son acte fut donc de le tuer et de couper sa tête, c’est pour cela que le Prophète ordonna sa mort et sa décapitation car ceci est sa Sunnah pour celui qui a apostasié de l’Islam » [Tahdhîb Al Athâr 2/148, édition Ar Rashîd.]

 

Sheikh al Islam Ibn Taymiya dit aussi :

 

« Les sahâbah –tel que ‘Umar, ‘Ali et d’autres- en ont fait de même quand Qudâmah ibn ‘Abdullah a bu du vin. Il était de ceux qui avaient combattu à Badr, et il pensait qu’il était permit aux croyants qui font des œuvres vertueuses et qu’il en faisait partie, tout cela à cause d’une mauvaise interprétation du verset :

 

Ce n’est pas un péché pour ceux qui ont la foi et font de bonnes œuvres en ce qu’ils ont consommé (du vin et des gains des jeux de hasard avant leur prohibition) pourvu qu’ils soient pieux (en évitant les choses interdites après en avoir eu connaissance) et qu’ils croient (en acceptant leur prohibition) et qu’ils fassent de bonnes œuvres…(Qur’an 5 : 93)

 

Les sahâbah se sont accordés sur le fait que s’il persiste dans cela il doit être tué, et s’il se repent il doit être fouetté. Et il s’est repentit et a donc était fouetté(note du sheikh Al Mahmûd : Il doit être noté que Qudâmah a bu du vin pensant que cela était permit, mais il se trompé. Les sahâbah était d’accord qu’après que la preuve lui soit établi et expliqué ainsi qu’a ceux qui pensé comme lui, ils devaient être tué, sinon ils étaient fouetté. Ils se sont repentit du fait de croire qu’il était permit de consommer de l’alcool, et ont étaient fouetté. Voir Al Mughni d’Ibn Qudâmah, 12/276 ; Al I’tisâm, 2/46. La version original de cette histoire est rapporté dans Musannaf ‘Abdu Razzâq, 9/240 ; Sunan al Bayhaqi al Kubra, 8/315-316 ; Musannaf Ibn Abi Shaybah, 10/39.).


Quant au fait de pécher, le fait de couper la main du voleur et la flagellation du fornicateur sont mentionné dans le Qur’an, mais ne statut pas du kufr de son auteur. Le Qur’an parle aussi du combat entre deux groupes de croyants, quand l’un d’eux est dans l’erreur, ils sont toujours des croyants et des frères… »[Majmû’ al Fatâwa, 20/92.]


Le sujet peut être davantage clarifié en se référant à ce qu’Ibn Taymiyah dit en distinguant entre le croyant qui va à l’encontre de la Shari’ah en commettant un péché, et celui qui ne croit pas qu’une chose qui est bien établi et bien connu, pour laquelle il ne peut y avoir d’excuse pour ne pas y croire, que sa croyance soit accompagné par le fait d’accomplir un acte harâm ou négliger un devoir obligatoire. Le premier est un croyant qui fait une erreur, et le deuxième est un kâfir. Quiconque dit que le zina est permit, quand ses pairs ne peuvent connaitre son statut, il rejette la croyance obligatoire qu’Allah a interdit le zina, ect. Mais quiconque croit que le zina est interdit, puis commet ce péché, c’est un pécheur qui mérite d’être punit, mais il n’est pas un kâfir.


Ayant introduis le sujet de rejeter une obligation bien établi et considérer comme interdit une chose qui est permit, et la manière dont ceci est lié à la Foi, nous allons maintenant retourner au fait de ne pas juger avec ce qu’Allah a révélé, et le lien entre ces deux sujets.


Les savants ont inclut dans ce sujet tout ce qui indique le rejet des lois d’Allah, ou préférer toutes autres lois que celles d’Allah, ou la croyance que la religion ne s’applique pas dans nos vies, car tout ceci inclut le rejet de certains éléments de la Foi et de la Shari’ah qui sont bien établi et bien connu dans le Livre d’Allah, et la Sunnah de Son Messager et du consensus de la ummah.


Par conséquent les savants ont statué du kufr majeur sur ce qui suit :


  1. Quand le gouverneur ou le juge qui juge par autre que ce qu’Allah a révélé renie que le jugement d’Allah et de Son Messager est celui qui doit être suivi, et c’est ce qui est rapporté d’Ibn ‘Abbâs (Ibn Jarîr, 10/357, récit numéro 12063.). C’était aussi l’avis d’Ibn Jarîr que ceci constitue un rejet du jugement shar’i révélé par Allah. Tout ceci n’est pas sujet à divergence entre les savants. Le principe bien établi sur lequel ils se sont accordé est que quiconque renie et rejette un des principes de base de la religion, ou un sujet mineur sur lequel il y a consensus, ou renie ne serait ce qu’une seule lettre qui est clairement rapporté du Messager d’Allah sala Allahu ‘alayhi was Salam, devient un kâfir, d’un kufr qui l’expulse de l’Islam (Voir Tahkîm al Qawânîn de sheikh Muhammad ibn Ibrâhîm, p. 5, 1ère édition.).

 

Les paroles d’Ibn Jarîr sur lesquels sheikh Muhammad Ibn Ibrâhîm s’est référé :

 

« Si quelqu’un venait à dire que le verset vise tout ceux qui ne juge pas conformément à ce qu’Allah a révélé, alors comment peut-on maintenant la limiter ?Nous dirions qu’Allah l’affirme dans des termes généraux concernant les gens qui, selon le jugement d’Allah donné dans Son Livre, reniaient et rejetaient Son jugement, Il a donc dit qu’en se détournant du jugement D’Allah de la même façon qu’eux, ils sont devenu des kâfir. On peut dire la même chose de toutes personne qui ne juge pas conformément à ce qu’Allah a révélé et le rejette, il est un kâfir qui mécroit en Allah, comme l’a dit Ibn ‘Abbâs, car rejeter le jugement d’Allah après avoir su qu’Il l’a révélé dans Son Livre est comme rejeter Son Messager après avoir su qu’il est un Prophète. » [Tafsîr at Tabari, 10/358.]

 

Pensez à ce qu’a dit at Tabari :

 

« … est comme rejeter Son Messager après avoir su qu’il est un Prophète. »

 

Compare donc ce qui vient d’être dit à ce que nous avons dis à propos du fait de considérer ce qui est interdit (juger par autre que ce qu’Allah a révélé) comme étant permit.

 

  1. « Quand un gouverneur ou un juge qui juge par autre que ce qu’Allah a révélé ne rejette pas que le jugement d’Allah et de Son Messager est vrai, mais il croit que le jugement d’un autre que le Messager est meilleur, et plus adapté à ce que les gens ont besoin pour trancher dans leur litiges, soit de manière absolue soit relativement à certains événements nouveaux issus de l'évolution du temps et le changement des situations. Sans aucun doute ceci est une mécréance majeure, car le gouverneur a préféré les lois inventées par de simples créatures, et qui ne sont que des idées qu'élaborent la leurs faibles intellects et le résultat de la pensée humaine, au jugement du Sage et Digne de louanges. » [Tahkîm al Qawânîn, p. 5. Voir aussi Majmû’ al Fatâwa d’Ibn Taymiyah, 27/58.]

 

  1. Quand il ne croit pas qu’il (le jugement de tout autre que celui d’Allah) est meilleur que le jugement d’Allah et de Son Messager, mais qu’ils sont égaux. Ceci est similaire aux deux exemples précédents, et ceci est le kufr qui expulse une personne de l’Islam, car cela indique qu’il considère les créatures à ‘égal du Créateur, et cela va à l’encontre du verset :

 

Il n’y a rien qui Lui ressemble…(Qur’an 42 : 11)

 

-et d’autres versets similaire qui indique qu’Allah est unique dans Sa perfection et qu’Il est au dessus de toutes ressemblances à Ses créatures dans Son essence, Ses attributs, Ses œuvres et Son jugement entre les gens concernant leurs litiges (Voir Tahkîm al Qawânîn, p. 5 et 6.)

 

  1. Quand il ne croit pas que le jugement du gouverneur qui juge selon ce qu’Allah n’a pas révélé est égal au jugement d’Allah et de son Messager, sans parler de croire que cela est meilleur, mais il croit qu’il est permit de juger d’une manière qui va à l’encontre du jugement d’Allah, ceci est comme le cas précédent et la même chose s’y applique, car il croit que ce qui est bien établi dans les textes clair et sahîh comme étant interdit est permit (Voir Tahkîm al Qawânîn p.6.).

 

Regarde comment il à lié le fait de croire qu’il est permit d’une manière qui va à l’encontre de ce qu’Allah a révélé avec le fait de considéré permise une chose interdite, car ils sont tout deux interdit, et sont tout deux un rejet de la Shari’ah.

 

Sheikh ‘Abdul’Azîz ibn Bâz a dit :

 

« Quiconque juge par autre que ce qu’Allah a révélé tout en pensant que cela est meilleur que les lois d’Allah est un kâfir selon le consensus des musulmans. La même chose s’applique à celui qui gouverne avec les lois humaines à la place des lois d’Allah et pense que cela est permit –même s’il dit que juger avec la Shari’ah est meilleur- c’est un kâfir car il considère comme permit ce qu’Allah a interdit. » [Majmû’ al Fatâwa d’Ibn Bâz, 4/416.]

 

D’autres cas similaire sont aussi assimilés à ce qui a été précédemment dit. Ils sont tous inclut dans cette rubrique, on y trouve :

 

  1. Ceux qui croient que le système Islamique n’est adapté à notre époque.

 

  1. Ou ils croient que l’Islam est la raison de la faiblesse et de l’état arriéré des musulmans.

 

  1. Ou que l’Islam est limité à la relation cultuelle entre le croyant et son Seigneur, sans qu’il participe aux autres domaines de la vie.

 

  1. Ou qu’ils pensent qu’appliquer le jugement d’Allah en coupant la main du voleur ou lapidé l’adultérin n’est pas approprié à notre époque.

 

Ces cas et exemples ont étaient mentionné par Ibn Bâz quand il parlait des annulatif de l’Islam, Il a dit :

 

« Sont inclut dans la quatrième catégorie (Tiré de Nawâqid al Islam du sheikh Muhammad Ibn ‘Abdul Wahhâb, qui est « Celui qui a la conviction qu’une guidée, autre que celle du Prophète (salla Allahou ‘alayhi wa salam) est plus parfaite que la sienne, ou qu’un jugement autre que le sien est meilleur, comme ceux qui préfèrent le jugement des tawâghît à son jugement, est un mécréant. ».) ceux qui croient que les systèmes juridiques forgés par les hommes sont meilleur que la Shari’ah Islamique, ou qu’ils sont égaux, ou qu’il est permit de s’y référer dans le jugement –même s’il croit que la Shari’ah est meilleur- ou que le système Islamique n’est pas adapté au vingtième siècle, ou qu’il est la cause de la faiblesse et de l’arriération des musulmans, ou qu’il est limité à la relation entre le croyant et Son Seigneur, sans que cela ne participe à toutes autres aspect de la vie. Y est aussi inclut ceux qui pense qu’implanter le jugement d’Allah en coupant la main du voleur ou lapider l’adultérin n’est pas approprié à notre époque. Et est aussi inclut toute personne qui croit qu’il est permit de juger par un autre système que la Shari’ah d’Allah en ce qui concerne les transactions, les peines légales, ect –même si il ne croit pas que cela soit meilleur que la Shari’ah d’Allah- car en ayant cette croyance, il a permit ce qu’Allah a interdit, selon le consensus des savants, et toute personne qui considère permit ce qu’Allah a interdit –parmi les choses bien connu et bien établi comme interdite en Islam, et dont personne est excusé de l’ignorer, tel que l’adultère, l’alcool, le riba et juger par autre que ce qu’Allah a révélé- est un kâfir selon e consensus des musulmans. » [Majmû’ al Fatâwa d’Ibn Bâz, 1/137.]

 

Ces sujets sont souvent traités par les savants quand ils réfutent les bâtinis qui, d’une façon ésotérique, ont mal interprété les lois. Nul ne doute de leur mécréance. Les savants on aussi évoqué ces sujets pour réfuter les soufis extrémistes qui ont affirmé avoir connaissance de l’invisible et qui ont aussi affirmé, en se basant sur l’histoire de Mûsa et Al Khidr, qu’il est permit d’outrepasser la loi du Prophète Muhammad sala Allahu ‘alayhi was Salam dans le cas de ceux qu’ils appellent awliyâ’ (« les saints »).

 

Sheikh al Islam Ibn Taymiyah a dit :

 

«S’ils pensent qu’une autre guidance que celle du Prophète sala Allahu ‘alayhi was Salam est plus parfaite que la sienne, ou que les awliyâ’ sont autorisé à outrepasser la Shari’ah de Muhammad –comme Al Khidr ‘alayhi as Salam est allé au-delà des lois de Mûsa (Moïse) ‘alayhi as Salam- il est alors un kâfir qui doit être tué après l’avoir exhorté à se repentir, car l’appel de Mûsa n’était pas universel et Al Khidr n’était pas obligé de suivre Mûsa. En effet, Al Khidr a dit à Mûsa, je sais quelque chose dont Allah m’a informé que tu ignore, et tu sais des choses qu’Allah t’a révélées et que j’ignore.

 

Mais Muhammad Ibn ‘Abdullah ibn ‘Abdul Muttalib ‘alayhi as Salat was Salam est le Messager d’Allah envoyé à tous, jinns et humains, Arabes et non Arabes, proches et éloignés, rois et sujets, ascètes et non ascètes. Allah dit :

 

Et Nous ne t’avons envoyé qu’en tant qu’annonciateur et avertisseur pour toute l’humanité…(Qur’an 34 : 28)

 

Quiconque croit qu’une personne parmi les hommes, les savants, les serviteurs ou les rois, est autorisé à ne pas le suivre (c-a-d Le Prophète), lui obéir ou prendre ce qui lui a était donné, le Livre et la Sagesse (la Sunnah) est un kâfir. » [Majmû’ al Fatâwa d’Ibn Taymiyah, 27/58 et 59.]

 

Ce sujet est clair et il n’y a pas de divergence entre les savants en ce qui le concerne.

 

La législation forgée par l’homme qui va à l’encontre des lois d’Allah


C’est une des façons de juger par autre que ce qu’Allah a révélé qui relève du kufr akbar. Avant de rentrer dans les détails de ce qu’ont dit les savants à ce sujet, nous devons d’abors noter les points suivants :

  1. D’après ce que nous avons déjà exposé (notamment dans le chapitre 2) il est clair que le jugement et la législation, les ordres et les interdictions, décider de ce qui est halâl ou hâram ou permit –que se soit sur un individu, une famille, une communauté ou état, dans tout les aspects de la vie- tout cela est un droit réservé à Allah seul sans associé.


Nous avons précédemment présenté les preuves de cela, sans cité toutes les preuves en détail. Ce qui a était cité avant est suffisant pour celui qu’Allah a guidé sur la voie droite.


  1. Quand les hommes –à la place d’Allah- légifèrent des lois qui s’appliquent à tous et mettent en place des systèmes qui vont à l’encontre des lois d’Allah, cela indique deux choses :

 

  1. Rejeter la Shari’ah d’Allah, car si ils ne l’avaient pas rejeté, pourquoi la remplacerait elle par autre chose ?

  2. Transgresser sur un droit qui est exclusif à Allah, le droit de juger et de légiférer, qui sont exclusif à Lui seul.

 

De là, nous constatons que certains savants ont décrit cela comme faire de ce qui est interdit une chose permise, car celui qui fait cela pense qu’il est permit de juger par autre que ce qu’Allah a révélé. Nous citerons certains de leur commentaire à ce sujet in cha Allah.

 

  1. Quiconque médite sur l’histoire pour laquelle le verset Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les kâfirûn fut révélé constatera qu’il n’est vise pas seulement le fait de tomber dans le péché (ou dans l’injustice, comme ils avait l’habitude de faire concernant les adultérins, quand ils appliqué la peine aux pauvre et non aux notables) ; plutôt, c’est un enjeu majeur, ou les juifs se sont accordé à échanger le jugement d’Allah concernant les adultérins. Il doit être noté ici qu’ils n’ont pas fait de cela (c-a-d échanger la loi d’Allah) une chose permise mias se sont plutôt détourner du jugement d’Allah, le marié adultérin devait être lapidé, et ils ont échangé cela (le châtiment) par la flagellation et le noircissement du visage. Ils ont fait leur propre système qu’ils ont appliqué à tout le monde. En même temps, ils sentaient qu’ils faisaient une mauvaise chose, et s’en sont senti coupable. De là, quand Muhammad Ibn ‘Abdullah sala Allahu ‘alayhi was Salam est venu à eux, et ils savaient aux fond d’eux que c’était le Messager d’Allah, ils voulaient, d’une manière sournoise, d’attribuer altération du jugement d’Allah au Messager d’Allah. En essayant de faire croire que le jugement d’Allah était la flagellation au lieu de la lapidation.

 

Ceci (l’altération du jugement sur l’adultérin) était un incident mais il a intégré leur système, et Allah les a donc décrit comme des gens qui se hâte vers la mécréance (Qur’an 5 : 41), et les a jugé kâfir. Tout cas similaire au leur –que se soit des gens s’affiliant à l’Islam ou non- est sujet au même hukm (jugement) que celui de ces juifs.

 

Il doit être noté ici que la cause de ce jugement était que les juifs se sont accordés sur cela, et ce n’était pas une situation précise. De là, dans certains récits, il est dit que les juifs ont dit « nous nous sommes accordé » ou « nous nous sommes mit d’accord entre nous pour le garder secret »…

 

  1. L’avis qui dit que cela n’est pas du kufr à moins qu’il considère cela comme étant permit, même s’il établi un système législatif qui affecte tout le monde, ceci est un avis faible, car l’acte (du cœur) seul de considérer cela comme permit est du kufr majeur, sans prendre en compte qu’il légifère des lois ou non. Les juifs, par leurs seuls actes –comme il est stipulé par la cause de révélation du verset- sont devenu des kâfir, et leur kufr n’était pas conditionné sur le fait qu’ils disent que ce qu’is faisaient était permit.

 

  1. L’avis qui dit que cela n’est pas du kufr tant que la personne ne croit pas que se soit permit est la base de l’avis des murji’ah, qui pense que la Foi se trouve uniquement dans le cœur, et que les actes n’ont aucune incidence sur la foi. Sheikh al Islam Ibn Taymiyah les à critiqué pour adhérer à cet avis et a expliqué dans plusieurs de ses écrits ce qui était erroné dans cette avis. (Voir Al Îman al Awsat –Majmû’ al Fatâwa, 7/528, 541, 556, 609 et 616.)

 

  1. Il est essentiel de différencier entre la législation générale qui vise tout le monde sans distinction, tel que les lois qui sont appliqué à tous, et un cas individuel ou un incident isolé. Ce sujet sera traité en détail in cha Allah.

 

Après avoir noté ces points, nous allons maintenant détailler le sujet.

 

Nous devons prendre en compte que ceci inclut toute personne qui affirme qu’il a le droit de décider ce qui est permit et interdit à la place d’Allah. Cela s’applique aussi à ceux qui établissent des lois forgées et font d’elles un système qui donne des jugements, que se système vienne d’une personne, ou qu’il l’importe de l’orient, de l’occident ou de n’importe quel endroit, ou des systèmes de la jâhiliyah. Tout cela est inclut dans le même statut (c-a-d le kufr majeur).

 

Nous allons citer les commentaires des savants à ce sujet, et nous donnerons une brève conclusion générale.

 

Ibn Hazm

 

Il dit :

 

Le report d’un mois sacré à un autre est un surcroît de mécréance. Par là, les mécréants sont égarés: une année, ils le font profane, et une année, ils le font sacré, afin d’ajuster le nombre de mois qu’Allah a fait sacrés…(Qur’an 9 : 37)

 

 Abou Mohammed a dit :

 

« et d’après la langue par laquelle le Coran a été révélé, le surcroît (Az-Ziyâda) à une chose ne peut qu’en faire partie, et ne vient pas d’autre chose, il est donc vrai que le report (d’un mois sacré) est une mécréance et c’est un acte parmi les actes, et c’est rendre licite ce qu’Allah le Très Haut a interdit. Donc quiconque rend licite ce qu’Allah a interdit, tout en sachant qu’Allah l’a rendu illicite, il est alors mécréant par cet acte en lui-même » [Al-Fasl li Ibn Hazm, 3/245, version édité.]

 

Ceci est une parole clair de la part d’Ibn Hazm que permettre ce qu’Allah a interdit et interdire ce qu’Allah a permit est du kufr, est que le simple acte est du kufr en soit, si cela est fait en connaissance du jugement shar’i en question, puis va à son encontre en permettant ce qu’Allah a interdit et interdisant ce qu’Allah a permit.

 

Ash Shâtibi

 

Il a parlé de ce sujet, notamment quand il parle de ceux qui suivent une bid’ah (innovation). Il cite le verset :

 

Ô les croyants: ne déclarez pas illicites les bonnes choses qu’Allah vous a rendues licites. Et ne transgressez pas. Allah, (en vérité,) n’aime pas les transgresseurs. (Qur’an 5 : 87)

 

Puis il mentionne les raisons de sa révélation, et comment certains sahâbah ont décidé de ne pas se marrier ou de ne pas manger de viande…il dit :

 

« …il y a plusieurs éléments qui sont liés à ce problème, le premier est que la prohibition des choses permise et tout ce qui est similaire à cela peuvent avoir plusieurs types. Le premier est quand les gens affirment croire qu’une chose est interdite –c’est ce que font les kuffâr- tel que al bahîrah, as sâ’ibah, al wasîlah et al hâmi, et toute autre cas dans lequel Allah a mentionné que les kuffâr ont commit des interdits sur base de leur seul opinion. Un autre exemple est quand Allah adit :

 

Et ne dites pas, conformément aux mensonges proférés par vos langues: «Ceci est licite, et cela est illicite», pour forger le mensonge contre Allah…(Qur’an 16 : 116)

 

Et il y a des cas similaires ou les musulmans interdisent des choses permises en se basant sur leur propre opinion… » [Al I’tisâm, 1/328.]

 

Ici Ash Shâtibi pointe du doigt la différence entre une personne qui abandonne quelque chose par ascétisme, et permettre ou interdire d’une façon qui va à l’encontre des lois d’Allah –qui est du kufr. Il compare les actes des gens de la jâhiliyah, qui ont interdit les bahîrah, les sâ’ibah, ect… à ce que certains musulmans font quand ils rendent des choses halâl ou harâm en se basant sur leur seule opinion. Ceci est l’essence même de ce que font les législateurs de loi humaine.

 

Ash Shâtibi l’explique dans un autre passage, quand il dit :

 

« Si tu médite sur le fondement de la bid’ah (l’innovation), tu constatera qu’elles varient en degré. Dans certains cas c’est du kufr flagrant, tel que la bid’ah de la jâhiliyah que le Qur’an cite dans les versets comme suit :

 

Et ils assignent à Allah une part de ce qu’Il a Lui-même créé, en fait de récoltes et de bestiaux, et ils disent: «Ceci est à Allah - selon leur prétention! - et ceci à nos divinités.»…(Qur’an 6 : 136)

 

Et ils dirent: «Ce qui est dans le ventre de ces bêtes est réservé aux mâles d’entre nous, et interdit à nos femmes.» Et si c’est un mort-né, ils y participent tous… (Qur’an 6 : 139)

 

Allah n’a pas institué la Bahirala Sāïbala Wasīlani le Hām. Mais ceux qui ont mécru ont inventé ce mensonge contre Allah…Qur’an 5 : 103)

 

La même chose est vrai pour les innovations des hypocrites quand ils ont prit l’Islam comme un moyen de protéger leur personne et leur bien, et d’autres cas similaires ou il n’y a nul doute que c’est du kufr flagrant. » [Al I’tisâm, 2/37.]

 

Qu’est ce qui est inclut dans le passage « d’autres cas similaires » ? Il n’y a aucun doute que les lois humaines qui contredisent les lois d’Allah devrait y être inclut en premier, est la raison est que ces lois, comme les lois de la jâhiliyah, implique les hommes à légiférer à la place d’Allah.

 

Troisièmement, Ash Ashâtibi dit :


 

« Il a aussi était rapporté que les kuffâr étaient coupable d’autres innovations mineurs, mais elles étaient néanmoins sérieuses, tel que quand ils ont alloué une part de leur labour et de leur bétail à Allah, et une autre part à leurs (sois disants) associés (à Allah), puis ils ont décidé que ce qui était pour leurs soit disant associés n’atteindrait pas Allah, mais ce qui était pour Allah pouvait atteindre les soit disant associés (cf. Qur’an 6 : 136) ; et leur tabou concernant les bahîrah, les sâ’ibah, les wasîbah et les hâmi ; et tuer leur propre enfants par folie, sans science (cf. Qur’an 6 : 140) : et leur échec à être juste en ce qui concerne les représailles (qasâs) et l’héritage ; leur injustice en matière de mariage et de divorce ; leur consommation des biens des orphelins au moyen de fourberie et de d’escroquerie ; et d’autre choses similaires qui sont mentionnés dans la Shari’ah et cités par les savants –jusqu’à établir des lois et des législations qui sont devenu une coutume (ou usage) pour eux et il est devenu facile pour eux d’échanger la religion du Prophète Ibrâhîm ‘alayhi as Salam, qui a résulté de leur adoption et acceptation d’un principe additionnel qui les a habilité à établir des lois sans restriction, basé sur leurs caprices et leurs désires… » [Al I’tisâm, 2/210-302.]

 

Médite bien sur sa paroles «établir des lois et des législations qui sont devenu une coutume (ou usage) pour eux… »

 

Sheikh Al Islam Ibn Taymiyah

 

Nous avons déjà cité beaucoup de parole du sheikh sur ce sujet. Ici nous citerons encore plus de parole de lui en ce qui concerne ce sujet. Comme il est bien connu, il se distingue du fait qu’il était un contemporain avec une réelle expérience durant sa vie de gens légiférant des lois qui sont apparu dans le monde musulman, une expérience dont nous regarderons dans une autre partie du livre in cha Allah.

 

Ibn Taymiyah a décrit le cas de celui qui ose échanger la Shari’ah et fait du faux une vérité et vice versa. Il dit – et pense au contexte dans lequel il parlait- :

 

« Si le juge est un homme engagé religieusement, mais émet un jugement sans science, il est parmi les gens de l’enfer. S’il est bien informé mais émet un jugement qui va à l’encontre de ce qu’il sait être correct, il est alors parmi les gens de l’enfer. S’il émet un jugement injuste sans science, il est plus approprié qu’il devrait être parmi les gens de l’enfer. Il en est ainsi s’il juge dans un cas individuel. Mais s’il émet un jugement général concernant la religion des musulmans, faisant de la vérité le faux et du faux la vérité, faisant de la Sunnah une bid’ah et de la bid’ah une Sunnah, faisant de ce qui est bien un mal et du mal un bien, interdisant ce qu’Allah et Son Messager ont enjoint et enjoindre à ce qu’Allah et Son Messager ont interdit, alors cela est un autre affaire et il sera jugé par le Seigneur des mondes, le Dieu des Messagers, le Seul Maitre du jour de la rétribution, A Lui la louange ici-bas comme dans l’au-delà. A Lui appartient le jugement. Et vers Lui vous serez ramenés.(Qur’an 28 : 70) C’est Lui qui a envoyé Son messager avec la guidée et la religion de vérité [l’Islam] pour la faire triompher sur toute autre religion. Allah suffit comme témoin.(Qur’an 48 : 28). » [Majmû’ al Fatâwa, 35/388, voir aussi 3/267 et 268.]

 

Regarde comme il a décrit le jugement général qui contredit la Shari’ah comme étant tune chose très sérieuse, et comment il l’a différencié du jugement d’un cas isolé. Nous avons déjà cité ce qu’Ibn Taymiyah a dit dans Minhâj as Sunnah et comment il a distingué entre les choses qui sont commune à toute la ummah, et les choses qui sont spécifique à l’individu.

 

Dans plusieurs de ses paroles, Ibn Taymiyah explique que si quelqu’un outre passe une des lois bien établi en Islam, il doit être combattu, selon le consensus des musulmans. Nous citerons ses commentaires à ce sujet plus tard in cha Allah.

 

Ibn al Qayyim

 

Il dit :

 

« Il est rapporté dans le Coran et il existe un authentique Consensus que la Religion d’Islam a abrogé toutes les religions précédentes, et que celui qui suit la Torah ou l’Évangile et ne suit pas le Coran est un mécréant. Allah a abrogé toutes les lois qui se trouvaient dans la Torah, l’Évangile, ou d’autres religions, et a rendu obligatoires les Lois de l’Islam aux djinns et aux hommes. De ce fait, il n’y a pas d’interdit sauf celui que l’Islam a interdit, ni d’obligation sauf celle que l’Islam a prescrite. » [Ahkâm Ahl adh Dhimmah, 1/259.]

 

Ibn Kathîr

 

Il est l’un des savants les plus récents qui a vécu à l’époque des Tatars. En commentant ce verset :

 

Est-ce donc le jugement du temps de l’Ignorance qu’ils cherchent? Qu’y a-t-il de meilleur qu’Allah, en matière de jugement pour des gens qui ont une foi ferme?(Qur’an 5 : 50)

 

Il a dit :

 

« Allah le Très Haut dénigre ceux qui sortent de la loi d'Allah comportant tout le bien et interdisant tout le mal, et se dirigent vers une autre loi composée d'opinions, de passions et de termes forgés par les hommes sans se baser sur la loi d'Allah (Shari'ah). Et cela est identique aux gens de la Djâhiliyah qui gouvernaient selon des lois ignorantes et égarées


Et
 c'est identique à ce par quoi les Tatars gouvernent, issu de Gengis Khan, qui leur a forgé le Yâsiq, qui correspond à un livre de lois composé de différentes législations juives, chrétiennes et musulmanes, et où se trouvent beaucoup delois qu'il a tout simplement tirées de sa pensée et de ses passions. Ce livre est devenu une législation suivie par ses descendants, qu'ils mettent en avant par rapport au jugement par le Coran et la Sounnah.

Or quiconque fait cela est devenu
 mécréant, et il est obligatoire de le combattre jusqu'à ce qu'il revienne à la loi d'Allah et de Son Envoyé, et qu'il ne gouverne que par cela, dans tous les domaines. » [Tafsîr Ibn Kathîr, 3/122 et 123, Ash Sha’b édition.]



Le simple de se référer au Yâsiq pour tout jugement est du kufr ; il n’est pas conditionné par le fait de prononcer les paroles qui indique qu’il considère cela comme permit. De là, Ibn Kathîr dit dans Al Bidâyah wan Nihâyah :



« Quiconque délaisse la Shari’ah claire, qui a été révélé à Muhammad Ibn Abdullah, le Sceau des Prophètes, et prend le Hukm d’autre chose que cela parmi les lois du Kufr qui sont abrogées, il a mécrut. Donc que dire de celui qui prend le Hukm du Yâsiq et le met avant elle [la Shari’ah de l’Islam]?! Quiconque agit ainsi, il a mécrut selon le consensus des Musulmans. » [Al Bidâyah wan Nihâyah, 13/119.]



Regarde comment Ibn Kathîr a jugé celui qui se réfère aux lois abrogés pour le jugement ; en ce qui concerne ceux qui se réfère au Yâsiq pour le jugement et les lois humaines contemporaine, qui sont encore pire.



Quiconque pense que la fatwa d’Ibn Kathîr et le consensus (ijmâ’) qu’il applique sur les Tatar, ou que leur kufr était due à une autre raison que le fait de se référer au Yâsiq pour le jugement est entrain d’essayer d’interpréter ses paroles d’une façon différente de ce qu’elles visent. En fait, il visé une porté général quand il dit : «cela est identique aux gens de la Djâhiliyah qui gouvernaient selon des lois ignorantes et égarées » et «Et c'est identique à ce par quoi les Tatars gouvernent, issu de Gengis Khan ». Puis il dit : «Or quiconque fait cela est devenu mécréant » il a donc donné des exemples, puis a indiqué que ces jugements étaient généraux dans leur application. Leur avis (à ceux qui interprète la parole d’Ibn Kathîr) n’a aucun fondement. Ô Allah, nous cherchons refuge auprès de toi pour ne pas être submergé par nos passions et nos désires.



Sheikh ‘Abdul Latîf ibn ‘Abdur Rahmân    

 

Il a était questionné à propos des coutumes des pères et grand pères par lesquels les bédouins traditionnel et d’autres ont gouverné : sont ils mécréant à cause de cela, après avoir était informé de leur erreur ? Il répondit :

 

« Quiconque se réfère à tout autre chose que le Livre d’Allah et la Sunnah de Son Messager sala Allahu ‘alayhi was Salam pour le jugement, après avoir était averti, est un kâfir. Allah dit : Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les kâfirûn (Qur’an 5 : 44) et Il dit :Désirent-ils une autre religion que celle d’Allah…(Qur’an 3 : 83). » [Ad Durar as Saniyah, 8/241. Voir aussi 8/271 à 275, 1èreédition, 1356 AH, ou il mentionne l’affirmation de ceux qui se réfère au taghût pour le jugement, que si ils ne se réfèrent pas à eux pour le jugement les tribus ne l’accepteraient pas et cela amènerait des combats entre eux. Il réfute cet argument illusoire.]

 

  1. Sheikh Hamad ibn ‘Atîq<

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Il a mentionné les choses qui font apostasier un musulman. Y est inclut le fait de donner des associés à Allah (shirk) ; obéir et être en accord extérieurement avec la religion des mushrikîn ; se lier d’amitié avec les mushrikîn ; s’assoir avec les mushrikîn dans leur assemblé de shirk sans les dénoncer ; se moquer d’Allah ou de Son Livre ou de Son Messager ; exprimer son aversion ou sa colère quand une personne est appelé à la religion d’Allah, ou quand Ses versets sont récité, ou quand on enjoint au bien ou que le mal est réprouvé ; ne pas aimer ce qu’Allah a révélé à Son Messager, que se soit le Livre ou la Sagesse (Sunnah) ; ne pas être d’accord avec ce qu’indique les versets du Qur’an et les ahâdîth ; ce disputer à ce propos ; rejeter quoique se soit du Qur’an, même si c’est un seul verset ou une partie d’un verset ; se détourner de ‘apprentissage de la religion d’Allah et être négligent la concernant ; pratiquer la magie ou la sorcellerie (sihr) ; renier la résurrection. [Voir la liste détaillé, avec les preuves, dans Sabîl an Najât wal Fakâk, p. 74 à 83, édité par Al Walîd ibn ‘Abdur Rahmân al Firyân.]

 

Puis il dit :

 

« Le quatorzième point est : se référer pour le jugement à tout autre chose que le Livre d’Allah et la Sunnah de Son Messager sala Allahu ‘alayhi was Salam. Ibn Kathîr a dit : comme les gens de la jâhiliyah avaient l’habitude de faire quand ils jugeaient avec les notions égarés et ignorantes qu’ils ont fabriqué de leurs propres opinions et désires, et comme les Tatars ont fait quand ils ont gouverné avec les décrets royaux de leur roi Genghis Khan qui leur a compilé un livre comprenant des lois dérivés de plusieurs sources intitulé le Yâsiq. Il contenait des lois juives, chrétiennes et Islamiques, ainsi que des coutumes tribals ect…Il (le Yâsiq) est devenu la loi à suivre pour ses enfants, qui ont préféré cela au jugement du Livre d’Allah et de la Sunnah de Son Messager ‘alayhi as Salat was Salam. Quiconque fait cela est un kâfir et doit être combattu jusqu’à qu’il revienne au jugement d’Allah et Son Messager, et ne juge pas avec tout autre chose que se soit dans les issues majeur ou mineur. Allah dit : Est-ce donc le jugement du temps de l’Ignorance qu’ils cherchent? Qu’y a-t-il de meilleur qu’Allah, en matière de jugement pour des gens qui ont une foi ferme?(Qur’an 5 : 50).

 

Et je dis que ceci est comme les gens du commun parmi les bédouins et leurs semblable font, quand il se réfère pour le jugement aux coutumes de leur ancêtres et les maudites lois fabriqué par leurs chefs, qu’ils appellent shar’ ar rifâqah (les lois de la bienveillance) et leur ont donné préséance sur le Livre d’Allah et la Sunnah de Son Messager. Quiconque fait cela est un kâfir qui doit être combattu jusqu’à qu’il retourne au jugement d’Allah et de Son Messager. Sheikh al Islam Ibn Taymiyah a dit : « Sans le moindre doute, quiconque ne croit pas qu’il est obligatoire de juger ou gouverner selon ce qu’Allah a révélé à Son Messager est un kâfir. Quiconque croit qu’il est permit de juger entre les gens selon ce qu’il pense être juste, sans suivre ce qu’Allah a révélé, est un kâfir. Car il n’y a pas de nation qui n’enjoint pas à juger en toute justice, mais selon eux, la justice peut être ce que leur chef pense être juste. En effet beaucoup de ceux qui se disent musulman juge ou gouverne selon leur coutumes qui n’ont pas était révélé par Allah, tel que les coutumes des bédouins et les ordres de leur chefs, et ils pensent que c’est ce avec quoi ils doivent juger ou gouverner, et non le Qur’an et la Sunnah. Ceci est l’essence même du kufr. Beaucoup de gens sont devenu musulman mais juge et gouverne toujours selon leurs coutumes dicté par leurs chefs. S’ils savaient qu’il n’est pas permit pour eux de juger ou gouverner par tout autre chose que ce qu’Allah a révélé, mais ils n’adhèrent pas à cela, et ils s’autorisent à juger ou gouverner avec ce qui va à l’encontre de ce qu’Allah a révélé, ils sont alors kâfir. » Ces paroles sont tirés de Minhâj as Sunnah an Nabawiyah, et sont un commentaire du verset Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les kâfirûn(Qur’an 5 : 44). Puisse Allah lui faire miséricorde et le pardonner. » [Sabîl an Najât wal Fakâk, Hamad ibn ‘Atîq, p. 83 et 84, édité par Al Walîd ibn ‘Abdur Rahmân al Firyân, publié en 1409 AH.]

 

Nous avons cité en longueur les paroles de sheikh Hamad ibn ‘Atîq, avec ses citations d’Ibn Kathîr et Ibn Taymiyah –même si nous avons déjà cité leurs paroles avant- afin que le lecteur puisse clairement comprendre ce qu’on dit les grands savants. Ils parlaient en terme général concernant quiconque fait la même chose qu’eux ; ce n’est pas certains le pensent, qu’Ibn Kathîr visait exclusivement les Tatars et que cela n’allé pas au-delà de ces derniers sans inclure personne d’autre. Nous l’avons bien démontré précédemment.

 

Sheikh Ash Shawkâni

 

Ash Shawkâni a consacré un essaie séparé à l’éloignement de la religion dans la terre du Yémen à son époque, que soit sur la partie sous autorité des Ottomans ou une autre partie. Il a divisé le Yémen en trois parties, et a décrit la situation de chacune d’elles en donnant des exemples de choses qui allé à l’encontre de l’Islam et constituait du kufr (et qui se trouvé dans chaque partie du Yémen). Parmi les choses qu’il a citées concernant la deuxième partie de ce pays était :

 

« Maintenant que tu a un tableau complet de ce qui se passe dans la première des trois parties, passons à la seconde partie, celle des gens de la zone n’est pas sous le contrôle des Ottomans, comme la terre de la qiblah (le nord) et l’est, ect.

 

Tu dois savoir, qu’Allah te bénisse, que tout ce que nous avons mentionné à propos de la première partie (du Yémen), ou les habitants ne prient pas ou ne font aucun des devoirs obligatoires, excepté quelques rares individus, est aussi le cas de la terre qui est en dehors du contrôle Ottoman ; en effet, sa situation est même pire la bas… mais en plus de cela, il y a de sérieux problème et des déviations effroyables parmi eux, des choses que l’on ne trouve pas dans la première partie. Par exemple, ils se réfèrent pour le jugement à ceux parmi eux qui connaissent les lois du tâghût concernant toutes les affaires qu’ils rencontrent, sans que personne ne les réprouve et sans aucun sentiment de honte envers Allah ou Ses serviteurs. Ils n’ont peur de personne. Ils peuvent juger d’une telle manière entre les gens qui viennent à eux. Ceci est bien connu de tout le monde, mais personne n’est capable de le réprouver ou l’écarter. Ceci est plus évident encore qu’un phare en haut d’une colline. Et cela est du kufr sans le moindre doute, mécréance en Allah et Sa Shari’ah qu’Il a prescrit à travers Son Messager et a choisi pour Ses serviteurs dans Son Livre et sur les lèvres de Son Messager. En effet, ils ont mécru en toutes les lois, de Adam ‘alayhi as Salam à maintenant. Il est obligatoire d’accomplir le Jihad contre ces gens et de les combattre jusqu’à qu’ils acceptent le jugement de l’Islam et s’y soumettent, et juge entre eux selon la Shari’ah pure, et abandonnent tout les tâghûts diaboliques qu’ils suivent actuellement. En plus de cela ils persistent dans d’autre domaine en dehors du fait de juger conformément au tâghût et s’y référer pour les jugements. Chacune de ces choses est suffisante pour leur donner le statut de kâfir et les expulser de la sphère de l’Islam. Ceci inclut leur abolition du droit de la femme à l’héritage, et persiste sur cela en se soutenant les uns des autres. Il est établi dans les principes de base de l’Islam que quiconque renie une chose qui est définitive et bien connu en Islam, et le rejette et fait ce qui va à son encontre, se rebelle contre cela, s’entête à le rejeter, et considère son acte comme permit ou prend cela à la légère, est un kâfir qui mécroit en Allah et à la Shari’ah pure qu’Allah a choisi pour Ses serviteurs. » [Risâlah ad Dawâ’ al Âjil fi Daf’ al Adw wa’s Sâ’il, inclut dans Ar Rasâ’il as Salafiyah de Ash Shawkâni, p. 33 et 34.]

 

Ce que dit Ash Shawkâni dit indique un certains nombre de choses :

 

  1. Que se référer au tâghût pour le jugement constitue du kufr majeur.

 

  1. Que se référer au tâghût pour le jugement est juste l’un des nombreux actes de kufr, dont chacun d’entre eux est suffisant pour donner à celui qui le commet le statut de kâfir.

 

  1. Il donne des exemples de kufr, tel que leur acceptation du rejet des droits à l’héritage de la femme et leur persistance et coopération dans cela, et il (Ash Shawkâni) affirme que c’est du kufr majeur.

 

Sheikh Muhammad ibn Ibrâhîm


Ce qu’il a dit sur e sujet est clair, cela (les lois forgés) sont du kufr majeur qui expulse sont auteur de l’Islam, est qui est de plusieurs types. Nous avons précédemment cité les quatre premiers ; il en a mentionné deux de plus, qui sont :


« Ce cas est le plus grave, il englobe les cas précédents, il manifeste une opposition claire à la Sharî‘a, un dédain de ses lois et une rupture avec Allah et Son Envoyé. Ce cas consiste à supplanter les tribunaux religieux en établissant des tribunaux auxquels on a fournit tout le matériel nécessaire et dans lesquels on a supervisé des lois, on a développé leurs principes fondamentaux et leurs cas subsidiaires, on les a pourvus du pouvoir législatif, du pouvoir juridique, du pouvoir exécutif, d'ouvrages de référence et toute sorte de documentation.

Tout comme les tribunaux religieux qui disposent d'ouvrages dont les sources sont le Livre d'Allah et la Sunna de Son Envoyé, ces tribunaux ont pour référence un système formé de toute pièce de lois françaises, de lois américaines, de lois britanniques, de prescriptions de certaines écoles d'hérétiques attribuées à l'Islam etc…

Dans beaucoup de pays musulmans, ces tribunaux sont déjà à l'œuvre, leurs portes sont grandes ouvertes, des foules de gens y rentrent, les juges jugent entre eux par des lois contraires à celles de la Sunna et du Livre, on leur impose ces lois, on les engage à déclarer leur fidélité à elles et on les oblige à s'y soumettre. Que peut-il y avoir comme mécréance plus flagrante que celle-ci et que peut-il y avoir comme contradiction au témoignage de la prophétie de Muhammad plus manifeste que celle-ci? Les preuves détaillées de ce que nous avons présenté dans ce paragraphe (n°5) sont très connues et très nombreuses… » [Tahkîm al Qawânîn, p.6 et 7.]

 

Puis il mentionne le dernier type et dit :

« Enfin, il y a le jugement de nombreux chefs de tribus et de clans bédouins et d'autres comme eux. Ils se réfèrent aux contes de leurs ancêtres et à leurs habitudes qu'ils appellent "salloum": c'est un ensemble de lois qu'ils ont hérité et par lesquelles ils jugent et se font juger lors de leurs conflits. Agissant ainsi, ils ne font que perpétuer les lois du paganisme anté-Islamique et se passer du jugement d'Allah et de Son Envoyé. Il n'est de mouvement et de force qu'en Lui ! » [Tahkîm al Qawânîn, p.6 et 7.]

Il est intéressant de souligner que le sheikh connaissait la situation de ceux qui préconisaient les lois forgés et il s’est référaient à leur sources (celle de ces lois), qui diffèrent des sources de la Shari’ah Islamique. Ceci est un élément de base dans le cas de la législation qui va à l’encontre des lois d’Allah, il y a donc deux points importants :

 

  1. La base à partir de laquelle on légifère cette loi et sa légitimité.


  2. L’application générale, ce qui veut dire que la loi s’applique et est obligatoire pour tous.


Il est clair que les lois humaines – et tout ce qui est du même acabit parmi les coutumes héritées tel que le sallûm des tribus bédouins, qu’ils acceptent à l’exclusion de toutes autres lois et qui va à l’encontre des lois d’Allah – proviennent d’un rejet complet de la Shari’ah de l’Islam et de Celui Qui l’a révélé. Mais ce n’est pas le moment d’en parler en détail.


Sheikh Ash Shanqîti


Il a beaucoup parlé de ce sujet, et nous avons cité certains de ses commentaires avant, auxquelles nous ajouterons ce qui suit. Il dit, en commentaire du verset :


et Il n’associe personne à Son jugement.  (Qur’an 18 : 26)


« On peut comprendre de ces versets, comme la parole d’Allah Et Il n’associe personne à Son jugement.que ceux qui suivent les lois des législateurs qui codifient des lois autres que la loi d’Allah sont des idolâtres, qui donnent des associés à Allah. Cette compréhension fut mentionné explicitement dans d’autres versets, comme dans Sa parole au sujet de ceux qui suivent la loi de Satan sur la permission de la viande de cadavre en prétendant que c’est ce qu’Allah a tué :sourate 6 verset 121 : Et ne mangez pas de ce sur quoi le nom d’Allah n’a pas été prononcé, car ce serait (assurément) une perversité. Les diables inspirent à leurs alliés de disputer avec vous. Si vous leur obéissez, vous deviendrez certes des idolâtres. Il déclara qu’ils furent idolâtre en leur obéissant, et ceci est l’idolâtrie dans l’obéissance et le suivit de la loi opposée à la loi d’Allah ta‘âlâ. Le sens de l’adoration de Satan dans la parole d’Allah 60. Nevous ai-Je pas engagés, enfants d’Adam, à ne pas adorer le Diable? Car il est vraiment pour vous un ennemi déclaré, 61. et [ne vous ai-Je pas engagés] à M’adorer? Voilà un chemin bien droit. sourate 36, et au sujet d’Ibrâhîm 44. Ô mon père, n’adore pas le Diable, car le Diable désobéit au Tout Miséricordieux.sourate 19 verset 44 et « Et ce n’est qu’un diable rebelle qu’ils invoquent.sourate 4 verset 117, c'est-à-dire : ils n’adorent que Satan, en le suivant dans sa loi.C’est pour cela qu’Allah nomma « associés » ceux qui sont obéis dans ce qu’ils embellissent comme péchés dans le verset Et c’est ainsi que leurs divinités ont enjolivé à beaucoup d’idolâtres le meurtre de leurs enfants, afin de les ruiner et de travestir à leurs yeux leur religion.sourate 6 verset 137, et le prophète salla llahou ‘alayhi wa sallam expliqua à ‘Ady Ibn Hâtim qu’Allah l’agrée, lorsqu’il l’interrogea sur le verset Ils ont pris leurs rabbins et leurs moines, ainsi que le Christ fils de Marie, comme Seigneurs en dehors d’Allah, alors qu’on ne leur a commandé que d’adorer un Dieu unique. Pas de divinité à part Lui! Gloire à Lui! Il est au-dessus de ce qu’ils [Lui] associent.sourate 9 verset 31, il lui expliqua qu’ils leur permettaient ce qu’Allah a interdit et leur interdisaient ce qu’Allah a permis, et qu’ils les suivaient dans cela, et que ceci était les prendre pour seigneurs.


Parmi les preuves les plus criantes à ce sujet : c’est qu’Allah Jalla wa ‘alâ, dans sourate Les Femmes, démontra qu’il est étonnant que celui qui veut prendre pour juge une autre loi que la loi d’Allah, prétende en même temps avoir la foi. Ceci n’est en faite que parce leur prétention de la foi tout en voulant prendre un autre juge que la loi d’Allah n’est qu’un mensonge caractérisé qui ne peut qu’étonner. C’est dans la parole d’Allah N’as-tu pas vu ceux qui prétendent croire à ce qu’on a fait descendre vers toi [prophète] et à ce qu’on a fait descendre avant toi? Ils veulent prendre pour juge le Ṭāğūt, alors que c’est en lui qu’on leur a commandé de ne pas croire. Mais le Diable veut les égarer très loin, dans l’égarement.sourate 4 verset 60.


Sur base de ces textes célestes que nous avons mentionnés précédemment, il apparaît de la plus claire des manières : Ceux qui suivent les lois inventées par les hommes légiférées par Satan sur la langue de Ses alliés, opposées à la loi d’Allah qu’Il légiféra par la langue de Ses messagers : nul ne doute de leur mécréance et idolâtrie si ce n’est celui à qui Allah a voilé la vue et a aveuglé de la lumière de Sa révélation comme eux. » Fin de citation [Adwâ al Bayân, 4/91 et 92.]


Le sheikh ne conditionne pas leur kufr par un aveu de la langue du fait qu’ils considèrent permit ce qui est interdit et vice versa, ou proférer des paroles de rejet et de déni. Nous avons déjà cité que le sheikh a dit :

« Toute personne qui suit les lois dune autre que le leader des fils d’Adam ‘alayhi as Salam, Muhammad ibn ‘Abdullah sala Allahu ‘alayhi was Salam, son suivi de ces lois, qui s’oppose à la Shari’ah, est du kufr flagrant… » [Adwâ al Bayân, 3/439.]



Le sheikh a aussi un long commentaire – de 12 pages – sur le verset de la sourate ash Shûrâ, le chapitre 42 du Qur’an :



Sur toutes vos divergences, le jugement appartient à Allah…(Qu’ran 42 : 10)



Il a exposé le principe de base sur lequel ce sujet repose, et le lien entre ce dernier et le Tawhîd, et il a expliqué – en examinant les versets du Qur’an – les attributs de Celui Qui est habilité à avoir la pouvoir de décision, en les comparant aux législateurs et aux partisans des lois humaines. C’est une comparaison importante qui mérite d’être publié dans un livre entier dédié à ce sujet. [Voir Adwâ’ al Bayân, 7/162 et 163.]

 

L’un de ses commentaires – qui mérité d’être cité ici – est :

« C’est un décret divin venant du Créateur dans lequel Il affirme clairement que celui qui suit la loi du shaytân qui va à l’encontre de la loi du Tout Miséricordieux est un mushrik qui donne des associés à Allah. » [Adwâ’ a Bayân, 7/170.]

Et il dit :

« L’une des indications les plus clair de cela est que quand les kuffâr permettent une chose dont ils savent qu’Allah l‘a interdit, ou interdisent une chose dont ils savent qu’Allah l’a permise, ils ajoutent des kufr à leur kufr originel. C’est ce que dit Allah : Le report d’un mois sacré à un autre est un surcroît de mécréance. Par là, les mécréants sont égarés: une année, ils le font profane, et une année, ils le font sacré, afin d’ajuster le nombre de mois qu’Allah a fait sacrés. Ainsi rendent-ils profane ce qu’Allah a fait sacré. Leurs méfaits leurs sont enjolivés. Et Allah ne guide pas les gens mécréants. (Qur’an 9 : 37) Quelque soit le cas, il n’y a aucun doute que toute personne qui obéit à tout autre qu’Allah dans des lois qui vont à l’encontre de ce qu’Allah a prescrit l’a associé à Allah (shirk).» [Adwâ’ al Bayân, 7/173.]

Si nous ajoutons à tout cela à ce qu’a dit le sheikh au début concernant ceux qui suivent les lois humaines et les a jugé kâfir, il sera clair qu’il a lié cet important sujet aux base de l’Islam et au Tawhîd, à tel point qu’il a dit que quiconque suit une loi autre que celle d’Allah à prit ce législateur comme seigneur et l’a associé à Allah. Il dit :

« Les versets qui le prouve sont nombreux. Nous en avons déjà cité plusieurs et reciterons seulement ce dont nous avons besoin ici… » [Adwâ’ al Bayân, 7/169.]

Et cela car le sheikh se ressentait une profonde amertume et un chagrin profond concernant l’état de la ummah, du fait qu’elle a tourné le dos à la parfaite Shari’ah d’Allah et l’a remplacé par les ordures des législateurs de l’est et de l’ouest, et le suivit des imbéciles et des hypocrites.

Sheikh Ahmad Shâkir et sheikh Mahmud Shâkir

Sheikh Ahmad shâkir a écrit plusieurs commentaires dans ‘Umdat at Tafsîr, la version abrégé du Tafsîr d’Ibn Kathîr [Voir Hawâshi ‘Umdat at Tafsîr, 3/125, 4/146 et 147, 155 à 158 et 165 à 168.]. Parmi celles la, sa note de bas de page sur le commentaire d’Ibn Kathîr sur le verset :

Est-ce donc le jugement du temps de l’Ignorance qu’ils cherchent?...(Qur’an 5 : 50)

Nous avons déjà cité le commentaire d’Ibn Kathîr sur ce verset. Sheikh Ahmad Shâkir a dit, commentant cela (il est à noter que son commentaire est long mais nous citons qu’une partie de cela) :

« Je dis, comment peut il être juste, selon les lois d’Allah, pour les musulmans de gouverner dans leur terre conformément aux lois hérétiques et païennes d’Europe ? Lois qui sont sujet aux passions, aux désires et fausses opinions, qu’ils changent au gré de leurs envies, et ceux qui les instaurent se fichent de savoir si elles sont en accord avec la Shari’ah Islamique ou non.

Les musulmans n’ont jamais fait face à un tel problème – de ce que nous connaissons de leur histoire – excepté à cette époque, l’époque des Tatars. Ne voyez vous pas comment Al Hâfiz Ibn Kathîr, au 8èmesiècle, à décrit et condamné d’une façon virulente les lois humaines inventé par l’ennemi de l’Islam, Genghiz Khan ? Ne pense tu pas que cela s’applique aussi au musulmans de cette époque, au 14èmesiècle ? Mais les musulmans aujourd’hui sont dans une situation bien pire et s’égare davantage que par la passé, car la plupart des nations musulmane, ont pratiquement tous pleinement adopté de tels lois qui vont à l’encontre de la Shari’ah, qui ressemble au Yâsiq inventé par un kâfir dont le kufr était flagrant. Ces lois sont légiférées par des gens qui affirment suivre l’Islam. Ils les apprennent aux enfants des musulmans, et pères et fils en sont fier. Ils confient leurs affaires aux suiveurs de ce Yâsiq moderne, et ils rabaissent ceux qui s’y opposent, décrivant ceux qui les appellent à adhérer à leur religion et leur shari’ah d’arriéré rétrograde et rigide, et utilise d’autre terme insultant. Le sujet de ces lois humaines est clair comme le soleil en plein jour : ils constituent du kufr flagrant… » [‘Umdat at Tafsîr, 4/173 et 174. Voir aussi son commentaire de Sharhh at Tahâwiyah, p. 258, édition Dâr al Ma’ârif, Egypte, 1373 AH, et dans Al Maktab al Islami édition, p. 364, 4èmeédition.]


Son frère Mahmûd Shâkir commenté le Tafsîr d’At Tabari sur le verset :


Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, les voilà les mécréants (kâfirûn).(Qur’an 5 : 44)


Ou At Tabari rapporte le récit d’Abu Majlaz et des Ibâdiyah – dont nous parlerons plus tard -. Sheikh Mahmûd y a ajouté un long commentaire dans lequel il dit :


« Ainsi, leur question ne portait pas sur ce avec quoi argumentent les innovateurs de notre époque qui est le fait de juger dans ce qui est lié aux sang, aux biens et à l’honneur des musulmans avec une loi qui contredit la Charî3a des musulmans, ni sur le fait d’établir une loi contraignante qui oblige les musulmans de demander un jugement autre que Celui qu’Allah a décrété dans Son Livre à travers la langue de Son Prophète ‘alayhi as Salat was Salam. Cet acte constitue un détournement du Jugement d’Allah et c’est un koufr au sujet duquel personne parmi les gens de la Qibla –malgré leurs divergences- ne peut douter du takfir de celui qui le proclame et qui y appelle. »  [Commentaire du Tafsîr At Tabari, 10/348.]


Tel sont les paroles des savants qui on vécu les calamités qui ont frappé l’Égypte et d’autres contrées, ou la Shari’ah d’Alah à était rejeté et les lois humaines et les systèmes jâhili qui vont à l’encontre des lois d’Allah ont été imposé à la ummah.


Rashîd Rida


Une question venant d’Inde lui à était adressé concernant le fait de gouverner avec la loi Anglaise, à savoir si cela était permit pour les musulmans de gouverner avec cette dernière. Il mentionna les différents avis concernant le verset : Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, les voilà les mécréants (kâfirûn)., et l’avis selon lequel l’application du verset est général, il expliqua que ceux qui ont eu cet avis, ont interprété le verset de deux façons, la première est de dire que c’est un kufr mineur. Puis il a dit :


« Certains d’entre eux ont dit que le kufr est basé sur un des principes généraux, que quiconque ne juge pas selon ce qu’Allah a révélé car il s’y oppose, ou parce qu’il le rejette ou croit qu’il est injuste, ou quand il sait que c’est le jugement d’Allah, et ce qui est similaire, que c’est une chose que personne ayant un temps soit peu de Foi ou de soumission à la Religion d’Allah ne pourrait faire, est un kâfir dans le sens du kufr majeur.


Nul doute sur le cas de ces gouverneurs qui promulgue leurs lois légiférées est pire et il est plus dur de justifier leurs actes. Cette interprétation du kufr (comme étant un kufr mineur) ne peut s’appliquer dans leurs cas, et il est difficile d’imaginer qu’une personne qui croit et se soumet à la Religion d’Allah et croit que Son Livre stipule certains jugement, pourrait par la suite l’échanger par choix et le remplacer par un autre jugement, s’en détournant volontairement et le remplacer par autre chose, et penser que sa Foi ou son Islam compte toujours. Il est clair que les musulmans sont obligé, dans un tel cas ou avec un tel gouverneur, de le forcer à annuler ce qu’il a imposé comme lois allant à l’encontre des jugements d’Allah, et non de seulement se contenter de ne pas l’aider ou de ne pas le soutenir. S’ils ne sont pas capable de le faire, alors le territoire en question ne peut être considérer comme un Dâr Islam (une terre musulmane)… » [Fatâwa Rashîd Rida, 1/132 et 133.]


Il semble que le sheikh pensait que le jugement sur les actes de ces gens était clair. Il est très difficile de les excuser en disant qu’ils ne renient ni ne rejettent le jugement d’Allah dans le cas ou ils ont volontairement échangé le jugement d’Allah et l’ont remplacé avec les lois de la jâhiliyah. En ce qui concerne les commentaires à la fin de cette citation, que un tel terre ne peut être considéré comme un Dâr Islam, nous l’avons cité pour démontrer jusqu’à quel point il est allé en considérant qu’un territoire gouverné par ceux qui imposent des lois humaines, et refusent de réagir à ceux qui veulent annuler ces lois et gouverner avec la Shari’ah d’Allah, comme un pays non Islamique. Toutefois, il y a beaucoup à dire sur ce sujet, mais ce n’est pas le moment de l’examiner en détail. [Sheikh Muhammad Rashîd Rida, qu’Allah lui pardonne, a commit de nombreuse erreurs dans sa fatwa, dans laquelle il essayait de défendre ceux qui ne juge pas par ce qu’Allah a révélé. Ce que nous avons cité ici montre que même s’il tenait à les défendre, le sujet est tout de même très clair. Les points qu’il a mentionné ont étaient exposé par le sheikh Muhammad Qutb dans son livre Wâqi’unâ al Mu’âsir, p. 231 à 241.]


Abdul Razzâq ‘Afîfi


Dans son essai « Al Hukm bi ghayri ma anzala Allah », il a établit après son introduction une liste des différent types de ceux qui juge par autre que ce qu’Allah a révélé. Après avoir mentionné le premier type ainsi que le second, il dit :


« Le troisième type est celui qui s’affilie à l’Islam et connait ses jugements, mais il légifère – fait des lois, pour le peuple et met en place un système qui doit être suivit par le peuple et donc se dernier doit s’y référer pour tout jugement, sachant qu’ils vont à l’encontre des jugements de l’Islam. Une telle personne est un kâfir, hors de l’Islam. La même chose s’applique à celui qui organise la formation des comités ou des conseils dans ce but, et ordonne au peuple de se référer à ce système et à ces lois pour tout jugement, ou les force à cela, sachant qu’ils vont à l’encontre de la Shari’ah de l’Islam. Et la même chose s’applique encore à celui qui émet des jugements sur cette base là et l’applique dans différents cas, et ceux qui leur obéissent en s’y référant, par choix, dans un jugement, sachant que ce jugement est contraire à l’Islam. Ils se détournent tous du jugement d’Allah. Le même statut (de kufr qui expulse de l’Islam) s’applique aussi sur ceux qui font sciemment des lois qui concurrence et s’oppose aux lois de l’Islam, et ceux qui imposent leur implantation ou force la ummah à les suivre, ou devenir juge pour juger le peuple selon ces lois ou mettre en place ces jugements. La même chose s’applique aussi à ceux qui obéissent aux gouverneurs et accepte les lois qu’ils appliquent pour lesquels Allah n’a donné aucune autorité. Chacun d’eux a suivit ses propres passions et désires, et non la guidée d’Allah.


Et Satan a très certainement rendu véridique sa conjecture à leur égard. Ils l’ont suivi donc, sauf un groupe parmi les croyants.(Qur’an 34 : 20)


Ils sont partenaires dans l’égarement, l’hérésie, le kufr et la transgression ; leur connaissance des lois d’Allah et leur croyance en ce qu’elles contiennent ne leurs est d’aucune utilité quand ils s’en sont détourné et se sont tenu à l’écart de leurs jugements en implantant des lois légiférés par eux même et s’en réfère à elles pour les jugements - tout comme Iblîs n’a pas bénéficié de son savoir de la vérité et de sa croyance en cette dernière, quand il s’en est détourné et ne s’y est pas soumit. De cette façon ils ont prit leur propre passion et désire comme divinité… » [Shubahât hawl as Sunnah et la dissertation Al Hukm Bi ghayri ma anzala Allah, p. 64 et 65, édition Dâr al Fadîlah, 1417AH.]


Puis il a cité les versets qui stipule qu’il est obligatoire de suivre les lois d’Allah et de juger avec ce qu’Allah a révélé, et a expliqué la situation de ceux qui mettent en place des lois humaines, et a affirmé qu’ils s’opposent au Qur’an et à la Sunnah et essaient d’amoindrir la Shari’ah.


Le sheikh dit clairement que e kufr n’est pas limité au fait de croire que juger par autre que ce qu’Allah a révélé est permit, quand il dit : «leur connaissance des lois d’Allah et leur croyance en ce qu’elles contiennent ne leurs est d’aucune utilité quand ils s’en sont détourné et se sont tenu à l’écart de leurs jugements en implantant des lois légiférés ».


Muhammad as Sâlih al ‘Uthaymîn 


En répondant à une question à propos du statut de celui qui juge par autre que ce qu’Allah a révélé – après une longue et bénéfique introduction – il a mentionné le premier type de kufr majeur et a dit :


« Nous disons : quiconque ne juge pas par ce qu’Allah a révélé à cause du fait qu’il prend cela à la légère, ou il ne le respecte pas, ou il croit qu’il y a quelque chose de mieux et de plus bénéfique au peuple, est un kâfir dont le kufr l’expulse de l’Islam. Parmi eux il y a ceux qui imposent des lois au peuple qui vont à l’encontre des lois de l’Islam pour être une voie à suivre. Ils imposent ces lois qui vont à l’encontre de l’Islam seulement car ils croient qu’elles sont mieux pour le peuple, car il fait partie du bon sens qu’une personne ne se détourne d’une voie à une autre qui s’y oppose à moins qu’il croit que la voie vers laquelle il se détourne est meilleur et celle dont il s’est détourné est à des manques à certains égards… » [Al Majmû’ ath Thamîn min Fatâwa Fadîlat ash Sheikh Muhammad ibn Sâlih ibn ‘Uthaymîn, 1/36, compilé et édité par Fahd ibn Nasîr as Sulaymân.]


Puis il parle de la situation quand le jugement par autre qu’Allah constitue du zulm (injustice) ou du fisq (perversion) qui ne fait pas de son auteur un kâfir –qui est la deuxième catégorie.


En réponse à une autre question concernant la différence entre un cas spécifique et la mise en place d’une législation et de lois qui s’applique à tous, il a dit :


« Oui il y a une différence. Les affaires qui sont considérés comme étant des législations universelles ne peuvent être examiné de la même façon que plus haut (c-a-d précédemment) ; ils font seulement partie de la première catégorie (c-a-d comme étant du kufr majeur), car ce législateur qui institue des lois qui s’oppose à celles de l’Islam ne le fait seulement car il croit qu’elles sont meilleur que celles de l’Islam et plus adapté aux besoins du peuple – comme nous l’avons fait remarqué plus haut.


Juger par autre que ce qu’Allah a révélé peut prendre deux formes :


  1. Remplacer un jugement d’Allah par un jugement inventé par l’homme, quand le législateur connait le jugement d’Allah mais pense que le jugement qui s’u oppose est meilleur et plus bénéfique au peuple que le jugement d’Allah, ou que se détourner du jugement d’Allah vers un autre jugement est permit, alors il promulgue la loi (forgée) qui est une référence sur laquelle le jugement doit être établi. Une tel personne est kâfir dont le kufr l’expulse de l’Islam, car celui qui agit de la sorte ne se contente pas d’Allah comme Seigneur, ni de Muhammad comme Messager, ni de l’Islam comme Religion. Les versets suivants s’appliquent sur lui :

 

Est-ce donc le jugement du temps de l’Ignorance qu’ils cherchent? Qu’y a-t-il de meilleur qu’Allah, en matière de jugement pour des gens qui ont une foi ferme?(Qur’an 5 : 50)

 

Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, les voilà les mécréants (kâfirûn).(Qur’an 5 : 44)

 

 C’est parce qu’ils ont dit à ceux qui ont de la répulsion pour la révélation d’Allah: «Nous allons vous obéir dans certaines choses». Allah cependant connaît ce qu’ils cachent. Qu’adviendra-t-il d’eux quand les Anges les achèveront, frappant leurs faces et leurs dos? Cela parce qu’ils ont suivi ce qui courrouce Allah, et qu’ils ont de la répulsion pour [ce qui attire] Son agrément. Il a donc rendu vaines leurs œuvres.(Qur’an 47 : 26-28)

 

Sa prière, son jeûne, sa zakat et son hajj ne lui sont d’aucun bénéfice, car celui qui rejette une partie de l’Islam a rejeté tout le reste. Allah azza wa jal dit :

 

Croyez-vous donc en une partie du Livre et rejetez-vous le reste? Ceux d’entre vous qui agissent de la sorte ne méritent que l’ignominie dans cette vie, et au Jour de la Résurrection ils seront refoulés au plus dur châtiment, et Allah n’est pas inattentif à ce que vous faites.(Qur’an 2 : 85)

 

Ceux qui ne croient pas en Allah et en Ses messagers, et qui veulent faire distinction entre Allah et Ses messagers et qui disent: «Nous croyons en certains d’entre eux mais ne croyons pas en d’autres», et qui veulent prendre un chemin intermédiaire (entre la foi et la mécréance), les voilà les vrais mécréants! Et Nous avons préparé pour les mécréants un châtiment avilissant.

(Qur’an 4 : 150 et 151)

 

  1. Quand le juge donne un jugement qui s’oppose au jugement d’Allah dans un cas spécifique, sans en faire un jugement ayant une application universel. Cela peut prendre trois formes :

 

  1. Quand il le fait tout en connaissant le jugement d’Allah, mais il croit que le jugement qui s’y oppose (au jugement d’Allah) est meilleur et plus bénéfique, ou qu’il lui est égal, ou que se détourner du jugement d’Allah est permit. Cette personne est un kâfir dont le kufr l’expulse de l’Islam, pour les même raison mentionné précédemment dans le 1-.

 

  1. Quand il le fait tout en connaissant le jugement d’Allah et croit qu’il (le jugement d’Allah) est meilleur est plus bénéfique, mais il va à son encontre avec l’intention de faire du mal à la personne contre qui le jugement est donné ou avantager celui pour qui le jugement est émit en le favorisant. Une telle personne est un zâlim (un injuste) et non un kâfir, et il est d nombre de ceux qui sont visés dans le verset :

 

Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, ceux-là sont des injustes (zâlimûn).(Qur’an 5 : 45)


C- quand il le fait, mais va à l’encontre du jugement d’Allah par passion, ou pour un intérêt qu’il obtiendra par ce jugement. Une telle personne est un fâsiq (pervers) et non un kâfir et il est du nombre de ceux qui sont visés par le verset :


Ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, ceux-là sont les pervers (fâsiqûn).(Qur’an 5 : 47)


Cette affaire – je vise le fait de juger par autre que ce qu’Allah a révélé – est l’une des affaires majeur avec laquelle les gouverneurs de notre époque sont testés. Nous ne devrions pas nous hâter à leur donner un jugement sans qu’ils le méritent à moins d’être sur de leur situation, car c’est une affaire sérieuse. Nous demandons à Allah de réformer les leaders des musulmans et leurs conseillers. Ceux à qui Allah à donné la science doivent l’expliquer à ces gouverneurs afin d’établir la preuve contre eux et leur montrer la voie de l’Islam, puis ceux qui sont à détruire (pour leur rejet de la Foi) pourrait périr après que la preuve clair, et ceux qui sont à préserver (c-a-d les croyants) pourront vivre après la preuve clair (cf. Qur’an 8 : 47). Personne ne devrait pense qu’il est lui-même insignifiant et penser qu’il est incapable de parler de ce sujet, et personne ne devrais craindre qui que se soit en ce qui concerne ce sujet, pour que l’honneur, le pouvoir et la gloire appartiennent à Allah, Son Messager ainsi que les croyants. Et Allah est source de puissance. » Fin de citation [Al Majmû’ at Thamîn, 1/37 à 39.]


Nous avons cité la seconde fatwa en entier, afin de donner une vue clair et complète de la fatwa tel que l’a écrit le sheikh. Mais la seconde catégorie sera traitée dans la prochaine partie in cha Allah.


Il est important de remarquer que le sheikh a inclut dans la catégorie du kufr majeur le fait de penser que juger par autre que se qu’Allah a révélé est permit ou croire qu’un jugement autre que celui d’Allah est meilleur ou égal à Son jugement, ou que juger par ces jugements inventés est permit, que se soit dans une application général ou un cas individuel.


Tout ceci est un résumé des avis des savants concernant ce sujet, et dont il est clair que les types de jugements par autre que ce qu’Allah a révélé, qui constitue du kufr majeur, peut inclure les cas suivants :


  1. Celui qui s’approprie le droit de faire des lois, et imposer ce qui est permit et ce qui est interdit à la place d’Allah, que se soit un individu, un groupe, un parlement ou autre chose, afin qu’ils promulguent des lois générales s’appliquant à tous, qui vont à l’encontre des lois d’Allah et les imposent au peuple, et ne les autorise pas à se référer à la Shari’ah d’Allah dans les jugements.

 

  1. Ceux qui mettent en place des systèmes ou des lois qui s’opposent aux lois d’Allah. Tout comme les lois humaines implantaient dans beaucoup de pays musulman, qui imposent et dictent ce qui est prohibé et ce qui est permit, à la place d’Allah, et vont à l’encontre du Qur’an et de la Sunnah.

 

  1. Les coutumes tribales, le sois disant « sallûm », qui se transmet de génération en génération. Si ces coutumes vont à l’encontre des lois d’Allah et qu’ils connaissent le jugement d’Allah, et insistent pour se référer au droit coutumier qui s’oppose au jugement d’Allah et de Son Messager sala Allahu ‘alayhi was Salam dans les jugements.


Nous devons tout de même prêter attention aux règles et conditions du takfir. Cela s’applique à ce type de situation comme aux autres.

 

 

Obéir à ceux qui échangent les lois d’Allah sachant qu’ils vont à l’encontre de la Shari’ah et du jugement d’Allah


C’est un sujet délicat et subtile, il est à noter que le titre est assez long afin d’être précis sur le sujet à traiter dans cette partie, qui est une des catégories de jugement par autre que ce qu’Allah a révélé qui constitue du kufr majeur.


Nous avons qualifié ce sujet de « subtile » (lit. Glissant) à cause des paroles et autres fatwa que certains ont émit le concernant, et résultant au takfir des pays musulman entier qui sont gouvernés par ces lois (forgées), et ils n’ont pas fait d’exception sauf pour ceux qui s’opposent à eux ou déclare qu’ils boycottent la société entière. Sans aucun doute, cet avis est extrême qui dérive d’une bonne compréhension des textes et comment ils s’appliquent dans la réalité de la vie.


Ce sujet a déjà était discuté en détail plus haut, quand nous avons parlé du verset :


Ils ont pris leurs rabbins et leurs moines, ainsi que le Christ fils de Marie, comme Seigneurs en dehors d’Allah, alors qu’on ne leur a commandé que d’adorer un Dieu unique. Pas de divinité à part Lui! Gloire à Lui! Il est au-dessus de ce qu’ils [Lui] associent.(Qur’an 9 : 31)


Et d’autres versets similaires, ainsi que le hadith de ‘Adiyy ibn Hâtim. Nous avons aussi cité les commentaires d’Ibn Taymiyah sur ce verset et ce hadith. Nous répèterons seulement le commentaire d’Ibn Taymiyah, car il est très important, et afin de pouvoir l’examiné par la suite :


Il a dit :


« Ceux qui ont prit leurs rabbins et leurs moines comme seigneurs en leurs obéissant quand ils ont permit ce qu’Allah avait interdit et interdit ce qu’Allah avait permit sont de deux types :


  1. Ceux qui savaient qu’ils (les rabbins et les moines) avaient altéré la religion d’Allah, ils les ont donc suivit dans cette altération, et ils ont accepté leur permission de ce qu’Allah a interdit et leur interdiction de ce qu’Allah a permit, suivant leurs leadeurs même s’ils savaient qu’ils allaient à l’encontre de la Religion des Messagers. Ceci est du kufr, et Allah et Son Messager l’ont décrit comme étant du shirk…

 

  1. Ils ont clairement compris que leurs rabbins et leurs moines interdisaient ce qu’Allah a permit et autorisé ce qu’Allah a interdit, mais ils leurs ont obéit dans la désobéissance à Allah. Ils sont comme les musulmans qui commettent des péchés sachant que se sont des péchés, ils rentrent donc dans la catégorie des pécheurs… » [Al Îmân, p. 67, édition Al Maktab al Islâmi ; Majmû’ al Fatâwa, 7/70.]

 

Sur cette base, les suiveurs gouvernés par autre que ce qu’Allah a révélé ne peuvent être qualifié de kâfir à moins que certaines conditions soit présente, les plus importante sont :


  1. Ils savent que les dirigeants qui gouvernent par autre que ce qu’Allah a révélé ont altéré et échangé les lois d’Allah, et ils les suivent dans cela.


  2. Il y a une chose qui indique qu’ils les acceptent et les approuvent, ils ont donc la même croyance que ceux qui émettent des lois à la place d’Allah concernant ce qui est permit et ce qui est interdit, et ils les suivent.


Nous ne pouvons dire ici que le jugement concernant ces gens est le même que le jugement concernant ceux qui juge par autre que ce qu’Allah a révélé et fait des lois dont l’applicabilité est générale, car il se peut que celui qui est gouverné, les suit (les lois) à cause de certaines de ses passions ou désires, dans ce cas il serait un pêcheur. Ou il peut être ignorant et donc penser que cette loi promulguée par ces dirigeants est conforme au jugement d’Allah ; ou il peut être forcé de les suivre ; ou il peut avoir une raison impérieuse de le faire, dans le but que certains droits lui soit restitué, ect.


Car tous ces cas sont possibles, et nous disons donc qu’il faut une preuve évidente, car le principe de base concernant les musulmans en général est qu’ils sont musulmans jusqu’à preuve du contraire, et ils ne peuvent pas être considéré comme mécréant tant qu’il n’y a pas quelque chose d’évident qui annule leur Islam et qui remplisse les conditions de cette annulation.


Le jugement concernant ces suiveurs – qui sont gouvernés et n’ont pouvoir sur cette situation – est souvent similaire au jugement spécifique dans le cas du juge. S’il le fait en croyant que ce qu’il fait est permit, alors son kufr constitue du kufr majeur. Sinon, c’est un fâsiq (pervers) qui a commit un péché majeur. La même chose s’applique aux suiveurs. S’ils suivent ceux qui légifèrent des lois à la place d’Allah, sachant ce qu’ils font, mais leur obéit car ils les acceptent et les approuvent dans ce qu’ils font, alors le même jugement (le kufr majeur) s’appliquent sur eux, sinon, se sont des pervers.

 

Afin que le sujet soit clair – de crainte qu’il y ai une confusion – nous citerons la fatwa de sheikh Muhammad ibn Sâlih al ‘Uthaymîn concernant ce sujet :

 

Il lui demande quel est le jugement sur les suiveurs des savants ou des gouverneurs qui permettent ce qu’Allah a interdit et vice versa ?

 

Il répondit :

 

« Ceux qui suivent les savants ou les gouverneurs qui permettent ce qu’Allah a interdit, et vice versa, se divisent en trois catégories :


  1. Ceux qui les suivent en cela car ils approuvent ce qu’ils disent et y donne préséance sur le jugement d’Allah et ils ont de l’aversion pour ce qu’Allah a révélé, et ne pas aimer ce qu’Allah a révélé est du kufr, car Allah dit :

 

C’est parce qu’ils ont de la répulsion pour ce qu’Allah a fait descendre. Il a rendu donc vaines leurs œuvres.(Qur’an 47 : 9)

 

Les œuvres ne sont vaines qu’à cause du kufr, et donc quiconque déteste ce qu’Allah a fait descendre est un kâfir.

 

  1. Ceux qui les suivent en cela malgré qu’ils approuvent le jugement d’Allah et savent qu’il est meilleur et plus approprié aux gens et pour le pays, mais à cause de certains désires personnels il les suit. Une telle personne n’est pas un kâfir mais un fâsiq (pervers).

 

Si on nous demande pourquoi il n’est pas kâfir, ma réponse est, car il ne rejette pas le jugement d’Allah, mais il suit ce qui s’y oppose à cause de certains désire, il est comme d’autres pécheurs.

 

  1. Ceux qui les suivent par ignorance, pensant que c’est le jugement d’Allah. Cette catégorie peut être divisée en deux :

 

  1. Ceux qui sont capable d’accéder à la vérité par eux même, mais ils sont négligent. Une telle personne est un pêcheur, car Allah nous a ordonné de demander au gens de science quand nous ignorons quelque chose.

 

  1. Ceux qui sont ignorant et ne sont pas capable d’accéder à la vérité par eux même, et donc ils les suivent par imitation, pensant que ceci est la vérité. Une telle personne n’est pas à blâmer, car il fait ce qui lui a était ordonné de faire, et il est excusé pour cela… » [Al Majmû’ ath Thamîn, 2/129-130.]

 

En se basant sur ce qui vient d’être dit, seule la première catégorie est dans le kufr majeur, qui est la première catégorie cité par Ibn Taymiyah (voir plus haut), sujet aux conditions et règles que nous avons mentionnées. Et Allah est le plus savant.


Voici le sommaire des trois catégories qui constitue du kufr majeur qui s’applique à ceux qui juge par autre que ce qu’Allah a révélé :


  1. Ce qui concerne la croyance, c'est-à-dire rejeter et croire que juger par autre que ce qu’Allah a révélé est permit, ect (Ceci inclut plusieurs catégories).

 

  1. Légiférer une législation qui s’oppose aux lois d’Allah (promulguer des lois humaines en tant que lois du pays). (Ceci inclut plusieurs catégories).

 

  1. Obéir à ceux qui échange les lois d’Allah, sachant qu’ils vont à l’encontre de la Shari’ah d’Allah. (Ceci inclut une seule catégorie).

 

Published by Abou Malik - Le Tawhid d'Allah dans le jugement

Le Minhaj (Voie) de Ahlou Sounna wa-l-Jama'a ce qui veut dire la voie de la Sounna et du Concensus, ou bien le minhaj des Salaf-Sâlih la voie des pieux prédécesseurs, tout cela revient au même c'est la voie à laquelle nous restons ferme, cette voie c'est celle du Prophète sala Allahu alayhi was Salam.

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